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Le parcours initiatique d’un Apprenti : La Terre

De notre confrère italien expartibus.it – Par Rosmunda Cristiano

Le « voyage » est la métaphore d’un voyage à la recherche du vrai ou du sacré et est toujours accompagné de deux autres symboles : celui d’un voyage, d’un chemin ou d’une voie ; et celui de voyageur ou de pèlerin. Cela peut être exotérique et ésotérique et leur différence est évidente.

Dans la première, le pèlerin se déplace physiquement d’un lieu à un autre, avec l’intention de voir, de toucher ou de piétiner, de manière tangible, la représentation matérielle de son propre idéal.

Dans le second, cependant, il ne bouge plus physiquement, mais se pousse vers la perfection, ou la sacralisation, en restant à la même place physique, car ce n’est pas son corps qui bouge, mais sa conscience, son mental, son esprit.

Dans le monde profane, l’homme voyage par envie et, parfois, par le besoin d’explorer de nouveaux pays, pour une aventure ou une rupture avec la vie et le stress quotidien.

Mais que recherche l’initié et qu’est-ce qui le pousse dans le Voyage ésotérique et symbolique ? Quel est le sens du voyage maçonnique ?

Esotériquement, le Voyage représente un voyage intérieur, qui conduit l’être humain à la recherche d’étapes supérieures, de vérité, de connaissance de son propre être. Puisque la Vérité n’est jamais une mais infinie, qu’il y a de vies, chaque initié cherchera ce qu’il estime être le sien, mais qui, vivant dans un monde profane, est caché par les vices et les préjugés.

Voilà donc que les outils de la symbologie maçonnique peuvent aider l’initié dans ce cheminement de recherche, à trouver la Voie par laquelle il peut Connaître et pouvoir Voir : cette connaissance est la Lumière, la Vérité, qui est absolue pour celui qui le possède, l’initié, mais, en même temps, il est un parmi tant d’autres pour le chercheur, le néophyte.

Dans le cheminement maçonnique, l’initié ne se déplace jamais physiquement, mais se pousse plus loin, vers la perfection ou la sacralisation de son propre ego ; ce qui avance, c’est sa conscience, son intelligence et son esprit.

Le plus beau voyage reste, sans l’ombre d’un doute, le premier, celui de l’apprenti, le Profane qui demande la Lumière et qui, lors de l’initiation, expérimente les quatre éléments.

Les voyages symboliques qui, métaphoriquement, parcourent les quatre coins de l’Univers, mais qui, en réalité, se déroulent dans l’espace de la Loge, qui représente l’image par procuration de l’Univers.

Le Profane commence par faire un voyage de la Terre au Ciel, de l’ignorance à la connaissance, de la périphérie vers le centre de lui-même, vers son cœur, pour accéder au Temple de la sagesse.

Le premier voyage représente la phase infantile de l’Humanité. C’est le début du chemin évolutif, que certains décrivent avec un Labyrinthe, où chaque choix semble un chemin confus et mystérieux. C’est la phase de l’inconscience, où la raison, encore dépourvue de Lumière, est incapable de discriminer et de développer une connotation intellectuelle claire.

En fait, au début du travail de reconstitution intérieure, l’aveuglement règne et tout semble sombre et mystérieux, de sorte que l’ignorance, les peurs et les superstitions marquent le monde de la première sphère émotionnelle dont la connotation prédominante est, en fait, l’obscurité. L’individu, comme l’humanité, est dépourvu de Lumière, de discrimination spirituelle et n’a pas encore développé l’intellectuel, la conscience de Soi.

Le premier voyage commence dans le Cabinet de la Réflexion, symbole du ventre terrestre ou grotte initiatique.

C’est l’état de Mineral Man. Les ténèbres prédominent et tant pour l’homme individuel que pour l’humanité, cet état d’aveuglement de conscience est appelé le « hall de l’ignorance ».

Le voici qui tombe sur une inscription : VITRIOL Visit Interiora Terrae, Rectificando Invenies Occultum Lapidem , ou Visit the interior of the earth, en travaillant avec droiture tu trouveras la pierre cachée .

C’est là que tout commence.

Emblème de fertilité et de régénération, la Terre nourrit et accueille le corps après la mort. En son sein se cachent richesses et pierres précieuses et le Trésor, la gemme précieuse, ne se trouve que dans le premier élément, il est généralement enfoui au sous-sol, dans des grottes.

Ses recherches ont été maintes fois racontées, associant le trésor matériel au spirituel et moral, aux vicissitudes et aux batailles, aux monstres et aux brigands, qui à leur tour représentaient les obstacles d'ordre moral et spirituel, ainsi que les monstres intérieurs à gagner.

L’arbre a ses racines dans la Terre, reproduisant le cosmos vivant en régénération continue et communiquant ses trois niveaux : le souterrain, les racines, la surface, le tronc et le ciel, à travers les branches.

L’évolution vitale complète de la matière à l’esprit, de la raison à l’âme sanctifiée, toute croissance physique, cyclique ou constante, et aux organes de régénération, toute forme de maturation psychique, sacrifice et mort, mais aussi renaissance et immortalité.

C’est un symbole de fécondité et de régénération, depuis l’aspect physique de la nature minérale, végétale, animale, jusqu’à celui plus subtil de la transmutation intérieure. La figure qui se rapproche le plus d’elle est celle de la mère : qui engendre, nourrit, protège tout.

Chaque Maître était un apprenti, quel que soit le temps ou le lieu où il vivait, il écoutait l’appel et parvenait à l’harmonie avec le Ciel et la Terre.

Lire le 1er épisode sur l’Eau : https://450.fm/2022/07/10/le-parcours-initiatique-dun-apprenti-eau

La Caverne et le Poignard

La symbolique du Rite Français moderne alchimie et Premier Ordre

Alain Mucchielli – Les Éditions de la Tarente, 2021, 248 pages, 25 €

Présentation de l’éditeur :

« La caverne et le poignard » explore la symbolique du premier Ordre du Rite Français Moderne à partir de notions issues de la recherche alchimique et de la psychologie des profondeurs. L’ouvrage, divisé en deux parties, aborde plusieurs thèmes tels que la caverne, l’escalier, Joaben/Abibalc, la source ou l’inconnu de Pérignan qui constituent des schèmes de notre propre Moi transcrits ici en termes alchimiques.

La première partie permet de recontextualiser la pratique du rite telle que les francs-maçons du XVIIIe siècle l’avaient codifiée en explicitant certains aspects parfois encore mal connus. En ce sens, ce premier pas dans l’Écossisme montre que le rituel reste dans l’exacte continuité de ceux des trois premiers degrés des loges bleues.

Dans la seconde partie, l’auteur développe et approfondit les concepts de l’alchimie intérieure et propose un certain nombre de clés à ceux qui désirent s’aventurer dans le labyrinthe de la recherche personnelle. Il engage à une véritable pratique indispensable pour passer d’une banale symbolique théorique à une véritable construction du Temple.

L’ouvrage donne aussi en annexe les exactes transcriptions du rituel complet du Grand Orient de France de 1784 et du manuscrit, « Hauts Grades du Rit Français », compilé par le chevalier Fustier en 1804 pour le maréchal Étienne Macdonald, duc de Tarente, dans une édition manuscrite de 1809.

L’auteur espère ainsi permettre à certains maçons de reconsidérer le Rite Français notamment dans sa pratique traditionnelle dite Moderne en montrant que les messages qu’il véhicule ont une véritable dimension spirituelle.

Biographie de l’auteur :

Chimiste et biochimiste avant d’être médecin généraliste puis spécialiste, le Dr Alain Mucchielli s’est aussi intéressé à la psychologie et notamment aux œuvres de Carl Gustav Jung et de ses élèves. Engagé dans le travail de rue, puis dans la réduction des risques pour les usagers de drogues intraveineuses, il reçoit, en 1997, le National Rolleston Award.

Initié à Nice en 1980 au Grand Orient de France, il prend part, de 1994 à 1999, à la refondation du Rite Français tant au sein de l’ancien Grand Collège des Rites du Grand Orient de France que de son Grand Chapitre Général.

[NDLR : Préfacé par Philippe Guglielmi, Très Sage et Parfait Grand Vénérable du Grand Chapitre Général du Grand Orient de France, cet ouvrage est dans la droite ligne des 3 précédents – L’Alambic de l’Apprenti (2020) ; La Cornue du Compagnon (2020), préfacé par Rémi Boyer ; Le Matras du Maître (2020), préfacé par Yves Hivert-Messeca – concernant la maçonnerie symbolique.

Deux grandes parties forment l’ossature du livre. La première concerne la pratique du rite et la seconde traite de la recherche symbolique.

Pratique rituelle et donc démarche initiatique sont intimement liées. L’analyse de l’auteur ne peut qu’instruire les pratiquants, notamment sur le descriptif de certains Offices, car même si propre au Rite Français, celui d’Architecte demeure assez méconnu, dont le rôle premier consiste à préparer les « chambres » – dont les trois sont détaillées – pour le bon ordonnancement des Tenues du 1er Ordre.

Avant de décortiquer le « Discours historique du grade », Alain Mucchielli nous offre quelques prolégomènes alchimiques. D’ailleurs il n’hésite pas à définir certains termes encore employés en chimie moderne comme ceux d’affinité ou d’attraction en relation avec ceux d’attirance et d’aimant, afin de bien comprendre que ces mots renvoient systématiquement à des comportements humains. Affinité étant un mot créé par l’alchimiste Albert le Grand au XIIIe siècle. L’auteur met en garde aussi tous ceux qui voudraient entreprendre un travail alchimique sans avoir une personnalité stable et un Moi fort…

Les annexes nous proposent « Le rituel du Grand Orient de France de 1784-Les cinq cahiers des officiers » et les « Hauts grades du Rit Français-Chevalier Fustier ; Vallée de Paris 1809 ». Une abondante bibliographie vient enrichir l’ouvrage. Un livre qui se veut un outil indispensable et qui permettra, sans aucun doute, « par l’exemple de leurs vertus, de porter en dehors du temple les vérités qu’ils ont acquises ».

Par ailleurs nous devons aussi à Alain Mucchielli, en 2019 et toujours aux Éditions de la Tarente, un Vade-Mecum du Rite Français (Rite Français ou Moderne 1785).

Est-il besoin de rappeler, ici et maintenant, que la Tarente a pour emblème un gecko. Un reptile portant le « mana », le souffle protecteur venant des dieux, et représentant l’ascension vers la lumière et le développement de soi. Dans certaines civilisations, notamment dans les îles pacifiques, il est synonyme de sagesse, d’agilité et d’adaptation.]

Vers la confiance en vous : La règle des 3P : Puissance, Permission, Protection

(Extraits du livre de Gilbert Garibal : « Vers la confiance en vous » – Bien communiquer pour mieux vivre – Editions Numérilivre)

  1. Préjugés, illusions

Si, sous ses différentes formes, la peur est à même de miner la confiance en soi, les préjugés, ces idées toutes faites et le plus souvent défavorables – sous- tendues elles-mêmes par l’appréhension – ne manquent pas non plus d’être fortement déstabilisants à l’occasion.

Les préjugés sont d’autant plus “toxiques”, qu’ils prennent très tôt racine en nous. C’est à partir des paroles répétées de nos parents et éducateurs (formules, proverbes) que les premières opinions préconçues s’incrustent. Et les suivantes s’ancrent insidieusement, pendant notre adolescence, puis au fil de notre vie personnelle et professionnelle. Ils sont bien entendu fournis et entretenus, entre autres, par :

  • Notre entourage immédiat (famille, voisins, camarades, copains)
    • Nos options confessionnelles (formation religieuse, discours des églises)
    • Nos éventuelles superstitions (attachement aux signes, attitudes magiques)
    • Nos convictions politiques (ascendant des leaders choisis et écoutés)
    • Notre réceptivité aux pratiques prédictives (horoscopes, divination, etc)
    • Notre réseau relationnel (amis, collègues de travail, partenaires associatifs)
    • La pression médiatique quotidienne (presse écrite et parlée, publicité).

Certes, nous apprenons à nos dépens qu’aucun être humain ne détient la vérité, que chacun parle de soi et regarde le monde d’abord à travers son “prisme subjectif”, que les preuves des argumentations diverses font largement défaut…Mais les grands enfants que nous sommes, éprouvant – à côté de nos besoins fondamentaux – l’envie d’avoir confiance, de “tenir pour vrai”, sont sans cesse avides de sensations, d’évènements, de nouveautés, de promesses ! Et malgré les précédents déceptifs, la chose annoncée, dite et redite, imprimée, imagée, magnifiée ou discréditée, devient vite certitude ! Influencé de la sorte, je vais par exemple retenir du discours ambiant :

  • Que le travail sera désormais réservé aux seuls diplômés
    • Que mon signe du zodiaque est néfaste à vie;
    • Que les petits gros ou les grands maigres sont exposés à l’insomnie et à l’anxiété;
    • Que les nouvelles maladies du siècle sont une punition divine;
    • Que telle ethnie n’est pas intelligente et encore moins digne de confiance;
    • Que les métiers de pilote ou de policier ne sont pas faits pour les femmes etc.

Autant de jugements infondés et de généralisations gratuites, que j’intériorise et « digère mal », si j’ai la faiblesse de m’estimer concerné. Autant “d’attributions” qui, prises à mon compte, peuvent fragiliser ma personnalité, m’apeurer, m’engager dans l’auto dévalorisation et, au total, me faire perdre mes moyens.

Dans ce domaine des croyances, nos préjugés sont souvent accompagnés d’illusions. Je peux ainsi m’imaginer que j’ai une veine insolente au jeu…et perdre mon salaire du mois en une soirée au casino ! Je peux également penser à l’inverse, que je n’ai pas de chance dans mes relations et que je suis une proie facile, que personne ne m’aime…et faire en sorte d’excéder les autres par mon comportement plaintif !

Cette dernière option infantilisante va d’évidence alimenter en moi des sentiments de persécution et d’infériorité. “L’enfant perpétuel” (ainsi nommé par l’A.T.) que je suis resté va me conduire à rechercher sans cesse des “bons parents” dans la société. Et je m’expose alors dans ma quête, à connaître bien des déceptions !

Couper le cordon

Comment nous débarrasser de nos préjugés et illusions ? L’Analyse Transactionnelle qui les définit comme une fausse vision du monde gardée de l’enfance, nous conseille d’ôter nos lunettes déformantes, pour découvrir enfin la réalité.

De fait, il s’agit dans le cas des préjugés, à nous autoriser à penser par nous- mêmes et dans celui des illusions…à les perdre, c’est-à-dire de devenir conscients !

Deux façons de couper enfin le cordon ombilical.

2.   Moi, je…

Nous nous regardons dans la glace plusieurs fois par jour et nous ne nous voyons pas forcément tels que nous sommes, ni tels que les autres nous voient. Nous recevons une image à laquelle nous sommes habitués, que nous interprétons de façon tout à fait subjective, qui nous plaît ou non.

En ce sens, le miroir reflète notre Moi physique et en même temps, à travers notre regard, pour nous seul, notre Moi psychique.

a)  Le Moi physique

Vous pouvez aimer vos yeux, votre nez, votre bouche, mais détester votre couleur de cheveux ou vous désoler de votre calvitie, au point d’en avoir quelque complexe. De la même manière, je peux être content de mon buste, mais trouver mes jambes trop maigres, trop fortes ou trop courtes. Et en éprouver de la gêne, voire de la honte.

Cette vision toute personnelle et auto-dévalorisante de nos particularités physiques – qui contraint certains à fuir les appareils photos et autres camescopes familiaux – n’est pas forcément partagée par notre entourage. Ces tâches de rousseur qui vous désolent ou cette voix que vous jugez nasillarde lorsque vous l’entendez au magnétophone sont pourtant des « plus » qui font votre charme aux yeux et aux oreilles de vos proches. Faites leur confiance…pour précisément avoir confiance en vous !

En revanche, le refus de vieillir peut vous conduire abusivement vers des salles de musculation ou à vous exténuer dans de trop longs “footings” dominicaux. Pour quelques grammes de moins et vite repris (ce n’est pas le sport qui fait maigrir, mais un régime alimentaire équilibré !) il n’est pas raisonnable de s’exposer à des accidents. De même, s’habiller aux rayons “jeune” avec des vêtements couleurs fluos, porter une casquette à la visière retournée ou une perruque, même en vrais cheveux, n’efface pas les années et ne trompe personne ! “Vivre avec son temps” veut dire vivre avec son âge, et « à l’aise dans son âge », qu’il convient tout simplement d’accepter.

b)  Le Moi psychique

Comme on peut tricher avec sa date de naissance – au prix de combien de contraintes et d’angoisses ! – il est possible de se fabriquer un personnage et ainsi de faire semblant d’être ce qu’on n’est pas.

Nous vivons à l’époque de l’image. Image télévisuelle, image publicitaire, image de marque, et partant image de soi. La vie professionnelle rime souvent avec “artificielle”, et oblige, dans certaines entreprises, à afficher une provenance (école, université, milieu social), un style (que n’a-t-on dit sur le costume trois pièces, l’attaché-case des cadres dynamiques et leur “GTI” vrombissante avec raquette de tennis sur la plage arrière ?!) un discours (un langage “branché” et “marketing” !), une disponibilité (il est encore bien vu de se montrer débordé et de rester au bureau jusqu’au vingt heures !)

La vie familiale n’est pas en reste avec les “comédies” que l’on y interprète. Du père qui transporte son statut de “patron” à la maison pour se faire respecter, à la mère qui veut ressembler à sa fille, lit les mêmes revues, parle et s’habille comme elle. Du grand-père qui se lance dans l’informatique et navigue sur l’Internet à la grand-mère qui va à la faculté pour conquérir un diplôme ! On ne peut que féliciter ces deux derniers de désirer parfaire encore leur « développement personnel » …mais déplorer leur démarche si au contraire d’une visée récréative, elle tend à rechercher quelque insigne social. Ou à entrer en concurrence effective avec leur descendance !

Il ne faut pas confondre autostimulation et compétition !

Du jeu au “je”

Quel intérêt de faire des choses pour, avant tout, “épater la galerie” ?! Le risque est aujourd’hui de ne surprendre personne et surtout, vêtu d’un costume d’emprunt, de se sentir en permanence mal dans sa peau ! Jouer un rôle social revient fréquemment à vouloir se montrer sûr de soi, performant, bref à s’affirmer “le meilleur” … et de fait à être constamment sur ses gardes, inquiet, calculateur, dans le doute. Que signifie “s’exprimer par soi-même”, sinon cesser de vivre dans la coquille des autres, comme le Bernard-L’hermite ?! Il s’agit de sortir du jeu…pour revenir dans le « je » !

3.   Droits, devoirs

Employer fermement le pronom personnel “JE” pour parler de vous ne relève pas de la vanité ou de quelque boursouflure de votre égo ! C’est la façon la plus claire de :

  • Vous exprimer en personne et en votre nom.
    • Vous définir par rapport à l’autre et du même coup le reconnaître.
    • Vous considérer vous-même, avec vos droits   et vos devoirs.

Ce dernier point est important car il dégage les notions essentielles :

  • De puissance j’ai / il a la capacité d’être, d’avoir, de faire… »)
    • De permission (« je / me /te donne l’autorisation de… »)
    • De protection (« je prévois, je me / te protège de… »)

Dans le cadre des thérapies comportementales qui ont fleuri au cours des années 1960/1980, les psychologues américains en ont fait un principe qu’ils nomment « la règle des 3P » – désignant ainsi les « garanties » à donner à leurs patients – mais qui est aussi applicable à nous-mêmes, par nous-mêmes.

LA PUISSANCE

L’homme porte en lui depuis des millénaires, les moyens de s’adapter à son milieu. Je peux ainsi exister, persuadé à juste titre de mes ressources innées et de mon potentiel énergétique, tant physique que mental.

A ne pas confondre avec « le pouvoir », la puissance d’une personne se mesure à sa capacité à ne pas se sentir « victime » de situations, à prendre ses RESPONSABILITÉS et à agir avec AUTONOMIE, plutôt que dans le cadre de relations symbiotiques (dépendance). S’il y a un manque de puissance chez une personne, elle sera moins capable d’assumer PERMISSION et PROTECTION envers elle-même et son entourage.

Cette puissance peut être aussi acquise, par imitation (père ou/et mère, substituts parentaux ou modèles sociaux, « solides », sûrs d’eux et « apporteurs de solutions aux problèmes quotidiens).

C’est souvent la reproduction de ce vécu sécurisant pendant l’enfance qui donne confiance en soi et assurance à l’adulte (l’assertivité, en langage moderne).

LA PERMISSION

Exister, c’est me donner sans réserve aucune, les principaux droits fondamentaux suivants qui me permettent, dans la ligne même des Droits de l’Homme, d’affirmer que (tout en reconnaissant ces possibilités aux autres) J’AI LE DROIT DE :

  • Vivre, penser, parler par moi-même, en mon nom et en fonction de mes options;
  • Réussir mes entreprises et de faire des erreurs, de prendre mon temps;
  • D’avoir mes avis, d’en changer, de ne pas tenir compte de ceux des autres;
  • D’exprimer mes émotions et sentiments, d’être respecté et d’exiger ce respect;
  • D’agir en toute liberté tout en respectant celle des autres;
  • De ne pas plaire, de ne pas être d’accord et de le dire, d’aimer, de ne pas aimer;
  • De dire non, de refuser, de ne pas me justifier, de garder mon libre-arbitre;
  • De demander, d’exiger éventuellement, d’insister si besoin, de recevoir;
  • De reconnaître mes talents, de les valoriser, de m’offrir de bonnes choses;
  • De vivre pleinement ma sexualité en reconnaissant celle des autres;
  • De gérer ma vie sans me laisser imposer des contraintes irrecevables;
  • D’exprimer mes désirs, mes intuitions, ma curiosité, sans hésitation;
  • D’apprendre, de réfléchir, avec mes propres méthodes et à mon rythme
  • De prendre des initiatives, de les tester, d’avoir des limites, de les faire accepter;
  • D’avoir mes valeurs et mon système de référence, sans qu’ils nuisent à autrui;
  • De ne pas être bridé dans mes aspirations, d’évoluer, de m’épanouir, de “grandir”;
  • D’avoir des qualités et des défauts;
  • De choisir mes amis, mais aussi d’interrompre mes relations;
  • De ne pas prendre autrui en charge, sauf assister les personnes en danger.

LA PROTECTION

Les droits entrainent des devoirs et réciproquement. Si J’AI LE DROIT de m’affirmer, J’AI LE DEVOIR de veiller sur moi, de protéger ma vie, ma santé, autrement dit de me sécuriser, au même titre que je dois secourir les autres. Il est important pour moi de me libérer des injonctions impératives « empoisonnantes » éventuellement conservées de l’enfance (ex : n’existe pas, ne grandis pas, n’agis pas, ne réussis pas, etc.).

En revanche, il est évidemment recommandé de mettre en pratique tous les « tuyaux » utiles, reçus ou acquis pendant la même période ! En termes de transmission, il convient de saluer les parents ou éducateurs qui vous ont encouragé à savoir conduire, nager, danser ! Et d’être reconnaissant à ce chef scout qui vous a conseillé d’avoir toujours sur vous un couteau suisse et une lampe électrique ! N’oubliez pas, entre beaucoup d’autres, de telles « consignes de vie » : elles constituent autant de savoir-faire et d’outils qui, sans bruit, confortent la maîtrise de soi.

Responsable, pas coupable

Etre adulte ne signifie pas s’imposer en force, mais faire valoir et respecter ses idées dans son milieu d’évolution, toujours avec courtoisie. Se montrer déterminé et responsable donne une assurance aux antipodes même de toute mauvaise conscience.

La « Fraternité », selon un Frère brésilien, est-elle la même que la nôtre?

De notre confrère brésilien folhadolitoral.com.br

Nous allons voir dans cet article que, pour comprendre pleinement la franc-maçonnerie et les francs-maçons, il faut d’abord comprendre que, à l’exception des faits historiques et scientifiques, tout ce qui s’y rapporte est enseigné de manière voilée, abstraite et symbolique.

Une interprétation littérale ne permettra jamais d’atteindre, et encore moins d’absorber, toute la beauté de cette école philosophique, philanthropique, pédagogique et progressiste, qui vise avant tout l’évolution de l’Humanité.

En ce sens, l’une des premières et des plus belles perceptions que le nouvel Initié aura en entrant dans l’Ordre – et qu’il emportera avec lui désormais – est que l’appellation de « Frère » que les francs-maçons s’échangent spontanément et affectueusement entre eux a un sens très significatif, plus profond que le littéral « fils du même père et/ou de la même mère ». Il est bien connu que la relation « du même sang » n’assure pas à elle seule une fraternité efficace, et nous en connaissons presque tous encore des exemples, depuis Caïn et Abel.

Ainsi, sans avoir besoin d’aucune parenté consanguine, et à de nombreuses reprises sans même se connaître personnellement, un vrai Maçon traitera immédiatement un autre Maçon comme un Frère, en raison de la reconnaissance intrinsèque et réciproque de l’existence d’un même socle de valeurs ​entre elles, la morale, ajoutée au même idéal et objectif de perfectionnement de l’homme et de l’humanité jusqu’à la grande fraternité universelle. « Les Maçons sont Frères en ce qu’ils ont reçu la même Initiation, les mêmes modes de reconnaissance, et ont été instruits dans le même système de morale. »

Outre la conviction évidente que nous sommes tous enfants du même Créateur, et donc Frères, la première impression de l’Apprenti nouvellement initié quant à l’esprit fraternel qui règne dans le milieu maçonnique sera confirmée tout au long de l’évolution initiatique par des explications symboliques successives. L’auteur américain Albert Mackey (1807-1881), par exemple, illustrait que « la science de la franc-maçonnerie ayant reçu le titre de ‘Lux’, ou ‘Lumière’, pour indiquer que l’illumination mentale et morale est l’objectif de l’Institution, étaient les maçons, par conséquent, appelés ‘Fils de Lumière’ ». 

Une autre allégorie est que symboliquement une Loge Maçonnique représente le monde et, par extension, les Francs-Maçons sont des particules (enfants) de l’Univers. Pourtant, une dénomination, quelque peu en désuétude, est celle des « Enfants de la Veuve« , avec différentes explications, comme celle qui considère que les francs-maçons sont « les fils de la Terre, mère et cloaque commun de l’Humanité« . Dès lors, on se réfère à la mythologie égyptienne, dans laquelle la déesse Isis, symbole de la Terre, est la « grande veuve » du dieu Osiris, symbole du Soleil. Le soleil fertilise la terre, et nous sommes tous ses enfants. 

Il doit être clair, cependant, que de telles explications ne constituent pas des dogmes dans la franc-maçonnerie, qui, soit dit en passant, n’en a pas. Il appartiendra à chaque Frère, dans sa relation intime avec son propre intellect, de développer sa compréhension du sens réel des symboles ou des récits symboliques. Ce qui est essentiel, cependant, c’est le sentiment merveilleux et motivant que cette recherche évolutive de la connaissance est, dès le début, véritablement partagée avec d’autres hommes libres avec de bonnes mœurs, avec le même idéal fraternel. 

Basé sur les travaux de N. Aslan. Responsable : Loja Masônica Perseverança – Paranaguá – PR ( loja159@fgsia.com )

Georgia Guidestones – Le monument le plus mystérieux d’Amérique explose

De notre confrère travelbook.de – Par Robin Hartman

Un monument mystérieux se dressait dans l’État américain de Géorgie durant plus de 40 ans. Mais désormais, ces pierres appartiennent au passé : des auteurs jusque-là inconnus ont fait sauter les soi-disant « Guidestones ». De folles théories du complot sont liées à l’explosion, tout comme le « Stonehenge américain » lui-même.

À environ 180 kilomètres de la ville d’Atlanta, sur une colline du comté d’Elbert, en Géorgie, se dressait le mystérieux monument qui reste un mystère depuis sa construction en 1980. Parce que des inscriptions grossières ont été gravées, ce qui a donné lieu aux théoriciens du complot pour les spéculations les plus folles. C’était les Dix Commandements modernes ou un appel des Illuminati pour un nouvel ordre mondial, selon certains. D’autres considéraient les soi-disant Georgia Guidestones comme rien de moins qu’un « American Stonehenge ». Mais c’était une fois. Car mercredi 6 juillet, le monument a été dynamité par des auteurs encore inconnus puis a dû être démoli pour des raisons de sécurité.

Monument de la folie ?  Il existe de nombreuses théories du complot entourant les Georgia Guidestones. Photo :  Flickr/ajmexico / CC BY 2.0 Photo : Flickr/Dina Eric

Qui a fait ériger les pierres ?

Une devise a également été écrite sur le monument en hiéroglyphes grecs anciens, cunéiformes babyloniens, sanskrits et égyptiens :  » Que ceux-ci soient des repères pour un âge de raison. » repères pour être dans un âge de raison. » Une plaque indiquait également une capsule temporelle inquiétante qui était censée être enterrée sous les pierres guides.

Un certain RC Christian a été nommé créateur et auteur des Guidestones sur une pierre, mais avec la note qu’il s’agissait d’un « pseudonyn ». Oui, pas de pseudonyme, mais évidemment un pseudonyme mal orthographié. De quoi il s’agit reste tout aussi mystérieux que la véritable identité de l’homme. Selon le site américain « Wired » , Elberton Granite Finishing a confirmé qu’il s’agissait d’un homme . Là, en 1979, un homme se faisait appeler Robert C. Christian. Pour beaucoup, cependant, le pseudonyme à lui seul était source de spéculation. C’est ce qu’affirme le nébuleux site « Transinformation’, RC signifie ‘Rose et Croix’, qui à son tour fait référence à l’ordre mystique des Rose-Croix. Une inscription sur le monument nommée « Un petit groupe d’Américains à la recherche de l’âge de raison » en tant que sponsors des Guidestones. Certains pensaient que seuls les Illuminati pouvaient être derrière tout cela.

En fait, les Guidestones devraient survivre à « l’apocalypse ».

Bien sûr, il y avait aussi des spéculations sur la façon dont les inscriptions mystérieuses sur les pierres devaient être interprétées. Les deux premiers messages en particulier ont fait douter beaucoup des objectifs bienveillants du groupe secret. Après tout, l’humanité, qui compte déjà des milliards, devrait être limitée à un maximum de 500 000 000. Cela signifie-t-il donc qu’une grande partie de l’humanité doit être éliminée pour faire place à une nouvelle élite qui exercera un contrôle sur tout, de la reproduction aux lois en passant par la langue ? Une analogie avec les nazis a rapidement été vue, c’est pourquoi les Guidestones n’ont jamais été une « attraction classique » lorsqu’elles existaient.

Et puis il y avait l’exigence que, selon RC Christian, le monument devait avoir : à savoir qu’il devait être assez solide pour survivre à une catastrophe. Outre le fait que les Guidestones n’existent plus, la question à l’époque était de savoir qui devait être responsable de cette catastrophe ? Le « petit groupe d’Américains qui cherchent l’âge de raison » pourrait-il planifier l’un des leurs ? Ou en supposait-elle juste une ?

Une chose est certaine : les Guidestones impliquaient qu’il y aurait une sorte d’apocalypse sans nommer un moment précis dans le temps. En parlant de date : il manquait deux dates sur le monument. Ainsi, l’espace alloué sur les pierres pour indiquer la date à laquelle la capsule temporelle a été placée, était laissé en blanc – ainsi que l’heure à laquelle la capsule devait être ouverte. Un moment qui, comme l’éclaircissement du mystérieux monument, ne viendra jamais.

Présentation du site

vue nord des Georgia Guidestones

Les Georgia Guidestones, appelées aussi le « Stonehenge américain », étaient un monument en granite érigé le 22 mars 1980 près d’Elberton en Géorgie, aux États-Unis, et détruit le 6 juillet 2022. Il a été construit par la firme Elberton Granite Finishing Company sur commande d’un anonyme s’étant présenté sous le nom de R. C. Christian (pseudonyme allégorique pour Christian Rosenkreutz ou Christian Rose-Croix).

Histoire et objectif

L’histoire de ce monument débute en 1979, lorsque celui qui se fait appeler Robert C. Christian se rend à Elberton au siège d’une entreprise de taille du granite Elberton Granite Finishing. Il veut faire construire un monument de dimensions inhabituelles et il est persuadé que les carrières de la région fournissent le plus beau granite du monde. Elberton est appelée la « capitale mondiale du granite ». Il demande à ce que soient extraits des carrières des blocs de granite d’une dimension jamais atteinte dans le comté, et qu’ils forment une structure comportant des inscriptions écrites dans huit langues : anglais, espagnol, russe, chinois, arabe, hébreu, hindi et swahili. L’ensemble doit pouvoir résister aux plus grandes catastrophes et servir de guide à l’humanité qui serait décimée par ces catastrophes pour reconstruire une civilisation meilleure que celle qu’il juge sur le point de s’autodétruire.

Pour pouvoir construire le monument, Robert C. Christian achète une propriété de deux hectares, donnant le droit à vie à son ancien propriétaire Wayne Mullenix d’y faire paître son bétail. Quelques semaines après, il donne la propriété au comté d’Elbert, estimant que ce dernier protégera les Guidestones. Il les conservera effectivement, car celles-ci deviennent une attraction touristique dès leur inauguration le 22 mars 1980, attirant des curieux du monde entier. L’acte de propriété interdit de faire payer la visite du monument, ainsi que la construction de bâtiments permanents sur le site.

Le site connaît un regain d’intérêt en 2005, après que Mark Dice (en) a publié son ouvrage The Resistance Manifesto [Le manifeste de la résistance]. Depuis cette date, l’auteur demande que les Guidestones soient « brisées en des millions de morceaux », estimant que ces pierres ont « une origine satanique profonde ». Les pierres ont fait l’objet de nombreuses hypothèses, notamment par Jay Weidner, animateur radio à Seattle ayant beaucoup travaillé sur le sujet et produit l’une des hypothèses les plus populaires sur les commanditaires du monument, qui pourraient être selon lui les rosicruciens, membres d’un ordre mystique apparu en Allemagne au xve siècle qui auraient prétendu posséder des connaissances ésotériques échappant aux communs des mortels.

Le monument a été construit dans la région américaine dite du Bible Belt, dans laquelle vivent de nombreux fondamentalistes chrétiens. Il suscite des réactions très diverses. Ses admirateurs, dont Yoko Ono, y voient un appel au rationalisme, tandis que ses détracteurs pensent qu’il s’agit des commandements de l’Antéchrist.

Le monument fait l’objet de nombreuses théories du complot.

La construction du bâtiment aurait été ordonnée par la société Elberton Granite Finishing elle-même, afin de faire de la publicité pour la principale activité de la ville.

Le matin du 6 juillet 2022, l’un des piliers du monument est fortement endommagé par un engin explosif. Plus tard dans la journée, les autorités ont démoli les parties restantes de la structure pour des raisons de sécurité.

Description

L’œuvre fait référence à Stonehenge, toutes les informations et descriptions ayant été fournies par les commanditaires dans une documentation.

Six blocs de granite de 5,87 mètres de haut pour un poids total de 237 746 livres (soit presque 108 tonnes), affichent un message en plusieurs langues. La plaque du haut comporte des inscriptions en quatre langues sur ses côtés : babylonien, grec ancien, sanskrit et hiéroglyphe égyptien, qui définissent l’objectif de la structure : « Que ces pierres nous guident vers un âge de la raison ». Un trou dans la pierre horizontale du haut donne la date à midi. Un trou montre l’étoile polaire dans la colonne centrale.

La plaque sur le sol donne les explications — uniquement en anglais — avec des références astronomiques, et promet une capsule temporelle enterrée, « à ouvrir le » sans date précisée. Aux équinoxes et aux solstices, on peut voir le soleil se lever dans la fente de la colonne centrale :

Maintenez l’humanité en dessous de 500 millions d’individus en perpétuel équilibre avec la nature ;
Guidez judicieusement la reproduction afin d’améliorer l’adaptation et la diversité ;
Unissez l’humanité grâce à une nouvelle langue mondiale ;
Traitez de la passion, de la foi, de la tradition et de toutes les choses avec modération ;
Protégez les personnes et les nations avec des lois et des tribunaux équitables ;
Laissez toutes les nations gouverner leurs affaires intérieures, et réglez les conflits extérieurs devant un tribunal mondial ;
Évitez les lois mesquines et les fonctionnaires inutiles ;
Équilibrez les droits personnels et les devoirs sociaux ;
Faites primer la vérité, la beauté, l’amour en recherchant l’harmonie avec l’infini ;
Ne soyez pas un cancer pour la Terre – Laissez de la place à la nature – Laissez de la place à la nature.

Critiques et théories

Le premier commandement suscite de nombreuses théories du complot au sujet d’un plan secret pour la réduction de la population mondiale à 500 millions d’individus.

Le deuxième commandement, en parlant de « guider » la reproduction, pourrait évoquer des pratiques eugénistes.

Selon le magazine américain Wired, le troisième commandement peut déplaire aux chrétiens, car d’après le dernier chapitre de la Bible, l’Apocalypse, l’Antéchrist établira une langue commune à toute l’humanité dans le cadre d’un gouvernement mondial. Et le quatrième commandement peut lui aussi leur déplaire, car il ne donne pas la priorité à la foi.

Un ouvrage est paru sur le sujet, dont l’auteur prétend être le fameux R. C. Christian en donnant des détails sur les coûts. Il est dédié à Thomas Paine, auteur de l’ouvrage Le Siècle de la raison.

Dégradations et destruction

En 2008, le monument est vandalisé par des graffitis.

Le 6 juillet 2022, le monument est partiellement détruit par un engin explosif. Pour des raisons de sécurité, les autorités locales décident plus tard dans la journée de démolir ce qui reste de l’édifice. Une enquête est en cours pour déterminer l’auteur des faits.

Le parcours initiatique d’un Apprenti : Eau

De notre confrère italien expartibus.it – Par Rosmunda Cristiano

L’eau, l’élément le plus important pour la nature, est liée aux légendes, rites et mythes de toutes les religions. La lune est l’élément astral qui la gouverne, tout comme le vert est la couleur qui la représente. Symbole de fertilité et de régénération, mais aussi de changement constant et de force vivifiante. Les parcours de l’apprenti sont assimilés à ceux du pèlerin : la loggia et le Temple représentent le Cosmos, la Vie et le chemin que ce dernier devra affronter. La prochaine étape est le voyage de l’eau, berceau de la vie.

Elle est dynamisme et fluidité informe, moyen de purification et source de régénération interne et externe, signe du passage de l’initié de la perpendiculaire au niveau.

Dans cette phase, il commence à prendre conscience du Cosmos et de lui-même, il apprend à s’écouter et à se percevoir de manière dynamique et constructive.

Dans les épreuves initiatiques, celle de l’eau signifie pour l’initié qu’il doit être capable de résister à l’élan des courants auxquels, dans la vie, les natures communes sont abandonnées.

La purification par l’eau, en revanche, est une sorte de baptême philosophique capable d’effacer toutes les souillures et de dissiper tous les doutes, par la capacité de savoir se remettre en question.

Sous cet aspect généralisé, on entend par eau la totalité de la matière à l’état liquide. Dans les eaux primordiales, image de la protomatière, il y a des corps solides encore dépourvus de forme et de rigidité ; c’est pourquoi les alchimistes appellent le mercure au premier stade de transformation « l’eau ».

Selon Oswald Wirth, en alchimie, le sujet qui doit opérer une transformation, puis mourir, pour renaître, noirci après la mort et la putréfaction, est soumis à l’ablution, une opération qui utilise des pluies progressives, qui procèdent à la compensation des vapeurs qu’elles émanent du cadavre sous l’action d’un feu extérieur modéré, tour à tour attisé et amorti. De ces pluies répétées résulte le lessivage progressif de la matière, qui passe du noir au gris et, enfin, au blanc.

La blancheur signale la fin de la première partie du grand ouvrage. L’initié n’y parvient qu’en purifiant son âme de tout ce qui la dérange normalement.

La toilette ne représente donc pas tant la purification des maux objectifs et extérieurs que celle des maux subjectifs qui étreignent l’âme de l’initié : l’eau donc comme véhicule du changement d’état.

Pour le néophyte, il représente l’esprit passionné, c’est cet état dans lequel la conscience est encore à la merci des impulsions des ondes émotionnelles. Et lorsqu’elle est réchauffée par la pâle lumière de la raison, les « brouillards et miasmes » de l’illusion se répandent et elle commence à se clarifier.

Cette phase est encore une condition d’ombre, qui se définit « longue nuit de conscience astrale », donc, même durant cette phase initiatique, le néophyte a encore les yeux couverts par le bandeau.

Ce voyage représente la phase adolescente de l’homme et de l’humanité, basée sur la reconnaissance de soi, en tant qu’entité individuelle. C’est un stade de croissance, caractérisé par l’individualisme, qui le place au centre d’une conscience égoïste et égocentrique, avec laquelle il formule des rêves, sur lesquels il fonde ses croyances, dirigées par la conscience instinctive.

C’est la conscience de la contradiction, parce qu’elle est inconsciente et instinctive, d’où surgissent et prennent forme des impulsions passionnées et irrationnelles.

C’est l’ habitat de l’Homme – animal, concentré dans un « corps conscient ».
L’individualisation, dans cette première phase, fait que chaque individu assume la perception de lui-même comme une entité séparée du reste du complexe humain.

C’est le monde où chaque réalité est impliquée dans des rêves, des attentes et des illusions personnelles qui, tous différents les uns des autres, apparaissent contrastés et antithétiques d’une personne à l’autre.

La symbolique du voyage de l’Eau est celle de la renaissance permanente. C’est l’enseignement de la prise de conscience de soi et du Cosmos.

L’eau n’offre aucune résistance. L’eau coule. L’eau n’est pas un mur, elle ne peut pas s’arrêter. Elle va où elle veut aller et rien ne peut lui être opposé. L’eau est patiente. L’eau qui coule consomme une pierre.

C’est comme ça que ça doit être ! Ça doit être comme de l’eau. Pas d’obstacles – ça coule. Trouvez un barrage, puis il s’arrête. Le barrage se brise, il coule à nouveau. Dans un bol carré, c’est carré. Dans un rond, c’est rond. C’est pourquoi il est plus indispensable qu’autre chose. Il n’y a rien au monde de plus adaptable que l’eau. Et pourtant, quand elle tombe au sol, persistante, rien ne peut être plus fort qu’elle.
Lao Tseu

Ouvriers d’Hiram Abiff. Pythagore et la franc-maçonnerie (IV)

De notre confrère vénézuélien elnacional.com – Par Mario Munera Muñoz PGM

Pythagore, dans sa théorie des nombres, soutient qu’ils existent bien avant l’esprit humain. Il définit les nombres comme « la conscience de l’espace ; ils existent dans l’espace et agissent pour faire germer les univers » et qu’il y a un seigneur des nombres qui est dans l’espace et s’étend dans le temps. Il est difficile pour l’être humain de comprendre que nous ne sommes pas les inventeurs des nombres. Les écritures de l’Inde se réfèrent à cette théorie pythagoricienne : le seigneur des nombres instruit la Création et crée les êtres selon les nombres, et il a enseigné le secret des nombres à sa mère lorsqu’il était dans son ventre. 

Maître EK nous explique comment Pythagore a raison dans ses affirmations sur l’existence des nombres, ils existaient avant que l’être humain n’apparaisse dans l’Univers : Si nous observons le fœtus de l’être humain dans le ventre de sa Mère, il a : « deux » yeux, « deux » oreilles », « deux » narines, « deux » bras, « deux » jambes, « deux » poumons, « trente-deux » dents, « trente-trois » vertèbres, « deux cent six » os dans le squelette, le nombre existe avant l’intelligence humaine. 

Ne faut-il pas accepter que les nombres existent dans l’espace et génèrent la Création selon leur propre formule ? C’est ce que voulait dire Pythagore. Dans les écritures hindoues, les « Neuf » nombres sont appelés les neuf Seigneurs de la Création ou « Prajapatis » (Seigneur des Créatures), et dans l’Ancien Testament, ils sont appelés « Patriarches ». Le rêve de Jacob avec « l’échelle » de la Terre au Ciel est resté sur terre pour ceux qui ont des oreilles et des yeux.

Or, lorsque l’être humain entreprend le chemin initiatique, dans sa discipline, il remonte la colonne (la Kundalini) pour rejoindre l’intelligence planétaire et collaborer avec la Création. Tout dépend de l’état de conscience, s’il est très bas, et dominé par des passions et des désirs bas, la colonne vertébrale ne sert qu’à soutenir le corps. Pythagore définissait « l’air » : « l’espace, lorsqu’il se décompose en espace, donne naissance à l’air ». Pythagore fut le premier à utiliser le concept scientifique d’espace : l’Univers est un et de l’illimité le vide, l’air et le temps sont introduits, d’une part l’espace continu des corps, de l’autre l’espace vide illimité.

Avant de continuer avec le thème géométrique de Pythagore, je veux faire référence à ce qui suit : dans les cultes à mystères, on retrouve chez Pythagore son propre mode de contact avec le Divin. La Sagesse était réservée aux seuls membres et très étroitement gardée. Sergio Toledo Prats (professeur de philosophie, IB. Villalba Hervas), dans son écriture Pythagorean Geometryil nous dit : « L’harmonie, le cosmos, la vertu et la théorie sont des notions clés de sa doctrine. Harmonie qui régit l’Univers et s’exprime dans le cosmos. Tout ordonné que nous pouvons connaître à travers la théorie des cieux et des nombres, ce qui fait de nous des êtres vertueux : harmonie de l’intelligence humaine avec la raison cosmique ». Selon Dicearchus de Messine (355-285 av. J.-C. – Sicile – Italie, philosophe péripatéticien, géographe, historien), les principaux enseignements de Pythagore étaient : « L’Âme est immortelle et se réincarne ; tout se répète et rien n’est nouveau et je respecte chaque être vivant. Les principes des mathématiques sont les principes de tous les êtres et les éléments de tous les nombres sont les éléments de tous les êtres. L’enseignement des mathématiques est la méthode cathartique qui conduit à la libération de l’âme de la roue du Dharma ».

Pythagore est un développement de la « philosophie éléatique » (soutient que les choses sensibles sont dans leur essence une seule substance immuable – les choses sont essentiellement en train d’être) à partir de la méthode de démonstration indirecte ou de réduction à l’absurde. Parménide s’en servait pour nier l’existence du Non-Être Les définitions de l’unité, celle selon laquelle quelque chose est dit être, un et nombre, un ensemble d’unités, permettaient aux pythagoriciens de faire de l’arithmétique déductive. 

L’insuffisance de la définition du point et de la droite conduit la géométrie à devoir s’appuyer sur des axiomes et des postulats pour s’imposer comme science déductive. Eudème de Rhodes (370 – 300 av. J.-C. – philosophe grec, premier historien des sciences) attribua à Pythagore le théorème : dans le rectangle, la somme de chacune des jambes au carré est égale à l’hypoténuse au carré. Les pythagoriciens construisaient des figures autour d’un point : en joignant les carrés trois par trois, le cube surgit. En joignant des triangles équilatéraux trois par trois, quatre par quatre et cinq par cinq, on forme le tétraèdre, l’octaèdre et l’icosaèdre. Le dodécaèdre peut être formé en joignant cinq triangles équilatéraux autour d’un sommet, sa base formait un Pentagone régulier, cette figure était de la plus haute importance, son côté et sa diagonale étaient en nombre « d’or« .

L’étoile pentagonale, formée de diagonales, était l’emblème de la secte. « L’homme est la mesure des choses » (Pythagore).

Autres articles dans la série

Les babyloniens utilisaient déjà la géométrie mille ans avant Pythagore
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Révocation du droit à l’IVG aux Etats-Unis : la franc-maçonnerie appelle le politique à prévenir tout revirement en Belgique

De notre confrère Belge lalibre.be – Par l’agence Belga

Les principaux grands maîtres et présidents de la franc-maçonnerie belge ont invité vendredi, dans une rare communication publique, le monde politique belge à faire le nécessaire pour que ne se produise, comme aux États-Unis, une remise en cause du droit à l’IVG.

Les obédiences maçonniques libérales et adogmatiques belges ont appelé les responsables politiques belges à « être vigilants pour qu’un tel revirement », qu’elles considèrent comme « une atteinte à la santé des femmes et comme une restriction fondamentale des droits des femmes, ne devienne pas la nouvelle norme. »

Ces obédiences disent avoir appris « avec inquiétude » la décision de la Cour suprême des États-Unis d’Amérique, restreignant drastiquement le droit à l’avortement dans certains États. « Nous désirons exprimer nos craintes que cette décision n’appelle en Europe à un regain d’activisme anti-avortement et d’opposition à de nombreux thèmes éthiques, tels que l’euthanasie ou l’égalité des genres pour n’en citer que quelques-uns », ont ajouté ces obédiences, le Grand Orient de Belgique, la Fédération du Droit humain, la Grande Loge de Belgique, la Grande Loge Féminine de Belgique ainsi que Lithos Confédération de loges, dans un communiqué signé de leurs cinq grands maîtres et présidents.

Plusieurs partis ont lancé ces derniers jours une réflexion visant à ancrer l’IVG ou les dossiers éthiques dans la Constitution. Des réflexions similaires ont été lancées ailleurs en Europe.

Les lois de Vichy sur la FM : tout a commencé un certain 10 juillet 1940 !

Le vote des pleins pouvoirs constituants à Philippe Pétain est un vote de l’Assemblée nationale (réunion du Parlement composé de la Chambre des députés et du Sénat) convoquée à Vichy (Allier) le 10 juillet 1940 par le président de la République française Albert Lebrun, à la demande du président du Conseil Philippe Pétain, maréchal de France, conformément au conseil des ministres du 4 juillet.

La poignée de main entre Philippe Pétain et Adolf Hitler le 24 octobre 1940 à Montoire. À l’arrière-plan, le Dr Schmidt, interprète de Hitler et sur la droite, von Ribbentrop, ministre allemand des Affaires étrangères

Quelques jours avant, l’armistice du 22 juin 1940 avait été signé à Rethondes, après la défaite de la France contre l’Allemagne nazie.

Le 10 juillet 1940, un bien sinistre mercredi…

Sur 150 parlementaires Francs-Maçons, les deux tiers ont voté les pleins pouvoirs à Pétain le 10 juillet 1940, à Vichy. Leur attachement à la République ne saurait pourtant être mis en doute.

Archives départementales de l’Aisne, les docs :

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la franc-maçonnerie subit l’épreuve la plus terrible de son histoire. Celle qui s’est identifiée à la philosophie des Lumières choisit le camp de la France républicaine et démocratique. Affirmant vouloir travailler à « l’amélioration matérielle et morale, au perfectionnement intellectuel et social de l’humanité », elle trouve face à elle l’acharnement diabolique des nazis et l’entreprise de persécution mise en place par l’État français du maréchal Pétain. La période 1940-1944 marque l’aboutissement de décennies de frénésie antimaçonnique. L’ordre nouveau du maréchal Pétain, de Laval et de Darlan n’a de cesse de liquider, dans tous les sens du terme, tout ce qui, de près ou de loin, peut avoir un quelconque lien avec la franc-maçonnerie. Pour Pétain, un Juif n’est jamais responsable de ses origines, un franc-maçon l’est toujours de son choix. Les chiffres, sont eux aussi éloquents : 3 000 fonctionnaires perdent leur emploi, plus de 1 000 sont assassinés par les Allemands et 64 000 francs-maçons sont fichés.

Tout commence le 10 juillet 1940 quand l’Assemblée nationale vote les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Dès l’été, la répression s’abat sur la franc-maçonnerie, frappant les structures de l’ordre, ses biens, ses adhérents, et jusqu’à son image avec la diffusion du film Forces occultes en 1943.

Lettre du préfet de l’Aisne au Chef de l’administration militaire de la feldkommandantur 602 relative à la cessation de fonction de francs-maçons, 12 septembre 1941 (Archives départementales de l’Aisne, SC 11 248)

La loi du 13 août 1940 s’attache également à légiférer sur le sort du patrimoine des sociétés secrètes. Le dépouillement de l’Ordre de tous ses biens se fait au profit de l’administration générale de l’Assistance publique pour la capitale et des bureaux de bienfaisance pour la province. Plus tard, les immeubles seront également attribués aux Scouts de France ainsi qu’aux œuvres scolaires et sportives.

Cette loi s’attache en premier lieu à mettre au pas la fonction publique. L’article 5 stipule : « Nul ne peut être fonctionnaire, agent de l’État, des départements, communes, établissements publics, colonies, pays de protectorat et territoires sous mandat français, nul ne peut être employé par un concessionnaire de service public ou dans une entreprise subventionnée par l’État ou par une des collectivités publiques ci-dessus désignées :

1° S’il ne déclare pas sur l’honneur, soit ne jamais avoir appartenu à l’une des organisations définies à l’article 1, soit avoir rompu toute attache avec elle ;

2° S’il ne prend l’engagement d’honneur de ne jamais adhérer à une telle organisation, au cas où elle viendrait à se reconstituer.

La déclaration et l’engagement prévus par le présent article sont constatés par écrit. »

En cas de fausse déclaration, des sanctions sont prévues combinant révocation, fortes amendes et peines de prison pouvant atteindre deux années. Dès le 14 août, la menace véritable se précise avec la communication des formulaires prévus à la déclaration des fonctionnaires. Ils sont de deux sortes : un pour les profanes et un autre de renoncement définitif pour les anciens membres. Une deuxième circulaire en date du 1er juillet 1941 prescrit de nouvelles déclarations. Cette fois, les obédiences sont expressément visées : Grand Orient de France, Grande Loge Nationale, etc. La chasse aux faux déclarants, c’est à dire ceux qui ont souscrit la déclaration de non-appartenance à la place de celle de renonciation définitive, peut alors recommencer.

La loi du 11 août 1941 ordonne la publication au Journal officiel des noms et rangs des dignitaires et hauts gradés de la franc-maçonnerie. Cette loi prive des milliers de francs-maçons de leur emploi et de leur mandat d’élu. Ainsi, Jules Émile Crapet, maire d’Abbécourt, est dans l’obligation de démissionner et Fernand Amandio cesse ses fonctions de professeur de musique à Saint-Quentin le 31 juillet 1941 sans pouvoir être réintégré l’année suivante.

Jamais, les enfants de la « Veuve » n’ont, en tant que tels, apporté un quelconque soutien au régime de Vichy. Tout au contraire, face à l’adversité, ils ont entrepris de faire face, en se défendant pied à pied, avec « Force, sagesse et beauté ».

Source : Conseil départemental de l’Aisne – Archives départementales

Affiche illustrée en couleurs de l’État français montrant la photo du Maréchal PETAIN : “Etes-vous plus Français que lui ?”. (35x50cm), datant de 1943, imprimerie DRAEGER, visa n°23536 ; source  http://www.aiolfi.com/

La Sagrada Familia à Barcelone, entre symboles et mystères de Gaudi

De notre confrère fermataspettacolo.it

La  Sagrada Família, en catalan Temple Expiatori de la Sagrada Família est une basilique catholique (mineure) commencée en 1883, toujours en voie d’achèvement, on estime que les travaux seront achevés d’ici 2026. Elle est considérée comme le chef-d’œuvre d’Antoni Gaudí.

Sagrada Familia

La grandeur du projet et son style typiquement guadinien en ont fait l’un des principaux symboles de la ville, ainsi que l’une des étapes obligatoires du tourisme de masse ; en 2011 c’était le monument le plus visité d’Espagne, avec 3,2 millions de visiteurs devant le musée du Prado à Madrid.

Comme cela s’est produit précédemment pour les œuvres religieuses dont les œuvres sont destinées depuis plusieurs siècles (par exemple la Basilique de San Pietro ou le Duomo de Milan), l’église a été consacrée encore inachevée, le 7 novembre 2010, par Benoît XVI, qui l’a élevée au rang de basilique mineure.

Dans le temple de la Sagrada Familia, vous pouvez observer et rechercher de nombreux symboles liés au mystère.

Le carré magique

Pour commencer on peut partir de la porte de la passion riche en symboles et plus précisément du carré du Sator qui est un carré contenant un plateau 5×5 où il est écrit : SATOR AREPO TENET OPERA ROTAS.

La particularité de cette phrase réside dans le fait que les lettres peuvent être lues indépendamment de gauche à droite ou inversement ou de bas en haut ou inversement et pour cette raison on l’appelle  Palindrome. Dans la Kabbale , qui est une pratique ésotérique juive qui s’est répandue à partir du XIIe siècle. Il y a une équivalence entre des chiffres, des lettres ou des mots ou des phrases. Et c’est grâce à cette équivalence, cet échange entre les mots et les nombres que nous en sommes toujours venus à donner une explication de la création ou d’un mystère lié à Dieu.

Dans les églises médiévales qui représentaient la somme de toutes les théories, les palindromes sont nombreux, ce qui confirme une étude diversifiée des différentes religions par les architectes et les ouvriers qui les ont créés.
Un très beau Sator peut également être vu à Sienne près du Duomo, sur lequel j’aimerais revenir plus tard avec un futur article.

Concernant le tableau magique sur la façade de la Passion de la Sagrada Familia, Gaudì a inséré des chiffres au lieu de lettres.
Si nous essayons d’additionner n’importe laquelle des combinaisons nous arrivons toujours à 33 qui est l’âge de la mort de Jésus et que Gaudi a certainement voulu mettre en évidence, mais qui par coïncidence représente aussi le plus haut degré de la franc-maçonnerie le 33e degré du Rite Écossais et qui souligne à quel point l’architecte était au courant des théories kabbalistiques.

Le cryptogramme de la Sagrada Familia

Dans la façade de la passion créée par Subirachs, un sculpteur catalan, quelques symboles sont insérés ; il n’est pas clair, cependant, si le sculpteur a repris l’idée originale de Gaudí. Sous la représentation de Veronica, qui se trouve à Lucques, se trouvent les symboles d’Alpha et d’Oméga, la première et la dernière lettre de l’alphabet grec. Ce sont des symboles stylisés et représentent le début et la fin du symbolisme chrétien, mais si nous les superposons, ils nous ramènent au symbole de l’étoile de David placé à l’extérieur du temple du roi Salomon, un temple construit par Hiram à Jérusalem.

Une fois de plus nous sommes face à un symbole maçonnique .

Le Pélican, dans la porte de naissance, placé à la base du cyprès, symbole de la vie éternelle, représente l’Eucharistie selon la symbolique de l’ère paléochrétienne mais aussi le 18ème degré de la maçonnerie.

Aussi dans la porte de naissance on trouve l’œil de la providence divine et la pyramide. La pyramide est formée de roseaux à l’intérieur desquels se trouvent la Madone et une fontaine. Le triangle de simplification de la pyramide, est aussi un symbole maçonnique. L’œil représente Dieu.

Le pélican sur la porte de la naissance de la Sagrada Familia

La pyramide avec l’œil de Dieu est également présente sur la pièce de un dollar américain , un symbole probablement voulu par le franc-maçon Benjamin Franklin comme un souhait pour la nation naissante des États-Unis d’Amérique.

En revenant au Sacré, également sur la façade de la Naissance, une croix en Tau a été placée au sommet du cyprès. Le signe du Tau a des origines très anciennes remontant à la Bible ; il est présent dans le livre de la Genèse, dans Job et dans Ezéchiel qui dit : « Le Seigneur a dit : Traversez la ville, au milieu de Jérusalem et marquez un Tau sur le front des hommes qui soupirent et pleurent ».

Le Tau étant la dernière lettre de l’alphabet hébreu assume la même signification que l’oméga pour les chrétiens. Le Tau est un symbole très cher à Saint François d’Assise et pour cette raison il s’est beaucoup répandu au Moyen Âge. Il a été adopté par les écuyers des Templiers qui plus tard est devenu une croix au moment de l’investiture. Plus tard, il fut également utilisé par les Chevaliers qui tirent leur nom de ce symbole, le Tau, ordre des chevaliers hospitaliers .

La façade de la Passion

Le Tau était un symbole pour la famille Rosencrutz, grâce à son fondateur, Christian Rosencreutz. Pour la franc-maçonnerie, le Tau symbolise le maillet et l’équerre à double angle droit.

Le Tau et le X au-dessus de l’arbre de vie pourraient à nouveau être interprétés comme l’étoile de David. L’image du X peut être vue comme deux V, le deuxième V à l’envers. Si le V assumait l’autre sens du Tau, dans l’ancien alphabet hébreu, le Tau était formé d’un X et d’un T, ce n’est qu’après s’être transformé en T que nous aurions à nouveau une étoile de David.
Gaudí a travaillé dur pour étudier les différentes religions et en particulier les symboles qui leur sont associés.

Dans cette analyse, j’ai essayé de mettre en évidence certains des aspects infinis liés à la Sagrada Familia qui, précisément en raison de sa complexité, peuvent être comparés aux grandes cathédrales médiévales et gothiques.

Lorsque vous la visitez, votre regard se perd à la recherche d’espaces, de lieux de la vie du Christ qui sont le résultat des interprétations des œuvres d’un des plus grands architectes de tous les temps et qui a consacré une grande partie de sa vie à la création de son paradis terrestre.

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