Les églises présentent souvent une partie de cette architecture la plus extraordinaire. Des vitraux aux plafonds cathédrales, il y a quelque chose de si impressionnant à mettre les pieds dans un tel espace. Dirigez-vous vers Norfolk et vous serez ravi de découvrir qu’il y a un restaurant à l’intérieur d’une ancienne église en Virginie. Avec toute l’architecture et l’atmosphère incroyables d’une église, le restaurant Freemason Abbey offre l’une des expériences culinaires les plus uniques de la région. En approchant du restaurant Freemason Abbey en Virginie, vous remarquerez immédiatement la belle apparence majestueuse du bâtiment.
L’ancienne église de Virginie remonte à environ 1873 lorsqu’elle fonctionnait comme deuxième église presbytérienne.
Entrez et vous remarquerez qu’une grande partie du bâtiment d’origine a été préservée, avec quelques mises à jour modernes pour accueillir les convives. Le nom d’abbaye franc-maçonne a été choisi en hommage à l’ancienne église, bien qu’il n’ait en réalité rien à voir avec les francs-maçons.Alors, que pouvez-vous espérer trouver au menu ? Beaucoup de plats américains classiques, avec une touche haut de gamme.Il y a aussi beaucoup d’offres de fruits de mer. La Seafood Fantasia, photographiée ci-dessous, est une commande populaire.Bien que le cadre à l’intérieur soit difficile à battre, vous pourrez dîner sur la terrasse lorsque le temps l’exige. Vous pourrez admirer l’impressionnant extérieur du bâtiment.Donc, que vous soyez un fan d’histoire ou que vous aimiez l’idée de dîner dans une vieille église, vous serez heureux d’avoir découvert le restaurant unique de l’abbaye franc-maçonne.
Avez-vous déjà visité l’abbaye franc-maçonne ? Que pensez-vous de ce restaurant unique dans une ancienne église de Virginie ? Assurez-vous de partager vos réflexions avec nous dans les commentaires ci-dessous – nous aimerions avoir de vos nouvelles ! Et, si vous connaissez d’autres spots sous le radar que nous devrions présenter, vous pouvez remplir un formulaire de nomination .
Adresse : Freemason Abbey Restaurant, 209 W Freemason St, Norfolk, VA 23510, États-Unis
Pour le dernier épisode de la première saison du dimanche des grands philosophes, marchons sur les pas de la Fée Clochette. Ne voyez guère dans ce choix un enfantillage de ma part, doublé d’une tentative de régression qui serait l’expression d’une peur viscérale de vieillir ou découlerait d’un manque d’inspiration. C’est tout l’inverse. Ce dernier opus, relie les sept autres épisodes, il est le fruit d’un syncrétisme des sept philosophes que nous avons abordés. Ce huitième épisode achève ce cycle et pose les bases de l’arpentage philosophique.Et cette petite fée si singulière détient une clé cruciale d’unification.
L’art de concevoir l’infiniment petit, le penser et le sentir (Leibniz, Hypathie, Weill)
D’une petite chose on apprend beaucoup. D’une chose abstraite et spéculative aussi. En outre, La Grâce et la Beauté des Lois de la Nature, cultivent l’art de la mémoire. Et nous invitent à penser et sentir l’infiniment petit. Alors, tachons d’abord de nous souvenir… au commencement, nait une petite fée dans une clairière.
L’ars memorandi: prémices de l’âme du monde
Souvenons-nous d’Hypathie d’Alexandrie, seule vent debout contre la barbarie, prenant place dans la Cité; souvenons-nous du génial Leibnizrabaissé par les relativistes. Souvenons-nous du martyr en conscience de Simone Weill, la philosophe de la beauté et de l’absolu parmi les petites gens, et de sa foi mystique. Ces trois philosophes ont survécu aux infamies, à la dureté de leur époque, à la superstition et aux changements de paradigmes incessants. Que nous enseignent-ils ? Que penser est un acte fort qui engage aussi à repenser le Monde. Pour cela, il faut sentir battre cette âme du Monde (anima mundi), afin de trouver sa place dans la Cité. Ce n’est pas chose aisée, même pour une fée..
La Fée Clochette et l’art de créer son Monde dans sa tête.
Dans l’œuvre des studios Walt Disney, la fée Clochette nait d’une simple aigrette de pâquerette. Elle ne nait pas en héroïne, elle doit elle-même créer son propre destin. Pour elle, point de baguette magique, mais à la place, un maillet. Un lourd et un imposant maillet dont elle aura bien du mal à comprendre l’utilité. Tout l’enjeu de sa quête sera d’accepter cet outil qu’elle trouve grossier, lourd, inutile.
Sur un plan métaphysique la Fée Clochette contient e Monde entier tandis qu’elle même l’ignore. Dès lors, plus qu’une savante, la fée Clochette est destinée à devenir une fée bricoleuse.
L’évolution procède comme un bricoleur, qui pendant des millions d’années, remanierait lentement son œuvre, la retouchant sans cesse, coupant ici, allongeant là, saisissant toutes les occasions d’ajuster, de transformer, de créer.
François Jacob, Le jeu des possibles. Fayard 1981
La fée Clochette et l’art de penser par soi-même (Hannah Arendt)
Ecouter ou lire des contes et légendes, c’est l’opportunité de faire œuvre d’imagination. De part l’imagination on s’extrait du formalisme et du normatif de la pensée. Et c’est avant tout un travail de déconstruction patiente de toutes nos mauvaises impressions, préjugés, diktats…Hannah Arendt et la liberté du choix en conscience nous a appris que maints concepts ne mènent guère qu’à une liberté relative. En revanche, concevoir son propre esprit philosophique et s’y inclure permet d’exercer un jugement juste. La pensée libre est l’émancipation de sa propre conscience, issue de l’induction créative. Et bien avant le schème de toute éthique sociale que l’on nous impose. Notre petite fée ne déroge pas à la règle et cela lui vaut moult problèmes.
Deviens ce que tu es (Nietzsche)
Raisonner c’est penser et sentir. Cela commence par les histoires que l’on se raconte le soir depuis la nuit des temps. Le temps des grands récits est souvent estampillé, rattaché à l’enfance. Comme nous avons tord! Le bonheur n’existe que pour ceux qui ne succomberaient jamais à l’aigreur et qui ne feraient jamais l’erreur d’une connaissance présumée absolument certaine.
La petite fée ignore tout de ses multiples talents cachés dans son maillet. Néanmoins, son enthousiasme et sa volonté d’apprendre sont sans bornes. Œuvrant à singer ses sœurs plus âgées, elle en vient à douter de sa propre nature féérique. Et c’est dans ce creuset du doute qu’elle s’incarne et se personnifie à la perfection, vêtue de l’étoffe d’un personnage Nietzschéen Nietzsche: le poète lucide plus que le philosophe fou. Comparable à Dionysos, ce personnage tragique et dual, elle crée avec sa part numineuse…des désastres. Si tout ce qu’elle entreprend semble voué à l’échec, dans le silence et la solitude, comme œuvrant au Noir, Clochette prend conscience de sa singularité. Je est un autre nous rappelle Rimbaud et en donnant libre cours à sa part ombrageuse, elle échafaudera maintes stratégies pour réparer ses torts.
Quand Clochette devient Pantope et le Prince réunis (Michel Serres et Machiavel)
L’audace et la témérité sont deux qualités allouées aux Princes machiavéliens. La faim justifie les moyens comme l’avance Machiavel Tout savoir sur Machiavel et «Le Prince». Contrairement aux autres fées, Clochette n’appartient pas qu’au monde sensible des Idées. Elle renvoie le miroir de l’universalité du Monde. Elle a besoin d’un cheminement logique et pragmatique pour donner libre cours à sa nature féérique et non l’inverse. Et c’est en visitant le monde réel, malgré la stricte interdiction de la Reine, qu’elle puisera de la matière (materea prima). Elle tentera des expériences, utilisera, l’abduction, la déduction, l’induction en bon disciple d’Aristote. Et deviendra comme Pantope (Michel Serres) l’optimiste compagnon voyageur un être doué qui relie l’Esprit à la nature.
Relier le naturel au normatif entre le monde sensible et terrestre fera de Clochette la plus métaphysicienne de touts les fées.
Puiser de la sagesse dans l’imaginaire.
Ernest Renan dressait un portrait de Marc Aurèle le célèbre empereur romain:
Marc ne comprit que parfaitement que le devoir. Ce qui lui manqua, ce fut à sa naissance, le baiser d’une fée, une chose très philosophique à sa manière, je veux dire l’art de céder à la nature, la gaité qui apprend que l’abstine et sustine n’est pas tout et que la vie doit aussi pouvoir se résumer en sourire et jouir.
L’art mystérieux de la métaphysique
Dali. Ma femme nue, regardant son propre corps devenir escalier, trois vertèbres d’une colonne, ciel et architecture
Nous avons le pouvoir de nos cinq sens et ceux beaucoup plus subtils; ceux qui portent la faculté de voir en nos cœurs autre chose qu’un cri étouffé. Nous avons cette liberté de croître au grand jour, comme cette fleur de pissenlit sur le tableau de Dali. Devenue par l’eau, la terre, l’air, le feu, la forme la plus suprême de son achèvement. Oui, méfions nous de juger ce qui nous parait ordinaire, un jour dans le ravissement de l’automne, la métamorphose a lieu…le Dent de Lion attend la providence d’un coup de vent pour jeter ses semailles en terre. Eternellement.
Mes chers amis, l’épisode huit achève cette première saison. Huit est un nombre particulier: il est le premier nombre cube construit sur le pair. Il démultiplie le désir insatisfait en le stabilisant par l’amour fondateur qui contient aussi le Désir de Speusippe. Si la route est longue, elle est suffisamment belle et harmonieuse lorsqu’elle ne néglige ni le réel ni l’imaginaire. Et qui sait si le baiser d’une fée n’aurait pas le miracle de faire entrevoir le prodigieux pouvoir de la gaité…
Dans la vidéo ci-dessous Damien nous propose d’explorer divers Rites de passage à travers le monde. Nous verrons ensuite plus en détail 13 autres Rites pour approfondir le sujet. Accrochez-vous…
13 rites de passage étonnants du monde entier :
La transition de l’enfance à l’âge adulte est un moment important dans la vie de chacun.
La transition de l’enfance à l’âge adulte – le « rite de passage » des garçons qui deviennent des jeunes hommes et des jeunes filles qui deviennent des jeunes femmes – est un moment important dans la vie de chacun. Mais l’âge auquel cela se produit, et comment chaque enfant célèbre son rite de passage à l’adolescence, dépend entièrement de l’endroit où il vit et de la culture dans laquelle il grandit. En regardant en arrière, nous n’oublierons jamais la majesté des bals de promo, ou l’excitation sur la piste de danse aux Bar et Bat Mitzvah de nos amis, et pourquoi devrions-nous oublier ces moments? Embarrassants ou incroyables, ils étaient des moments cruciaux dans nos vies qui méritent qu’on s’en souvienne. Sur ce, voici treize rites de passages les plus variés du monde entier.
1. Rite de passage Juif : Bar et Bat Mitzvah
Bar et Bat Mitzvah
Partout dans le monde, les jeunes garçons et filles juifs célèbrent leur Bar et Bat Mitzvah à 12 et 13 ans afin de démontrer leur engagement envers leur foi et reconnaitre qu’ils sont maintenant assez responsables pour suivre la loi juive. Après la cérémonie religieuse, s’ensuit une réception généralement pour célébrer le travail acharné et l’accomplissement des jeunes, car ils passent souvent des semaines d’apprentissage et de préparation à cette journée.
2. Rite de passage le Sateré-Mawé : L’initiation à la fourmi balle de fusil
Gants que nous voyons dans le reportage filmé ci-dessus
En Amazonie brésilienne, les jeunes garçons appartenant à la tribu Sateré-Mawé marquent leur rite de passage à l’âge de 13 ans lors d’une initiation à la fourmi balle de fusil. Ainsi se passe la tradition: ils cherchent des fourmis balle de fusil dans la jungle qui sont sous sédation par un chef qui les plonge dans une solution à base de plantes. Les fourmis sont ensuite tissées dans des gants avec les dards pointés vers l’intérieur. Une heure plus tard, les fourmis se réveillent plus en colère que jamais, et l’initiation commence. Chaque garçon doit porter les gants pendant dix minutes. Endurer la douleur démontre que les garçons sont prêts pour assumer la virilité de l’âge adulte – alors très peu crient car cela indiquerait de la faiblesse. Chaque garçon finira par porter les gants 20 fois en l’espace de plusieurs mois avant que l’initiation ne soit terminée.
3. Rite de passage Amish : La tradition Rumspringa
Jeunes Amish à la plage
Dans la tradition Amish, Rumspringa marque le moment où les jeunes à l’âge de 16 ans sont enfin en mesure de profiter de week-ends sans surveillance loin de la famille. Pendant ce temps, ils sont encouragés à profiter de ce qu’ils aiment, que ce soient des vêtements modernes ou de l’alcool. Le but de cette période est de permettre aux jeunes Amish d’avoir l’occasion de voir et de découvrir le monde au-delà de leur culture et de leur éducation. De cette façon, le retour à leur communauté et le mode de vie est donc entièrement leur choix. Ceux qui reviennent sont alors baptisés et deviennent membres engagés de l’église et de la communauté Amish, marquant la fin de Rumspringa (mais ils doivent le faire avant à l’âge de 26 ans).
4. Rite de passage hispanique : Quinceanera
Quinceanera
Dans de nombreuses régions de l’Amérique centrale et du Sud, les jeunes filles célèbrent leur Quinceanera quand elles atteignent l’âge de 15 ans. Ce rite de passage commence généralement avec une messe catholique où la jeune fille renouvelle ses vœux de baptême et se consolide son engagement envers sa famille et la foi. Juste après la messe, une fête; où les amis et la famille mangent et dansent, est célébrée.
5. Rite de passage américain : Sweet 16
Bien que celui-ci soit moins enraciné dans la tradition, le 16e anniversaire est néanmoins un moment important pour la jeunesse américaine, car il marque le moment où ils sont légalement autorisés à conduire une voiture (et avec le permis de conduire vient la liberté). Pour certains adolescents chanceux ce jour est célébré avec une grande fête et peut-être une nouvelle voiture, comme le montre l’émission sur MTV Mon Incroyable Anniversaire ( My Super Sweet 16).
6. Rite de passage Inuits : l’île du Nord de Baffin
À l’Île du Nord de Baffin, les garçons Inuits âgés de 11 et 12 ans partent souvent dans la nature avec leurs pères pour tester leurs compétences de chasse et s’acclimater aux très rudes la températures de l’Arctique. Selon la tradition, un chaman serait appelé pour ouvrir les lignes de communication entre les hommes et les animaux. Aujourd’hui, cependant, cette tradition a été étendue aux jeunes filles ainsi, ainsi que les «camps » sont établis loin de la communauté pour que les compétences traditionnelles soient transmises et pratiquées par les jeunes hommes et femmes.
7. Rite de passage Khatam Al Coran : Malaisie
En Malaisie, 11 ans est un anniversaire spécial pour certaines jeunes filles musulmanes, car il marque le moment où ils peuvent célébrer Khatam Al Coran, un rituel prestigieux qui témoigne de leur maturité auprès de leur mosquée. Les filles passent des années à se préparer pour ce jour, à apprendre le Coran afin qu’elles puissent réciter le chapitre final pendant une cérémonie devant leurs familles et amis.
8. Rite de passage Maasai : Tanzanie et Kenya
Les Maasai du Kenya et de la Tanzanie ont plusieurs rites de passage qui transportent les garçons à l’âge adulte. Les garçons âgés de 10 à 20 ans sont réunis pour être initiés comme nouveaux «guerriers » de la tribu, placés dans des dizaines de maisons construites pour l’occasion. La nuit avant la cérémonie, les garçons dorment dehors dans la forêt, et à l’aube, ils reviennent pour une journée de chant et de danse. Ils boivent un mélange d’alcool, de sang de vache et de lait, tout en consommant de grandes portions de viande. Après ces festivités, ils sont prêts à être circoncis, ce qui rend officielle leur transformation en homme, guerrier et protecteur. Comme dans d’autres rites de passage, les garçons ne peuvent pas flancher, car cela serait la honte pour leurs familles et montrerait leur manque de bravoure.
Pour les 10 prochaines années, les garçons vont rester au camp des guerriers où ils apprennent diverses compétences. Après la cérémonie marquant leur passage de guerrier à guerrier supérieur, ils ont droit d’épouser la femme de leur choix.
9. Rite de passage éthiopien : Le saut de vache Hamar
En Ethiopie, certains futurs mariés ont leurs propres « enterrement de vie de garçon » – un rite de passage qu’ils doivent effectuer avant de pouvoir se marier. Les participants doivent réussir sauter par-dessus un bœuf castré, quatre fois tout nus, symbolisant l’enfance, qu’ils laissent derrière eux. En cas de succès, ils seront désormais considérés comme l’un des Maza- les autres ont qui ont déjà passé le test et ils passeront les prochains mois à superviser ces événements dans les villages du territoire Hamar.
10. Rite de passage au Vanuatu : Le saut du Gol
Les amateurs de saut à l’élastique apprécieront: au Vanuatu, un petit pays insulaire au milieu du Pacifique Sud, pour leur rite de passage les jeunes garçons sautent d’une tour de 98 mètres de haut avec une liane attachée à leurs chevilles, qui les retient de fracasser contre le sol. Le hic? Contrairement à un cordon élastique, la liane manque d’élasticité, et la moindre erreur de calcul de longueur pourrait conduire à des fractures ou même à la mort.
Les garçons commencent d’abord sauter à environ 7 ou 8 mètres, même si ils sont autorisés à sauter d’une tour plus courte. Dans leurs premières plongées leur mère tiendra un élément représentant leur enfance, et après le saut l’objet sera jeté, symbolisant la fin de l’enfance. Comme les garçons grandissent, ils vont sauter de tours plus hautes, ce qui montre leur virilité à la foule.
11. Rite de passage japonais : Seijin-no-Hi
Au Japon, le deuxième lundi de Janvier marque une journée spéciale le jour où les personnes âgées de 20 ans s’habillent de leurs plus beaux costumes traditionnels, assistent à une cérémonie dans les mairies locales, reçoivent des dons, et célèbrent leur joie avec leurs amis et leur famille. C’est le festival du rite de passage, aussi connu comme Seijin-no-Hi.
La tradition a commencé il y a près de 1200 ans et marque l’âge où les Japonais estiment que les jeunes sont devenus matures, et des membres à part entière de la société (c’est aussi le moment où ils ont le droit de voter et de boire).
12. Rite de passage confucéen : Ji Li et Li Guan
Dans certaines parties de la Chine, il y a eu récemment une résurgence du style confucéen des rites de passage Ji Li (pour les filles) et Guan Li (pour les garçons). Les cérémonies honorent généralement les jeunes qui ont eu 20 ans, offrent une bonne occasion de porter le costume traditionnel. Pour les filles, c’est aussi l’occasion de suivre des pratiques typiques du Ji Li telles que de porter des chignons, se fixer les cheveux avec des épingles, et rendre hommage à Huangdi, un ancêtre chinois.
13. Rite de passage Apache : La cérémonie du levé du soleil
Il n’y a pas de place pour la timidité chez les jeunes filles Apache. Bien que cette cérémonie soit rarement pratiquée aujourd’hui, traditionnellement toutes les filles étaient tenues de participer à la cérémonie de lever du soleil, aussi connue comme Na’ii’ees ou la cérémonie de la puberté, au cours de l’été suivant leur première menstruation. Lors de la cérémonie de quatre jours, les filles doivent respecter certaines règles, les empêchant de se laver, de toucher leur peau, ou de boire autre chose que leurs tuyaux à boire. Elles doivent aussi reconstituer le mythe d’origine Apache en dessinant chaque participante au plus près de l’image de la première femme, connue sous le nom de Femme Peinte en Blanc, Femme Changeante, ou simplement Esdzanadehe. En le faisant, elles obtiennent son pouvoir pendant cette période spéciale.
Il y a actuellement 1,8 milliard de jeunes dans le monde. C’est un quart de notre population qui est actuellement en train de faire le saut vers l’âge adulte. Pourtant, les jeunes ne peuvent pas faire une transition en douceur vers l’âge adulte si ils n’ont pas d’occasions de le faire – comme aller à l’école ou en étant à la recherche d’opportunités professionnelles.
Nous devons investir dans la jeunesse, car leurs droits de l’homme comptent, parce que leurs besoins comptent, et parce que ouvrir leur potentiel est nécessaire pour créer un avenir durable. Il est maintenant temps pour les gouvernements du monde entier d’agir pour assurer un avenir sain et prospère pour tous les jeunes.
Ce jour-là, le western perd un de ses authentiques aristocrates : John Wayne, qui a laissé un poumon et son estomac dans sa lutte contre la maladie, en plus de subir une opération à cœur ouvert, meurt à l’âge de 72 ans. Employé par la Fox pendant la saison estivale, il se lie bientôt d’amitié avec le cinéaste John Ford, qui jouera un rôle décisif dans sa carrière de superstar. C’est en 1930 que Ford lui donne sa première vraie chance en le recommandant pour le rôle-titre du film The Big Trail. En 1939, il personnifie Ringo Kid dans Stagecoach, qui deviendra un classique du cinéma western. Après 40 ans de carrière et quelque 250 films, John Wayne reçoit la consécration de Hollywood avec l’Oscar du meilleur acteur pour son rôle de U.S. Marshal dans True Grit, en 1969.
John Wayne Franc-Maçon
Selon le site California Freemason On-Line, John Wayne (1907-1977), de son vrai nom, Marion Robert Morrison, fut membre de l’Ordre DeMolay, association paramaçonnique pour jeunes garçons, quand il faisait ses études (en savoir + : https://bit.ly/3O4s15W). Il fut initié à la Marion McDaniel Lodge #56 à Tucson, dans l’Arizona, le 9 juillet 1970. Il passa Compagnon le 10 juillet et fut élevé à la Maîtrise le 11 juillet.
Par la suite, John Wayne rejoint une Respectable Loge, à l’Orient d’Hollywood. Il appartint également aux Shriners, les Al Malaikah Shrine, de Los Angeles. Il est fait, à titre honoraire, 33e degré du Rite Écossais Ancien et Accepté, toujours à Los Angeles.
Au grand écran, dans le film Alamo (The Alamo), sorti en 1960 et qu’il a lui-même dirigé, il a interprété le rôle de David Stern Crockett (1786-1836), dit Davy Crockett, Franc-Maçon, soldat, trappeur et homme politique américain et héros populaire de l’histoire des États-Unis.
La thèse pro-maçonnique de Mgr Michael Heinrich Weninger (publiée en 2019 par l’Université pontificale grégorienne), à laquelle j’ai consacré deux articles critiques (voir ici et ici ), m’a incité à poursuivre mes recherches sur la franc-maçonnerie régulière autrichienne (voir ici , ici , ici , ici , ici et ici ). Contrairement à ce que prétend Mgr Weninger, il y a aussi une incompatibilité entre la franc-maçonnerie autrichienne et l’Église catholique. Dans ma nouvelle étude, je me concentre sur la franc-maçonnerie « pure » pratiquée en Autriche dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, c’est-à-dire à l’époque de l’empire des Habsbourg.
1. Remarques sur la franc-maçonnerie autrichienne à l’époque de la loge « Vers la véritable unité »
La première loge maçonnique d’Autriche remonte à 1742 et comptait parmi ses fondateurs et membres éminents un homme d’Église : le futur prince-évêque de Breslau Philipp Gotthard von Schaffgotsch (1716-1795). Cette loge utilisait la langue française pour ses travaux rituels et ses protocoles. 1 Certains signes et phrases kabbalistiques des protocoles de la première loge viennoise, appelée plus tard la loge « Aux trois canons », renvoient à la mystique rosicrucienne et alchimique. 2
Au moins jusqu’en 1784, la franc-maçonnerie autrichienne est directement liée à la franc-maçonnerie des autres États allemands, en particulier à deux systèmes de haut degré néo-templiers : le Rite de la Stricte Observance et le Système Zinnendorfer ou Rite Suédois, ce dernier pratiqué par la Grande (GLLFvD). En 1784, la franc-maçonnerie autrichienne s’est alors réunie sous le nom de Grande Loge d’État d’Autriche . 3
Musée maçonnique Château Rosenau
A cette époque, de nombreux francs-maçons autrichiens, en particulier les francs-maçons viennois, cultivent l’affiliation à l’un des deux grands courants initiatiques de l’époque, voire les deux dans certains cas , en plus de leur appartenance aux loges à trois degrés (ou Johannislogen) habituelles : le courant rationaliste et anticlérical des Illuminati bavarois (également présent en Autriche) et le courant mystique-rosicrucien, c’est-à-dire alchimique et cabalistique, qui comprend les ordres de l’or et de la rose-croix et des frères asiatiques .
Les francs-maçons Kuéss et Scheichelbauer déclarent que la loge viennoise « Zurecht Eintracht » sous Ignaz von Born (1742-1791 ) pratiquait la franc-maçonnerie pure et voulait libérer la franc-maçonnerie régulière du courant rosicrucien-magique-cabalistique. Pour Born, Maître de la Chaire de la Vraie Unité, ce courant n’était pas la vraie franc-maçonnerie. 4
19 % (soit un sur cinq) des francs-maçons de la Loge « Zur true unity », dont Ignaz von Born, appartenaient aux Illuminati, eux aussi fortement représentés à Vienne et à Innsbruck au Tyrol. 5
En 1785, un édit de l’empereur Joseph II ordonna de limiter le nombre de loges. La Loge « Zur true unity » fut dissoute le 27 décembre 1785 et forma la nouvelle Loge viennoise « Zur Sicherheit » avec deux autres loges . 6
L’objectif culturel déclaré des Illuminati (tels que von Born, Sonnenfels) parmi les francs-maçons de la « Véritable unité » était de nettoyer la franc-maçonnerie autrichienne des rosicruciens, des alchimistes, des frères asiatiques et d’autres groupes engagés dans la magie. Mais ils ne devraient pas pouvoir. sept
Des dignitaires très importants de la franc-maçonnerie autrichienne à cette époque appartenaient à des groupes rosicruciens ou magiques. Certains étaient même Illuminati sans renoncer à leur expérience ésotérique. Je ne citerai que quelques noms :
Johann Baptist Carl Walther Graf Dietrichstein-Proskau (1728–1808), ami personnel de l’empereur Joseph II, fut initié comme franc-maçon à Copenhague au début des années 1860; En 1777, il était « Grand Maître Provincial de la Grande Loge d’Autriche » et aussi « Or et Rose-Croix, Frère Asiatique, Illumination ». 8ème
Otto Heinrich Reichsfreiherr von Gemmingen auf Hornberg et Treschklingen (1755–1836), écrivain et dramaturge, l’un des plus importants francs-maçons du XVIIIe siècle, éclaireur, anticlérical, franc-maçon à partir de 1781 ; En 1784, il était Grand Secrétaire de la Loge Provinciale d’Autriche ; il est aussi « Seigneur Templier », « Frère Asiatique » et « Illuminé ». 9
Karl Hieronymus Graf Pàlffy von Erdöd (1735–1816), 1776 vice-chancelier de Hongrie, était franc-maçon à partir de 1782 ; 1786 Grand Maître Provincial de Hongrie, 1784 Grand Maître des Grandes Loges d’Autriche, principal protecteur des Frères Asiatiques et en même temps Provincial de Transylvanie dans l’Ordre Illuminati. dix
2. Le journal des francs-maçons de la Loge « Zurecht Eintracht » (1781-1785) et son actualité
Le Journal für Freymaurer est le magazine des francs-maçons, qui de 1784 à 1786 a rassemblé les publications des francs-maçons, membres ou visiteurs de la Loge viennoise « Zurecht Eintracht » en douze volumes trimestriels. 11
Les érudits de la Grande Loge d’Autriche présentent cette loge du XVIIIe siècle comme une loge de l’élite viennoise, avec un total de 226 francs-maçons, dont des nobles autrichiens, bohémiens et hongrois, des scientifiques, des artistes, des musiciens, des publicistes, des bibliothécaires, des archivistes, des professeurs, enseignants, prêtres , religieux, officiers et architectes. 12
La « Vraie Concorde » représente les idées des Lumières et se retourne ainsi contre le « dogmatisme » ecclésiastique et la Contre-Réforme catholique. A cette époque, de nombreux francs-maçons étaient membres ou anciens membres de la Compagnie de Jésus (Ordre des Jésuites), qui avait été dissoute en 1773 par le pape Clément XIV. 13
Les articles philosophiques du périodique « Zur true unity » de la Loge contiennent la pensée éclairée de Hume, Rousseau, Bayle, Kant et Lessing avec le panthéisme de Goethe et le déisme de Lord Shaftesbury. 14 La « Wahre Eintracht » théorise une réforme de la société dans un sens humaniste et éclairé. 15
Comte Schaffgotsch, fondateur de la première loge maçonnique viennoise et plus tard prince-évêque de Breslau, publication commémorative pour la consécration au temple de la loge « Zurecht Eintracht » 1783 et frère de loge Ignaz von Born (de gauche à droite)
Fondée en 1781, cette loge a eu une vie courte mais intense. Dissoute en 1785, certains de ses membres, avec des francs-maçons d’autres loges viennoises, fondèrent la nouvelle loge « Zur Ehrlich » qui continua à publier le Journal des francs-maçons en 1786, dernière année de sa parution.
L’esprit du Journal für Freymaurer est toujours important pour les francs-maçons autrichiens de la Grande Loge d’Autriche ( GLvÖ) aujourd’hui.
Dans l’avant-propos 16 d’un livre publié par la Grande Loge d’Autriche en 1984 , son Grand Maître d’alors Alexander Giese (1921-2016) explique que la Loge « Zur véritable unité » de 1782 à 1785 à la demande du Maître de la Chaire Ignaz von Born , 21 exercices écrits pour maîtres maçons réalisés, dont une partie a été publiée dans le Journal für Freymaurer . Giese présente ces écrits comme les pierres angulaires de la franc-maçonnerie autrichienne d’aujourd’hui :
« Ces 21 loges pratiquent « Vraie concorde », se sont des pierres taillées en douceur sur lesquelles l’œuvre maçonnique du temple de toutes les loges autrichiennes pourraient désormais être érigées. Vous êtes la base. Ils valent la peine d’être connus. » 17
Ce livre de la Grande Loge d’Autriche contient les trois premiers exercices écrits du 4 novembre 1782 sur les thèmes suivants : les mystères égyptiens antiques (Partie 1), la Kabbale juive (Partie 1) et le roi Salomon.
Déjà dans la première partie du rapport « Sur les Mystères des Égyptiens », Maître Ignaz von Born donne un aperçu des liens idéaux entre la franc-maçonnerie régulière et l’Égypte ancienne : le culte de la nature, symbolisé par Isis ; Hermès Trismégiste en tant que Maître de Sagesse et de Science ; les prêtres de l’Égypte ancienne comme gardiens du savoir, etc. 18 Ce rapport de Born fut publié intégralement en 1784 dans la première édition du Journal für Freymaurer .
Dans la première partie de l’étude en deux parties » Sur la Cabale des Hébreux », le frère maçonnique Anton von Scharf (1753-1807), membre de la Vraie Concorde, explique que le mot Cabale signifie « tradition », c’est-à-dire la mystique explication des Saintes Ecritures. Moïse a non seulement reçu la loi de Dieu, mais aussi l’explication de la loi, à savoir la Kabbale. 19 , alors qu’Adam avait déjà reçu la Kabbale des anges (« Ange Zachiel », « Ange Jedechiel », « Ange Raziel »)… La Kabbale contient le savoir secret pour éviter les maladies et entrer en contact avec les anges et les démons et faire des miracles. 20
En revanche, Scharf considère comme probable que l’origine de la « Kabala » soit à rechercher dans la philosophie égyptienne ( » l’origine de la Kabala, que je retrouve dans la philosophie des Egyptiens » 21 ) . Les Esséniens auraient adopté les enseignements égyptiens. 22 Distingue nettement une vraie Kabbale d’une fausse Kabbale. Le nom de Dieu (« Jéhovah ») rend les miracles possibles. À travers la Kabbale, Moïse a défié les magiciens de Pharaon. 23 La « cabale philosophique » enseigne que tout est esprit et que l’esprit est Dieu d’où émerge le monde :
« Les grands principes de cette philosophie qui devrait être sont unis dans le fait que tout ce qui est est un esprit, mais cet esprit est un Eusoph, un Dieu infini dont le monde lui-même a découlé ». 24
Scharf mentionne les dix Sephiroth, chacune associée à un nom de divinité, un nom d’anges, une planète, une partie du corps humain. La lumière divine a une influence sur les anges, ceux-ci sur les planètes et ceux-ci sur le corps humain. 25
Malheureusement, les travaux de Born (sur les mystères de l’Égypte ancienne et les liens avec la franc-maçonnerie) et de von Scharf (sur la Kabbale juive) n’ont pas été entièrement publiés dans ce livre de la Grande Loge d’Autriche . Contrairement à l’étude de Born ci-dessus, l’étude kabbalistique de Scharf n’est pas publiée dans le Journal für Freymaurer . En tout cas, il est intéressant que ce volume GLvÖ de 1984 attire également l’attention des francs-maçons sur les anciens mystères égyptiens et la Kabbale juive. (La suite suit.)
* Le Père Paolo Maria Siano appartient à l’Ordre Franciscain de l’Immaculée (FFI); le docteur en histoire de l’Église est considéré comme l’un des meilleurs experts catholiques de la franc-maçonnerie, à laquelle il a consacré plusieurs ouvrages de référence et de nombreux essais.
Traduction : Giuseppe Nardi Image : MDZ/dbc.wroc.pl/Wikicommons (Captures d’écran)
1 Cf. Gustav Kuéss/Bernhard Scheichelbauer : 200 ans de franc-maçonnerie en Autriche. À l’occasion du 175e anniversaire de la Grande Loge, Verlag O. Kerry, Vienne 1959, p. 18.
5 Cf. Hans-Josef Irmen (éd.) : Les protocoles de la loge maçonnique viennoise « On True Harmony » (1781 –1785), Verlag Peter Lang – Europäischer Verlag der Wissenschaften, Berne – Francfort-sur-le-Main 1994, pp. 15f.
11 Cf. [Groupe de recherche historique de la Grande Loge d’Autriche], Journal für Freymaurer. Une publication commémorative de la Grande Loge d’Autriche à l’occasion du 250e anniversaire de la fondation de la Grande Loge anglaise, Vienne 1967, p. 34.
16 Erich Lessing (éd.) : Les loges d’entraînement de la loge juste et parfaite Pour une vraie harmonie en Orient à Vienne 1782-1785, Grande Loge d’Autriche, Vienne 1984, p.7f.
Le bicentenaire du Grand Orient du Brésil, la plus ancienne obédience maçonnique du Brésil, sera célébré lors d’une séance solennelle du Congrès national prévue le 17 juin, à 9h30.
L’hommage a été réclamé par le sénateur Izalci Lucas (PSDB-DF) et fédéral Girão-RN).
Dans le communiqué, ils soulignent l’importance historique de la franc-maçonnerie, citant son influence sur des mouvements tels que la Révolution française et l’indépendance des États-Unis. Dans le cas du Brésil, ils rappellent la participation des francs-maçons à la Conjuração Baiana* et à la Révolution de Pernambuco**.
Le Grand Orient du Brésil a été fondé le 17 juin 1822 et avait José Bonifácio de Andrada e Silva comme premier Grand Maître. « Dès lors, le Grand Orient du Brésil a eu une forte présence dans les grands moments de notre histoire, comme la libération des esclaves et la proclamation de la République. C’est aussi la cellula mater qui a donné naissance à d’autres courants brésiliens réguliers de la franc-maçonnerie », ajoutent les parlementaires.
La séance solennelle aura lieu en séance plénière de la Chambre des députés.
* La conjuration bahianaise (conjuração baiana en portugais), aussi appelée révolte des Tailleurs (revolta dos Alfaiates en portugais) à cause de la profession de ses meneurs, fut un mouvement brésilien à caractère indépendantiste, qui eut lieu à la fin du xviiie siècle, dans la capitainerie de Bahia.
Les Noirs s’agitent et veulent être affranchis à Bahia. Le 12 août 1798, des placards exhortant la population à la révolution sont placés sur les murs de la ville. Ils réclament la République, la Liberté, l’Égalité, l’augmentation des soldes militaires, la liberté du commerce et la peine de mort contre les prêtres qui prêcheraient contre la Révolution. La France est donnée comme modèle. Grâce à une dénonciation, 50 conjurés sont arrêtés. Quatre seront exécutés en novembre 1799.
Il s’agit de la plus importante révolte coloniale après la conjuration Mineira (1789), dont elle se distingue par son caractère populaire.
** La Révolution pernamboucaine (Revolução Pernambucana en portugais), également appelée révolution des Pères (Revolução dos Padres) fut une révolte qui eut lieu du 6 mars au 19 mai 1817, dans la capitainerie du Pernambouc, dans la région du nord-est du Brésil. Elle eut lieu en réaction à l’absolutisme monarchique portugais, sous l’influence des idées des Lumières, propagées par les sociétés maçonniques.
Dans ce nouveau podcast nous allons à la rencontre de Marina, Vénérable Maîtresse, qui nous raconte l’histoire de sa R.L. Nephthys à l’Orient de Nice et de sa micro obédience, la Grande Loge Féminine de Rite Égyptien & du Rite Ancien et Primitif Oriental de Memphis & Misraim.
Notre confrère Aletia, journal créé par la Fondation pour l’évangélisation par les médias avec le soutien de l’Église catholique, nous annonce cette semaine que Fra’ Marco Luzzago, le lieutenant du Grand Maître de l’Ordre souverain de Malte, est décédé de façon soudaine à la commanderie de Villa Ciccolini en Italie, annonce l’État de l’Ordre de Malte dans un communiqué ce 7 juin 2022. Âgé de 72 ans, il avait été élu à la tête de l’Ordre le 8 novembre 2020 et avait reçu pour tâche d’accompagner la réforme de l’organisation voulue par le pape François.
C’est le Grand Commandeur, Fra’ Ruy Gonçalo do Valle Peixoto de Villas-Boas, qui assume donc les fonctions de Lieutenant intérimaire – pour la seconde fois après la vacance de 2020 – et qui restera à la tête de l’Ordre souverain de Malte jusqu’à l’élection du nouveau chef par le Conseil, indique le Grand Magistère.
Né à Brescia en 1950, Fra’ Marco Luzzago était un parent du pape Paul VI. Il avait étudié la médecine pendant plusieurs années dans les universités de Padoue et de Parme après un baccalauréat chez les Frères franciscains, puis avait assuré la gestion d’entreprises familiales. Rejoignant l’Ordre en 1975 au sein du Grand Prieuré de Lombardie et Venise, il y avait prononcé ses vœux perpétuels en 2003. À partir de 2010, il avait consacré entièrement sa vie à cette institution.
À la tête d’un Ordre éprouvé
L’Ordre souverain militaire et hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem de Rhodes et de Malte, dit “Ordre de Malte”, avait élu Fra’ Marco Luzzago en novembre 2020 pour succéder à Fra’ Giacomo Dalla Torre del Tempo di Sanguinetto, Grand Maître décédé le 29 avril précédent. Comme lieutenant du Grand Maître, il ne devait rester en charge de l’Ordre que pendant un an mais avec les mêmes pouvoirs qu’un Grand Maître.
Fra’ Marco Luzzago était arrivé au sommet de la hiérarchie dans un contexte délicat, alors que l’Ordre hospitalier était secoué d’une grave crise à la suite de plusieurs scandales révélés en 2016-2018. L’antique ordre de chevalerie catholique est en outre en proie à une lutte de pouvoir entre une frange de l’organisation souhaitant maintenir son orientation religieuse et une autre souhaitant accentuer sa sécularisation et son statut d’ONG.
Cette crise interne s’étaient doublée d’une crise vaticane avec la mise au ban du cardinal Raymond Burke en 2016, jusqu’alors Patron de l’Ordre souverain et militaire de Malte. Reprenant personnellement l’ordre en main, le pape François avait envoyé celui qui était alors Substitut de la Secrétairerie d’État, Mgr Angelo Becciu, pour réviser sa Constitution.
Après la mort du Grand Maître combinée à la disgrâce du cardinal Becciu en 2020, le pontife argentin a nommé un délégué général en la personne du cardinal Silvano Tomasi, doté de tous les pouvoirs pour poursuivre la réforme. Une mise en œuvre qui continue à se complexifier avec ce nouveau décès inattendu – alors même que, selon plusieurs sources vaticanes, le délégué spécial serait lui aussi malade.
Tout le monde se souvient du célèbre animateur du journal télévisé de 1975 à 1987 sur TF1 (qui ne se nommait pas encore ainsi), puis de 1987 à 1992 sur la Cinq (qui n’existe plus). Cette fois, c’est à titre personnel qu’il s’exprime et ce n’est pas pour parler de la Bête du Gévaudan ou des OVNI, et pourtant, il nous entretient sur son mur Facebook des terriens pas toujours extra.
Nous vous livrons l’intégralité de son texte :
Les Francs-Maçons sont perdus…dans un monde en perdition…
Ah, le fantasme du complot Maçonnique…
Mais il suffit de savoir lire et écrire, pour se rendre compte du colossal échec de la Maçonnerie.
Au départ, c’est à dire hier, les FM ont été créés par une prise de conscience : ni la religion, ni le roi, ne pouvaient s’arroger le droit de diriger les peuples.
Quelques humains à l’esprit plus pointu, ont donc créé une obédience (en 1717 à Londres) c’est à dire la réunion de plusieurs Loges, elles-mêmes issues d’un mélange entre tradition des maçons opératifs, et des Maçons spéculatifs.
Depuis, la libération des esprits, leur indépendance supposée face aux dogmes religieux et politiques, a abouti à une floraison d’obédiences (il y en a une centaine en France !) et à des rivalités « sanglantes ».
Parce qu’ils se pensaient hors du commun, les Francs-Maçons ont singé les états : les obédiences ont entretenu des rapports politiques de reconnaissance mutuelle, s’excluant les uns les autres, établissant des règles qui varient d’un pays à l’autre, ce qui fait que le terme de maçon « régulier » n’a plus guère de sens.
Il y a eu la période ou les Francs-Maçons étaient fort nombreux dans les institutions, à la fin du XIXème et pendant une bonne partie du XXème siècle.
Certains ont lutté contre l’obscurantisme religieux, et lors de la séparation de l’Eglise et de l’Etat, les Francs-maçons du Grand Orient étaient puissamment à la manœuvre.
Alors, la course aux égos a commencé, d’abord avec des titres ou le ridicule le dispute à la prétention ; toute sorte de « grands mamamouchis » sont nés, des « grands maîtres » aux « très puissants souverains grands commandeurs » …
En ce début de XXIème siècle, le désastre s’étale sous nos yeux : les obédiences ont souvent perdu leur mission première : apporter à de jeunes êtres humains, la Connaissance et les pensées qui peuvent aider à bâtir un monde meilleur.
Il est temps de rebâtir la Maçonnerie universelle, en éliminant toutes les scories qui empêchent d’en voir l’or pur :
Les « reconnaissances » réciproques.
La « régularité », basées sur des règles qui doivent être réécrites et simplifiées.
La simplification des titres et des parcours, le REAA en 33 degrés, serait plus cohérent en dix étapes, quant au rite de Misraïm, en… 99 degrés, comme disait un humoriste …deux ans par degré… c’est long…
La suppression des titres absurdes (Très respectable, TRGM etc.), le grand maître de chaque obédience devant s’appeler « maître administrateur national »
L’accueil systématique en Loge, de tout Maçon, quelle que soit son obédience, puisque le but de la Maçonnerie est de créer une prise de conscience planétaire sur le thème : mon prochain est mon Frère, et mon prochain initié est mon frère Maçon.
Mais… il y a encore un long chemin à parcourir…On a vu récemment un « grand maître » viré d’une obédience, un autre, interdit d’assemblée générale, un autre écrire au Pt de la république pour lui proposer… son appui !
Oui, il y a actuellement des frères qui réfléchissent à tout cela, et qui préparent la nécessaire révolution de la Maçonnerie pour un monde meilleur…
Jean-Claude Bourret en quelques dates
Il est né le 17 juillet 1941 à Lyon, est un journaliste français.
Après avoir commencé sa carrière à la radio sur France Inter, il est le premier présentateur du journal télévisé de FR3, puis présente le journal de TF1 et de La Cinq. Il est aussi auteur de plusieurs livres sur des sujets polémiques tels les OVNI ou la bête du Gévaudan.
Jean-Claude Bourret est diplômé du Centre de formation des journalistes à Paris (promotion 1967) et en sort major de la promotion radio.
1967-1970 : France Inter et les grands reportages Jean-Claude Bourret commence sa carrière à France Inter le 1er juin 1967.
Lors des événements de mai 68, il est journaliste/reporter à France Inter. Il couvrira les manifestations de ce mois de mai révolutionnaire.
Devenu grand reporter en 1969, il couvre les déplacements des Présidents de la République : Charles de Gaulle, Georges Pompidou et Valéry Giscard d’Estaing. Il couvre également les tirs Apollo vers la Lune depuis Cap Canaveral, d’Apollo 8 à Apollo 17.
En avril 1970, lors de l’explosion d’un réservoir dans le module de commande du vaisseau de la mission Apollo 13, il est envoyé spécial de France-Inter au centre de la NASA à Houston.
La même année, il invente le « tour de France des plages », une brève émission qui donne aux auditeurs la température de l’eau et l’état de la mer, chaque jour, dans le flash de 10h de France-Inter.
1973-1987 : FR3 et TF1 Le 1er janvier 1973, Jean-Claude Bourret travaille comme présentateur sur la chaîne FR3 (appelé Inter 3 à ses débuts).
Le 6 janvier 1975, il devient rédacteur en chef et présentateur des journaux télévisés de TF1. Cette même année, il est le premier en France à mettre à l’antenne la carte météo satellite1, et il présente le premier journal en couleur de la chaîne8. Le 15 septembre 1984, il crée la première télévision du matin sur TF1 : Bonjour la France tout en continuant à présenter le journal de 13 h.
1987-1992 : La Cinq En septembre 1987, Jean-Claude Bourret devient rédacteur en chef et présentateur des journaux du Journal de 13 h sur La Cinq. De septembre 1990 au 12 avril 1992, il présente les journaux du week-end, 13 h et 20 h, jusqu’à la disparition de la chaîne.
Jean-Claude Bourret y crée la première émission de TV entièrement interactive, Duel sur la Cinq : les téléspectateurs peuvent voter chaque jour (par téléphone et Minitel) et choisir le débatteur qui les a le plus convaincus. Après des réserves émises par le CSA quant à la représentativité d’un vote téléphonique, le nouvel actionnaire Hachette supprime le débat et le « Télévote ». À cette occasion Bourret demande aux téléspectateurs le 7 décembre 1990 si « « Duel sur la 5 » c’était bien ou nul ? ». Le 12 avril 1992, quelques heures avant la dernière émission de La Cinq, le dernier Duel sur la Cinq oppose Nicolas Sarkozy à Julien Dray. Il coprésente la dernière soirée de La Cinq, et effectue le décompte final avant l’éclipse totale.
Dès le début des difficultés de La Cinq, il prend la tête de l’Association de Défense de la Cinq, dont le but est de tenter de protéger la Cinq, puis de recréer une nouvelle chaîne de télévision la remplaçant, d’abord sur le cinquième réseau hertzien resté vacant, puis par satellite.
1994-1999 : éclectisme journalistique Du 28 mars au 17 avril 1994, Jean-Claude Bourret anime quelques émissions sur la chaîne Télé emploi. Et en décembre 1994, il devient conseiller du président de La Cinquième, Jean-Marie Cavada, et présentateur de l’émission Détours de France jusqu’en juin 1997. En parallèle, il est nommé rédacteur en chef de Radio Monte-Carlo de 1994 à 1999 où il présente la tranche du matin de 6 h 30 à 8 h 30, puis en 1998, le journal de 13 h.
2016-2020 : administrateur au Press Club de France et le groupe Entreprendre Jean-Claude Bourret est le créateur du Press Club de France8 qui compte huit cents journalistes et sociétés de communication en 2015. En juin 2016, il est élu pour deux ans (juin 2018) membre du conseil d’administration du Press club de France, et réélu pour deux ans en juin 2018 dans le groupe entreprendre.
La Gendarmerie nationale En décembre 1998, Jean-Claude Bourret est nommé conseiller du directeur général de la Gendarmerie nationale1. Il présente dans les arènes de Nîmes le 13 septembre 2003 un spectacle réunissant symboliquement les orchestres de la Gendarmerie nationale et de la Police nationale en présence du ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy et du ministre de La Défense Michèle Alliot-Marie.
Le 27 novembre 2007, il est élevé au grade de colonel (réserve citoyenne) par le général d’armée Guy Parayre, directeur de la Gendarmerie nationale.
Cette mission est renouvelée en mai 2010 par le nouveau directeur de la Gendarmerie nationale, le général d’armée Jacques Mignaux (message à toutes unités numéro 105586 du 27 septembre 2010) et renouvelée le 24-7-2013 par message no 46009 du DGGN le Gal Denis Favier.
Sujets d’élection Les ovnis Au printemps 1974, Jean-Claude Bourret tient la rubrique « dossier OVNI » dans l’émission de Claude Villers Pas de Panique ; durant plusieurs semaines il fera partager aux auditeurs des enquêtes sur des observations récentes, des interviews de témoins d’observations anciennes (1934, 1954, 1966, etc.) et des entretiens avec des personnalités scientifiques, militaires et politiques.
En juin 1974, Jean-Claude Bourret sort son premier ouvrage sur le thème : La Nouvelle Vague des soucoupes volantes, chez France Empire. Entre 1975 et 1979, il consacre trois autres ouvrages à ce sujet, chez ce même éditeur13. Viendront s’adjoindre deux autres livres dans les années 1990, dont un en collaboration avec Jean-Jacques Velasco, responsable de la structure ayant remplacé le GEPAN : le SEPRA (Service d’Expertise des Phénomènes de Rentrées Atmosphériques).
En 2017, 2018 et 2020 il publie trois nouvelles enquêtes avec Jean-Pierre Petit, ancien directeur de recherche du CNRS : L’Extraordinaire Découverte, Contacts cosmiques puis Le métaphysicon, chez l’éditeur Guy Trédaniel.
Il participe à de nombreuses émissions de télévision et de radio consacrées à ce sujet.
En novembre 2006, il est choisi pour envoyer un message aux extraterrestres via les antennes du CNES : c’est en fait l’émission d’Arte dans laquelle Jean-Claude Bourret choisit de présenter une courte progression géométrique (1-2-4-8-16) avec des oranges qui est envoyée à 300 000 km/s vers le système stellaire multiple de l’étoile Errai, situé à 45 années-lumière de la Terre dans la constellation de Céphée. Ce message arrivera à destination vers 2051, et, en imaginant que d’éventuels extraterrestres puissent le capter, le décoder et y répondre immédiatement par le même moyen, leur réponse (éventuelle) ne serait pas reçue sur Terre avant 2096.
En juin 2007, le chanteur MC Solaar fait un clin d’œil à Jean-Claude Bourret en l’évoquant dans son tube Le Da Vinci Claude où il parle des « extraterrestres fascinés par les JT de Jean-Claude Bourret ».
En juillet 2009, il participe sur France 2 à l’émission des frères Bogdanoff à propos du quarantième anniversaire du premier pas de l’homme sur la Lune et des tirs de fusées Apollo (États-Unis) en 1969 et 1970.
La Bête du Gévaudan Dans un ouvrage en deux volumes, Le Secret de la bête du Gévaudan (éd. du Signe, 2010), Jean-Claude Bourret, en s’appuyant sur ses recherches historiques, assure avoir percé le secret de la bête, être parvenu à une certitude sur cette énigme. Le premier tome s’arrête à la mort « officielle » de la bête, un énorme loup de 65 kg, présenté au roi Louis XV le 1er octobre 1765. Le second tome, dans lequel J.-C. Bourret révèle le résultat de ses recherches, est publié début novembre 2010. L’auteur y indique avoir découvert des documents qui permettraient de retracer le passage de la Bête en 1763 dans le Dauphiné.
En 2016, il publie aux éditions de l’Archipel le résultat de trente ans d’enquête. Il estime à plus de quatre cents le nombre des victimes et affirme que la « Bête » est un hybride entre un loup et un descendant des chiens de combat des armées romaines.
Le 11 avril 2016, Jean-Claude Bourret présente au Press Club de France à Paris une reconstitution de la Bête du Gévaudan, réalisée à partir du rapport d’autopsie du 20 juin 1767.
La société discrète des francs-maçons, née au début du XVIIIe siècle, a suscité autant de fantasmes que de suspicions depuis sa création. Comment les Lumières ont-elles façonné la franc-maçonnerie ? Qui ont été les principaux détracteurs de cette confrérie répartie en différentes loges ?
avec :
Emmanuel Kreis (historien, spécialiste de l’antijudéo-maçonnisme et du conspirationnisme), Cécile Révauger (historienne, professeure émérite à l’Université Bordeaux Montaigne, spécialisée dans l’historiographie de la franc-maçonnerie).
En savoir plus
En 1906 paraît un ouvrage au titre sans mystère : Les Sociétés secrètes, leurs crimes, depuis les initiés d’Isis jusqu’aux francs-maçons modernes. Il est signé André Baron, journaliste nationaliste, sans surprise antidreyfusard, antisémite, antiparlementaire et proche de l’Action française. En exergue du livre se trouve un extrait de l’Encyclique Humanum Genus, contre la franc-maçonnerie, du pape Léon XIII, en 1884. L’auteur explique que « l’histoire des Sociétés Secrètes emplit d’énormes et nombreux livres en toute langue. Et malgré cela, les Sociétés Secrètes savent exercer une suggestion si habile sur les meilleurs esprits, qu’elles sont parvenues à faire complètement négliger, par presque tous les historiens, leur influence dans le monde, ainsi que leurs scélératesses de toute nature ».
Face à tant de scélératesse, laissons la parole aux historiens et aux historiennes.
La franc-maçonnerie, fruit des Lumières
Au début du XVIIIe siècle, la première loge maçonnique voit le jour en Angleterre. Souvent itinérants, les maçons avaient pris l’habitude de se regrouper en guildes et de se retrouver pour échanger, affiner leurs techniques, se rencontrer. Ce sont ces premiers foyers de sociabilité qui seraient petit à petit devenus les loges.
La naissance de la franc-maçonnerie au XVIIIe siècle n’est pas qu’une progressive transformation des guildes professionnelles. Cette société est bel et bien le fruit de son siècle, un phénomène des Lumières qui voit le jour dans le sillage politique et culturel de la Glorieuse Révolution et du Bill of Rightsde 1689. Les maçons se réunissent autour de valeurs communes : la tolérance, la liberté d’expression et de pensée, l’art de la conversation et du débat d’idées. Ces nobles, artisans, dissidents religieux, intellectuels et protestants whigs se regroupent d’abord dans des auberges puis, à partir de la fin du XVIIIe siècle, dans des loges.
La franc-maçonnerie ne tarde pas à traverser la Manche. Les premières loges voient le jour en France à partir de la fin des années 1730. Au siècle suivant, après le coup d’arrêt porté par la Révolution aux loges de l’Hexagone, la maçonnerie française s’émancipe de l’obligation de croire en Dieu et une scission se crée avec la maçonnerie anglo-saxonne.
« Dans l’esprit des Lumières, on rejetait les dogmes. L’important était cette tolérance religieuse telle que promue par John Locke et son essai sur la tolérance. Il fallait avoir une croyance, mais c’est tout. James Anderson le dit bien, l’important, c’est de croire, peu importe en quoi, ce qui est excessivement tolérant pour l’époque », explique l’historienne Cécile Révauger. « Les Lumières anglaises ne voient pas de contradiction entre religion et raison, contrairement à ce qui se passait en France avec Voltaire qui disait qu’il faut écraser l’infâme ».
Le développement d’un antimaçonnisme
Le XIXe siècle est également le siècle où se développe l’antimaçonnisme et l’idée d’un complot judéo-maçonnique. Les loges sont accusées par les milieux catholiques intégristes et de droite radicale de s’adonner à des pratiques païennes voire sataniques, mais aussi d’ourdir des complots de domination du monde.
« Il existe un antimaçonnisme dès le XVIIe siècle. Les premières traces apparaissent en 1698 en Angleterre. Certes l’Église joue un rôle dans cet antimaçonnisme, mais les premières condamnations proviennent des pouvoirs civils dans les Provinces-Unies dès 1734. S’ensuivent une vague de condamnations de la part de différents pouvoirs laïcs à travers l’Europe qui s’inquiètent pour la sécurité de leurs États, de réunions qui sont discrètes », précise l’historien Emmanuel Kreis.
Diffusées par le biais de revues et de conférences, les idées antimaçonniques ne tarissent pas au début du XXe siècle et les principaux antimaçons se regroupent au sein de la Revue internationale des sociétés secrètes, où ils laissent libre cours aux discours antimodernes. Plusieurs des membres de cette revue fournissent, à la fin des années 1930, une partie des cadres du régime de Vichy et participent à la répression des francs-maçons au sein du Service des Sociétés secrètes. Le souvenir de ces persécutions explique en partie l’attitude des francs-maçons d’aujourd’hui qui, s’ils nient appartenir à une société “secrète”, reconnaissent sans peine qu’elle est discrète.
Pourquoi la franc-maçonnerie a-t-elle suscité tant de haine, de fantasmes, de suspicions ? Autour de quelles valeurs, de quels symboles et de quelles idées les francs-maçons se réunissent-ils ?
Cécile Révauger est historienne, professeure émérite à l’Université Bordeaux Montaigne, spécialisée dans l’historiographie de la franc-maçonnerie et des Lumières.
Extrait d’un micro-trottoir sur les francs-maçons de l’émission « Les francs-maçons à visage découvert », dans Les Dossiers de l’écran en 1975 et extrait de la même émission sur les rites maçonniques
Lecture par Olivier Martinaud d’un extrait des Constitutions d’Anderson, texte fondateur de la franc-maçonnerie publié en 1723
Archive d’une messe intégriste dite par Monseigneur Lefebvre à Lille sur Antenne 2 le 29 août 1976
Lecture par Olivier Martinaud d’un extrait de l’ouvrage Les Juifs, nos maîtres d’Emmanuel Chabauty, chapitre X, 1882
Archive de propagande à propos d’une exposition maçonnique au Petit Palais dans les Actualités françaises du 30 octobre 1940
Montage mêlant Le Chant du départ de Marie-Joseph Chénier (1794), L‘Internationale d’Eugène Pottier (1871), LaMarseillaise de Rouget de Lisle (1795), LeChant des partisans sur des paroles de Joseph Kessel (1943) et LeTemps des cerises de Jean-Baptiste Clément (1868)