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Les ultra-cathos québécois accusent les Maçons de faire main basse sur l’école

Supprimer Dieu des salles de classe : un plan maçonnique pour façonner l’esprit des enfants américains

Selon Raymond Maria et traduit par Campagne Québec-Vie, il y a un peu plus d’un siècle, la Juridiction Sud du Rite Écossais Ancien des Accepté aux États-Unis a élaboré un plan pour la sécularisation des écoles publiques américaines et l’endoctrinement des esprits des jeunes Américains par l’imposition d’une religion naturelle entre les murs de la classe. Ce plan a pris des décennies à être réalisé, et ses résultats sont en train de se révéler aujourd’hui. Si l’on veut remédier à l’état intellectuel et moral déplorable des écoles de la nation, il faut connaître les manœuvres politiques, les politiques et les décisions en justice des francs-maçons, qui ont conduit l’Amérique à la crise actuelle. Un parcours à vol d’oiseau du paysage de l’éducation ne sera qu’un début pour tenter de résoudre le problème.

Le plan maçonnique pour l’éducation publique en Amérique

L’intention de la franc-maçonnerie de prendre le contrôle de l’éducation publique ne surprendrait pas ceux qui connaissent l’histoire maçonnique en France et en Europe. Comme le note Paul Fisher, « la Fraternité a fait campagne avec succès en France pour promouvoir l’enseignement laïc obligatoire universel et l’utilisation de textes scolaires comportant des valeurs maçonniques ». (p. 54) Les détails de l’implication maçonnique dans l’éducation publique française peuvent être trouvés dans un article de Mildred Headings intitulé, French Masonry Under The Third Republic, The John Hopkins University Studies In Historical And Political Science, vol. 64.

Mais pour la plupart des Américains, l’histoire des décisions de justice maçonniques et de leur influence sur l’éducation publique au sein du gouvernement américain est largement inconnue. À la lumière des batailles culturelles actuelles pour les esprits et les cœurs des jeunes enfants — batailles qui se déroulent de plus en plus entre les murs de nos écoles — nous ferions bien de comprendre la toile de fond des crises actuelles, à savoir la mainmise maçonnique sur la politique publique et la loi régissant l’éducation. Seuls un démantèlement complet des structures et des lois mises en place par les maçons permettront de revitaliser l’éducation des esprits américains. [L’auteur oublie de mentionner que la constitution même des États-Unis a été rédigée par des francs-maçons et contient des éléments de cette secte, aussi faudra-t-il modifier cette constitution afin d’éradiquer leur influence. — A.H.].

Les détails suivants sont tirés de documents publics d’actes législatifs, de décisions de justice, de journaux maçonniques et de lettres publiées.

Sceau de la Cour suprême

En 1871, le dignitaire franc-maçon du Rite Écossais Albert Pike a écrit Morals and Dogma of the Ancient and Accepted Rite of Freemasonry, un ouvrage qui sera reconnu comme la base de la philosophie maçonnique pour la Juridiction Sud de la franc-maçonnerie de Rite Écossais aux États-Unis, une juridiction à laquelle appartiennent de nombreux présidents et juges de la Cour suprême. Dans le livre, Pike affirme : « Il relève du domaine de la Maçonnerie d’enseigner toutes les vérités, pas seulement les vérités morales, mais les vérités politiques et philosophiques, et même les vérités religieuses. » (p.148)

En 1920, à Colorado Springs, le Conseil suprême du Rite Écossais a élaboré un plan pour l’avenir de l’enseignement public aux États-Unis. Selon Fisher, il s’agissait d’un « plan d’éducation complet pour la jeunesse du pays. Le plan prévoyait l’envoi de tous les enfants dans les écoles publiques pendant un certain nombre d’années et recommandait une sélection minutieuse des administrateurs et des enseignants, ainsi que des superviseurs des manuels scolaires et des bibliothèques, afin d’exclure toute “propagande sectaire”. » (p.55) Par propagande sectaire, les maçons entendaient le matériel religieux, l’instruction religieuse et la pratique religieuse sous toutes ses formes.

Le plan prévoyait également la création d’un département national de l’éducation dont le secrétaire serait nommé membre du cabinet du président. Ainsi, un président maçonnique, ou un président favorable à la Loge, pourrait facilement imposer le programme séculaire que le Rite Écossais souhaitait répandre dans tout le pays.

Deux ans seulement après l’élaboration du plan maçonnique en 1920 pour l’éducation publique, l’État d’Oregon, aidé par le Suprême Conseil de la Juridiction Sud et le Masonic Imperial Council of the Nobles of the Mystic Shrine, a déclaré illégales les écoles catholiques et autres écoles paroissiales. La loi a été déclarée inconstitutionnelle en 1925 par la Cour suprême des États-Unis dans l’affaire Pierce v. Society of Sisters, mais cette affaire a permis de clarifier deux choses. Premièrement, elle a montré jusqu’où les francs-maçons souhaitaient aller dans leur haine de l’éducation religieuse. Deuxièmement, cela signifiait que l’opinion de la Cour devait changer, ce que la Loge a ensuite cherché à accomplir au sein de la Cour au cours des décennies suivantes.

Efforts pour créer un département de l’éducation et imposer la religion naturelle

Dix ans se sont écoulés après l’affaire Pierce contre Society of Sisters, et le programme maçonnique d’éducation publique laïque n’avait pas encore vu de fruits tangibles au niveau national. Notamment, les francs-maçons n’avaient pas encore établi de département de l’éducation au sein du gouvernement fédéral. De leur propre aveu dans la revue maçonnique New Age, cela était principalement dû à l’opposition de la majorité de la Commission de l’éducation de la Chambre, qui était catholique. « Tant que cette condition existera au Congrès », déclarait la revue, en se référant à la majorité catholique de la commission de l’éducation, « il y aura peu de possibilités de créer un département de l’éducation ».

Commentant les conséquences de la situation au sein du Congrès — qui allait finalement être surmontée de l’extérieur par plusieurs décisions de la Cour suprême — Fisher suppose qu’ « il est maintenant évident que si une poignée de membres catholiques de la Commission de l’éducation de la Chambre des représentants n’avaient pas prévalu, et n’avaient pas été suivis par des membres du Congrès et des sénateurs catholiques tout aussi fermes jusqu’au début des années 60, chaque enfant de l’école publique (y compris cet auteur) aurait pu recevoir la propagande naturaliste comme religion nationale établie, bien avant que la Cour suprême dominée par les francs-maçons n’impose effectivement ce programme au système scolaire public de la nation lorsqu’elle interdit la lecture de la Bible et les prières à l’école en 1962 et 1963 » (p. 56).

Le fait que l’imposition d’une religion naturelle par le biais des écoles publiques était l’intention des maçons a été très clairement reconnu au milieu du vingtième siècle dans le journal New Age. Dans un article de 1948 dans cette publication, intitulé Religion in the Public Schools, Henry Ware Allen écrivait : « la présentation dramatique du 32e degré du Rite Écossais exprime un code d’éthique qui est essentiellement la religion naturelle… Dans ce soutien à la religion naturelle, la maçonnerie du Rite Écossais présente un excellent exemple de ce qui pourrait être suivi dans nos écoles publiques… Il ne peut y avoir d’objection fondée à la présentation de la religion naturelle. »

Connaissez-vous le Rouen symbolique & le Rouen alchimique ?

Cette vidéo a été réalisée pour animer les conférences de l’association Art & Symboles, notamment lors de celles présentant l’ouvrage « Rouen symbolique Rouen alchimique ». La vidéo commence tout d’abord par l’origine du symbole en prenant pour exemple la symbolique de l’Île de Pâques. Puis, sur ces bases, le voyage continue à Rouen, où 24 monuments sont commentés, expliqués. La symbolique hermétique y est dévoilée dans le respect des anciens et de la tradition alchimique.

Des réponses sont données aux légendes et rébus qui jusque-là étaient encore bien mystérieux. « Rouen symbolique Rouen alchimique » est le premier ouvrage d’une nouvelle collection des Editions Philomène Alchimie dont l’objectif est de présenter au plus grand nombre les demeures philosophales si méconnues.

Rouen comme vous ne l’avez jamais vu ! Cet ouvrage, abondamment illustré de photos et de dessins originaux, s’avère en fait être un vrai guide universel à la compréhension du symbolisme rouennais et même de l’alchimie. Au travers de ces livres de pierre et de bois

Un peu d’histoire

Rouen est une commune du nord-ouest de la France traversée par la Seine. Préfecture du département de la Seine-Maritime, elle est le chef-lieu de la région Normandie.

Comptant 112 321 habitants intra-muros, la ville est la trente-sixième commune la plus peuplée de France et la deuxième de Normandie après Le Havre. Elle n’en demeure pas moins la capitale administrative (préfecture) de la région Normandie tandis que la capitale politique est Caen (siège du conseil régional) ; la Normandie se distingue donc par une gouvernance bilocalisée. En 2018, son agglomération compte 498 822 habitants. Elle est la commune la plus densément peuplée du Grand-Ouest français avec 5 254 hab./km2. En 2012, avec 658 285 habitants, son aire urbaine est la première de la région normande, la douzième de France et la deuxième du Bassin parisien après celle de Paris. Sa zone d’emploi, première du territoire régional, comprend 829 210 habitants en 20126. Par conséquent, la ville est un centre économique national important.

Rouen est le siège d’une intercommunalité, la Métropole Rouen Normandie, qui est, avec 492 681 habitants en 2018, la sixième de France et la deuxième du Grand Ouest français, après Nantes Métropole. Elle accueille aussi le Pôle métropolitain Rouen Seine-Eure.

L’histoire très riche de cette cité normande témoigne de sa dimension politique et économique. Entre 911 et 1204, elle est la capitale du duché de Normandie. L’Échiquier puis le Parlement de Normandie y sont successivement installés. À partir du xiiie siècle, la ville connaît un essor économique remarquable grâce au développement des manufactures de textile. Revendiquée aussi bien par les Français que par les Anglais durant la guerre de Cent Ans, c’est sur son sol que Jeanne d’Arc a été incarcérée, jugée puis brûlée vive en 1431. Très endommagée par la Semaine rouge de 1944, elle a retrouvé son dynamisme économique au cours de l’après-guerre grâce à ses sites industriels et à son grand port maritime, qui est de nos jours le cinquième grand port maritime français.

Dotée d’un prestige hérité principalement de l’ère médiévale et d’un patrimoine composé de nombreux monuments historiques, Rouen est une capitale culturelle reconnue dont plusieurs musées jouissent d’une renommée certaine. Célèbres sont ses maisons à colombages. Le grand nombre d’édifices religieux s’y trouvant lui vaut le surnom de « Ville aux cent clochers ». La cathédrale Notre-Dame, bien connue par-delà la région, est l’une des plus hautes du monde. Labellisée ville d’art et d’histoire en 2002, elle est candidate au titre de capitale européenne de la culture pour 2028.

Siège d’un archidiocèse et de la primatie de Normandie, elle accueille aussi une cour d’appel et une université. Tous les quatre à six ans, Rouen devient la capitale occasionnelle du monde maritime grâce à « l’Armada ».

Après la Seconde Guerre mondiale, Rouen fait partie des 21 villes décorées de la Légion d’honneur et de la Croix de guerre 1939-1945.

France Culture : 1882, séisme au cœur de la Franc-Maçonnerie : une femme est initiée…

A la fin du XIXe siècle, la Franc-Maçonnerie française est exclusivement masculine. Mais le 14 janvier 1882, sous l’impulsion de Georges Martin, la Loge « Les libres penseurs du Pecq » (Grande Loge Symbolique Écossaise), initie Maria Deraismes , une des féministes les plus en vue de son époque.

Maria Deraismes, fondatrice du Droit Humain
Maria Deraismes, fondatrice du Droit Humain

Ensemble, en 1893, ils fonderont la première obédience mixte : la Grande Loge Symbolique Écossaise Le Droit Humain, qui devient le 11 mai 1901, l’Ordre maçonnique mixte international le « Droit Humain » .

Bibliographie

  • Patrick Boucheron (dir.), Histoire mondiale de la France, Paris, Seuil, 2017.v
  • André Combes, Histoire de la franc-maçonnerie au XIXe siècle, tomes I et II, Paris, Éditions du Rocher, 1998-1999.
  • Jean Estèbe, Les Ministres de la République, 1871-1914, Paris, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 1982.
  • Daniel Halévy, La Fin des notables, Paris, Bernard Grasset, 1930.
  • Andrée Prat, Colette Loubatière, L’Ordre maçonnique Le Droit Humain, Paris, PUF, collection Que Sais-je ?, 2013.
  • René Rémond, La vie politique en France depuis 1789, tome 2, 1848-1879, Paris, Armand Colin, 1969.
  • Dominique Segalen, Le Droit Humain, 1866-1916, Genèse et fondation de l’Ordre maçonnique mixte international, Paris, Éditions Detrad aVs, 2016.

De la franc-maçonnerie aux sciences humaines (2/2)

Connais-toi toi-même

Suite de l’article du 26 août

Encore faut-il, pour penser la société des hommes et prétendre lui transmettre des principes de vie, que en tant que « passeur de valeurs », je sois au clair avec moi-même. C’est-à-dire que, avec ma conscience d’être, je comprenne mon propre fonctionnement mental et ma relation à ce monde dont je dépends… avant de tenter de comprendre les autres et décider de les instruire ! Connais-toi toi-même… dit justement – à l’apprenti maçon que je suis et que je demeurerai à vie – l’injonction qui orne le fronton du Temple de Delphes et empruntée par Socrate (469-399 avant Jésus-Christ) comme devise. La deuxième partie de la maxime, souvent citée avec « …et tu connaîtras l’univers et les dieux » est l’un des ajouts en forme d’une promesse poétique, d’origine inconnue, surgi de l’histoire récente. Il a le mérite de me rappeler que je suis organiquement composé des mêmes éléments que le cosmos. Lequel correspond au Divin des grecs anciens, et, ce qui revient au même, à la Nature de Spinoza.

Traduite du grec « gnôti seauton », l’expression « Connais-toi toi-même », reprise comme sentence emblématique par la franc-maçonnerie, signifie après traduction littérale et juste interprétation : « Deviens capable de juger les limites de tes possibilités ». C’est une invitation à la lucidité, donc à l’humilité, à la modestie. Mais par extension, et une lente dérivation de sens, elle a été comprise comme une invitation à l’introspection. Dès lors, sous cet angle, l’analyse de nos sentiments et états d’âme, reflets psychiques variables, ne peut tenir lieu de véritable connaissance de soi.

En revanche, la méthode maçonnique, appréhendée au niveau conscient, comme méthode de développement personnel, implique la progressivité donc une notion de temps, très bien valorisée par nos rituels. Nous pouvons alors, sur la durée, apprécier objectivement nos capacités et mesurer nos efforts.

C’est avec moi que je passe précisément le plus clair de mon temps : une excellente raison pour entretenir de bons rapports « auto personnels » et ainsi recenser mes possibilités, aptitudes, efforts, tendances, goûts. Il n’est pas inutile, dans le cadre de mon appartenance maçonnique, d’inventorier le potentiel dont je dispose et que je peux mettre à la disposition du groupe.

  • Au stade biophysique : ma vitalité, ma capacité énergétique, mon endurance.
  • Au niveau psychologique : mon affectivité, ma volonté, mes réactions émotionnelles, mon imagination.
  • Sur le plan pratique : mon savoir-faire, mes expertises, ma créativité, mon aptitude relationnelle
  • Dans le champ intellectuel : ma mémoire, ma réflexion, mes convictions, ma culture, mes valeurs spirituelles.

Il n’intervient ici aucune pensée magique, aucune concession à l’irrationnel. Se connaître, revient à passer, sans narcissisme, par le « centre de soi » pour en évaluer le contenu réel : les forces disponibles comme les faiblesses constatées. Ce qui est améliorable et ce qui ne l’est pas. Car on peut changer de regard, d’idées et de manières de faire, mais pas de programme génétique !

La méthode maçonnique comme savoir, n’a jamais prétendu représenter « tous les savoirs ». En revanche, elle invite au savoir partagé, provenant aussi bien de ses membres que de l’extérieur. Là réside l’un de ses grands attraits d’ordre éducatif : elle constitue un remarquable tremplin pour rejoindre d’autres centres d’intérêts, tout comme d’autres disciplines, et s’y ouvrir.

Quoi de neuf ? Freud !

En entrant ainsi, s’ils le veulent, dans d’autres univers complémentaires, les pratiquants de l’Art Royal agrandissent d’évidence la sphère maçonnique tout en « amplifiant » leur propre pensée. Une forme d’enrichissement dont ils feront profiter à l’occasion leur entourage maçonnique, mais aussi familial, amical, professionnel. Emmanuel Kant, le premier, a proposé ce principe d’ouverture éducative multidisciplinaire, qu’il nomme « pensée élargie » en y voyant même carrément le sens de la vie. Jean-Jacques Rousseau valorisera ce principe dans le même esprit. Et, de nos jours, le philosophe Luc Ferry y voit une « idée cruciale » : elle permet, en s’intéressant à son semblable, en quelque sorte, d’élargir notre pensée à celle de l’autre, non seulement pour s’arracher de notre égocentrisme, mais encore pour nous parfaire, par addition des points de vue. Nous sommes bien ici également au cœur de la pensée maçonnique !

Dans le cadre de ce possible rapprochement « maçonnerie-sciences humaines », pour enrichir le franc-maçon, nous ne pouvons faire l’économie d’un regard vers la psychanalyse ! Au-delà du cliché de « l’analysant » allongé sur un divan et de « l’analyste » assis derrière lui sur un fauteuil et censé l’écouter, cette autre méthode – fille de la philosophie – n’est pas qu’une thérapie par la parole. Elle constitue elle aussi un ensemble d’outils permettant l’observation et l’interprétation des comportements humains comme des faits de société. Sigmund Freud, son concepteur autrichien (1856-1939), qui eut nombre d’adversaires dans sa vie tourmentée, continue d’être régulièrement la cible de détracteurs qui lui reprochent ce qu’ils dénient : l’existence en eux de ce « continent noir » qui au vrai les apeurent : l’inconscient ! Freud « le spéléologue des profondeurs », n’a-t-il eu le front d’affirmer que ce n’est pas le rameur qui mène la barque, mais le passager clandestin ?!Un défi, pire une véritable insulte, pour tout rationnel pur et dur qui prétend être « maître à bord » de sa personne !

Pourtant, ne devraient s’autoriser à critiquer la psychanalyse pratique que ceux qui ont suivi une cure !! Elle ne convient pas à tout le monde, certes, comme nombre de méthodes de soins. Il n’empêche, et c’est l’essentiel, que des milliers de gens, sans anti-dépresseurs ni tranquillisants, sont soulagés chaque année de leurs souffrances névrotiques. Eux se fondent ensuite silencieusement dans la cité….

Rappelons que Freud n’a pas découvert l’existence de l’inconscient. Avant lui, plusieurs médecins et philosophes, dont Friedrich Nietzsche ont avancé son hypothèse. Mais c’est Freud qui l’a affinée, en allant plus loin avec son postulat d’un appareil psychique composé, selon ses appellations, du Ca (inconscient) du Moi (conscient) et du Surmoi (pression sociale). Ce schéma supposé du fonctionnement mental, n’a jamais été démenti à ce jour ! Et tout le travail de Freud et des psychanalystes qui lui ont succédé, Lacan notamment, a été et est toujours de nous permettre d’écarter les deux mâchoires féroces qui cherchent à nous enserrer : le « ça » (nos pulsions nocives) et le « surmoi » (la culpabilisation sociétale). Pour donner à leur « moi conscient » toujours plus d’espace vital. Et partant, de lumière. La liberté de l’individu étant le but ultime de la cure analytique. Comme celui de la franc-maçonnerie ! « Là où recule le ça, advient le Moi » insiste Freud.

Il avait une vision symbolique du monde, née de ses voyages sur les ruines de la Grèce antique et dont a profité toute son œuvre. Un symbolisme entretenu et pratiqué pendant une trentaine d’années au sein de la section viennoise du B’naï B’rith (« Les Fils de l’Alliance », organisation paramaçonnique, toujours existante), fondée aux Etats Unis en 1883 à New York par un petit groupe de francs-maçons juifs exilés. Tolérance, fraternité, droits de l’Homme, Freud connaissait bien ces valeurs ! On doit à ce génie du XXème siècle des apports conceptuels majeurs, outre ses travaux sur les désirs inconscients et la signification des rêves : théorie de la sexualité infantile, complexe d’Œdipe, refoulement et transfert, régression et conversion, déplacement et projection, identification et sublimation, fantasme et lapsus révélateur, etc. Autant d’expressions techniques largement passées dans le langage populaire, autant de mécanismes psychiques révélés qui nous sont devenus familiers. Ils nous expliquent aussi bien le fonctionnement de l’Homme dans la cité qu’ils éclairent très souvent nos travaux, sur les colonnes de nos ateliers. Parce que, soulignons-le, si la méthode maçonnique n’est pas une thérapie, elle ne manque pas en revanche, de bénéficier des raisonnements de la précieuse théorie psychanalytique.

Il est minuit plein en Europe : L’homme aux cheveux blancs quitte l’obédience au clair de lune et va reprendre son métro. La jeune femme dépose son attaché-case sur la banquette arrière de sa voiture et redémarre dans la nuit. Le postulant peine à s’endormir après son passage sous le bandeau. Il est midi au zénith de l’océan indien : La bande d’amis sort du temple après la tenue blanche ouverte, éblouie par le soleil. Les uns et les autres ont donné et reçu à leur manière, lors de ces rencontres maçonniques. Ils rejoignent la cité avec de « la matière à réfléchir », avec aussi l’idée que, en tant que « semeurs volontaires » de graines éducatives, effectifs ou en puissance, ils doivent faire progresser la culture, dans tous les domaines de l’esprit, donc du vivant.

Parce que transmettre, c’est le moyen humain à disposition pour lutter contre la mort. Parce qu’éduquer, c’est apprendre deux fois.

(Découvrir la première partie de ce texte)

Secrets et mythes des francs-maçons de Russie

De notre confrère fr.rbth.com – Par Georgui Manaïev, pour RBTH

Des ivrognes en armure au candidat à la présidentielle

Selon la légende, le premier franc-maçon de Russie ne fut autre que Pierre le Grand en personne. Nombreux sont les illustres citoyens russes soupçonnés d’avoir intégré leurs rangs, du poète Alexandre Pouchkine au chef du gouvernement provisoire postrévolutionnaire, Alexandre Kerenski. Néanmoins, dans l’histoire du pays, les loges maçonniques ont suscité des réactions très diverses, et ont à plusieurs reprises fait l’objet d’interdictions. Pourquoi les Russes avaient-ils peur des francs-maçons et ces derniers ont-ils eu une quelconque influence sur la politique gouvernementale ?

De l’Angleterre à la Russie

La franc-maçonnerie fit son apparition en Russie en 1731, lorsque le lord Lovell, grand maître de l’Obédience maçonnique d’Angleterre nomma le capitaine John Philips grand maître de Russie. La doctrine de Philips ne fut toutefois diffusée que dans un cercle restreint d’étrangers rentrés au service du trône de Russie. En réalité, une loge avait été créée en Russie parce que s’y trouvaient de nombreux représentants de l’élite marchande et politique anglaise, qui appartenaient à la franc- maçonnerie et qui exigeaient à la « maison mère » la possibilité d’y organiser des réunions maçonniques officielles.

Ce n’est que dans les années 1740-1750 que la noblesse russe commença à intégrer la confrérie. À cette époque, la franc-maçonnerie paraissait plus être une mode qu’une réelle vocation. Les membres de la première loge du pays, à la tête de laquelle se trouvait Roman Vorontsov, étaient des nobles aux noms célèbres, tels que Soumarokov, le comte Golovine, les princes Golitsyne… Avant que Catherine II ne monte sur le trône, la franc-maçonnerie était si populaire au sein de l’élite qu’elle attira fortement l’attention du gouvernement. En effet, non seulement l’ancien époux de l’impératrice, Pierre III, faisait preuve d’une grande bienveillance à l’égard des francs-maçons, mais en plus les loges maçonniques russes étaient contrôlées par les grandes loges étrangères, ce que le pouvoir tsariste voyait, à juste titre, comme un danger politique.

Des cérémonies à l’illumination

Les réunions maçonniques des années 1750-1760 en Russie se déroulaient selon le rite de la Stricte observance templière, mise au point par un ordre allemand de néotempliers. Ces assemblées ressemblaient par ailleurs plus à des représentations costumées : vêtus d’armures ornées de plumages, les frères se rassemblaient pour discuter des questions maçonniques (il était interdit d’y aborder des thèmes politiques). L’Agapè, le repas succédant à la discussion, était quant à elle généralement fort arrosée.

Au XVIIIe siècle , ces réunions « chevaleresques » étaient très en vogue auprès des nobles russes, qui étaient presque tous d’anciens militaires, mais elles avaient peu à voir avec la véritable franc-maçonnerie. Pour illustrer cela, l’homme d’État et poète Ivan Elaguine avoua par exemple avoir rejoint la confrérie uniquement « par orgueil » et par désir de s’assurer la protection des personnes haut placées fréquentant les cercles maçonniques.

Ivan Elaguine

Comme l’écrit le mémorialiste Ossip Prjetslavski, « lorsque dans une institution le choix d’une nomination dépendait d’un franc-maçon, et que l’un des candidats était également franc-maçon, alors, quelles que soient les circonstances conditionnant le choix, celui-ci penchait toujours en faveur du +frère+ ».

Elaguine fut toutefois déçu par le système de la Stricte observance templière et reçut, au début des années 1770, l’autorisation de la Grande Loge d’Angleterre de constituer une union maçonnique en Russie. Au même moment, à Saint-Pétersbourg, le baron allemand Reichel fonda lui aussi une union maçonnique soumise au système suédois Zinnendorf. Si le système d’Elaguine était principalement axé sur la recherche mystique du secret maçonnique, de leur côté les disciples du système Zinnendorf aspiraient exclusivement à l’accomplissement de soi. Malgré la multitude de loges (au XVIIIe siècle, Moscou en comptait à elle seule 27), les francs-maçons russes étaient en réalité peu nombreux ; l’union d’Elaguine par exemple n’en regroupait que 400 environ. Cela entraîna la fusion des deux branches en 1776, ce qui ne marqua toutefois pas la fin des frictions.

Alors que Saint-Pétersbourg était le théâtre d’une lutte entre Elaguine et Reichel, dès la fin des années 1770, les loges moscovites commencèrent à prendre de l’ampleur. Un rôle important dans ce phénomène fut joué par l’homme d’État et éditeur Nikolaï Novikov, qui fit notamment partie de la délégation de francs-maçons russes au convent de Wilhelmsbad (1782), où la Russie avait été reconnue comme une province maçonnique à part entière.

8 mythes sur la Franc-maçonnerie dévoilés

De notre confrère nationalgeographic.fr – Par BRIAN HANDWERK

Entre conspirations, religions et légendes, la franc-maçonnerie a fait l’objet de nombreuses spéculations depuis ses débuts. Décryptage de huit mythes répandus sur la plus grande société secrète du monde. Depuis longtemps, bien avant Le Symbole perdu de Dan Brown, les francs-maçons sont accusés de tout et de rien : de conspirer avec des extraterrestres, d’être des déviants sexuels, de se livrer à des rituels occultes, de diriger le monde ou d’essayer d’y mettre fin. Parmi leurs détracteurs, on trouve des passionnés de théories du complot ainsi que des organisations religieuses, dont l’Église catholique.

Et si la franc-maçonnerie, plus grande société secrète internationale du monde, n’était en réalité qu’un groupe de personnes aimant socialiser, et pratiquer des rituels non sataniques, le développement personnel et le service communautaire ?

Au moment de la sortie du livre de Dan Brown, en 2009, National Geographic a interrogé deux francs-maçons et un historien de l’ancien ordre chrétien, qui aurait donné naissance aux francs-maçons au 17e ou 18e siècle, afin de faire la part des choses entre faits et mythes sur la célèbre société secrète.

MYTHE 1 : Les symboles maçonniques sont partout

3 bagues maçonniques
3 bagues maçonniques

Il est vrai que les symboles maçonniques ont tout sauf disparu, nous confirma l’historien et franc-maçon Jay Kinney, auteur de l’ouvrage Masonic Myth paru en 2009. La franc-maçonnerie est riche en symboles, et nombre d’entre eux sont omniprésents, tels que le pentagramme ou « l’œil omniscient ». Mais la plupart des symboles maçonniques ne sont pas spécifiques à la franc-maçonnerie.

« Pour moi, l’utilisation maçonnique des symboles, c’est comme un pêle-mêle constitué d’éléments pris çà et là. La franc-maçonnerie les utilise à sa propre manière » souligne Jay Kinney. Le pentagramme, par exemple, est bien plus ancien que la franc-maçonnerie et n’acquit ses connotations occultes qu’aux 19e et 20e siècles, des centaines d’années après son adoption par les francs-maçons.

De même, l’œil omniscient, ou œil de la Providence, arriva sur le Grand Sceau des États-Unis d’Amérique (et sur le billet de dollar américain), grâce à l’artiste Pierre-Eugène Ducimetière, qui n’était pas franc-maçon.

L’œil représente la direction divine de l’État américain et, comme l’affirma le secrétaire du Congrès américain Charles Thompson en 1782, fait allusion « aux nombreuses interventions de la Providence en faveur de la cause américaine ».

Un célèbre franc-maçon faisait partie du comité chargé de la conception du Sceau : Benjamin Franklin. Le dessin qu’il proposa ne comportait pas d’œil et fut rejeté.

MYTHE 2 : Les francs-maçons descendent des Templiers

Templier
Templier

Le prétendu lien entre les Francs-maçons et les Templiers fit beaucoup parler à travers l’Histoire. Ce puissant ordre militaire et religieux, créé pour protéger les pèlerins médiévaux en Terre Sainte, fut dissous par le pape Clément V, sous la pression du roi français Philippe IV, en 1312.

Après l’apparition de la franc-maçonnerie moderne au 17e ou au 18e siècle en Grande-Bretagne, certains francs-maçons prétendirent avoir acquis les secrets des Templiers et adoptèrent leurs symboles et leur vocabulaire, en nommant par exemple certains niveaux de la hiérarchie maçonnique d’après les « grades » templiers.

« Mais ces grades [Templiers] et ces ordres maçonniques n’avaient aucun lien historique avec les Templiers originaux », explique Kinney. « Ce sont des mythes ou des figures symboliques qui furent utilisés par les francs-maçons. Mais comme une association avait été faite avec ces grades, et que les grades s’étaient perpétués, après un certain temps, on commença à penser qu’il y avait eu un lien. »

Helen Nicholson, autrice de The Knights Templar: A New History, confirme qu’il est impossible que les francs-maçons descendent d’une manière ou d’une autre des Templiers. À l’époque des premiers francs-maçons, « il n’y avait plus de Templiers », selon l’historienne de l’université de Cardiff.

MYTHE 3 : Les francs-maçons cachent des trésors des Templiers

Coffre avec une lumière

L’un des nombreux filons de la théorie reliant les Templiers aux francs-maçons suggère que certains Templiers survécurent à la destruction de l’Ordre du Temple au 14e siècle en se réfugiant en Écosse, où ils cachèrent un fabuleux trésor sous la chapelle Rosslyn (comme on peut le voir dans le Da Vinci Code).

L’histoire raconte que le trésor et la tradition des Templiers furent transmis aux fondateurs de la franc-maçonnerie.

En réalité, le trésor des Templiers existait bel et bien, selon Nicholson, mais il finit dans d’autres mains il y a bien longtemps.

« La raison la plus probable [de la dissolution des Templiers] est que le roi voulait leur argent. Le roi de France était en faillite, et les Templiers avaient beaucoup d’argent. »

MYTHE 4 : Les rues de Washington forment des symboles maçonniques géants

On a longtemps pensé que de puissants francs-maçons avaient intégré des symboles maçonniques dans le plan des rues de la ville de Washington, conçu principalement par Pierre Charles L’Enfant en 1791.

« Individuellement, les francs-maçons ont joué un rôle dans la construction de la Maison Blanche, dans la construction et la conception de Washington », affirmait en 2009 Mark Tabbert, alors directeur des collections du George Washington Masonic Memorial à Alexandria en Virginie. « Et on peut trouver des symboles maçonniques [à petite échelle] dans toute la ville, comme dans la plupart des villes américaines. »

Mais, selon lui, il n’y a pas de message maçonnique dans le plan des rues de la ville. Pour commencer, Pierre L’Enfant n’était pas un franc-maçon.

Et pourquoi les francs-maçons se donneraient-ils la peine de tracer une grille de rues correspondant à leurs symboles ?

Pour Tabbert, lui-même franc-maçon, « il doit y avoir des raisons pour faire une telle chose. Dan Brown [en a trouvé], parce qu’il écrit des fictions. Mais il n’y en a pas. »

Franc-maçonnerie : la mystification de Léo Taxil
Franc-maçonnerie : la mystification de Léo Taxil – PHOTOGRAPHIE DE MAGAZINE HISTOIRE ET CIVILISATIONS

MYTHE 5 : Les francs-maçons dirigent le monde

Zeus tenant dans sa main un éclair du ciel
Zeus tenant dans sa main un éclair du ciel

C’est peut-être la liste impressionnante de francs-maçons éminents, qui s’étend de Napoléon à Franklin Delano Roosevelt en passant par le roi Kamehameha (IV et V !), qui conduit certains à suggérer que le groupe dirige le monde dans l’ombre. Mais d’après Kinney, le groupe est largement décentralisé, et aurait du mal à diriger quoi que ce soit avec beaucoup d’efficacité.

« Je pense que les idéaux incarnés par la  [franc-maçonnerie], qui ont trait à la fraternité universelle, sont partagés par les [franc-maçons] du monde entier, quelles que soient leurs différences religieuses, politiques ou nationales », explique-t-il. « Cependant, avoir des idéaux communs, c’est une chose, mais avoir une sorte de hiérarchie commune en est une autre. »

Kinney relève que les États-Unis comptent à eux seuls cinquante-et-une grandes loges maçonniques, une pour chaque État et le district de Columbia. Chacune de ces organisations indépendantes supervise ses nombreuses loges débutantes locales et n’a que peu de coordination réelle avec les autres grandes loges.

Au niveau international, les loges maçonniques ne parlent non seulement pas d’une seule voix, mais refusent parfois de reconnaître l’existence des autres.

En outre, d’après Kinney, de nombreux francs-maçons sont indépendants et ont tendance à résister aux décrets venus d’en haut. « Il est impossible qu’ils soient dirigés par une seule hiérarchie. Une telle entité n’existe pas. »

MYTHE 6 : La franc-maçonnerie est une religion (ou une secte)

Hommes du Ku,Klux,Klan en réunion
Hommes du Ku,Klux,Klan en réunion

Les francs-maçons soulignent toutefois que leur organisation n’est pas une religion, c’est-à-dire qu’elle n’a pas de théologie unique et ne propose pas un chemin pour les croyants vers le salut ou d’autres récompenses divines.

Malgré tout, pour être acceptés dans la franc-maçonnerie, les initiés doivent croire en un dieu, n’importe quel dieu. Les chrétiens sont peut-être majoritaires, mais les juifs, les musulmans et d’autres sont bien représentés dans les cercles maçonniques. Lors des réunions des loges, les discussions religieuses sont traditionnellement taboues, selon Kinney et Tabbert.

Mais certains chefs religieux estiment que les rituels et les croyances maçonniques, avec les temples, les autels et les serments, constituent une foi opposée. Le refus maçonnique de classer une religion au-dessus des autres n’a pas non plus toujours été populaire.

Par exemple, une déclaration catholique de 1983 approuvée par le pape Jean-Paul II indiquait que « les catholiques inscrits dans des associations maçonniques sont impliqués dans un péché grave et ne peuvent s’approcher de l’Eucharistie ».

MYTHE 7 : Les francs-maçons ont lancé la Révolution américaine

D’éminents francs-maçons comme Benjamin Franklin et George Washington jouèrent un rôle essentiel dans la Révolution américaine. Dans les rangs des francs-maçons figuraient neuf signataires de la Déclaration d’indépendance, et treize signataires de la Constitution américaine.

Mais la franc-maçonnerie (née en Grande-Bretagne, après tout) avait des adhérents des deux côtés du conflit. Selon Tabbert, les groupes maçonniques permettaient aux hommes des deux camps de la révolution de se réunir en tant que frères, et non de promouvoir une opinion politique, ce qui serait contraire à la tradition maçonnique.

« Pendant de nombreuses années, les maçons ont prétendu, dans le cadre de leurs propres études, que tous les révolutionnaires et les Pères fondateurs étaient des francs-maçons. Un bon nombre d’entre eux l’étaient, mais ils ne faisaient pas ces choses parce qu’ils étaient francs-maçons », soutint Tabbert.

MYTHE 8 : Pour devenir membre, il faut avoir des relations douteuses

Casino, machine à sous

Contrairement à ce que raconte Le Symbole perdu, il n’est pas nécessaire de boire du vin dans un crâne pour rejoindre les francs-maçons. En réalité, la tradition veut que la société secrète ne recrute pas ses membres mais accepte simplement ceux qui viennent vers elle de leur plein gré.

Selon l’historien franc-maçon Kinney, lorsque la franc-maçonnerie atteignit son apogée à la fin des années 1950, près d’un homme adulte éligible sur dix était membre : soit un total de près de quatre millions de membres aux États-Unis. Ce n’était donc pas juste réservé à une petite élite.

Aujourd’hui, le nombre de membres de la franc-maçonnerie, comme celui d’autres organisations fraternelles, a considérablement diminué, malgré l’intérêt apporté par des œuvres comme Le Symbole Perdu.

Cet article a initialement paru sur le site nationalgeographic.com en langue anglaise en 2009, au moment de la sortie du livre Le Symbole Perdu de Dan Brown.

Amande PICHEGRU réélue Grand Maître National de la Fédération française du DROIT HUMAIN lors du Convent de Reims

Du 26 au 28 août 2022, ce sont près de 900 Frères et Sœurs, députés et visiteurs des 740 ateliers de la Fédération française de l’Ordre Maçonnique Mixte International Le DROIT HUMAIN, qui ont tenu leur Convent annuel à Reims. Cette édition 2022, qui marquait le 100ème anniversaire du tout premier Convent tenu en 1922 au zénith de Paris, a été organisée pour la toute première fois dans l’histoire de l’obédience dans une ville en région. Via leurs députés, les 16 000 membres français du DROIT HUMAIN ont à cette occasion renouvelé toute leur confiance à la Strasbourgeoise Amande PICHEGRU. Elle entame ainsi sa deuxième et dernière année de mandat en qualité de Grand Maître National de la Fédération française.

Ce mandat sera notamment ponctué par le 130ème anniversaire de la création le 4 avril 1893 à Paris de la toute première loge mixte de l’histoire de la franc-maçonnerie universelle, en pleine égalité de droits et de devoirs entre hommes et femmes. Cette date symbolique est pour Amande PICHEGRU une invitation pour tous les membres du DROIT HUMAIN à s’interroger, à l’aune de nouveaux enjeux contemporains qui les obligent, sur l’actualité du caractère intrinsèquement transgressif, novateur et moderne de l’obédience depuis ses origines.

À  ce titre, conformément à la Constitution Internationale du DROIT HUMAIN enrichie depuis mai 2022 d’un impératif à assurer « l’harmonie entre les êtres humains et la nature », les travaux des loges devraient désormais intégrer encore davantage la question environnementale pour pleinement participer au « progrès de l’Humanité » et de tous les « êtres humains » qui la composent, reconnus en pleine égalité indépendamment de leur genre. Pour Amande PICHEGRU, le DROIT HUMAIN doit continuer à se singulariser par la transgression dans la tradition, la modernité dans la permanence des idéaux humanistes, la fraternité dans l’adversité du monde.

A PROPOS DU DROIT HUMAIN > créé à la suite de l’initiation, il y a 140 ans, de la toute première femme (Maria Deraismes) aux mystères de la franc-maçonnerie, LE DROIT HUMAIN est l’obédience historique de la mixité. Deuxième plus ancienne obédience de France, avec près de 16000 membres travaillant dans 740 ateliers de métropole et d’outre-mer, la Fédération française est la branche hexagonale de l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN, qui, présent en 2022 dans plus de 60 pays, est ainsi la première organisation maçonnique mixte au monde. Sous toutes les latitudes, ses membres fraternellement unis dans leur diversité, sans distinction de genre, d’ordre social, ethnique, philosophique ou religieux, travaillent à la réalisation d’un même idéal de progrès grâce aux vertus initiatiques d’un rite universel constructeur d’individualités libres et engagées.

21/09/22 : Francs-maçons, l’obsession des dictateurs sur Histoire TV

« Les histoires qui font l’Histoire », tel est le slogan de cette chaîne de télévision thématique française du groupe TF1 créée le 14 juillet 1997, consacrée à l’histoire et diffusée par le satellite, le câble, IPTV et le Web.

Un document inédit !

« Francs-maçons, l’obsession des dictateurs », le 1er épisode !

Adolph Hitler, en 1938
Benito Mussolini
Francisco Franco, ancien Caudillo d’Espagne, en 1964

La grille TV nous le présente ainsi :

« Puissants, sûrs d’eux et porteurs d’une vérité absolue… Hitler, Mussolini et Franco avaient tous en commun une obsession qui les hanta jusqu’à leurs derniers jours : les Francs-Maçons.

Que complotent les hommes en tablier dans les temples ? Quels complots ourdissent-ils contre la nation ? Considérée comme un ennemi, la franc-maçonnerie est mise hors la loi et les Francs-Maçons sont persécutés dans toute l’Europe, avec la bénédiction de l’Église catholique. Comment survivre à la fureur des dictateurs ? Francs-maçons : l’obsession des dictateurs revient sur l’histoire de la Seconde Guerre mondiale racontée par l’association secrète la plus célèbre de l’histoire.

Mercredi 21 septembre 2022 à 20 h 50 – Produit par : GA&A/Réalisé par : Luigi Maria Perotti/Auteur : Luigi Maria Perotti et Carlo Ghiani/Année de production : 2022/Nationalité : Italie.

Luigi Maria Perotti

Trois documentaires au total, les 21 et 28 septembre 2022

Inédit : Francs-maçons, l’obsession des dictateurs (2×52’)

Dans le secrets des francs-Maçons (52’)

Inédit : Pétain et les Francs-Maçons (52’)

Logo de la chaîne depuis décembre 2019

À la découverte du château des Templiers de Montfort-sur-Argens (Var)

Montfort-sur-Argens est une commune située entre Carcès et Correns, au nord de Brignoles dans le département du Var, en région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Blason de la ville de Montfort-sur-Argens

Le nom de la commune devient Montfort-sur-Argens en 1904.

Drapeau du département du Var

Montfort-sur-Argens s’écrit Mount-Fouart en provençal de norme mistralienne. Le dictionnaire de Frédéric Mistral écrit Mount-Fort et Mount-Fouert alors que les classicistes écrivent Montfòrt d’Argens et possèdent la même prononciation. La diphtongue -oua en mistralien, uniquement oralisée en écriture classique est spécifique au Var alors que le niçois utilise -ouo (mais aussi -oua du fait des migrations d’Ouest vers l’Est provençal) et le marseillais -oue.

Un peu d’histoire…

La création du castrum de Montfort a lieu au Moyen Âge, en liaison avec le prieuré de Notre-Dame de Spéluque qui est une fondation de l’Antiquité tardive.

Les Templiers et les Hospitaliers

En 1197, le seigneur Foulques de Pontevès fait don de la seigneurie de Montfort-sur-Argens aux Templiers de la commanderie du Ruou. En 1207, Alphonse II de Provence fait don du domaine de Montfort aux chevaliers du Temple, qui y établiront une maison du Temple. Pendant les croisades, Montfort-sur-Argens jouera un rôle important dans la présence des moines-soldats entre Argens et Verdon.

Quant au château…

En pierres apparentes et flanqué de 2 tours carrées, le château de Montfort fut l’une des très rares commanderies templières du Var. Aujourd’hui, c’est un château privé, visible uniquement de l’extérieur.

Montfort tire son nom du latin Mons Fortis (colline fortifiée), ancienne cité des comtes de Provence du XIIe siècle. En 1197, l’un des Comtes de Provence fait don de tout ce qu’il possède à Montfort et sur la vallée de Carcès aux Templiers de la commanderie du Ruou. En 1207, Alphonse II d’Aragon fait don du château de Montfort-sur-Argens aux Templiers d’Hyères. Puis, Raymond de Cotignac, devenu frère de l’ordre, donne ses biens à Montfort. Les templiers en font une vraie forteresse et le seul château détenu par l’ordre dans le Var.

Ordre de Saint-Jean de Jérusalem

Après l’arrestation des Templiers – au matin du vendredi 13 octobre 1307, tous les Templiers de France, soit plusieurs milliers au total, sont arrêtés sur ordre du roi Philippe IV le Bel, petit-fils de saint Louis – et la disparition de l’ordre du Temple, les biens passent aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem – ordre de Saint-Jean de Jérusalem, ordre religieux catholique hospitalier et militaire qui a existé de l’époque des croisades jusqu’au début du XIXe siècle.

Le château est partiellement détruit par les ravages du moment. Il est reconstruit et érigé en commanderie en 1411. Au milieu du XVe siècle, Montfort est rattaché à la Commanderie de Marseille puis devient résidence des chevaliers de Malte. Il sera régulièrement habité et entretenu par les commandeurs.

En 1793, le château est transformé en prison révolutionnaire et échappe ainsi à la destruction.

La croix de l’Ordre des Hospitaliers, au-dessus de la porte d’entrée, a remplacé celle de l’Ordre du Temple. La façade principale est entourée de deux tours carrées à contreforts (3 à l’origine) qui délimitaient la cour intérieure du château primitif.

Cette cour sera ensuite couverte de voûtes en berceau qui supportent les 2 étages. Seule une partie des sous-sols a subsisté du château d’origine. Des fenêtres à meneaux ont remplacé les meurtrières. Le toit possède 4 rangs de génoise, signe distinctif des demeures seigneuriales de Provence. Escalier intérieur à vis daté du XV° siècle.

Les façades et les toitures sont inscrites à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques.

En savoir plus avec Montfort-Templier, un livre inédit sur les activités et les possessions des Templiers du Château de Montfort-sur-Argens dans le Var.

Sources : chateau-templier.business ; Wikipédia ; Musée du patrimoine de France ; Var tourisme

France Culture : GLFF – L’Ethique et ses enjeux, un engagement de la Grande Loge Féminine de France

De notre confrère radiofrance.fr

La Grande Loge Féminine de France, première obédience féminine dans le monde : un questionnement de 14 000 Sœurs sur les rapports que nous entretenons avec nous-même, à l’autre, au vivant et dans le Cosmos ; des engagements présentés par la Commission Conventuelle Ethique et Bioéthique.

Résumé

La Grande Loge Féminine de France, première obédience féminine dans le monde : un questionnement de 14 000 Sœurs sur les rapports que nous entretenons avec nous-même, à l’autre, au vivant et dans le Cosmos ; des engagements présentés par la Commission Conventuelle Ethique et Bioéthique.

En savoir plus

Dans un questionnement individuel et collectif de remise en cause des certitudes, des normes et des préjugés, les Sœurs de la commission conventuelle éthique et bioéthique ont à cœur de comprendre les enjeux actuels d’une société en plein déséquilibre. Qui de mon corps pensant ou de mon avatar sera l’influenceur de mes émotions ou le décideur de ma fin de vie. Allons-nous passer de la querelle de l’âme des bêtes à celle des « neurotransplantés-machines-humains » ? Allons-nous savoir nous unir ailleurs que dans le métavers, imposer des limites à la marchandisation des biens communs ?

En construisant une conscience collective, nous œuvrons à une diffusion de la connaissance, pilier avec l’éducation de la liberté de conscience. Être libre pour Agir. Agir dans le respect de la dignité des personnes, à la recherche des coopérations. Dans un autre espace-temps, notre rituel nous apprend à voir au-delà des clichés et à nous questionner avec le regard de femmes, trop souvent invisibilisées, qui savent que rien n’est jamais acquis définitivement.