Ce jour-là, le western perd un de ses authentiques aristocrates : John Wayne, qui a laissé un poumon et son estomac dans sa lutte contre la maladie, en plus de subir une opération à cœur ouvert, meurt à l’âge de 72 ans. Employé par la Fox pendant la saison estivale, il se lie bientôt d’amitié avec le cinéaste John Ford, qui jouera un rôle décisif dans sa carrière de superstar. C’est en 1930 que Ford lui donne sa première vraie chance en le recommandant pour le rôle-titre du film The Big Trail. En 1939, il personnifie Ringo Kid dans Stagecoach, qui deviendra un classique du cinéma western. Après 40 ans de carrière et quelque 250 films, John Wayne reçoit la consécration de Hollywood avec l’Oscar du meilleur acteur pour son rôle de U.S. Marshal dans True Grit, en 1969.
John Wayne Franc-Maçon
Selon le site California Freemason On-Line, John Wayne (1907-1977), de son vrai nom, Marion Robert Morrison, fut membre de l’Ordre DeMolay, association paramaçonnique pour jeunes garçons, quand il faisait ses études (en savoir + : https://bit.ly/3O4s15W). Il fut initié à la Marion McDaniel Lodge #56 à Tucson, dans l’Arizona, le 9 juillet 1970. Il passa Compagnon le 10 juillet et fut élevé à la Maîtrise le 11 juillet.
Par la suite, John Wayne rejoint une Respectable Loge, à l’Orient d’Hollywood. Il appartint également aux Shriners, les Al Malaikah Shrine, de Los Angeles. Il est fait, à titre honoraire, 33e degré du Rite Écossais Ancien et Accepté, toujours à Los Angeles.
Au grand écran, dans le film Alamo (The Alamo), sorti en 1960 et qu’il a lui-même dirigé, il a interprété le rôle de David Stern Crockett (1786-1836), dit Davy Crockett, Franc-Maçon, soldat, trappeur et homme politique américain et héros populaire de l’histoire des États-Unis.
La thèse pro-maçonnique de Mgr Michael Heinrich Weninger (publiée en 2019 par l’Université pontificale grégorienne), à laquelle j’ai consacré deux articles critiques (voir ici et ici ), m’a incité à poursuivre mes recherches sur la franc-maçonnerie régulière autrichienne (voir ici , ici , ici , ici , ici et ici ). Contrairement à ce que prétend Mgr Weninger, il y a aussi une incompatibilité entre la franc-maçonnerie autrichienne et l’Église catholique. Dans ma nouvelle étude, je me concentre sur la franc-maçonnerie « pure » pratiquée en Autriche dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, c’est-à-dire à l’époque de l’empire des Habsbourg.
1. Remarques sur la franc-maçonnerie autrichienne à l’époque de la loge « Vers la véritable unité »
La première loge maçonnique d’Autriche remonte à 1742 et comptait parmi ses fondateurs et membres éminents un homme d’Église : le futur prince-évêque de Breslau Philipp Gotthard von Schaffgotsch (1716-1795). Cette loge utilisait la langue française pour ses travaux rituels et ses protocoles. 1 Certains signes et phrases kabbalistiques des protocoles de la première loge viennoise, appelée plus tard la loge « Aux trois canons », renvoient à la mystique rosicrucienne et alchimique. 2
Au moins jusqu’en 1784, la franc-maçonnerie autrichienne est directement liée à la franc-maçonnerie des autres États allemands, en particulier à deux systèmes de haut degré néo-templiers : le Rite de la Stricte Observance et le Système Zinnendorfer ou Rite Suédois, ce dernier pratiqué par la Grande (GLLFvD). En 1784, la franc-maçonnerie autrichienne s’est alors réunie sous le nom de Grande Loge d’État d’Autriche . 3
Musée maçonnique Château Rosenau
A cette époque, de nombreux francs-maçons autrichiens, en particulier les francs-maçons viennois, cultivent l’affiliation à l’un des deux grands courants initiatiques de l’époque, voire les deux dans certains cas , en plus de leur appartenance aux loges à trois degrés (ou Johannislogen) habituelles : le courant rationaliste et anticlérical des Illuminati bavarois (également présent en Autriche) et le courant mystique-rosicrucien, c’est-à-dire alchimique et cabalistique, qui comprend les ordres de l’or et de la rose-croix et des frères asiatiques .
Les francs-maçons Kuéss et Scheichelbauer déclarent que la loge viennoise « Zurecht Eintracht » sous Ignaz von Born (1742-1791 ) pratiquait la franc-maçonnerie pure et voulait libérer la franc-maçonnerie régulière du courant rosicrucien-magique-cabalistique. Pour Born, Maître de la Chaire de la Vraie Unité, ce courant n’était pas la vraie franc-maçonnerie. 4
19 % (soit un sur cinq) des francs-maçons de la Loge « Zur true unity », dont Ignaz von Born, appartenaient aux Illuminati, eux aussi fortement représentés à Vienne et à Innsbruck au Tyrol. 5
En 1785, un édit de l’empereur Joseph II ordonna de limiter le nombre de loges. La Loge « Zur true unity » fut dissoute le 27 décembre 1785 et forma la nouvelle Loge viennoise « Zur Sicherheit » avec deux autres loges . 6
L’objectif culturel déclaré des Illuminati (tels que von Born, Sonnenfels) parmi les francs-maçons de la « Véritable unité » était de nettoyer la franc-maçonnerie autrichienne des rosicruciens, des alchimistes, des frères asiatiques et d’autres groupes engagés dans la magie. Mais ils ne devraient pas pouvoir. sept
Des dignitaires très importants de la franc-maçonnerie autrichienne à cette époque appartenaient à des groupes rosicruciens ou magiques. Certains étaient même Illuminati sans renoncer à leur expérience ésotérique. Je ne citerai que quelques noms :
Johann Baptist Carl Walther Graf Dietrichstein-Proskau (1728–1808), ami personnel de l’empereur Joseph II, fut initié comme franc-maçon à Copenhague au début des années 1860; En 1777, il était « Grand Maître Provincial de la Grande Loge d’Autriche » et aussi « Or et Rose-Croix, Frère Asiatique, Illumination ». 8ème
Otto Heinrich Reichsfreiherr von Gemmingen auf Hornberg et Treschklingen (1755–1836), écrivain et dramaturge, l’un des plus importants francs-maçons du XVIIIe siècle, éclaireur, anticlérical, franc-maçon à partir de 1781 ; En 1784, il était Grand Secrétaire de la Loge Provinciale d’Autriche ; il est aussi « Seigneur Templier », « Frère Asiatique » et « Illuminé ». 9
Karl Hieronymus Graf Pàlffy von Erdöd (1735–1816), 1776 vice-chancelier de Hongrie, était franc-maçon à partir de 1782 ; 1786 Grand Maître Provincial de Hongrie, 1784 Grand Maître des Grandes Loges d’Autriche, principal protecteur des Frères Asiatiques et en même temps Provincial de Transylvanie dans l’Ordre Illuminati. dix
2. Le journal des francs-maçons de la Loge « Zurecht Eintracht » (1781-1785) et son actualité
Le Journal für Freymaurer est le magazine des francs-maçons, qui de 1784 à 1786 a rassemblé les publications des francs-maçons, membres ou visiteurs de la Loge viennoise « Zurecht Eintracht » en douze volumes trimestriels. 11
Les érudits de la Grande Loge d’Autriche présentent cette loge du XVIIIe siècle comme une loge de l’élite viennoise, avec un total de 226 francs-maçons, dont des nobles autrichiens, bohémiens et hongrois, des scientifiques, des artistes, des musiciens, des publicistes, des bibliothécaires, des archivistes, des professeurs, enseignants, prêtres , religieux, officiers et architectes. 12
La « Vraie Concorde » représente les idées des Lumières et se retourne ainsi contre le « dogmatisme » ecclésiastique et la Contre-Réforme catholique. A cette époque, de nombreux francs-maçons étaient membres ou anciens membres de la Compagnie de Jésus (Ordre des Jésuites), qui avait été dissoute en 1773 par le pape Clément XIV. 13
Les articles philosophiques du périodique « Zur true unity » de la Loge contiennent la pensée éclairée de Hume, Rousseau, Bayle, Kant et Lessing avec le panthéisme de Goethe et le déisme de Lord Shaftesbury. 14 La « Wahre Eintracht » théorise une réforme de la société dans un sens humaniste et éclairé. 15
Comte Schaffgotsch, fondateur de la première loge maçonnique viennoise et plus tard prince-évêque de Breslau, publication commémorative pour la consécration au temple de la loge « Zurecht Eintracht » 1783 et frère de loge Ignaz von Born (de gauche à droite)
Fondée en 1781, cette loge a eu une vie courte mais intense. Dissoute en 1785, certains de ses membres, avec des francs-maçons d’autres loges viennoises, fondèrent la nouvelle loge « Zur Ehrlich » qui continua à publier le Journal des francs-maçons en 1786, dernière année de sa parution.
L’esprit du Journal für Freymaurer est toujours important pour les francs-maçons autrichiens de la Grande Loge d’Autriche ( GLvÖ) aujourd’hui.
Dans l’avant-propos 16 d’un livre publié par la Grande Loge d’Autriche en 1984 , son Grand Maître d’alors Alexander Giese (1921-2016) explique que la Loge « Zur véritable unité » de 1782 à 1785 à la demande du Maître de la Chaire Ignaz von Born , 21 exercices écrits pour maîtres maçons réalisés, dont une partie a été publiée dans le Journal für Freymaurer . Giese présente ces écrits comme les pierres angulaires de la franc-maçonnerie autrichienne d’aujourd’hui :
« Ces 21 loges pratiquent « Vraie concorde », se sont des pierres taillées en douceur sur lesquelles l’œuvre maçonnique du temple de toutes les loges autrichiennes pourraient désormais être érigées. Vous êtes la base. Ils valent la peine d’être connus. » 17
Ce livre de la Grande Loge d’Autriche contient les trois premiers exercices écrits du 4 novembre 1782 sur les thèmes suivants : les mystères égyptiens antiques (Partie 1), la Kabbale juive (Partie 1) et le roi Salomon.
Déjà dans la première partie du rapport « Sur les Mystères des Égyptiens », Maître Ignaz von Born donne un aperçu des liens idéaux entre la franc-maçonnerie régulière et l’Égypte ancienne : le culte de la nature, symbolisé par Isis ; Hermès Trismégiste en tant que Maître de Sagesse et de Science ; les prêtres de l’Égypte ancienne comme gardiens du savoir, etc. 18 Ce rapport de Born fut publié intégralement en 1784 dans la première édition du Journal für Freymaurer .
Dans la première partie de l’étude en deux parties » Sur la Cabale des Hébreux », le frère maçonnique Anton von Scharf (1753-1807), membre de la Vraie Concorde, explique que le mot Cabale signifie « tradition », c’est-à-dire la mystique explication des Saintes Ecritures. Moïse a non seulement reçu la loi de Dieu, mais aussi l’explication de la loi, à savoir la Kabbale. 19 , alors qu’Adam avait déjà reçu la Kabbale des anges (« Ange Zachiel », « Ange Jedechiel », « Ange Raziel »)… La Kabbale contient le savoir secret pour éviter les maladies et entrer en contact avec les anges et les démons et faire des miracles. 20
En revanche, Scharf considère comme probable que l’origine de la « Kabala » soit à rechercher dans la philosophie égyptienne ( » l’origine de la Kabala, que je retrouve dans la philosophie des Egyptiens » 21 ) . Les Esséniens auraient adopté les enseignements égyptiens. 22 Distingue nettement une vraie Kabbale d’une fausse Kabbale. Le nom de Dieu (« Jéhovah ») rend les miracles possibles. À travers la Kabbale, Moïse a défié les magiciens de Pharaon. 23 La « cabale philosophique » enseigne que tout est esprit et que l’esprit est Dieu d’où émerge le monde :
« Les grands principes de cette philosophie qui devrait être sont unis dans le fait que tout ce qui est est un esprit, mais cet esprit est un Eusoph, un Dieu infini dont le monde lui-même a découlé ». 24
Scharf mentionne les dix Sephiroth, chacune associée à un nom de divinité, un nom d’anges, une planète, une partie du corps humain. La lumière divine a une influence sur les anges, ceux-ci sur les planètes et ceux-ci sur le corps humain. 25
Malheureusement, les travaux de Born (sur les mystères de l’Égypte ancienne et les liens avec la franc-maçonnerie) et de von Scharf (sur la Kabbale juive) n’ont pas été entièrement publiés dans ce livre de la Grande Loge d’Autriche . Contrairement à l’étude de Born ci-dessus, l’étude kabbalistique de Scharf n’est pas publiée dans le Journal für Freymaurer . En tout cas, il est intéressant que ce volume GLvÖ de 1984 attire également l’attention des francs-maçons sur les anciens mystères égyptiens et la Kabbale juive. (La suite suit.)
* Le Père Paolo Maria Siano appartient à l’Ordre Franciscain de l’Immaculée (FFI); le docteur en histoire de l’Église est considéré comme l’un des meilleurs experts catholiques de la franc-maçonnerie, à laquelle il a consacré plusieurs ouvrages de référence et de nombreux essais.
Traduction : Giuseppe Nardi Image : MDZ/dbc.wroc.pl/Wikicommons (Captures d’écran)
1 Cf. Gustav Kuéss/Bernhard Scheichelbauer : 200 ans de franc-maçonnerie en Autriche. À l’occasion du 175e anniversaire de la Grande Loge, Verlag O. Kerry, Vienne 1959, p. 18.
5 Cf. Hans-Josef Irmen (éd.) : Les protocoles de la loge maçonnique viennoise « On True Harmony » (1781 –1785), Verlag Peter Lang – Europäischer Verlag der Wissenschaften, Berne – Francfort-sur-le-Main 1994, pp. 15f.
11 Cf. [Groupe de recherche historique de la Grande Loge d’Autriche], Journal für Freymaurer. Une publication commémorative de la Grande Loge d’Autriche à l’occasion du 250e anniversaire de la fondation de la Grande Loge anglaise, Vienne 1967, p. 34.
16 Erich Lessing (éd.) : Les loges d’entraînement de la loge juste et parfaite Pour une vraie harmonie en Orient à Vienne 1782-1785, Grande Loge d’Autriche, Vienne 1984, p.7f.
Le bicentenaire du Grand Orient du Brésil, la plus ancienne obédience maçonnique du Brésil, sera célébré lors d’une séance solennelle du Congrès national prévue le 17 juin, à 9h30.
L’hommage a été réclamé par le sénateur Izalci Lucas (PSDB-DF) et fédéral Girão-RN).
Dans le communiqué, ils soulignent l’importance historique de la franc-maçonnerie, citant son influence sur des mouvements tels que la Révolution française et l’indépendance des États-Unis. Dans le cas du Brésil, ils rappellent la participation des francs-maçons à la Conjuração Baiana* et à la Révolution de Pernambuco**.
Le Grand Orient du Brésil a été fondé le 17 juin 1822 et avait José Bonifácio de Andrada e Silva comme premier Grand Maître. « Dès lors, le Grand Orient du Brésil a eu une forte présence dans les grands moments de notre histoire, comme la libération des esclaves et la proclamation de la République. C’est aussi la cellula mater qui a donné naissance à d’autres courants brésiliens réguliers de la franc-maçonnerie », ajoutent les parlementaires.
La séance solennelle aura lieu en séance plénière de la Chambre des députés.
* La conjuration bahianaise (conjuração baiana en portugais), aussi appelée révolte des Tailleurs (revolta dos Alfaiates en portugais) à cause de la profession de ses meneurs, fut un mouvement brésilien à caractère indépendantiste, qui eut lieu à la fin du xviiie siècle, dans la capitainerie de Bahia.
Les Noirs s’agitent et veulent être affranchis à Bahia. Le 12 août 1798, des placards exhortant la population à la révolution sont placés sur les murs de la ville. Ils réclament la République, la Liberté, l’Égalité, l’augmentation des soldes militaires, la liberté du commerce et la peine de mort contre les prêtres qui prêcheraient contre la Révolution. La France est donnée comme modèle. Grâce à une dénonciation, 50 conjurés sont arrêtés. Quatre seront exécutés en novembre 1799.
Il s’agit de la plus importante révolte coloniale après la conjuration Mineira (1789), dont elle se distingue par son caractère populaire.
** La Révolution pernamboucaine (Revolução Pernambucana en portugais), également appelée révolution des Pères (Revolução dos Padres) fut une révolte qui eut lieu du 6 mars au 19 mai 1817, dans la capitainerie du Pernambouc, dans la région du nord-est du Brésil. Elle eut lieu en réaction à l’absolutisme monarchique portugais, sous l’influence des idées des Lumières, propagées par les sociétés maçonniques.
Dans ce nouveau podcast nous allons à la rencontre de Marina, Vénérable Maîtresse, qui nous raconte l’histoire de sa R.L. Nephthys à l’Orient de Nice et de sa micro obédience, la Grande Loge Féminine de Rite Égyptien & du Rite Ancien et Primitif Oriental de Memphis & Misraim.
Notre confrère Aletia, journal créé par la Fondation pour l’évangélisation par les médias avec le soutien de l’Église catholique, nous annonce cette semaine que Fra’ Marco Luzzago, le lieutenant du Grand Maître de l’Ordre souverain de Malte, est décédé de façon soudaine à la commanderie de Villa Ciccolini en Italie, annonce l’État de l’Ordre de Malte dans un communiqué ce 7 juin 2022. Âgé de 72 ans, il avait été élu à la tête de l’Ordre le 8 novembre 2020 et avait reçu pour tâche d’accompagner la réforme de l’organisation voulue par le pape François.
C’est le Grand Commandeur, Fra’ Ruy Gonçalo do Valle Peixoto de Villas-Boas, qui assume donc les fonctions de Lieutenant intérimaire – pour la seconde fois après la vacance de 2020 – et qui restera à la tête de l’Ordre souverain de Malte jusqu’à l’élection du nouveau chef par le Conseil, indique le Grand Magistère.
Né à Brescia en 1950, Fra’ Marco Luzzago était un parent du pape Paul VI. Il avait étudié la médecine pendant plusieurs années dans les universités de Padoue et de Parme après un baccalauréat chez les Frères franciscains, puis avait assuré la gestion d’entreprises familiales. Rejoignant l’Ordre en 1975 au sein du Grand Prieuré de Lombardie et Venise, il y avait prononcé ses vœux perpétuels en 2003. À partir de 2010, il avait consacré entièrement sa vie à cette institution.
À la tête d’un Ordre éprouvé
L’Ordre souverain militaire et hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem de Rhodes et de Malte, dit “Ordre de Malte”, avait élu Fra’ Marco Luzzago en novembre 2020 pour succéder à Fra’ Giacomo Dalla Torre del Tempo di Sanguinetto, Grand Maître décédé le 29 avril précédent. Comme lieutenant du Grand Maître, il ne devait rester en charge de l’Ordre que pendant un an mais avec les mêmes pouvoirs qu’un Grand Maître.
Fra’ Marco Luzzago était arrivé au sommet de la hiérarchie dans un contexte délicat, alors que l’Ordre hospitalier était secoué d’une grave crise à la suite de plusieurs scandales révélés en 2016-2018. L’antique ordre de chevalerie catholique est en outre en proie à une lutte de pouvoir entre une frange de l’organisation souhaitant maintenir son orientation religieuse et une autre souhaitant accentuer sa sécularisation et son statut d’ONG.
Cette crise interne s’étaient doublée d’une crise vaticane avec la mise au ban du cardinal Raymond Burke en 2016, jusqu’alors Patron de l’Ordre souverain et militaire de Malte. Reprenant personnellement l’ordre en main, le pape François avait envoyé celui qui était alors Substitut de la Secrétairerie d’État, Mgr Angelo Becciu, pour réviser sa Constitution.
Après la mort du Grand Maître combinée à la disgrâce du cardinal Becciu en 2020, le pontife argentin a nommé un délégué général en la personne du cardinal Silvano Tomasi, doté de tous les pouvoirs pour poursuivre la réforme. Une mise en œuvre qui continue à se complexifier avec ce nouveau décès inattendu – alors même que, selon plusieurs sources vaticanes, le délégué spécial serait lui aussi malade.
Tout le monde se souvient du célèbre animateur du journal télévisé de 1975 à 1987 sur TF1 (qui ne se nommait pas encore ainsi), puis de 1987 à 1992 sur la Cinq (qui n’existe plus). Cette fois, c’est à titre personnel qu’il s’exprime et ce n’est pas pour parler de la Bête du Gévaudan ou des OVNI, et pourtant, il nous entretient sur son mur Facebook des terriens pas toujours extra.
Nous vous livrons l’intégralité de son texte :
Les Francs-Maçons sont perdus…dans un monde en perdition…
Ah, le fantasme du complot Maçonnique…
Mais il suffit de savoir lire et écrire, pour se rendre compte du colossal échec de la Maçonnerie.
Au départ, c’est à dire hier, les FM ont été créés par une prise de conscience : ni la religion, ni le roi, ne pouvaient s’arroger le droit de diriger les peuples.
Quelques humains à l’esprit plus pointu, ont donc créé une obédience (en 1717 à Londres) c’est à dire la réunion de plusieurs Loges, elles-mêmes issues d’un mélange entre tradition des maçons opératifs, et des Maçons spéculatifs.
Depuis, la libération des esprits, leur indépendance supposée face aux dogmes religieux et politiques, a abouti à une floraison d’obédiences (il y en a une centaine en France !) et à des rivalités « sanglantes ».
Parce qu’ils se pensaient hors du commun, les Francs-Maçons ont singé les états : les obédiences ont entretenu des rapports politiques de reconnaissance mutuelle, s’excluant les uns les autres, établissant des règles qui varient d’un pays à l’autre, ce qui fait que le terme de maçon « régulier » n’a plus guère de sens.
Il y a eu la période ou les Francs-Maçons étaient fort nombreux dans les institutions, à la fin du XIXème et pendant une bonne partie du XXème siècle.
Certains ont lutté contre l’obscurantisme religieux, et lors de la séparation de l’Eglise et de l’Etat, les Francs-maçons du Grand Orient étaient puissamment à la manœuvre.
Alors, la course aux égos a commencé, d’abord avec des titres ou le ridicule le dispute à la prétention ; toute sorte de « grands mamamouchis » sont nés, des « grands maîtres » aux « très puissants souverains grands commandeurs » …
En ce début de XXIème siècle, le désastre s’étale sous nos yeux : les obédiences ont souvent perdu leur mission première : apporter à de jeunes êtres humains, la Connaissance et les pensées qui peuvent aider à bâtir un monde meilleur.
Il est temps de rebâtir la Maçonnerie universelle, en éliminant toutes les scories qui empêchent d’en voir l’or pur :
Les « reconnaissances » réciproques.
La « régularité », basées sur des règles qui doivent être réécrites et simplifiées.
La simplification des titres et des parcours, le REAA en 33 degrés, serait plus cohérent en dix étapes, quant au rite de Misraïm, en… 99 degrés, comme disait un humoriste …deux ans par degré… c’est long…
La suppression des titres absurdes (Très respectable, TRGM etc.), le grand maître de chaque obédience devant s’appeler « maître administrateur national »
L’accueil systématique en Loge, de tout Maçon, quelle que soit son obédience, puisque le but de la Maçonnerie est de créer une prise de conscience planétaire sur le thème : mon prochain est mon Frère, et mon prochain initié est mon frère Maçon.
Mais… il y a encore un long chemin à parcourir…On a vu récemment un « grand maître » viré d’une obédience, un autre, interdit d’assemblée générale, un autre écrire au Pt de la république pour lui proposer… son appui !
Oui, il y a actuellement des frères qui réfléchissent à tout cela, et qui préparent la nécessaire révolution de la Maçonnerie pour un monde meilleur…
Jean-Claude Bourret en quelques dates
Il est né le 17 juillet 1941 à Lyon, est un journaliste français.
Après avoir commencé sa carrière à la radio sur France Inter, il est le premier présentateur du journal télévisé de FR3, puis présente le journal de TF1 et de La Cinq. Il est aussi auteur de plusieurs livres sur des sujets polémiques tels les OVNI ou la bête du Gévaudan.
Jean-Claude Bourret est diplômé du Centre de formation des journalistes à Paris (promotion 1967) et en sort major de la promotion radio.
1967-1970 : France Inter et les grands reportages Jean-Claude Bourret commence sa carrière à France Inter le 1er juin 1967.
Lors des événements de mai 68, il est journaliste/reporter à France Inter. Il couvrira les manifestations de ce mois de mai révolutionnaire.
Devenu grand reporter en 1969, il couvre les déplacements des Présidents de la République : Charles de Gaulle, Georges Pompidou et Valéry Giscard d’Estaing. Il couvre également les tirs Apollo vers la Lune depuis Cap Canaveral, d’Apollo 8 à Apollo 17.
En avril 1970, lors de l’explosion d’un réservoir dans le module de commande du vaisseau de la mission Apollo 13, il est envoyé spécial de France-Inter au centre de la NASA à Houston.
La même année, il invente le « tour de France des plages », une brève émission qui donne aux auditeurs la température de l’eau et l’état de la mer, chaque jour, dans le flash de 10h de France-Inter.
1973-1987 : FR3 et TF1 Le 1er janvier 1973, Jean-Claude Bourret travaille comme présentateur sur la chaîne FR3 (appelé Inter 3 à ses débuts).
Le 6 janvier 1975, il devient rédacteur en chef et présentateur des journaux télévisés de TF1. Cette même année, il est le premier en France à mettre à l’antenne la carte météo satellite1, et il présente le premier journal en couleur de la chaîne8. Le 15 septembre 1984, il crée la première télévision du matin sur TF1 : Bonjour la France tout en continuant à présenter le journal de 13 h.
1987-1992 : La Cinq En septembre 1987, Jean-Claude Bourret devient rédacteur en chef et présentateur des journaux du Journal de 13 h sur La Cinq. De septembre 1990 au 12 avril 1992, il présente les journaux du week-end, 13 h et 20 h, jusqu’à la disparition de la chaîne.
Jean-Claude Bourret y crée la première émission de TV entièrement interactive, Duel sur la Cinq : les téléspectateurs peuvent voter chaque jour (par téléphone et Minitel) et choisir le débatteur qui les a le plus convaincus. Après des réserves émises par le CSA quant à la représentativité d’un vote téléphonique, le nouvel actionnaire Hachette supprime le débat et le « Télévote ». À cette occasion Bourret demande aux téléspectateurs le 7 décembre 1990 si « « Duel sur la 5 » c’était bien ou nul ? ». Le 12 avril 1992, quelques heures avant la dernière émission de La Cinq, le dernier Duel sur la Cinq oppose Nicolas Sarkozy à Julien Dray. Il coprésente la dernière soirée de La Cinq, et effectue le décompte final avant l’éclipse totale.
Dès le début des difficultés de La Cinq, il prend la tête de l’Association de Défense de la Cinq, dont le but est de tenter de protéger la Cinq, puis de recréer une nouvelle chaîne de télévision la remplaçant, d’abord sur le cinquième réseau hertzien resté vacant, puis par satellite.
1994-1999 : éclectisme journalistique Du 28 mars au 17 avril 1994, Jean-Claude Bourret anime quelques émissions sur la chaîne Télé emploi. Et en décembre 1994, il devient conseiller du président de La Cinquième, Jean-Marie Cavada, et présentateur de l’émission Détours de France jusqu’en juin 1997. En parallèle, il est nommé rédacteur en chef de Radio Monte-Carlo de 1994 à 1999 où il présente la tranche du matin de 6 h 30 à 8 h 30, puis en 1998, le journal de 13 h.
2016-2020 : administrateur au Press Club de France et le groupe Entreprendre Jean-Claude Bourret est le créateur du Press Club de France8 qui compte huit cents journalistes et sociétés de communication en 2015. En juin 2016, il est élu pour deux ans (juin 2018) membre du conseil d’administration du Press club de France, et réélu pour deux ans en juin 2018 dans le groupe entreprendre.
La Gendarmerie nationale En décembre 1998, Jean-Claude Bourret est nommé conseiller du directeur général de la Gendarmerie nationale1. Il présente dans les arènes de Nîmes le 13 septembre 2003 un spectacle réunissant symboliquement les orchestres de la Gendarmerie nationale et de la Police nationale en présence du ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy et du ministre de La Défense Michèle Alliot-Marie.
Le 27 novembre 2007, il est élevé au grade de colonel (réserve citoyenne) par le général d’armée Guy Parayre, directeur de la Gendarmerie nationale.
Cette mission est renouvelée en mai 2010 par le nouveau directeur de la Gendarmerie nationale, le général d’armée Jacques Mignaux (message à toutes unités numéro 105586 du 27 septembre 2010) et renouvelée le 24-7-2013 par message no 46009 du DGGN le Gal Denis Favier.
Sujets d’élection Les ovnis Au printemps 1974, Jean-Claude Bourret tient la rubrique « dossier OVNI » dans l’émission de Claude Villers Pas de Panique ; durant plusieurs semaines il fera partager aux auditeurs des enquêtes sur des observations récentes, des interviews de témoins d’observations anciennes (1934, 1954, 1966, etc.) et des entretiens avec des personnalités scientifiques, militaires et politiques.
En juin 1974, Jean-Claude Bourret sort son premier ouvrage sur le thème : La Nouvelle Vague des soucoupes volantes, chez France Empire. Entre 1975 et 1979, il consacre trois autres ouvrages à ce sujet, chez ce même éditeur13. Viendront s’adjoindre deux autres livres dans les années 1990, dont un en collaboration avec Jean-Jacques Velasco, responsable de la structure ayant remplacé le GEPAN : le SEPRA (Service d’Expertise des Phénomènes de Rentrées Atmosphériques).
En 2017, 2018 et 2020 il publie trois nouvelles enquêtes avec Jean-Pierre Petit, ancien directeur de recherche du CNRS : L’Extraordinaire Découverte, Contacts cosmiques puis Le métaphysicon, chez l’éditeur Guy Trédaniel.
Il participe à de nombreuses émissions de télévision et de radio consacrées à ce sujet.
En novembre 2006, il est choisi pour envoyer un message aux extraterrestres via les antennes du CNES : c’est en fait l’émission d’Arte dans laquelle Jean-Claude Bourret choisit de présenter une courte progression géométrique (1-2-4-8-16) avec des oranges qui est envoyée à 300 000 km/s vers le système stellaire multiple de l’étoile Errai, situé à 45 années-lumière de la Terre dans la constellation de Céphée. Ce message arrivera à destination vers 2051, et, en imaginant que d’éventuels extraterrestres puissent le capter, le décoder et y répondre immédiatement par le même moyen, leur réponse (éventuelle) ne serait pas reçue sur Terre avant 2096.
En juin 2007, le chanteur MC Solaar fait un clin d’œil à Jean-Claude Bourret en l’évoquant dans son tube Le Da Vinci Claude où il parle des « extraterrestres fascinés par les JT de Jean-Claude Bourret ».
En juillet 2009, il participe sur France 2 à l’émission des frères Bogdanoff à propos du quarantième anniversaire du premier pas de l’homme sur la Lune et des tirs de fusées Apollo (États-Unis) en 1969 et 1970.
La Bête du Gévaudan Dans un ouvrage en deux volumes, Le Secret de la bête du Gévaudan (éd. du Signe, 2010), Jean-Claude Bourret, en s’appuyant sur ses recherches historiques, assure avoir percé le secret de la bête, être parvenu à une certitude sur cette énigme. Le premier tome s’arrête à la mort « officielle » de la bête, un énorme loup de 65 kg, présenté au roi Louis XV le 1er octobre 1765. Le second tome, dans lequel J.-C. Bourret révèle le résultat de ses recherches, est publié début novembre 2010. L’auteur y indique avoir découvert des documents qui permettraient de retracer le passage de la Bête en 1763 dans le Dauphiné.
En 2016, il publie aux éditions de l’Archipel le résultat de trente ans d’enquête. Il estime à plus de quatre cents le nombre des victimes et affirme que la « Bête » est un hybride entre un loup et un descendant des chiens de combat des armées romaines.
Le 11 avril 2016, Jean-Claude Bourret présente au Press Club de France à Paris une reconstitution de la Bête du Gévaudan, réalisée à partir du rapport d’autopsie du 20 juin 1767.
La société discrète des francs-maçons, née au début du XVIIIe siècle, a suscité autant de fantasmes que de suspicions depuis sa création. Comment les Lumières ont-elles façonné la franc-maçonnerie ? Qui ont été les principaux détracteurs de cette confrérie répartie en différentes loges ?
avec :
Emmanuel Kreis (historien, spécialiste de l’antijudéo-maçonnisme et du conspirationnisme), Cécile Révauger (historienne, professeure émérite à l’Université Bordeaux Montaigne, spécialisée dans l’historiographie de la franc-maçonnerie).
En savoir plus
En 1906 paraît un ouvrage au titre sans mystère : Les Sociétés secrètes, leurs crimes, depuis les initiés d’Isis jusqu’aux francs-maçons modernes. Il est signé André Baron, journaliste nationaliste, sans surprise antidreyfusard, antisémite, antiparlementaire et proche de l’Action française. En exergue du livre se trouve un extrait de l’Encyclique Humanum Genus, contre la franc-maçonnerie, du pape Léon XIII, en 1884. L’auteur explique que « l’histoire des Sociétés Secrètes emplit d’énormes et nombreux livres en toute langue. Et malgré cela, les Sociétés Secrètes savent exercer une suggestion si habile sur les meilleurs esprits, qu’elles sont parvenues à faire complètement négliger, par presque tous les historiens, leur influence dans le monde, ainsi que leurs scélératesses de toute nature ».
Face à tant de scélératesse, laissons la parole aux historiens et aux historiennes.
La franc-maçonnerie, fruit des Lumières
Au début du XVIIIe siècle, la première loge maçonnique voit le jour en Angleterre. Souvent itinérants, les maçons avaient pris l’habitude de se regrouper en guildes et de se retrouver pour échanger, affiner leurs techniques, se rencontrer. Ce sont ces premiers foyers de sociabilité qui seraient petit à petit devenus les loges.
La naissance de la franc-maçonnerie au XVIIIe siècle n’est pas qu’une progressive transformation des guildes professionnelles. Cette société est bel et bien le fruit de son siècle, un phénomène des Lumières qui voit le jour dans le sillage politique et culturel de la Glorieuse Révolution et du Bill of Rightsde 1689. Les maçons se réunissent autour de valeurs communes : la tolérance, la liberté d’expression et de pensée, l’art de la conversation et du débat d’idées. Ces nobles, artisans, dissidents religieux, intellectuels et protestants whigs se regroupent d’abord dans des auberges puis, à partir de la fin du XVIIIe siècle, dans des loges.
La franc-maçonnerie ne tarde pas à traverser la Manche. Les premières loges voient le jour en France à partir de la fin des années 1730. Au siècle suivant, après le coup d’arrêt porté par la Révolution aux loges de l’Hexagone, la maçonnerie française s’émancipe de l’obligation de croire en Dieu et une scission se crée avec la maçonnerie anglo-saxonne.
« Dans l’esprit des Lumières, on rejetait les dogmes. L’important était cette tolérance religieuse telle que promue par John Locke et son essai sur la tolérance. Il fallait avoir une croyance, mais c’est tout. James Anderson le dit bien, l’important, c’est de croire, peu importe en quoi, ce qui est excessivement tolérant pour l’époque », explique l’historienne Cécile Révauger. « Les Lumières anglaises ne voient pas de contradiction entre religion et raison, contrairement à ce qui se passait en France avec Voltaire qui disait qu’il faut écraser l’infâme ».
Le développement d’un antimaçonnisme
Le XIXe siècle est également le siècle où se développe l’antimaçonnisme et l’idée d’un complot judéo-maçonnique. Les loges sont accusées par les milieux catholiques intégristes et de droite radicale de s’adonner à des pratiques païennes voire sataniques, mais aussi d’ourdir des complots de domination du monde.
« Il existe un antimaçonnisme dès le XVIIe siècle. Les premières traces apparaissent en 1698 en Angleterre. Certes l’Église joue un rôle dans cet antimaçonnisme, mais les premières condamnations proviennent des pouvoirs civils dans les Provinces-Unies dès 1734. S’ensuivent une vague de condamnations de la part de différents pouvoirs laïcs à travers l’Europe qui s’inquiètent pour la sécurité de leurs États, de réunions qui sont discrètes », précise l’historien Emmanuel Kreis.
Diffusées par le biais de revues et de conférences, les idées antimaçonniques ne tarissent pas au début du XXe siècle et les principaux antimaçons se regroupent au sein de la Revue internationale des sociétés secrètes, où ils laissent libre cours aux discours antimodernes. Plusieurs des membres de cette revue fournissent, à la fin des années 1930, une partie des cadres du régime de Vichy et participent à la répression des francs-maçons au sein du Service des Sociétés secrètes. Le souvenir de ces persécutions explique en partie l’attitude des francs-maçons d’aujourd’hui qui, s’ils nient appartenir à une société “secrète”, reconnaissent sans peine qu’elle est discrète.
Pourquoi la franc-maçonnerie a-t-elle suscité tant de haine, de fantasmes, de suspicions ? Autour de quelles valeurs, de quels symboles et de quelles idées les francs-maçons se réunissent-ils ?
Cécile Révauger est historienne, professeure émérite à l’Université Bordeaux Montaigne, spécialisée dans l’historiographie de la franc-maçonnerie et des Lumières.
Extrait d’un micro-trottoir sur les francs-maçons de l’émission « Les francs-maçons à visage découvert », dans Les Dossiers de l’écran en 1975 et extrait de la même émission sur les rites maçonniques
Lecture par Olivier Martinaud d’un extrait des Constitutions d’Anderson, texte fondateur de la franc-maçonnerie publié en 1723
Archive d’une messe intégriste dite par Monseigneur Lefebvre à Lille sur Antenne 2 le 29 août 1976
Lecture par Olivier Martinaud d’un extrait de l’ouvrage Les Juifs, nos maîtres d’Emmanuel Chabauty, chapitre X, 1882
Archive de propagande à propos d’une exposition maçonnique au Petit Palais dans les Actualités françaises du 30 octobre 1940
Montage mêlant Le Chant du départ de Marie-Joseph Chénier (1794), L‘Internationale d’Eugène Pottier (1871), LaMarseillaise de Rouget de Lisle (1795), LeChant des partisans sur des paroles de Joseph Kessel (1943) et LeTemps des cerises de Jean-Baptiste Clément (1868)
De notre confrère elnacional.com – Par Mario Munera Muñoz PGM
Dans la Tradition Initiatique, nous avons un symbole très important, bien que religieux, il nous apporte un message très profond, qui n’a même pas encore été bien interprété, mais j’ose dire qu’il a été compris par les grands Maîtres Spirituels, et à ce le jour d’aujourd’hui est présent dans notre être : l’Arche d’Alliance. Dans un écrit de Michael Berg, expliquant un passage du Zohar, j’ai extrait la réflexion suivante «Dans la construction du Tabernacle (MishKán) qui a été érigé quand ils sont restés un certain temps au même endroit; lorsqu’ils sont partis , ils ont été démantelés pour continuer la marche à travers le désert. Les chefs des 12 tribus d’Israël n’ont donc pas participé et pour compenser ce manque, ils ont décidé d’apporter un cadeau à Moshe (Moïse) : six charrettes et douze taureaux, qui servir à transporter le Tabernacle démonté».
Moshé n’a pas voulu les recevoir parce qu’il ne l’avait pas demandé, mais Dieu lui a donné une révélation où il lui a été dit de l’accepter, sous condition. Il y a trois groupes de Lévites, la lignée vient de : Gershon – Merari et Kohát, et ils étaient destinés à transporter les parties du Tabernacle à travers le désert. Moshé reçut les présents et les répartit entre les Lévites de la manière suivante : Les Guershonites reçurent deux chariots et quatre taureaux, pour porter une partie du Tabernacle.
Les descendants de Merari ont reçu quatre charrettes et huit taureaux. Le groupe de Kohát, celui qui devait charger l’Arche de l’Alliance, qui contient les Tables de la Loi, la table et les parties internes du Tabernacle, n’a reçu ni charrettes ni taureaux. Un travail solide. Moshé leur a dit : « Parce que l’œuvre divine est sur eux, ils doivent la porter sur leurs épaules. » Signification des chariots selon les kabbalistes : ils représentent un type spécifique de Lumière, de Bénédictions et de Miracles qui se produit dans le domaine de la nature limitée. On sait que physiquement les taureaux ont du mal à déplacer la charge, mais s’ils la déplacent et la portent, c’est un miracle divin. Cela se produit sur ce plan physique dans notre voyage vers la fin de notre cycle de vie, lié aux croyances religieuses et spirituelles, où nous demandons au Créateur de nous protéger. Rappelons-nous qu’il s’agit d’un plan de contrition.
Tous ces miracles et bénédictions que nous vivons, ils existent dans les limites de la nature, là où la plupart d’entre nous vivons. Si nous comprenons la Lumière du Créateur, si nous comprenons l’importance du travail spirituel, c’est le secret de la Conscience des Chariots. Quelle serait la seconde Conscience ? L’Arche d’Alliance représente le plus haut niveau de Conscience. Le poids de l’Arche, de la Table, du Chandelier, qui sont les aspects du Tabernacle qui représentent la connexion la plus directe avec la Lumière du Créateur, était impossible à déplacer par la force physique humaine, mais comme il est écrit dans le Zohar , et dans les écrits des kabbalistes, ils l’ont soulevé et l’ont placé sur leurs épaules, et tout à coup ils sont devenus plus légers. Si vous les regardiez, il ne semblait pas qu’ils portaient l’Arche, mais plutôt l’Arche les portait, comme s’ils étaient soulevés du sol. Ils ont flotté à travers le désert avec l’Arche. C’est la Conscience de l’Arche. Il représente la Conscience des Miracles hors des limites du Naturel. Cela représente aussi notre travail sur le chemin initiatique, mais avec compréhension et détachement, non avec connaissance, qui ne nous sert que de support, la Conscience de l’Arche est pure connaissance. Seulement compris dans la méditation. Il faut être au-delà des miracles, car les phénoménaux n’opèrent pas sur la voie initiatique, mais plutôt sur la connaissance pure, uniquement comprise dans la Méditation.
J’explique cela avec une pyramide : Sur un bord avec un crayon, marquez trente-trois lignes, qui sont les mêmes marches qu’il faut franchir pour atteindre le sommet. La base est la connaissance acquise dans ce plan depuis notre naissance, et au fur et à mesure que vous montez les marches ou les lignes, observez que la base devient plus petite. Quand on arrive à trente ans, la base est petite.
Toutes les connaissances que vous avez acquises, qui vous ont soutenus, ont été réduites ici. Quand vous arrivez à trente-trois, le pinacle, il n’y a pas de fond. Vous devez abandonner toutes les connaissances acquises, pas l’attachement, afin de réaliser la connaissance pure. Le silence. C’est la Conscience de l’Arche d’Alliance. C’est celui que nous n’avons pas, si nous l’avions, nous volerions. Nous serions libres : sans dogmes, sans fanatisme, sans hypocrisie, sans attaches.
L’attachement est le voile que la conscience porte sur ce plan. Ce que nous devons comprendre, c’est que le véritable but de notre vie sur ce plan est d’atteindre ce niveau de conscience de l’Arche. Le Talmud dit que dans l’utérus, avant de naître, nous avons toute la Sagesse de l’état primitif, mais nous recevons une touche sur les lèvres qui nous fait tout oublier. Nous naissons totalement voilés. Il est difficile sur ce plan d’atteindre la conscience de l’Arche. Mais pas impossible.
De gauche à droite les frères Milt Hinton (contrebasse), inconnu, Cab Calloway et Keg Johnson (trombone)
Cab Calloway 25/12/1907 – 18/11/1994 – Le Fernandel de Harlem
C’est ainsi que les critiques français nommèrent Cab lors de sa tournée en Europe en 1934. Heureusement pour nous, le public n’en tint pas compte et le « Hi-De-Ho Man » ira de succès en succès jusqu’à l’orée des années 40. Il était membre de la Pioneer Lodge N°1 Prince Hall.
Comme de nombreux musiciens, Cabell Calloway III, aura une enfance et une jeunesse marquées sous le sceau de l’école buissonnière et du refus de se conformer aux désirs de leurs parents. Pour Cab, ces derniers voulaient en faire un avocat. Mais, bien que né à Rochester (état de New-York) c’est à Baltimore que la famille déménage et que Cab devient vendeur de journaux, promeneur de chevaux (il en garda une passion pour les courses), basketteur, cireur de chaussures etc. Mais sa mère l’ayant pincé un jour à jouer aux dés sur les marches de l’église, l’envoya dans une école agricole qui était dirigée par un de ses oncles.
En 1922 il prend des cours privés de chant et étudie la musique en dehors de l’école. Malgré l’opposition de ses professeurs, de sa famille, son amour du jazz se traduit rapidement par des prestations dans des clubs de Baltimore sous la bienveillance du batteur Chick Webb (également franc-maçon à Prince Hall, et premier employeur d’Ella Fitzgerald) et du pianiste Johnny Jones. A la fin de ses études il commence également une carrière de basketteur professionnel dans une équipe noire, les Baltimore Athenians. Finalement il obtient son diplôme de l’école Frederick Douglass en 1925.
De 1927 à 1929 Cab va rejoindre sa sœur Blanche, qui était une cheffe d’orchestre réputée, pour la tournée d’une revue noire, Plantation Days. A la fin de la tournée, sa mère ayant toujours en tête d’en faire un avocat comme l’était son père, l’inscrit de force au Crane College de Chicago. Petite anecdote, c’est dans ce collège qu’il refusa de jouer au basket avec les Harlem Globetrotters pour continuer sa carrière de chanteur.
Mais comme les cours ne lui plaisaient pas, on le vit plus souvent dans les clubs chicagoens comme batteur, chanteur et MC (maître des Cérémonies). C’est pendant cette période qu’il rencontre la chanteuse Adélaïde Hall et Louis Armstrong qui lui apprend à chanter en scat. Il quitte alors le collège et devient chanteur de l’orchestre les Alabamians. C’est avec ce groupe qu’il part pour la « Grosse Pomme » (New-York) et fait l’ouverture du célèbre club la Savoy Ballroom le 20 septembre 1929. Lorsque l’orchestre se dissout, car pas assez professionnel en ayant perdu des batailles musicales, c’est Louis Armstrong qui le recommande comme chanteur pour la comédie musicale Connie’s Hot Chocolate. Enfin parallèlement l’orchestre les Missourians, qui avait battu les Alabamians, demande à Cab de devenir leur chanteur, reconnaissant déjà son talent indéniable.
De 1930 à 1955, le succès sera au rendez-vous
Une chance va arriver très vite car le fameux Cotton Club de Harlem va demander à l’orchestre de Cab, rebaptisé dès 1930 Cab Calloway And His Orchestra, de faire l’alternance avec Duke Ellington. En fait c’est sous l’insistance « amicale » mais ferme de la maffia, que Cab acceptera. Cela dit, ce ne sera pas la première, ni la dernière fois, que Cosa Nostra aura rendu service au jazz. Remplacer le Duke déjà célèbre également, lorsqu’il s’absente en tournée, va consolider sa popularité. Comme pour le Duke, la radio va également jouer un rôle considérable dans ce pays d’entre les deux guerres. Il se produira deux fois par semaine sur la chaîne NBC dans les programmes de Walter Winchell et Bing Crosby. Il sera le premier africain-américain à avoir une audience nationale à la radio. Pendant la grande dépression il gagnera à l’âge de 23 ans, 50 000 dollars par an.
Minnie The Moocher
Cette chanson est enregistrée en 1931 et sera un de ses plus grands succès, y compris pendant sa période de retour à la scène jusqu’à sa mort en 1994. Ce succès est important car dans ce pays ségrégué, vendre des millions de disques, représente pour un noir états-unien, une victoire sans commune mesure pour asseoir sa légitimité. Sa popularité est si grande à cette période qu’il prêtera sa voix dans le fameux personnage de dessin animé Betty Boop, ainsi que St James Infirmary Blues et The Old Man Of The Moutain en 1932, 1933.
La légende veut qu’un soir ayant perdu les paroles d’une chanson alors qu’il chantait à la radio, il improvisa le fameux Hi-De-Ho et l’orchestre eut le génial réflexe de lui donner la réponse. Là, c’est la gloire immédiate et tout le monde veut entendre cette chanson et son système de Call & Response (appel/réponse). Cab et le public créent une complicité inégalée avec ce thème, y compris (et peut-être surtout) par les sous-entendus salaces qu’elle contient.
Il faut également préciser que dans tous ces clubs de Harlem à cette époque, seul le public blanc avait le droit d’entrer. Avec ses décors en carton-pâte évoquant le Sud, ce public venait s’encanailler en admirant aussi les Chorus Girls quasiment nues.
Toujours au milieu des années 30, on verra Cab, ainsi que Duke, dans de nombreux films, et on pourra remarquer à quel point un certain Michael Jackson se sera inspiré de Cab pour son MoonWalk.
Cab fera également sa première apparition dans un film hollywoodien avec le TCF :. Al Jolson (Asa Yoelson de son vrai nom et fervent militant antiraciste), The Singing Kid en 1936. Ce film aura une importance considérable dans le fait « d’effacer les différences entre blancs et noirs », vœux pieu s’il en est à cette époque.
Autre élément d’importance sera la signature tout au long de ces années, de contrats avec les maisons de disques célèbres du moment, comme la firme Brunswick, ARC, Variety, Okeh, et surtout RCA Victor.
Cab publiera également en 1938 le premier dictionnaire afro-américain intitulé : the Cab Calloway’s Cat-ologue qui est en fait un dictionnaire du « jive », c’est-à-dire l’argot des jazzmen de l’époque.
Durant cette période Cab très précurseur va engager des « pointures » tels que le TCF :. Ben Webster (sax ténor qui jouera aussi, chez Duke, Count et tant d’autres), Illinois Jacquet (sax ténor lui aussi chez Count), le TCF :. Milt Hinton (contrebasse), Danny Barker (guitare), Doc Cheatam (trompette) le TCF :. Cozy Cole (batterie) et Dizzy Gillespie (qui avait fait sa demande pour entrer en FM, mais a été refusé pour cause de « mensonge » sur sa vie maritale !!!). A noter que l’orchestre se constituera également en équipe de basket pendant les tournées et jouèrent souvent contre des équipes semi-professionnelles lors des étapes, ou pour des matchs de charité. Cab et son orchestre firent également les premières parties d’ouverture du film « Strike Up The Band » dont les vedettes étaient Judy Garland et Mickey Rooney.
Avec Dizzy les choses ne se passèrent pas très bien à partir des années 40. Dizzy était jeune et écoutait le Be-Bop naissant. Cab lui reprochait sans-cesse de faire sa musique « chinoise », à tel point qu’il ne pouvait plus jouer en solo, Cab reprenant tous ses arrangements pour ne plus lui donner la parole. Mais la goutte d’eau qui fit déborder le vase, fut quand Diz lui lança une boulette dans le cou pendant une chanson romantique. Cab furieux le vira sur le champ après une bagarre au cours de laquelle Diz planta un petit coup de couteau dans la jambe de son chef. Ce qui fit dire plus tard, lors de sa collaboration avec Charlie Parker, que c’était la meilleure chose qui ait pu lui arriver.
Pendant la deuxième guerre mondiale, Cab fit de nombreux concerts pour les soldats en partance pour le front et enregistra également des discours de propagande antinazie.
En 1943 il apparaît dans un film important pour la communauté noire, « Stormy Weather », dont Hollywood avait « osé » recruter des acteurs uniquement noirs. Il y avait également dans ce film des célébrités comme le TCF :. danseur de claquettes Bill « Bojangles » Robinson, l’actrice et chanteuse Lena Horne, les géniaux Nicholas Brothers, véritables hommes élastiques, et le pianiste Fats Waller (mentor du TCF :. Count Basie).
En 1953 il accepte enfin de jouer le rôle du personnage Sportin’ Life dans l’opéra du TCF :. G. Gershwin « Porgy & Bess », qu’il avait pourtant refusé en 1935. On dit même que c’est Cab qui aurait inspiré Gershwin pour créer le personnage de Sportin’ Life.
Les années 60
Cab va enregistrer avec sa fille Lael des chansons, et Clarence Robinson producteur des revues du Cotton Club et de l’Appolo, va lui proposer de devenir l’attraction principale d’un projet d’un Cotton Club à Miami avec une troupe de 48 personnes, incluant déjà des chanteuses comme Abbey Lincoln (qui épousera le batteur de Be-Bop Max Roach), Sallie Blair et George Kirby, ainsi que la troupe de danse de Norma Miller. Pour la seconde saison les futurs célèbres et géniaux danseurs de claquettes Maurice et Gregory Hines firent partie du show.
En 1958 enregistrera un album intitulé Cotton Club Revue Of 1958 dans lequel figure le TCF :. Nat King Cole et Eartha Kitt.
Cette revue tournera jusqu’en 1960 en Amérique du Sud et en Europe.
Les dernières années
Les grands orchestres n’ayant plus la cote, le jazz ne faisant plus danser le public, Cab disparut peu à peu des radars médiatiques, apparaissant de temps en temps dans quelques films, des séries TV, quelques émissions mais c’est en 1980, grâce au film « The Blues Brothers », que sa popularité refait surface. Il va rejouer et chanter lors de tournées aux USA, mais également lors de celle d’un mois en Europe en 1992 (dont le concert de Paris où j’ai eu la chance de le voir avec mon père, qui lui-même me l’avait fait découvrir quand j’étais enfant !).
Héritage et autres anecdotes
Comme beaucoup (trop !) d’autres, Cab et son ami Felix H. Payne furent battus par la police et emprisonnés à Kansas City, alors qu’ils allaient simplement rendre visite au TCF :. Lionel Hampton lors d’un concert. Ils furent accusés de toxicomanie, de résistance à la force publique et envoyés à l’hôpital pour blessures. Lionel Hampton en apprenant cette nouvelle interrompit son concert et refusa de jouer. Finalement la NAACP (National Assosiation For The Advancement Of Colored People) et cinq autres organisations pour les droits civiques demandèrent la révocation de l’officier Todd qui les avait arrêtés. Les charges furent abandonnées, mais Todd ayant pris sa retraite ne fut pas inquiété.
Cab est devenu une légende et influença bon nombre de choses et de musiciens. Les Zazous français pendant l’Occupation se sont inspirés de ses costumes, de sa gestuelle, et de son art visuel. James Brown et Michael Jackson s’en inspireront très largement. Surtout M. Jackson avec son « Moon Walk » (marche lunaire). Il fut un pionnier en matière de musique et contribua énormément pour faire reconnaître la légitimité de l’art afro-américain dans une Amérique raciste.
En 1998, son petit fils prit la direction de l’orchestre et en 2012 son héritage musical fut célébré dans un épisode de PBS’s American Masters intitulé « Cab Calloway : Sketches ».
En 2020, la maison de son enfance de Baltimore fut démolie et remplacée par un parc nommé « Cab Calloway Legends Park » en son honneur.
Sa fille fut la première professeure noire à enseigner dans une école blanche en Virginie.
Récompenses
1985 Cab Calloway Day à Greenburgh, New York
1990 Beacons in Jazz Award from The New School in New York City. Le Maire de NYC proclame Cab Calloway Day.
1992 La Cab Calloway School Of Art est créée à Wilmington Delaware.
1994 Camay Calloway Murphy, sa fille, fonde le musée Cab Calloway au Coppin State College à Baltimore, Maryland
Cab a une discographie assez faible curieusement, malgré sa longévité et le nombre de concerts donnés tout au long de sa vie. A peine une trentaine sans compter les quelques compilations. Il apparaît dans une quinzaine de films ainsi que dans une dizaine de courts métrages.
« Il aimait les fringues, les voitures, les chevaux et les femmes. Il aura tout eu et il appelait ça : vivre ! »
Un regret personnel concerne sa sœur Blanche, qui était une musicienne renommée. Les orchestres féminins eurent beaucoup de succès aux Etats-Unis jusqu’aux années quarante où le jazz faisait encore danser le public. Mais avec la guerre, l’économie en berne et l’arrivée du Be-Bop, musique savante avec des orchestres réduits en quartet, quintet ou sextet, les grands orchestres ne purent résister. Même Duke et Count durent réduire leur voilure et l’Histoire oubliera totalement ces orchestres féminins. Le conservatisme états-unien est très oublieux et il serait temps de rendre justice à ce pan également occulté de cette musique.
Yves Rodde-Migdal
A lire
Le Jazz Et Les Gangsters par Ronald L. Morris et traduit par Jacques B. Hess
Dans l’excellente série « BD Jazz 2 CD + une BD », par le regretté Cabu : Cab Calloway
« Jazz et Franc-Maçonnerie une histoire occultée » par Yves Rodde-Migdal.
« Playing The Changes » par Milt Hinton
« Of Minnie The Moocher & Me » par C. Calloway & Bryant Rollins « The Hi-De-Ho Man : The Life Of Cab Calloway » par Alyn Shipton
Une loge de recherche ouverte à tous : Héphaïstos 3H (Héphaïstos, handicap, humanisme) a allumé ses feux en janvier 2021 au grand orient de France. Elle est constituée de membres valides et handicapés permettant de réfléchir aux problématiques globales que sont : l’ accessibilité des lieux maçonniques, l’accessibilité et l’adaptation des rituels, et comment faire une production maçonnique sur le handicap permettant de faire bouger les lignes.
En raison des problèmes sanitaires récents, de l’accessibilité des temples et des disponibilités de ses membres, la loge 3H Héphaïstos se réunit actuellement en visio conférence.
Au grand orient de France, bien qu’un réel effort ait été fait, une quantité infime de temples est réellement ENTIEREMENT accessible à tous francs-maçons en situation de handicap (plateaux de Vénérable Maître, Secrétaire, Orateur et Surveillants qui comportent tous des marches y compris au Temple Groussier).
Pour le moment, il n’y a pas d’informations officielles et définitives concernant les temples des régions des DOM TOM et à l’international.
Un travail a été fait par la SOGOFIM (société immobilière du Grand Orient de France) qui gère les travaux de mise en conformité. Le parc est très vaste et il faudra plusieurs années pour que tout soit aux normes. Le problème reste entier pour les loges propriétaires des temples, car le coût d’aménagement est important et ne peut décemment pas être répercuté en totalité sur les capitations. Malgré tout, il faut rappeler que tous les temples maçonnique de France sont soumis à la réglementation des lieux acceptants du public sous peine de fermeture administrative.
Pour ce qui concerne la communication générale sur « Franc-maçonnerie et handicap », Il n’y a actuellement aucune mention sur les sites publics des obédiences concernant l’accessibilité, ou du moins, un lien vers un membre de l’obédience pouvant informer le/la profane en candidature spontanée vers la loge la mieux adaptée. Il en est de même sur les intranets, ce qui ne permet malheureusement pas aux sœurs et aux frères de voyager en toute sérénité, sécurité et indépendance.
Espérons que l’association NDH de la GLMF et la loge de recherche 3H du GODF fassent des émulent et que, grâce à elles, les lignes pluri obédientielles nationales et internationales bougeront favorablement vers des prises de conscience réelles, efficaces, que le bandeau tombera et fera découvrir une réalité à prendre en compte rapidement.