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L’évêque de Mileto demande la liste des membres des confréries : « Non aux compromis avec la ‘Ndrangheta et la franc-maçonnerie »

De notre confrère italien lacnews24.it

Monseigneur Nostro a mis en œuvre une opération de transparence en adressant a priori et aux commissaires son propre arrêté suite aux différentes enquêtes anti-mafia dans la zone de Vibo.

Pour retrouver les origines des Confréries du diocèse de Mileto-Nicotera-Tropea (Vibo Valentia), Mgr Attilio Nostro – comme le rapporte Avvenire – a mis en œuvre une opération de transparence en envoyant a priori et aux commissaires de celui-ci son propre décret pour suivre les diverses enquêtes de la justice, articles, reportages télévisés, et de nombreuses polémiques sur la présence de membres de familles et de clans de la ‘ndrangheta et de francs-maçons. L’évêque a demandé « adresser à la Curie diocésaine, au plus tard trente jours à compter de la réception du présent précepte singulier, la liste complète des membres, liste qui doit comprendre le nom et le prénom du frère/sœur, lieu et date de naissance, résidence ».

Il existe plus de 200 confréries dans la région comptant des milliers de membres. « Cette disposition – explique l’évêque – me permettra d’effectuer une vérification et un contrôle de ces réalités importantes. Dans le respect évident de  la vie privée de chacun. Il n’a pas une intention punitive mais collaborative, en effet je rappelle que ce décret n’exempte pas les prieurs des Confréries de leur devoir de surveillance mais l’intègre ».

« Je suis certain – écrit-il dans le décret – que toutes les Confréries, comprenant très bien cet esprit de communion ecclésiale et de collaboration partagé avec l’Autorité diocésaine, sauront se conformer scrupuleusement et dans les délais établis à ce qui a été ordonné ».

L’initiative de Nostro s’inscrit dans le cadre des règles contenues dans les lignes directrices « Non à toute forme de mafia ! » , approuvé en 2021 par la Conférence épiscopale calabraise :« Les Confréries sont affranchies de toute soumission à des forces et pressions qui n’ont rien de religieux ou de sacré ».

« Il existe une synergie entre la police, la préfecture et l’évêque pour éviter que les symboles religieux et les fidèles ne deviennent des symboles mafieux – tient à souligner le commissaire -. C’est pourquoi nous soutenons l’initiative de l’évêque. Pourtant, nous bloquons toutes les tentatives depuis deux ans et nous y parvenons. Nous sommes au dessus de lui. ».

«Les confréries elles-mêmes, de nombreuses personnes, me demandent de l’aide pour abandonner une ancienne façon de fonctionner, pour avancer, pour dépolluer. Une œuvre de libération . Mon initiative est en faveur des honnêtes, pour une collaboration croissante entre l’évêque et les confréries. Ce sont eux qui m’ont demandé d’être proche, d’aider ». Puis la proposition :« Il faut revenir aux origines des Confréries. Ce serait bien si, dans une zone où les soins de santé sont en difficulté, les confréries pouvaient redevenir un moteur en faveur des derniers, des pauvres, des plus fragiles, des plus défavorisés. ».

Grande Loge de France : Le № 210 de PVI donne la parole aux jeunes initiés

Quand une revue emploie l’embossage pour écrire son titre, ici « Paroles de jeunes initiés », c’est pour créer une illusion de profondeur ou de relief.

Mais ne nous y trompons pas ! Il y a bien dans cette dernière livraison de Points de Vue Initiatiques (PVI) une dimension encore plus riche et significative invitant le lecteur à la réflexion et l’engageant sur des questions morales, philosophiques ou existentielles. Et des points de vue multiples, quant à l’initiation de nombreux jeunes ayant décidé de franchir le pas. Qu’il se nomme Guillaume, Simon, Jean, Leonel, Tony, Danil, Ludovic… Ils ont tous décidé de « passer la porte basse », cet acte chargé de symbolisme, représentant l’humilité, la transformation, et l’engagement sur le chemin initiatique.

L’emblématique revue de la Grande Loge de France (GLDF) Points de Vue Initiatiques (PVI), dont le sous-titre est « Vivre la tradition », vient de paraître. Ce numéro 210 est consacré à « Paroles de jeunes initiés ».

Pour un maçon, « Vivre la tradition » suggère une immersion active et une pratique consciente des coutumes, des rituels, et des valeurs héritées du passé, du respect des coutumes anciennes, à la célébration d’un héritage culturel de tradition, en passant par la transmission de valeurs, c’est bien une manière de se reconnecter ave les racines de la maçonnerie mais aussi de savoir s’adapter au temps présent. C’est justement ce qu’inspire, en page d’accueil du site Internet de la GLDF, le slogan qu’elle s’est donné comme signature : « Une démarche de tradition au cœur des enjeux contemporains ».

Avant d’entrer dans le vif du sujet, nous voudrions saluer cette belle initiative. En effet, il est effectivement assez courant que les obédiences maçonniques soient plus que discrètes concernant les expériences et les perspectives des jeunes initiés. Des réserves dues à ce qu’historiquement l’art royal se veut une pratique plutôt cachée voire secrète. Mais donner la parole publiquement à de jeunes initiés pourrait potentiellement exposer leurs identités ou leurs expériences personnelles/professionnelles. L’emploi de prénoms permet aux jeunes initiés, souvent en phase d’apprentissage et d’intégration, de s’exprimer librement. Une belle expérience.

Mus par le même idéal, on sent déjà dans cette jeunesse, dans cette relève, à la fois cohérence dans leur communication et témoignages riches de la démarche et méthode maçonniques. De jeunes initiés qui nous offrent des perspectives et des expériences précieuses.

L’éditorial d’Olivier Balaine, directeur de la rédaction débute ainsi :

« Si on perçoit ou on comprend l’initiation comme un nouveau commencement, un nouveau début marquant un moment de vie, l’initié est par essence toujours jeune. Son âge redémarre à chaque cérémonie, à chaque passage, puisqu’il « meurt » à son ancien état, qu’il renaît à un nouveau après quelques épreuves.

Le nouvel initié a frappé à la porte : il est admis, il entre, il est entré. Le corps qu’est la Loge va le nourrir, comme il va nourrir la Loge et la régénérer de sa présence, son regard, sa parole. L’Ancien, riche de son parcours, a semé quelques graines de fruits patiemment mûris. À celui qui vient d’entrer d’en profiter quand il le souhaitera et d’en faire pousser à son tour pour rendre vivante la Tradition… »

Thierry Zaveroni, Grand Maître de la GLDF
Thierry Zaveroni, Grand Maître de la GLDF

Quant au « mot du Grand maître », Thierry Zaveroni relate sa propre expérience initiatique, en 1985, à l’âge de vingt-quatre ans au sein de la respectable loge « Stella Maris », à l’orient de Marseille. Il nous confie que « … L’initiation qui nous transforme, dans notre façon d’être avec les autres et d’appréhender le monde, nous lie d’instinct à une fraternité dans laquelle les choix de vie, respectant les principes communs, évoluent et se diversifient néanmoins, en fonction de nos personnalités et de nos vécus, au-dedans et au-dehors du Temple. La progression de chaque initié est celle d’une conscience intime… »

Pascal Lardellier.

L’invité de ce numéro est l’universitaire et chercheur Pascal Lardellier, reconnu pour son expertise sur les sur les rites sociaux[1], les usages des technologies de l’information et de la communication (TIC), et les aspects socioculturels liés à Internet et aux réseaux sociaux. Son approche souvent interdisciplinaire, mélangeant des éléments de sociologie, d’anthropologie et de psychologie pour mieux comprendre les dynamiques de la communication et des interactions sociales, fait que son article « Le Feu Sacré ! Les jeunes initiés au prisme de l’anthropologie », déborde de vitalité et nous fait mieux comprendre le sens de la démarche initiatique exprimé par les jeunes initiés. Tout comme un feu qui brûle avec intensité, le feu sacré symbolise un enthousiasme qui est puissant et vivifiant.

[1] Christian Roblin a rendu compte, dans ces colonnes, du dernier essai de Pascal Lardellier, qui intéresse au premier chef les lecteurs de ce Journal, paru aux éditions de l’Aube en novembre 2023 sous le titre éloquent : Éloge de ce qui nous lie : L’étonnante modernité des rites.

Nous avons tout autant aimé, de Jean-Pierre Thomas, le « Portrait d’initié » de Jean Zay (1904-1944), franc-maçon tout comme son père, assassiné par la Milice, et qui fut un homme politique remarquable, surtout connu pour son rôle en tant que ministre de l’Éducation nationale et des Beaux-Arts du Front populaire de 1936 à 1939.

Quarante articles, comprenant la bibliographie et le In memoriam en hommage à Jean-François Pluviaud, composent la revue.

Nous remarquons une première de couverture illustrée par un des Rimbaud de L8Zon dont l’univers graphique a éclos sur un terreau insolite : celui des mots et des sons, des vers et des notes. La peinture et la bombe sont les porteurs des révoltes de ce créateur atypique qui nous parle de ce que l’Humanité lui inspire. « Arthur Rimbaud, premier poète anarchiste, marginal du XIXe siècle, punk à gueule d’ange », c’est ainsi que L8Zon le dépeint.

Quant à la quatrième de couverture, elle est toujours illustrée par un regroupement de descripteurs, souvent appelé un nuage de mots (word cloud en anglais), semant autant d’indices pour une recherche qui, en l’espèce, n’est pas que documentaire, soit, pour une juste et parfaite visualisation de ces mots-clés : Vie, Espérance, Commencer, Promesse, Prendre place, Énergie, Naissance, Initié, Demain.

La revue Points de Vue Initiatiques

Points de Vue Initiatiques (PVI) est la revue trimestrielle de la Grande Loge de France. Chaque numéro (de 120 pages environ, format 18 x 24 cm) est rédigé par des auteurs francs-maçons, à l’exception de quelques invités. Ce magazine a pour but d’accompagner le lecteur dans sa démarche d’initiation à la franc-maçonnerie de tradition, de l’aider dans sa réflexion et de l’éclairer dans ses travaux.

Le premier numéro de la revue Points de Vue Initiatiques a été publié en 1965. C’était alors la première parution par la GLDF qui s’adressait aussi bien aux francs-maçons qu’aux profanes. Mais l’histoire des revues publiées par l’obédience est encore plus ancienne, avec les Cahiers de la Grande Loge de France ou encore les bulletins intérieurs d’avant-guerre.

Acheter ou s’abonner à Points de Vue Initiatiques

Pour vous abonner à la revue Points de Vue Initiatiques ou acheter un numéro en particulier, vous pouvez consulter la boutique en ligne de la Grande Loge de France.

Avec 210 numéros, la revue est riche de toutes ses publications. Vous pouvez également vous inscrire à la newsletter PVI ou télécharger les anciennes lettres d’informations sur la revue.

Renseignements auprès de la Grande Loge de France : par courriel à redaction@gldf.org ou par courrier postal : PVI – 8, rue Puteaux – 75017 Paris

Points de Vue Initiatiques – Vivre la traditionRevue de la Grande Loge de France

Paroles de jeunes initiésGLDF, # 210, décembre 2023, 120 pages, 8 €

Le sommaire :
ÉDITORIAL, Olivier Balaine
LE MOT DU GRAND MAÎTRE, Thierry Zaveroni
Autorité, règle, soumission… s’inscrire dans un Ordre, Xavier
Comment entrer ?, Adrien
Tradition et modernité, Anthony
Quête de sens, Julien
Entrer, rester : la conversion du regard, Antoine
Vivre les yeux ouverts, Christophe
Regards de jeunes initiés, Entretien avec Arthur, Florian et Pierre-Gilles
Être un parmi les autres : jeunesse, progression personnelle et fraternité, Cédric
L’initiation, nouvelle dimension de la vie, Bruno
Seul et avec l’autre, Jean-Baptiste
Construire l’homme, préparer l’action (construire vs déconstruire), Théo
La découverte du rituel, témoignage intime d’un jeune initié, Alexi
Les grands initiés : une source ?, David
Joie et franc-maçonnerie, Frédéric
INVITÉ : Le feu sacré ! Les jeunes initiés au prisme de l’anthropologue, Pascal Lardellier
De la curiosité à l’enthousiasme, Guillaume
La Fraternité, Simon
Vie profane et démarche initiatique, Jean
L’initiation par la main, Leonel
Comprendre pour connaître : la voie du symbole,Tony
Chercher et demander la lumière dès le plus jeune âge de la vie adulte, Danil
Connais-toi toi-même : l’essence de l’initiation maçonnique, Manyl
Le temps, Guillaume
Image avant, image après, Rémi
Apprentissage et silence, Ludovic
La quête de la Vérité…, Jean
Ce que la Maçonnerie a changé dans ma vie, Jérémie
Spiritualité ? Spiritualité !, Thomas
L’engagement au-dehors, l’engagement en dedans, Yvan
BIBLIOGRAPHIE
HISTOIRE : Jeune ? Vous avez dit jeune ?, Jean-Pierre Thomas
PORTRAIT D’INITIÉ : Jean Zay (1904-1944), un destin foudroyé, Jean-Pierre Thomas
ARRÊT SUR IMAGES : L8Zon : de la poésie en bombe, Daniel Sygit
Enfance de l’art, art de l’enfance, Robert de Rosa
SYMBOLIQUES : Du septentrion au midi, ou la voie de l’esprit, Hugo Billard
L’AIR DU TEMPS : Le temps ne fait rien à l’affaire…, Robert de Rosa
IN MEMORIAM : Hommage à Jean-François Pluviaud, Michel Bernard
(RÉ)ABONNEMENTCOMMENT REJOINDRE LA GRANDE LOGE DE FRANCE
LE CHAMP DU POÈTE
: Il y a toutes sortes de mots, Jean-François Pluviaud –

Au sommaire du PVI n° 211 – Mars 2024 : La Loge, un creuset, un Maître ?

Lieu symbolique : Times Square à New York (USA)

Lorsque nous visitons une ville aujourd’hui, certains lieux demeurent des passages obligés, presque impossibles à éviter : les Champs-Élysées pour Paris, Times Square pour New-York, Big Ben pour Londres. Surtout à quelques jours de la nouvelle année…

Aujourd’hui, nous traversons l’Atlantique et vous emmenons aux États-Unis d’Amérique, souvent surnommés le « pays des rêves« , creuset de légendes, de mythes, et d’histoires qui ont façonné l’imaginaire mondial. Avec, en premier lieu, le rêve américain, idée centrale dans la culture des États-Unis, suggérant que tout le monde, indépendamment de son origine, peut réussir grâce à son travail acharné et sa détermination. Ici, nous n’aborderons pas les légendes du Far West avec ses cow-boys et indiens, la Silicon Valley ou encore Hollywood, synonyme de l’industrie cinématographique qui a exporté la culture américaine à travers le monde…

Nous sommes à Times Square au cœur de New York, officiellement nommée City of New York, New York City ou NYC (pour éviter la confusion avec l’État de New York où elle se situe), et dont le surnom le plus connu est The Big Apple (« La grosse pomme »). New York est la plus grande ville des États-Unis en nombre d’habitants et l’une des plus importantes du continent américain et du monde. .

Longacre Square, en 1898.

Times Square au fil du temps

Times Square était initialement connu sous le nom de Longacre Square. Le nom a été changé en 1904 lorsque le New York Times a déménagé son siège social dans le bâtiment One Times Square, maintenant célèbre pour son utilisation lors de la célébration du Nouvel An.

Au début du XXe siècle, la région a commencé à se transformer en un centre culturel et commercial, avec la construction de nombreux théâtres et la naissance du quartier des théâtres de Broadway.

Les années 1920-1940 : l’âge d’or de Times Square

Un âge d’or caractérisé par des théâtres opulents, des music-halls, et l’émergence de ce qui est aujourd’hui connu sous le nom de « Great White Way », célèbre pour ses énormes panneaux publicitaires lumineux. Le lieu était un centre de la vie nocturne, du divertissement et de la culture, attirant des visiteurs du monde entier.

Les années 1960-1980: déclin et redéveloppement

L’endroit a connu un déclin marqué, avec une augmentation de la criminalité, de la drogue et du commerce du sexe. Beaucoup de théâtres historiques ont été fermés ou transformés en cinémas X.

Drapeau de la ville de New York.

Les années 80 à 90 : de nombreux efforts

À la fin des années 1980 et dans les années 1990, il y a eu un effort concerté de la ville et des investisseurs privés pour nettoyer et revitaliser ce lieu mythique, presque magique la nuit venue. ex. Cela comprenait de nouvelles réglementations, une présence policière accrue, et la rénovation de nombreux bâtiments emblématiques.

Times Square, aujourd’hui

C’est l’un des centres touristiques les plus fréquentés au monde, connu pour ses panneaux publicitaires électroniques massifs et ses théâtres de Broadway. Il continue d’accueillir des événements importants, notamment la célèbre célébration du Nouvel An.

Les New Yorkers, en français les New-Yorkais notent un développement continu avec de nouveaux projets visant à améliorer l’expérience des piétons et à attirer de nouvelles entreprises. Times Square symbolise la capacité de New York à se réinventer et reste un témoin vital de l’histoire culturelle et sociale de la ville.

La célébration du Nouvel An à Times Square

Lieu des plus emblématiques et médiatisés au monde, la tradition de célébrer le Nouvel An à Times Square a commencé en 1904, coïncidant avec l’ouverture du siège du New York Times. La première descente de la boule a eu lieu en 1907.Cette boule est l’élément central de la célébration par la descente d’une boule géante illuminée. La boule est descendue sur un poteau pour marquer le compte à rebours final jusqu’à minuit.

Chaque année, des centaines de milliers de personnes se rassemblent à Times Square pour assister à l’événement qui comprend des performances en direct de musiciens célèbres et des apparitions de célébrités. Il est diffusé en direct à la télévision et en ligne, attirant des millions de téléspectateurs dans le monde entier.

Auld Lang Syne manuscript.

L’atmosphère est électrique, avec des concerts, des effets spéciaux, et la fameuse « confettis à minuit ». Et il est de tradition de s’embrasser à minuit et de chanter Auld Lang Syne (Ce n’est qu’un au revoir),une chanson traditionnelle écossaise qui célèbre la nostalgie et l’amitié.

Times Square ball

La descente de la boule de Times Square est devenue un symbole mondial de la fin d’une année et du début d’une nouvelle. Cela a inspiré des célébrations similaires avec des descentes de boules ou d’autres objets dans d’autres villes à travers les États-Unis et le monde.

La célébration du Nouvel An à Times Square reste un événement incontournable, incarnant l’esprit de fête et le renouveau associés au passage à une nouvelle année.

Le NASDAQ MarketSite maçonnique…

Ce n’est pas tous les jours que nous pouvons voir rayonner l’équerre et le compas des francs-maçons à Times Square. Un grand merci et bravo à la Grande Loge de l’État de New York qui nous offre un beau et rare moment d’émotion ! C’était en septembre 2022.

Comprendre les divisions maçonniques !

La Franc-maçonnerie mondiale est déchirée ; c’est une dure réalité ! On pourrait identifier douze sujets de division qui « fracturent » le paysage maçonnique ; cela concerne toutes les régions du monde. Pour chaque thème de division nous faisons mention de deux points de vue opposés, mais bien sûr il y en a d’autres :

I – La laïcité :

  • Pour les défenseurs d’une laïcité « étendue« , la loi de 1905, qui impose aux églises de ne pas intervenir dans le fonctionnement de l’état, doit aussi se comprendre comme une interdiction pour les citoyens d’afficher leurs convictions religieuses dans l’espace public ;
  • Pour les défenseurs d’une laïcité « classique », si la loi de 1905 concerne les relations des églises avec l’état républicain, on doit prendre en compte la diversité religieuse dans le cadre d’une liberté de conscience qui tolère, dans l’espace public, le port d’objets religieux.

II – La régularité

  • La Grande Loge Unie d’Angleterre par la référence aux landmarks est en droit de décider quelle est, dans chaque pays, l’obédience reconnue et donc « régulière » ;
  • Pour les « libéraux » c’est un dogme incompatible avec la liberté de conscience.

​​III – Le centralisme (en France, le parisianisme)

  • Pour les provinciaux, les sièges parisiens des obédiences induisent une ségrégation inacceptable ;
  • Pour  les parisiens, ils sont les éléments les plus performants et dynamiques  porteurs d’Histoire !

​​IV – Le sexisme

  • Les femmes n’ont pas leur place dans les loges et si elles viennent c’est pas pour se mélanger aux hommes
  • La mixité est l’avenir d’une humanité libérée.

V – Les conflits d’intérêts

  • Il faut arrêter de profiter des fonctions maçonniques  pour faire jouer les intérêts personnels .
  • On exagère, c’est normal que les relations favorisent les amis !

​​VI – La politique

  • Etendre dans le monde profane les valeurs honorées en loge suppose un engagement politique !
  • La politique fait partie de l’intimité du maçon et on ne doit pas en faire référence en loge !

VII – Les hauts grades

  • C’est la « crème » de la maçonnerie avec les meilleurs d’entre nous !
  • C’est un système hiérarchique qui tente d’imposer ses vues face aux loges bleues !

​​VIII – Les égos

  • L’égo c’est un sentiment d’une autorité morale qui mérite d’être respectée !
  • Une réalité psychologique perverse en contradiction avec notre démarche !

IX – Les obédiences

  • Une réalité bien utile pour permettre aux loges de fonctionner .
  • Une machine à cultiver les antagonismes et à satisfaire l’attrait des cordons.

X – Les rituels

  • Mon rituel est supérieur aux autres !
  • Les rituels sont des outils permettant aux suprêmes conseils d’imposer leurs lois !

XI – Le spiritualisme

  • Le spiritualisme avec son corollaire, le mysticisme, constitue une déviance de la démarche maçonnique ;
  • Le spiritualisme est la vraie raison de l’initiation !

XII – Le sionisme

  • Le sionisme c’est l’expression historique de la sauvegarde du judaïsme ; l’anti-sionisme est une forme déguisée de l’anti-sémitisme !
  • Le sionisme est l’expression du capitalisme juif expansionniste.

Sur chacun de ces sujets, des opinions tranchées aboutissent à l’absence de dialogue dans le meilleur des cas. Parfois l’opposition est telle qu’elle s’accompagne de non reconnaissance.

Cela pourrait être les 12 travaux d’Hercule nécessaires pour éviter la cacophonie et les conflits latents qui nuisent à l’harmonie maçonnique !

​Comment un franc-maçon peut accepter ce déchirement et ces querelles en contradiction avec nos devoirs de bienveillance et de respect mutuel ? On ne peut que souffrir de voir cet état de fait perdurer !

​Que faire pour « rassembler ce qui est épars » ?

Faut-il se satisfaire de l’impuissance générale et laisser chacun cultiver son «communautarisme » ?

​Faut-il que les « va-t-en guerre » de chaque opinion manipulent les structures ?

La raison d’être de 450.fm n’est-il pas de vouloir dépasser ces différences d’appréciation et de contribuer à un apaisement des conflits et à un retour au dialogue et au partage ?

La démarche maçonnique accepte les différences d’appréciation pour peu qu’on accepte de se respecter !

En attenfdant que les grands maîtres et les grandes maîtresses arrêtent de se chamailler, je termine ce billet en vous joignant  un commentaire d’un frère qui a souhaité garder l’anonymat :

« Les francs-maçons, pour peu qu’ils soient érudits, adorent l’histoire ! La grande histoire ne les intéresse guère ! Ce sont les petites qui ont leur préférence !

Les francs-maçons de base eux s’en balancent aisément ! Pour eux, ce qui compte c’est d’être en bonne compagnie, de savoir vivre et aussi de bien se tenir à table ! Un zeste de philosophie, une certaine solennité et tout va bien Madame la Marquise !

Il y a bien des puristes qui vont vous démontrer que les valeurs c’est sacré ! Et d’autres que le bon Dieu, c’est de la calotte pur sucre !

On va pas en faire un fromage, chacun a le droit d’avoir sa marotte !

Moi ce qui me plaît, c’est de ne pas me prendre la tête et d’être de bonne humeur !

Faut dire qu’aujourd’hui, la bonne humeur et les gens simples et heureux, cela ne court pas les rues !

Et en plus les grincheux à l’histoire attachée, ils sont souvent vieux et hargneux !

On essaye bien de leur faire parler d’autre chose mais, y a pas, plus régulier que moi tu meurs ou plus laïc que moi j’y crois pas !

Tout cela c’est pas grave ! Faut bien que vieillesse se passe ! Heureusement que la plupart du temps, tout va pour le mieux et on rigole bien quand on se retrouve !

Ne serait-ce pas cela l’initiation ? Apprendre à rigoler ! »

Croyance et vérité : Visite chez les francs-maçons

De notre confrère anglais thentherewasus.co.uk – CRÉDIT – CAITLIN CHESCOE – AUTEUR – JOSH BRIGHT

« Belief & Truth » Caitlin Chescoe offre un aperçu captivant du monde mystérieux de la franc-maçonnerie.

Les francs-maçons sont une organisation à la réputation quelque peu néfaste, souvent considérée comme un « club de vieux garçons » et une « société secrète », avec des pratiques conçues pour profiter à ses membres.

Née dans une famille de trois générations de francs-maçons, Chescoe s’est intéressée pour la première fois à l’organisation il y a quelques années quand, un jour, elle a remarqué que son père se préparait pour une réunion de loge, vêtu de son costume et du col et du tablier artisanaux bleu clair distinctifs. , porté par les membres.

Elle se souvient : « Je ne connaissais rien aux francs-maçons et j’ai demandé de quoi il s’agissait. Mon père m’a montré certaines des archives de mon arrière-grand-père qu’il avait laissées dans sa loge militaire d’Abbottabad en Inde dans les années 1930, ainsi que des insignes et des bijoux. J’étais complètement confus mais j’ai trouvé ça fascinant ! »

Quelques mois plus tard, son père a dit qu’il pensait pouvoir réunir certains de ses amis pour faire une séance photo, et c’est ainsi que le projet a commencé. Ayant parlé à de nombreuses personnes autour d’elle de leur perception de la « fraternité », et la trouvant plutôt négative – une perception d’un « club de vieux garçons », composé d’hommes blancs plus âgés, issus de milieux aisés, se donnant mutuellement poignées de main secrètes et accords commerciaux – elle a décidé d’essayer de découvrir pourquoi par elle-même, « sachant que cela signifiait et compte tellement pour sa famille ».

Après des recherches approfondies, elle a découvert qu’à l’insu de la plupart des personnes extérieures à l’organisation, il existait des femmes franc-maçonnes actives qui existaient depuis plus d’un siècle. Elles ont été confrontées à de nombreux obstacles au sein de la franc-maçonnerie, n’ayant pas été acceptées par les hommes pendant de très nombreuses années, en plus des obstacles auxquels les femmes étaient déjà confrontées au sein de la société, et ont donc pensé que c’était une voie intéressante pour faire avancer le projet.

« Lorsque j’ai commencé à contacter des gens à propos du projet, j’étais consciente qu’en tant que « société pleine de secrets », il pouvait y avoir des obstacles potentiels, mais j’étais intriguée de voir jusqu’où je pouvais aller. Je n’ai jamais eu l’intention que le projet soit une « grande révélation » en tant que telle ou un exposé . Je voulais comprendre pourquoi il y avait des secrets et comment les individus bénéficiaient de ce mystère supplémentaire.

Malgré quelques difficultés initiales, l’adhésion et les conseils de son père lui ont permis d’accéder au groupe et de parler directement aux autres membres de leurs expériences et de leurs points de vue sur les perceptions négatives des étrangers. Son projet a dévoilé des révélations fascinantes. En plus de la présence de femmes franc-maçonnes (bien que, comme le note Chescoe, il existe encore un déséquilibre important avec environ 5 000 femmes au Royaume-Uni aujourd’hui et 150 000 hommes), le groupe comprend des personnes de nombreuses ethnies, religions et origines différentes, et s’engage également. dans des efforts caritatifs importants.

« Etre franc-maçon, c’est faire partie d’une communauté, d’un groupe où des hommes ou des femmes de toutes religions se réunissent pour former une fraternité. Les trois grands principes sur lesquels est fondé l’ordre sont l’amour fraternel, le soulagement et la vérité. Il faut croire en un être suprême, être hautement recommandé par deux autres francs-maçons, avoir plus de dix-huit ans et n’avoir aucune condamnation pénale préalable.

Mélangeant des portraits mis en scène avec des représentations franches de scènes quotidiennes (y compris les préparatifs des cérémonies) à l’intérieur de la loge , ainsi que des détails de l’espace lui-même et de certains des principaux objets de cérémonie, les images perspicaces et sensibles de Chescoe dressent un tableau captivant et nuancé du groupe.

En mettant en lumière la nature multiforme de la franc-maçonnerie, elle vise à lancer des discussions sur l’inclusivité, la dynamique de genre et l’évolution sociétale. La présentation minutieuse du livre, comprenant un essai de Camilla Brown et une autre édition spéciale, ornée d’un tirage signé, s’adapte au récit, soulignant la profondeur et la complexité du sujet.

« J’espère que cet ouvrage donnera aux gens un aperçu plus approfondi de l’histoire de la franc-maçonnerie et répondra aux idées préconçues qu’ils pourraient déjà avoir sur l’organisation. Je souhaite que l’œuvre ouvre un dialogue sur les avantages et les inconvénients des espaces entièrement masculins et féminins, ainsi que des espaces mixtes au sein d’un cadre plus large de la société. Comment allons-nous avancer et progresser, et que reste-t-il à faire pour nous rencontrer sur un pied d’égalité ?

Belief & Truth: Inside the Freemasons est publié par Guest Editions et est disponible ici.

Vous pouvez en savoir plus sur le projet et les autres travaux de Caitlin via son site Web .

Mario Pera réélu pour un deuxième mandat en Uruguay

De notre confrère chilien granlogia.cl

Dans la Grande Loge de la Franc-maçonnerie d’Uruguay, l’éminent franc-maçon Mario Pera Peluffo a été élu, le 21 décembre dernier pour un deuxième mandat de direction en tant que Grand Maître, aux côtés du Vice-Grand Maître Horacio Pérez Toledo.

Le Grand Maître Sebastián Jans Pérez a assisté à la cérémonie, en compagnie du Grand Chancelier Álvaro Echeverría, partageant fraternellement avec les Grands Maîtres et les représentants de 15 puissances maçonniques, tant de la VI Zone de la Confédération Maçonnique Interaméricaine, de la Confédération Maçonnique du Brésil et L’Europe .

Dans une atmosphère de fraternité caractéristique de la franc-maçonnerie uruguayenne, un programme chargé a été complété, comprenant une visite au Palais Législatif, une connaissance des traditions de la République orientale de l’Uruguay et des espaces de mémoire d’une histoire connue avec respect par les visiteurs.

Au crépuscule, dans le Palais maçonnique, a eu lieu l’installation ou pose du Grand Maître, du Vice Grand Maître et des Officiers qui les accompagnent dans leur gestion, dans une atmosphère de solennité et de bons présages pour cette nouvelle étape de la franc-maçonnerie uruguayenne.

Grand Maître  Mario Pera Peluffo

Questions d’Histoire : Quelles ont été les méthodes d’exécution utilisées à travers l’Histoire ?

De la chaine d’histoire : Questions d’Histoire

Comme chacun le sait, les Francs-maçons militent pour l’abolition de la peine de mort. Cette sentence n’est pas récente comme nous allons le constater. La rédaction a pensé qu’un petit voyage dans le temps nous permettrait de remettre à jour les pendules concernant certaines croyances… à vous de juger (sans condamner bien entendu).

A mesure du développement des sociétés, la justice légale a remplacé la vengeance privée. Les cas les plus graves étaient punis de mort, et les modalités d’application de l’exécution ont connu de grandes évolutions. Revenons sur l’histoire des méthodes d’exécutions, et observons comment ce châtiment répond au crime.

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🔎 Sources bibliographiques :
– Carbasse J.M., La peine de mort, Puf, « Que sais-je ? », 2016
– Moore J., Pendu, écartelé ou décapité : l’histoire de la peine de mort à travers les âges, Bonneton, 2020
– Le Naour J.Y., Histoire de l’abolition de la peine de mort, Perrin, 2011
– Bastien P., Histoire de la peine de mort : bourreaux et supplice (1500-1800), Seuil, 2011 – Monestier M., Peine de mort : histoire et techniques des exécutions capitales des origines à nos jours, LGF, 2001

++++++++++++++++++++ 🌐 Liens Internet :
– Peine de mort : menace dissuasive ou effet pervers ? : https://www.cairn.info/revue-etudes-s…
– La peine de mort : pratique judiciaire et débats : https://journals.openedition.org/crim…
– La peine de mort en France à la fin du Moyen-âge : https://books.openedition.org/pup/584…

++++++++++++++++++++ 🎶 Crédit musiques :
– Rachmaninov – Die Toteninsel – Wagner – Siegfried death – Ravel – Le gibet – John Debney – The passion of the Christ OST – Philip Glass – The Thin Blue Line OST – Bruitages : Freesound.org

🎥 Crédit vidéo :
– Ridley Scott – 1492 : Christophe Colomb (1992) : https://www.imdb.com/title/tt0103594
– Tom Tykwer – Le parfum (2006) : https://www.imdb.com/title/tt0396171
– Richard Brooks – De sang-froid (1967) : https://www.imdb.com/title/tt0061809
– Carl Dreyer – La passion de Jeanne d’Arc (1928) : https://www.imdb.com/title/tt0019254
– Pierre Schoeller – Un peuple et son roi (2018) : https://www.imdb.com/title/tt7073522
– Andrzej Wajda – Danton (1983) : https://www.imdb.com/title/tt0083789
– Stanley Kubrick – Les sentiers de la gloire (1957) : https://www.imdb.com/title/tt0050825
– Anthony Mann – Quo Vadis (1951) : https://www.imdb.com/title/tt0043949

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Progrès, savoir et connaissance

3

A l’invitation du Maître des Cérémonies, le collège des officiers, puis le Vénérable Maître, pénètrent dans l’Atelier soudain assombri. Les Frères, les Sœurs, debout sur les colonnes, voient venir vers eux, à la lueur des flambeaux (désormais électriques !) et au son d’une musique généralement sacrée, ces officiers, ces officières, décorés des insignes de leur charge, qui gagnent leurs plateaux respectifs, d’un pas lent et mesuré. Une nouvelle fois, la loge allume solennellement ses feux.

Il aura fallu quelque soixante-dix millions d’années pour que – les dinosaures mystérieusement disparus – une succession de primates fabrique lentement cet être humain, bipède si particulier, que nous avons sous les yeux. Pour que, par mutations biologiques et dérivations, d’algues en protozoaires, de petit lémurien en grand singe, se structure notre lignée. Pour que notre cerveau passe de quarante centimètres cube à un kilo quatre cents aujourd’hui. Pour nous redresser sur le seuil de la caverne, rester statique. Et, étonnés, découvrir l’horizon, transporter notre nourriture, fabriquer des outils. Puis, irrésistiblement, quitter notre berceau africain, aller de l’avant – puisque notre architecture physique n’est pas faite pour la marche arrière – pour ainsi progresser au double sens du terme, nous répandre sur le globe et si je puis dire, mettre avec un pied devant l’autre. Le progrès en marche.

Quel chemin parcouru ! Quelle étrange affaire que l’aventure humaine ! Une longue et chaotique histoire qui pourtant tient debout…puisqu’à l’aube d’un nouveau millénaire, elle aboutit ce soir imaginé, à l’entrée du Vénérable Maître et son collège, des Hommes et des Femmes, résultat même du vertigineux passé précité. Ne viennent-ils pas dans la continuité, ici et maintenant, de donner vie, par la flamme aux luminaires et par le verbe à la loge, devenue pour un temps symbolique, image de la caverne initiale et du retour aux sources ?

Progrès et progression

Une association facile de circonstance pourrait faire question : pourquoi des francs-maçons, des franc-maçonnes, qui se disent « Gens de progrès » s’éclairent-ils encore à la bougie (fut-elle à présent électrique, sécurité oblige !) lors de leurs réunions ? Pourquoi s’y décorent-ils avec des ornements du passé ? Et pourquoi usent-ils d’un langage et d’un symbolisme d’un autre temps ? Ma réponse sera aussi facile en précisant bien entendu, qu’il ne s’agit pas de confondre dans notre propos, progrès matériel et progression spirituelle.

Le progrès matériel a certainement commencé, au cours de notre nomadisme originel, de mers en déserts, de montagnes en vallées, et de forêts en plaines, sous l’emprise d’une véritable curiosité motrice. C’est bien ce désir impérieux de découvrir, de savoir et de concevoir, qui a fait passer lentement l’homo erectus, de l’animalité à l’humanité.

On peut imaginer que la quête spirituelle, elle, est venue concomitamment de la peur et des premières interrogations que s’est posées cet hominidé, avec l’apparition de sa conscience, dans une nature, ô combien hostile. La fameuse trilogie questionnante et répétée des penseurs antiques : « Qui suis-je ? », « D’où viens-je ? », « Où vais-je ? » – sous-tendue par l’angoisse existentielle correspondante -n’a sans doute pas manqué, lorsqu’il a levé les yeux au ciel, de forger jour après nuit à notre ancêtre, je dirais, un « psychisme ascensionnel » et, partant, de lui inculquer l’idée d’un principe fondateur.

Croyances en des forces supérieures, pratiques magiques, doctrines polythéistes et monothéistes, sectes, religions, philosophies enfin : au fil des siècles, une progression « pensée » a bien eu lieu, dans l’étude des mystères de l’Univers. Et qui dit étude, dit transmission du savoir et de la connaissance, d’abord par ceux qui se sont institués représentants divins et autres promoteurs du verbe « croire », puis par la tradition établie ensuite, sous forme de rites de passage.

Puisque par nature, l’esprit humain dont nous parlons a besoin d’un début en toute chose, rappelons que selon la moderne chronologie radioactive, tout aurait commencé dix milliards d’années après la naissance de l’Univers, avec le fameux big-bang. Ce dernier, c’est bon à redire, a lui-même généré le système solaire et son cortège de planètes, lesquelles se sont formées, et semble-t-il, le processus de vie avec, il y a cinq milliards d’années. Peut-on qualifier de progrès cosmologique cette période de transformations qui a abouti à l’homo sapiens ? Pourquoi pas ! Nous pouvons aussi parler de processus ou encore d’évolution, vocable et théorie chère au naturaliste DARWIN.

Le progrès, cette marche en avant censée produire à chaque pas de nouveaux bonheurs, devrait toutefois tenir compte en permanence de l’éthique précitée. Le revers de la médaille est que, mal maîtrisée, cette avancée ne contente que son initiateur et ses bénéficiaires directs. « Le progrès ne vaut que s’il est partagé par tous » disait l’un des derniers slogans de la SNCF.

Cette compagnie se contredit à l’évidence, dès qu’elle lance à travers des kilomètres de vignobles un nouveau TGV, qui certes, satisfait les voyageurs pressés, mais désespère à juste titre les vignerons concernés! De leur côté, les habitants de Roissy, eux, de plus en plus affectés par un trafic aérien et une odeur de kérosène en égale progression, ne trouvent pas, comme le chante encore une publicité d’AIR FRANCE que « le ciel est le plus bel endroit de la terre » ! Quant aux collaborateurs récemment licenciés d’une fabrique de pneumatiques comment peuvent-ils comprendre que cette entreprise annonce une augmentation de ses bénéfices et parallèlement une diminution de ses effectifs ? Pour un tel fabricant, c’est ce qui s’appelle « être gonflé » !

Il ne faut donc pas confondre le vrai progrès – celui qui facilite, anoblit et embellit la vie de l’homme – avec la productivité, aux effets perversifiés, tant par la technologie galopante que par le désir névrotique de profit. Il ne faut pas non plus assimiler l’authentique amélioration à la modernité, qui en tant que photographie du présent, ne montre pas toujours avec ses clichés contradictoires, le meilleur profil de l’homme.

Dès lors, on peut comprendre que nous soyons à la fois, attirés par la nouveauté et quelque part au fond de nous-mêmes, plus ou moins néophobes. Mais, ces diables de publicitaires le savent bien : le mot « nouveau ! », avec son gros point d’exclamation, fait toujours recette ! Alors, bien sûr, j’ai une télévision super-plate qui m’ouvre une fenêtre sur le monde avec plus de cinquante chaînes…mais qui m’enchaînent devant le récepteur ! J’ai un téléphone portable super-léger qui me relie en permanence aux autres, mais qui sonne sans arrêt : tout en supprimant le fil du combiné, il m’a mis un fil à la patte ! J’ai une petite voiture super-nerveuse qui se faufile partout en ville…mais j’y avance moins vite qu’un vélo, voire qu’un piéton parfois ! Autant d’objets contemporains incontournables qui flattent mon « Avoir » mais, qui, de fait, satisfont peu mon « Etre »… Ainsi va la vie contemporaine ! Tout avantage a son inconvénient !

Le savoir « froid »

A l’époque de mes culottes courtes, le « savoir » (l’inventivité) que je viens de survoler, – la leçon de choses, comme on disait – m’était transmis comme à mes camarades d’école, au rythme tranquille des saisons, par une jeune institutrice, à la fois troublante et vigilante dépositaire de l’instruction. Elle nourrissait mon Moi. Et même mes émois ! A tel point que certains jours, son intelligence m’apparaissait quasi-divine, et je buvais littéralement ses paroles, qui me remplissaient de félicité, tel un dieu liquide !

Aujourd’hui, un savoir « froid » nous est transmis par le surmoi médiatique, qui bat les enseignants de vitesse. Ce surgelé bourratif, passé dans l’urgence au micro-onde télévisuel et cybernétique nous reste souvent sur l’estomac ! Et après une courte nuit de sommeil, les « actifs » filent chaque matin au bureau, ou à l’atelier. Puis en fin de semaine, au gré des autoroutes embouteillées, les « mordus de la bagnole » (thermiques et maintenant électriques !) cherchent à atteindre une hypothétique campagne, censée les oxygéner quelques heures. Je caricature un peu certes, quoique !

Précisément, parce que nous ne prenons plus le temps des choses. Parce que, sans nous en rendre compte, nous méprisons ce temps, qui fut néanmoins pour chacun de nous, dès notre naissance, la matière première de notre construction. Parce que nous ne pouvons pas arrêter le progrès, nous ne songeons pas assez à l’apprivoiser, comme nous y invite pourtant la sage philosophie grecque antique, toujours d’actualité.

Alors, heureusement, actifs précités et retraités débordés – mais francs-maçons que nous sommes – nous nous souvenons tous les quinze jours de cette station-service qu’est la loge, où nous pouvons, en quelque sorte, y arrêter ce fameux « temps de l’horloge » et faire le plein d’énergie psychique.

Il m’arrive de songer que j’en fais partie, certes par les bons soins de mon parrain, mais aussi grâce à ce petit garçon qui, dissimulé par sa famille dans un tonneau, quitta La Rochelle sur un bateau en partance pour Guernesey, un mauvais soir des années 1690. C’était un certain Jean-Théophile DESAGULIERS, fils d’un pasteur calviniste, qui partait le rejoindre en exil, après la révocation de l’édit de Nantes. Il devint franc-maçon très jeune comme son père, et comme lui aussi pasteur à Londres, en 1717. Une année importante puisque nous savons qu’elle est celle de la fondation de la Grande Loge de Londres, dont DESAGULIERS fils, âgé de 36 ans, deviendra le Grand-Maître en 1719 et son véritable animateur.

A ce titre, les historiens maçonniques s’accordent à penser que ce pasteur d’origine française a rédigé en grande partie les fameuses Constitutions Maçonniques, lesquelles, sol anglais oblige, ont été signées par son confrère ANDERSON ! En revanche, il n’est pas assez dit que ce Jean- Théophile devenu John Théophilus DESAGULIERS, parallèlement au service de sa cure anglicane et de la maçonnerie spéculative débutante, était un brillant physicien, adjoint d’Isaac NEWTON.

Quand on sait que pour NEWTON, l’Univers n’a pas d’histoire, donc que le temps est une illusion, faut-il s’étonner que pour son disciple religieux, l’imaginatif DESAGULIERS, les « heures maçonniques » se situent symboliquement hors de l’espace et de ce temps profane, et introduisent l’idée d’un « Temps sacré » ?!

C’est bien cette évolution qui nous a vus, en devenant matière pensante, perdre notre fourrure au profit d’un cerveau de plus en plus riche en neurones. Cette théorie démontrée – à défaut d’être totalement expliquée – nous devons donc rester modestes, en tant qu’êtres inachevés, opérant dans un système évolutif en marche !

En ce sens, il est probable que la conscience dont nous sommes dotés comme animaux dits supérieurs, n’a pas atteint le plein développement que devrait connaître quelque super-sapiens à notre suite. En attendant, il n’est pas interdit de penser, dans la pure logique darwinienne, que notre cerveau lui aussi, puisse gagner quelques précieux grammes de matière grise, par mutations successives. Et en même temps – ce serait judicieux – , quelques grains de cette sagesse – celle que nous venons chercher en loge – à la faveur d’un fonctionnement de l’esprit qu’il faut espérer, toujours plus affiné, pour les générations futures. Ne nous est-il pas annoncé un crâne plus large et sphérique, dans le cadre des changements significatifs qui se produisent chez l’homme tous les 100 000 ans ? Encore 50 000 ans à attendre, dit-on. Soyons confiants !

Les paléontologues s ‘accordent pour nous dire que cette conscience qui nous a été donnée, il y a 2 ou 3 millions d’années, nous a permis très progressivement encore de nous percevoir nous-même en train d’être et d’agir. Puis elle nous a offert – je me répète là encore – la réflexion et l’abstraction à partir de notre langage, la capacité d’opérer des représentations symboliques – début de la méthode maçonnique en quelque sorte ! – et de plus, de nous projeter dans le futur, donc d’anticiper et de concevoir précisément des projets.

Cette créativité en constante perspective – qui nous distingue radicalement des autres animaux – s’est manifestée depuis cinq cent mille ans, successivement, nous le savons, par la découverte du feu, la fabrication de l’arc et des flèches, l’extraction des minerais, l’invention de la roue. Et – faisons un grand bond en avant dans le temps – par la conquête des énergies, qu’elles soient électrique, hydraulique, solaire, thermique, gazeuse, atomique, par la conception des moyens de transports terrestres, aériens et fluviaux, puis par la récente création de l’ordinateur et de la carte à puce, eux-mêmes en évolution constante.

Autant d’actes initiés par notre imagination qui nous ont apportés à la fois, c’est à redire, le miel et le fiel : avec le fer, de la chasse nourricière à la notion jalouse de territoire, avec l’atome, du confort domestique à la guerre, avec l’électronique, du développement économique au désespérant chômage actuel. Nous savons bien, sans devoir y insister, que si le progrès a permis à l’homme de se dégager des contingences naturelles, la technique domine non seulement la nature mais également l’homme lui-même.

Si l’idée de « reliance » du vivant à une force ou un Etre Supérieur, dont je parlais il y a quelques instants, a pu introduire la notion de sacré dans notre existence et nous inciter au respect et à l’enterrement des morts, ce sur toute la planète, il est observable que nous n’avons pas universellement le même respect pour les vivants, nos frères ! Cela aussi, c’est bon répéter ! La répétition peut être utopique mais aussi, un beau jour, productive !

Certes, contrairement aux bêtes qui abandonnent leurs congénères défavorisés, un esprit de solidarité propre à notre espèce, nous engage généralement, à assister nos plus faibles – enfants et vieillards – à soulager les souffrants et à prendre en charge leurs divers handicaps, nous pouvons constater ce progrès. Mais en même temps, je ne résiste pas à redire dans cet article qu’un esprit de compétition, un désir de suprématie et de possessivité – réalité humaine justement dénommée « hiérarchie de dominance » par le biologiste Henri LABORIT – pousse les peuples nantis à tenir à distance les populations démunies avec seulement des aides alimentaires ponctuelles et des dons de matériels dépassés, à type de lunettes recyclées ou de lits d’hôpitaux « relookés ». Ainsi, le nord, géographiquement avantagé, entretient la misère du sud, en le maintenant en état d’urgence et de dépendance, quand il faudrait opérer des transferts technologiques massifs. Pardon pour ce « développement obsessionnel » qui pourra être taxé de « disque rayé ». J’assume !

Autrement dit, l’occident joue encore trop le rôle de pompier de service, alors qu’il devrait devenir le jardinier du monde. Paraphrasant la parole du prophète, je dirai et répèterai ici que le riche préfère donner du blé au pauvre, plutôt que de lui apprendre à semer. Nous pourrons véritablement parler de progrès humain, quand en France même, nous aurons appris à transmettre savoir et savoir-faire, dans le plein exercice de notre devise républicaine, liberté, égalité, fraternité, et le respect de la dignité des personnes des autres rives.

Jusqu’à présent, l’ordonnancement des choses, ou plus joliment dit en langage de nos savants contemporains, la précitée par ailleurs « flèche du temps », a depuis l’origine, jalonné sa trajectoire dans notre Univers. D’où le progrès, d’où le savoir, d’où le savoir-faire de l’Homme en « progression ». Il semble bien que le parcours de cette quatrième étape, que j’ai appelé celle de la matière aimante, relève de la responsabilité de l’homme, et reste à accomplir par lui, dans le cadre même de sa liberté sur cette planète. C’est-à-dire, à mes yeux, dans l’espace de libre-arbitre que lui permet l’organisation de l’Univers, qu’elle soit présidée par un ou des Dieux, un Grand Architecte, un Etre suprême, ou une Déesse nature, selon les respectables convictions de chacun.

Encore faut-il que l’Homme, je pense à « nous, ensemble » acceptions un apprentissage, puisque notre cerveau ne comporte toujours pas de centre de l’amour. Peut-être le super-sapiens en sera-t-il doté plus tard, grâce à une vraie disposition à aimer, qui constituerait, si l’on peut dire, la cerise sur le gâteau de l’évolution. Et du progrès ! Bien sûr, il convient d’abord pour cela que notre conscience encore embrumée, s’éveille enfin, et que nous sortions de notre détestable « chacun pour soi » et de nos corporatismes effrénés, pour tout dire de notre égoïsme, pour nous intéresser généreusement à notre semblable.

 Est-ce une utopie que d’imaginer une relation positive, je veux dire un échange authentique sur tous les sols avec nos semblables -quelle que soit leur ethnie, leur opinion ou leur religion – dans une société humaine, actuellement partout entachée de violence et d’intolérance ? Peut-on espérer pour demain l’ordre après le désordre, la quiétude après l’inquiétude, le respect après le mépris ? Nous sommes bien là, de fait, dans l’esprit même des constitutions maçonniques d’ANDERSON et DESAGULIERS, les universalistes.

Il ne s’agit pas, pourtant, d’entretenir une sinistrose et un dénigrement systématiques. Reconnaître ses torts, c’est déjà être moins coupable. C’est commencer la réparation. Une prise de conscience mondiale est précisément en train de naître au regard de l’environnement et des véritables désastres écologiques causés par l’Homme, dans ce village et ses jardins que l’on nomme la Terre. Heureusement, nous l’avons déjà souligné, un début d’assainissement y intervient grâce à des nouveaux comportements industriels plus réfléchis. Plus adultes !

 C’est cela aussi le savoir-faire et le progrès. Nous pouvons donc également dépolluer notre conscience, mieux l’éclairer au plan des valeurs morales pour mieux vivre ensemble. Toutefois, il est évident que l’universalité de ces valeurs, à type de bienveillance et de justice, ne nous sera pas dictée, ni par la biologie, ni par un gouvernement. Une éthique, à savoir en l’espèce, l’acceptation individuelle des règles morales d’une société humaniste à visée épanouissante, ne peut provenir que du bon vouloir de chacun. Je recopie ici, sans vergogne, le passage d’un article précédent, mais l’information est vite remplacée par une autre. Il faut donc, encore et toujours, revenir aux propos importants. Et ceux-ci sont capitaux, à mes yeux !

De le Gnose à la Connaissance

Nous voici maintenant sur le terrain de la Connaissance, cette fameuse « gnose », du grec gnosis – dernier volet de notre étude – à traduire par connaissance initiatique. C’est avec elle que DESAGULIERS nous invite dans la vie, à devenir meilleurs et à aller plus loin, selon ses propres termes. Nous savons que sur sa lancée la franc-maçonnerie spéculative a failli confondre ésotérisme et occultisme, et succomber ainsi à la tentation magique.

Quelques Frères, quelques Soeurs sont d’ailleurs persuadées encore aujourd’hui – et c’est leur droit – que la seule fixation des symboles maçonniques peut apporter la transformation souhaitée. Certains kabbalistes recommandent pareillement, de se concentrer sur une lettre de l’alphabet hébraïque, d’une signification donnée, pour en ressentir les effets immédiats ! Je ne nierai pas ici la puissance de l’autosuggestion, mais le génial Coué lui-même, dont on se moque tant en France, dit dans sa méthode mal connue, que le changement nait, bien entendu, de la persuasion et de l’action conjuguées, et non pas bien entendu…de l’attente statique et fébrile. La pensée magique n’est pas morte !

La méthode maçonnique, pour sa part – qui nous vient donc d’un scientifique, homme de progrès par définition – n’est pas d’application facile, comme pourrait le faire croire la simplicité, voire la naïveté de ses outils. Dès le Cabinet de Réflexion – et non pas les réflexions de cabinets d’une certaine presse – elle nous invite d’abord à la connaissance de soi, par l’intermédiaire du symbole, ce véritable kaléidoscope avec ses multiples figures évocatrices, qu’est de fait toute représentation.

Mais ce n’est que lorsque nous avons bien compris et assimilé que le fil à plomb inspire, entre autres, la droiture, (sans être la droiture en soi), que nous pouvons continuer notre progression et aborder du bon pied la connaissance morale. Celle-ci, par essence même, nous invite au doute salutaire, et n’est donc jamais affirmation. De même devons-nous sans cesse prendre garde au vocabulaire symbolique qui nous est proposé : il est toujours illustration mais jamais réalité. C’est connu, la carte n’est pas le territoire et le mot chien n’a jamais mordu personne ! Quant à l’ombre du zèbre, elle n’a pas de rayures !

Bref, d’images en métaphores, la méthode maçonnique peut provoquer la réflexion et influencer notre inconscient, lequel nous permet d’agir ensuite consciemment. Je vois bien qu’au mot « inconscient » quelques frères « anti-freudiens » ont déjà sorti leur épée et sont prêts à ferrailler, au cas où la psychanalyse chercherait par moi à forcer notre porte basse ! Qu’ils se rassurent, je souhaite uniquement ici en rester au travail méditatif, que permet l’approche des mystères, et au progrès personnel comme social, qu’elle engendre. « La psychologie des profondeurs », l’autre nom de la psychanalyse, n’est ni réservée au seul divan, ni aux « analystes et analysants ! Elle a son mot à dire, et l’exprime dans les activités de la Cité !

Sur le plan figuratif, qui dit symboles, dit rites et rituels, précisément parce que l’homme, à l’imitation de la nature, est un « être de répétitions ». Vous l’avez remarqué – je me répète ici- des mots aussi simples que bonjour, au revoir, pardon, merci, rythmant hier notre quotidien, dans la grande chaîne du langage qui nous tient les uns aux autres, eh bien, ces mots tendent à disparaître, telles des « paroles perdues ». Ainsi que, souvent, le sourire qui va avec !

Même remarque pour les évènements du calendrier et les fêtes de famille, qui sont des repères et des occasions renouvelées de rencontres. S’il y a effacement de ces balises sociales, les règles et coutumes des groupes ne sont plus ou mal retransmises. Le rituel maçonnique, avec la fréquente injonction « debout, et à l’ordre mes Sœurs et mes Frères », qui réveille parfois quelques membres (et certaines de leurs douleurs articulaires !), ou, à l’inverse, la très attendue et relaxante permission « prenez place, mes Sœurs et mes Frères », est en soi, avec le ressenti qu’il imprime dans le corps, une invitation à se souvenir des convenances et à les maintenir hors du Temple. Elles sont autant de signes de reconnaissance, créateurs de lien dans la réciprocité, lors des mille et une occasions relationnelles.

Le rassemblement répond en lui-même au principe de plaisir. Dans la chaîne d’union, nous sommes heureux de ce rapport tactile et chaleureux qui fait circuler l’énergie et nous renforce, avant même sa rupture. De la même manière que les autres rituels, la chaîne d’union, répétée à chaque tenue au Rite Ecossais Ancien et Accepté, est en soi un modèle de convivialité pour notre vie profane. Il nous rappelle notre devoir de fraternité envers tous les Êtres humains ! Mieux que « devoir », je préfère d’ailleurs parler d’élan, celui-là même qui doit nous guider vers notre semblable, que l’instant soit de joie ou de tristesse.

Nous avons tous une carte d’identité, alors qu’elle devrait être une carte de différence. Il n’est pas inutile de nous souvenir à titre individuel que, par notre histoire même, notre nationalité, notre culture, notre profession, nos convictions dissemblables, chacun, chacune de nous avait toutes les chances de ne pas être d’accord avec les autres Frères, les autres Sœurs en arrivant en loge. Mais par le travail en commun qui nous incite sans relâche à privilégier respect, écoute, dialogue, compréhension, sourire et rire, patience aussi, nous découvrons à la longue et avec bonheur dans ce lieu convivial, qu’en vérité la fraternité est une guerre…qu’on a décidé de ne pas se faire ! Prendre conscience que seul, on n’est que vapeur et que l’on devient en groupe, condensation, c’est-à-dire « H20 », symbole de l’eau et de la vie, a quelque chose pour moi de jubilatoire. Ce constat symbolique fait aussi partie de la Connaissance.

Pour exprimer sa relation au divin, et en même temps limiter son vertige devant l’immensité, l’homo religiosus a lancé vers le ciel des cathédrales. Nous avons nous-mêmes besoin des quatre murs rassurants du Temple, pour nous « encadrer » et rechercher notre verticalité au moyen de la Tradition, blottis les uns contre les autres. Mais nous devons penser aussi que cette Tradition est une suite de progrès qui ont réussi et sont à l’origine des sociétés modernes.

Sachant de la sorte que d’autres Traditions s’installeront en atelier, notre mission, car nous en avons une, léguée par nos frères et sœurs précédents, est, – tout en ne nous laissant pas figer- de penser aux Temples futurs. C’est-à-dire de sortir de notre théâtralité, et d’être capable de parler aussi bien en loge qu’à l’extérieur, sans forcément la nécessité de parois, ni la solennité de l’appareil maçonnique. C’est-à-dire de transformer ensuite la parole en actes. C’est-à-dire encore de mettre en application au quotidien, et dans la durée, la connaissance acquise.

La loge, nos symboles, nos rituels, nos décors, nos degrés, et le Grand Architecte de l’Univers (pour ceux et celles qui intègrent ce symbole) , ne sont au vrai que l’alibi à la rencontre des Hommes et des Femmes, et à leur perfectibilité. Et l’Homme étant – dit-on, « la mesure de toute chose », il s’agit donc pour nous, francs-maçons, franc-maçonnes, à l’intérieur comme à l’extérieur du Temple, d’appliquer les lois de l’échange authentique, qui tiennent sur les doigts d’une main, à savoir se donner à soi-même, donner et recevoir, mais aussi, c’est plus difficile, demander et refuser.

Notamment – parce que « connaissance » est synonyme de « générosité » – savoir solliciter et concrétiser un accompagnement pour notre congénère proche ou lointain défavorisé, et savoir dire non à toute oppression, d’où qu’elle vienne. N’est-ce pas, à travers ses relais gouvernementaux et associatifs, les moindres des obligations pour un mouvement qui prêche l’universalité et clame Liberté, Egalité, Fraternité, à chaque fois que ses membres se retrouvent puis se séparent ? N’est-ce pas aussi, par la démonstration même, au plan de la transmission des valeurs – notamment éducatives – faire acte de progrès ? La crédibilité de la franc-maçonnerie du XXIème siècle est à ce prix.

Projetons-nous maintenant en loge, en fin de tenue. Dans quelques instants, une à une, les lumières s’éteindront. Comme à l’accoutumée, cette obscurité progressive signifiera que notre réunion est en train de s’achever, peut-être sur une musique légère de notre frère Maître d’Harmonie. Le Vénérable et son collège d’officiers, puis tous les Frères et les Sœurs quitteront la loge. Nous partirons sereins vers la Cité, prêts à accueillir les bonheurs passagers, mais avec une conscience claire des inévitables difficultés profanes à affronter. Viendra le moment, à minuit bien plein, de nous demander si nous méritons notre salaire et sommes précisément en progrès. C’est là, dans chaque réponse personnelle et silencieuse que réside l’incommunicable, le secret maçonnique.

Je vous suggère alors, mes Frères, mes Sœurs, de garder en tête la devise du naturaliste et marcheur infatigable que fut Théodore MONOD : « Croire quand même, espérer quand même, aimer quand même ».

Tout ce que vous avez voulu comprendre de la franc-maçonnerie en osant le demander

Une collection préparée par Solange Sudarskis – Éditée par les Éditions LOL

La Collection Vagabondages maçonniques regroupe par thème, outre des articles de Solange Sudarskis parus sur le journal 450fm, de nouvelles études.

Avec près de 140 chapitres et 900 références, l’ensemble de la Collection constitue un fonds documentaire des plus appréciables pour l’instruction des francs-maçons désireux de trouver des repères sur le chemin de leur progression maçonnique.

Lueur dans les commencements du parcours maçonnique, la lumière du clair-obscur ouvre des chemins à l’imaginaire fécondant des éclaircies philosophiques et scientifiques. Le maître, triomphant des ténèbres dans la chambre du milieu, sera amené à devenir, à son tour, un porteur d’aurore.

Les 13 livres de la Collection Vagabondages maçonniques

01 Réflexions sur la Franc-maçonnerie – (124 pages)

1 Aux origines d’un mot très composite: franc-maçon
2 Pourquoi élever des temples à la vertu?
3 Être initié par l’initiation?
4 Qu’apporte la pratique de vivre ensemble en tenue maçonnique?
5 Propos sur la morale
6 Un seul commandement aurait-il suffit pour une morale sociétale? 
7 La Franc-maçonnerie est-elle un idéal moral?
8 La Franc-maçonnerie est-elle une tradition?
9  Choisir sa Franc-maçonnerie
10 Liberté, égalité, fraternité de l’idéal au réel? 
11 Universalisme et localité

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02 Éclats des décors maçonniques – (108 pages)

1 Aperçus de quelques décors
2 Histoires de colonnes 
3 Le pavé mosaïque, chemin spirituel
4 Tapis de Loge, tapis d’éloges
5 La planche à tracer
6 Fenêtres, des cadres pour quelle lumière?
7 Que re-garde l’œil du Delta
8 Que les lumières soient en loge 
9 Porter (ou pas) des gants blancs
10 Laisser les métaux à la porte du temple
11 L’étoile flamboyante à contempler ou à suivre

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03 Éclaircies sur les usages maçonniques – (110 pages)

1 Les triptyques maçonniques
2 Trois points, c’est tout
3 Le chiffrage de l’alphabet maçonnique
4 Les calendriers maçonniques
5 Singuliers pluriels
6 Glaive ou épée?
7 Ça va coiffer!
8 La chaîne d’union, une extase fraternelle
9 Boire à la coupe d’amertume
10 J’ai bien bu, j’ai bien mangé… au banquet d’ordre
11 Dépouillement: Ni nu, ni vêtu
12 Remercier n’est pas toujours dire merci

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04 Luminescence des paroles et des silences – (134 pages)

1 Parole et paroles
2 Le silence initiatique 
3 Le secret des secrets 
4 Parlons encore un peu du silence
5 Le désert, quête d’un ailleurs 
6 Miroirs, dites-moi qui je suis!
7 La solitude et la connaissance de soi
8 Mots de passe où nous trouvons Schibboleth
9 Les mots sacrés
10 Je ne sais ni lire ni écrir
11 La parole perdue
12 La parole substituée
13 La parole qui ne peut être prononcée, le tétragramme

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05 Flamboiement des symboles maçonniques – (128 pages)

1 La glorification des outils du franc-maçon
2 Le compas et l’équerre, une histoire d’union
3 Le G n’est pas qu’une lettre, alors que raconte-t-il?
4 La grenade, un fruit divin en Franc-maçonnerie?
5 Les frontispices des Constitutions maçonniques
6 La corde à nœuds
7 Symbolisons-nous toutes les couleurs  en Franc-maçonnerie?
8 Debout et à l’ordre pour la liberté du GADLU

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06 Effluences de la spiritualité en Franc-maçonnerie – (118 pages)

1 La spiritualité n’est pas une religion 
2 Les rituels et la pureté
3 NOM de Dieu!
4 Un ordonnateur du chaos, Le GADL’U?
5 Le Logos primal et ultime
6 Les Hébreux ne furent pas toujours monothéistes 
7 La Bible, un texte à explorer
8 Le Volume de la loi sacrée
9 L’huile qui bénit
10 Quoi de mieux qu’une échelle ou un escalier pour s’élever?
11 La Présence divine
12 La Gnose
13 L’abri d’Abraxas
14 Spiritualité, une rivalité entre la Franc-maçonnerie et l’Église?

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07 Éclairage de la construction – (128 pages)

1 Ruche, abeille, miel
2 Les métamorphoses de la pierre
3 Sub ascia, Sous la hache.
4 L’interdiction du fer
5 Des temples au Temple, du Temple aux temples maçonniques
6 Hiram, roi de Tyr, un personnage méconnu 
7 Les ouvriers du Temple, ce qu’en retient la Franc-maçonnerie
8 Le mystère du shamir
9 Notions d’architecture
10 Les ordres d’architecture 
11 L’obélisque, un monument pour quelle grandeur?

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08 Clartés du temps et de l’espace en Franc-maçonnerie – (118 pages)

1 Circuler avec le soleil pour témoin
2 Au clair de la lune, mon ami soleil, prête moi une plume
3 S’orienter avec les points cardinaux
4 Mais où donc se situe la loge?
5 Coucou! Il est l’heure du sacré
6 Le cabinet de réflexion, Repaire du temps qui passe
7 Les officiers de la Loge, organisateurs de l’espace
8 Sagesse, Force et Beauté, un cadre sacré.
9 La tétraktys, un plérome des commencements du temps et de l’espace
10 L’arche de Noé, un espace divin

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09 Clair-obscur des voies de la Connaissance – (142 pages)

1 Les sens sont-ils essentiels? 
2 Les arts libéraux 
3 Propos sur la géométrie 
4 Élémentaires mon cher
5 Notions d’alchimie
6 Le cabinet de réflexion, un athanor alchimique
7 La kabbale, une voie de la Connaissance
8 La kabbale, un paradis à rechercher
9 L’arbre de vie, un chemin du divin 
10 La guématrie, une mystique des nombres

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10 Nitescence de la dualité – (116 pages)

1 Réunir ce qui est épars
2 Ici tout est symbole
3 À deux et à dia
4 La porte, une ouverture qui ferme
5 La clef pour ouvrir ou fermer?
6 L’impasse et pas l’autre
7 La diagonale, symbole de la Franc-maçonnerie
8 Masculin/Féminin
9 Ladyboy ou l’androgynie
10 Exigence pour une unité
11 Le cabinet de réflexion entre mort et naissance
12 Rassembler ce qui est épars dans la mystique chrétienne

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11 Lumières vers la chambre du milieu – (136 pages)

1 Le jeu de la mort, la mort du Je
2 L’acacia Qui s’y frotte s’y vit
3 Tubalcaïn, un personnage sulfureux?
4 Les légendes de Noé
5 Les légendes d’Hiram
6 L’assomption du Maître
7 En-quête maçonnique sur les assassins d’Hiram
8 La dernière tentation d’Hiram
9 Des histoires semblables à celle d’Hiram

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12 Lueurs philosophiques – (130 pages)

1 Que peut-être la philosophie pour un franc-maçon?
2 Respects, je suis votre obligé
3 L’enfer n’est pas l’autre
4 Microcosme et macrocosme 
5 La sagesse, un don ou un effort pour le franc-maçon?
6 Point de vue sur le cercle
7 Célébration du muthos ou du logos en Franc-maçonnerie? 
8 La mort, une leçon de vie pour le franc-maçon?
9 La lumière du franc-maçon 
10 Le sens de l’homme: l’homme dans sa relation à l’autre
11 Naître par une initiation, être initié par une naissance

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13 Scintillements du vagabondage d’un franc-maçon – (132 pages)

1 Aucun apprentissage n’évite le voyage
2 Divagations autour de Pythagore
3 Le zéro, ce rien qui peut tant
4 Pygmalion chez les francs-maçons
5 Fraternité, j’écris ton nom sur mes bouteilles d’eau
6 Sous le voile des cendres
7 La femme dans les mythes du patriarcat
8 MARIH et l’aludel
9 Mélancolies

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Les lecteurs des articles sur 450fm ont écrit:

 «J’ai été émerveillée par tes écrits, ton savoir et ta sagesse.» Nanouka Aline G.

«Merci Solange pour tous ces textes, tous ces livres qui nous apportent tellement.» Muriel C.

«Une référence inspirante.» Florence E.

«Le temps passé avec toi a enrichi ma réflexion.» Annick T.

«Merci pour cet énorme travail de transmission qui va perdurer. Il est et restera.» Patricia P.

«Votre savoir et votre sagesse étaient tellement immenses que je les croyais sans fin…» Mamikoll M.

«Merci pour tout ce que tu as apporté, pour les chemins que tu as tracés. Ils permettent d’ouvrir et de continuer d’explorer, de tracer et de transmettre les nôtres.» Stéphane C.

«Merci ma TCS Solange, tes écrits, des rayons de lumière à chaque fois, toujours des sources de réflexion et d’apprentissage.» Yvan M.

«Tout ce travail fait pour nous transmettre, nous orienter, nous motiver ….. quel bonheur ! Quel bonheur inestimable!»  Claude L.

«La beauté et l’envie de transmettre reflétait dans vos écrits. Merci pour ce que vous m’avez apporté.» Solange N.

«Combien de fois t’ai je lue ? Je ne compte pas…A chaque fois tu as élevé mon niveau de réflexion.» Christophe G.

«Ma Très Chère Sœur Solange, je te remercie pour ce précieux partage qui m’a aidé à grandir et d’avancer vers la lumière.» Maillet

«J’ai découvert tes apports merveilleux il n’y a pas très longtemps, sur 450FM, et tu m’es devenue familière, sautant sur chacun de tes articles…» Anne-Françoise R.

«Merci pour la richesse de ton travail toujours lu avec beaucoup d’intérêt. Tu as bien rempli par tes écrits le devoir de transmission qui nous incombe.» Antonini

«Merci Sœur Solange, Grande Sœur qui m’a amenée à l’entrée de bien des chemins qui m’ont ouvert bien des portes.» Sabine

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Faire connaître la Franc-maçonnerie après l’avoir diabolisée

De notre confrère heraldo.es

Le ministre Torres appelle à « faire connaître » la franc-maçonnerie dans les centres éducatifs après avoir été « diabolisée » pendant plus de 40 ans

« Ici, elle a été enterrée et anéantie pendant la dictature, mais elle a survécu en se cachant », a déclaré le ministre de la Politique territoriale et de la Mémoire démocratique.

Le ministre de la Politique territoriale et de la Mémoire démocratique, Ángel Víctor Torres , a souligné ce vendredi que la franc-maçonnerie en Espagne a été légalisée « après plus de 40 ans de grande persécution dans ce pays » et a choisi de « faire connaître dans les centres la réalité de la franc-maçonnerie ». , qu’il considère comme « diabolisé » en Espagne.

Lors de la présentation du livre « Cent ans de franc-maçonnerie dans les îles », une édition de Víctor Berástegui et Ediciones Idea, tenue au Parlement des Îles Canaries, il a souligné que « ici elle a été enterrée et anéantie pendant la dictature, mais il a survécu dans la clandestinité, ils ont été blâmés pour tout, eux et leurs familles ont été stigmatisés, et ils ont même subi une loi spécifique contre les communistes et les francs-maçons.

Jesús Aznar, grand maître de la Grande Loge d'Aragon, avec le livre des initiés, qui contient la Déclaration universelle des droits de l'homme.

Pour le ministre de la Mémoire démocratique, « il est nécessaire que la franc-maçonnerie reçoive la place qu’elle mérite aux îles Canaries, en Espagne et en Europe , puisque son seul objectif a été d’améliorer la société ».

Le deuxième vice-président du Parlement des Îles Canaries, Gustavo Matos, a rappelé que « la Chambre doit être un lieu de rencontre pour la société civile des Îles Canaries » , c’est pourquoi il est « tout à fait logique de célébrer cet événement ici, dans la maison ». Du mot, en ces temps que nous avons vécus, où le mot maçon a été une fois de plus utilisé comme une insulte, qui est aussi une insulte à la société démocratique et à ses valeurs.

Juan Miguel Rodríguez Martín, grand maître de la Grande Loge des Îles Canaries, a remercié le Parlement pour son accueil et la présence de tant d’autorités à la présentation.

En outre, il a eu des mots de souvenir, comme Gustavo Matos, au « courage serein » de l’ancien président et ancien ministre des Canaries Jerónimo Saavedra , récemment décédé, et a souligné que « la franc-maçonnerie est composée d’hommes et de femmes libres avec de bonnes mœurs qui ont pour grand objectif le progrès de l’humanité ».

Francisco Pomares, directeur d’Ediciones Idea, a particulièrement souligné le travail de l’historien Manuel de Paz et de l’éditeur Víctor Berástegui dans la promotion de ce « livre très important sur la franc-maçonnerie dans les îles, qui comprend également la dernière collaboration de Jerónimo Saavedra ».

Photo de groupe après la signature, ce dimanche à Saragosse.

Les obédiences maçonniques signent le « Manifeste de Saragosse » pour unir leurs forces pour défendre l’unité de leur fraternité en Europe

Víctor Berástegui a souligné la variété et la diversité des auteurs, « qui incluent des personnes qui appartiennent à la franc-maçonnerie et d’autres qui n’en font pas partie », et la diversité qu’offre les îles Canaries, « où la franc-maçonnerie a également lutté contre l’analphabétisme ».

Matos a écarté l’événement en rappelant qu’ « il y a encore des choses à faire » et que « c’est une justice poétique » que le Parlement des Îles Canaries , « qui fut un espace de répression contre la franc-maçonnerie, accueille aujourd’hui cette présentation ».

La première vice-présidente de la Chambre, Ana Oramas, ainsi que des députés de différents groupes parlementaires, ont également participé à la réunion, selon une note du Parlement.

Différents auteurs ont participé aux travaux comme Jerónimo Saavedra, Eva Tabah, José Vicente González Bethancourt, Valeria Aguiar Bobet ou Manuel de Paz Sánchez, entre autres.