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« Le verbe est créateur », nous dit notre Rituel… parlons du rapport entre musique et science

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Le témoignage sur la recherche entre la fusion de la pensée artistique et du son musical par Michel GHETTI Professeur de piano jazz, classique, musiques actuelles.

Qui êtes-vous Michel GHETTI ? :

Je suis professeur de piano jazz classique et musiques actuelles depuis une quarantaine d’années et j’effectue des recherches sur le rapport entre le cerveau et la matière musicale depuis vingt-trois ans.

Mon histoire a commencé par une expérience vécue avec ma femme. A l’époque, elle était institutrice dans une classe avec des enfants défavorisés et en grande difficulté scolaire. Un jour, comme elle faisait des créations de chansons et de textes dans sa classe, elle m’a demandé de venir aider à finir une chanson. Lorsque je me suis trouvé en présence de ces élèves, je me suis aperçu qu’ils arrivaient à créer des mélodies et des rythmes, alors qu’ils n’avaient pas accès à l’enseignement du conservatoire. En effet les familles n’avaient pas les moyens financiers. A partir de ce moment précis, je me suis demandé comment pouvait fonctionner la créativité musicale dans le cerveau sans apprendre le solfège.

Qu’avez-vous fait alors ? :

J’ai donc commencé à effectuer ces recherches dans mes cours avec mes propres élèves. Très vite j’ai mis au point une technique pédagogique qui leur permettait de créer.

Elle fonctionne comment cette méthode ? :
Elle consiste dans le fait de demander à l’élève de mettre sa main droite sur les touches blanches du piano et de jouer des notes au hasard en écoutant s’il aime ou non ce qu’il est en train de jouer.

Les résultats sont bluffants. Les élèves créent des phrases musicales avec des rythmes des mélodies de façon organisée. Ils arrivent même à effectuer des basses avec la main gauche.

Quelles conclusions en avez-vous tirées ? :

Après avoir réfléchi durant plusieurs mois, j’ai commencé à comprendre que, dans mon expérience pédagogique, la notion de hasard permettait le lâcher prise de notre cerveau rationnel et de laisser place à la pensée musicale présente en eux de façon innée. On a ainsi accès à une conscience qui contient tout le code musical : les noires, les blanches, les silences, etc…

J’ai ressenti que la pensée musicale fusionnait avec le son du piano au travers du geste musical. Cette pensée musicale est constituée de chiffres rythmiques mélodiques harmoniques etc. Toute cette pensée est en base de 7. Tous ces chiffres sont connectés entre eux. Chacun possède sa fonction propre, mais tous reçoivent des informations des autres chiffres. Tout est donc un et à la fois multiple. J’ai compris qu’il s’opère une fusion de la pensée artistique musicale avec la matière physique par le biais du geste du pianiste.

Quelle révélation pour moi qui n’avais jusque-là fait travailler mes élèves que sur des partitions ! J’étais enthousiasmé et durant toutes les années qui ont suivi, je me suis efforcé d’approfondir ce phénomène.

Qu’avez-vous fait ensuite ? :

Un jour, je me suis aperçu que le geste musical contenait des informations qui m’avaient échappées jusqu’à présent. Effectivement je réalisais que lorsqu’un pianiste joue une note de musique écrite, il doit calculer la position de la note sur le clavier. C’est ainsi que j’en ai déduit qu’il doit calculer des informations dans l’espace du clavier. Il doit aussi calculer la place de la note dans le temps musical. Comme ce temps et cet espace sont assujettis à la vitesse de la pulsation, il calcule une relativité du temps et de l’espace grâce à son geste musical. Celui-ci est lui-même soumis à la gravitation du bras et également à l’inertie de la touche.

Comme je m’intéresse tout particulièrement à la physique d’Einstein, j’ai pris conscience que la relativité espace-temps avec la vitesse, c’est la relativité générale et qu’avec la gravitation, on passe à la relativité restreinte. Cela m’a troublé énormément et m’a conduit à faire une analogie très forte entre le geste du pianiste jouant des notes de musiques et la notion de relativité telle que Einstein l’a énoncée.

Vous faites le lien avec la physique quantique ? :

Quelque temps après j’ai réalisé que lorsque j’improvise, je suis en relation directe avec le son. Il n’y a plus à lire le code musical mais à interpréter la musique présente en moi, tout comme mes élèves en situation de création. Il n’existe aucune distance entre une information intérieure et la matière sonore du piano. Pour moi, cela veut dire que le son musical (la vibration des cordes du piano et l’impact du feutre du marteau) peuvent potentiellement s’imprégner du code musical. Il y a une corrélation directe entre la pensée de l’artiste et le son de l’instrument.L’analogie avec la mécanique quantique est inévitable puisque même quand deux particules sont éloignées de mille kilomètres, si on en excite une, l’autre réagit instantanément. Comment ces deux analogies si fortes, celle avec la relativité d’Einstein et celle avec la mécanique quantique peuvent-elles exister simultanément et s’harmoniser de façon convaincante à travers le geste du pianiste ?

L’art pourrait-il être une nouvelle façon de percevoir ces rapports ?

Cette pensée musicale innée contient des chiffres en mouvement. Je me suis donc posé la question de savoir si cela ne serait pas le point départ d’une nouvelle aventure qui pourrait corroborer les propos de Werner Heisenberg « La science reste toujours étroitement apparentée à l’art » dans son livre : « Philosophie le manuscrit de 1942 » P.364.

Dans le livre « De la science à la philosophie – Y a-t-il une unité de la connaissance ? » : I. Chang (IBM-MIT) déclare : « j’ai toujours voulu savoir ce qu’est l’information d’un point de vue de la physique et comprendre ce qu’est la physique en termes d’information. » (page 102)

Mon approche de la matière musicale et de la pensée musicale pourrait peut-être constituer un élément de réponse à ces questions si complexes mais si merveilleusement intéressantes.

Michel GHETTI
Professeur de piano jazz, classique, musiques actuelles

www.michelghetti.com

Café maçonnique à Metz le 28 juin : Que font les FM en loge ?

Georges Troispoints est une association de francs-maçons du Droit Humain. Nous vous en parlions le 21 novembre dernier.

Le prochain café maçonnique se déroulera au Café maçonnique à Metz le 28 juin : Que font les FM en loge ?

Selon la Présidente Lucette Berceaux, il se tiendra désormais au restaurant Les 2 Marronniers 30 rue de Queuleu Metz. Pour vous inscrire remplissez le formulaire d’inscription

Qui est Georges ?

Lorsqu’il fallut trouver un nom à notre association, les idées n’ont pas manqué. Puis vint presque naturellement cette envie de rendre hommage à l’un des fondateurs du Droit Humain, Georges Martin. « Si Maria Deraismes a été par son initiation le point d’ancrage de la maçonnerie féminine, Georges Martin a été véritablement le constructeur de la franc-maçonnerie mixte et le créateur de l’Ordre international Mixte Le Droit Humain ». Voila pour Georges. Le « Troispoints » parce que le « 3 », en franc-maçonnerie est un chiffre symbolique très important et très fort. Ainsi est né Georges Troispoints. Hello Georges…

L’association Georges Troispoints s’est fixé un but : présenter la Franc-Maçonnerie en général et le Droit Humain de France (dont ses fondateurs sont membres) en particulier, de manière simple et sans détours.

A cela de multiples raisons : peu ou pas informés, beaucoup s’interrogent à propos de ce que font les francs-maçons au cours de leurs réunions, alors que les francs-maçons, eux-mêmes, se demandent comment le faire savoir pour dissiper les préjugés tenaces.

Mais surtout, trop d’adolescents ou de jeunes adultes, nous pensent en Illuminati, Skull and Bones, Maîtres du monde, manipulateurs occultes, voire en mouvement sectaire !

Quels que soient les preuves et arguments opposés, se crée un cercle vicieux d’où semble avoir disparu tout esprit critique. Il y a là un boulevard ouvert pour le recrutement des sectes et des extrémistes. Pourtant, les Illuminati de Bavière sont dissouts depuis 1785 et les soi-disant rituels satanistes des francs-maçons ne sont en réalité qu’un canular monté il y a bien longtemps par Léo Taxil, ce qu’il a lui-même reconnu. La théorie l’Abbé Barruel, dans ses «  Mémoires pour servir l’histoire du Jacobinisme » (1797), selon laquelle la Révolution française aurait été organisée dans les loges maçonniques et dans les clubs, notamment celui des Jacobins, a fait long feu ; il en va de même du fameux « Protocole des sages de Sion » qui dénonce un complot juif mondial ; tous savent qu’il s’agit d’une manipulation commandée par la police politique du Tsar Nicolas II à Matthieu Golovinski. Néanmoins, en ce début de XXI°siècle ce texte circule encore à des fins partisanes évidentes.

Pour d’autres la franc-maçonnerie serait la « synagogue de Satan » : « De même que les fidèles de Dieu se rendent à l’église, les fidèles du diable se rendent au sabbat […]. Circulait un traité anonyme écrit vers 1430, « Errores gazariorum », qui reprenait les théories des hommes d’église et définissait pour un plus large public les sorciers, non plus comme des individus particuliers, mais comme les membres d’une secte participant à un vaste complot contre la chrétienté. Ils se réunissaient certains soirs, loin des regards des bons chrétiens, pour rendre hommage à la pire des créatures, le diable, lequel apparaissait sous la forme d’un chat noir […] Ces réunions s’appelaient “synagogues”, rappel des lieux de réunions des juifs où, selon les chrétiens, on ne faisait que bavarder dangereusement, voire comploter » Le Fur D. : L’inquisition Tallandier 2012.

L’expression « synagogue de Satan » fut appliquée en 1873 à la franc-maçonnerie dans l’encyclique Etsi Multa de Pie IX, puis popularisée et fixée dans l’imaginaire catholique par Mgr Léon Meurin.  Cependant, les plus nuancés concèdent que « si tous les Francs-maçons ne sont pas satanistes, tous les satanistes sont Francs-maçons » !!!

Force est d’admettre que la notion de secret, certes historiquement justifiable, excite les passions, génère fantasmes et peurs qui se concrétisent en préjugés et anathèmes.

Enfin, la mondialisation comme l’immédiateté de diffusion de l’information, quelle que soit sa qualité, offrent une vaste tribune ainsi qu’une chambre de résonnance aux propos les plus stupéfiants.

L’obscurantisme s’expanse dans le vide spirituel et la haine du différent.

Sur fond de crise sociale avec son lot d’exclusions et de discriminations, la quête de boucs émissaires bat son plein. Elle est accompagnée par la recrudescence d’un anti-maçonnisme diffus, de grande diversité, porté par des groupes aux motivations hétéroclites.

Il semble donc indispensable de faire connaître « au dehors », dans le monde « profane », qui sont vraiment les francs-maçons et surtout qui ils ne sont pas.

En somme, répondre dans la transparence à toutes les interrogations de ceux qui ne veulent pas se contenter de voir la franc-maçonnerie à travers stéréotypes, clichés et idées reçues. Leur présenter les francs-maçons pour ce qu’ils sont dans leur immense majorité : des humanistes, ambitionnant se perfectionner par un travail commun. Dans le respect mutuel, enrichis de leurs différences et spécificités, ardents défenseurs de la dignité humaine, ils souhaitent participer à l’édification d’un monde de justice, de paix et d’équité, persuadés que leur utopie d’aujourd’hui sera la réalité de demain.

Espérons qu’à travers le site georges-troispoints.fr, comme grâce au Café Maçonnique trimestriel qui nous permettra la rencontre, nous saurons faire comprendre notre fierté d’être francs-maçons : elle tient à la beauté de nos engagements comme à la force de nos convictions.

Participez au Sondage 450.fm

Le Journal 450.fm lance un grand sondage auprès de ses lecteurs afin de mieux les comprendre et de mieux les informer. Merci de nous accorder 5 minutes de votre temps dominical en remplissant ce formulaire.

Le 6ème Festival d’Humour Maçonnique d’Aix-en-Provence se tiendra bien le dimanche 26 mars 2023

En attendant ce 6è Festival, les organisateurs précisent que les spécialistes seront à la disposition des patients qui souhaiteraient obtenir leur première dose de Cordonitor !

Créateur depuis 2011 du Festival d’Humour maçonnique d’Aix en Provence se préparent pour l’édition 2023

Organisation du Festival

Le Festival d’Humour maçonnique est une biennale qui se déroule un dimanche de Printemps, parfois toute une journée, parfois seulement en matinée. Dans tous les cas, un déjeuner champêtre est proposé : un grand moment de fraternité !
Tous se souviennent de la paella de Jean-Louis le F.: « Servant » du « Moulin de la Pioline », à Venaqui en 2011 !

Y sont accueillis, sur réservation, les maçons et leurs proches : famille ou amis qui savent évidemment où « ils mettent les pieds » !
Il arrive que des visiteurs profanes, enfants de maçons ou amis, séduits par l’ambiance fraternelle de ces rencontres et le sérieux de « ces gens qui ne se prennent pas au sérieux », demande leur adhésion dans notre Ordre.
Viennent et reviennent au Festival des FF.: et des SS.: de toutes Obédiences et des Orients les plus éloignés : Nice, Perpignan, Bordeaux, Dijon, Lyon, Saint-Etienne… voire quelques parisiens, des Belges dans le sillage des « Loges de la Folie », et des Guyanais !
Le prix du billet, modique, est calculé afin que les organisateurs entrent dans leurs frais : location du site, de la lumière et du son, accessoires…

Le Festival d’humour maçonnique d’Aix ne serait pas devenu ce haut moment « culturel » sans l’apport artistique de nos FF.: et nos SS.: Belges :
« Les Loges de la Folie »!
• Fidèles depuis la création du Festival en 2011 !

Animation de fêtes maçonniques
La troupe des acteurs, tous bénévoles, frères et sœurs de toutes obédiences, se renouvelle partiellement au fil des années.
Les « Bouffons » d’Hilarion peuvent également animer, à la demande, des évènements maçonniques tels que banquets, fêtes solsticiales, salons du livre, congrès, etc. C’est ainsi qu’ils se sont déjà produits à :

L’humour d’Hilarion

Tous les groupes humains ont leur humour : l’humour juif, l’humour des carabins, l’humour des gens de théâtre, l’humour des Routiers, l’humour des plombiers zingueurs… Nous, Francs-maçons, n’aurions-nous pas notre propre humour ?
Nous avons tellement de matière à notre disposition !

Notre société « moderne », « inclusive », est en train de perdre, non pas son envie de rire, mais sa liberté de rire. Toute blague est aujourd’hui soupçonnée de véhiculer de la haine envers celui à qui elle ne convient pas, ou de banaliser les sujets graves du moment : le sexisme, le racisme, l’homophobie…

Selon Eugène Ionesco dans Notes et contre-notes, « où il n’y a pas d’humour, il n’y a pas d’humanité, où il n’y a pas d’humour, il y a le camp de concentration ».
Réjouissons-nous donc que la maçonnerie demeure ce lieu de liberté d’esprit où l’humour peut encore se répandre.

L’autodérision, c’est ne rire que de soi-même, de ses travers, de ses manies, de son pointillisme, de sa frime, de ses outrances… Il n’y a rien de dérisoire en maçonnerie mais rien non plus dont il ne soit permis de sourire. Et la pratique du symbolisme se trouve même enrichie lorsqu’on l’aborde… au second degré. Evidemment !

Ainsi, le fonds humoristique d’Hilarion est constitué de sketchs et de parodies de chansons dans lesquels se reconnaissent joyeusement tous ceux et celles qui ont en commun la même démarche maçonnique, mais aussi nos visiteurs profanes. Car les comportements humains qui prêtent à rire, ne sont-ils pas universels ?

Association CLOVIS—Les Jardins de Juliette n°3 — 310 Route d’Eguilles—13090 Aix en Provence – Tel. 06 22 08 01 71 – http://hilarion-humour-maconnique.fr

Mettez du « Montaigne » dans votre vie d’initié !

Le dernier ouvrage du Professeur Lejoyeux, « En bonne santé avec Montaigne », devrait plaire aux francs-maçonnes et aux francs-maçons.

Il n’y a qu’à prendre connaissance de la table des matières pour comprendre que les thèmes abordés par l’auteur nous sont familiers : « Se connaître », « Apprendre à vivre l’instant présent », « Apprendre à bien vieillir », « Comment ne pas s’emporter », « Philosopher c’est apprendre à mourir », etc.

Montaigne nous est proche car c’est aussi un exemple du vécu d’une amitié partagée ! Ce fut le cas avec Étienne de La Boétie ; elle a été immortalisée par la célèbre citation « Parce que c’était lui, parce que c’était moi ! » (voir un article qui leur est consacré )

Et puis redécouvrir Montaigne par le récit d’un écrivain médecin talentueux, qui a l’art d’«actualiser » ces pensées, ne peut être qu’une joie !

Il faut dire que professeur Michel Lejoyeux est un personnage pas banal : à 61 ans, son hyperactivité est fabuleuse ; outre de multiples fonctions médicales à l’Assistance de Paris où il est connu comme un spécialiste des addictions, c’est la coqueluche des médias et sa production littéraire dans le domaine de la vulgarisation médicale commence à être significative.

Évoquer la pensée de Montaigne en voulant lui donner une actualité contemporaine est un exercice de style sympathique qui ne peut réellement convaincre mais qui a l’avantage de permettre au professeur Lejoyeux, éminent psychiatre, de faire passer quelques vérités qui lui tiennent à cœur !

Mais qu’importe le procédé puisque le résultat est à la hauteur de nos attentes !

Et puis il y a l’artifice de Marie, une patiente, mais c’est aussi le prénom de Marie de Gournay (1565-1645) qui joua un grand rôle dans l’édition des œuvres de François de Montaigne (1533-1592).

L’originalité des Essais est d’offrir une réflexion sur la connaissance que tout un chacun peut avoir des choses de la vie ; Michel de Montaigne n’a aucune compétence philosophique ou scientifique ; c’est un juriste couplé d’un lettré, fruit d’une instruction aristocratique de qualité. Mais, avec humilité et bon sens, il parle de tout ce qui concerne une vie !

Bien sûr, la vie d’un aristocrate de province du moyen-âge n’est pas tout à fait comparable à celle d’un cadre moyen ou supérieur de la France du XXIème siècle confronté à une prochaine fin du Monde !

Mais nous sommes dans la problématique du vécu et le Professeur Lejoyeux a l’art d’effacer les distances !

Mais que doit-on attendre de cette proposition de réappropriation des Essais de Montaigne ?

Il me semble que trois conclusions émergent :

  • L’universalité de la problématique du mal de vivre.
  • L’importance de l’observation des mœurs de nos semblables.
  • La difficulté à assumer l’insécurité affective !

Marie est l’exemple d’une patiente qui, grâce à l’aide du Professeur Lejoyeux, bénéficiera de l’effet « thérapeutique » des Essais : « En m’apprenant à lire en moi, Montaigne m’a offert un vrai cadeau : il m’a montré des libertés incorrectes que je n’avais jamais osé exercer avant. »

Vraiment, un livre à conseiller pour ne pas se laisser aller au découragement !

A noter en fin d’ouvrage, quelques quizz pour mieux se connaître !

« En bonne santé avec Montaigne »

Auteur : Pr Michel Lejoyeux (Éditions Robert Laffont, 2022, 364 pages, 19,90 €)

La table des matières très détaillée permet de choisir les thèmes qui peuvent particulièrement vous intéresser sans être obligé de lire l’ouvrage page après page !

Né le 28 février 1533, Michel Eyquem de Montaigne est décédé le le 13 septembre 1592, à 61 ans dans un tableau clinique qui pourrait ressembler à un œdème aigu du poumon. Faut dire qu’il n’était pas médecin et qu’à cette époque vivre vieux n’était pas fréquent !

Bibliographie du Michel Lejoyeux

  • Les 4 temps de la renaissance, Éditions Jean-Claude Lattès – 2020
  • Révéler vos super-pouvoirs – Éd. Le livre de poche – 2019
  • La Médecine du bon sens – Éditions Jean-Claude Lattès – 2018
  • Les 4 saisons de la bonne humeur – Éditions J-C Lattès – 2016
  • Tout déprimé est un bien portant qui s’ignore – Éd. J.-C. Lattès  – 2016
  • Réveillez vos désirs – Éd. Plon – 2014
  • Changer en mieux – Éd. Plon  – 2011
  • Les secrets de nos comportements – Éd Plon – 2009
  • Du plaisir à la dépendance – Éd. La Martinière – 2007
  • Alcoolisme et Psychiatrie, Éd. Masson, 2005
  • Le Nouveau Malade Imaginaire, Éd. Hachette Littératures, 2004

Biographie

Né le 31 juillet 1961, Michel Lejoyeux  est professeur de psychiatrie et d’addictologie à l’Université Paris Cité, spécialiste des comportements additifs. Il préside la Société Française d’Alcoologie et dirige les services de psychiatrie et d’addictologie des hôpitaux Bichat et Maison Blanche. Il a coordonné plus de cent travaux de recherche nationaux et internationaux sur les nouveaux déterminants sociaux, psychologiques et biologiques des comportements quotidiens et a publié divers ouvrages destinés à un public spécialiste ou au grand public (Source Radio France). C’est aussi un écrivain spécialiste de vulgarisation médicale et un habitué des médias.

Pour aller plus loin :

Le blog dédié à l’histoire de Montaigne

Les maçons louent la fraternité comme la clé du jour où la guerre s’est arrêtée

De notre confrère américain theadvocate.com – Par FRANCES Y. SPENCER

Le capitaine confédéré WW Leake et Union Cmdr. John Hart était des côtés opposés de la guerre civile, mais ils partagent plus qu’un lieu de repos sacré et un conte légendaire du jour où la guerre s’est arrêtée. Les combats cessèrent ce jour de juin 1863, mais ils marquèrent la continuation d’un lien fraternel séculaire que les deux hommes partageaient : la franc-maçonnerie.

Paul Martin, aumônier de la Feliciana Masonic Lodge No. 31, dépeint les costumes du frère surveillant principal WW Leake le samedi 11 juin 2022, lors de la reconstitution de l’enterrement du commandant de l’Union John Hart. 
Martin dépeint souvent Leake pendant les activités de Day the War Stopped.

Les graines de la franc-maçonnerie ont été semées des siècles plus tôt et ont commencé à prendre racine de manière organisée à la fin du XIIIe siècle. Le but de la franc-maçonnerie est d’améliorer la moralité, de forger le caractère et de fournir un cours d’auto-amélioration. Les maçons réunis pour la 25e reconstitution l’ont résumé simplement : Ils veulent rendre meilleurs les hommes bons.

Tad Haller, Vénérable Maître de la Feliciana Loge No. 31, a réfléchi sur l’histoire et l’héritage des maçons remontant aux artisans qui ont construit les pyramides, les temples et les cathédrales du monde quasi antique.

« C’était un programme d’apprentissage où ils avaient un jeune garçon de 10 ou 12 ans qui s’entraînait avec un maître pour apprendre le métier », a-t-il déclaré. « En plus d’être des ingénieurs et des constructeurs de grands ouvrages, ils avaient également un aspect spirituel dans leur travail et leur formation.« 

Les activités du jour où la guerre a cessé comprennent des reconstitutions et des cérémonies entourant les services funéraires de Hart de l’USS Albatross de la marine américaine pendant les hostilités de la guerre civile. Les derniers souhaits de Hart étaient pour un enterrement maçonnique approprié.

Les officiers de l’Union sont arrivés à terre à St. Francisville, comme le destin l’aurait voulu, qui abrite la plus ancienne loge maçonnique de Louisiane : Feliciana Lodge n ° 31, F & M. Leak était le directeur principal du groupe servant de capitaine d’une unité confédérée. soutenant Port Hudson à proximité.

Un panache de feu et de fumée s’échappe de la vie de Mason et historien local John Flippin le samedi 11 juin 2022, alors qu’il mène la ligne lors d’un salut armé lors de la reconstitution de l’enterrement du commandant de l’Union John Hart.
Photo de Frances Y. Spencer

Les membres d’équipage de l’Albatros et les maçons de Feliciana Lodge ont travaillé ensemble pour fournir à leur frère et officier déchu des rites maçonniques honorables et un terrain funéraire dans le cimetière de Grace Church qui venait de subir de graves dommages à cause des bombardements de l’Union.

Leake est resté actif dans la franc-maçonnerie et la vie publique. Il est devenu le maître de la loge, a pratiqué le droit, a été juge à la cour suprême, a été président de banque et a fondé le journal True Democrat avec sa femme. Lui et les membres de la loge locale se sont occupés de la tombe de Hart et, à la mort de Leake en 1912, son corps a été inhumé à côté de l’ancien ennemi qu’il avait enterré en tant que frère.

Les tombes et les liens de la fraternité maçonnique sont devenus légendaires à travers le pays. En 1999, la première reconstitution de l’enterrement de Hart a eu lieu. C’était la première fois que l’historien Francis Karwowski participait au nom de St. George’s Lodge No. 6 de Schenectady, New York, la maison de Hart au moment de sa mort.

Karwowski, affectueusement appelé « Frank the Yank », a dépeint le commandant déchu de l’Union sur la tombe et a évoqué ses 24 ans de participation au Jour où la guerre s’est arrêtée et il est membre des deux loges. Une contingence de Schenectady, « l’équipage de Frank » était également présent.

Un groupe de motards et de maçons vétérans offre une sombre révérence samedi 11 juin 2022, lors de la reconstitution de l’enterrement du commandant de l’Union John Hart dans le cimetière de Grace Church of West Feliciana.
Photo de Frances Y. Spencer

Joe Young, un maçon de 40 ans de la loge n ° 102 à la Nouvelle-Orléans, se tenait à quelques mètres de là, s’imprégnant de l’histoire et de l’honneur impliqués dans l’hommage. Young avait entendu parler du Jour où la guerre s’arrêta depuis des années, mais en était à sa première visite.

Young a déclaré que la fraternité maçonnique est bien plus que l’adhésion à un club.

« L’une des choses à propos de la Fraternité maçonnique est que les hommes viennent de tous les horizons, de toutes les classes économiques et de toutes les races« , a-t-il déclaré. «Ils se rencontrent au niveau, ce qui signifie qu’ils sont égaux. Nous parlons sur la place, ce qui signifie que nous parlons honnêtement et trouver une fraternité comme celle-là – des frères pour la vie – c’est quelque chose de très rare.

Les liens et les efforts de la franc-maçonnerie dans ce pays remontent au début de la nation.

Francis Ignatius Karwowski dépeint les costumes du commandant de l’Union John Hart le samedi 11 juin 2022, lors d’un monologue biographique prononcé lors des activités de Day the War Stopped. 
Karwowski, affectueusement appelé «Frank the Yank» dans le sud, est membre du St. Georges Lodge No. 6 F&A.M., Schenectady, le pavillon de Hart.
Photo de Frances Y. Spencer

« Nos archives remontent à 1774 et la franc-maçonnerie aide les nécessiteux depuis des générations », a déclaré Karwowski. « George Washington et Benjamin Franklin étaient des maçons et même s’ils avaient leurs défauts, ils étaient fondamentalement de bons hommes.« 

Karwowski a déclaré que les initiatives nationales de la fraternité maçonnique vont d’une chaîne de programmes contre la dyslexie, au financement de la sensibilisation dans les hôpitaux pour anciens combattants et à la fourniture de logements aux mères qui ont des bébés pendant qu’elles sont dans l’armée.

Brendan Rush a déclaré que le pavillon de St. Francisville était fortement axé sur la sensibilisation de la communauté, notamment le programme de dyslexie et le projet Graduation.

« Je sais que nos trois premiers maîtres de cette loge ont joué un rôle déterminant dans la formation de la coopération des bibliothèques pour West et East Feliciana« , a déclaré Rush.

Pour plus d’informations, visitez https://felicianalodge31.com .

Les maçons locaux et en visite participent à une reconstitution de l’enterrement du commandant de l’Union John Hart le samedi 11 juin 2022, dans le cimetière de l’église Grace de West Feliciana, sous le regard des touristes et des spectateurs.
Photo de Frances Y. Spencer

Qui sont les francs-maçons du Panthéon ?

Du Blog monparisjoli.com – Par Princess Zaza

Qu’ont en commun Léon Gambetta, Jean Zay, Pierre Brossolette, Victor Schoelcher et Joséphine Baker ? Ils sont tous entrés au Panthéon, ce temple républicain et laïc affecté à la mémoire des valeurs exemplaires de l’unité nationale.

Ce n’est pas tout. Ils étaient tous francs-maçons. Parmi les 81 personnalités inhumées au Panthéon (hors panthéonisations collectives), 37 sont des francs-maçons. Tous sont des exemples de vertus politique, militaire, scientifique et de patriotisme.

Certains d’entre eux ne sont que des dignitaires du Premier Empire inhumés par décret impérial de Napoléon Ier, d’autres ont été panthéonisés par la Patrie reconnaissante (avec ou sans translation des cendres*), honorés au Panthéon mais leurs cendres reposent ailleurs, un a été inhumé sans panthéonisation et quelques autres ont été retirés du Panthéon.

(*Vocable funéraire pour désigner la dépouille du défunt crématisée ou non)

Pour en savoir plus sur ces francs-maçons du Panthéon, j’ai eu le plaisir de rencontrer et d’échanger avec Jean-François Decraene, auteur du « Dictionnaire des gloires du Panthéon ». Je vous recommande vivement son livre pour tout savoir sur l’histoire de ce monument historique et les personnalités qui sont honorées au Panthéon.

Je me suis aussi demandé comment décide-t-on une panthéonisation ?

Les francs-maçons illustres du Panthéon

Pour découvrir les caveaux de ces grandes personnalités, il vous faudra descendre dans la crypte du Panthéon, véritable sanctuaire national, à l’image de l’abbaye de Westminster en Angleterre ou des mémoriaux autour du Mall à Washington qui honorent les pères fondateurs des États-Unis d’Amérique.

Le Panthéon compte 37 francs-maçons, parmi lesquels 17 panthéonisés -inhumés avec ou sans translation des cendres, 13 dignitaires de l’Empire– inhumés par décret impérial, 2 honorés au Panthéon mais leurs cendres reposent ailleurs (Gilbert du Montier, Marquis de La Fayette et Pierre-Simon de Laplace), 1 inhumé sans panthéonisation (Marc Schœlcher) et 4 retirés du Panthéon.

Parmi les francs-maçons panthéonisés ou dignitaires de l’Empire :

·  4 francs-maçons de la loge Les Neuf Sœurs François-Marie Arouet (dit Voltaire) et Marie-Jean-Antoine-Nicolas de Caritat marquis de Condorcet (tous deux panthéonisés). Pierre-Jean Georges comte Cabanis et Jean-Nicolas comte Desmeunier (dignitaires de l’Empire)

·  2 francs-maçons de la loge La Candeur : Antoine-César Choiseul duc de Praslin (Grand Administrateur du Grand Orient de France, GODF) et Gabriel-Louis marquis de Coulaincourt (affilié à la loge Les Amis réunis), (dignitaires de l’Empire)

·  2 francs-maçons de la loge Saint-Jean d’Ecosse du Contrat Social : Théophile Malo Corret de la Tour d’Auvergne (panthéonisé) et Hyacinthe-Hugues Timoléon comte de Cossé-Brissac (dignitaire de l’Empire)

·  Auxquels s’ajoutent 22 autres initiés aux mystères de l’Art royal, parmi lesquels :

  • 8 dignitaires de l’Empire : Louis-Antoine de Bougainville (initié à la loge de la marine L’Accord parfait à Brest), Pierre Garnier de la Boissière (GODF), Jean-Jacques Ignace Jacqueminot comte de Ham (loge Saint-Jean de Jérusalem à Nancy), Jean Lannes maréchal de France, duc de Montebello (administrateur, grand officier du GODF), Jean-Etienne Marie Portalis (Vénérable de la loge L’Etroite Persévérance des Amis réunis puis membre de la loge L’Amitié à Aix-en-Provence), Claude-Ambroise Régnier duc de Massa et Carrara (affilié à la loge L’Impériale des Francs-chevaliers à Paris et Grand Officier d’honneur du GODF), Jean-Pierre comte de Sers (Grand Hospitalier du GODF), Antoine Jean Marie comte Thévenard (loge L’Union, à Lorient)
  • 14 panthéonisés : Joséphine Baker (loge La Nouvelle Jérusalem de la Grande Loge Féminine de France), Jean-Baptiste Baudin (loge Le Temple des Amis de l’Honneur Français, à Paris), Pierre Eugène Marcellin Berthelot (loge La Fraternité universelle au GODF, à Paris), Pierre Brossolette (loge Émile Zola de Grande Loge de France, affilié à la loge L’Aurore sociale du GODF à Troyes), Alexandre Dumas, Félix Éboué (initié à la loge La France Équinoxiale, à Cayenne, membre des loges Les Disciples de Pythagore de la Grande Loge de France et Maria Deraisme du Droit Humain), Léon Gambetta (loge La Réforme, à Marseille), Baptiste Henri Grégoire (dit l’abbé Grégoire, loge l’Harmonie, à Paris), Gaspard Monge comte de Péluse (dignitaire des loges militaires L’Union Parfaite à l’Orient du Corps royal du Génie, à Mézières, membre des Amis réunis à Paris et Chevalier Rose-Croix), Victor Schoelcher (initié à la loge Les Amis de la Vérité puis affilié aux loges Aide-toi, le ciel t’aidera ! et La Clémente Amitié puis La Justice du GODF), Jean Zay (initié à la loge Étienne Dolet, à Orléans, GODF), Maximilien Foy, François Larochefoucault-Liancourt, Jacques-Antoine Manuel.

4 francs-maçons ont été retirés du Panthéon : Louis Joseph d’Albert de Luynes (inhumé par décret impérial, député de la Noblesse aux États-généraux de 1789, sa famille a demandé à récupérer son corps en 1862. Il repose à présent dans la sépulture familiale à Dampierre (Yvelines). Il a été initié à la loge La Candeur et était Grand Officier du Grand Orient de France), Jean-Paul Marat (initié à la loge King Head Jeward à Londres), Honoré Gabriel Riqueti comte de Mirabeau et Louis-Michel Le Peletier de Saint-Fargeau (loge Phoenix du GODF).

Revenons sur le parcours exemplaire de quelques-uns d’entre eux et le contexte dans lequel ils sont entrés au Panthéon :

La chute de l’Empire en 1815 met un terme aux panthéonisations des grands dignitaires de l’administration impériale mais les régimes républicains puis le XIXe siècle ont continué de leur rendre un hommage posthume. C’est par exemple le cas avec le président de la République François Mitterrand qui fit transférer dans la crypte les cendres de l’abbé Grégoire, (symboliquement) celles du marquis de Condorcet et celles de Gaspard Monge, lors de la commémoration du bicentenaire de la Révolution en 1989.

Célèbre figure de la Révolution, l’abbé Grégoire s’était rallié au Tiers-État et à l’Assemblée constituante. Précurseur de la laïcité, il est le premier prêtre à voter en 1791 la Constitution civile du clergé, ce que l’église ne lui pardonnera jamais. Il a beaucoup oeuvré en faveur de l’émancipation des juifs. Il est partisan de l’abolition de la peine de mort (sans l’obtenir) et de l’abolition de l’esclavage qu’il obtient le 4 février 1794. Il est aussi l’auteur, avec Condorcet, de nombreux projets sur l’Instruction publique. Il fonde le Conservatoire national des arts et métiers et contribue à la création du Bureau des longitudes (académie composée d’astronomes, de géophysiciens et de physiciens issus d’institutions ou de laboratoires français ou étrangers). Il est nommé sénateur impérial en 1802, mais démissionne après le Concordat. A la fin de sa vie, il s’est engagé en faveur de l’émancipation civique des femmes.

Philosophe humaniste et mathématicien, le marquis de Condorcet s’est illustré pour avoir ardemment combattu, sans succès, en faveur de l’abolition de la peine de mort. Il obtient, aux côtés de l’abbé Grégoire, l’abolition de l’esclavage. Fervents défenseurs de la laïcité, ils proposent ensemble la séparation de l’Église et de l’État, qu’ils obtiennent en 1795. Député à l’Assemblée législative et à la Convention, Condorcet propose un projet de réforme de l’Instruction publique en 1792.

Quant à Gaspard Monge, géomètre et mathématicien, il est le fondateur de l’École polytechnique puis de l’École normale Supérieure (1808). Il participe à l’expédition organisée par Bonaparte en Égypte en 1798/1799. Il se distingue en réalisant un remarquable travail de fouilles sur le site des pyramides et devient président de l’Institut égyptien des sciences et des arts au Caire. Il est nommé ministre de la Marine et des Colonies de la Ière République, sénateur et grand officier de la Légion d’honneur en 1804.

En 2015, quatre Résistants entrent au Panthéon sur demande du président de la République François Hollande : deux femmes Geneviève de Gaulle-Antonioz et Germaine Tillion, deux francs-maçons Pierre Brossolette et Jean Zay.

Journaliste engagé et membre de la Ligue des droits de l’Homme, Pierre Brossolette, est né en 1903. En 1936, Léon Blum le charge de tenir la chronique de politique étrangère à la Radio nationale. Il y dénonça notamment les accords de Munich conclus avec Hitler en 1938 qui ne parviendront finalement pas à éviter la guerre. Mobilisé au début de la Seconde Guerre mondiale, il participe à la Bataille de France. Il est décoré de la Croix de guerre avec étoile de bronze en juillet 1940. Il entre dans la Résistance, rejoint le réseau du « Musée de l’Homme » et écrit le dernier numéro du journal Résistance avant son démantèlement. Il participe alors à la constitution de groupes de résistance dans la zone occupée et devient chef de la section presse et propagande de la CND-Confrérie Notre-Dame clandestine.

En septembre 1942, il rejoint les Forces Françaises Libres à Londres. Il est rapidement nommé à la tête des renseignements de la France métropolitaine, le BCRA (Bureau Central de Renseignements et d’Action) aux côtés d’André Dewavrin, dit le colonel Passy. Il est aussi le porte-voix à Londres des combattants de l’ombre et intervient à 38 reprises au micro de Radio-Londres.

En septembre 1943 il rentre en France puis reçoit l’ordre de revenir à Londres. Il est arrêté par la Gestapo à Audierne le 3 février 1944 dans le cadre d’un contrôle de routine, alors qu’il tentait de rejoindre l’Angleterre. Emprisonné à Rennes, il est reconnu comme Résistant et transféré au siège de la Gestapo à Paris.

Après deux jours et demi de torture, préférant la mort à la divulgation d’informations, il se suicide en se jetant dans le vide par une fenêtre du 84 avenue Foch en 1944 et meurt à l’hôpital le 22 mars. En hommage à Pierre Brossolette, un des grands temples de la Grande Loge de France porte son nom.

« Tout en lui respirait la noblesse de pensée, le désintéressement, la loyauté, le courage, l’amour du bien public », c’est ainsi que Léon Blum parlait de Jean Zay.

Avocat et journaliste, né en 1904, il s’engage très tôt en politique. Dès ses études secondaires, il adhère aux Jeunesses laïques et républicaines. À sa majorité, il s’inscrit au Parti radical. En 1932, il est élu député du Loiret. Le 4 juin 1936, il devient membre du gouvernement du Front populaire en tant que ministre de l’Éducation nationale et des Beaux-Arts. Il engage plusieurs réformes comme le prolongement de l’obligation scolaire de 13 à 14 ans.

Il est à l’origine de nombreuses institutions et événements comme le festival de Cannes, l’INA (L’Institut national de l’audiovisuel), le Musée d’art moderne, le CNRS (Centre national de la recherche scientifique), l’ENA (École nationale d’administration), le CROUS (Centre régional des œuvres universitaires et scolaires) et les bibliobus.

Au début de la Seconde Guerre mondiale, il démissionne du gouvernement pour rejoindre l’armée française. En juin 1940, avec plusieurs parlementaires dont Georges Mandel et Pierre Mendès-France, il embarque sur le Massilia pour rejoindre Casablanca en Afrique du Nord et poursuivre le combat mais il est arrêté le 15 août 1940.

Ramené en métropole, Jean Zay est interné à la prison militaire de Clermont-Ferrand. Le 4 octobre 1940, il est condamné comme officier pour désertion en présence de l’ennemi à la déportation à vie et à la dégradation militaire par le gouvernement de Vichy.

Dans sa prison de Riom, Jean Zay peut recevoir régulièrement son épouse et ses deux filles. Il poursuit son travail, préparant les réformes qu’il pense pouvoir mettre en oeuvre après la Libération. Il y rédige cette oeuvre majeure : Souvenirs et solitude.

Le 20 juin 1944, trois Miliciens, se faisant passer pour des Résistants, le font évader de prison en présentant un ordre de transfert pour Melun signé par le directeur de l’administration pénitentiaire. C’est un piège ! Les hommes au service du gouvernement du maréchal Pétain assassinent Jean Zay dans un bois, près d’une carrière, au lieu-dit Les Malavaux, dans la faille du Puits du diable, à Molles (Allier).

La dernière valeur exemplaire à entrer au Panthéon est Freda Josephine MacDonald dite Joséphine Baker qui est panthéonisée le 30 novembre 2021. Après Régis Debray en 2013, l’essayiste Laurent Kupferman avait relancé cette idée avec la pétition en ligne Osez Joséphine qui a recueilli près de 38 000 signatures.

Cette franc-maçonne de la Grande Loge Féminine de France, artiste de music-hall, Résistante durant la Deuxième Guerre mondiale est aussi une femme engagée contre le racisme et l’antisémitisme auprès de la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) en France. Aux côtés de Martin Luther King aux USA, elle milite en faveur de l’égalité des droits civiques pour les Afro-Américains et les Latinos des États-Unis.

Joséphine Baker, c’est aussi cette « mère courage » avec sa tribu arc-en-ciel composée de douze enfants adoptés aux quatre coins du monde. Ce « Village du Monde, capitale de la Fraternité universelle » traduit son amour de l’Humanité et incarne son idéal universaliste humaniste de vivre ensemble dans la paix.

« Tous les hommes n’ont pas la même couleur, le même langage, ni les mêmes moeurs, mais ils ont le même coeur, le même sang, le même besoin d’amour. » Joséphine Baker

Elle est la vingtième femme à bénéficier des honneurs du Panthéon avec Berthe Wild – Albrecht (Résistante), Hélène Allatini, Marguerie Aron, Denyse Clairouin, Madeleine dite Marion Cormier, Geneviève de Gaulle-Antonioz (Résistante), Arthémise dite Annie Deguirmendjian-Shah-Vekil épouse Archambault de Monfort, Suzanne Simon-Gaffré, Olga Goutwein, Jacqueline Grüner, Arlette dite Hélène Humbert-La Roche , Odette Lenoël, Marietta Martin, Irène Némirowski, Émilie Tillion et  Germaine Tillion (Résistantes), Marie-Hélène Wuilleumier, Marie Sklodwska-Curie (deux fois prix Nobel, physique et chimie), et Simone Jacob-Veil (femme politique, membre du Conseil constitutionnel puis de l’Académie française).

Comment décide t-on d’une panthéonisation ?

« Entrer au Panthéon », selon l’expression consacrée, est une tradition empruntée aux Égyptiens, qui a ensuite été reprise par les Grecs et les Romains. Pour ces civilisations, le Panthéon était la maison de tous les dieux (Pan = tout et théos = dieux) et « entrer au Panthéon », c’était se rapprocher des dieux.

C’est tout à fait différent pour le Panthéon parisien : le lieu honore les grands hommes/femmes de la Nation, la Patrie reconnaissant leurs qualités d’être des valeurs exemplaires de l’unité nationale. La Panthéonisation est une distinction laïque et morale pour mettre en lumière celles et ceux qui ont particulièrement honoré les valeurs de la France par leurs actions de leur vivant. Il n’y a donc qu’un seul critère pour être panthéonisé : être une valeur exemplaire de l’unité de la nation citoyenne.

Ainsi, le fait de reposer au Panthéon ne signifie pas obligatoirement d’avoir été panthéonisé. Pour cela, il faut un décret de panthéonisation de la patrie reconnaissante et que la famille du défunt donne son accord pour une translation éventuelle des cendres, du ou de la défunte.

L’autorité décisionnaire a évolué au cours du temps.  Lors de la toute première panthéonisation, celle de Mirabeau le 4 avril 1791, c’est l’Assemblée Constituante (l’Assemblée Nationale de l’époque) qui en décide. Elle édicte qu’« il ne suffit pas d’une action, fût-elle la plus sublime de toute, c’est par une longue suite de pensées, d’actions, et d’ouvrages, c’est en quelque sorte par toute une vie d’homme, conçue et exécutée sur des grandes vues qu’on mérite le titre de Grand Homme ».

Pendant le Premier Empire, Napoléon 1er ne procède à aucune panthéonisation. Il affecte le monument au repos éternel des sénateurs, grands serviteurs de l’Empire.

Sous les IIIe et IVe Républiques, le choix revient de nouveau aux députés. Depuis la Ve République, en 1958, cette prérogative relève du pouvoir régalien du chef de l’État. Sa décision est ensuite mise en œuvre par une commission ad hoc du Ministère de la Culture. C’est pour le président de la République, une façon de rassembler les citoyens autour des valeurs civiques fondamentales, en mettant en avant certaines personnalités exemplaires. La famille ne peut refuser que la translation éventuelle des cendres de la personne choisie. Ce fut le cas quand le président Nicolas Sarkozy a voulu panthéoniser Albert Camus en 2009, son fils s’y est opposé.

Pour Joséphine Baker, l’Élysée a justifié son choix ainsi :“La France distingue une personnalité exceptionnelle, née américaine, ayant choisi, au nom du combat qu’elle mena toute sa vie pour la liberté et l’émancipation, la France éternelle des Lumières universelles”.

Il est aussi possible d’être panthéonisé sans être inhumé dans la crypte, on parle alors de cénotaphe (tombeau élevé symboliquement à la mémoire d’un mort et qui ne contient pas son corps). C’est le cas de Joséphine Baker dont le corps reste à Monaco. Autre exemple : le tombeau du mathématicien Condorcet est vide, sa dépouille n’ayant jamais été retrouvée. Parfois, le corps n’est pas emmené dans son intégralité. Gambetta n’a eu que son cœur de transféré. Le corps d’Aimé Césaire est inhumé en Martinique au cimetière de La Joyaux, quartier de La Meynard à Fort-de-France, etc.

D’autres hommages, sous forme d’inscriptions, sont présents au Panthéon afin d’honorer des personnalités panthéonisées qui ont marqué l’histoire de l’unité nationale. C’est par exemple le cas d’Antoine de Saint-Exupéry. Vous pouvez voir sur le pilier sud de la croisée du transept, une inscription pour honorer sa mémoire, et aussi, celle d’Henri Bergson (pilier nord), de Georges Guynemer, du général Charles Delestraint, chef de l’Armée secrète dans la Résistance .;.

Le Panthéon est un un lieu de mémoire et d’apprentissage de la citoyenneté. Une visite au Panthéon est l’occasion d’en découvrir davantage sur l’Histoire nationale, nos institutions et les hommes qui les ont faites. Une visite riche de sens que je vous encourage vivement à faire !

Princess Zaza

Solidarité maçonnique : aider les autres à s’aider eux-mêmes

La solidarité n’est pas la charité. La charité humilie non seulement ceux qui la reçoivent mais surtout ceux qui l’exercent. La solidarité, en revanche, est une relation entre égaux.

Il me semble révélateur combien cette manifestation d’assistance aux plus démunis et aux personnes en situation de santé précaire, prend une configuration particulière pour ceux qui se reconnaissent dans les idéaux et principes maçonniques.

Dans la société civile, le soutien qui est offert aux personnes en difficulté économique ou infirmes, en général, est délégué par les organismes étatiques à des entreprises privées qui, pour cette tâche, perçoivent une rémunération élevée dont, cependant, seule une partie est utilisée pour fins statutaires. En substance, il s’agit parfois d’une délégation qui profite économiquement au délégataire et, en partie résiduelle, à ceux qui doivent constituer le but ultime, la finalisation de cet entrelacement socio-économique.

L’approche avec laquelle la franc-maçonnerie aborde le problème de l’accompagnement des démunis m’apparaît bien différente, surtout dans les motivations fondamentales et dans son expression. Pour nous francs-maçons, l’autre, en principe, c’est mon Frère.

C’est dans nos idéaux, ainsi que dans la vie de tous les jours.

Ce n’est pas la représentation vide de sens du terme soi-disant do- gooders qui, à la fois de manière positive et populiste, semble désormais régner dans les médias.

Et encore moins je crois que la solidarité puisse être encadrée comme un moment obligé ou un devoir éthique envers l’autre, étant donné que ces deux adjectifs sont typiques du monde profane et, à ce titre, soumis aux variables historiques qui lui sont liées.

Si tel était le cas, la solidarité pourrait se présenter comme une simple finalisation d’un comportement non libre, non conscient mais déterminé par des impératifs législatifs, pseudo-ecclésiaux, philosophiques et contingents par rapport au moment où il s’exerce.

Pour mon interprétation, il serait approprié de comprendre le terme de solidarité non seulement comme un moment de soutien qui aide à surmonter les difficultés des autres. J’aime à penser qu’il constitue le moment de cohésion de chaque individu avec la multiplicité. Je crois que la Voie maçonnique constitue une preuve irréfutable de cette affirmation.

Lorsqu’un danger se profile, cela s’appelle de l’aide, la proximité du membre de la famille, de l’ami, dans le contexte maçonnique, du frère est recherchée. La raison n’en est que trop évidente : l’égrégore physique, celui, pour être clair, que nous pratiquons en entrelaçant nos mains nues dans la chaîne de l’union, multiplie les énergies individuelles, les transportant au centre d’une intention commune ; c’est un puissant ensemble d’idées, de sentiments partagés et consolidés par des rituels, des traditions et des coutumes enracinés dans le temps.

Nous le pratiquons parce que nous connaissons ses effets positifs, en termes simples on peut dire : l’union fait la force.

Cette hypothèse est d’autant plus vraie que le lien qui s’établit entre les frères repose sur l’engagement affectif de solidarité, de tolérance, d’affection mutuelle dans le sentiment que ceux qui tiennent la main travaillent avec vous à une édification commune, et ce, en portant leurs bagages d’expérience, de connaissances et d’amour. C’est l’égrégore.

Le résultat étonnant qui s’ensuit est celui d’être entouré de sept nœuds d’un cordon rouge et ésotériquement relié à une réalité supérieure.

Quel grand pouvoir nous avons entre nos mains !!!

Grâce à cette Voie Initiatique, j’ai appris que le Divin est en chaque Frère et que, en tant que Maçons, nous travaillons pour le bien de l’Humanité.

Pas par solidarité, mais parce qu’en chaque Être Humain, même s’Il n’en est pas conscient, le Divin réside.

Pas le Tu et le Je, mais le Nous qui mène à l’Un.

La solidarité est un respect effectif.

La solidarité est l’amour concret.

Solidarité est le terme qui renferme notre Trinôme en un seul mot : Liberté, Égalité, Fraternité.

Ces postulats montrent que la Franc-Maçonnerie, bien que gardienne de la Tradition, entendue comme Voie Initiatique, joue un rôle proactif dans la vie de tous les jours : « fais aux autres ce que tu voudrais qu’on te fasse à toi-même ». Au cours des siècles passés et encore aujourd’hui, précurseurs, et pour cette raison inouïe, persécutés idéologiquement et physiquement.

Les intolérants, ceux qui aujourd’hui proclament leur amour les uns pour les autres du haut de chaires hautes et sacrées, n’ont pas hésité à crucifier ceux qui reconnaissaient l’autre comme un Frère avec lequel être solidaire.

Le concept même d’indigence, qui était à l’origine lié au territoire national circonscrit, maintenant que nous vivons sous le terme abusé de mondialisation, vit avec des dimensions et des sens amplifiés et diversifiés, le sens de « l’autre » s’élargit. Elle assume clairement le concept d’universalité.

Depuis des siècles, nous affirmons que nous travaillons pour le bien de l’humanité, sans distinction de foi, de classe sociale, de croyance politique.

La solidarité prend ainsi un sens et une expression véritables.

Nous, Francs-Maçons, avons toujours été solidaires de l’Etre Humain en tant que tel : notre Initiation l’exige, le Chemin que nous entreprenons l’exige, donnant du même coup corps à nos Rites, qui ne sont pas de vaines représentations mais des manifestations positives de l’Etre en son essence véridique.

Nos Rituels disent :

Pratiquez les vertus les plus douces et les plus bienfaisantes, aidez votre Frère et votre prochain, prévenez leurs besoins, atténuez leurs malheurs et assistez-les de vos conseils, de vos lumières, de votre crédit. Ces vertus, considérées dans le monde profane comme des qualités rares, ne sont chez nous que l’accomplissement d’un devoir.

La pensée maçonnique est le résultat d’une synthèse et non d’un syncrétisme.

Elle contient et dépasse les vérités affirmées dans les enseignements de toutes les religions, de toutes les philosophies du présent et du passé présentes en Occident et dans les Temples d’Orient, c’est-à-dire : faire ce que l’on est capable de faire.

Ouvriers d’Hiram Abiff. Pythagore et la franc-maçonnerie

De notre confrère elnacional.com – Par Mario Munera Muñoz PGM

La franc-maçonnerie depuis sa création a eu plusieurs points qui ont influencé sa philosophie et son ésotérisme. Le monde hébreu, dans sa formation religieuse, possède une connaissance et une compréhension impressionnantes des plans supérieurs, du monde initiatique, d’où la franc-maçonnerie a puisé ses connaissances pour son instruction. Parmi eux le Pentateuque, la Kabbale et le Tarot, qui renforcent cette connaissance que les Maçons recherchent tant dans leur symbologie. Dans le domaine de la philosophie, l’auguste institution étudie les grands philosophes de l’Antiquité, notamment ceux de la Grèce, de Rome, des Arabes, des Hindous, etc. En Grèce se sont distingués entre autres Platon, Socrate, Aristote, Thalès de Milet, Hippocrate, Archimède, Pythagore, etc. A cette occasion, nous allons jeter un petit regard sur un philosophe grec très important tel que Pythagore.

Pythagore est grec, il est né sur l’île de Samos en 569 av. C. Reconnu comme le premier mathématicien pur, dans son école la démonstration en mathématiques a été instituée par le « raisonnement déductif ». Il était philosophe, ésotériste, mathématicien et géomètre. C’était un penseur abstrait, logique et moraliste. Ses enseignements tournaient autour d’une vie juste et équilibrée. Pythagore a concentré sa philosophie sur deux colonnes: une ère mystico-religieuse, où il a enseigné la réincarnation, qu’il a appelée la transmigration des âmes, et d’autres sujets ésotériques; et l’autre colonne est celle des mathématiques scientifiques, où, à partir de la géométrie et des nombres, l’existence et la compréhension du GADLU (Dieu) ont été démontrées. Pythagore disait de lui-même qu’il était philosophe, parce qu’il était un amoureux de la sagesse. Dire que l’on est sage est l’arrogance de l’être humain. Le sage a ce que le philosophe cherche. Pour être sage il faut savoir, comprendre la raison de son existence, pratiquer et maîtriser divers sujets, par contre le philosophe est un chercheur constant, curieux, sans limites, il est subjectif, plus il investigue, plus il y a de portes et de fenêtres ouvertes à la connaissance. .

La philosophie ne nie jamais et ne reproche jamais, car chaque être humain est un univers de connaissance et chacun a sa raison selon son état de conscience. D’autre part, la science est très précise dans ses investigations, et seulement corrigée dans ses pratiques : réussites et erreurs. Autour de la philosophie de Pythagore, le pythagorisme s’est créé, un mouvement philosophique et religieux appelé « l’école pythagoricienne », où se trouvaient des astrologues, des musiciens, des mathématiciens et des philosophes, connus sous le nom de pythagoriciens. Pour Pythagore, la science et la religion étaient convergentes et non séparées. À l’heure actuelle, la science est davantage associée à la raison, où elle n’accepte pas le dogme et la foi ; la science contemple, investigue, démontre et la religion se fonde sur ses livres sacrés, sur la foi et le dogme.

Pythagore, dans ses voyages en Orient, rencontra Zoroastre en Perse, en Egypte il étudia la géométrie, en Phénicie il étudia l’arithmétique et le calcul, en Chaldée il étudia les astres. Les pythagoriciens se distinguaient entre « novices » (ils n’écoutaient qu’en silence) et « initiés » (ils pouvaient parler et exprimer ce qu’ils pensaient et comprenaient). Le nom de la femme de Pythagore était Teáno, grâce auquel on a appris qu’en dehors des hommes philosophes, il y avait aussi des femmes. Les pythagoriciens ont donné à leurs femmes des documents pour qu’ils puissent également étudier la science et la religion, ils s’appelaient les pythagoriciens, parmi lesquels se distinguaient les suivants: Archytas de Tarente, Epicarmus de Mrgara, Hippasus de Metaponto, Fintis, Melisa, Perictione et autres.

Dans l’école pythagoricienne, la contemplation était pratiquée dans la partie religieuse, mais ils étaient également conscients que le corps avec ses besoins retenait l’être humain et rendait difficile cette action. Pythagore disait que le corps humain avec ses besoins était une prison ou un tombeau, qu’il fallait le vaincre mais pas le perdre, car il est nécessaire pour remplir sa mission. Nous devons laisser la Divinité entrer en nous. Vous devez vous détacher des besoins du corps pour atteindre un État Divin. L’être humain qui y parvient devient sage. Dans l’école pythagoricienne, ses membres étaient végétariens, c’est pourquoi on l’appelait le régime pythagoricien. L’obéissance, l’ascèse et le silence, la simplicité vestimentaire et de possession étaient conseillés. Pour Pythagore, la mort n’était pas la fin, mais un changement d’état vers quelque chose de caché et que l’âme a réincarné, ou comme il l’appelait : métempsycose ou transmigration. Ils ne rejetaient aucun mode de vie, car chaque être humain vivait et accomplissait sa mission en fonction de son état de conscience. L’âme pour Pythagore était pure, rationnelle et incorruptible, tandis que le corps était le contraire. Le mot parfait avait un sens moral et mathématique. Deux caractéristiques de l’école pythagoricienne : son secret et l’unité de ses membres. Pythagore n’est connu que par ses disciples. Connaissant une grande variété de disciplines, on suppose qu’il avait de bons moyens économiques. 

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Le solstice d’été selon Rosmunda

De notre confrère italien expartibus.it – Par Rosmunda Cristiano

Il n’y a rien de visible, dans le monde entier, plus digne que le soleil d’agir comme symbole de Dieu, puisqu’il illumine de la vie visible, d’abord lui-même, puis tous les corps célestes et terrestres.
Dante

Le Soleil a une signification très importante en franc-maçonnerie. Adoré par presque tous les peuples anciens, il indique la sagesse, l’amour et l’intellect. Dans un sens plus large, il représente la partie masculine et fait référence à l’origine et à la raison qui apporte la lumière là où l’obscurité domine et illumine l’intellect.

Peut-être qu’aucun symbole n’est plus ancien que celui du soleil et n’a plus de sens pour le franc-maçon.

Appelé Samas par les Babyloniens, c’est-à-dire garant de la justice, Elios par les Grecs, dieu engrais, comme en témoigne l’ancienne coutume du feu de joie du solstice d’été, dont les cendres étaient dispersées pour fertiliser les champs avant les nouvelles semailles.

Image du bien et maître de notre destin selon Platon, elle était considérée comme le lien entre le monde sensible et le monde suprasensible, l’énergie, qui, émanant de l’Un, s’incarnait dans la matière et permettait à toutes choses de redevenir être , au Grand Architecte.

Avec sa dualité polaire, la Lune est placée à l’Est, et est également présente dans l’Image de la Loge. Le Soleil est à droite du Vénérable Maître, tandis que la Lune est à gauche.

Son mouvement marque le travail dans la Loge puisque le Premier Surveillant et le Second Surveillant accomplissent leur devoir en l’ayant comme référence.

Le devoir du Second Surveillant est, en effet :

rester au Sud, observer le Soleil à son méridien, appeler les Frères du Travail à la Récréation et de la Récréation au Travail.

Le Soleil est aussi générateur de lumière et de chaleur, donc de vie. Sans son existence, toute forme vivante sur Terre disparaîtrait. Il ne devrait donc pas être surprenant que, depuis des millénaires, dans la plupart des cultures, elle soit vénérée comme une divinité vivifiante, par opposition au faible clair de lune, trop faible et pâle pour remplir les mêmes fonctions que l’étoile solaire.

La soi-disant « religion solaire » est aussi vieille que l’homme. Il y en a des traces depuis les temps les plus reculés. Ennemi des ténèbres et donc de la mort, il représente non seulement la vie, mais aussi la renaissance de la nature au printemps, quand le froid et l’obscurité cèdent la place à la chaleur et à la lumière et à l’homme lui-même, quand le givre et les ténèbres de l’ignorance profane se dissolvent grâce à l’éclatement de la lumière initiatique.

Au moment où le profane abandonne son monde antérieur et embrasse la Lumière maçonnique, il renaît à lui-même, non seulement symboliquement mais réellement, c’est-à-dire psychiquement et spirituellement. Il est donc « homme nouveau », ou « Homme de Lumière » au sens le plus vrai du langage symbolique. La Lumière initiatique doit être graduée et proportionnée à sa capacité effective de réception.

Le Soleil de l’Initiation se lève et illumine la Franc-Maçonnerie lorsque les Frères, surmontant le raisonnement, développent les capacités divines qui enflamment l’Intuition et l’Imagination : alors, en fait, la Lumière brille en eux.

Un Franc-Maçon, par l’Initiation, acquiert les caractéristiques divines de la Lumière, fait descendre ici le Soleil de Sagesse et d’Amour que les légendaires Compagnons, traîtres d’Hiram, avaient obscurci. En cours de route, il devra perfectionner sa Figure « solaire », son Esprit, afin qu’il puisse éventuellement s’identifier au Soleil lui-même.

Rituellement, le Soleil maçonnique brille le plus à midi et à l’ouverture des travaux dans la Chambre du Maître : à cette heure symbolique, la Science maçonnique est exempte d’impuretés et d’ombres, elle préserve donc la véracité et la perfection et les Maîtres utilisent toutes les facultés spirituelles de compréhension pour accueillir dignement la Science divine.

Mais ce n’est que relativement parfait. Ce n’est pas le divin : pour s’élever en perfection il faut donc qu’il s’obscurcisse, se dégrade. Disparaissant dans la nuit et réapparaissant à l’aube, il montre le caractère temporaire de la connaissance et de l’ignorance.

Le terme lumière doit se référer à la connaissance et à la vie, donc l’ignorance apparaît comme un « obscurcissement », un manque de Lumière dans l’âme, la mort.

Si donc la nuit précède l’aube, pourquoi l’ignorance ne pourrait-elle pas précéder la Connaissance ? Pourquoi la mort ne pourrait-elle pas être suivie d’une nouvelle vie ?

Pour le franc-maçon, le soleil indique les deux voies principales pour s’élever à la perfection et atteindre l’immortalité : la voie de la Lumière, qui illumine la Sagesse en l’homme pour distinguer le bien du mal, et la voie du Feu, qui nous rend semblables aux êtres eux-mêmes, en allumant l’Amour divin en eux.

Le Soleil montre la beauté et la perfection, l’essentialité et la simplicité dans l’Esprit, il brille et apparaît magnifiquement rond dans l’espace : et peut-être que les comportements et les idéaux des Initiés ne sont pas brillants et « solaires » ?

Les Vampires qui absorbent, pour ainsi dire, les caractères du Soleil spirituel subissent une transformation si profonde qu’elle change, même au-delà de toute reconnaissance, leur existence, et que seuls ceux qui ont suivi le même chemin sont capables de percevoir.

C’est en fait l’Initiation : renaître intérieurement, dans l’âme et dans l’esprit, à chaque changement !

Le soleil est le symbole du pouvoir cosmique suprême ; la divinité qui voit tout et son pouvoir, l’être immobile, le cœur du cosmos, le centre de l’être et de la connaissance intuitive, l’illumination, l’œil du monde et l’œil du jour, la gloire, la splendeur, la justice et la royauté.

C’est l’image visible de la Bonté Divine… l’Archétype Transcendant de la Lumière.
Denys