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Société Secrète… Beati Paoli

D’après plusieurs collaborateurs de justice, les origines de la mafia sont à rechercher dans la secte des Beati Paoli, dont les mafieux prétendent être les descendants. Selon la tradition, elle avait pour but de venger les populations des torts infligés par les puissants. Cependant, si en Sicile l’expression « Beati Paoli » renvoie effectivement à cette secte, dans d’autres régions italiennes elle est utilisée en référence à l’abondance ou à une grande quantité. À travers l’analyse de documents d’archives, à partir de textes remontant au XVIe siècle, cet article s’attache à rétablir le sens originaire de cette expression et à vérifier s’il existe un lien entre l’expression et le mythe palermitain des justiciers. Par ailleurs, en retraçant la genèse du mythe, il permet de vérifier si le noyau de la légende populaire provient d’une tradition orale séculaire ou s’il est le résultat du remaniement de divers éléments qui, sédimentés au fil du temps, ont contribué à le structurer.

Historique

Cet ordre chevaleresque, apparu à Palerme au XIIe siècle, se battait notamment pour la redistribution des richesses préalablement prises aux nobles siciliens. Même si des doutes profonds subsistent sur le mode opératoire et la réelle organisation de cette confrérie, elle est connue dans la région comme un Robin des Bois italien.

Plusieurs publications du XVIIIe siècle mentionnent la légende de cette secte, héritière des Vendicosi médiévaux. Ainsi le marquis de Villabianca cite deux membres qui auraient été pendus en 1704 et 1723.

Son histoire est transmise au siècle suivant par les contes populaires et par la dénomination officielle par la municipalité de Palerme en 1874 d’une rue Beati Paoli où se serait tenu leur siège, redécouvert à la suite de la publication du livre de Luigi Natoli I Beati Paoli en 1909. Même si elle a souvent été très romancée il y a des preuves que les Beati Paoli ont réellement existé.

La légende des Beati Paoli a été approprié par les mafias modernes comme Cosa Nostra qui revendique d’être comme eux une organisation rendant justice aux victimes de la justice officielle. Les premiers mafieux siciliens aimaient à se comparer aux successeurs des Beati Paoli. Lors de son procès Toto Riina, le boss des boss de la mafia, fit de nombreuses références à cette organisation.

Les origines des Beati Paoli

Depuis deux siècles, les érudits recherchent des preuves de l’existence des Beati Paoli, mais à ce jour personne n’a de certitudes. La seule source documentaire est constituée par quelques pages manuscrites du marquis de Villabianca, historien palermitain, datant de 1790, que l’on considère comme la pierre angulaire de toute reconstruction historique concernant la secte. En attendant que d’autres documents soient repérés, l’historien Francesco Renda a précisé qu’il est nécessaire de déterminer à quel moment et de quelle manière cette « imposante tradition orale et écrite » a pu être construite. Renda lui-même a fait connaître tout le matériel qu’il a accumulé en étudiant l’évolution de la tradition de la légende des Beati Paoli et a pu identifier quatre étapes fondamentales : 1790, année de publication du troisième volume de la traduction (signée de Scasso Borrello) du livret du marquis de Villabianca et du journal de voyage de Friedrich Münter ; 1836 : année de publication de la nouvelle I Beati Paoli de Vincenzo Linares et des Lettere de l’officier Quattromani ; 1873-75 : années au cours desquelles, d’une part, le conseil municipal de Palerme dédie aux Beati Paoli la rue et la place où l’on supposait qu’ils s’étaient réunis, et d’autre part, Bruno Arcaro, dans un essai paru dans l’hebdomadaire palermitain « Libertà e Diritto », retrace la légende des Beati Paoli sous un jour autonomiste, élevant ainsi les membres de la secte au rang de champions de la lutte politique, tandis que Giuseppe Pitrè publie les versions orales de la légende racontées par Francesca Campo ; 1909-1910, années de publication du feuilleton I Beati Paoli de Luigi Natoli.

Pionnier de la recherche sur les Beati Paoli, Francesco Paolo Castiglione en voit les premières traces dans les révoltes siciliennes de la première moitié du XVIe siècle et relie la secte à la confrérie impériale des Sept Anges, « la plus importante et la plus mystérieuse des confréries de la Sicile au XVIe siècle », composée de marchands pisans installés en Sicile qui, avec l’appui des minimes de Saint François de Paule, allaient consolider leur pouvoir politique à Palerme au cours des siècles suivants. C’est précisément de cet ordre religieux que dériverait le nom de Beati Paoli, « en tant que déformation de l’expression Biat’i Paula, c’est-à-dire le Bienheureux de Paola », le nom utilisé pour désigner François de Paule « entre sa mort et sa canonisation ». L’association des Beati Paoli ne serait donc pas née dans le but de protéger le peuple mais, au contraire, avec l’objectif politique de veiller aux intérêts des classes dirigeantes. Fidèle à l’enseignement et aux recherches érudites de Salvatore Salomone Marino, Castiglione s’inspire du récit oral de Francesca Buscemi de Palerme (recueilli et publié en 1876 par Salomone Marino) : victime de la famine, le peuple rebelle parvint à reprendre possession du blé que juges et puissants avaient caché ; une fois la révolte terminée, les juges en colère prirent au piège une vingtaine de personnes et les massacrèrent ; lorsqu’il apprit la nouvelle, le peuple en colère obligea les juges à fuir à Messine pour se mettre sous la protection du vice-roi, mais près d’une église deux Beati Paoli, déguisés en mendiants avec le chapelet à la main, tuèrent les juges et vengèrent ainsi le peuple.

Castiglione indique qu’à la base de cette histoire, que « pendant des siècles, le peuple avait transmise oralement », il y a l’expulsion du vice-roi Moncada (1516) et la révolte de Squarcialupo (1517). D’après Castiglione, la formule « se ne diedero più che i Beati Paoli » [ils se rouèrent de coups pire que les Beati Paoli] contenue dans les Ragionamenti (1534-1536) de Pierre Arétin, est une preuve irréfutable de l’existence de la secte : cette expression aurait été inventée après l’épilogue tragique de la révolte menée par le gentilhomme Gian Luca Squarcialupo le 8 septembre 1517 dans l’église de l’Annunziata à Palerme, où un groupe d’individus « en robe de bure et capuche », proches de l’oligarchie locale, avait éliminé ce même Squarcialupo et ses compagnons. Selon Salomone Marino aussi, la présence de la phrase chez l’Arétin montre « que la tradition des Beati Paoli était également très connue sur le continent, à tel point qu’elle était devenue proverbiale » et qu’il faudrait donc la faire remonter à une époque antérieure à celle qu’avait retenue Villabianca. « Dare i beati paoli » [filer les beati paoli] voulait dire « infliger une correction solennelle, abominable, terrible, maltraiter horriblement, y compris au sens moral ».

La secte est brièvement mentionnée dans l’œuvre monumentale de Carmelo Trasselli, qui avance l’hypothèse que les Beati Paoli sont des descendants des Cirauli, les enchanteurs de serpents « aux pouvoirs mystérieux et occultes d’après le petit peuple, dont l’occultisme dégénère ensuite au XVIIIe siècle et les transforme en une une mystérieuse secte des vengeurs et d’assassins». Selon cet historien sicilien l’évocation des Beati Paoli chez l’Arétin « constituerait la trace la plus ancienne du nom d’une secte clandestine ayant évolué à Palerme au XVIIIe siècle ».

L’historien vénitien Marino Berengo a signalé qu’à Venise l’expression « c’ ne è anche per i Beati Paoli » [il y en a même pour les Beati Paoli] est utilisée « en servant un plat pour en indiquer l’abondance et rassurer ainsi les convives, qui ne manqueront pas de nourriture ». À partir de la lecture du récit de Francesca Campo, Berengo estime qu’à l’origine de l’expression vénitienne il pourrait justement y avoir la fantomatique secte palermitaine.

La présence d’une expression similaire en langue parlée dialectale a été observée en Corse. Pendant l’occupation française, les disciples de Pasquale Paoli avaient formé une organisation patriotique et contre-maçonnique, et l’avaient appelée Beati Paoli, d’après l’association « formée à Palerme au milieu du XVIIIe siècle, qui regroupait des défenseurs zélés de la foi, inquiets des progrès du rationalisme ». Son nom ne dériverait donc pas du nom de famille du patriote corse, mais de la « société sicilienne des Vengeurs, car les liens entre les sociétés de ces deux îles sont l’une des clés de leurs histoires secrètes respectives ». En Corse, « si l’on en croit la mémoire populaire [la société est] apparue plus tard, lors de la révolte de la Crucetta », à savoir en 1798. La mémoire populaire, vivace dans la langue parlée, se rappelle que « les Beati Paoli devaient être extrêmement nombreux puisque aujourd’hui encore, dans la Castagniccia, on dit pour parler d’une multitude de gens : “Sô quant’e i Beati Paoli !” [ils sont aussi nombreux que les Beati Paoli] ».

Mais relier l’expression « Beati Paoli » à la secte palermitaine du même nom signifie entamer une analyse ex post, à partir de la description des Beati Paoli fournie par le Marquis de Villabianca. En nous concentrant sur le caractère performatif et métaphorique du langage et sur sa capacité à structurer et façonner la réalité, nous souhaitons au contraire procéder ex ante, en examinant les significations de l’expression Beati Paoli au cours des siècles, afin de vérifier si la tradition a pu se former à partir d’une expression préexistante.

Côté tourisme

Crédit photos et informations visititaly.eu

La première preuve écrite de l’ existence de la secte apparaît au début du XVIIIe siècle. De celle-ci, l’une des suppositions les plus crédibles est que les origines historiques des Beati Paoli résident dans une autre association secrète,  les Vendicosi, active dès le XIIe siècle et composée de citoyens d’une classe sociale inférieure qui exerçaient la justice, pour défendre les habitants de Palerme contre les abus de la noblesse. Quant aux origines étymologiques,il existe diverses hypothèses, mais la plus célèbre voudrait que le nom de la secte dérive de la dévotion à saint François de Paule et du fait que les Beati Paoli avaient l’habitude de se promener dans la ville et les églises de Palerme, vêtus d’un habit de moine. La nuit, cependant, ces hommes se déplaçaient le visage couvert d’une cagoule noire. L’une des sources les plus fiables, grâce à laquelle nous en savons maintenant plus sur les Beati Paoli, se trouve dans les écrits du marquis de Villabianca, qui a enregistré les contes de la tradition orale, qui lui ont été transmis dans son enfance, dans son ‘Opuscoli Palermitani ‘.

Les trois Beati Paoli

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Le marquis a été le premier à nommer au moins trois supposés Beati Paoli et à situer historiquement le travail de la secte entre le début du XVIIe et la fin du XVIIIe siècle. Villabianca la décrit comme la secte des méchants, dispensant une justice sommaire au détriment des puissants, qui légitimaient les crimes et les tortures atroces contre ces derniers pour protéger le bien public.

Tout ce que l’on sait du premier homme, Giuseppe Amatore, c’est qu’il était carabinier, connu sous le nom de « u Russu », et qu’il fut pendu à Palerme le 17 décembre 1704, à l’ âge de 27 ans. Le deuxième homme mystérieux, Girolamo Ammirata , était comptable de profession et fut pendu à l’étage Carmine en 1723 pour avoir tué un homme d’un coup de fusil de chasse.

Villabianca dit qu’enfant, il a eu l’occasion de rencontrer le troisième homme de la secte. Il était un célèbre conducteur de calèches à Palerme, Vito Vituzzu. Cet homme échappa à la mort et, une fois la secte dissoute, devint le sacristain de l’église de San Matteo al Cassaro. 

Les endroits cachés du Beati Paoli

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Selon le marquis de Villabianca, les Beati Paoli se réunissaient dans les ruelles souterraines de la ville après minuit, à la lueur des bougies et encapuchonnés de noir. Ce lieu de rencontre était un tribunal où les membres de la secte décidaient de la vie ou de la mort de leurs rivaux. Le réseau de rues souterraines et de grottes où se rencontraient les Beati Paoli appartenait à une ancienne nécropole punique, supposée être située sous le marché de Capo à Palerme.

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Ce réseau de tunnels était situé entre l’église de Santa Maria di Gesù (connue sous le nom d’église de Santa Maruzza dei Canceddi ) et la grotte de Vicolo degli Orfani. Santa Maruzza, située sur l’actuelle Piazza dei Beati Paoli, possède une crypte souterraine qui aurait été une entrée alternative à la cour de la secte. A l’intérieur de la crypte, un passage secret menait au tribunal. L’ entrée d’origine provenait du Palazzo Baldi-Blandano, aujourd’hui situé dans la Via Beati Paoli, où une plaque jaune sur le mur indique « Ancien siège de Beati Paoli ». Aujourd’hui,le lieu de rencontre présumé est accessible par une petite porte qui s’ouvre sur Vicolo degli Orfani, une petite rue derrière l’église.

Beati Paoli et Mafia : légende ou réalité ?

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Les objectifs et le fonctionnement de la secte ont conduit à la théorie d’ un lien entre la mafia et les Beati Paoli au début des années 1900. En particulier, lorsque le lieutenant de police new-yorkais Giuseppe Petrosino, ennemi de la criminalité italienne transplanté aux États-Unis, est assassiné sur la Piazza Marina de Palerme le 12 mars 1909, l’enquête révèle que la mafia, faisant sien le mythe des Beati Paoli , avait commencé à tenir des réunions secrètes dans le même sous- sol que la secte.

Soixante-dix ans plus tard, Tommaso Buscetta, un chef de la mafia bien connu, a déclaré : « La mafia […] vient du passé. Avant il y avait le Beati Paoli […] : nous avons le même serment, les mêmes devoirs » . Totuccio Contorno, un autre patron, s’appelait « Coriolano della Floresta », comme le protagoniste du roman bien connu de Luigi Natoli «  I Beati Paoli ». En fait, cependant, selon les historiens, le lien entre les deux phénomènes n’a jamais été prouvé. En fait, le savant de Palerme Rosario La Duca affirme :« La mafia a une origine agraire liée à la désintégration de la structure féodale de l’île, survenue au début du XIXe siècle lorsque la secte des Beati Paoli avait disparu depuis longtemps ».

Le mystère non résolu du Beati Paoli

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Alors, les Beati Paoli ont-ils vraiment existé ou sont-ils le fruit de légendes qui se sont perdues dans le temps ? A ce jour, nous n’avons pas de réponse définitive car aucune source fiable n’atteste de l’existence de la secte. Cependant, étant donné la notoriété de la confrérie et la documentation existante sur le sujet, nous ne pouvons pas exclure la possibilité qu’il y ait une part de vérité derrière les récits de son existence.

Outre le marquis de Villabianca, le célèbre écrivain Luigi Natoli a également rendu compte de la secte en 1909 dans son roman feuilleton « I Beati Paoli ». L’histoire a été publiée dans le Giornale di Sicilia en 239 épisodes et est devenue un héritage commun des Siciliens, pauvres et bourgeois. Particulièrement pour les habitants du Capo , où l’on pense que la secte s’est rassemblée, le roman est devenu presque un texte sacré, lu par toutes les familles. Selon l’historien De Luca, « En Sicile, I Beati Paoli est encore le seul livre que beaucoup de gens ordinaires ont lu au cours de leur vie ».

Légende ou réalité, la Beati Paoli est aussi entrée dans le langage commun. Souvent à Palerme et dans les environs, le dicton ‘pari nu Biatu Paulu’, c’est-à-dire : « tu ressembles à un Beato Paolo »,  est utilisé pour dire qu’une personne n’est bonne qu’en apparence mais dangereuse en fait ! 

Merci pour la contribution à visititaly.eu

Illuminati et Francs-maçons chez « Les Déconspirateurs » – l’émission : hors-série avec Pierre-Yves Beaurepaire

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Les Déconspirateurs vous proposent une interview de l’historien Pierre-Yves Beaurepaire par Rudy Reichstadt*. Pierre-Yves Beaurepaire est professeur d’histoire moderne à l’université Côte d’Azur et membre de l’Institut universitaire de France. Il est notamment l’auteur de « L’Europe des francs-maçons XVIIIe-XXIe siècle » (2018), « Les Lumières et le Monde. Voyager, Explorer, Collectionner » (2019), « Atlas de l’Europe moderne. De la Renaissance aux Lumières » (2019).

* Rudy Reichstadt est membre de l’Observatoire des radicalités politiques, une structure dirigée par Jean-Yves Camus, chercheur rattaché à l’IRIS (Institut des relations internationales et stratégiques). Rudy Reichstadt est le fondateur, en 2007, du site ConspiracyWatch.info, observatoire du conspirationnisme et des théories du complot.

Petite Histoire du Compagnonnage

François Icher – Cairn éditions, Coll. « Petite histoire », 2022, 232 pages, 12 €

Trente-septième volume de cette collection dirigée par Jean-François Soulet, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université Toulouse-Jean-Jaurès, nous ayant déjà donné à lire, entre autres, sur le catharisme et la sorcellerie au Pays basque, les éditions Cain, maison fondée en 1997, portant haut et fort les valeurs, l’histoire et la culture notamment des Pyrénées et du Sud-Ouest, avait déjà publié, toujours de François Icher*, historien des compagnonnages, une remarquable réédition de la bande dessinée consacrée à Agricol Perdiguier-Compagnon menuisier du Devoir de Liberté dit Avignonnais la Vertu-Pacificateur et rénovateur du compagnonnage (Éd. Cairn, 2021). Retrouvez notre recension https://bit.ly/3tMJkSn

Musée Romanèche-Thorins

La première de couverture nous conduit d’emblée au cœur du sujet. Il s’agit d’une photographie de l’école professionnelle pratique de stéréotomie appliquée à la construction de Romanèche-Thorins (Saône-et-Loire) – depuis devenue musée –, plus connue sous le nom d’école de Trait, technique de dessin appliqué à la construction, créée en 1871 par Pierre-François Guillon, compagnon charpentier.

Dans son avant-propos, François Icher, confie au lecteur ses motivations. De son passé de jeune élève-instituteur en 1976 à l’école normale de Carcassonne à sa volonté de donner aux compagnonnages ses lettres de noblesse, car « souffrant d’une image anachronique sinon passéiste ». Pour lui, « le compagnonnage a toujours souhaité être un repère structurant pour bâtir de futurs hommes (et désormais de femmes) de métier, heureux d’accomplir leur profession au service des autres ».

Patrimoine mondial de l’UNESCO

Retraçant en huit chapitres – le huit, symbole de l’infini, représentant un nombre sacré dans de nombreuses religions et traversant les temps et les civilisations –, l’histoire du compagnonnage, des premières légendes – Jérusalem, Sainte-Baume, Sainte-Croix d’Orléans – , avec l’émergence historique des premières sociétés compagnonniques dans les derniers siècles du Moyen Âge, à l’inscription en 2010 sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO, l’auteur, avec parfois un regard critique mais toujours explicatif, fait le point, à travers le temps, sur ce réseau de transmission des savoirs que sont les sociétés compagnonniques (enfants de Salomon, de maître Jacques et du père Soubise) pouvant  regrouper plusieurs métiers – tailleurs de pierre, menuisiers, ébénistes, serruriers métalliers, ferronniers, boulangers, orfèvres, etc. – avec ses rites et leurs héritages historiques.

Chaque chapitre est ponctué par une recommandation d’ouvrages à lire. Intéressantes aussi, les seize instructives illustrations en couleurs.

Musée du Compagnonnage – page Facebook

L’auteur nous fait comprendre combien le compagnonnage est pluriel en dressant un tableau du paysage compagnonnique actuel (Fédération compagnonnique, Union compagnonnique, etc.). Des objets des compagnons aux différents lieux de mémoire – des métiers, des quelques musées dont Tours mais aussi de Perdiguier –, François Icher partage les valeurs de cette coterie – Métier, Travail, Devoir – aussi à travers ce voyage qu’est l’emblématique tour de France. Jusqu’à l’explication des noms symboliques des compagnons où se mêlent technique et morale.

L’annexe donne « Les mots des compagnons », d’adoption à travail de finition, permet de mieux décrypter le langage si particulier des compagnons : aspirant, cayenne, chaîne d’Alliance, dévoirant, Devoir de liberté, enfants, interdit de boutique, itinérant, Loup, passant, prévôté, pays, renard, reconnaissance, rouleur, singe, topage.

La vision claire donnée par l’auteur fait entrer le lecteur dans ce monde traditionnel mais ancré dans une modernité riche d’us et de coutumes ayant su évoluer avec son temps.  

*La biographie de François Icher

Né en 1958, François Icher est professeur agrégé, docteur en histoire, chargé de mission à l’Inspection Académique de l’Aude et au Rectorat de Montpellier. Il est également chercheur associé au CNRS (laboratoire FRAMESPA, université de Toulouse 2). À l’âge de vingt et un ans, dans le cadre du Centre National de Documentation Pédagogique, il publie son premier ouvrage consacré à la vie d’un compagnon menuisier audois du XIXe siècle. C’est le début d’un long parcours et d’une passion entièrement dédiés à l’univers des compagnons, des artisans et des métiers d’autrefois. En 1997, il obtient le titre de Docteur en histoire de l’université de Toulouse 2 avec la soutenance de sa thèse consacrée aux compagnonnages en France. Ses travaux portent non seulement sur les sociétés compagnonniques, sur les bâtisseurs de cathédrales mais aussi sur les corporations et les métiers de l’Ancien régime. On lui doit plus d’une vingtaine d’ouvrages dont plusieurs ont fait l’objet de traductions dans des pays aussi divers que l’Allemagne, les États-Unis ou le Japon. On citera, entre autres publications, La France des compagnons (Éditions de La Martinière, 1998), Les compagnons ou l’amour de la belle ouvrage (Gallimard, Coll. Découvertes, 1995), Les œuvriers des cathédrales (Éditions de La Martinière, 2000), grand prix du livre d’art religieux au salon du livre de Paris 2000, Le compagnonnage (Desclée de Brouwer, 2000), La France des artisans et des métiers – Du Moyen Âge à l’époque industrielle (Éditions de La Martinière) ou encore Les compagnonnages en France au XXe siècle – Histoire, mémoire, représentations (Grancher, 1999).

Un ouvrage disponible à la Librairie du Compagnonnage https://bit.ly/3yuXdWE

En Allemagne, l’association Zammlebn reçoit un prix maçonnique

De notre confrère allemand sueddeutsche.de – Par Marie Hesslinger , Benediktbeuern

L’aide de quartier de Benediktbeuern accepte dimanche un prix des francs-maçons.

Qu’il s’agisse de l’heure du déjeuner, du service de soins infirmiers, de l’aide quotidienne aux familles, aux enfants, aux personnes âgées ou aux réfugiés – depuis neuf ans, l’association Zammlebn s’implique dans l’aide de quartier à Benediktbeuern , Bichl et dans les environs. Pour cela, il recevra le prix humanitaire dimanche dans la salle du monastère – des prêteurs qui sont entourés de nombreux mythes : les francs-maçons. Hans Weiskopf de Benediktbeuern est l’un d’entre eux depuis 45 ans. Il a proposé le lauréat de cette année aux loges bavaroises du sud.

Association Zammlebn

SZ : Les francs-maçons ne sont-ils pas une société secrète ?

Hans Weiskopf : Discret oui, mais nous ne sommes en aucun cas secrets. Presque chacun de nos pavillons a un site Web.

Que faites-vous exactement en tant que franc-maçon ?

La franc-maçonnerie est une association presque mondiale de personnes partageant les mêmes idées qui se sentent liées aux idéaux des Lumières, à savoir la liberté, l’égalité, la fraternité, la tolérance et l’humanité.

Et à quoi ressemble l’adhésion dans la vie de tous les jours ?

Ils se réunissent dans sa loge au moins deux fois par mois. Il s’agit principalement d’un sujet que quelqu’un a préparé, et il est ensuite discuté de manière très disciplinée. Nous avons de bonnes règles de communication. Se disputer est illégal pour nous. La franc-maçonnerie fait quelque chose aux gens au fil des ans, elle vous façonne. Vous devenez plus tolérant, vous devenez plus orienté vers les gens, plus empathique.

Pourquoi décernez-vous le Prix Humanitaire ?

Le comportement humanitaire est une obligation pour nous. C’est pourquoi nous soutenons des personnes ou des organisations qui se consacrent à l’humanité. L’aide de quartier à Benediktbeuern a été fondée par Ingrid Hauptmann. Avec des personnes partageant les mêmes idées, elle a eu l’idée que quelque chose devait être fait localement et que les plus faibles devaient être aidés. Il y a beaucoup de gens dans la ceinture de banlieue de Munich que vous ne voyez pas, ils passent juste entre les mailles du filet. L’association Zammlebn s’occupe d’eux.

Quel est le prix? Et combien est le prix en argent?

Il est décerné tous les deux ans par les loges maçonniques du sud de la Bavière. Je ne vous dirai pas le prix en argent maintenant. Ce sera vraiment bien.

Blason des Grandes Loges Unies d’Allemagne

Combien y a-t-il de francs-maçons dans cette région ?

Dans le sud de la Bavière, il y a 23 loges avec environ 1000 membres. En moyenne, il y a environ 50 frères dans une loge. J’appartiens à celle de Garmisch-Partenkirchen, la plus méridionale de Bavière.

Comment devient-on membre d’une loge ?

En vous adressant à un franc-maçon de votre entourage, si vous le connaissez comme tel. Nous sommes de plus en plus contactés via internet. Le texte est suivi d’une introduction. Un homme libre et honnête nous convient. Quelqu’un libre du pouvoir des préjugés, libre de l’intolérance. Nous avons surtout des gens esthétiques qui aiment la musique et les bonnes conversations et les rituels. Les rituels sont quelque chose de très spécial qui ne peut être décrit. Vous devez faire l’expérience de cela. S’il y a un secret, c’est bien l’expérience rituelle.

L’association Zammlebn élargie son offre aux aidants

Ouvriers d’Hiram Abiff. L’être humain et son corps (I)

De notre confrère du Venezuela elnacional.com – Par Mario Munera Muñoz PGM

Dans l’hindouisme, très ancienne religion polythéiste de l’Inde, ils sont ordonnés par castes, qui ne peuvent être unies par le mariage, ils se fondent sur la croyance à la réincarnation et à l’existence d’un Être suprême appelé « Brahma », auquel ils aspirent. A la fin de leur cycle de vie, tous dépendant du Karma (les conséquences de ce qui a été fait) et du Dharma (les actions correctes). C’est un ensemble de croyances religieuses et philosophiques, ils n’ont pas de livre sacré spécifique ni de prophètes et d’autorités ecclésiastiques et leur symbole est le mot « Om » (représente Brahma et sa Création) et est à la fois un « mantra » (son qui sert pour la méditation). 

Le cycle des réincarnations se termine lorsque l’âme est « libérée » du plan terrestre ou physique et rejoint le Créateur. Les enseignants instructeurs de l’hindouisme sont le gourou, un religieux qui se consacre à donner des instructions et des conseils. Théosophisme vient du grec Teo, Dieu et Sophos, Sagesse. C’est un mouvement philosophique, religieux et ésotérique, et ils prétendent avoir une inspiration divine à travers une ascèse spirituelle (du grec akesis – préparation spirituelle). 

Le théosophisme est un courant syncrétique, ils ont pris le meilleur des autres courants religieux. Ce courant religieux a été promu par Helena Petrovna Blavatskaya (écrivain russe, occultiste et théosophe) fondant la « Société Théosophique ». L’anthroposophie a été propagée par Rudolf Steiner (début du 20ème siècle), et est basée sur le fait que l’être humain a trois corps : « Corps – Âme – Esprit », et après la mort, l’âme s’unit à l’esprit pour se réincarner. Elle reconnaît les sept corps qui composent l’être humain : physique, éthéré, astral, mental, causal, bouddhique et atmique. Le bouddhisme, promu par Siddhartha Bautama (Bouddha), est un système philosophique et religieux, non théiste (croyance en un Dieu unipersonnel et anthropomorphe), VI siècle avant Jésus-Christ ; sa doctrine est le chemin de la libération de la souffrance et du cycle de la naissance et de la mort. Bouddha n’est pas un Dieu, ni un messie ni un prophète. 

Il enseigne les quatre Nobles Énonciations : Tout est souffrance – les désirs en sont la cause – la cessation des désirs est la fin de la souffrance, et s’obtient en pratiquant le Noble Sentier Octuple, la « Droite : Compréhension, pensée, langage, action, vie, l’effort, l’attention et la concentration. Sa doctrine est le chemin de la libération de la souffrance et du cycle de la naissance et de la mort. »

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Microcosme/macrocosme

Dans les doctrines philosophiques qui admettent une correspondance terme à terme entre chacune des parties du corps humain et chacune des parties constitutives de l’univers, l’univers est appelé macrocosme et l’homme, dans son rapport avec lui, est appelé microcosme.

Le mot «microcosme» vient du grec  μικρός, «petit», κόσμoς, «monde».

«C’est une Substance et une Essence, qui ne sont qu’une chose, Chaud et Sec, Froid et Humide ; ce qui fait qu’on l’appelle petit Monde, parce que de lui, avec lui et par lui sont tous les Métaux ; et il est semblable à un Arbre, duquel les Rameaux, les Feuilles, les Fleurs et les Fruits sont de lui, en lui, avec lui et par lui. Il est constant qu’aucune chose ne s’engendre que de son semblable, ou de chose semblable à son Espèce, et qui lui soit homogène, je veux dire d’une même nature. Ainsi telle chose n’est qu’une et semblable, et non diverse et divisée» (Nicolas Flamel rapportant les paroles de Platon, p.301 ).

C’est l’homme, abrégé de l’univers par rapport au «grand monde», au «macrocosme» qu’est le monde. Une grande partie des philosophes de l’Antiquité, Platon, Pythagore, l’École stoïcienne tout entière, avaient considéré la nature comme un être vivant, semblable à l’homme en ce qu’elle aurait eu comme lui un corps et une âme. Cette âme du monde, plus ou moins bien définie, c’est la force occulte qui donnerait à la matière le mouvement et la vie.

Lire la Première prise de conscience : paix intérieure et réalité partagée de la vie dans l’article d’Ida Radogowski, 450.fm/2022/09/06/le-manifeste-de-la-responsabilite-universelle/

«Tant qu’une personne est une entité individuelle, tout ce qui est au-dessus de la personne humaine est non-individuel ou universel. L’individu comprend le général (l’humanité) et le particulier (l’individu), ce dernier passant du collectif (un nombre de personnes) au singulier (une personne). Ontolo­giquement, tenant compte des degrés de la réalité, l’univer­sel comprend tant la manifestation informelle que celle non manifestée. L’individuel est l’expression formelle qui inclut le monde subtil ou psychique et le monde vulgaire ou cor­porel.» (Marcel Tolcea, Eliade, l’Ésotérique, p.99) 

Dans le Livre des œuvres divines (1174) Hildegarde de Bingen raconte sa 3ème vision. : le macrocosme est figuré par un cercle extérieur, maintenu par un personnage représentant le Christ : ses bras entourent le macrocosme ; au centre de la miniature, un personnage, les pieds joints et les bras étendus, figure le microcosme, c’est un homme selon Marcus Vitruvius Pollio (connu sous le nom de Vitruve).

https://youtu.be/Nl-SMzZq_Kk?t=2059

La thérapeutique de  Philippus Aureolus Theophrastus Bombastus von Hohenheim, dit Paracelse, a pour fondement une correspondance entre le monde extérieur (macrocosme) et les différentes parties de l’organisme humain (microcosme). On en comprend sa théorie dans  son ouvrage Les sept livres de l’archidoxe magique. L’homo religiosus homologue les organes du corps aux éléments du cosmos : la femme est la terre, le sommet du crâne est la lune, l’œil est le soleil, la colonne vertébrale est l’axe du monde.

Le signe du pentagramme s’appelle aussi le signe du microcosme, il représente ce que les kabbalistes du livre de Zohar appellent le microprosope.

Si Léonard de Vinci  place l’Homme de Vitruve dans un cercle, c’est Pacioli qui l’inscrit dans un pentagone en soulignant les cinq points du pentagramme.

Il est parfois associé spécifiquement aux cinq blessures du Christ : ses deux mains, ses deux  pieds perforés, plus la perforation de son côté par la lance du soldat (5). Ce concept se reflète dans une image du  XVIe siècle créée par Valeriano Balzani (il fut secrétaire du cardinal Jules de Médicis, connu comme pape ClémentVII) dans son Hieroglyphica, sive, De sacris Aegyptiorvm literis commentarii (ce livre présente in fine un index étonnamment remarquable). 

Suivant les traditions, le microcosme et le macrocosme constituent l’un et l’autre des temples. Et les temples sont construits à l’image de l’homme à la fois céleste et terrestre. Les correspondances harmoniques univers-temple sont très anciennes. Ainsi le plan du temple hindou décrit dans le Vâstu Purusha-mandala se présente comme une figure carrée exprimant la division quaternaire du cercle symbolisant le soleil ; le carré symbolisant le terrestre, le cercle le céleste. Des données identiques se retrouvent chez des architectes égyptiens, des kabbalistes, des néo-pythagoriciens et aussi chez les constructeurs des églises romanes. Dans l’église romane, l’homme est non seulement présent mais il est accompagné par toute la création. Ainsi, le temple roman n’est pas seulement l’image de l’homme, il est aussi l’image de l’univers. Microcosme et macrocosme se situent dans un ordre sacré, car en eux tout est proportion, mesure, ordre, harmonie. C’est donc à l’intérieur du sacré que l’homme opère sa fonction d’intermédiaire, de médiateur, de juste milieu et d’équilibre; autrement dit entre équerre et compas, signalé comme étant le lieu où se trouve le maître en Franc-maçonnerie. La gravitation lui permet de rester sur terre sans être absorbé par l’espace cosmique, une force qui le place entre équerre et compas. Le compas ferait alors référence à l’unité qui contient tous les possibles et l’équerre à la réalité déterministe et duale que nous produisons.

Pour Matila Ghyka, la construction du temple selon le concept d’harmonie est «un accord de proportions entre les parties de l’ensemble et entre chaque partie et l’ensemble, une commodulation». C’est pourquoi, pour les francs-maçons constructeurs, élever le temple de l’humanité revient à se parfaire d’abord comme individualité.

Il est dit que nous construisons notre temple intérieur, soit, mais pour faire quoi ? Le modèle de ce temple intérieur nous est donné par les évocations dans les rituels comme celui du Temple de Salomon. Jusque là, sommes-nous d’accord ? Alors je poursuis.

Quel fut l’objectif de la construction du temple de Salomon ? Accueillir dans une construction en pierres l’Arche d’alliance jusque là nomade, en faire la Maison de la seule présence de D.ieu (shekhina), sa résidence.Alors construire son temple intérieur voudrait dire que l’objectif du parcours maçonnique ne serait que d’accueillir la présence du « divin » ?

Newton a voulu «qu’au symbole du Grand Architecte cosmique, symbolisé par le compas, réponde en miroir la figure humaine du petit architecte maniant l’équerre, symbolique de la construction matérielle». Leur alliance se retrouve dans l’entrecroisement de leurs branches, ce qui donne son identité à la Franc-maçonnerie symbolique.

Reste à définir ce D.ieu et Sa présence, … et là nous n’aurons pas trop, entre autres, des parcours maçonniques pour le faire !

Forte tradition maçonnique à Liège (Belgique) : Gros plan sur « La Commanderie » de Max Rensonnet

Les lieux de la ville marqués de décorations symboliques accessibles aux seuls initiés y sont nombreux. Toutefois, s’ il y a un lieu emblématique de la vie Maçonnique liégeoise, c’est bien la librairie « La Commanderie »… encore que, librairie soit un mot réducteur tant les prestations proposées dépassent cette simple conception. Max Rensonnet, son fondateur et animateur, a voulu cet espace multiformes et accueillant.

La Commanderie à Liège, capitale économique de la Wallonie

La librairie déjà, véritable espace de découverte est garnie de centaines de références que l’on découvre dans une ambiance cosy en faisant craquer le parquet durant nos circumambulations livresques. C’est un lieu qui a une âme,  un égrégore. Outre les livres Max vend aussi tous les décors possibles et imaginables et plus que les vendre, son équipe les personnalise. Chaque décor est brodé sur place avec une expertise et une maestria impressionnantes. La personnalisation va jusqu’à la possibilité de broder les gants à l’insigne du bijou de chaque atelier. Quelle joie pour un nouveau maillon de recevoir des gants personnalisés aux couleurs de sa Loge Mère.

La Commanderie, détails

Et là on n’a pas encore tout découvert. Parce qu’il reste « Les trois coups » espace convivial et étonnant sis directement à l’arrière de la librairie. Les trois coups c’est un lieu digne de la meilleure Salle Humide. On y trouve sur réservation une bonne table mais aussi un lieu pour refaire le monde dans une ambiance mi-médiévale, mi-British old style. C’est dans cet espace que Max et son équipe lancent un tout nouveau concept, la conférence diner dans lequel  que vous soyez conférencier ou auditeur, vous pourrez partager à la fois un moment de connaissance et d’échange en alternance avec un délicieux repas.

La Commanderie, détails

Pour ceux qui ne connaîtraient  pas encore cette adresse exceptionnelle, elle se trouve au 9 rue de la Boucherie à Liège et vaut vraiment la peine d’être découverte. 

Et si vous êtes conférencier pourquoi ne pas directement prendre contact avec Max pour réserver ce lieu atypique et convivial.

Au départ de La Commanderie sont également organisées de façon régulière des visites du « Liège Maçonnique » ce qui est une façon symboliquement agréable de découvrir la ville.

Ceci dit, si vous habitez très loin mais que vous avez quand-même envie de découvrir ce que proposent Max et son équipe, La Commanderie c’est aussi un site Web

Une petite visite en images de la librairie

Visite de la Commanderie à Liège

Trois siècles de franc-maçonnerie… à Mons (Belgique)

De notre confrère belge web.umons.ac.be

Conférence and drink !

Le 23 novembre 2022 à 18:00 – Où ? Campus Plaine de Nimy – Les Grands Amphis – Van Gogh – Plus d’informations Continuer sur le site lié

Conférence and drink !

Alors là, c’est jackpot les p’tits potes ! Non seulement vous avez l’expo “Franc-maçonnerie, en toute discrétion” à aller voir au musée de l’UMONS mais en plus, on vous concocte une conférence grand cru qui marquera le lancement du cycle de conférences autour de la franc-maçonnerie.  Pour fêter ça, on portera un toast en fin de soirée avec Monsieur Ruffus et ses fidèles compagnons hors-d’œuvre !

Trois siècles de franc-maçonnerie par Christian Jassogne, ancien premier président de la cour d’appel de Mons

Il y a plus de 20 000 maçons en Belgique et des millions dans le monde !

Ce n’est pas une société secrète mais c’est une société fermée dont les membres ne se font souvent pas connaître comme tels #discrétion assurée.

Expliquer son histoire complexe, car variable selon les époques et les lieux, relève du défi, mais il faut le relever pour éviter les malentendus et aborder la question des théories complotistes.

Infos pratiques

  • 18h – 20h : conférence “Trois siècles de franc-maçonnerie
  • 20h – 22h : drink
  • Les participants à la conférence recevront gratuitement de la part du conférencier un livre qui leur permettra de compléter le propos des divers conférenciers et de se forger ainsi une opinion.

Avenue du Champ de Mars, 8
7000 Mons, Belgique

Irlande du nord – les francs-maçons visent le nouveau siège de Co Antrim

De notre confrère northernirelandworld.com – Par Valérie Martin

Les travaux ont commencé sur un projet de rénovation visant à établir un nouveau siège pour les francs-maçons dans le comté d’Antrim. La Grande Loge provinciale d’Antrim est le fer de lance du projet à Templepatrick qui verra l’ancienne salle maçonnique ramenée à son ancienne gloire avec un investissement de 400 000 £ et la promesse d’un nouvel espace passionnant dont toute la communauté pourra bénéficier.

Avec un objectif d’achèvement de février 2022, la grande loge provinciale, avec 145 loges à travers la province d’Antrim, quittera bientôt son bureau de Belfast et visera à faire du nouveau siège social un espace animé avec de nombreuses activités en cours ainsi que le maçonnique attendu réunions et événements.

« Notre décision de déménager de Belfast nous donnera un siège plus accessible, plus de liberté pour accueillir nos membres et le nouveau siège nous permettra également de créer un hub pour la communauté, ce qui est très excitant. »

« Nous sommes impatients de travailler avec des groupes communautaires locaux pour organiser leurs événements et projets. Nous tenons à ce qu’il ne s’agisse pas d’un bâtiment fermé, mais d’un lieu ouvert et accueillant qui fait vraiment partie de la communauté locale. »

« Nous avons déjà reçu un grand intérêt de la part d’un certain nombre d’organisations qui souhaitent utiliser les locaux, des groupes de protection sociale et des sociétés historiques aux praticiens de la santé et aux groupes d’action communautaire – il y a certainement le désir d’un espace communautaire dans la région et nous cherchons hâte de pouvoir fournir cet espace.

« Nous avons consulté étroitement les propriétaires voisins pour obtenir leur soutien et nous travaillons avec le service de planification d’Antrim et de Newtownabbey Borough Council afin de livrer un bâtiment qui non seulement s’intègre dans la zone locale, mais qui est également fonctionnel pour un certain nombre de différents usages. »

Le bâtiment a été construit à l’origine à la fin des années 1800 et bien qu’il ne soit pas classé, il est considéré par les monuments historiques et le service local d’urbanisme comme ayant une importance architecturale et historique locale considérable.

L’entrepreneur, Wallace Dunlop, de JS Dunlop Ltd, qui s’est vu attribuer le contrat de restauration du bâtiment, a déclaré : « Le respect de l’importance esthétique du bâtiment est de la plus haute importance pour la Grande Loge provinciale d’Antrim et notre mandat est de complètement rénover et agrandir ce bâtiment historique tout en conservant et en mettant en valeur, dans la mesure du possible, les caractéristiques originales du bâtiment. »

« Le mur d’enceinte en pierre d’origine et les piliers d’entrée ont été démolis il y a quelques années et ont été remplacés par une clôture en bois hors de caractère. Il est prévu de rétablir entièrement le mur d’enceinte en pierre traditionnel et les piliers en sympathie avec la conception d’origine et les propriétés voisines.« 

La franc-maçonnerie est l’une des organisations les plus anciennes au monde et est encore très active dans la communauté aujourd’hui. Dans la seule région de Co Antrim, il y a environ 4 000 membres de l’organisation, répartis dans 145 lodes.