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Les sociétés secrètes d’hier et d’aujourd’hui

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L’auteur : Philippe Lienard  avocat puis magistrat, est devenu consultant intergouvernemental. Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur les mouvances de pensée. Il est chercheur et conférencier dans les domaines  comme la Franc- Maçonnerie, les Templiers, l’Islam, l’Opus Dei, les illuminati et les sociétés secrètes ou discrètes qui nous environnent. Il est aussi homme de radio et de TV à Paris sur l’histoire  ses mystères et la société actuelle.

L’ouvrage : De l’académie initiatique de Pythagore  aux cercles  et groupes de réflexions économiques et politiques de notre époque l’ouvrage  détaille en 444 pages et plus de 60 sociétés secrètes :

Les cultes anciens et cultes à mystères, les Templiers du Moyen- Age, les Rose-Croix , les illuminati, la Franc- Maçonnerie, les philalèthes, les mouvances à connotation religieuse, les organisations politiques ou ethniques de type secret, les sociétés de types mafieux, les sociétés secrètes universitaires, et cercles économiques du XXI e siècle.

Les francs-maçons du Surrey lèvent 30 000 £ pour les victimes des inondations au Pakistan

De notre confrère britannique inyourarea.co.uk – Par Laura Udall

L’argent sera utilisé pour envoyer des fournitures vitales dans la région dévastée

Des inondations dévastatrices ont déplacé plus de 3,1 millions de personnes dans la région, tout en endommageant plus d’un demi-million de maisons dans plusieurs districts du pays. Des milliers de personnes auraient été tuées, y compris des enfants.

United Grand Lodge of England (UGLE)

La United Grand Lodge of England (UGLE) et la Masonic Charitable Foundation (MCF, l’association caritative des francs-maçons) répondent en partenariat avec la Croix-Rouge britannique et l’UNICEF pour fournir des secours d’urgence aux survivants.

Masonic Charitable Foundation

On estime que 33 millions de personnes de trois des quatre provinces du pays ont été touchées par de fortes pluies et des inondations, dont beaucoup ont tout perdu. Parmi les victimes figurent bon nombre des personnes les plus vulnérables au monde, dont 400 000 réfugiés d’Afghanistan.

L’UNICEF et la Croix-Rouge britannique recevront chacun 15 000 £ des francs-maçons pour leurs efforts de secours, qui pourraient fournir de l’eau potable et des secours alimentaires d’urgence à des centaines de ménages, des tentes pour fournir un abri de base ou des moustiquaires pour protéger les survivants des inondations contre le paludisme et la fièvre de la dengue.

Unicef

Luke Tredget, responsable des urgences à la Croix-Rouge britannique, a déclaré : « Nous sommes très reconnaissants pour cette généreuse subvention qui nous permettra de fournir immédiatement des secours d’urgence supplémentaires aux personnes qui en ont désespérément besoin. Cette catastrophe sans précédent a dévasté de vastes zones du pays et laissé des millions de personnes dans un besoin urgent d’aide.« 

Croix-Rouge britannique

Outre les pertes en vies humaines et la destruction de maisons et de biens, des millions de personnes ont perdu leurs moyens de subsistance. Une très grande partie du pays reste sous l’eau, avec la perte de milliards de livres de récoltes et la mort de plus de 700 000 têtes de bétail.

Ian Chandler, chef des francs-maçons du Surrey, a déclaré : « Je suis très heureux que nous ayons pu aider l’UNICEF et la Croix-Rouge dans leurs efforts de secours au Pakistan. C’est toujours une situation dévastatrice pour des millions de personnes et je suis fier que les francs-maçons fournissent une aide et un soutien supplémentaires aux organisations caritatives sur le terrain qui travaillent avec les survivants.« 

Il y a environ 6 500 francs-maçons dans le Surrey dans plus de 300 loges réparties dans tout le comté. Des réunions régulières ont lieu dans les centres maçonniques du comté, notamment à Camberley , Chertsey , Croydon , Farnham , Godalming , Guildford , Surbiton et Sutton .

Plus d’informations sur le fonds caritatif des francs-maçons peuvent être trouvées ici .

Soumis par Colin Pizey

Unicef

Célébration du tricentenaire des Constitutions de 1723

De notre confrère westlancsfreemasons.org.uk

Les idées approuvées par les Constitutions ont propulsé et soutenu la croissance de la franc-maçonnerie à travers le monde, et leurs principes sous-jacents continuent de défier et d’inspirer les francs-maçons aujourd’hui.

À l’approche du 300e anniversaire des Constitutions, le Dr Ric Berman, ancien maître du Quatuor Coronati Lodge No 2076, explique les principes fondamentaux et la philosophie qui constituent les fondements de la franc-maçonnerie moderne.

« Si quelqu’un doute que la franc-maçonnerie telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui soit dérivée de la Grande Loge d’Angleterre, qu’il compare les nouvelles charges avec celles d’une date plus ancienne. Il constatera que la séparation de toutes les connexions préexistantes était aussi fondamentale et complète que l’était la séparation des colonies américaines de l’Angleterre après l’adoption de la déclaration d’indépendance… L’histoire de la franc-maçonnerie commence par une déclaration de principes. Celles-ci sont énoncées dans les Nouvelles Constitutions promulguées par la Grande Loge d’Angleterre et forment la loi fondamentale de la Fraternité dans le monde entier. En effet, l’histoire de la franc-maçonnerie n’est que l’élaboration de ces principes. »

Pour visionner la conférence de 15 minutes du Dr Ric Berman,

Pour consulter le site Internet de 1723

Sub Rosa Lenormand

Kendra Hurteau & Katrina Hill – Éditions Dervy, 2022, 39 cartes et un guide d’accompagnement de 56 pages, 17 €

Depuis la nuit des temps, les jeux divinatoires sont populaires et, parmi eux, les tarots occupent une place majeure. En effet, il existe de nombreux tarots et de nombreuses façons d’y lire l’avenir. Pour mémoire, les plus connus restent le tarot de Marseille et celui de Rider-Waite Smith. Mais nous avons de nombreux autres jeux de tarot dans le monde – égyptien, chinois, etc. –, possédant leur propre code et leur propre structure.

Concernant les oracles divinatoires, même s’il existe une certaine confusion entre les cartes d’oracle et les jeux de tarot – la structure des oracles étant plus libre que pour celle du tarot –, nous connaissons l’oracle de la Triade, l’oracle de Belline, le plus célèbre et le plus utilisé pour la voyance, l’oracle des miroirs et l’oracle de Gé (l’originalité de ce jeu divinatoire est de pouvoir dater les prédictions grâce aux lames des saisons).

Mais les jeux de la libraire, nécromancienne et cartomancienne Mademoiselle Marie-Anne-Adélaïde Lenormand (1772-1843) sont une référence en matière de cartomancie. Que ce soit le petit Lenormand ou le grand jeu de Mlle Lenormand, chacun peut interpréter toutes réponses à ses questionnements. Pour mémoire, Mlle Lenormand accueillait le Tout-Paris dans son cabinet situé sur la rive gauche, du côté de Saint-Germain-des-Prés. À une époque où la voyance était interdite…

Chaque jeu divinatoire ayant son style et sa particularité, celui-ci est proposé avec un guide d’accompagnement offrant des mots-clés pour chaque carte et donnant une façon d’apprendre à les tirer ainsi qu’à les décrypter. Des cartes dont nous devons à la graphiste Katrina Hill.

Directement issu du latin sub rosa (sous la rose) signifiant secrètement ou confidentiellement et faisant référence aux secrets dissimulés – la rose étant un symbole du secret depuis la Grèce antique – ce jeu comprend 39 cartes car composé de trois cartes dites alternatives (L’Enfant n°13, Le Gentilhomme n° 28, La Dame n° 29). La résurrection, l’immortalité, le Graal, comme la fleur qui s’ouvre à la lumière du Soleil, la rose symbolise l’éveil spirituel.

Dervy vous propose donc de lever le voile sur les secrets enfouis avec Sub Rosa. Un magnifique et charmant Petit Lenormand en version française avec de belles illustrations – le dos des cartes étant  de toute beauté. Un oracle polyvalent qui répondra aux attentes tant des débutants qui souhaitent apprendre la divination que de plus expérimentés.

Ouvriers d’Hiram Abiff : L’être humain et ses corps – Corps Astral (III)

De notre confrère vénézuélien elnacional.com – Par Mario Munera Muñoz PGM

Si vous avez manqué l’article d’hier cliquez ici

Annie Besant (théosophe) nous instruit sur le sujet des « Corps de l’être humain« , où elle nous dit que la science a eu du mal à accepter et à vérifier maintes fois l’existence de ces corps, d’abord très sombres, atteignant un point clarifié et beaucoup de ce qui était théorique a été prouvé et transformé en connaissance directe. Ces sept corps ne sont pas là pour nous identifier à eux, c’est juste un moyen de nous manifester. Il y a une erreur à l’identifier avec la conscience, puisque la conscience c’est nous-mêmes, ce qui est permanent et les corps sont temporaires. 

Le « je » est propriétaire des véhicules, et qui doit apprendre à s’en séparer pour vérifier que la conscience est plus large en dehors d’eux, là où il semble qu’ils la limitent et que nous ne dépendions pas d’eux. Lorsque nous distinguons le « Moi » et les « Corps« , c’est comme une ouverture de conscience, car nous percevons l’Univers différemment. Qu’est-ce qu’un être humain, c’est le moi vivant et pensant, l’individu. Ce sont les corps, ce sont les enveloppes dans lesquelles le Moi est enfermé, ils servent à se manifester dans l’Univers et ils sont transitoires. La connaissance et les facultés de l’individu, ou du Soi, sont limitées par son corps physique, et en dehors de son corps physique, il est limité par le « Corps Astral« . 

L’être humain est bien plus que son corps ou son enveloppe. L’être humain peut se manifester au-delà de lui-même à mesure qu’il évolue et perfectionne ses véhicules de conscience supérieure. Plus j’étudie, médite, fais des expériences, élève mon état de conscience. Qu’est-ce que le monde astral ? C’est le véhicule de l’être humain à travers lequel il exprime ses sentiments, ses désirs, ses émotions, passions et sert de pont entre le cerveau physique et l’esprit, qui agit sur le corps mental. C’est d’une matière plus subtile que la physique. Très peu le savent et le réglementent. 

Ceux qui le connaissent le développent et l’organisent, lui donnant une vie propre et en même temps lui donnant des pouvoirs très utiles. Celui qui ne connaît pas le corps astral ignore ce qui se passe au moment du sommeil, sans se souvenir de rien, c’est le contraire qui se passe chez ceux qui le connaissent et le développent, ils sont actifs, intéressants et subtils, et vivent une vie permanente d’ouverture conscience. Le corps astral vous permet de voyager et de vous déplacer vers des endroits inattendus à la recherche de connaissances et de sagesse au moment de l’éveil ou du sommeil. Sortir en corps astral vous fait connaître la réalité de l’être humain, que les religions dénaturent avec les mots péché, enfer et purgatoire. 

L’étude du corps astral ouvre un vaste champ de connaissance et de sagesse sur la vie qui n’est pas perçu sur le plan physique. Ce corps vous fait prendre conscience des perspectives plus larges de votre propre vie et de la nature. Puisque la matière astrale est plus subtile que la matière physique, elle l’interprète. Bien que dans cet article nous ne développerons pas les thèmes du « champ astral ou monde astral et sortie dans l’astral », nous verrons une brève définition du « monde astral » par Annie Besant : « Le premier terme, il faut bien le comprendre ce que les mots plan astral ou monde astral. 

Le monde astral est une région définie de l’univers qui entoure et pénètre le monde physique, mais qui est imperceptible à l’observation ordinaire, étant constitué d’un autre type de matière. Si vous prenez un atome physique de ce dernier type et que vous le désintégrez, elle s’évanouit en ce qui concerne le monde physique ; mais on le voit composé de nombreuses particules de la matière astrale la plus grossière – la matière solide du monde astral. La plupart de l’être humain ne développe pas son « corps astral », il lui est donc difficile de percevoir ses formes, tout comme un aveugle ne peut pas percevoir les objets physiques, l’être humain aveugle astral ne peut pas voir les objets astraux. Sans le corps astral, il n’y a pas de relation avec le corps physique, le monde extérieur et le monde intérieur, les impressions des sens physiques et la perception de l’esprit. 

Dans le corps astral se trouvent les centres de sensation, il est sensible aux impressions de la pensée, dans les impulsions mentales, elles sont plutôt reçues par la matière astrale. Le corps astral d’un être humain réfléchit des couleurs selon son état, et on l’appelle « Aura Kamica » (appartenant au corps de kama ou désirs, corps astral). C’est le véhicule de la conscience Kamique, siège des passions et des désirs animaux, et c’est le centre des sens. 

Le corps astral d’un être humain aux pensées grossières, basses, animales, est dense et de couleur sombre, parfois imperceptible (L’équerre au compas). Par contre, chez un être humain développé, elle est de couleur claire, brillante et lumineuse, ce qui signifie que les passions inférieures étaient dominées, tout comme dans la franc-maçonnerie : la boussole sur l’équerre. À ce stade, je veux faire allusion au Maître Bouddha. Le secret du bonheur est la fin des « désirs » et ceci est réalisé en pratiquant le Noble Octuple chemin : Bonne Compréhension-Bonne Pensée-Bon Discours-Bonne Action-Bonne Occupation-Bonne Attention-Bonne Concentration.

Regard sur… La Wicca

La Wicca, ou le wiccanisme, est un mouvement religieux fondé sur l’« ancienne religion païenne » et redéfinie par Gerald Gardner. La Wicca comprend des éléments de croyances telles que le chamanisme, le druidisme et les mythologies gréco-romaine, slave, celtique et nordique. Ses adeptes, les wiccans / wiccanes, prônent un culte envers la nature et s’adonnent pour une grande partie à la magie. La Wicca est un culte à mystères. Les Wiccans sont, pour la plupart, voués à certains dieux comme Hécate, la déesse de la magie et de la lune, Gaïa, la déesse de la Terre, etc. Elle est pratiquée un peu partout dans le monde, mais certains lieux, comme la Nouvelle-Orléans ou les nemetons du monde entier sont particulièrement fréquentés.

Parlons d’abord du terme

Le terme « wicca » a été créé par Gerald Brousseau Gardner au xxe siècle, qui affirmait qu’il voulait dire « sagesse » en vieil anglais. En réalité, sorcellerie en anglais ancien se dit wiccacraeft (d’où le terme actuel witchcraft) et wicca est le masculin de sorcier (le féminin étant wicce et le pluriel wiccan). Ces mots dérivent du verbe wiccian qui signifie « ensorceler, pratiquer la magie ».

Pour Gardner, wicca avait à l’origine le sens d’« art des sages ». Sa thèse fut soutenue par l’ethnologue Margaret Murray qui écrivit le chapitre sur la sorcellerie dans l’édition de 1957 de l’Encyclopædia Britannica, où elle précise : « La signification du terme sorcière (witch) est liée à celle du mot savoir (wit) ». Elle peut être renforcée par l’analyse du mot wizard (étymologiquement « celui qui sait »), qui signifie lui aussi le sorcier et qui tire son origine du bas anglais wys/wis qui veut dire « sage », à rapprocher de « wise », qui veut dire « sage », de la même racine que le mot allemand, « wissen » signifiant « savoir ».

Statues de la Grande Déesse et du Dieu cornu sur un autel, lors d’un rituel wiccan.

D’autres étymologies concurrentes sont cependant apparues. Robert Graves, dans La Déesse blanche, traitant du saule, un arbre qui dans la Grèce antique était dédié à Hécate écrit : « Ses liens avec les sorcières sont si forts dans l’Europe du Nord que les termes sorcière (witch) et méchant (wicked) dérivent du mot utilisé pour nommer l’osier (wicker) ». Margot Adler, dans Drawing Down the Moon, rattache wicca à l’indo-européen wic/weik dont la signification recouvre les sens de « soumettre » et de « changer ». Elle estime donc qu’une « sorcière aurait été une femme habile à imaginer, à soumettre et à changer la réalité ».

Histoire

Origines

La wicca s’inscrit dans la mouvance européenne du néopaganisme de la première moitié du XXe siècle. Elle consiste en un syncrétisme popularisé par le Britannique Gerald Gardner dans deux livres : Witchcraft Today, publié en 1954 et The Meaning of Witchcraft en 1959.

Le Livre des Ombres, ouvrage de référence de la wicca gardnérienne, fut écrit à l’origine par Gérald Gardner (certains, comme Danielle Hemmert et Alex Roudene suggèrent également une collaboration rétribuée d’Aleister Crowley, le célèbre occultiste fondateur de la philosophie Thélémite), il fut partiellement réécrit par Doreen Valiente (née le 4 janvier 1922 à Mitcham dans le sud de Londres, sous le nom de Doreen Edith Dominy) selon certains auteurs à la demande de Gardner, selon d’autres de sa propre initiative après le décès de l’auteur initial. Chaque wiccan possède théoriquement son propre Livre des Ombres. Celui-ci récapitule les croyances et les rituels du lignage pour les traditions initiatiques. Chez les wiccans éclectiques, qui sont aujourd’hui majoritaires, il s’agit d’un journal religieux écrit ou compilé par l’adepte lui-même pour son seul usage.

Évolution du mouvement

D’abord confinée à un cercle restreint, la wicca s’est progressivement développée dans les pays anglo-saxons où elle constitue la principale forme de néopaganisme new age. Diffusée par les milieux féministes américains dans le contexte général de la contreculture des années 1970, elle s’est progressivement transformée et diversifiée, acquérant une dimension écologiste qu’elle n’avait pas au départ. Parallèlement aux structures initiatiques issues de la lignée de Gardner ou d’Alex Sanders, s’est créée une wicca éclectique que les membres pratiquent en dehors de toute initiation formelle. Les croyances et les pratiques divergent considérablement selon les individus, d’autant que la frontière entre la wicca proprement dite et les autres formes de néopaganisme est souvent floue. Elle s’est développée aux États-Unis parallèlement à une forte présence animiste dans la culture afro-américaine, le Hoodoo ou vaudou.

La diversité des pratiques, l’absence de structure centrale – et souvent de structure tout court – rendent le nombre des wiccans difficile à déterminer. En 1990, l’étude NSRI avait estimé à 8 000 le nombre des wiccans aux États-Unis. L’étude ARIS, réalisée en 2001, en trouve 134 000 auxquels il faut ajouter une part significative des 140 000 Américains se définissant comme païens. L’enquête du Pew Forum, réalisée en 2008 place à environ 1,2 million le nombre d’Américains pratiquant des religions New Age. La majorité d’entre eux seraient wiccans ou fortement influencés par la wicca. Ces chiffres sous-estiment probablement la taille réelle du mouvement, une part significative des wiccans pratiquant en secret par crainte des discriminations. Une évolution similaire se constate dans tous les pays anglo-saxons. Les wiccans éclectiques sont, dans l’ensemble, largement majoritaires même si leur domination est moins prononcée en Grande-Bretagne.

Le divin

Bougies allumées pour divination
Bougies allumées pour divination

Statues de la Grande Déesse et du Dieu cornu sur un autel, lors d’un rituel wiccan.
La plupart des wiccans croient en une double déité représentée par une Grande Déesse et un Dieu cornu considérés comme des polarités complémentaires et l’incarnation des forces de la nature. Les représentations divines sont multiples et variées, en fonction de la culture prégnante du groupe, par exemple Ceridwenn et Cernunnos (dieux celtes), Isis et Osiris (dieux égyptiens), Odin et Frigg (dieux nordiques), Gaïa et Ouranos (dieux primordiaux grecs) etc.

La déesse mère : Elle symboliserait l’énergie féminine, la nuit, la magie, l’eau, la terre, la fertilité, le chaudron, le pentagramme, la coupe, le miroir. Elle est associée à la lune, astre dominant dans la wicca, et à ses quatre phases. Les wiccans parlent de la triple déesse, pour Hecate ou pour la triade lunaire (Hecate – Artemis – Séléné), dans le sens où des quatre phases de la lune, trois seulement sont visibles :
– La lune montante représenterait la jeune fille
– La pleine lune : la mère
– La lune décroissante : la vieille femme
– La lune noire (nouvelle lune) : la mort
Un mythe attribuable tant à la tradition gardnérienne qu’alexandrienne que l’on peut trouver dans Progressive Witchcraft au chapitre 3, stipule que la déesse, possédant toutes les connaissances (y compris celle de la mort) aurait séjourné dans le royaume de la mort de qui elle serait tombée amoureuse (la personnification de la Mort est masculine). Les wiccans voient dans la mort une des manifestations du dieu cornu.

Lors de la nouvelle lune, la déesse résiderait au royaume des ombres à des fins de régénération et les wiccans pratiquent à ce moment-là de la magie dite « passive » (méditation, voyance, etc.).

Ils croient que « Tout est Un » et que donc le divin est partout et en toutes choses. Tout doit donc être honoré. En cela, la wicca est l’une des assemblées de sorciers les plus tolérantes.

La philosophie

Elle se résume à ce seul conseil, mention finale du credo wiccan :

Fais ce qu’il te plaît tant que cela ne nuit à personne (« An’ye Harm None Do what Ye Wilt » en anglais archaïsant : « Si nul n’est lésé, fais ce que tu veux »).
Ce principe se retrouve aussi en Inde dans l’Ahiṃsā, principe de non-violence fondateur du jaïnisme, de l’hindouisme, du yoga et du bouddhisme, où le végétarisme est une mise en application en principe fondamentale (une partie seulement des bouddhistes, des yogis et des hindouistes refusent de tuer des animaux).

Les wiccans s’appuient sur le principe de tolérance, sur le respect de la nature. La Wicca se revendique art de vivre en harmonie avec son environnement, prônant le respect de l’autre ainsi qu’une démarche de partage avec celui-ci. Par ailleurs, les wiccans croient en l’existence de la magie, considérée comme « énergie cosmique » présente en chacun de nous et en chaque objet.

Un autre des principes phares de la Wicca est la Loi du Triple Retour : tout ce que l’on fait sera rendu trois fois, peu importe que cela soit positif ou négatif.

Les croyances

Les croyances wiccanes sont multiples, polymorphes et peuvent varier considérablement selon les individus. On trouve néanmoins quelques thèmes dominants :

  • L’existence de polarité : La wicca postule que notre monde et notre conscience universelle sont bipolaires (féminin / masculin).
  • Les dieux païens invoqués lors des cérémonies wiccanes étant empruntés à différentes mythologies, il n’y a pas de panthéon propre à la wicca. Ces différentes divinités seraient des aspects de la déesse et du dieu, eux-mêmes partie intégrante d’une réalité plus vaste et intangible qu’ils appellent l’Unle Divin ou l’Incréé ou l’Univers. Comme dans les autres religions new age, l’humain lui-même ferait partie de cette globalité.
  • La règle du triple retour : certains wiccans croient au principe que toute cause à un effet, que ce soit dans cette vie ou une autre (un peu comme le karma ou le wyrd). On connaît ce concept également sous le nom de causalité ou de loi du boomerang.
  • La magie naturelle dont la dénomination ne semble pas faire consensus : elle s’effectuerait comme la modification des énergies subtiles. Sa manifestation la plus exemplaire et la plus respectueuse est la magie de la Vie, manifestation du Divin. La magie peut aussi être dispensée par les entités divines.
  • Les symboles porteraient en eux une énergie proche des archétypes. Les wiccans attribuent une énergie spéciale aux couleurs, pierres précieuses, herbes, encens, et par extension : potions, rituels, amulettes, etc.
  • Une énergie subtile provenant de mondes subtils : plan éthérique, astral, etc. Selon les théories wiccanes, le corps serait le siège de l’âme, corps subtil.
  • La croyance dans les éléments : le feu, l’eau, la terre, l’air et l’esprit. Ces éléments sont ressentis comme ayant des propriétés mâles ou femelles, passives ou dominantes, positives ou négatives, etc.
  • La réincarnation : Les wiccans croient en la réincarnation. Certains adoptent une mythologie druidique nordique ou autre, comme The Summerland, Tír na nÓg, Sidh ou encore Walhalla, pour évoquer l’après-mort. Ces lieux seraient des lieux de repos où séjournerait l’âme avant de passer à une autre incarnation.

Les wiccans font parfois appel à des disciplines magiques et des techniques naturelles diverses comme les rituels magiques, l’invocation de divinités païennes, la voyance, la lithothérapie, la phytothérapie, le reiki et la méditation.

Reconnaissance

La wicca est reconnue comme une religion aux États-Unis, y compris dans l’armée. Elle l’est également au Canada et au Royaume-Uni.

Les pratiques

Il n’existe pas vraiment de pratique spécifique à la wicca, celle-ci varie en fonction de la tradition adoptée. La plupart du temps, les rites se pratiquent en plein air, dans la nature, loin des regards. Actuellement, se développe une nouvelle forme de pratique, dite la pratique solitaire de la wicca ou « wicca de salon » (terme emprunté à Scott Cunningham) pour désigner les wiccans pratiquant chez eux, n’ayant pas la possibilité, ou le souhait, de le faire dehors.

En harmonie avec le rede wiccan mentionné ci-dessus (première règle), le wiccan pratique de la façon qui lui convient le mieux. Certains font leurs rites avec nombre d’accessoires (pentacle, athamé, baguette, vêtements appropriés, etc.), d’autres pratiquent de façon épurée, l’essentiel étant de se sentir le plus à l’aise possible pour être en harmonie avec son environnement et pouvoir correctement canaliser « l’énergie » lors du rite. Bougies et symboles des quatre éléments sont cependant très souvent présents. Il n’y a pas de sacrifice, animal ou humain, ou quel qu’il soit, le wiccan respectant avant tout l’autre et la nature, certains pratiquant même le végétarisme. Tout au plus quelques offrandes sont faites aux divinités, mais celles-ci sont souvent des éléments de la nature tels que fleurs, herbes fraîches, eau, etc.

Lors du rite, le wiccan trace un cercle pour s’isoler et garder prisonnière l’énergie qu’il va appeler, du doigt ou avec un outil, par la pensée ou physiquement. Comme la nature est son propre temple, il se crée un espace de prières, qu’il « effacera » ensuite.

Il pratique ensuite son rite, puis referme le cercle, c’est-à-dire l’efface.

Les fêtes

Sous le nom de « roue de l’année », la wicca regroupe vingt-et-une réunions de coven pour célébrer la fluctuation des saisons. Il s’agit d’un calendrier qui prend en compte les cycles solaires et lunaires, ainsi que ceux propres à l’agriculture traditionnelle.

Les vingt et une célébrations sont les quatre Sabbats majeurs (Samhain, Imbolc, Beltaine et Lugnasadh), les quatre sabbats mineurs aux solstices et aux équinoxes (Yule ou solstice d’hiver, Ostara ou équinoxe de printemps, Litha ou solstice d’été, Mabon ou équinoxe d’automne) et les esbats qui sont les douze ou treize nuits annuelles de pleine lune.

Sabbats

Le calendrier des dates sacrées de la wicca consiste en une hybridation de l’ancien calendrier des peuples germaniques avec celui des peuples celtiques. Finalement, huit fêtes rythment l’année wiccane. Celles-ci procèdent de rites de célébration de la nature, se déroulant souvent la nuit et que certains dénomment sabbats (en guise de clin d’œil au folklore médiéval qui appelait « sabbats », les réunions de sorcières). Il y en a quatre majeurs et quatre mineurs.

  • Samhain était l’époque du Nouvel An chez les Celtes. Les wiccans considèrent que c’est le moment où le voile entre les mondes est le plus fin. Ils célèbrent la mort du dieu. C’est le début de la partie sombre de l’année. On se détache du poids du passé et des souvenirs. Samhain est fêté le 31 octobre, jour consacré aux morts.
  • Yule (germanique), correspond au solstice d’hiver, vers le 21 décembre. La déesse met au monde le dieu cornu. C’est un sabbat associé à l’espoir, à la renaissance après la mort du passé.
  • Imbolc (celte), le 1er ou le 2 février. Imbolc est aussi appelé Oimelc, ce qui en gaélique signifie « lait de brebis ». La déesse se remet de la naissance du dieu. C’est un sabbat de purification et de prospérité, associé au lait et au feu ; c’est aussi le dieu qui prend force et annonce le retour de la lumière, les wiccans mettent une bougie le soir à leur fenêtre pour saluer le retour de la lumière (à Imbolc, on gagne une heure de soleil par rapport à Yule).
  • Ostara (germanique), l’équinoxe de printemps, vers le 21 mars. Ostara est un sabbat de croissance, tourné vers l’avenir : on sème, la nature se réveille (le Cornu grandit, pour les wiccans), c’est aussi l’équilibre des forces le jour égale la nuit et on entre dans le domaine temporel du Dieu-Soleil, qui prend des forces chaque jour davantage.
  • Beltane, le 1er mai, d’origine double : Le nom est celtique, mais la date correspond aussi à la nuit de Walpurgis du folklore allemand. Le Cornu a atteint l’âge d’homme. Il désire la déesse et s’unit à elle. Un des grands sabbats de l’année, qui fait pendant à Samhain. Cette fête était autrefois célébrée par des feux et des unions sexuelles, tradition combattue par l’Église chrétienne.
  • Litha (germanique), le solstice d’été vers le 21 juin. On célèbre le Soleil/le dieu qui est à son apogée en allumant des feux (voir la fête de la Saint-Jean).
  • Lugnasad (aussi appelé Lughnasadh, ou Lammas, celtique), le 1er août. Lugnasad est le moment des récoltes, alors que le soleil décline.
  • Mabon, l’équinoxe d’automne, vers le 21 septembre. Les jours raccourcissent, les forces du dieu déclinent. C’est une période d’équilibre (notamment entre les durées de la nuit et du jour), de méditations et de réflexions. Chez certains, c’est le jour de la mort du dieu.

Esbats

Les Esbats ont lieu lors des douze ou treize nuits de pleine lune de l’année. La lune est le symbole de la déesse et la pleine lune est le moment où celle-ci est dans sa plus grande puissance, ainsi les esbats sont principalement consacrés à glorifier la déesse par des hymnes et des invocations. C’est aussi durant ces esbats qu’ont lieu les travaux collectifs de Wicca opérative.

Les traditions

Mouvements wicc

On peut trouver de nombreux mouvements dans la wicca, dont :

Gerald Gardner
  • Le Gardnerianisme (Wicca Gardnerian) : Découlant de Gerald Gardner. Cette pratique très stricte nécessite, pour être wiccan ou wiccane d’être obligatoirement en coven et d’avoir été initié par une lignée d’initiateurs remontant à un wiccan/e reconnu (en fait à Gardner). Celui-ci a initié la plupart des membres qui ont démarré ce mouvement. C’est la première des wicca. Celle-ci est une filiation découlant de Gerald Gardner. C’est une tradition qui se dit « stricte » (en vue extérieur) mais qui se fonde avant tout sur le principe que la wicca est une religion à mystères et initiatique. Des règles précises définissent les wiccans. Un wiccan est une sorcière qui fut initiée par une autre sorcière dans un cercle façonné comme veut la tradition. Un wiccan est une sorcière qui pratique en coven et dont l’initiateur (ou initiatrice) peut prouver sa « descendance » initiatique de Gerald Gardner. Un wiccan est toujours initié par une personne de l’autre sexe. Il existe en tout trois degré dans la wicca gardnerienne. Gerald Gardner a toujours dit qu’il fut lui-même initié par une certaine Lady Dorothy Clutterbuck, grand-prêtresse du « New Forest Coven » dans les années 1930-1940. Le célèbre Livre des Ombres (LDO) ou Book of Shadows en anglais (BOS) de Gerald Gardner est un des plus vieux documents du genre dont certains fragments semblent remonter au temps des bûchers et à l’Antiquité. Une version est exposée au musée de sorcellerie à Boscastle. Un des LDO de Gardner les plus précieux (la première version du BOS) fut acheté par des sorcières de Toronto qui l’ont « enfermé » dans un coffre.
Alex Sanders
  • L’Alexandrianisme (ou Wicca Alexandrian) : fondé par un disciple de Gardner, Alexander Sanders, c’est un dérivé du précédent. La wicca alexandrienne est la deuxième branche de la wicca la plus connue. Son fondateur est Alex Sanders (1928-1988), personnage singulier qui disait avoir été initié à l’âge de sept ans par sa grand-mère. On le surnomme « Roi des Sorciers ». Le coven d’Alex Sanders était beaucoup plus accessible au public (à l’inverse des Coven gardneriens). Son enseignement était proche de celui de Gardner. Sanders remania aussi certaines parties qui montrent qu’il s’est inspiré des rites de la Golden Dawn et des rites kabbalistiques pour ses pratiques magiques. La langue énochienne remplaça l’alphabet thébain et l’angéologie est beaucoup utilisée dans ses rites.
  • La wicca tradition  : La wicca tradition (ou New York Wica Tradition) – abrégé : NYWT- est une tradition de la wica traditionnelle créée dans les années 1970 par Edmund Buczynski à New York. Cette tradition est très active aux États-Unis. Maintenant le noyau originel de la tradition gardnerienne (puisque la NYWT découle de la tradition Gardnerian), la Wica Tradition est une tradition « OATHBOUND » (cela signifie que les initiés font un serment de garder secret les informations de la tradition, lors de leur initiation). Cette tradition suit le principe Gardnerian dans sa forme de pratique, ses degrés d’initiation et sa structure théologique. Mais contrairement aux autres traditions wiccanes traditionalistes (Alexandrian ou Gardnerian). La NYWT permet au coven d’être dirigé par deux partenaires du même sexe. De plus, un homme peut initier un autre homme et une femme une autre femme. De plus (sous certaines conditions), la pratique des rites peuvent être « Skyclad » ou en « Robe ». Il existe une antenne en Louisiane qui est très active et une autre en Europe qui est naissante.
  • La Tradition dianique : C’est une forme féministe de la wicca qui met à l’honneur la déesse, favorisant son culte. Elle a été fondée par Zsuzsanna Budapest. Aucun lien initiatique ne relie la tradition dianique à la wicca dite « traditionnelle ». La wicca dianique fut créée dans les années 1970 par Zsuzsanna Emese Budapest, une hongroise réfugiée à Los Angeles après la révolution de 1956 et Starhawk (Miriam SImos) une militante, activiste politique et écologiste. Cette tradition est à tendance féminine, favorisant le culte de la Déesse (en oubliant souvent le Dieu, voir en le supprimant littéralement des rituels). L’ouvrage The Spiral Dance de Starhawk (publié en 79) est le texte célèbre consacré au culte de la Déesse. Cette tradition fut célèbre grâce à Starhawk qui était très active. Elle créa des manifestations, des rituels de protestations énergétiques. À l’époque de la guerre du Viêt Nam, Starhawk réalisa un grand rituel de protestation devant plusieurs camps militaires (suivi par les journalistes) ou bien devant des centrales nucléaires. Starhawk manifesta aussi violemment en tant que sorcière contre l’Organisation Mondiale du Commerce à Seattle en 1999. Sachez que le mouvement de Wicca dianique basé sur la pratique de rituels de « protestations » est appelé RECLAMING (ou tradition RECLAMING). Zsuzsanna Budapest écrivit le célèbre livre The Holy Book of Women’s Mysteries (Le Saint Livre des mystères féminin) qui est un des ouvrages dianiques les plus célèbres. Ce mouvement (suivi par une Tradition) apparut grâce aux différentes études d’archéologues, folkloristes, historiens et ethnologues, ainsi que sous l’influence de courants occultes et néo-païens non wiccans.

  • La Tradition faerique ou « Pictish Wicca » : Cette tradition est un peu plus sombre que les autres puisqu’elle reconnaît la part obscure de chaque être et ne cherche pas à la nier. Elle s’inspire davantage de la culture celtique. Elle se base essentiellement sur la nature. Par exemple, dans la Pictish Wicca il n’est pas nécessaire de fabriquer un pentacle : une pomme coupée dans le sens horizontal en offre un parfait. Certains de ses membres ne la reconnaissent pas comme une branche de la wicca. Cette Tradition se base sur la culture celtique, surtout écossaise. Cette branche de la wicca reconnaît la part sombre de chaque chose, ils ne la nient pas et l’utilisent aussi lors de leurs rituels. Les « Pictish Wiccans » se basent essentiellement sur le retour à la nature dans leur vie et dans leurs rituels. Les outils doivent être les plus purs possibles et donc les plus naturels possibles. Dans cette tradition, certains outils sont éphémères (comme la nature), l’exemple le plus courant est le pentacle d’autel. Ils ne créent pas ou n’achètent pas de pentacle d’autel mais utilisent une pomme coupée en deux dans le sens horizontal (la disposition des pépins formant le tracé d’une étoile à cinq branches). Celle-ci donne un pentacle d’autel qui est parfait.
  • La Tradition Reclaiming : C’est une sorte de mélange entre de la spiritualité wiccane et un activisme politique (écologie, féminisme, etc.). Elle a été fondée par Starhawk.
  • La Church of Wicca : Cette « tradition » est une sorte d’école qui propose des cours par correspondance. Leur vision de la wicca exclut la Déesse. Cette tradition ne porte de nom de wicca que dans le titre. Fondée en 1968. Leur structure est semblable à l’Église catholique. Ils ne croient qu’en une divinité unique et pratiquent le tantrisme sexuel.
  • La Celtic Wicca : Elle est basée sur le panthéon celtique. Cette tradition est individualiste : chacun suit son chemin. Elle est principalement axée sur la guérison et la nature dans leurs rituels de groupe ou individuel pour honorer l’Ancien Lumineux (le Dieu) et la Terre (la Déesse). C’est une des voies dites celtisantes très populaire. C’est la tradition d’une partie des druides de Glastonbury en Grande-Bretagne et de nombre d’autres en Irlande et au Canada, ainsi qu’aux États-Unis.
  • La Seax Wicca / Wicca : La Seax-Wica est une tradition du néo-paganisme de la wicca qui est largement inspirée de l’iconographie du paganisme historique anglo-saxon et qui, contrairement au « Theodism », n’est pas une reconstruction de la religion médiévale, mais une réelle « nouvelle » branche de la wicca. La tradition a été fondée en 1973 par Raymond Buckland, un grand prêtre d’origine anglaise et initié à la wicca gardnerienne par Monique Wilson et qui a déménagé aux États-Unis dans les années 1970. Son livre, The Tree, a été rédigé avec l’intention d’être un guide de référence à la Seax-Wicca, et a été publié en 1974 par Samuel Weiser, puis réédité en 2005 sous le titre Buckland’s Book of Saxon Witchcraft. Il y a aussi en ligne des Livres Ombres de la tradition sur des sites variés. La tradition honore principalement des divinités germaniques telles que Woden et Freya, qui sont considérées comme des représentations des divinités wiccanes du Dieu cornu et de la Déesse Mère. Elle utilise un ensemble minimal d’outils cérémoniels habituels, ainsi qu’une lance. Les runes sont une partie importante de la pratique et sont régulièrement discutées.
  • La Tradition Ara: Tradition fondée en 1983 par l’avocate, activiste et sorcière newyorkaise, Phyllis Curott, qui vise à déconstuire certains aspects traditionnels du wicca et à intégrer plus profondément les concepts du chamanisme et de la divinité immanante de la nature. Ce mouvement est marqué entre autres par son rejet de la règle du triple retour, la considérant comme un principe punitif qui ne pourrait être la fondation d’un code éthique. Bien que l’organisation en covens soit courante, il est attendu que les initié.e.s continuent aussi leur pratique spirituelle de façon individuelle.

Mouvements wicca non officiels

On peut trouver de nombreux mouvements associés à la wicca n’en faisant pas officiellement parti, dont :

  • La Wicca éclectique : Ce terme désigne les praticiens, croyants et covens n’appartenant à aucune tradition officielle précise. Ce type de pratique est très ouvert. Elle peut s’inspirer des textes wiccans ainsi que de plusieurs éléments de diverses traditions et mythologies. La plupart des wiccans éclectiques pratiquent en solitaire, mais certains se regroupent et forment des Covens. Chaque personne ou Coven possède ses propres règles. En conséquence, la hiérarchie traditionnelle (Initié, Grand Prêtre, Grande Prêtresse) est soit inexistante, soit l’attribution est laissée au vote des membres du Coven. La personne ayant créé et développé ce type de wicca est sans doute Scott Cunningham qui a écrit plusieurs livres sur la pratique de la wicca en solitaire, dont le best-seller « la wicca, guide de pratique individuelle ». La wicca éclectique permet de créer « sa tradition », en fonction de ses affinités spirituelles, de son ressenti personnel et de ses préférences, ou bien même de se calquer sur les traditions déjà existantes. Certaines personnes solitaires poussent leurs recherches en dehors des livres publiés uniquement sur la wicca (documents universitaires, historiques, traitants de divers aspects des cultes préchrétiens, comme les spiritualités égyptiennes, celtes, scandinaves, etc.). À noter que la wicca éclectique est une forme de wicca avec très peu de contraintes, tant sur le plan spirituel qu’initiatique, le wiccan éclectique ne dépendant souvent d’aucun Coven officiel, garde sa totale liberté individuelle sur tous les aspects.
  • La Tradition nativiste Correllienne : Tradition wiccane présente un peu partout dans le monde, qui a été créé par Orpheis Caroline High-Correll.

Traditions non wiccanes

  • Clan Tubal Cain (1734) : La tradition « Clan Tubal Cain » est une tradition non Wiccane qui se réclame de la vraie sorcellerie. Appelé aussi Tradition Sorcière, cette tradition fut créée par Robert Cochrane (1931-1966). La Tradition Tubal Cain est une tradition orale dont aucun écrit des pratiques « secrètes » ne fut dévoilé. Cette tradition est une tradition de mystère apparue en Grande-Bretagne durant les années 1960. Cette tradition fut introduite aux États-Unis entre 1964 et 1966. Cette tradition était très développée lorsque Cochrane était vivant (à tel point que Doreen Valiente fut initiée à cette tradition) mais à la mort de Cochrane, cette tradition s’est essoufflée. Ce n’est que dans les années 76, qu’Ann et David Finnin, en se basant sur les écrits de Cochrane, ont tenté de recréer cette tradition dans un groupe dit « Expérimental » appelé « The Roebuck ». En 1982, le clan « The Roebuck » fut mis en contact avec Evan John Jones (dernier membre survivant du groupe originaire de Cochrane). Ann et David furent alors initiés par Evan John Jones pendant deux ans. Les pratiques des mystères de la tradition originaire de Cochrane et les pratiques modernes du The Roebuck furent fusionnées et créèrent alors la tradition moderne du Clan Tubal Cain qu’ils nommèrent 1734. Cochrane détestait Gardner (malgré le fait qu’il fut initié à la wicca gardnérienne). En effet, on trouve des traces d’une initiation gardnérienne de Robert Cochrane via une certaine « C.S. ». Cochrane utilise le terme de Clan à la place de Coven. La tradition Tubal Cain se base essentiellement sur une forme de chamanisme européen (travail avec la visualisation et les sorties astrales et le channeling), des pratiques très peu ritualisées pratiquées en extérieur.
  • NROOGD (New Reformed Orthodox Order of the Golden Dawn) : La tradition « New Reformed Orthodox Order of the Golden Dawn » ou NROOGD est une tradition sorcière (non wiccane) existant depuis 30 ans aux États-Unis. Cette tradition était avant tout un groupe d’étude occulte qui se transforma avec le temps en Coven sous le nom de «Full Moon Coven». Ce système qu’ils ont créé était basé sur les écrits de Gérald Gardner, de Robert Graves et sur les textes de l’OTO. Cette tradition fut créée à une époque où la wicca et la sorcellerie étaient très secrets et dont aucun rite n’était public. Le Full Moon Coven créa alors beaucoup de rituels (symboliques) de sorcellerie. La NROOGD n’est pas une tradition secrète, elle a commencé en pratiquant des rituels publics. Le premier rituel de ce genre a eu lieu le 11 janvier 1968 à Muir Beach en Californie. Il n’existe pas de noms secrets, de mots de passe ou de rituels secrets (contrairement à d’autres traditions). La NROOGD suit le principe des cordes pour symboliser les différents niveaux de pratiques (se basant sur le livre Witchcraft: The Sixthe Sense dont un passage raconte que les anciennes sorcières utilisent le principe de cordes pour symboliser les degrés). En 1968, le groupe d’étude de la NROOGD a réfléchi sur les correspondances magiques. Ils étudièrent les correspondances rendues publiques (via les livres de Crowley) mais ils trouvèrent celle-ci trop judéo-chrétienne. Ils s’inspirèrent des écrits de Robert Graves et de l’évolution des couleurs d’un fruit (la mûre). Blanche ➜ Verte ➜ Rouge ➜ Noire. Ils utilisèrent alors cette symbolique pour les cordes. Les correspondances (EST / SUD / OUEST / NORD) sont aussi différentes, pour eux l’EST représente la couleur blanche et l’élément Eau, le SUD la couleur verte et l’élément Terre, l’OUEST la couleur rouge et l’élément Feu et le NORD la couleur noire et l’élément Air.

Les covens

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Un Coven Wicca est une petite société secrète véhiculant la doctrine du “culte des sorcières” et dans laquelle on y partage des connaissances théoriques et pratiques sur les arts de la magie et de la sorcellerie…

Un coven peut donc être défini comme un regroupement de wiccans (souvent du même mouvement) qui se rassemblent dans le but de pratiquer ensemble. Si aujourd’hui la plupart des coven sont mixtes, certains sont encore réservés exclusivement aux femmes. Traditionnellement les covens accueille 13 wiccans représentant les 13 pleines lunes d’une année. Au cœur de chaque coven se trouve une grande prêtresse où un grand prêtre, c’est elle ou lui qui initiera les jeunes arrivant aux pratiques du coven. Les hommes sont initiés par la grande-prêtresse et les femmes par le grand-prêtre. Il y a souvent trois degrés d’initiation dans un coven, le dernier donnant la possibilité d’être grand-prêtre ou grande-prêtresse et de fonder un nouveau coven. Les célébrants sont parfois nus (skyclad, littéralement « vêtus du ciel »), surtout dans les covens dits « traditionalistes ». Les wiccans éclectiques pratiquent seuls, en dehors de toute hiérarchie et sans suivre de rite établi.

Entrer dans un coven de wicca traditionnelle (wicca gardnérienne ou dérivée) n’est pas chose aisée : généralement l’aspirant doit passer par une étape de « cours extérieurs » c’est-à-dire une période d’un an et un jour minimum où vont lui être apprises les bases de la sorcellerie et de la wicca. Durant cette étape, l’aspirant ne pratique pas la wicca avec le coven mais certains coven pratiquent des rituels simplifiés avec les apprentis dans le cadre de leurs formation : les véritables rituels de leurs traditions sont généralement secrets et enseigné qu’après l’initiation. Au terme de cet apprentissage, l’aspirant peut recevoir (ou non) une initiation à la tradition wicca de son coven. Cette première initiation est de loin la plus importante. Si l’initié veut évoluer vers des degrés supérieurs comme le 2e degré ou le 3e degré, celui ci devra avoir une certaine ancienneté dans sa tradition en plus d’être reconnu par ses pairs. Les initiations au 2e et 3e degré sont appelés « élévations ».

La démarche maçonnique : une auto-formation à la sagesse, collective dans un cadre rituel !

Si aujourd’hui, l’audience de la franc-maçonnerie n’est pas à la hauteur de nos attentes, se désespérer n’est pas la solution ! Il est possible de mieux faire ! Comprendre pourquoi aujourd’hui nous ne jouons pas notre rôle et comment y parvenir, tel est l’objectif de cet article !

La démarche initiatique, telle qu’on peut la concevoir aujourd’hui, pourrait se comprendre comme une autoformation collective rituelle à la fraternité universelle !

C’est une auto-formation car pour l’essentiel c’est le travail de recherche personnel qui nous permettra d’acquérir une pensée claire, un comportement digne et une assurance respectable ! Rappelons que la franc-maçonnerie n’est pas un ésotérisme dans la mesure où nous n’avons pas de maître spirituel !

C’est une auto-formation collective car l’ensemble des membres de la loge suit le même cheminement avec des variantes bien sûr ; cette collégialité peut permettre une réelle entraide !

Une auto-formation rituelle car nous avons conscience qu’un rituel est un support qui facilite la réflexion !

Nous avons la chance de vivre à une époque où nous bénéficions à la fois de la connaissance traditionnelle et des considérables savoirs contemporains ; bien qu’il reste encore énormément de découvertes à faire, l’ensemble des savoirs mis à notre disposition nous permet, théoriquement, d’acquérir cette sagesse que tout un chacun recherche.

Mais en réalité, les êtres humains, trop préoccupés d’acquérir de la richesse et de consommer, n’ont pas accès aux savoirs. Certains cependant sont demandeurs !

C’est une des spécificités de la loge maçonnique que d’offrir un lieu, une méthode et la possibilité d’accéder à la connaissance  et à la Sagesse !

Encore faut-il que cela se fasse convenablement.

L’histoire de la franc-maçonnerie pourrait se résumer en l’histoire des biais qui ont rendu le projet initial « problématique ».

Pendant ce temps-là, le monde a changé ! Aujourd’hui, le chaos règne ! Il règne à un niveau tel que la survie sur notre planète est remise en question !

Ce monde a besoin de Paix et de Raison, c’est aussi le sens de la démarche maçonnique ! Cela n’est pas facile car les êtres humains sont biologiquement des prédateurs !

Quel peut être l’intérêt aujourd’hui de se réunir dans un lieu clos ?

  • Singer les religions ?
  • Faire tourner les tables et voir apparaître les défunts ?
  • Devenir des zombis ?
  • Prédire l’avenir ?
  • Obtenir la martingale du succès et de la richesse ?
  • Se soumettre à l’autorité pour espérer avoir le 33e cordon ?

Il y a mieux à faire : rechercher cette Sagesse qui nous permettra de Vivre dans l’Harmonie et dans la Paix ! 

Dans la définition de la Sagesse, la fraternité universelle tient une grande place !

C’est elle qui nous permet cette approche bienveillante, cette capacité d’écoute et ce respect qui nous incite à ne pas ressentir de haine, d’être foncièrement pacifiste et de savoir pardonner les offenses qui pourraient nous être adressées !

La Sagesse, c’est aussi la recherche de la Paix !

Paix dans nos pensées, paix sociétale aussi ! C’est aussi cette paix sociétale que recherchaient les initiateurs de la franc-maçonnerie anglaise et nous y reviendrons.

Si la démarche maçonnique a encore un sens aujourd’hui, après plus de trois cents d’existence, c’est parce que la raison d’être de sa création demeure.

À la création de la franc-maçonnerie :

À la fin du XVIIe siècle, dans une Angleterre déchirée par les querelles entre les différentes sectes religieuses, le besoin de renouer le dialogue et d’apaiser les tensions ont été les raisons premières de ce mouvement philosophique qui se concrétisa par la création de la première obédience, première Grande Loge, à partir de quatre loges fondatrices.

Pour différentes raisons, ce mouvement s’accompagna d’une complexification du fonctionnement de cette obédience et des loges, avec l’apparition de nouveaux rituels, l’apparition de différentes dissidences et au total une réelle désunion de la dynamique maçonnique initiale.

Toujours est-il, qu’au fil des ans, ce mouvement pour la Paix, eut à affronter des situations particulièrement dramatiques avec les guerres mondiales, la colonisation, les crises économiques et tous les problèmes inter-régionaux.

Aujourd’hui

D’une certaine manière ne serions-nous pas aussi dans une situation similaire à celle de l’Angleterre du XVIIe siècle ?

Objectivement, nous vivons en 2022 dans une perspective qui s’annonce dramatique : guerres, crise environnementale, pauvreté extrême dans certains continents !

Cette démarche maçonnique pour la Paix est d’autant plus nécessaire !

L’initiation est l’acte qui permet d’entrer dans ce processus ! C’est un engagement à œuvrer pour réaliser cette entente sociétale qui fait tant défaut !

Comment lui donner une réelle efficacité tel est l’objectif de cette réflexion !

Plus de trois cents ans d’histoire amènent forcément à revoir le film des événements !  Toute entreprise humaine est sujette aux risques liés à des situations conflictuelles internes et externes.

Les obédiences maçonniques, qui sont responsables pour l’essentiel du fonctionnement des loges, ont eu à les connaître. Tout cela est riche d’enseignement.

Un préalable : une liberté reconnue

Un des enseignements de notre propre histoire n’est-il pas de constater l’inanité d’un dirigisme qui voudrait être imposé à tous ?

Que ce soit en loges ou au niveau obédientiel, la recherche du consensus doit être privilégié.

La liberté c’est aussi accepter des manières d’être différentes pour peu qu’elles respectent d’autres façons de faire.

Plusieurs approches de la démarche initiatique peuvent co-exister sans être antinomiques ! L’important c’est que chacune prône ce « vivre ensemble » fait de tolérance, d’une recherche d’harmonie et de Paix.

Améliorer le fonctionnement des obédiences

Chaque obédience a une histoire et il est compréhensible que celles et/ou ceux qui en font partie veuillent préserver leur spécificité.

Si l’objectif est de rassembler les obédiences afin qu’une certaine mutualisation améliore leurs fonctionnements, il est clair que le mode fédéral est le plus adapté.

Une fédération d’obédiences pourrait permettre une progressivité, un apprentissage et une consolidation.

  • Progressivité dans la mise en commun d’activités pour potentialiser les solutions !
  • Apprentissage de la connaissance mutuelle, du partage possible et de la mise en place de nouveaux outils collaboratifs.
  • Consolidation : étape après étape on peut espérer que cette organisation fédérale améliore la confiance et les services rendus.

Chaque obédience conserverait son organigramme et seuls les domaines délégués seraient gérés par la structure fédérale ; un service pourrait être créé pour gérer les relations entre les différentes obédiences, proposer des initiatives et anticiper les évolutions.

L’idéal serait que cette mise en commun concerne toutes les obédiences européennes.

Améliorer le fonctionnement des loges

Ce pourrait être une des préoccupations du regroupement fédéral.

Premier défi : la formation des officiers de la loge

C’est un des constats que nous pouvons tirer de notre histoire commune : sachant le rôle crucial que jouent les officiers ou officières d’une loge, il est indispensable, pour qu’une loge bénéficie d’une dynamique de groupe, qu’ils soient correctement formés.

Cette formation pourrait se faire sous forme de cinq week-end de formation étalés tout au long d’une année.

Deuxième défi : Étudier la pertinence d’outils collaboratifs destinés à faciliter l’émergence de l’intelligence collective.

Troisième défi : Étudier l’opportunité de créer d’autres formes de réunion maçonnique pour s’adapter aux réalités sociales. Si la tenue maçonnique avec sa mise en scène du rituel est un temps majeur dans notre démarche, d’autres modes de réunion peuvent se concevoir pour différentes raisons :

  • Mieux se connaître ;
  • Evoquer des questions techniques méthodologiques ;
  • Mettre en œuvre les formations ;
  • Garder un lien malgré l’éloignement ;
  • Permettre une pré-adhésion pour mieux découvrir ce qu’implique la démarche maçonnique;
  • Permettre une post-adhésion pour garder un contact dans des situations de relatif éloignement pour des raisons médicales ou autres.

Plusieurs formes de réunion peuvent être élaborées, chacune seraient liées à une problématique particulière.

Devenir franc-maçon aujourd’hui a un sens : essayer d’acquérir cette sagesse qui donnera un sens à notre vie !

Cette démarche est aussi un élément de réussite de la paix sociétale !

La démarche maçonnique est ainsi une réponse à une attente sociétale pour créer les conditions d’une Paix durable !

Dans ce sens, la vie en loge est une épreuve : si celles et ceux qui ont la responsabilité d’animer la vie en loge ne sont pas capables de créer la paix et l’harmonie dans la loge, c’est qu’ils ne sont pas à leur place et une phrase du rituel nous le rappelle : « Malheur à celle ou celui qui accepte une charge qu’il ou elle n’est pas capable d’assumer ! »

La difficulté de réussir est évidente !

De nombreux articles dans ce site évoque les pièges dans lesquels nous pouvons nous immobiliser. Citons en particulier :

Il existe une saine compétition entre les loges et entre les obédiences pour réussir ce pari et seul l’avenir dira la méthode qui semble la plus performante !

Nous sommes convaincus que l’offre maçonnique peut trouver un écho dans la jeunesse mais encore faut-il que nous puissions la rendre attractive et cohérente avec les connaissances dont nous disposons !

Faire de la loge, un lieu où l’harmonie, la Joie et la Responsabilité doivent pouvoir faire émerger un réel consensus et une réelle fraternité et être un modèle de paix sociale tel pourrait être le credo d’une franc-maçonnerie moderne décomplexée et dévoilée !

Si cette démarche peut intéresser votre loge, nous sommes à votre disposition pour vous aider à la mettre en oeuvre !

La BBC pose la question : « Qu’est-ce que la franc-maçonnerie et pourquoi est-elle entourée de mystère et de controverse ? »

De notre confrère g1.globo.com

On estime qu’il y a dans le monde 6 millions de personnes liées à la franc-maçonnerie.

De temps en temps , les mystères impliquant les francs-maçons et l’influence supposée des élites dirigeantes de la franc-maçonnerie sur la société reviennent à la une des journaux . Parmi les raisons à cela figurent l’ancienneté et la tradition de discrétion entourant le groupe et, bien sûr, le pouvoir et l’influence de certains de ses membres, comme l’ancien Premier ministre britannique Winston Churchill et l’écrivain Oscar Wilde. On estime qu’il y a dans le monde 6 millions de personnes liées à la franc-maçonnerie. Bien qu’à l’origine la franc-maçonnerie ait été constituée comme une société secrète, aujourd’hui, du moins au Royaume-Uni, elle a choisi de se défendre publiquement contre les accusations.

United Grand Lodge of England

La Grande Loge Unie d’Angleterre a publié des annonces pleine page dans plusieurs journaux britanniques, appelant à mettre fin à la « discrimination » subie par ses membres, qui se plaignent de la représentation « déformée » d’eux.

Lorsque le journal The Guardian rapportait, par exemple, l’existence de deux loges maçonniques qui fonctionneraient en secret au Parlement britannique, composées d’hommes politiques ou de journalistes. Dans une autre plainte au Royaume-Uni, le président du principal syndicat de police d’Angleterre et du Pays de Galles a déclaré que les cercles francs-maçons au sein de la société empêchaient les réformes visant à promouvoir les minorités telles que les femmes et les Noirs.

David Staples, chef des francs-maçons anglais et gallois, a nié les allégations présentées dans le Guardian et a déclaré qu’aucun de ses membres n’était des parlementaires ou des politiciens.

« Nous ne sommes pas une société secrète », a-t-il déclaré à la BBC, ajoutant que la nouvelle du veto de la police maçonnique aux réformes des entreprises était « ridicule ».

cérémonies secrètes

Staples a également déclaré que la franc-maçonnerie anglaise organiserait une série d’événements portes ouvertes pour répondre aux questions du public sur la nature et le fonctionnement de l’organisation.

Ainsi, ils disent vouloir combattre l’hermétisme traditionnellement associé aux francs-maçons.

Peter, un jeune franc-maçon de Londres, a déclaré au Guardian : « Mes collègues savent que je suis membre d’une loge, et je n’ai jamais rencontré de frère franc-maçon qui refuse de rendre publique son adhésion ou qui cache ce que nous faisons. »

Chaque loge se réunit officiellement quatre fois par an, lors de cérémonies d’accueil de nouveaux membres qui peuvent durer une heure.

Mais ce qui se passe lors de ces événements a toujours été un secret bien gardé. « La meilleure façon de l’expliquer est que c’est comme une pièce de théâtre, dans laquelle chacun a un rôle« , a déclaré à la BBC un membre de la franc-maçonnerie britannique, sous couvert d’anonymat.

« Le Vénérable Maître (l’un des postes les plus élevés dans les loges) est l’acteur principal, avec la plupart des répliques. Au fur et à mesure que vous assistez aux cérémonies, vous devez apprendre des choses – il y a des questions auxquelles vous devez apprendre les réponses.« 

Mais ce qui est dit dans ces cérémonies n’est jamais révélé au monde extérieur.

D’une part, les francs-maçons n’accueillent pas leurs membres pour discuter de politique ou de religion ; d’autre part, cependant, l’une des conditions requises pour entrer dans les loges est, historiquement, la croyance en une puissance supérieure.

« (La tradition maçonnique) est basée sur le Temple de Salomon », a déclaré Anna, membre de l’une des rares loges maçonniques féminines britanniques, à la BBC. « C’est une allégorie, légèrement basée sur la religion. »

Faits sur les maçons :

  • Il y a environ 6 millions de francs-maçons dans le monde ;
  • Ils se rassemblent dans des temples qu’ils appellent loges (en anglais, lodge, ou logement, c’est là que se réunissaient les tailleurs de pierre chargés de la construction des églises ou des cathédrales) ;
  • Les groupements sont organisés par région ;
  • Les francs-maçons portent souvent une sorte de tablier, à cause de leur lien apparent avec les anciens tailleurs de pierre des cathédrales ;
  • Parmi les personnalités historiques liées à la franc-maçonnerie figurent le politicien Winston Churchill et les écrivains Oscar Wilde, Rudyard Kipling et Sir Arthur Conan Doyle.
GLUA à Londres
Freemasons’ Hall, Great Queen Street, London

Séparation par sexe

La franc-maçonnerie sépare les hommes et les femmes dans des loges séparées.

En Angleterre, par exemple, la première loge féminine a été créée en 1908, avec un Vénérable Maître masculin. Par la suite, elle n’a été intégrée que par des femmes, avec un veto sur la présence masculine. Elles sont également interdites dans les cérémonies masculines.

Selon la franc-maçonne Anna, cependant, « ous faisons les mêmes rituels (que les hommes), les mêmes cérémonies, même si nous sommes complètement séparés« .

Mais cette séparation des sexes est couramment la cible de critiques, y compris parmi les francs-maçons eux-mêmes.

Le franc-maçon Peter, par exemple, a déclaré qu’il souhaitait que « la Grande Loge (britannique) se modernise complètement un jour et permette aux deux sexes de se mêler ».

« Ce serait magnifique pour l’organisation », estime-t-il.

Un autre franc-maçon qui a requis l’anonymat a déclaré que « la franc-maçonnerie est ancrée dans les traditions et ses rituels sont particuliers, mais pas plus que dans l’Église catholique ».

Fidélité ou népotisme ?

Interrogés sur les raisons qui les ont poussés à rejoindre cette confrérie, les interviewés évoquent le « filon social » des loges, qui contribuent par des actions caritatives communautaires, et le sentiment de loyauté et d’appartenance entretenu par la franc-maçonnerie. « J’aime faire confiance aux gens, je suis très fidèle, donc ce genre de chose (faire partie de la communauté) m’a séduit« , a déclaré l’un d’eux à la BBC. « Au fil des ans, vous construisez des relations, vous vous faites des amis et vous formez un réseau. (Mais) j’utilise cette expression avec précaution, car ce réseau n’est pas là pour être utilisé à votre avantage personnel.« 

En fait, l’une des caractéristiques habituellement attribuées aux francs-maçons est qu’ils utilisent leurs positions sociales et professionnelles pour favoriser les autres membres et l’organisation elle-même . Les francs-maçons, cependant, prétendent qu’il s’agit d’un « mythe« .

GLUA

« Je pense que dans le passé, il y a probablement eu des cas (de népotisme et de favoritisme) mais je n’en ai jamais entendu parler parmi les francs-maçons« , a déclaré Anna à la BBC.

De plus, à différents moments de l’histoire, la franc-maçonnerie a été accusée de conspirer et d’influencer dans les coulisses de la politique.Staples, le chef de la Grande Loge britannique, a déclaré qu’une enquête menée par une commission spéciale du Parlement avait conclu qu’il n’y avait « rien de sinistre » dans l’activité de la franc-maçonnerie du pays.

Le rapport du comité recommandait cependant que les maçons occupant des postes dans la police et d’autres organismes publics soient tenus de déclarer publiquement leur appartenance à la confrérie.

Steve White, qui vient de quitter la présidence du syndicat de la police britannique et qui a dénoncé le blocus présumé des réformes par les francs-maçons, a estimé, dans une interview au Guardian, que « ce que les gens font dans leur vie privée ne regarde que leur affaire« . ( Mais) cela devient un problème quand cela affecte votre travail.

« Il y a eu des moments où des collègues à moi ont soupçonné que les francs-maçons étaient un obstacle à la réforme. Nous devons nous assurer que les gens prennent des décisions pour les bonnes raisons« , a-t-il déclaré.

La British Broadcasting Corporation, souvent désigné par son sigle BBC est un radiodiffuseur britannique de service public fondé en 1922

13/10/22 : « Les compagnons tailleurs de pierre » par Jean-Michel Mathonière à Saint-Rémy-de-Provence (Bouches-du-Rhône)

La Société d’histoire et d’archéologie de Saint-Rémy-de-Provence (SHA) dont l’objet est la recherche et les études relatives au patrimoine historique saint-rémois et provençal vous convie à une conférence de Jean-Michel Mathonière, spécialiste de l’histoire des compagnonnages, le jeudi 13 octobre à 18h30 au Ciné-Palace de Saint-Rémy-de-Provence (Bouches-du-Rhône).

Le site Compagnons et Compagnonnage(s)-Découvrir l’histoire des Compagnons du tour de France http://compagnonsdudevoir.fr/ est une véritable Bible et mérite à plus d’un titre d’être consulté

Infos pratiques : Conférence « Les compagnons tailleurs de pierre »

Jeudi 13 octobre à 18h30

Ciné-Palace, 4 av. Fauconnet 13210 Saint-Rémy-de-Provence

Tel 04 90 92 67 87/06 40 27 95 34 – cinepalace13210@orange.fr

Tarifs : 5 €/3 € pour les adhérents

Ouvriers d’Hiram Abiff. L’être humain et ses corps : Corps Vital (II)

De notre confrère vénézuélien elnacional.com – Par Mario Munera Muñoz PGM

Suite de l’article en 3 volets dont vous pouvez retrouver le numéro 1 ici

Les anciens chercheurs de la voie spirituelle, qui nous surpassent en grande sagesse, avaient déjà perçu que notre corps physique n’est pas seulement ce qu’il semble montrer, il est composé de sept corps, bien que la science ne les étudie pas, à quelques exceptions près, divisés en deux parties les sept corps que nous devons avoir : Triade Supérieure ou partie spirituelle (Atma – Budhi – Manas) et Quaternaire Inférieur ou Mortel, le Soi ou Ego (Kama-Manas, psyché ou corps mental – émotionnel ou astral, ou Linga Sharira – Prana ou Corps Vital – Physique ou Stula Sharira). 

Ces corps sont unis et coordonnés dans notre être à travers le fil appelé « Argent », et sont inséparables, sauf lorsque la mort survient, le fil d’Argent est rompu. Les différentes écoles philosophiques et ésotériques reconnaissent le « Corps Vital » sous divers noms, parmi eux, nous avons que la Théosophie l’identifie comme « Corps Éthérique » (Atherleib ou Corps de Vie) ou énergétique.

Il existe d’autres noms tels que « Corps Subtil », et d’autres l’identifient même avec « l’Aura Humaine ». Sa relation avec le « Corps Physique » est très étroite, elle lui donne la vitalité pour manifester l’Esprit Humain. Il est prudent de dire que le « Corps Vital » est également compris dans tous les êtres vivants de la Création, et chacun le manifeste selon les vibrations énergétiques de chacun. Lorsque nous vivons en harmonie avec la nature, nous prenons soin de notre corps éthérique et notre qualité de vie physique en dépend. Elle est différente de la réalité matérielle physique. Le Corps Vital ou Éthérique, pour le garder propre et mener une vie saine, doit pratiquer : une vie propre, un esprit ouvert, un cœur pur, sans préjugés.

Le corps physique est composé de deux aspects : l’un dense, physique, et l’autre est un corps éthérique, et les deux fonctionnent sur le plan physique, et ne sont séparés que lorsque la soi-disant mort se produit. Sur le plan physique, les corps ont deux qualités dans leur présentation : Forme et Substance. La forme est ce que nous percevons à travers les sens, et la Substance est ce dont la forme est faite et qui fait partie de l’Univers entier et contient tout. C’est la vraie forme qui compose tous les corps physiques. Or, cette Forme et Substance sont reconnues par les scientifiques comme une expression énergétique, et selon son état vibratoire, elle a différentes formes dans l’Univers. 

Il est reconnu que la plus haute énergie vibratoire de l’Univers est celle du GADLU ou Dieu, et à cette Grande Énergie que nous devons élever nos vibrations pour nous connecter avec elle et recevoir sa sagesse et sa connaissance. « Le Corps Éthérique ou Vital » est composé de cette énergie, et c’est pourquoi nous devons le garder propre de toutes sortes de préjugés, hypocrisies, fanatismes, pratiquant le détachement. Il n’y a personne dans l’Univers qui n’ait pas un Corps Ethérique ou Vital pour contrôler le « Corps Physique ». Ce Corps Vital est la région supérieure du Corps Physique, il soutient toutes ses fonctions, car aucun organe, aucun atome, aucun phénomène chimique, physiologique et biologique ne peut fonctionner sans l’énergie de ce Corps. Les « Nadis » (Ayurveda et Yoga) sont des canaux ou des tubes du « Corps Subtil » à travers lesquels l’énergie circule vers le « Corps Physique » et le contrôle, sur tous les plans, quelle que soit sa hauteur.

Cette énergie est soumise à l’état d’évolution ou niveau de l’état de conscience spirituelle, elle est transportée par les Nadis vers le système nerveux externe. L’aura du corps physique fait partie de l’énergie vitale, à travers laquelle certains états d’esprit et même une vie spirituelle élevée se manifestent. 

Le Corps Vital est responsable de la stabilité du Corps physique, il lui donne la lucidité. Lorsque l’heure du sommeil arrive, notre esprit quitte le corps sous forme astrale, voyageant à travers les dimensions spatiales ou à la recherche de Maîtres de Sagesse, lorsque cela se produit, le Corps Physique reste vivant, protégé par le Corps Vital ou Éthérique. 

Si nous violons notre nature, nous tombons malades. Quand on naît, le médecin sépare le bébé de la mère, c’est une grave erreur : le bébé a besoin du Corps Vital, de l’aura de sa mère au début de sa vie pour recharger son propre corps éthérique, qui était auparavant soumis à celui de sa mère, et ainsi pouvoir former son corps physique dans le futur. Ils ignorent que le bébé éloigné du Corps Vital de sa mère peut mourir. Observons simplement comment les animaux protègent avec leur corps l’être qui leur donne la vie. Le corps éthérique est totalement inconnu de la science médicale. 

Le Corps Éthérique porte son nom car il est composé de quatre « éthers », qui sont : Éther Chimique (par lequel s’effectuent les processus d’assimilation et d’élimination organique) – Éther de Vie (la possibilité de reproduction et de gestation de la vie) – Éther Lumineux (sert de support aux forces de gravité, aux calories et aux perceptions sensorielles) et Éther Réfléchissant (relatif à l’imagination, la volonté et les facultés de mémoire). Les éthers chimiques et vitaux sont d’un type inférieur et les éthers lumineux et réflecteurs sont d’un type supérieur.

La lumière, la chaleur et le son s’identifient à eux, l’Ame Sagesse a aussi son expression. Le Corps Vital doit être protégé des courants extérieurs afin que le Corps Physique devienne plus fin et plus fort, se reflétant dans le visage humain.

Suite et fin de la série avec le 3/3