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Florilège de vidéos TikTok… ils n’aiment pas les Francs-maçons

Comme chaque semaine, nous faisons un tour d’horizon des antimaçons et autres faiseurs de buzz autour de la Franc-maçonnerie. Cela va du farfelu qui dénonce le satanisme, à la journaliste « officielle » qui pointe les dérivent de notre art. Chacun appréciera.

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2022 – Sophie Coignard | Franc-Maçonnerie | Vidéo | https://www.myfraternity.org/post/2022-sophie-coignard-franc-maconnerie-video

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Quatre loges maçonniques offrent à plusieurs communautés différentes

De notre timesleaderonline.com

Quelle meilleure façon de célébrer les fêtes que de donner aux autres ?

C’est ce que les membres du programme de bénévolat maçonnique de quatre loges maçonniques – Flushing n ° 298 à Flushing, Amitié n ° 89 à Barnesville, Point Pleasant n ° 360 à Pleasant City et Harrison n ° 219 à Cadix – font chaque année pour les veuves et les membres seniors de la loge. Le programme de bénévolat maçonnique fait partie de la sensibilisation communautaire du centre de ressources à domicile maçonnique de l’Ohio et est coordonné par DeAnna Kinney en partenariat avec les loges maçonniques locales et les chapitres Eastern Star.

Cette année, 96 paniers de fruits ont été emballés et distribués. Les bénévoles peuvent témoigner de la satisfaction qu’ils ressentent en assemblant et en livrant les paniers. Ils savent qu’il vaut vraiment mieux donner que recevoir.

De nombreux récipiendaires ont exprimé leur gratitude pour le geste et ont accueilli une visite amicale pendant la période des Fêtes. C’était encore plus significatif cette année, car beaucoup ont été forcés de rester à la maison et de limiter les contacts avec les autres pour une troisième année, en raison de la pandémie de COVID-19 et de la grippe.

Un principe important de la franc-maçonnerie est que les veuves et les orphelins doivent être pris en charge. Ces francs-maçons profitent des vacances non seulement pour offrir un cadeau à ces veuves, membres de l’Étoile de l’Est et maçons supérieurs, mais surtout pour les rassurer qu’ils ne sont pas oubliés et qu’on prend toujours soin d’eux.

Les paniers contiennent des fruits, des bonbons et d’autres friandises. Le projet est financé par des dons de particuliers, des Loges et des collecteurs de fonds. Le Scio Sportsman’s Club offre également un soutien généreux chaque année.

Influences maçonniques – Les Francs-maçons et la Vème République

Dans la France d’aujourd’hui, des relations de la Vème République avec la Franc-Maçonnerie, le grand public ne retient trop souvent que les marronniers tentant de démontrer le pouvoir fantasmé, supposé ou réel de cette honorable institution discrète et vieille de plus de trois cents ans.

Jean-Michel Reynaud, auteur notamment de Chroniques d’un citoyen ordinaire (Bruno Leprince Éditeur, 1997) et de République et franc-maçonnerie (Bruno Leprince Éditeur, 2001) mais aussi de multiples articles de presse, porte un regard lucide et précis sur les éventuelles influences de la Fraternité sur la res publica à travers franc-maçonnerie au cours de ses soixante-cinq dernières années. Et s’il est bien une Obédience, telle une vigie,  qui s’inscrit comme dans la vie politique du pays et qui a fait de la liberté absolue de conscience et de la laïcité les clés de voûte d’une République indivisible, laïque, démocratique et sociale, c’est bien le Grand Orient de France.

Philippe Foussier, grand maitre du GODF de 2017 à 2018, posant devant la Marianne maçonnique

Préfacé par Philippe Foussier, Grand Maître du GODF, de 2017 à 2018, celui-ci nous décrit tout le mérite de l’auteur à « suggérer des pistes concrètes pour que les francs-maçons parviennent à faire triompher l’idéal émancipateur pour lequel ils ont prêté serment ».

L’abstract/introduction se fait l’écho d’une Maçonnerie toujours persécutée par les fascismes. L’auteur pose ensuite la question, primordiale s’il en est, de savoir aujourd’hui quel est le rôle des Francs-Maçons ?

Source : Atlas historique, Stock, coll. Le Grand Livre du Mois
 

Travaux et réflexions qui animent les Sœurs et Frères concernent des sujets sociaux et/ou sociétaux tels les droits de l’homme, l’état de droit et les libertés, les mœurs, la paix dans le monde, les conflits armés, l’environnement et le climat, pour l’essentiel. Il aborde aussi la Fraternelle parlementaire, la célèbre frapar, retraçant même par la suite les travaux de 2007 à nos jours…

Toutefois, Jean Michel Reynaud retrace la vie de l’Ordre depuis les guildes de métier jusqu’aux loges d’aujourd’hui nous conduisant à travers ces derniers siècles du 24 juin 1717 à la première République (1780-1804), de la seconde (1840-1851), de l’Empire (1852-1870), de la troisième (1870-1914), de la Commune de Paris – écrasée durant la « Semaine sanglante » à son après sous forme de monarchie parlementaire, aux actions des républicains et des avancées des socialistes,

Armoiries de la France : « D’azur, au faisceau de licteur posé en pal, sur deux branches de chêne et d’olivier passées en sautoir, le tout d’or lié par un ruban du même, chargé de la devise : Liberté-Égalité- Fraternité en lettres de sable. »

jusqu’à la Société des Nations, créée pour « développer la coopération entre les nations et pour leur garantir la paix et la sécurité » jet la lutte contre le fascisme. Une Franc-Maçonnerie encore et toujours présente. De même après la Seconde Guerre mondiale et l’horreur nazie, la IVe République jusqu’à l’arrivée du général de Gaulle au pouvoir. Ce sont ensuite des influences des Francs-Maçons sur les institutions de la Cinquième République, régime politique en vigueur depuis le 4 octobre 1958. Couvrant les événements de 68 et jusqu’aux présidences de François Mitterrand et d’Emanuel Macron…

François Mitterrand (1916-1996), président de la République française du 21 mai 1981 au 17 mai 1995.

Mais comment et de quelle manière l’influence d’une sociabilité comme la Fraternité peut-elle exercer autorité, ascendante ou encore pouvoir. L’auteur y voit tout d’abord la Fraternelle parlementaire en défense des valeurs républicaines, puis les différents communiqués de presse communs, de 2011 à 2022, des principales Obédiences françaises, avec comme point de mire, a défense de la République. Mais c’est surtout à travers la défense de la laïcité – Laïcité elle-même inscrite dans la Constitution du GODF, dont elle est l’ADN – donnant ainsi vie au ternaire Liberté-Égalité-Fraternité que s’exprime pleinement la laïcité qui, en droit, est le « principe de séparation dans l’État de la société civile et de la société religieuse » et « d’impartialité ou de neutralité de l’État à l’égard des confessions religieuses ». C’est la source de notre démocratie.

Emmanuel Macron, président de la République française depuis le 14 mai 2017.

Rappelant le prix de la Laïcité du Grand Chapitre Général du Rite Français du GODF, la conclusion de l’ouvrage stipule qu’il est encore temps de changer le monde et pour cela la Franc-Maçonnerie se doit d’être dans l’engagement social et les réalisations concrètes.

Jean Michel Reynaud – Préface Philippe Foussier

Conform édition, Coll. Pollen maçonnique, N° 26, 160 pages, 12 €

Déjà disponible chez Conform édition, l’éditeur, bien que ce numéro 26 de la collection Pollen maçonnique soit annoncé en sortie officielle le 15 janvier 2023.

Chroniques d’un citoyen ordinaire (Bruno Leprince Éditeur, 1997).
République et franc-maçonnerie (Bruno Leprince Éditeur, 2001).

Le Dessin de Jissey : Promotions 2023

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Suite aux vœux de 450 FM, un frère – déjà avancé dans ce que le REAA nomme : « HAUTS GRADES » – s’est confié à JISSEY de ses espoirs 2023…

Infox : La GLNM dénonce la diplomatie « bornée » et « arrogante » d’Emmanuel Macron

Du site marocain le1.ma

[NDLR : /!\ Il semble toutefois qu’il s’agisse d’une fausse information, d’une infox, d’une information fallacieuse, en deux mots d’une fake news ! Cette nouvelles mensongère semble avoir fait l’objet d’une large diffusion… Question : à qui profite-t-elle ?]

La Grande Loge Nationale Marocaine, d’obédience maçonnique et fidèlement et entièrement dévouée à sa Patrie, le Maroc et à son Souverain, le Roi Mohammed VI, a exposé dans sa dernière réunion sa vision très critique de la diplomatie « arrogante et bornée » du Président français Emmanuel Macron.

La réunion discrète de la Grande Loge Nationale Marocaine, la structure qui regroupe les francs-maçons du Maroc, dans un hôtel au centre de Rabat a tourné au procès du président français, Emmanuel Macron, rapporte Maghreb Intelligence.

«Les francs-maçons du Maroc, comme partout ailleurs, sont très déçus par Emmanuel Macron dont ils avaient fortement soutenu la candidature», indique le site d’information citant une source proche de la Grande Loge Nationale Marocaine à Rabat.

«Jour après jour, nous remarquons que la France est très mal gouvernée. De plus, la diplomatie française, sous Macron, part dans tous les sens», fustige la même source.

Les membres de la La Grande Loge Nationale Marocaine constatent les échecs à répétition du président français dans sa politique étrangère en globalité et plus encore au Maghreb et en Afrique.

«Les francs-maçons marocains avaient émis de sévères critiques quant à la politique maghrébine de Macron, mais également dans tout le continent africain où la France enchaîne les déboires depuis plusieurs années», souligne la source de Maghreb Intelligence.

Jamais les relations entre Paris et Rabat n’ont été aussi exécrables. Si le Maroc a toujours fait preuve de retenue et de sagesse vis-à-vis son partenaire historique, la France sous Macron a montré son visage diabolique.

La crise des visas à travers l’Elysée voulait faire pression sur le Maroc a fait pschitt. Car le Maroc regardait ailleurs. Et comme l’a si bien dit Nasser Bourita à l’occasion de la toute dernière visite de la Chef de la diplomatie française : « Au sujet des visas, des mesures unilatérales ont été prises. Le Maroc c’est interdit de les commenter par respect à une décision souveraine et unilatérale prise par les autorités françaises. Aujourd’hui la décision de reprise est une décision encore une fois unilatérale que le Maroc encore une fois respecte et nous confrontera pas officiellement ».

Dans une analyse de l’Institut Montaigne en date du 18 novembre 2019, publiée sous le titre «Macron ou les dangers de l’arrogance en diplomatie», Dominique Moïsi, politologue et géopoliticien français a écrit : « Un de mes amis allemands qui fut membre du gouvernement d’Angela Merkel, il n’y a pas si longtemps de cela, me faisait remarquer récemment que la chancelière commençait à s’irriter de l’assurance, frôlant l’arrogance, avec laquelle elle était traitée par le jeune président français. Elle allait presque jusqu’à regretter son prédécesseur, François Hollande. »

Et de conclure : « En dépit de ses limites nombreuses, la « vieille diplomatie », faite de modération, de nuances, de recherche de compromis, a aussi du bon. Il est difficile d’avancer le multilatéralisme de manière unilatérale. »

Nous sommes tous des Apprentis dans un monde de Maîtres

De notre confrère italien expartibus.it – Par Chrétien de Rosemunda

« Rappelez-vous que la franc-maçonnerie est une institution, et que nos institutions ne se mesurent pas à la vie des hommes ; rappelez-vous que, récemment réorganisée et moins acceptée comme une force civile vivante et vigoureuse, elle doit justifier son existence devant l’histoire par une vie industrieuse et civile, rappelez-vous, enfin, que comme nos aînés dans les Loges, ils ont accepté la tâche de reconstruire matériellement le pays, alors nous, si nous voulons être dignes d’eux, devons accepter celui de le reconstruire moralement. »
(Ernest Nathan)

La vie profane m’a fait rencontrer beaucoup de personnes qui pour différentes raisons m’ont appris ou ont toujours voulu m’apprendre quelque chose ; beaucoup m’ont certainement transmis beaucoup, mais d’autres se sont arrogé un droit qu’ils n’avaient pas, soit parce qu’ils n’avaient rien à éduquer – je suis sérieux ! – et parce que pour éduquer il faut d’abord « savoir ».

La vie laïque est pleine de gens qui ont toujours quelque chose à proposer, il y a toujours quelqu’un prêt à vous dire quoi faire.

Des mots, des mots, des mots… des centaines, des milliers de mots. Des concepts lancés là-bas, des théories farfelues, des points de vue simples.

Oh mon dieu, combien de gens parlent!

Jamais personne ne se demande si l’autre veut vraiment écouter et apprendre.

Le monde profane a un bavardage de fond, parfois agaçant. Je voudrais mettre mes mains sur mes oreilles, comme le font les enfants !

Vous ne pouvez pas toujours le faire, mais parfois vous faites semblant de prêter attention à ce que le « maître » de service essaie de vous inculquer avec force.

Mais alors, vous arrivez sur le seuil de la Loge, vous vous apprêtez à entrer dans le Temple et… soudain tout change, quel que soit votre rang, au Temple vous êtes Apprenti pour toujours.

Quelqu’un pourrait ne pas être d’accord et prétendre que l’on est un Maître pour toujours, car c’est le 3e degré qui compte, mais moi qui ai atteint le 3e et au-delà, je sais avec certitude que je serai toujours un Apprenti.

Dès qu’on franchit la porte et qu’on met le pied dans le Temple, il se passe quelque chose qui n’arrive pas dans le monde profane… c’est le franc-maçon qui a soif d’apprendre. De tout et de tous.

J’aime ce que j’ai appris sur le parcours initiatique que j’ai fait.

Tu apprends du silence qui t’entoure dans le Temple quand tu t’y retrouves seul, quand tu te retrouves avec tous tes Frères, que ce soit en plein travail ou à la récréation.

Vous apprenez toujours. Vous venez d’apprendre. Vous apprenez à apprendre.

Avec les bruits de fond des ouvriers travaillant dans l’atelier, j’ai entraîné mon oreille à écouter, à saisir les sages paroles de mes frères, surtout les plus âgés, en distinguant ce qu’il fallait vraiment assimiler, avant tout pour mon enrichissement spirituel et maçonnique, une sorte d’« écoute sélective ».

Je crois que la merveilleuse expérience d’être un apprenti est très formatrice pour le reste de son parcours maçonnique.

Chacun de nous devrait avoir son son personnel et l’écouter devrait le rendre euphorique et vivant, ou calme et paisible… En fait, l’un des sons les plus importants – et pour moi le son par définition – est le silence total, absolu. , André Kostelanetz, a donné cette définition au silence.

J’aime à penser qu’il en est de même pour nous francs-maçons. J’imagine que chaque Frère dans ce Silence rituel, connu de nous seuls, trouve la force, l’énergie, le désir, l’enthousiasme, l’obstination et la constance de puiser en lui pour toujours faire ressortir ce qu’il a de meilleur et les mots qu’il aimerait jamais pensé à prononcer

Silence à entendre.

Se taire pour savoir quoi dire.

Etre Apprenti dans le Temple pour être un digne Maître dans la vie profane.

Astrologie : l’hindouisme fait main basse sur le destin – Par Radio France

De notre confrère radiofrance.fr

En Inde, l’astrologie bénéficie d’une véritable reconnaissance officielle. Un phénomène accentué depuis l’arrivée au pouvoir du BJP. En effet, l’usage de l’astrologie participe au rayonnement de l’hindouisme.

Avec

  • Caterina Guenzi Maîtresse de conférences en anthropologie à l’EHESS
  • Emmanuel Grimaud anthropologue
  • Pierre Le Roux ethnologue, professeur à l’Université de Strasbourg.

Qu’ils soient politiciens en campagne, investisseurs soucieux de faire le meilleur placement, stars du cricket, ou amoureux transi voulant faire valider son choix pour envisager une vie commune… en Inde, de quel milieu qu’il soit, tout le monde ou presque demande à l’astrologie védique de l’aider à trouver la route à suivre.

Cette astrologie est très différente de celle pratiquée en France puisque la discipline, certes issue de la religion hindoue, y est néanmoins considérée comme une science. Entre croyance en un ordre cosmique et analyse basée sur des lois astronomiques, les astrologues indiens sont à la fois prêtres et chercheurs, astrophysiciens et devins.

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Cete industrie de la destinée fonctionne à plein. Or, au-delà de cet enjeu économique indéniable, l’astrologie védique est aussi un marqueur identitaire fort pour les Hindous, et plus encore pour le BJP, le parti nationaliste du Premier ministre Narendra Modi.

Pour répondre à ces questions, Julie Gacon reçoit Caterina Guenzi, maîtresse de conférences en anthropologie à l’EHESS et Emmanuel Grimaud, anthropologue et directeur de recherche au CNRS.

Seconde partie : le focus du jour

Chez les Jawis de Thaïlande : les pratiques divinatoires pour orienter le cours de sa vie

En Asie du Sud-Est, l’influence des pratiques divinatoires hindouistes comme celle de l’astrologie s’est ressentie depuis plusieurs siècles. Mais si la modernité a eu tendance à réduire le recours à ces pratiques, ce n’est pas terminé. En Thaïlande du Sud, les Jawis, des anciens Malais, construisent tous leurs choix quotidiens grâce aux pratiques augurales. Souvent, c’est aux chamans qu’ils font appel pour leur indiquer les rites à suivre afin de mener à bien leurs différents projets, que ce soit pour entreprendre un voyage ou pour la rentrée à l’université.

AVec Pierre Le Roux, ethnologue, professeur d’université à Strasbourg et membre du laboratoire Sage.

Une émission préparée par Barthélémy Gaillard et Julie Ducos.

Références sonores et musicales

  • Viswanandana Swami , docteur en physique et promoteur de l’astrologie védique et , Youtube, 15 septembre 2015
  • A. C. Bhaktivedanta Swami Prabhupada , fondateur de la société internationale pour la conscience de Krishna et commanditaire du plus grand temple védique au monde, Youtube , 15 septembre 2015
  • Bhakti Svarupa Damodara Swami, docteur en chimie, Youtube , 15 septembre 2015
  • Abhigya Anand, astrologue de 14 ans, Tone News, 16 avril 2020
  • Sahni mantra – Jyotish yug, Youtube, 31 mai 2020
  • « Tujh mein rab dikhta hai » du chanteur indien Roop kumar rathod

Tableau de réception de compagnon

De notre confrère histoire-image.org – Auteur : Hélène DELPECH

Une tradition légendaire rattache le compagnonnage à la construction du Temple de Jérusalem par le roi Salomon, Maître Jacques et Soubise. Mais les premiers documents écrits remontent à la fin du Moyen Age : enquêtes ou condamnations pour des rixes, des grèves ou des cérémonies jugées blasphématoires.

Malgré la suppression des associations en 1791, le compagnonnage reste toléré au XIXe siècle, car il assure une formation, un accueil et de l’embauche dans ses villes du tour de France. Tout en préservant ses secrets rituels, il se dévoile alors grâce aux publications de quelques compagnons, en particulier le menuisier Agricol Perdiguier, au soutien des romantiques comme Hugo, Lamartine et surtout George Sand, aux images répandues par la lithographie.

ANALYSE DES IMAGES

D’un type courant, personnalisée par des inscriptions manuscrites, cette lithographie représente le nouveau compagnon charpentier lyonnais devant la place Bellecour, avec un chien tenant sa gourde, symbole du voyage sur le Tour. L’habit souligne sa dignité. Il a reçu son surnom, ses rubans aux couleurs de son « devoir » et sa canne, à la fois souvenir du jonc de Maître Jacques, signe traditionnel d’autorité, soutien sur la route et arme dans les combats. Disposé en zones symétriques superposées, le décor alentour est riche. Il rappelle le rôle formateur du compagnonnage :
– La formation professionnelle avec les chefs-d’œuvre (charpente, escaliers) et les outils mis à l’honneur (fil à plomb et compas pour la conception dans l’espace, le « trait » ; herminette, hache, scie, gouge, bisaiguë acérée aux deux bouts pour l’usage.
– La formation morale, par l’exaltation en vers du travail, de l’honneur et de la vertu.
– La formation culturelle, remarquable chez des autodidactes, exprimée par de nombreux symboles à l’antique : Amours, Renommées, Architecture avec le compas, Vérité au miroir, Sagesse en Minerve, Justice avec le glaive et la balance, l’entrée du Temple de Jérusalem qu’évoquent deux colonnes.

Le décor révèle des habitudes particulières comme le goût du secret, cultivé par tradition, pour échapper à la surveillance de la police, peut-être aussi pour ceux qui ne savaient déchiffrer que les premières lettres de formules apprises par cœur : U.V.G.T. (Union, Valeur ou Vertu, Génie, Travail) ; U.P.F.S. (Union, Prudence, Franchise, Sagesse) ; G. (Gloire), L. (Louange) ; J.M.J. (Jésus, Marie, Joseph). A la fin du XIXe siècle, sous l’influence de la franc-maçonnerie, trois points ponctuent parfois chaque lettre.
Il montre aussi les gestes rituels effectués au grand jour : en bas à gauche un champ de conduite, où le premier compagnon porte la canne et le baluchon de celui qui part et doit faire mine de le retenir ; à droite, la « guilbrette », signe de reconnaissance où l’on boit ensemble, bras et cannes croisés.
L’aspect religieux est traité en deux zones où se mêlent tradition chrétienne et récits légendaires : en haut le saint patron, saint Joseph dans son atelier, et les pères fondateurs — Salomon sur le chantier du Temple dans la lanterne centrale ; à droite Maître Jacques (ou Soubise ?) ; à gauche, la découverte du corps d’Hiram, autre fondateur dont la légende se répand au XIXe siècle avec la franc-maçonnerie. Assassiné par des ouvriers mécontents, il est retrouvé grâce à son chien et à l’acacia qui pousse sur sa tombe. En bas, le site de la Sainte-Baume, la colline du Saint-Pilon et l’église Saint-Maximin (à gauche), Marie-Madeleine dans sa grotte (à droite), important lieu de pèlerinage qui lie le souvenir de la Madeleine et la légende de Maître Jacques. Après l’achèvement du Temple, Maître Jacques et Soubise se seraient séparés, Soubise débarquant à Bordeaux, Maître Jacques à Marseille. Retiré à la Sainte-Baume, il aurait été assassiné par des disciples de Soubise, qui l’aurait regretté, dit-on. Destiné à commémorer un événement majeur dans la vie d’un compagnon, cette image populaire est une somme de la culture compagnonnique. Mais c’est une image idyllique.

INTERPRÉTATION

Regroupant des hommes jeunes, habitués à user de leur force et fiers de leurs traditions, le compagnonnage est un lieu de violence : arbitraire des aînés, épreuves brutales infligées lors de la réception. Des batailles meurtrières opposaient fréquemment les « Bons Drilles Compagnons Passants du Devoir », ou « Devoirants » (enfants de Maître Jacques et de Soubise), et les « Gavots » ou « Etrangers du Devoir de Liberté », groupe né d’une scission en 1804 (enfants de Salomon). Au nom des idées de la Révolution et de la fraternité universelle rêvée par le romantisme, certains, comme Perdiguier, luttent contre l’obscurantisme et pour l’union, sans grand résultat.
Concernant à l’origine les métiers du bâtiment, le compagnonnage a accueilli avec réticence d’autres professions. A Lyon, les « Ferrandiniers » (du nom d’une étoffe, la ferrandine), constitués en 1832 chez les ouvriers tisseurs, n’ont été reconnus par le « Devoir des Enfants de Maître Jacques » qu’en 1841.
A la fin du XIXe siècle, avec les lois sur le droit de grève et de coalition (1864) et sur la liberté syndicale (1884), le monde ouvrier a d’autres moyens de se défendre. Artisanal et élitiste, peu soucieux d’action politique, le compagnonnage n’est pas adapté aux nouvelles conditions créées par la révolution industrielle. Avec le chemin de fer et l’enseignement professionnel, il perd la spécificité du tour de France. Les progrès du rationalisme ont miné les légendes. Mais il reste la qualité de sa formation professionnelle, la curiosité pour le mystère et, avec l’intérêt pour l’art populaire, le charme des chefs-d’œuvre et des images.

Remerciement : Hélène DELPECH, « Tableau de réception de compagnon », Histoire par l’image [en ligne], consulté le 29/12/2022. URL : histoire-image.org/etudes/tableau-reception-compagnon

Les étrennes et le bon plan livres ! D’occasions ou neufs à prix réduits…

L’an dernier, le lundi 19 décembre 2022, nous vous invitions à prendre connaissance de notre papier Beaux-Livres de la Franc-Maçonnerie : Notre sélection de Noël… en cadeau !

Aujourd’hui, en ce début d’année 2023, vient le moment des étrennes et de celui de faire des présent à l’occasion du premier jour de l’année. Dans ce cas, le mot étrenne est toujours employé au pluriel.

Vous avez donc dit étrennes ?

Titus Tatius

C’est de Rome que nous vient l’usage du premier jour de l’an et des étrennes. Tatius, roi des Sabins – qui par la suite régna sur les Romains conjointement avec Romulus – ayant, après la réunion des deux peuples, regardé comme un augure favorable qu’on lui eût fait présent, au premier jour de l’an, de quelques branches coupées dans un bois consacré à Strena, déesse de la force ou de la santé selon d’autres, convertit en coutume ce qui n’avait été que l’effet du hasard, et donna aux présents qu’il reçut depuis au renouvellement de chaque année le nom de Strenae, dont nous avons fait étrennes.

Figues sèches et dattes

À des branches d’arbre, bientôt les Romains substituèrent des figues, des dattes, du miel : symboles, comme nos confitures et nos dragées, de toutes les douceurs qu’ils souhaitaient à leurs amis pendant le cours de l’année nouvelle. Les clients joignaient une pièce d’argent aux étrennes qu’ils donnaient à leurs patrons, ce qui était un signe de tribut. Les trois ordres de l’État donnaient à Auguste des étrennes dont il employait le prix à l’achat de la statue de quelque divinité. Il pensait que les deniers du peuple devaient être consacrés à des objets d’utilité publique, et ne devaient pas entrer dans l’épargne de l’empereur. L’usage de recevoir des étrennes, tantôt imité, tantôt négligé par ses successeurs, ne s’est définitivement conservé qu’entre particuliers.

Simple don de plantes porte-bonheur à l’origine, elles se sont rapidement développées sous l’Empire romain : elles étaient constituées de don de nourriture, puis de vêtements, argent, objets précieux, meubles… D’origine païenne, les étrennes ont été condamnées comme pratique « diabolique » par les Pères de l’Église, dont saint Augustin.

Quant aux livres…

L’expression « livres d’étrennes » est couramment utilisée en France entre le milieu du XIXe siècle et au moins jusqu’à la Première Guerre mondiale pour désigner des beaux livres édités à cette occasion. Nos cousins québécois définissent le livre d’étrennes de cette façon : « Livre de grande qualité, généralement illustré, dont la couverture rigide est souvent richement dorée, que les éditeurs mettent en vente peu avant les fêtes de fin d’année et que les gens offraient traditionnellement en cadeau au jour de l’An, mais qui maintenant se donne aussi à Noël ».

Photo © Yonnel Ghernaouti

Tout en ajoutant cette note linguistique : « De nos jours, même si de beaux livres sont encore publiés et vendus peu avant les fêtes, avec cette idée que les gens les offriront en cadeau à Noël ou au jour de l’An, les éditeurs et les libraires ne semblent plus les placer dans cette catégorie. On emploie peu le terme livre d’étrennes, sauf lorsqu’il s’agit d’un livre ancien qui était classé comme tel. »

Au nouvel an, mais pas seulement, profitez des livres neufs soldés ou d’occasion.

En général, le cadeau d’occasion a, depuis peu, le vent en poupe. Reconditionné, upcyclé ou encore remis à neuf, n’hésitez pas à sauter sur l’occasion de la seconde main !

C’est donc de saison, offrez un cadeau « développement durable », un cadeau écolo, équitable, en un mot un cadeau éthique !

L’Usine Mode & Maison à Vélizy-Villacoublay – Photo © Yonnel Ghernaouti

Pour offrir à une Sœur ou un Frère ou pour vous-mêmes !

N’hésitez donc plus à franchir les portes de soldeurs et/ou déstockeurs de livres neufs à prix réduits ou de libraires d’occasion et profitez de promotions exceptionnelles sur des centaines de titres, avec de belles remises immédiates ! C’est ainsi que vous pourrez retrouver une sélection d’ouvrages de Franc-Maçonnerie. Avec des arrivages de petits prix tous les jours. Trouvez le livre qu’il vous faut ou le cadeau qui fera plaisir.

Photo © Yonnel Ghernaouti

« Lisons Moins Cher », boutique située au Centre Commercial L’Usine Mode & Maison à Vélizy-Villacoublay, propose une large sélection de livres neufs à prix réduits. Profitez d’un déstockage d’éditeurs allant jusqu’à 80 % moins cher que le prix d’origine ! Non sans humour, la devise de cet espace culturel est « Tout pour l’équipement de la pensée ». À retrouver aussi à Usine Center Gonesse.

Quelques exemples en photos !

Le croissant et le compas de Thierry Zarcone, vendu 14,40 € au lieu de 26 €

La Fabrique de la franc-maçonnerie française-Histoire, sociabilité et rituels 1725-1750, sous la direction de Thierry Zarcone, vendu 15,55 € au lieu de 28 €

Femmes et franc-maçonnerie-Trois siècles de franc-maçonnerie féminine et mixte en France de 1740 à nos jours d’Yves Hivert-Messeca et Gisèle Hivert-Messeca, vendu 17,60 € au lieu de 29,90 €

Le Diable dans les cathédrales-Le démon y aurait-il sa place ? de Jean-François Blondel, vendu 11,25 € au lieu de 18 €

TROIS CENTS ANS DE FRANC-MAÇONNERIE (éd. classique), collectif sous la direction de Jean-François Variot, par ailleurs « Prix spécial Tricentenaire » des prix littéraires de l’Institut Maçonnique de France (IMF) 2017, vendu 21,90 € au lieu de 35 €

Photo © Yonnel Ghernaouti

Mais vous trouverez aussi des ouvrages du Seuil, de Guy Trédaniel, des jeux de Tarots, etc.

Un grand merci à Mme Farida Moorel qui nous a réservé un très bel accueil.

Photo © Yonnel Ghernaouti

Les Franciliens connaissent aussi sans doute la célèbre librairie du 26. Du 26 boulevard saint Michel, Gibert Joseph bien sûr. Librairie généraliste et scolaire proposant des ouvrages, DVD et CD neufs et d’occasion, selon les magasins… À vous de chercher et detrouver dans votre ville, votre canton, votre département et votre région de telles possibilités d’achat, si tel est votre désir.

Photo © Yonnel Ghernaouti, 28.XII.2022

Sans oublier nos amis bouquinistes. D’ailleurs, la première apparition du terme « bouquiniste » est relevée dans le Dictionnaire universel français et latin, vulgairement appelé Dictionnaire de Trévoux : contenant la signification et la définition des mots de l’une et l’autre langues… en 1752, avec cette définition : « Qui se dit des vendeurs de vieux livres, de bouquins. »

Photo © Yonnel Ghernaouti, 28.XII.2022

Plus de 200 bouquinistes gèrent près de 900 boîtes sur les quais de Seine et proposent près de 300 000 livres, ainsi qu’un grand nombre d’estampes, revues, cartes de collection, etc.

En 2019, les 230 petites librairies à ciel ouvert, installées sur les quais de Seine font leur entrée au patrimoine culturel immatériel français. Un premier pas vers la reconnaissance au patrimoine mondial de l’Unesco. Les bouquinistes rejoignent ainsi un patrimoine prestigieux ou figurent, entre autres, la gastronomie, les métiers d’art, ou bien encore les métiers d’autrefois…

Le terme de « boucquain », sans doute dérivé du flamand boeckijn (« petit livre »), fait son apparition en 1459 et est attesté sous la forme « bouquin » vers la fin du XVIe siècle.

« Lisons Moins Cher » Vélizy, Rayon Franc-Maçonnerie, photo © Yonnel Ghernaouti

Comment ne pas évoquer aussi la célèbre librairie de référence au marché aux puces de de Saint Ouen, dans le 93. Avec ses 600 m2 et son kilomètre de rayonnage la « Librairie de l’avenue« , pilotée par l’inoxydable M. Henri Veyrier – célèbre soldeur, libraire et éditeur dans la seconde moitié du vingtième siècle – propose, depuis 1961, plus de 150 000 titres… Merci à Laurence, sa fille, pour son accueil !

J’en profite aussi pour souhaiter à mes Sœurs et Frères en humanité aussi, une bonne et heureuse année 2023 !

Que cette nouvelle année apporte Bonheur, Paix, Joie, Allégresse, Harmonie, Concorde, Amour et Fraternité à toutes et à tous. Mais aussi succès dans tous leurs projets et surtout l’accomplissement de leurs rêves. J’en profite pour citer Antoine de Saint-Exupéry « Fais de ta vie un rêve, et d’un rêve, une réalité » disait Antoine de Saint-Exupéry.

Que la paix règne sur la terre !

Que l’amour règne parmi les hommes !

Que la joie soit dans les cœurs ! Je vous souhaite de belles lectures pour l’année à venir… Et n’oubliez pas…

#DansMaZone, slogan de la région Occitanie
Librairie de l’avenue, Saint Ouen – photo © Yonnel Ghernaouti

Portons ainsi des santés à tous ceux qui nous sont chers !

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Les « éditos » de Christian Roblin paraissent les 1er et 15 de chaque mois.)

« Jadis, adolescent, moi le premier, j’enviais les autres, » aurais-je ainsi pu, par un calembour, inaugurer l’année dans un esprit très français, à ceci près que je n’ai jamais aimé fumer la cigarette et que j’ai attendu mes dix-sept ans pour entrer dans la carrière de l’amour où, s’il m’est arrivé de subir quelques licenciements, je n’ai guère connu le chômage. Aussi bien, mes camarades qui couraient après les clopes et les filles m’amusaient ou m’indifféraient, selon les circonstances. Il est vrai que je ne suis pas jaloux de tempérament.

Quant à mes obligations morales, ma longue pratique maçonnique m’a appris à les accomplir loyalement envers moi-même comme envers la société, sans escompter que d’autres s’en acquittent de même manière. La vertu de l’initiation est de placer les exigences sur son propre chemin et, ce faisant, d’aiguiser son regard, d’abord, sur soi-même, puis sur autrui, sans pour autant l’accabler des mêmes attentes. Certes, en maçonnerie, j’ai parfois été déçu par certains comportements mais, pour m’en tenir à mon expérience directe et ne pas enfler ma conscience de tous les potins qui se propagent comme des nuages de sauterelles, j’ai coutume de dire que c’est encore en loge que j’ai trouvé le meilleur rendement humain à l’hectare. Cet avantage n’a fait que s’accroître avec le temps. Peut-être suis-je devenu plus perspicace et plus magnanime, à la fois…  

Vite, vite, faisons des vœux, c’est le jour. Eh bien, que cette année, malgré les soucis qui la hanteront, vous caresse des beautés du monde et de la vie !  En cette période de libations, on pourrait ajouter, comme Jules Massenet dans son Werther : « Vivat Bacchus ! Semper vivat ! [1]» Portons ainsi des santés à tous ceux qui nous sont chers !


[1] Littéralement : « Vive Bacchus ! Qu’il vive à jamais ! » Bacchus était, dans l’Antiquité, le dieu de la Vigne, du Vin et des Festivités. On ne saurait exclure qu’il y ait ici une double allusion : l’une, au banquet d’ordre de la Saint-Jean d’hiver où l’on porte des santés rituelles ; l’autre, à l’acclamation : « Vivat, vivat, semper vivat ! », qui résonne en écho aux oreilles exercées…  

Quant à ce dieu romain, qui a gardé pour nom l’épithète de Dionysos, Βάκχος (Bákkhos) signifiant en grec ancien : « qui tonitrue », il a donné comme dérivés :  

  • « bachique », relatif au vin ou à l’ivresse ;  
  • « bacchanale », qui, en dehors des fêtes célébrées en l’honneur de Bacchus, désigne aussi des fêtes où l’on danse, où l’on mange, où l’on boit avec excès voire où l’on se déchaîne jusqu’à la débauche  – on parle parfois, de manière moins acerbe, de « la grande bacchanale de Noël », expression que l’on trouve sous la plume de Julien Green qui, dans son Journal (Le Bel aujourd’hui, 1955-58, p. 149), ne sait « quel autre nom [lui] donner » ;
  • Enfin, « bacchante », prêtresse de Bacchus et, originellement, d’un culte à mystères dédié à Dionysos – sa forme plurielle Βάκχαι (Bákkhai): Les Bacchantes, constitua le titre d’une tragédie d’EuripideDionysos, de retour à Thèbes, venge notamment sa mère des insultes proférées à son encontre par ses tantes ; une comédie musicale burlesque: Ah ! les belles bacchantes, réalisée en 1954 pour le cinéma par Jean Loubignac, d’après une pièce de Robert Dhéry, avec Louis de Funès et une distribution éblouissante, ne marquera, cependant, pas les annales d’une empreinte aussi profonde (à noter que les bacchantes renvoient ici non à l’appellation argotique facétieuse des moustaches mais bien à des prêtresses ayant tendance à se mettre à poil dans un spectacle de music-hall, faisant ainsi le lien entre bacchante et bacchanale). 

Pour en revenir à Jules Massenet, dans cet art de « polyphonie narrative » (Nicole Biagioli) associant le librettiste Édouard Blau à ce chef-d’œuvre qu’est Werther (créé en allemand à Vienne, en Autriche, en 1892, puis donné en français, un an plus tard, à Paris), il n’insère cette référence à Bacchus qu’au prélude de l’acte II, ce que nous visons ici – et non son Bacchus, opéra en 4 actes sur un livret en français de Catulle Mendès (Paris, 1909).