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Pourquoi la franc-maçonnerie inspire-t-elle autant de théories du complot

De notre confrère brésilien br.noticias.yahoo.com – Edison Veiga – De Milan à BBC News Brésil

Parfois c’est un nouveau livre, à un autre moment c’est une déclaration politique. Les théories et les conspirations impliquant la franc-maçonnerie, cette société qui a toujours eu son aura de mystère, peuplent la fiction à succès, comme The Lost Symbol, de Dan Brown jusqu’à la campagne électorale brésilienne de 2018.

Mais qu’est-ce que la franc-maçonnerie ? Avec environ 170 000 membres au Brésil, c’est une société autrefois secrète, à caractère philosophique et philanthropique. Ses membres défendent les principes de liberté, de démocratie, d’égalité et de fraternité, en plus d’être passionnés par le perfectionnement intellectuel. On estime qu’il y a 3,6 millions de francs-maçons dans le monde.

Maçons

Son origine remonterait au Moyen Âge, lorsque les professions étaient regroupées en corporations artisanales – les soi-disant guildes. Les maçons ou bâtisseurs, dotés des connaissances héritées des techniques romaines et grecques, s’organisèrent en l’un de ces groupes. Et, pour survivre face à une éventuelle concurrence, ils gardent les secrets de la construction civile, craignant que les techniques ne tombent dans le domaine public.

Ainsi, le groupe est né : comme un moyen de garantir l’hégémonie du savoir et, en même temps, de permettre un échange d’informations entre cette confrérie de bâtisseurs. Peu à peu, d’autres sujets ont été introduits dans les conversations. Ce qui n’était que des regroupement d’ouvriers a donc pris de l’importance en termes de débat.

En tant que société philosophique et philanthropique, la franc-maçonnerie a officiellement, selon les textes, été fondée le 24 juin 1717 en Angleterre. C’est l’idée originale de deux pasteurs protestants, James Anderson et JT Desaguliers, conformément aux principes de la libre pensée qui ont guidé le mouvement connu sous le nom des Lumières.

Historiquement, la société n’accepte que les hommes. Selon eux, c’est une question de tradition : la franc-maçonnerie étant issue des corporations artisanales de tailleurs de pierre médiévaux – et elles étaient strictement masculines – la règle a été maintenue.

Porte en bois avec inscriptions
Au début, la société a été constituée afin de protéger les informations sur la construction civile

Le pouvoir est venu aux États-Unis. Là, les francs-maçons ont joué un rôle important dans l’indépendance américaine et, sans surprise, sur les 55 signataires de la déclaration d’indépendance, neuf venaient de la franc-maçonnerie. Sur les 39 qui ont adopté la Constitution, 13 étaient des francs-maçons. Benjamin Franklin était franc-maçon. George Washington, le premier président américain aussi. Au tournant du 18e au 19e siècle, la franc-maçonnerie était un « club » qui réunissait les esprits les plus influents et les plus à l’écoute de la planète.

Les francs-maçons ont également influencé la Révolution française – on dit que la Marseillaise, hymne de la France, a été composée dans une loge maçonnique.

Influence sur l’indépendance sud-américaine

L'illustration montre le torse d'un homme vêtu d'un costume et la tête remplacée par un symbole faisant référence à la franc-maçonnerie
La société n’autorise que les hommes d’âge légal, avec une adresse fixe et des revenus propres

En Amérique du Sud, ce n’était pas différent. Selon les études du chercheur anglais Andrew Prescott, auteur de L’histoire de la franc-maçonnerie da Marca , la société a participé aux processus d’indépendance de tous les pays d’Amérique du Sud. Sur la liste des illustres francs-maçons figurent le Vénézuélien Simon Bolívar, l’Argentin José de San Martín et le Chilien Bernardo O’Higgins. Outre, bien sûr, D. Pedro 1º.

« La franc-maçonnerie a influencé le processus d’indépendance et, après Sete de Setembro, des réunions dans les loges maçonniques ont demandé l’aide des frères pour que D. Pedro soit reconnu comme empereur constitutionnel du Brésil », explique l’historien Paulo Rezzutti, auteur de la biographie D. Pedro – Le Histoire non racontée .

La franc-maçonnerie brésilienne a nommé Pedro 1er Grand Maître de la société. Et il prit le surnom de Guatimozin – le nom donné par les chroniqueurs espagnols au dernier empereur aztèque.

Ce n’était pas seulement l’Indépendance. La République est également passée par un franc-maçon, le maréchal Deodoro da Fonseca.

Conspirations

Le terreau fertile des conspirations a deux raisons : le fait que la franc-maçonnerie est une société exclusive, c’est-à-dire un club où n’entrent que des invités et dont les réunions se tiennent à huis clos ; et à cause du nombre élevé de célébrités dans l’histoire qui faisaient autrefois partie de la société.

De cette combinaison de facteurs est également née la théorie du complot bien connue sur le supposé « Nouvel Ordre Mondial ». Selon cette légende, ce serait un plan pour que le monde ait un gouvernement unique, planifié et commandé par des francs-maçons. En pratique, cela n’a aucun sens : même les loges maçonniques ne sont pas uniques d’un point de vue organisationnel ; chaque maison est indépendante et abrite des confrères avec des points de vue différents.

Francs-maçons lors d'un événement organisé à Salvador
Confédération maçonnique brésilienne fait preuve d’efforts pour combattre les mythes sur la société | Reproduction/Comab

La Confédération maçonnique brésilienne (Comab) s’efforce de combattre les mythes sur la société. Selon l’organisation, les francs-maçons ne sont pas anti-catholiques, ni « racistes et élitistes », comme beaucoup le pensent.

« Quant au racisme, la franc-maçonnerie établit explicitement l’égalité entre les hommes sans distinction de race, de croyance ou de couleur. Si l’on considère que seuls les hommes vertueux et les représentants de la société sont invités à participer à la franc-maçonnerie, on peut dire qu’il s’agit d’une élite, bien que correcte c’est-à-dire qu’elle impose des critères stricts pour l’initiation d’un nouveau membre », souligne la Confédération.

Billet

Pour devenir franc-maçon, vous devez recevoir une invitation ou postuler – de nos jours, les associations maçonniques affichent souvent des formulaires d’intérêt sur leurs sites Web. La société n’accepte que les hommes d’âge légal, avec une adresse fixe et des revenus propres. Avoir une religion n’est pas obligatoire, mais il est nécessaire de croire en Dieu. Si le sujet est marié, il doit avoir le consentement de la famille.

Le débutant subit une évaluation qui peut durer jusqu’à un an.

« Ayez de la patience. Ce processus peut prendre un certain temps et nous devons nous assurer que vous serez un élément utile à notre Institution, ainsi que vous devez être sûr que votre décision sera bénéfique pour vous et votre famille« , informe le « Grand Lodge Masonic Church of the State of Rio de Janeiro », dans un message aux personnes intéressées.

Dîner rituel organisé dans une loge maçonnique à Rio de Janeiro
Dîner rituel organisé dans une loge maçonnique à Rio de Janeiro ; l’évaluation de l’entrée d’un nouveau membre peut prendre des mois | Photo : Reproduction / GLMERJ

Tout peut être investigué : vie financière, casiers judiciaires, cercle d’amis, relations de travail. Le nom est soumis aux autres membres et le candidat doit être approuvé à l’unanimité.

Une fois à l’intérieur, le novice doit conclure le pacte de silence. En d’autres termes, rien de ce qui y est discuté ne peut être divulgué. Les francs-maçons font souvent du bénévolat dans des institutions philanthropiques et s’entraident également en cas de besoin.

Historienne à l’université de São Paulo, Solange Ferraz de Lima dit avoir été surprise par le réseau franc-maçon lorsqu’elle a étudié la vie et l’œuvre du peintre et décorateur italien Oreste Sercelli. Elle a remarqué qu’il avait rapidement pris de l’importance dans les cercles sociaux brésiliens dès son arrivée dans le pays. Bientôt, il trouva l’explication : il était lié à la franc-maçonnerie – et avait donc le soutien de ses confrères.

« L’histoire de la franc-maçonnerie est très intéressante. C’est impressionnant comme ils sont présents partout », dit l’historien. « Ils ont cette capacité à s’articuler, c’est un réseau très puissant. Mais, fait intéressant, il n’est pas beaucoup étudié, car ils sont très fermés. »

C’est une fraternité. Et exclusivement masculin. Les femmes et les enfants sont les bienvenus lors d’activités sociales et d’événements festifs – jamais lors de rassemblements ordinaires.

Selon les francs-maçons, le veto des femmes est une question de tradition : la franc-maçonnerie étant issue des corporations artisanales de tailleurs de pierre médiévaux – et elles étaient strictement masculines -, la volonté a été maintenue.

Malgré toutes ces règles et cette imagerie, la société est considérée comme beaucoup plus ouverte que par le passé. Critique de l’ordre, l’ancien franc-maçon britannique Martin Short a écrit, dans son livre Inside The Brotherhood , que la franc-maçonnerie subit cette transition.

Selon lui, ce qui était une société secrète, est aujourd’hui une société discrète. Mais bientôt, estime l’auteur, la franc-maçonnerie sera une société civile ouverte.

La Loge maçonnique Etienne Dolet ouvre son temple

De notre confrère magcentre.fr – Par Jean-Paul Briand

La Loge maçonnique orléanaise Etienne Dolet organise son 120ème anniversaire* le 22 octobre prochain. Gilles Kounowski, haut responsable au niveau national du Grand Orient de France (GODF), a accepté de répondre aux questions de MagCentre et de faire visiter le temple de la Loge Etienne Dolet dont il fut le Vénérable Maître. 

MagCentre : La Franc-maçonnerie (FM) a longtemps revendiqué le secret. Est-ce toujours la règle ?

Gilles Kounowski

Gilles Kounowski : La FM n’a rien de secret. Elle est plutôt discrète. Il suffit d’aller sur Internet pour savoir ce qui se passe dans nos Loges. Ce qu’on appelle le « secret maçonnique » relève de l’intime. Chaque franc-maçon, depuis son initiation, c’est-à-dire depuis son admission au sein d’une Loge, va faire son propre chemin, à son rythme et selon ses aspirations. Certains souhaiteront réfléchir aux questions qui animent la société, d’autres seront attirés par la dimension symbolique de la relation de l’homme à son environnement. Le secret c’est donc le cheminement et le travail personnel de chacun. Ce travail se traduit par des contributions sur des sujets qui se posent à notre société.

Depuis la période de l’occupation et du régime de Vichy, qui a vu la Franc-maçonnerie persécutée, les Loges sont souvent restées discrètes pour ne pas exposer leurs membres. Le GODF considère que cette période est révolue et souhaite communiquer avec le grand public. 

MagCentre : Pouvez-vous nous parler du rôle de Vénérable Maître (VM), des loges maçonniques en région Centre-Val-de-Loire et de leurs travaux ?

GK : Le VM, élu chaque année par les membres de la Loge, anime et dirige les travaux de la Loge durant les réunions, qu’on appelle « Tenue ». Il assure la présidence de l’association loi de 1901 qui est la forme juridique de la Loge. En région Centre-Val de Loire, les Loges ont souvent une histoire ancienne depuis le XVIII ou XIXème siècle. Il y a 4 loges du GODF à Orléans, 6 à Tours, 2 à Bourges, 2 à Montargis, 2 à Blois et Vendôme, 1 à Gien. Au total il y a 1400 loges du GODF (15% hors de France) dont 82 dans la grande région Centre (qui comprend aussi l’Auvergne, le Poitou et le Limousin).

Etienne Dolet

 En ce qui concerne leurs travaux, sachant que chaque Loge est « souveraine », libre de ses choix, ils seront divers en fonction des préoccupations de chacun. Quelques sujets essentiels sont partagés entre toutes les Loges du GODF : la Laïcité, le développement durable, la relation de l’homme au travail (question du Revenu universel inconditionnel par exemple), la santé publique et la bioéthique. Sur ce dernier sujet, le GODF est extrêmement attentif au projet concernant la fin de vie. De façon générale, toutes les questions qui concernent la République et la démocratie sont majeures pour les Loges qui ouvrent leurs travaux deux fois par mois sous l’égide du triptyque républicain : Liberté, Egalité, Fraternité.

MagCentre : Comment la Franc-maçonnerie s’adapte à la mixité ?

GK : Au sein des Loges, la mixité a longtemps été discutée. C’est parce qu’aucune réponse satisfaisante n’a été donnée à cette revendication, que s’est créée, en 1901, la première obédience maçonnique mixte : la Fédération internationale du Droit Humain. Elle a été fondée par des frères du GODF et des sœurs pour permettre à toutes les parties de l’humanité de se retrouver en maçonnerie. Le débat s’est poursuivi au sein du GODF qui a fini par considérer, en 2010, que les Loges étaient libres d’accueillir des sœurs. Les choses sont ensuite allées très vite. La Loge Etienne Dolet à Orléans, qui compte près de 90 membres, accueille (initie) désormais autant de jeunes maçonnes que de jeunes maçons. Le temps n’est pas très éloigné qui verra une sœur élue au poste de Vénérable Maître de la Loge.

MagCentre : Par le passé, certains membres du GODF ont eu une influence sur la société française et sa vie politique. Qu’en est-il en 2022 ?

GK : C’était particulièrement vrai sous les 2ème et 3ème Républiques. C’est beaucoup moins vrai depuis. Certains francs-maçons ont joué des rôles importants dans la vie politique française contemporaine, mais leur qualité de franc-maçon n’était qu’accessoire. On peut penser au Sénateur Caillavet qui a œuvré pour la contraception, l’IVG aux côtés de Simone Veil, le droit de mourir dignement, bien avant la loi Claeys-Léonetti.

Après la Libération plusieurs élus orléanais ont fréquenté nos Ateliers (autre nom des Loges) comme l’ancien maire d’Orléans, René Thinat. Mais, contrairement à l’influence qu’avaient pu avoir des franc-maçons célèbres du XIXème siècle comme Jules Ferry, Aristide Briand, Jean Jaurès, la présence maçonnique est beaucoup moins marquée aujourd’hui.

Fort de ses 55 000 membres, le GODF constitue un réservoir important de savoirs et de savoir-faire, auquel la République fait régulièrement appel. C’est par exemple le cas lors de débats sur la bioéthique ou le droit de mourir dans la dignité. Nous sommes « auditionnés » par les autorités publiques. La force de notre parole réside dans les travaux menés au sein de nos Loges depuis de nombreuses années sur ce sujet. Comme les franc-maçons sont engagés dans la société, il n’est pas rare qu’ils défendent dans le monde profane, politique, associatif ou syndical les idées développées au sein des Ateliers.

MagCentre : Les membres du GODF sont très attachés à la laïcité. Comment vivez-vous sa remise en cause ?

GK : Sur la Laïcité, nous devons constamment remettre l’ouvrage sur le métier et faire face aux multiples tentatives de remise en cause. Alors qu’elle est la garantie de nos libertés, et en premier lieu de la liberté absolue de conscience, certains de ses ennemis (à l’extrême droite, comme à l’extrême gauche désormais, mais évidemment aussi chez les intégristes religieux de tous poils) voudraient la faire passer pour liberticide. Auprès d’un certain public manipulable, ça marche. Nous en appelons constamment à la raison pour faire la démonstration de la supériorité d’un régime dans lequel les croyances ne peuvent s’imposer sur les savoirs, la règle particulière sur la règle commune. Nous soutenons toutes les organisations qui militent en faveur de la Laïcité. En cela, nous, francs-maçons du XXIème siècle, sommes fiers de poursuivre l’œuvre de nos prédécesseurs qui ont imaginé et facilité la mise en œuvre d’une République, laïque, démocratique et sociale.

Inscription préalable ICI afin d’assister à la conférence

Points de Vue Initiatiques – Pour un universalisme du XXIe siècle ?

Revue de la Grande Loge de France – Pour un universalisme du XXIe siècle ? – GLDF, # 205, septembre 2022, 120 pages, 8 €

Avec, en 2e de couverture, un extrait du chapitre 1 de la Constitution de la Grande Loge de France, le lecteur sait, tout de suite, où il est. Au sein d’obédience maçonnique qui pratique une franc-maçonnerie traditionnelle, initiatique et spiritualiste : « La Franc-Maçonnerie est un ordre initiatique traditionnel et universel fondé sur la Fraternité… »

Olivier Balaine

Après l’éditorial du directeur de rédaction Olivier Balaine, précisant que ce numéro complète le précédent sur l’humanisme, le traditionnel mot du Grand Maître, Thierry Zaveroni, nous offre son premier message. Après deux articles ayant trait à l’universalisme avec dont un concernant « Une morale universelle la déclaration universelle des droits de l’humanité » et « L’Antimaçonnisme refus des lumières, refus de l’homme libre ? »,

Francis Wolff

la revue invite en entretien le philosophe Francis Wolff, professeur émérite à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm à Paris, sur son travail philosophique à l’occasion de la récente sortie de son livre Le monde à la première personne- Entretiens avec André Comte-Sponville (Fayard, 2021).

Jean-Pierre Thomas

L’histoire occupe un place particulièrement belle et ravira le lecteur qui manifeste un vif intérêt dans ce domaine spécifique. Avec deux articles de Jean-Pierre Thomas, historien, Grand Officier à a Culture de la GLDF et auteur de très nombreux ouvrages liés à la Franc-Maçonnerie, et notamment du tout récent Les Grands Maîtres de la Grande Loge de France du XVIII° au XXI° siècle (Numérilivre, 2022). Il signe les articles « Les francs-maçons français dans la guerre d’Amérique. Un combat universaliste au siècle des Lumières » et la rubrique « Portrait d’initié » avec Franklin Delano Roosevelt (1882-1945) – initié le 10 octobre 1911 au sein de la Loge « Holland » n° 83, à l’Orient de New York et fut 32e degré du REAA en 1929. Par ailleurs, le nom d’un des deux plus grands Temples de la rue Puteaux porte son nom – inauguré le 9 décembre 1948 ; une cérémonie en présence de Mme Éléonore Roosevelt.

La 4e de couverture

À cela s’ajoute toujours, en histoire, de Jean-François Decraene « Quand l’humanisme maçonnique rayonne depuis le Panthéon ». Une façon d’aller à la découverte de cette nécropole nationale issue des Lumières et de la Révolution qui célèbre les grands défenseurs de l’humanité et de la liberté tel que Voltaire, Condorcet, Victor Schoelcher, Félix Éboué, Gaspard Monge, Pierre Brossolette jusqu’à Joséphine Becker, depuis le 30 novembre 2021.

Le lecteur retrouvera ses rubriques habituelles : D’Orient et d’Occident, Arrêt sur image, le quiz de Patrick, L’air du temps et les recensions.

En dernière page, la revue nous annonce le sommaire du N° 126, en décembre prochain consacré à « Pensée et action ». Elle propose, en 3e de couverture, un poème de Jean-François Pluviaud, membre de la rédaction.

La revue Points de Vue Initiatiques : une présentation de la revue de la franc-maçonnerie par la GLDF

Points de Vue Initiatiques (PVI) est la revue trimestrielle de la Grande Loge de France. Chaque numéro (de 120 pages environ, format 18 x 24 cm) est rédigé par des auteurs francs-maçons, à l’exception de quelques invités. Le magazine a pour but de vous accompagner dans votre démarche d’initiation à la franc-maçonnerie de tradition, vous aider dans votre réflexion et vous éclairer dans vos travaux.

Le premier numéro de la revue Points de Vue Initiatiques a été publié en 1965. C’était alors la première édition par la GLDF qui s’adressait aussi bien aux francs-maçons qu’aux profanes. Mais l’histoire des revues publiées par notre obédience est encore plus ancienne, avec les Cahiers de la Grande Loge de France ou encore les bulletins intérieurs d’avant-guerre. Soit au total plus de 21 000 pages !

Aujourd’hui, la revue trimestrielle de la GLDF rassemble les meilleurs textes contemporains sur l’initiation, le symbolisme, la philosophie et l’histoire de la franc-maçonnerie. Une multitude de sujets d’études et de discussions

Nos auteurs et frères maçons emploient un langage clair et à la portée de tous pour faire de PVI un véritable outil de travail, au centre des débats et des recherches des francs-maçons et des non-initiés souhaitant s’élever spirituellement, moralement et intellectuellement.

Les auteurs n’abordent pas uniquement les enjeux de la pratique maçonnique française et ne se concentrent pas sur l’initiation en Grande Loge de France.

Au contraire, Points de Vue Initiatiques permet de s’intéresser à la spiritualité, au développement et à la philosophie en abordant des sujets variés, comme l’histoire de la franc-maçonnerie à travers le monde, les civilisations anciennes, parfois même les philosophies orientales.

Les réflexions de la franc-maçonnerie en revue

Chaque exemplaire de notre revue s’organise autour d’un grand sujet, cela peut être :

Des thématiques chères à la pratique de la franc-maçonnerie : l’initiation, le perfectionnement, les rapports entre franc-maçonnerie et les religions.

D’importants sujets de sociétés : les nouvelles formes de spiritualités, la transmission aux générations suivantes…

Tous les numéros de Points de Vue Initiatiques débutent par un message du Grand Maître de la Grande Loge de France. Vous aurez ensuite l’occasion de découvrir de nombreux articles inédits autour de la thématique principale, abordée chaque trimestre.

La boutique de la Grande Loge de France permet de commander les ouvrages de la GLDF ainsi que les numéros de Points de Vue Initiatiques en version PDF ou papier https://bit.ly/3Csd1dU

Pour toute question, n’hésitez-pas à nous écrire à l’adresse redaction@gldf.org

La Tradition spirituelle et humaniste de la Grande Loge de France. PVI, c’est :

  • des textes de référence pour tous : Écossisme – Ésotérisme – Symbolisme – Initiation – Histoire – Religions – Philosophie – Culture – Connaissance… ;
  • des personnalités de renom : Gérard Garouste – Marc-Alain Ouaknin – Georges Chapouthier – Jean Audouze – André Comte-Sponville – Abdennour Bidar – Mario Botta – François Dubet – David Le Breton, etc.

La Maçonnerie est née au siècle des Lumières. La question posée Olivier Balaine est de savoir si les Lumières nous éclairent toujours !

Découvrez le numéro 205 Pour un universalisme du XXIe siècle https://bit.ly/3eocUZ0

PVI, en téléchargement https://bit.ly/3Cpephr

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Devenir Franc-maçon ? https://www.gldf.org/devenir-franc-ma...

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Source : Grande Loge de France https://www.gldf.org/

Carcassonne : Comment être franc-maçon au XVIIIe siècle ?

De notre confrère ladepeche.fr

Née en 1717 en Angleterre, la Franc-Maçonnerie moderne ou « philosophique », qui reprend les rites et outils de la maçonnerie médiévale, se répand très rapidement en France et atteint officiellement Carcassonne en 1757. Dans la période qui court jusqu’à la Révolution, on dénombre pour la ville 16 créations de loges totalisant 436 frères. Cependant, les effectifs varient fortement dans le temps, car de nombreux affiliés sont des officiers des régiments de passage dans la ville, si bien que les périodes actives alternent avec des phases atones.

Les activités des loges

Les réunions des frères sont marquées par les cérémonies accompagnant les réceptions des nouveaux adhérents et l’évolution dans la hiérarchie, puisqu’on est successivement apprenti, compagnon et maître, pour atteindre éventuellement le poste suprême de vénérable. Le tout ne se concevait pas sans banquets arrosés de vin et de divers alcools. Entre les différentes loges, les rivalités sont incessantes, elles opposent en particulier la Parfaite Amitié, la Parfaite Vérité et les Commandeurs du Temple. Chacune voulant établir son hégémonie sur l’Orient carcassonnais, les débats sont âpres, les échanges injurieux, assortis de menaces et de pressions sur les autorités toulousaines qui ont en charge la médiation lors des conflits.

Le recrutement des ateliers

L’entrée dans la maçonnerie supposant le versement d’une somme élevée, doublée d’une cotisation annuelle, les loges recrutent dans les milieux aisés. Les nobles, dont les quatre cinquièmes sont officiers, l’emportent avec 38 % du total, suivis par le groupe formé par les marchands-fabricants, les négociants et les financiers (16 %). On trouve ensuite le monde de la justice et les médecins (14 %), enfin les artisans et petits marchands (9 %). Les quelques domestiques adhérents sont les « frères servants » voués au fonctionnement matériel des loges. Fait notable, le clergé tient une place non négligeable avec 10 % de l’ensemble, car il n’y a pas à cette époque d’incompatibilité avec la maçonnerie, qui témoigne d’un grand esprit de tolérance. Dieu est évoqué sous l’appellation du Grand Architecte de l’Univers, le futur apprenti déclare qu’il est « bon catholique » et prête serment sur l’Evangile, tandis qu’un cantique accompagne la fin de chaque réunion.

À l’encontre de certains, pour lesquels les loges ont été à l’origine d’un vaste complot préparant la Révolution, les frères carcassonnais manifestent un loyalisme constant envers le Roi, l’Etat et l’Eglise. Un vocabulaire « éclairé » est bien proclamé (fraternité, égalité, amitié, félicité publique), mais on rejette la proposition d’ouvrir un cercle de discussion en 1783, on refuse de voir adhérer les femmes, comme d’initier un juif. Un désir de cohésion peut expliquer ces attitudes, cohésion renforcée par des différences de recrutement d’une loge à l’autre, dont nous verrons un exemple avec les marchands-fabricants.Marcoul (N.), La Franc-maçonnerie dans l’Aude des origines à 1815, Bull. Sesa, 1993.Tirand (P.), Loges et francs-maçons audois, 1757-1946, C.P.C.C, 2002.

25/11/2022 : Conférence du DROIT HUMAIN sur « Les secrets du Petit Prince » à Mont-de-Marsan (Landes)

Le « Petit Prince » d’Antoine de Saint-Exupéry est le conte initiatique le plus lu sur la planète. Sous couvert d‘une fiction pour enfants et d’une fraternité inédite entre le Petit Prince et un mouton, cette œuvre poétique et philosophique développe des thématiques chères au francs-maçons, car toutes chargées de nombreux symboles.

Laurence Vanin

À l’initiative de la loge montoise « Amour et Persévérance » de la Fédération française de l’Ordre Maçonnique Mixte International Le DROIT HUMAIN, une conférence de Laurence VANIN sera organisée le vendredi 25 novembre 2022 à 19h30 dans la salle du Petit Bonheur située au 25 rue de la ferme de fatigue à Mont-de-Marsan.

L’entrée est libre et un pot de l’amitié clôturera cet évènement.

Laurence VANIN, philosophe et enseignante, est l’auteure d’un livre consacré aux richesses philosophiques du Petit Prince (voir son profil via ce lien). Son exposé sera précédé d’une présentation de la Fédération française du DROIT HUMAIN.

Ambrose Otieno révèle enfin le secret vestimentaire des francs-maçons

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De notre confrère (hautement culturel et informatif) ke.opera.news

Comme chaque semaine, la rédaction de 450.fm partage avec vous quelques informations loufoques sur la Franc-maçonnerie. L’élu de la semaine nous vient du Kenya. Il dévoile les secrets les plus cachés de l’Art Royal. Chacun l’aura remarqué, nous l’avons classé dans la rubrique humour :

Dimanche soir, les Kenyans ont eu droit à l’un des récits les plus effrayants des mystères entourant les membres des francs-maçons.

Dans une interview franche avec NTV , l’un des membres qui est sorti pour annoncer publiquement son appartenance en tant que franc-maçon Ambrose Rachier a répondu à un certain nombre de questions entourant l’existence de la société la plus secrète.

Sur la façon dont ils s’habillent lorsqu’ils assistent à leurs réunions et services dans leur salle secrète, Ambrose a déclaré qu’ils portaient généralement des costumes avec des tabliers. Il a dit que les raisons pour lesquelles ils portent des tabliers sont parce qu’ils s’associent à des constructeurs qui construisent.

« Notre société est comme un policier qui porte des uniformes lorsqu’il est au travail et qui s’en va quand il est en congé. Nous portons juste des costumes et en dessous nous portons des tabliers. Les tabliers ne sont que des symboles de maçonnerie ou de construction parce que nous sommes des constructeurs dans la nature… même chrétiens ou musulmans ont également leurs propres vêtements design », a-t-il déclaré

Il a dit que bien qu’ils n’invoquent pas ou ne mentionnent pas le nom de Jésus-Christ dans leurs couloirs, ils ont généralement un défilé d’église de temps en temps où ils font une prédication et lisent une Bible.

Il a révélé que leurs versets bibliques préférés dans celui du roi Salomon, qui, selon lui, a construit un temple à Jérusalem pour Dieu. Il a dit qu’ils aiment le roi Salomon parce qu’ils sont aussi des bâtisseurs. Il a ajouté qu’ils lisaient également des livres sur la genèse, le lévitique et l’exode.

« Nous avons des prédicateurs et nous lisons toujours la bible, nous sommes associés aux rois et au roi Salomon qui ont construit le temple de Jérusalem, car les francs-maçons sont des bâtisseurs, la Genèse, le lévitique et l’Exode sont aussi un livre que nous lisons le plus.

Tout en dissipant les craintes et les récits selon lesquels les francs-maçons sont des adorateurs du diable, Ambrose a déclaré qu’ils n’adoraient pas le diable et qu’il y avait de nombreux chrétiens, musulmans, athées et autres membres de différentes sociétés qui étaient en franc-maçonnerie.

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Contenu créé et fourni par : NRMedia (via Opera News )

25/10/22 : Pascal Durand, député européen invité de Dialogue et Démocratie Française

Perry Wiley, président de Dialogue et Démocratie Française (D&DF), vous invite le mardi 25 octobre à un nouveau diner-débat dans les Salons du Sénat.

Après avoir évoqué les risques engendrés par le complotisme, D&DF vous propose d’échanger autour d’un thème d’une actualité brûlante : « Environnement et Démocratie », avec Pascal Durand*, député européen.

Dans un monde en grandes mutations, où les ressources naturelles s’épuisent, on peut se poser la question de savoir si « l’environnement est-il un danger pour la Démocratie ».

L’Homme n’est pas « maître et possesseur de la terre ». Les bouleversements environnementaux, économiques et sociaux engendrent des réponses violentes de celle-ci, et des guerres entre les humains.

Comment bâtir un nouveau monde avec plus d’égalité, d’équité, de justice et de paix sur terre ?

Pascal Durand

Pascal Durand, avec ses compétences, son enthousiasme et sa clairvoyance, pourra dialoguer avec vous sur ces sujets. Et répondra à touts vos questions. Sans tabou !

Dialogue et démocratie française (D&DF)

C’est une association française essentiellement constituée de francs-maçons, frères et sœurs de toutes obédiences et de tous grades (ce qui la différencie des fraternelles). L’association Dialogue et démocratie française, se réunissant dans le monde profane, n’est pas une obédience de plus. Elle est une sorte de carrefour fraternel entre toutes les obédiences françaises, a priori sans exception, et de quelques profanes dont l’engagement humaniste les porte à côtoyer des francs-maçons dans le cadre de leur engagement dans la cité.

D&DF déclare respecter tout au contraire l’indépendance et la diversité des institutions maçonniques dans la tradition éclectique dont elles sont les héritières.

Dans le préambule de sa charte, D&DF précise : « L’esprit d’ouverture et de tolérance réciproque que Dialogue et démocratie française veut contribuer à promouvoir, entre ses membres mais aussi envers tous les hommes, nos Frères et Sœurs en humanité, ignore leurs croyances, leurs philosophies, leurs religions, leurs origines sociales et leurs engagements politiques éventuels. D&DF ne s’engage pas, en tant que telle, dans une « Voie substituée » et souhaite ardemment, pour rassembler ce qui est épars, « que la Lumière qui a éclairé nos Travaux continue de briller en nous pour que nous poursuivions au-dehors l’Œuvre commencé dans le Temple. »

Perry Wiley, Grand Maître Honoris Causa de la GLDF

Le président et fondateur de D&DF est Pierre Chastanier. Lui ont succédé Patrice Hernu, Marc Fraysse et enfin Perry Wiley depuis 2016.

DDF, le Facebook https://www.facebook.com/DDF.org/

*Pascal Durand, né le 3 octobre 1960 à Montreuil, est un homme politique français. Cofondateur d’Europe Écologie en octobre 2008, élu porte-parole d’Europe Écologie Les Verts au congrès de La Rochelle en 2011, il est secrétaire national d’EÉLV du 23 juin 2012 au 30 novembre 2013. Depuis 2014, il est député européen. Il est réélu en 2019 sur la liste Renaissance de La République en marche.

Infos pratiques : mardi 25 octobre 2022, à 19 h 30 – restaurant du Sénat, 15 ter rue de Vaugirard 75006 PARIS – inscription obligatoire, cf. ci-dessous :

Pour des raisons de sécurité du Sénat, n’oubliez pas de donner les noms et prénoms des personnes qui vous accompagnent.

« Histoire maçonnique de P2 » : Le livre sur Gelli et la franc-maçonnerie

De notre confrère italien tp24.it

Ces derniers jours, à l’hôtel Admeto de Marinella di Selinunte, le livre de Federico Sinopoli, « Histoire maçonnique de P2 » , édité par la librairie « Mondadori Point » à Castelvetrano, a été présenté. L’auteur est un « franc-maçon » du Grand Orient d’Italie en Sicile. Diplômé en psychologie, il est banquier et fut vénérable professeur de la Loggia San Giorgio et du Dragon de Raguse. Dans cet ouvrage, Sinopoli reconstruit l’histoire de P2 au sein de la franc-maçonnerie du Palazzo Giustiniani, sur la base des actes de la commission parlementaire présidée par Tina Anselmi, démontrant comment les principaux liens de P2, plutôt que maçonniques, étaient en réalité de nature politique. Et à quel point il peut être trompeur d’identifier Gelli à la franc-maçonnerie.

En marge de la présentation nous lui avons posé quelques questions.

Ce livre minimise-t-il le lien qui existe, du moins dans la perception de l’opinion publique, entre Gelli et la franc-maçonnerie ? Une perception qui a souvent conduit à l’identifier à la franc-maçonnerie elle-même. Un peu comme l’équivalence inappropriée qui est souvent faite entre Matteo Messina Denaro et la ville de Castelvetrano…

Si aujourd’hui on parlait de Matteo Messina Denaro comme d’un criminel, sans utiliser le mot mafia, on ferait une altération de la réalité. Définir Gelli uniquement dans la sphère maçonnique et laisser de côté l’aspect politique qu’Anselmi et Pertini ont bien mis en évidence par rapport à P2, reviendrait au même. Certes, il est certain que les trois grands maîtres qui se sont succédé dans ces années-là avaient des responsabilités. Mais la franc-maçonnerie les a jugés et condamnés. Ce que Gelli a pu faire, cependant, va bien au-delà de la franc-maçonnerie elle-même.

Jusqu’où au-delà ?

Nous entrons dans le monde des services secrets, des stratégies anti-communistes et anti-progressistes qui, en Italie, entre les années 60 et 70, étaient également pratiquées de manière extrêmement violente. Gelli représentait l’aspect non violent, sournois, comme le disait Anselmi, d’un homme et d’une initiative, qui n’était pas seulement la sienne, qui cherchait à éroder la démocratie de l’intérieur. Sans les épaules des massacres, mais par une action qui s’exprime en présence des ganglions vitaux de l’État.

L’ascension de Gelli à la franc-maçonnerie semble sans précédent. Comment était-ce possible ?

Dans l’introduction de mon livre, le journaliste Francesco Brancatella, journaliste de longue date de la Rai qui n’a rien à voir avec la franc-maçonnerie, fait le parallèle avec la « cadavérisation » des Étrusques qui, dans la condamnation à mort d’une personne, l’ont liée de vivant à côté d’un cadavre, de sorte que par osmose cadavérique ces germes contaminent le condamné, l’amenant lentement à la mort. Gelli s’est lié au corps de la franc-maçonnerie, essayant de l’infecter. Mais la franc-maçonnerie a voté son expulsion par 400 voix contre 6, afin de renverser la loge P2. Le vrai problème, comme l’a dit Anselmi, était la coexistence de la haute direction. Aujourd’hui, même ceux qui sont entrés dans la franc-maçonnerie il y a 10 ans sentent que les responsabilités de Gelli sont pointées du doigt. Je ne dis pas que les gens devraient apprécier la franc-maçonnerie, mais au moins qu’il peut comprendre ce qui s’est passé en politique avec P2, le comité de crise dans le crime Moro et bien plus encore. C’est ce qui est analysé dans ce livre.

Quelle difficulté la franc-maçonnerie a-t-elle eue à se libérer de Licio Gelli, à défendre son identité ? Au fil des ans, la discrétion a-t-elle été un frein, un étouffoir ?

Non, le vrai frein était la désinformation. Il y a les actes de la commission d’enquête parlementaire sur P2. Au moins les 16 premières pages du rapport majoritaire doivent être lues. Sinon, il faut faire face à des groupes sur Facebook qui émettent l’hypothèse de l’ombre de P2 même dans la mort de Luigi Tenco. Mais Tenco mourut en 1967, alors que Gelli venait d’entrer dans la franc-maçonnerie.

Aujourd’hui, un procès est en cours (Artemisia) dans lequel plusieurs personnes sont accusées à Castelvetrano d’avoir violé la loi Anselmi. Ce sont des gens très proches des loges maçonniques enregistrées, également accusés d’autres délits et en tout cas responsables d’actions « politiques » éloignées de toute règle. Comment la franc-maçonnerie peut-elle se défendre de la pollution de ces petits « aspirants Gelli » ?

Le phénomène Gelli, sous cette forme, a très peu de chances de se répéter. Bien sûr, aucune association ne peut être considérée comme pure à cent pour cent, mais il existe aujourd’hui des outils de contrôle qui réduisent considérablement cette possibilité. Le Grand Orient d’Italie est l’une des rares associations à demander le casier judiciaire et les poursuites en cours à l’entrée. C’est une première distinction. C’est assez? Non, il faut aussi avoir les outils pour que si vous agissez mal, les mesures soient prises. Mais réfléchissons au fait que depuis 1992, 392 administrations municipales ont été dissoutes pour infiltration mafieuse ; derrière était la franc-maçonnerie ou y avait-il des partis ?

Évidemment, il y aura aussi ces francs-maçons qui devraient être en prison plutôt qu’en loge, mais on sait où le mal s’enracine dans la gestion de l’administration publique.

Je ne connais pas les 23 000 maçons du GOI, mais je suis sûr que le pourcentage de bonnes personnes est élevé.

Mais le Grand Orient n’est pas seulement une partie de la franc-maçonnerie…

Bien sûr. Cependant, nous devons être conscients qu’aujourd’hui, il y a aussi un pourcentage de personnes prêtes à payer deux mille euros à un groupe de rusés qui leur remettent un diplôme en parchemin avec les mots « Chevalerie des Templiers vattelapesca … » et un manteau rouge avec une croix dessus, pour se vanter auprès de ses amis et leur dire « regarde, je suis un templier ». Je veux dire qu’il y a beaucoup de fausses loges qui ressemblent à la maçonnerie, mais elles ne le sont pas. Il y a toujours eu une mauvaise affaire, faut-il écrire « franc-maçonnerie » dessus ? Je ne pense vraiment pas que la franc-maçonnerie puisse être organique à certains phénomènes.

Egidio Morici

LE PÈRE LACHAISE – Un trésor maçonnique à ciel ouvert

Guy Péquignot – Préface de Pierre Mollier

Conform Édition, 2022, 352 pages, 49 €

Pierre Mollier

Préfacé par Pierre Mollier, qui signe ici en qualité de conservateur du musée de la franc-maçonnerie, ce très beau-livre, voire ce livre d’art, est tout autant destiné à être feuilleté qu’à être lu.

Habitant depuis plus de 35 ans le quartier du Père Lachaise (20ᵉ arrondissement de Paris) et arpentant régulièrement les allées du cimetière à la recherche de tombes maçonniques, Guy Péquignot, inspecteur de l’Éducation nationale retraité et franc-maçon du Grand Orient de France, s’est vu confier, le 1er mai 2022, la responsabilité d’organiser le parcours du rassemblement interobédientiel pour la célébration de la Commune de Paris, pour la République, pour la défense de la Laïcité, allant de l’entrée principale du cimetière du Père Lachaise, située boulevard de Ménilmontant, au mur des Fédérés – 147 fédérés, combattants de la Commune, ont été fusillés par l’armée versaillaise à la fin de la Semaine sanglante, en mai 1871, et jetés dans une fosse commune ouverte au pied du mur. C’est dire si c’est « the right man in the right place », soit le bon homme au bon endroit…

Le cimetière de l’Est, conçu en 1804 par l’architecte franc-maçon Alexandre-Théodore Brongniart (1739-1813), plus grand et plus célèbre cimetière parisien, créé dans une ancienne propriété jésuite où François d’Aix de La Chaize (1624-1709), confesseur du roi Louis XIV pendant trente-quatre ans, avait résidence, n’aura plus de secret. En effet le cimetière du Père-Lachaise nous convie à près de 220 ans d’histoire en visitant 70 000 sépultures, dont celles de nombreuses célébritésAbélard, Apollinaire, Arago, Bacri, Balzac, Barbusse, Bernhardt, Champollion, Chopin, Clément, Colette, Corot, Éluard, La Fontaine, Méliès, Molière, Modigliani, Morrison, Piaf, Salvador, etc., y compris maçonniques. Un émouvant voyage à travers le temps !

L’auteur nous invite à parcourir les allées du cimetière. À commencer par l’avenue des Acacias. Nous cheminons et découvrons les tombes, parfois remarquables, des francs-maçons du Père-Lachaise. Nous remontons une frise historique nous conduisnat de l’Ancien Régime à nos jours. Du siècle des Lumières à la maçonnerie d’Empire, de celle de la Restauration à celle du « roi des Français » Louis-Philippe (1773-1850) et de la Seconde République, où nombre de maçons furent en première ligne, jusqu’au retour à l’ordre avec Napoléon III. Puis c’est avec la Commune de Paris – plus importante des communes insurrectionnelles de France en 1870-1871, qui dura 72 jours, du 18 mars 1871 à la « Semaine sanglante » du 21 au 28 mai 1871 – et la Troisième République, époque où la franc-maçonnerie est très fortement impliquée dans la vie politique et sociale, que se poursuit la balade insolite dans ce lieu unique qui est un véritable musée à ciel ouvert. Après avoir traversé le XIXe siècle, nous entrons, dès 1918, de plain-pied dans les tombes maçonniques du XXe siècle.

Un recensement exhaustif est réalisé, amenant le lecteur de l’écrivain, journaliste et critique d’art, membre de l’Académie française, à Edmond About (1828-1885) à Félix Ziem (1821-1911), peintre de l’École de Barbizon.

Ballade n° 1 : « Peintres, musiciens, architectes, sculpteurs »

Nous aimons l’index historique et thématique des francs-maçons, l’index général des sépultures présentant des symboles maçonniques mais aussi les cinq promenades thématiques. Avec les « Peintres, musiciens, architectes, sculpteurs » : Clément, Nadar, Oberkampf, David d’Angers, Benjamin Raspail, Chénier, Cherubini ; « Autour du livre et du spectacle » : Firmin Didot,  David,  Gossec, Saint-Simon, Volney, Wilde –  tombe monumentale intitulée « Flying Demon Angel », sculptée dans un bloc de pierre de vingt tonnes inspirée d’un taureau ailé assyrien conservé au British Museum –; « Scientifique et médicale » : Arago, Esquirol, Lalande le Français, Raspail, Messier, Crussol d’Uzès, Cadet de Gassicourt, Larrey, Dupuytren ; « Commune et 3e République » : Faure, Hoff, Ranc, Amouroux, Allemane, Malon Nelly Roussel ; « Napoléonienne » :  Bruix, Belliard, Masséna, Murat, Lefebvre, Cambacérès, Gobert, Caulaincourt, Mac Donald, Kellermann, Mortier, Dessolles.

Enrichi de très belles illustrations, cet ouvrage est aussi une façon de prendre conscience de la grande diversité des sœurs et frères qui ont illustré la franc-maçonnerie. Une belle leçon d’histoire.

7 bâtiments de Nairobi construits par les Francs-maçons

De notre confrère kenyan tuko.co.ke – Par William Osoro

  • Il y a une main maçonnique dans l’architecture des bâtiments clés de Nairobi, en particulier ceux qui représentent les pouvoirs politiques, économiques, éducatifs ou religieux de la ville
  • La franc-maçonnerie est largement incomprise au Kenya, et beaucoup la rattachent à des pratiques louches, comme ce fut le cas pour Ambrose Rachier
  • Le président Gor Mahia a été largement critiqué après avoir fièrement révélé qu’il était membre de la société fraternelle

les francs-maçons sont à l’origine de certains des bâtiments les plus emblématiques de la capitale.

Certains des bâtiments remarquables avec des signes maçonniques comprennent:

Mairie

Le bâtiment blanc près de KICC abrite le bureau du gouverneur de Nairobi .

On ne peut pas manquer le caractère unique du bâtiment et l’influence maçonnique dans son architecture.

L’hôtel de ville a été achevé et ouvert au public dans les années 1950. Il a ensuite été agrandi en 1981 après la construction de l’annexe de l’hôtel de ville de 13 étages à côté.

Mairie.
L’hôtel de ville a des signes maçonniques. Photo : Smartshots International.
Source : Getty Images

Bibliothèque McMillan

La bibliothèque commémorative McMillan, à la jonction de la rue Wabera et de la rue Banda, est une bibliothèque publique.

C’est la plus ancienne bibliothèque de Nairobi et la deuxième plus ancienne du Kenya après la bibliothèque Seif bin Salim de Mombasa .

La bibliothèque abrite également une vaste section Africana et des livres et des œuvres d’art rares en première édition, notamment des portraits et des sculptures.

Bibliothèque McMillan.
La bibliothèque McMillan à Nairobi. Photo : Tony Karumba.
Source : Getty Images

Parlement

Amyas Connell et Thornley Dyer ont conçu les nouveaux bâtiments législatifs de l’administration britannique avant l’indépendance.

Après l’indépendance, les bâtiments législatifs ont été rebaptisés Nouveau Parlement.

L’une de ses caractéristiques les plus distinctives est une version miniature de l’horloge Big Ben, située au Palais de Westminster à Londres, en Angleterre.

Le parlement kenyan.
Les francs-maçons ont construit le parlement du Kenya. Photo : Anton Pétrus.
Source : Getty Images

École de Nairobi

L’institution a été créée en tant qu’école européenne de Nairobi.

La fortune a changé pour l’école lorsque Sir Edward Grigg est devenu gouverneur du Kenya en 1925 et a exigé une école pour garçons.

Grigg a posé la première pierre en 1929 et a engagé Sir Herbert Baker, un franc-maçon, pour la construire.

École de Nairobi.
L’école de Nairobi. Photo : À qui appartient le Kenya.
Source : UGC

Cathédrale de Tous les Saints

La première pierre de l’ église de Tous les Saints est posée en février 1917.

L’architecte Temple Moore aimait le style gothique de la constriction, et il a été consacré en 1952.

Cependant, ce n’est qu’en 1963, après l’indépendance, que les Africains ont été autorisés à utiliser l’installation pour le culte.

Temple maçonnique

Les premiers francs-maçons sont venus dans le pays pour construire l’église cathédrale All Saints.

Dans le processus, ils ont construit leur loge de francs-maçons le long de Nyerere Road.

Il a été construit dans les années 1930 et a toujours paru désert.

Salle des francs-maçons.
La salle des francs-maçons à Nairobi. Photo : @factske.
Source : UGC

Archives nationales du Kenya

Les Archives nationales du Kenya contiennent 4 000 volumes de documents publics et d’archives.

Le gigantesque bâtiment était autrefois une salle de banque.

Son architecture unique le distingue de toutes les structures environnantes.

Les gratte-ciel les plus impressionnants de Nairobi

Dans d’autres nouvelles , TUKO.co.ke a répertorié certains des bâtiments les plus hauts de Nairobi.

La ville a connu une croissance rapide depuis les années 2000 et plusieurs nouveaux bâtiments ont éclipsé les tours KICC et Times.

Certains d’entre eux incluent la tour Prism, la tour Britam et Le’Mac.