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Ouvriers d’Hiram Abiff : régularité initiatique

De notre confrère vénézuélien elnacional.com – Par Mario Muñera Muñoz PGM

En premier lieu, nous allons définir le mot « régulier » dans le domaine de l’initiation : c’est toute organisation initiatique qui est liée au « traditionnel », sans cette exigence fondamentale une initiation ne peut exister au sens « réel », et s’il n’est pas lié à la « tradition », nous l’appelons « irrégulier ». Quand on parle d’une « initiation régulière », c’est celle qui est liée à la « traditionnelle », où une seconde naissance est vécue, car l’initiation, symboliquement, est une seconde naissance et une première mort, l’initiation (spirituellement) parlant. 

C’est une « renaissance », rétablissant ainsi cette prérogative de cet être, d’être comme aux premiers âges de l’humanité : un être intuitif, « état premier », avec un contact plus direct avec l’Être Suprême. L’homme actuel a perdu ce niveau de spiritualité originelle, et est tombé dans un monde physique matérialisé. La personne qui veut être initiée doit avoir deux aspects importants : « l’intention » d’être initiée et « d’être acceptée » par une organisation traditionnelle. L’homme doit faire l’expérience d’une réalisation intérieure, par l’initiation, pour atteindre à nouveau cet état « primordial » ou « primordial », qui est la plénitude spirituelle et la perfection de l’individualité humaine. Il y a des « profanes » (qui ne sont pas initiés) qui, nageant dans leur erreur, se réclamant des bibliothèques ambulantes, des intellectuels, se considèrent comme des personnes « qualifiées » pour entrer dans les moindres arcanes. 

En effet, il ne s’agit pas d’érudition, puisque le savoir profane n’est pas tout pour s’initier, ici il manque de valeur, puisque l’apprentissage initiatique est progressif et avec méthode. C’est une chose à apprendre une autre à connaître et la plus importante est de « comprendre ». Celui qui s’intellectualise engraisse « l’ego » et la « raison » voile l’intuition spirituelle pour « comprendre », et sans « comprendre » il n’y a pas de connaissance initiatique, elle n’a que des informations. Il existe d’autres pseudo-écoles d’initiation qui, en envoyant les outils d’étude par correspondance, orientent le candidat, par des notes écrites, sur la façon de s’initier à la maison. 

Si nous réfléchissions à cela, nous nous rendrions compte des conséquences malheureuses que cette expérience implique. Donc, au lieu d’avoir des « initiés virtuels », on aurait de simples laïcs qui se présentent abusivement comme des initiés, sans « transmission spirituelle », donc c’est « irrégulier », ça doit être en personne. Exemple: L’Église catholique recommande que si un enfant ou une personne adulte va mourir et n’a pas été baptisé, quiconque est à côté d’eux et a été baptisé, au nom de l’Église et de leur divinité, a le pouvoir de les baptiser, et sinon S’il meurt, il doit se présenter devant un « prêtre » au Temple pour se faire baptiser régulièrement, car c’est lui qui a le pouvoir de « transmission ou d’influence spirituelle » et est membre d’une institution « traditionnelle régulière ». 

Il est trop évident que vous ne pouvez pas transmettre plus que ce que vous possédez vous-même, personne ne donne ce que vous n’avez pas ou ne possédez pas. Par conséquent, il est nécessaire qu’une organisation initiatique traditionnelle soit dépositaire de cette influence spirituelle afin de la communiquer aux individus qui lui sont liés. En l’absence d’affiliation « traditionnelle et régulière », la transmission de « l’influence spirituelle » est impossible et inexistante, il s’agirait donc d’une « caricature d’initiation ». Il faut tenir compte du fait qu’une organisation initiatique nouvelle et supposée régulière ne peut l’être, à moins qu’elle ne soit le prolongement d’une organisation traditionnelle pour maintenir la chaîne initiatique. Une organisation initiatique ne peut modifier ou incorporer des éléments dans ses rites, encore moins emprunter à d’autres formes traditionnelles, car cela serait inefficace du point de vue initiatique. Et enfin, nous dirions que l’objectif essentiel et final de l’initiation va au-delà de l’individualité, et que la présence d’un élément « Non-Humain », au-delà du physique, est nécessaire pour recevoir l’influence spirituelle, dont la transmission constitue « le l’initiation proprement dite. » 

L’objectif essentiel de la franc-maçonnerie est « d’ouvrir la conscience » pour « comprendre » le chemin vers « l’état primordial », c’est-à-dire transcender la raison et la dualité. La franc-maçonnerie est une attitude de vie, pas une religion, où l’on s’engage volontairement sur le chemin à la recherche du chemin de l’épanouissement spirituel. Nous sommes dans les dernières heures de la fin de l’année 2022, qui nous a apporté un faible niveau de la force de la « pandémie de covid-19 », laissant une traînée de désolation de morts humaines et aussi, quelque chose de si grave pour la population survivante : un désastre économique, dû à des facteurs connus de tous. Mais il est connu de nous tous et de la science que la planète Terre et l’Univers vivent en constante création-conservation-destruction, c’est une loi constante dans l’Univers, et cette façon de se comporter dans la création de l’Univers, elle ne la fait jamais détruire et disparaître, comme l’exprime la science, l’énergie n’est jamais détruite, elle se transforme. 

En résumé : « Tout dans l’Univers est énergie » qui contient « le Créateur », c’est pourquoi nous sommes infinis et immortels. Nous sommes à quelques heures de la fin de l’année 2022.

Je tiens à remercier ceux qui ont lu ces articles, pour leur générosité à y prêter attention, mes écrits se consacrent à fournir des orientations pour la recherche. Comme l’a dit l’enseignant Bouddha : « Ne croyez rien de ce que vous entendez, lisez et voyez, ni les enseignants eux-mêmes, ni ce que je dis. » Cherchez et méditez pour comprendre les Grandes Vérités. Vous vous demandez : Qu’est-ce que la vérité ?

La vérité est celle à laquelle vous arrivez avec votre compréhension selon votre niveau d’état de conscience, qui s’élargit à mesure que vous ouvrez davantage de conscience. Je souhaite à tous une bonne année 2023, plein de renouveau, de croissance spirituelle et matérielle, surtout plein de santé et plein d’amour. Baiser de paix.

« Le blason des temps nouveaux », au Musée national de la Renaissance

« Signes, emblèmes et couleurs dans la France de la Renaissance », tel est le sous-titre de cette magnifique exposition temporaire qui nous conduit à la découverte de l’art du blason.

En amont de l’édition 2022 des Journées européennes du patrimoine, le Musée national de la Renaissance présente, jusqu’au 6 février 2023, une exposition consacrée à l’héraldique dans la France de la Renaissance. Comme le souligne Thierry Crépin-Leblond, directeur du musée national de la Renaissance et co-commissaire de l’exposition Le blason des temps nouveaux (Du 19 octobre 2022 au 6 janvier 2023), « l’usage de l’héraldique est une pratique générale et habituelle dans la vie sociale et artistique à la Renaissance. »

Née au XIIe siècle sur les champs de bataille, elle reste omniprésente dans le quotidien de toutes les couches de la société française de cette époque. Elle incarne l’expression visuelle de l’identité d’une personne, d’une famille, d’une profession ou d’une ville.

Exemple d’héraldique de la Renaissance – source « Héraldique de la Renaissance, au temps de François Ier et de Léonard de Vinci Gabriele Reina »

À travers une centaine d’œuvres et bénéficiant de prêts prestigieux (musée du Louvre, musée de Cluny, Château de Fontainebleau, Cité de la céramique, Petit Palais, musée de l’Armée, musée des Beaux-Arts de Lyon…), l’exposition Le blason des temps nouveaux tend à montrer combien l’héraldique – blasons, armoiries, emblèmes, signes, couleurs – croise les techniques (sculpture, peinture, tapisserie, enluminure, vitrail, orfèvrerie, émail, etc.) et les thématiques sociales (les rois, les femmes, nobles, bourgeois, religieux et laïcs, corporations).

Tout au long du XVIe siècle, l’héraldique constitue un miroir de l’époque et de l’évolution de ses mentalités. L’exposition fait revivre cette ambiance inventive et colorée qui marque la France de la Renaissance et en laisse voir encore bien des traces au XXIe siècle.

Château d’Écouen

Les décors du château d’Écouen et les collections qu’il abrite forment l’axe principal de la scénographie. Le parcours de l’exposition Le blason des temps nouveaux débute dans la chapelle du musée avec une introduction de Laurent Hablot, co-commissaire de l’exposition, directeur d’études à l’EPHE et auteur de manuel de Héraldique Emblématique Médiévale (Presses Universitaires François-Rabelais). L’exposition se déploie ensuite au rez-de-chaussée du musée, dans la grande salle de la Reine puis dans la chambre de la Reine. Enfin, le visiteur est invité à poursuivre le parcours dans les pièces du Château qui servent d’écrin aux collections permanentes du Musée national de la Renaissance.


Château d’Écouen

Visite-atelier en famille : Dimanche 5 février 2023 de 14h00 à 17h00

« Graph ton blason » (à partir de 8 ans) par le grapheur Géraud Delort

Dans un premier temps, les enfants accompagnés de leurs parents sont invités à découvrir les règles et codes de l’héraldique à travers une visite du musée. Blasons et emblèmes n’auront plus de secret pour eux ! Puis, avec l’aide du grapheur Géraud Delort, ils inventeront leur blason sur lequel figurera leur animal totem qu’ils grapheront sur une toile afin de repartir avec. Réservation obligatoire au 01 34 38 38 52/Tarif : 5€ par enfant (gratuit pour les parents)

Le château d’Écouen

Le château d’Écouen est un château du XVIe siècle, situé dans le Val-d’Oise, qui abrite depuis 1977 le musée national de la Renaissance. L’édifice appartient à la Grande Chancellerie de la Légion d’honneur. Le musée est sous tutelle du ministère de la Culture. Depuis 2005, le directeur du musée est Thierry Crépin-Leblond, conservateur général du patrimoine.

Des générations d’artistes notables se sont succédé au fil des siècles pour faire du château d’Écouen un imposant monument : l’architecte Jean Bullant, le sculpteur Jean Goujon, le potier et émailleur Bernard Palissy, le céramiste Masséot Abaquesne, l’architecte Jules Hardouin-Mansart.

Joyau architectural de la Renaissance, le château d’Ecouen abrite depuis 1977 le Musée national de la Renaissance, et donc les collections françaises de cette époque, qu’il s’agit de mobilier, de décoration, et d’orfèvrerie. Il dépend donc du ministère de la culture.

Il expose les collections françaises de l’époque de la Renaissance dans tous les domaines artistiques : tapisseries, armes, sculptures, vitraux, céramiques, mobiliers, orfèvreries, peintures… En France, il s’agit de l’unique musée entièrement consacré à la Renaissance.

Commissariat scientifique : Thierry Crépin-Leblond, directeur du musée national de la Renaissance/Laurent Hablot, directeur d’études à l’Ecole Pratique des Hautes Études/Anne Ritz-Guilbert, Chercheur au Centre de Recherche de l’École du Louvre

Le dépliant de l’expo https://bit.ly/3GxFtOW/Le communiqué de presse https://bit.ly/3jQ5hg0/Le dossier de presse https://bit.ly/3VJYEt0

Commissariat scientifique : Thierry Crépin-Leblond, directeur du musée national de la Renaissance – Laurent Hablot, directeur d’études à l’École Pratique des Hautes Études – Anne Ritz-Guilbert, Chercheur au Centre de Recherche de l’École du Louvre

Le blason des temps nouveaux-Signes, emblèmes et couleurs dans la France de la Renaissance 

Thierry Crépin-Leblond, Béatrice de Chancel-Bardelot, Jean-Vincent Jourd’heuil, Étienne Faisant, Françoise Perrot, Marina Viallon, Denise Turel – In Fine Éditions d’art, 2022, 272 pages, 39 €

Un beau livre publié à l’occasion de l’exposition. Un extrait du communiqué de presse : « À la Renaissance comme au Moyen-Âge, l’héraldique est présente dans tous les lieux et dans toutes les couches de la société. Elle en est à la fois le marqueur d’identité et le miroir qui ont reflété les mentalités. Conjuguant des textes d’une grande variété thématique avec un grand choix d’œuvres d’art, de toute technique, cet ouvrage se propose d’en éclairer les différentes formes d’emploi tout au long du 16e siècle français. Armoirie devise, emblème, chiffres et livrées, loin de relever d’un langage exclusif et crypté, composent un ensemble chatoyant qui accompagne les moments d’exception aussi bien que le décor du quotidien. » À noter aussi, une très belle présentation de la « Lecture des armoiries de la tenture de La Dame à la licorne : un bref état des lieux » que nous devons à la plume de Béatrice de Chancel-Bardelot. De la belle ouvrage !!!

Un livre jeu permet aux jeunes de participer activement à cette magnifique exposition organisée autour de six sections : l’usage social de l’héraldique, l’Église face à l’héraldique, l’emblématique royale française, la femme, le couple, l’héraldique comme décor, l’art funéraire.

Dans chaque partie de ladite exposition, ils devront répondre à une question sur les œuvres de la section mais aussi tamponner son livret grâce à un timbre de sceau – pour mémoire, au début du XIVe siècle, tout le monde peut posséder un sceau, les institutions comme les villes, mais aussi les corporations, les corps de métiers, les abbayes, les universités, etc. – et décoder la lettre composant un message en dernière page de l’opuscule.

Pierre Mollier

Et l’héraldique maçonnique, alors ?

Alors, nous ne pouvons que vous conseillez la lecture de l’article de l’excellentissime Frère Pierre Mollier, directeur de la bibliothèque du Grand Orient de France, conservateur du musée de la franc-maçonnerie (Musée de France) mais également rédacteur en chef de la revue d’études maçonniques Renaissance Traditionnelle, a consacré dans cette revue qui reçut le prix littéraire de l’IMF 2019, catégorie Revues (nouveauté 2019), intitulé « PETIT TRAITÉ D’HÉRALDIQUE MAÇONNIQUE » qui débute ainsi : « Pour transmettre l’enseignement qu’elle destine à ses adeptes, la Franc-maçonnerie met en œuvre des symboles qui sont d’abord des images ou des emblèmes… » « Transmettre un enseignement… », si cela ce n’est pas de la culture…

Informations pratiques

Jusqu’au 6 février 2023

Musée national de la Renaissance, Château d’Écouen, Rue Jean Bullan 95 440 Écouen

Tél. 01 34 38 38 50 – https://musee-renaissance.fr/ – Ouvert tous les jours sauf le mardi de 9 h 30 à 12 h 45 et de 14 h 00 à 17 h 15/Tarifs : 6 € (tarif plein), 3,50 € (tarif réduit)

Visite-guidée de l’exposition : Tous les samedis et dimanches (jusqu’au 5 février 2023) à 15h30

Château d’Écouen, cour intérieure avec les moulages des Esclaves de Michel-Ange dont les originaux ont été emportés au Louvre.

Sources : Musée national de la Renaissance, Wikipédia, Wikimedia Commons

Château d’Écouen, façade principale donnant sur la plaine de France.

Tour d’horizon de 7 actions de charité de la Franc-maçonnerie anglo-saxone

De notre confrère freemasonry.network

NOUVELLE-GALLES DU SUD / AUSTRALIE – LES FRANCS-MAÇONS ET LES BOULEDOGUES COLLECTENT 22 000 $ POUR LES ENFANTS DANS LE BESOIN

Les francs-maçons de la côte centrale et les Bulldogs de la côte centrale ont uni leurs forces en novembre pour collecter des fonds pour les enfants dans le besoin de la côte centrale lors de leur journée de course caritative au Wyong Race Club.

L’événement avait été prévu plus tôt dans l’année mais les événements météorologiques ont conduit à le reporter à deux reprises. Le jour de la course a été un énorme succès avec plus de 200 personnes qui ont acheté des billets pour un événement phare. Avec la vente de billets, des tirages au sort et divers articles d’enchères donnés, l’événement a permis de recueillir plus de 22 000 $ qui ont été remis à Lorraine Churchill et Rhonda Doyle au Budgewoi Soccer Club le 19 novembre.
L’événement a été un tel succès qu’une autre journée de course caritative a déjà eu lieu…

LINCOLNSHIRE / ANGLETERRE – LE WELLAND LODGE DES FRANCS-MAÇONS A SOUTENU THE LIGHTHOUSE PROJECT AVEC UN CADEAU AVANT NOËL

Le projet phare a reçu un cadeau de Noël anticipé grâce à la Welland Lodge des francs-maçons du Lincolnshire lorsqu’un chèque de 500 £ a été remis.
The Lighthouse Project est une organisation caritative locale qui fournit un foyer aux jeunes et aux femmes ayant des problèmes de contrôle de la vie, ainsi qu’une unité pour les mères et les bébés.
Le projet voit actuellement une augmentation du nombre de personnes cherchant de l’aide, même pendant la période de Noël qui a tendance à être plus calme…

CAROLINE DU SUD/ÉTATS-UNIS – LE NEUVIÈME DISTRICT MAÇONNIQUE MARQUE LA SAINT-JEAN AVEC UN SERVICE À KINGSTREE

Le neuvième district maçonnique de la juridiction de SC est vu après le service de la Saint-Jean à l’église baptiste Siloam à Kingstree le 18 décembre, où le révérend PGP frère Terry B. Law est le pasteur. Sur la photo assis…

CUMBRIA / ANGLETERRE – LES FRANCS-MAÇONS LÈVENT DES MILLIERS DE DOLLARS POUR AIDER LES SOIGNANTS NON RÉMUNÉRÉS

Des membres de Trinity Lodge à Kendal, qui fait partie des francs-maçons de Cumberland et Westmorland, ont organisé la collecte de fonds en guise de remerciement à l’organisme de bienfaisance qui soutient le partenaire d’un de ses membres atteint d’un cancer en phase terminale. L’événement, une soirée Fromage et Vin au Kendal Masonic Lodge, a permis de récolter plus de 3 000 £. Mais le montant a été porté à 5 000 £ grâce au soutien de la plateforme caritative Big Give – qui organise des campagnes de financement de contrepartie pour des organisations caritatives telles que Carer Support South Lakes.
Tout l’argent va à Carer Support South Lakes’ Give Carers A Break Appeal qui aide à fournir des pauses de répit aux soignants non rémunérés – dont beaucoup ont du mal à obtenir du temps libre loin de leurs responsabilités de soins. « C’est une somme d’argent incroyable », déclare Nicola Edmondson, une jeune travailleuse de soutien aux aidants à Carer Support South Lakes, qui a célébré son 30e anniversaire cette année. « Nous sommes très reconnaissants aux francs-maçons de Cumberland et de Westmorland pour leur soutien et tenons à leur dire un immense merci. »

BUCKINGHAMSHIRE/ANGLETERRE – LE CLUB DE JUDO BÉNÉFICIE DU FONDS DU CENTENAIRE DES FRANCS-MAÇONS

Début 2022, le Buckinghamshire Masonic Centenary Fund a fait don de plus de 12 500 £ à des organisations locales et à des particuliers.
Le fonds a été créé en 1991 pour aider des causes caritatives non maçonniques ayant de solides liens avec le Buckinghamshire. Il fait des dons à ces causes au nom des 3 000 francs-maçons du Buckinghamshire, qui sont la seule source de son soutien financier.
Buckingham Judo Club était une organisation qui a bénéficié de la subvention en 2022. Le don leur a permis de fournir 80 mètres carrés.

ILLINOIS – DES RECRUES DE L’USNAVY ACCUEILLIES POUR LE JOUR DE NOËL À LA LOGE MAÇONNIQUE

Environ 50 recrues de la base navale des Grands Lacs ont été accueillies le jour de Noël au McHenry Masonic Lodge 158 AF & AM où Frank Heabler a déclaré avoir cuisiné au moins 150 œufs et 240 saucisses et 350 crêpes pour le petit-déjeuner. Pour de nombreux marins du camp d’entraînement à la base de North Chicago, qui sont venus de tout le pays, c’est leur premier Noël loin de chez eux, a déclaré Heabler, le vénérable maître du lodge, construit en 1854, où le jour de Noël a été accueilli. pour les recrues depuis 2003.
Des recrues comme Dylan Rumantier, 19 ans, qui vit son premier Noël loin de sa famille à Riverside, en Californie. Il manque non seulement Noël, mais un certain nombre de fêtes d’anniversaire que sa « grande famille » de plus de 100 parents rassemble pour cette période de l’année, y compris l’anniversaire de son arrière-grand-mère le 31 décembre.

OHIO/ÉTATS-UNIS – DES BÉNÉVOLES MAÇONNIQUES DISTRIBUENT DES PANIERS DE FRUITS AUX PERSONNES ÂGÉES POUR LA SAISON DES FÊTES

Les membres du programme de bénévolat maçonnique de quatre loges maçonniques, Flushing #298 à Flushing, Friendship #89 à Barnesville, Point Pleasant #360 à Pleasant City et Harrison #219 à Cadix ont distribué des paniers de fruits aux veuves et aux membres seniors de la loge. Le programme de bénévolat maçonnique fait partie de la sensibilisation communautaire du Ohio Masonic Home Resource Center et est coordonné par DeAnna Kinney en s’associant aux loges maçonniques locales et aux chapitres Eastern Star.
Cette année, 96 paniers de fruits ont été emballés et distribués. Les bénévoles peuvent témoigner de la satisfaction qu’ils ressentent en assemblant et en livrant les paniers. De nombreux récipiendaires ont exprimé leur gratitude pour le geste et se sont félicités d’une visite pendant la période des Fêtes. C’était encore plus significatif cette année, car tant de personnes ont été contraintes de rester à la maison et de limiter les contacts avec les autres pendant une troisième année, en raison du COVID-19 et de la grippe.
Un principe important de la franc-maçonnerie est que les veuves et les orphelins doivent être pris en charge. Ces maçons utilisent les vacances non seulement pour offrir un cadeau à ces veuves, membres de l’Eastern Star et maçons seniors.

Lieu symbolique : Les souterrains annulaires de la Montagne bourbonnaise

Empruntée aux alchimistes par les Francs-Maçons, la formule « VITRIOL », Visita Interiora Terrae Rectificando Invenies Occultam Lapidem, soit « Visite l’Intérieur de la Terre et en Rectifiant tu Trouveras la Pierre Cachée », est, pour certains rites, un mot-clé du cabinet de réflexion.

C’est sur cette thématique que nous vous proposons cette visite du premier lieu symbolique de cette nouvelle année 2023.

L’Auvergne, en occitan Auvèrnha ou Euvarnhàd, est une région historique et culturelle située dans le centre de la France, au cœur du Massif central et de notre beau pays de France. Elle était autrefois terre sacrée, contrée bénie des dieux, au centre de laquelle trônait le Mont Dumias, une divinité locale assimilée à Mercure.

Statère arverne au nom de Vercingétorix – Trésor de Pionsat – Musée d’Archéologie Nationale

C’était le pays de l’un des principaux peuples celtes de la Gaule indépendante, du VIIe siècle av. J.-C. à la conquête romaine, les Arvernes !

Le Bourbonnais est une région aux paysages envoûtants, terre d’histoires et de légendes… Parmi celles-ci, les souterrains annulaires restent encore un mystère archéologique.

C’est au XIXe siècle que l’on découvre par hasard de nombreux souterrains présentant une configuration similaire.

Mais qu’est-ce qu’un souterrain annulaire ?

Il se caractérise par la présence d’une galerie dont le tracé décrit un ou plusieurs anneaux.

Au regard des dernières recherches, le souterrain satisfait à trois critères :

avoir été creusé par la main de l’homme (ce qui exclut tous les puits, cavernes, grottes façonnés par la nature) ;

ne pas avoir un usage certain, d’ordre économique (silo, cave, mine), militaire (communications, les souterrains annulaires n’ayant qu’un débouché sur l’extérieur, servant d’entrée et de sortie) ou social (refuge pour les habitants) ;

présenter des similitudes, soit dans son plan (une entrée, une galerie rectiligne, puis coudée, une sorte de chapelle) soit dans sa réalisation (creusement dans des matières friables, le « gore », une appellation régionale pour du schiste ou une arène granitique en décomposition, à l’aide d’un outil gallo-romain, sorte de petite hache,

l’ascia, en forme de hache, une herminette, un outil à tailler le bois ou à polir la pierre, l’instrument à tout faire du maçon).

L’ascia qui servit à creuser les souterrains, avait aussi une valeur symbolique, puisqu’elle était souvent gravée sur les pierres tombales gallo-romaines, étant censée protéger et assurer l’inviolabilité dudit tombeau.

Vous trouverez quelques dessins réalisés par quelques passionnés, des amateurs éclairés du XIXe et du XXe siècle – médecins, instituteurs, hommes d’Église –  tels le docteur Noëlas (en 1875) qui explore le souterrain de Terrenoire, Francis Pérot (en 1884) qui explore les souterrains d’Arfeuilles, le docteur de Brinon qui en 1924, explore les galeries de Puyravel et du Cluzel, le docteur Chabrol qui visite et publie une enquête scientifique sur ces souterrains en 1929, puis Maurice Franc et Olivier Giron,

tous deux membres de la Société Française d’Étude des Souterrains (SFES) qui explorent plusieurs souterrains de la montagne bourbonnaise entre 1984 et 1988.

Plus de 34 souterrains annulaires ont été découverts par hasard dans la montagne bourbonnaise, dont 14 pour la seule commune d’Arfeuilles.

Tacite

Déjà Tacite…

L’historien, philosophe et sénateur romain Tacite (58 ap. J.-C.-c. 120 ap. J.-C.) en mention de ces souterrains dans son œuvre – Extrait du Livre XVI : « On sait assez que les Germains ne bâtissent point de villes ; ils ne souffrent pas même d’habitations réunies. Leurs demeures sont éparses, isolées, selon qu’une fontaine, un champ, un bocage, ont déterminé leur choix. Leurs villages ne sont pas, comme les nôtres, formés d’édifices contigus : chacun laisse un espace vide autour de sa maison, soit pour prévenir le danger des incendies, soit par ignorance dans l’art de bâtir. Ils n’emploient ni pierres ni tuiles ; ils se servent uniquement de bois brut, sans penser à la décoration ni à l’agrément. Toutefois ils enduisent certaines parties d’une terre fine et luisante, dont les veines nuancées imitent la peinture.

C. Corn. Tacitus et in eum M.Z. Boxhornii, etc. H. Grotii observationes, Venetiis, apud Nicolaum Pezzana, 1672

Ils se creusent aussi des souterrains, qu’ils chargent en dessus d’une épaisse couche de fumier. C’est là qu’ils se retirent l’hiver, et qu’ils déposent leurs grains. Ils y sentent moins la rigueur du froid ; et, si l’ennemi fait une incursion, il pille les lieux découverts, tandis que cette proie cachée sous la terre reste ignorée de lui, ou le déroute par les recherches mêmes qu’il fait pour la trouver. »

WEBTV Livradois Forez, pour tenter d’en savoir plus ?

Une véritable énigme, encore non élucidée : qu’elle est la fonction de ces souterrains aux formes étranges comportant un ou deux anneaux ? Ces souterrains liés à l’habitat et dont les datations situent entre 400 et 800 leur utilisation non rien révélés de leur secret. Des sociétés archéologiques cherchent depuis un siècle à lever cette énigme. Leur répartition géographique est aussi étonnante puisque l’on en trouve que dans certaines région et très abondamment en montagne thiernois, et Monts du Bourbonnais…mais aussi en Bavière et au nord de l’Espagne. Serait-il pour certain le lieu de villégiature des esprits après leur mort ? En tout cas l’aspect fonctionnel de ces souterrains semble à écarter. Mais laissons-nous guider par Hugues Dourvert spécialiste et découvreur de souterrains annulaires pour une visite sous terre.

Quoi qu’il en soit, les souterrains annulaires de la montagne bourbonnaise sont loin d’avoir livrés tous leurs secrets

Sources : sites village de Laprugne, dans l’Allier ; Wikipédia ; Wikimedia Commons ; Le vagabond auvergnat ; agoravox.fr

Le Grand Maître de la Grande Loge de Cuba s’enfuit et s’exile au Mexique

De nos confrères cubains periodicocubano.com et diariodecuba.com

Le Grand Maître démissionne de la Grande Loge et quitte le pays avec sa femme à l’invitation des francs-maçons de Veracruz. « A partir de maintenant, vous pouvez être certains que nous ne sommes pas aimés par ceux qui gouvernent ce pays », dit-il dans sa lettre de démission.

Francisco Javier Alfonso Vidal, chef des francs-maçons cubains, a décidé de ne pas retourner sur l’île après un voyage au Mexique avec sa femme, a rapporté la Grande Loge de Cuba dans un communiqué rendu public lundi et partagé avec les membres de la fraternité.

Selon le document auquel DIARIO DE CUBA a eu accès, le Grand Maître Alfonso Vidal a été invité par la Grande Loge de Veracruz, mais il n’est pas revenu sur l’île comme prévu le 21 décembre. 

« Depuis ce moment, les tentatives de communication avec le frère sont restées vaines, ce qui dénote une démission tacite de son poste », indique la Grande Loge, qui admet ne pas connaître le sort de son chef. 

Cependant, ce mardi, Alfonso Vidal a rendu publique une lettre de démission de son poste alléguant qu’il n’y a pas « possibilité de se conformer à la totale transparence, autonomie et liberté nécessaire qui est définie par la législation maçonnique cubaine pour assumer cette responsabilité ».

Dans la lettre, dont cette rédaction a obtenu copie, Alfonso Vidal accuse la Grande Loge de « déformer la Loi maçonnique » et rappelle qu’avant de partir en voyage, il a délégué ses fonctions au grand maître de cérémonie Armando Guerra Lozano, pour quoi qui rejette le prétendu abandon de sa position.

« Je suis conscient que ma destitution a été orchestrée par le biais d’une session extraordinaire », ajoute-t-il, et affirme que ceux qui l’accusent « se conforment expressément aux instructions données par la Sûreté de l’Etat à tous les fonctionnaires qui se sont portés volontaires, afin qu’ils la démission formelle ne saurait provenir du poste pour lequel j’ai été élu et dûment accepté et pour lequel je suis pleinement habilité à démissionner sans qu’il y ait plus de circonstance ou d’élément que l’impossibilité de pouvoir l’exercer en raison du gangstérisme politique qui opère dans la Grande Loge de Cuba ».

« Les francs-maçons cubains ont le droit de savoir que notre institution subit l’une des plus grandes attaques qu’elle ait subies ces dernières années depuis le 1er janvier 1959. Plusieurs événements ont précipité cet événement ces derniers temps, tels que les signes les plus clairs d’instabilité, non seulement économique et social, mais aussi politique, comme le montrent le plus les manifestations des 11 et 12 juillet 2021 à travers Cuba. »

« On sait que notre illustre frère José Ramón Viñas Alonso, Très Puissant Souverain Grand Commandeur du Suprême Conseil du 33e Degré pour la République de Cuba, a émis une lettre adressée au Président de Cuba , Miguel Díaz-Canel, donnant son avis sur l’appel à la confrontation entre Cubains que celui-ci a lancé quand tout allait pire, ce qui a poussé la sécurité de l’État à le convoquer avec l’encouragement qu’il se rétracterait et, compte tenu de son refus, jusqu’à présent, cela a eu de nombreuses implications, dont l’une est celle cela m’amène à faire ce document », souligne-t-il.

Alfonso Vidal souligne que Viñas Alonso est devenu « une nuisance pour le gouvernement cubain », et le soutien qu’il a reçu pour sa conduite « a mis la sécurité de l’État sur la mission de savoir comment l’écarter , et évidemment ils connaissent nos lois, pour alors ils ont proposé que moi, en tant que figure maximale du Symbolisme auquel il appartient, pour être un Maître Maçon d’une de nos loges, je sois accusé et suspendu de droits ».

« Chers frères, ce franc-maçon qui vous écrit a reçu plus de 70 appels en un mois d’un individu qui se fait appeler Sondage , je ne peux pas préciser le nombre exact car l’historique a été effacé, mais du 15 octobre au 12 novembre il y en a eu 19 et moi était hors de Cuba depuis près d’un mois à cette date. »

« Ce personnage m’a intercepté plusieurs fois dans la rue, c’est pourquoi j’ai fait le pas de marcher avec ma femme, et à plusieurs reprises ils m’ont convoqué à la Calle E n°456 entre le 19 et le 21, à Vedado. Selon ce policier La Sûreté de l’Etat travaille dans la franc-maçonnerie depuis 40 ans et assure qu’il y a des francs-maçons qui travaillent pour eux, ce qui est dommage », a-t-il dénoncé.

Dans sa lettre,  Alfonso Vidal raconte les différents plans de l’appareil répressif pour prendre le contrôle de l’intérieur de la franc-maçonnerie cubaine , et souligne : « Il reste entre les mains des authentiques francs-maçons cubains de ne pas laisser faire cela et qu’une fois l’influence acquise connu de chacun qui cherche à exercer
la Sûreté de l’État dans notre institution, quelqu’un probablement lié à ces organes ne devrait pas être autorisé à accéder au poste
».

« A partir de maintenant, vous pouvez avoir confiance que nous ne sommes pas du goût de ceux qui gouvernent ce pays », conclut sa lettre.

Alfonso Vidal précise également que lui et sa femme ont demandé l’asile politique aux États-Unis.

Il y a tout juste un mois, les  États-Unis ont inscrit Cuba sur leur liste noire des pays qui violent systématiquement la liberté religieuse , à laquelle le gouvernement a réagi en se victimisant lui-même.

« Nous rejetons l’inclusion de Cuba dans cette liste arbitraire dans laquelle le gouvernement américain nous a inclus. Les institutions religieuses jouissent du droit de pratiquer leurs croyances religieuses conformément à la loi et au respect de tous », a répondu le chef du Bureau. aux Affaires Religieuses du Comité Central du Parti Communiste, Caridad Diego.

« Les croyants et les non-croyants participent au développement de notre société en tant que partie du peuple auquel nous appartenons », a déclaré le responsable, qui a assuré que le secteur religieux organise de nombreuses activités à Cuba, malgré le fait que les groupes qui sont au-delà du contrôle du PCC sont pénalisés et harcelés.

La frérocité sous la fraternité…

Oui ! La si belle fraternité adulée par notre pays républicain, au cœur de sa devise républicaine. Elle est lovée dans le doux cocon de l’harmonie entre les êtres. Mais, en fait, c’est un leurre ! Elle est très commode pour justifier nos valeurs, nos espoirs et nos affections. Car cette fraternité bêlante ressort d’une conception niaise des relations entre les humains. Car, certains le savent depuis toujours, la fraternité nait souvent de la « frérocité », terme clair forgé par Jacques Lacan. Sous les vernis de la fraternité se cachent les déchirures de cette frérocité.

Depuis les 400 000 ans que l’humain existe, les guerres les plus sauvages ont ravagé les meutes des « humanimaux » (Daniel Béresniak). L’autre est vite une menace à éliminer. Les prétextes sont très divers mais dans la société, les horreurs sont toujours justifiées par une raison bien pratique pour innocenter. En effet au-dessous de la fraternité les racines de la frérocité sont puissantes bien que peu nombreuses. Ses quelques motifs sont toujours les mêmes : les désirs, la jalousie, l’envie…Parce que l ’autre est différent, plus nanti et prospère. Conclusion : on veut ce qu’il représente, par la force. Et on se donne de bonnes raisons : Il est donc dangereux car il possède ce que je n’ai pas, il ne se soucie de rien : On en vient à être sûr que c’est l’autre qui me menace. Et cette pirouette de la frérocité, s’éveille, chez les humains, dès le plus jeune âge avant de devenir collective.

            L’humanité ne cesse de borner son histoire avec les jalons de la frérocité. Les guerres incessantes et croissantes troublent la vie bancale et proliférante de l’espèce. 7 milliards d’humains dépassent largement les limites éthologiques de croissance d’une espèce : elle n’en finit plus de consommer les richesses de la nature. Pour agir il est temps d’aller plus loin que les classiques sciences humaines auto-justificatrices pour en venir à l’éthologie.
Jacques Lacan ne se le laisse pas dire : « La férocité de l’homme à l’endroit de son semblable dépasse tout ce que peuvent les animaux, et [qu’] à la menace qu’elle jette à la nature entière, les carnassiers eux-mêmes reculent horrifiés ». La régulation naturelle est dépassée, elle qui se fonde sur les pandémies, les guerres, la sous-natalité, tout cela pour maintenir la vie de la meute. Le GIEC, dans son dernier rapport prétend qu’avec la quasi-disparition des ressources naturelles, à cause des guerres nucléaires qui ne vont plus tarder, les meutes animales (dont la nôtre) vont s’effondrer. Ce qui se joue collectivement est aussi inscrit dans les relations individuelles, voire fraternelles comme chez Caïn et Abel, pour prendre un exemple connu mais pas isolé. Les Frères maçons, les Sœurs seraient-ils exclus de cette machinerie prédatrice grâce à l’intercession magique des rituels et les pompeuses déclarations humanistes qui les enrubannent sans répit ?

             En effet, face à cela, Les Francs-maçons font partie des thuriféraires de la douceur et de l’harmonie. Toute une tradition, reprise par l’Ordre, prétend que l’humain peut se débarrasser de la frérocité qui sourd en lui. Avec un accès à la fraternité. Les Lumières dont se targuent les initiés que nous sommes, nous l’affirment : L’humain a un bon fond et il peut être tout amour. Ah bon ! La violence, la fureur ne seraient que des égarements de l’éducation. C’est une des chansons bien dépassées du Siècle des Lumières : Pourquoi pas ? Oui peut être. Aujourd’hui, cette opinion se meut en croyance. Vraiment dommage ! Dorénavant on sait que la fraternité existe mais à une condition irréfragable : Admettre que la frérocité fait souvent le lit de cette fraternité. IL faut traiter le soubassement pour accéder à la lumière, sans ambages. Et, coups de génie, c’est ce qu’a compris la Maçonnerie : Avant de jouir des différentes formes de l’entente, rappelons les frérocités rituelles. De fait, dans les degrés bleus qui recèlent la doctrine initiatique, la violence est toujours présente et assumée.

            Frérocité avouée en Franc-maçonnerie ? Mais bien sûr. Il suffit, en deux mots, de se rappeler la brutalité lancée à l’Apprenti : la porte basse, les épreuves qui secouent le corps, point de départ pour fonder notre vie. Mais, au degré de Compagnon, la frérocité n’est évoquée, hélas, que dans quelques rites. Elle repose sur une légende biblique. Rappel, si nécessaire : Deux tribus d’Israël sont en guerre ; la Galaadites et les Ephraïmites. Or ces dernier, acculés, doivent absolument franchir le Jourdain. Les Galaadites, qui tiennent l’autre rive, sont méfiants. Ils exigent des fuyards qu’ils donnent le mot de passe « Schibboleth ». Mais les pauvres ne savent prononcer que « Sibboleth ». Alors ils sont massacrés et leurs corps jetés dans le Jourdain. Conclusion : la frérocité, au degré de Compagnon, est trop peu évoquée voir pas du tout dans certains rites. C’est une vraie faiblesse eu égard à ce qu’est l’humain. Il est urgent que cette légende prenne une place bien plus effective dans le rituel. Il ne peut plus y avoir de rituel sans évocation de la frérocité. En comprenant en outre que les deux sont intimement interdépendants et se mêlent fort souvent l’une l’autre. Enfin, quelle satisfaction : Au degré de Maître, il y a de quoi être comblé avec le violent meurtre d’Hiram, étendard du meurtre du père pour la plupart des garçons. Je laisse aux lectrices le soin de réfléchir sur ce geste violent. M’est avis –humble- que la haine et l’amour se racontent différemment selon le sexe. Aux Sœurs de se prononcer. Mais, s’il y a des différences, la violence est toujours au rendez-vous.

            Au- dessus de la frérocité et en s’en nourrissant, la fraternité s’éveille. Mais le mot est fou : il a tellement de lectures ! Bornons-nous à notre vécu simple. En fait, on peut distinguer plusieurs niveaux de fraternité qui se jouent dans une loge, appuyée très souvent, nous venons de le voir, sur la frérocité. Un trait génial de notre Ordre est d’avoir fait croître, par le rituel, notre densité d’amour fraternel au fur et à mesure des trois degrés. Mais il est bien entendu que les trois étages peuvent, dans la réalité de chacun, être assumés quel que soit le degré. Un profane est parfois fraternel, voire plus. Le rite, alors, conforte ses comportements. Mais revenons aux différentes acceptions du mot fraternité. A chaque fois, nous nous poserons la question : la Voie maçonnique incite-t-elle à vivre cet aspect de la fraternité ?

            D’abord la convivialité, la forme la plus simple qui correspondrait à l’état d’Apprenti. Elle se joue pendant les agapes. Chacune, comme les autres, se régale du bon lait qui l’emplit, comme au temps de sa petite enfance. Que les Apprentis qui sont en nous tous, se rappellent le contraire, même inconsciemment. Pensons, par exemple, à la frérocité souvent visible chez les petits : le désir d’affamer l’autre en lui volant sa nourriture. Ou l’envie de lui prendre ses jouets.

 Puis les Compagnons, moins bien lotis en frérocité, renforcent en eux, la complicité de jouer, rire et de travailler ensemble. Ils n’ignorent pas qu’ils peuvent se jalouser méchamment, dans une violente duplicité cachée sous de bonnes raisons. Nous n’en sommes pas absents, loin de là ; par exemple dans les manœuvres pour obtenir un office, un degré du dessus, une « haute » responsabilité. Ou pour que la loge admire sa planche.

Enfin, avec la Maîtrise, nait l’amitié. Elle est une fleur qui s’épanouit dans l’entente forte, affective, morale, sociale…Pourquoi ? Parce qu’elle amène à reconnaître en chacun le désir de tuer Hiram. Chez les garçons en se posant la question pour les filles. Ce meurtre est l’acmé de la jalousie, de l’envie et de la violence. La haine ! L’accepter favorise la comparaison avec l’autre : Il est semblable. Alors peut naître, sur cet accord profond, l’amitié partagée.

Encore une fois, ces trois types de fraternité relèvent d’un point de vue pédagogique, commode mais irréel : Un Apprenti peut devenir évidemment l’ami d’un maître chevronné. Et, pour couronner, ces trois aspects de la fraternité, la solidarité. Les trois degrés sont concernés. Elle devrait s’exercer dans nos loges, sans coup férir.

            La Voie maçonnique nous aide donc à travailler notre frérocité (si difficile souvent à admettre au fond de soi) Hélas, la fraternité, celle qui est réellement vécue dans les loges, ignore encore trop souvent ses soubassements désagréables. Les rappels rituels ne jouent plus pleinement leur rôle introspectif. Voici la très puissante et sale ennemie de la fraternité, en ses multiples visages : l’indifférence. Ma longue vie maçonnique m’en a montré, hélas, plusieurs exemples qui m’ont révolté. En voici une pincée tirée du vécu. Dans la loge de l’Arpenteur, un Frère touché par une dépression terrible envoie à chacune la supplique : « Envoie-moi une ligne de réconfort ; j’en ai tellement besoin ». Résultat :6 réponses sur 32 membres ! On entend alors en tenue : « Je ne savais pas que c’était si grave ! Je n’ai donc pas essayé d’aller plus loin » Cette frérocité s’appelle « ignorance », un de des maux que les Maçons jurent de chasser. Allons à présent, écouter une autre excuse dissimulatrice : l’hypocrisie d’un Frère qui déclare : « Il y a un Hospitalier pour cela » Comme si la fraternité-solidarité ne nous commandait pas de nous entraider sans cesse. Nous sommes tous-tes des hospitaliers…Ah il nous reste, dans la triade maudite des Maîtres outre l’ignorance et l’hypocrisie, le fanatisme. Lisez bien cet autre exemple : Dans la loge Les Amis fidèles, une Sœur, après une maladie grave, se retrouve bloquée dans un fauteuil. Des voix s’élèvent, en vertu apparente et en frérocité cachée : « Anderson n’aurait jamais accepté une infirme en loge ; c’est clair dans les Constitutions. Alors démissionnons-la ». Bonjour le fanatisme, au nom de la tradition si confortable pour celles et ceux qui ne veulent rien changer, pour leur confort !

            On m’a souvent dit que ces frérocités étaient plus le triste apanage des loges implantées dans les grandes villes. En province, la fraternité, dans ses couleurs bruissantes, aurait plus droit de cité. Je me range volontiers à cette constatation.
Alors, en ville, la frérocité serait-elle donc gagnante sous les oripeaux trompeurs de l’ignorance, de l’hypocrisie et du fanatisme…et d’autre encore, bien sûr, selon les rites ? Je ne le crois pas. Nous avons vu que la frérocité était bien présente aux 1er et 3ème degrés, moins au 2ème. Et nous savons, surtout depuis les années 50 que fraternité et frérocité sont indissociables pour rendre les individus satisfaits de leur vie. On ne peut être heureux sans descendre en soi (le fil à plomb, les colonnes…) Avec l’alchimie absolument nécessaire : « Comment puis-je transformer la force de la frérocité en fraternité active ?

Pour gravir l’escalier qui me mène à être utile sur la terre des humains. Une réponse possible en guise de résumé :

  • L’un à coté de laure : la convivialité.
  • L’un avec l’autre :la complicité,
  • L’un pour l’autre, la solidarité,
  • L’un en l’autre ; l’amitié.

            Le psychanalyste G.Haddad résume clairement : « On associe spontanément la fraternité à l’entraide et à la noblesse des sentiments, mais c’est manquer généralement sa dimension essentielle de rivalité et de meurtre potentiel »

Que tardons-nous, mes Frères, mes Sœurs à y réfléchir puis à agir concrètement et sans cesse, ensemble, en sincères alchimistes du cœur et de l’esprit ?

Les francs-maçons belges s’indignent à propos des demandeurs d’asile

De notre confrère belge lecho.be

Lorsque les droits fondamentaux et l’État de droit sont en péril, la discrétion maçonnique cède devant le devoir d’indignation ! Tout demandeur d’asile a droit à un accueil lui permettant de mener une vie conforme à la dignité humaine. Ce principe est inscrit à l’article 3 de la loi du 12 janvier 2007 portant sur l’accueil des demandeurs d’asile. Ce droit à l’accueil permet à un demandeur de protection internationale de ne pas se retrouver dans une situation de dénuement matériel extrême l’empêchant de faire face à ses besoins les plus élémentaires, tels que notamment ceux de se nourrir, de se laver et de se loger.

Alors qu’il s’agit d’un droit à bénéficier d’une aide matérielle durant toute la procédure d’asile, force est de constater que pour pouvoir bénéficier de ce droit fondamental, il appartient au demandeur de protection internationale de saisir préalablement la justice.

Faute de volonté politique

En 2022, rien que sur la Région de Bruxelles-Capitale, plus de 6.500 personnes ont saisi en extrême urgence le Tribunal du travail de Bruxelles pour bénéficier de l’accueil qui leur est pourtant acquis par leur qualité de demandeur d’asile. Alors que l’agence Fedasil est dans la plupart des cas condamnée par jugement du Tribunal du travail à fournir un hébergement sous peine d’astreinte, plus de 3.000 enfants, femmes et hommes sont toujours en attente d’un hébergement. Malgré l’hiver, ces « invisibles » vivent à la rue dans des conditions de vie intenables et contraires à l’article 3 de la Convention européenne des Droits de l’Homme. Cette inexécution par l’État belge et Fedasil, pour « défaut de volonté politique », des décisions judiciaires, a été fustigée dans près de 750 arrêts de la Cour européenne des Droits de l’Homme.

Comble de l’absurdité, les milliers d’astreintes financières auxquelles l’État et Fedasil ont été condamnés suffiraient largement à héberger tout le monde. Mais en ce moment les demandeurs d’asile ont froid, faim et passent la nuit dehors et tombent malades. Ce sont des associations et des bénévoles, de toutes tendances et de toutes convictions philosophiques, qui leur viennent en aide, leur apportent quelque chose de chaud à boire ou à manger, leur fournissent des tentes, des vêtements d’hiver et des sacs de couchage. Cette situation est contraire aux principes d’une démocratie fondée sur l’État de droit.

Mesures structurelles

Institution apolitique, cosmopolite et pluraliste des opinions, la Franc-maçonnerie n’a pas pour objet, ni pour but d’exprimer une opinion collective. Toutefois, lorsque le respect des valeurs humaines est dépassé, le silence n’est plus de mise.

En toutes circonstances, les Francs-maçons défendent la nécessité absolue du respect des droits et libertés fondamentaux que toute démocratie se doit de respecter et promouvoir. C’est en ce sens que des Obédiences belges entendent rappeler leurs valeurs de Liberté, d’Égalité, de Fraternité universelle et de dignité pour tous les humains, quels que soient leur sexe et leur genre, la couleur de leur peau et leur culture.

Les droits humains sont premiers et universels, ce qui justifie notre appel à ce que cessent ces traitements inhumains et dégradants. Nous appelons le gouvernement à mettre en place urgemment des mesures structurelles pour respecter l’État de Droit et le droit d’asile. Il en va de notre commune humanité avec toutes les personnes victimes de cette situation intenable.

Il ne s’agit pas seulement de l’image que cette situation donne de la Belgique, mais aussi et surtout de notre conscience d’êtres humains, interrogés voire interpellés dans notre commune humanité avec des personnes qui ont dû fuir leur pays en prenant tous les risques pour être accueillies dans des démocraties européennes dignes de ce nom.

Puisse donc le gouvernement avoir ce sursaut de sagesse et de force pour représenter dignement les citoyens et accomplir avec beauté son devoir d’humanité à l’égard des plus démunis en quête d’asile.

En cela, le Grand Orient de Belgique, la Fédération belge du Droit humain, la Grande Loge féminine de Belgique font appel à la collaboration à tous les niveaux afin de mettre une fin immédiate à cette situation.

Alain Cornet, Grand Orient de Belgique.

Daniel Menschaert, Fédération belge de l’ordre mixte international du Droit-Humain.

Raymonda Verdyck, Grande Loge féminine de Belgique.

Jan Vanherck, Président Lithos Confédération de Loges.

Campus Maçonnique : demandez le programme 2023 !

Le Campus Maçonnique nous communique son programme pour l’année à venir. C’est avec avec grand plaisir que nous le partageons, afin que nul ne l’ignore, mais aussi pour notre plus grand profit…

Au regard de la grande qualité des intervenants, une belle année maçonnique et studieuse s’offre à toutes et à tous.

Très chers Frères et Sœurs,
Vous étiez nombreux à assister à la visioconférence du programme 2023, animée par nos conférenciers qui ont « planché » avec talent !  Nous vous remercions pour votre concours et votre soutien à l’aventure du Campus. Pour ceux qui n’ont pu assister au webinaire, nous vous joignons la présentation de l’ensemble des cours pour chaque conférencier. C’est avec beaucoup de plaisir que nous vous retrouverons pour éclairer votre année 2023 par un programme qui raconte le monde, ouvert sur les autres. Rendez-vous l’année prochaine !
L’équipe du Campus maçonnique

Voyage en Orient par Leili Anvar
Cours 1 / Le Zoroastrisme Cours 2 / La royauté idéale : les miroirs des princes en littérature persane Cours 3 / Le soufisme comme enseignement de sagesse Cours 4 /  La poésie bachique et ses liens avec le Zoroastrisme

 La Bible autrement par Hervé-Élie Bokobza
Cours 1 / Le 31 janvier 2023 Supériorité de l’homme sur les anges dans sa capacité à nommer les animaux Cours 2 / Faute originelle : à propos de la culpabilité de la femme Cours 3 / Caïn et Abel échec de la communication  Cours 4 / Babel et la question du langage  Cours 5 / Sodome et Gomorrhe dans le concept de justice Cours 6 / Parole et silence : Loi de violence et Loi de paix

S’initier aux grands maîtres par Yves Bomati
Cours 1 / Le 28 février 2023 Cyrus le Grand, réalité, mythe et légende autour de « L’oint de Dieu » (Bible) La première déclaration des droits de l’homme (« Le Cylindre de Cyrus » – VIe siècle av. J.-C.) Cours 2 / Le 28 mars 2023 Les femmes de l’antiquité : déesses et mortelles Cours 3 / Antigone et la transgression  Cours 4 / L’Atlantide ou le mythe (l’utopie) de l’île  Cours 5 / Prométhée ou le mythe du premier homme Cours e, Jason et la toison d’or

Cycle communication et laïcité par Céline Bryon-Portet
Cycle communication

Cours 1 / le 6 mars 2023 Les révolutions communicationnelles de l’écrit aux médias Cours 2 / Le 18 avril 2023 Information, désinformation, manipulations et propagande Cours 3 / Le 13 juin 2023 Le secret  
Cycle laïcité
Cours 4 / Le 26 septembre 2023 La laïcisation de la société française : un processus lent Cours 5 / Le 17 octobre 2023 La « guerre des deux France »  Cours 6 / 6 Novembre 2023 Laïcité ou laïcités ? Questions d’actualité

Histoire de la Franc-Maçonnerie par Roger Dachez
Cours 1 /  Les origines du grade de Maître : état des connaissances actuelles Cours 2 / Le 16 février 2023 La Querelle des Antients et des Moderns : un conflit fondateur (1751-1813) Cours 3 / Le 16 mars 2023 Nouvelles lumières sur quelques grandes figures de la franc-maçonnerie française au XVIIIe siècle : Louis de Bourbon-Condé, comte de la Clermont (1709-1771), Jean-Baptiste Willermoz (1730-1824), Voltaire (1694-1778), Gilbert du Motier, marquis de La Fayette (1757-1834)  Cours 4 / L’Illuminisme maçonnique au XVIIIe siècle – Sources, doctrines, sociétés Cours 5 / La franc-maçonnerie sous le Premier Empire : âge d’or ou cage dorée ?

L’humanité, passé, présent, futur par Pascal Picq
Cours 1 / Le 16 janvier 2023 Origines de l’humanité Cours 2 / Le 6 février 2023 Qui sont les premiers humains ? Cours 3 / Une seule humanité, plusieurs espèces Cours 4 / L’expansion de Sapiens Cours 5 / L’avenir de Sapiens

Descartes par Bruno Pinchard
Le cartésianisme est-il encore une pensée d’avenir? Cours 1 / Le 9 janvier 2023 Un chevalier français nommé Descartes Cours 2 / Le 9 mars 2023 Descartes parmi les Rose-Croix Cours 3 / Le 8 juin 2023 Le discours de la méthode : un saccage de la nature ? Cours 4 / Octobre 2023 Des méditations métaphysiques Cours 5 / Une éthique de la générosité

Géopolitique des religions par Dominique Reynié
Cours 1 / Le 12 janvier 2023  La sécularisation dans un monde de croyants : un paradoxe  Cours 2 /  Géopolitique du religieux Cours 3 /  Les tyrannies théologico-politiques Cours 4 / Le retour du religieux dans les sociétés sécularisées

Découverte du, et des, bouddhisme(s) par Éric Vinson
Cours 1 / Le 5 janvier 2023 introduction générale : comment aborder les « religions orientales » en général, et le bouddhisme en particulier ? Cours 2 / Le 22 février 2023 Les fondements du bouddhisme (1) : l’Éveil du Bouddha ; les « quatre vérités des Nobles » ; les « Chemin octuple des Nobles » ; les Trois Joyaux (Bouddha, Dharma, Sangha) Cours 3 / Le 20 mars 2023 Les fondements du bouddhisme (2) : les « quatre sceaux » (non soi ; impermanence ; insatisfaction ; libération) ; loi du karma et samsara Cours 4 / Les principaux courants issus du Bouddha, du bouddhisme ancien au Mahayana (1) (Hinayana ; Théravada, etc.) Cours 5 / Les principaux courants issus du Bouddha, du bouddhisme ancien au Mahayana (2) (Chan/Zen ; Écoles de la Terre Pure ; bouddhisme tantrique himalayen, etc.) Cours 6 /  Le bouddhisme et l’Occident post-moderne ; conclusion.

Alain Bauer, le 26 janvier 2023 La guerre qui revient, réflexion sur une éthique de la résistance

Armand Abécassis, le 14 février 2023 Pas de vie sans loi, l’enseignement de la sortie d’Égypte
Jean-Michel Dardour et Gérard Rabonovitch, le 14 mars 2023 Une éthique du XXe siècle ? 


Tous les Abonnements au Campus

Et les cours commencent dès ce soir, jeudi 5 janvier, avec Éric Vinson !

Enseignant et journaliste, Éric Vinson est spécialisé dans les thématiques en lien avec le religieux, la spiritualité et la laïcité.

[NDLR : L’ensemble de ce programme est passionnant et permet de s’instruire, qui plus est à distance, pour celles et ceux qui le désirent !

Bandeau du site Internet du campus

Rappelons que le Campus Maçonnique est une structure associative indépendante du Collège maçonnique qui comprend les Académies maçonniques et l’Université maçonnique. Le Campus maçonnique est une activité cependant payante, mais avec une cotisation restant très raisonnable et accessible.

Jean-Michel Dardour

Nous devons cette belle initiative culturelle à notre très cher Frère Jean-Michel Dardour – ancien président du Cercle d’études et d’expression publique Franc-Maçonnerie et Société (FM&S), premier Think Tank Maçonnique français, ancien Premier Grand-Maître Adjoint de la Grande Loge de France et ancien président du Collège maçonnique.

Christian Roblin
Christian Roblin

La destinée du Collège est désormais entre les mains de notre très cher Frère Christian Roblin, par ailleurs directeur d’édition de 450.fm.

Nous rappelons simplement que le mot culture n’est pas un gros mot, c’est-à-dire un mot grossier.

Si le Maçon veut s’améliorer soi-même pour ensuite améliorer la société, la Franc-Maçonnerie, Ordre auquel il appartient, se doit d’entretenir des relations étroites avec la culture, qui comprend toutes les formes de pensée, scientifique ou autres, et de comportement.

Selon le Centre national de ressources textuelles et lexicales (CNRTL) la culture est un « Bien moral, progrès intellectuel, savoir à la possession desquels peuvent accéder les individus et les sociétés grâce à l’éducation, aux divers organes de diffusion des idées, des œuvres, etc. » ou encore la « Qualité, compétence que la possession d’un savoir étendu et fécondé par l’expérience donne à une personne ou à une société dans un domaine de connaissances particulier, à une époque ou dans un lieu déterminé… »

Merci au Campus Maçonnique d’offrir cela sur tout le territoire métropolitain mais aussi à destination de notre belle France d’outre-mer, nos DROM-COM.]

Regard sur… Expérience de hors-corps

L’expérience de hors-corps (out-of-body experience ou OBE en anglais) désigne une expérience vécue par un individu impliquant la sensation de flotter en dehors du corps. À la différence de l’autoscopie où le sujet se voit sans avoir nullement la sensation de quitter son corps, et dont le phénomène est souvent tout à fait ordinaire (reflet dans un miroir, photographie, etc.), et parfois hallucinatoire (voir l’expérience de dédoublement décrite par Goethe dans Vie et Vérité) dans l’expérience de hors-corps, le sujet prétend avoir aperçu son corps depuis un autre endroit que celui qu’il occupe.

Diverses études Britanniques ont montré que l’expérience de sortie de corps n’était pas si rare puisque 5 à 10 % de la population générale ferait une sortie de corps au moins 1 fois dans sa vie.

Pour l’heure, il n’y a pas de consensus scientifique pour savoir si la sortie de corps est un phénomène de sortie de la conscience ou une hallucination visuo-somesthésique. Selon le centre ISSNOE il s’agit d’une sortie de la conscience mais d’autres travaux comme ceux de Jason J. Braithwaite ou d’Olaf Blanke appuient la thèse de l’hallucination visuelle et somesthésique.

Origine de l’expression

Le terme expérience de hors-corps a été pour la première fois utilisé par George N. M. Tyrrell en 1943 dans son ouvrage intitulé Apparitions et a été adopté par des auteurs tels que Celia Green (en) et Robert Monroe comme terme alternatif à ceux de « voyage astral » ou « voyage de l’âme » qui ressortissent à des croyances religieuses, au paranormal ou à la mouvance New Age.

Description du phénomène

Le médecin Waldo Vieira décrit ce phénomène comme une projection de la conscience.

Les expériences de hors-corps peuvent survenir lors de traumatismes crâniens, de privations sensorielles, d’expériences de mort imminentes, de prises de produits psychotropes et autres types médicamenteux, de déshydratation, lors du sommeil et par des stimulations électriques de certaines parties cérébrales, notamment.

Selon Stephen Laberge les expériences de hors-corps sont un type particulier de rêve lucide.

Nicolas Fraisse, célèbre cas de sortie de corps en France raconte sortir de son corps tous les soirs. Pour lui, la sortie de corps se manifeste par un effet de tourbillon qui n’est pas de l’ordre du visuel, suivi par un flash lumineux. C’est alors que sa conscience sort de son corps pour aller dans différents endroits. Il précise aussi qu’il a, lors d’une sortie de corps, la sensation de posséder un corps mais que celui-ci est sans limite et que la sortie de corps n’est pas seulement une rêverie. Bien qu’il fasse partie de ceux qui peuvent sortir de leurs corps de manière régulière et plus ou moins contrôlée, il précise dans de nombreuses interviews qu’il n’a pas un contrôle absolu puisqu’il faut prendre en compte le facteur émotionnel qui n’est pas toujours contrôlable. La place de l’émotion est souvent décrite dans ce genre d’expérience. L’émotion a une place presque centrale dans ce phénomène. Dans nombre de témoignages, c’est grâce à l’émotion que les sujets rapportent avoir réussi à sortir de leur corps.

Pour certain c’est une forte émotion positive telle que la sérénité ou le calme qui leur a permis de sortir, pour d’autres c’est un choc émotionnel tel qu’un accident de voiture ou une grande peur.

On trouve parfois aussi des témoignages de personnes ayant commencé à sortir de leurs corps ou y étant parvenu, et qui à la suite d’une prise de conscience de leur état ont eu peur, ce qui les a immédiatement ramenées dans leurs corps. Concernant le rôle des émotions il n’y a pas de consensus puisqu’il s’agit d’un vécu subjectif. Un élément souvent rapporté en plus de l’émotion est la sensation d’être aspiré vers le haut alors que le corps est ressenti comme lourd pendant la sortie de corps, puis de retomber dans son corps à la fin de celle-ci. Les sorties de corps sont souvent des expériences involontaires bien que certains sujets rapportent pouvoir en faire de manière contrôlée et presque à la demande. Selon certains, il est alors possible de contrôler et d’apprendre à réaliser des sorties de corps notamment par des méthodes de méditation.

Relation avec le mysticisme et la métaphysique

Il est parfois affirmé que cette expérience indique que l’âme ou l’esprit peut se détacher du corps et « visiter » différents lieux bien qu’il soit difficile de saisir au juste comment une substance immatérielle pourrait continuer à « voir » sans posséder de dispositifs de perception. De telles conceptions reposent sur des croyances rattachant l’identité personnelle à une substance immatérielle autonome, mais incitent à penser qu’une telle entité percevrait la réalité à la façon d’un corps, ce qui est incohérent malgré le témoignage de ceux qui disent l’avoir vécu.

Problème de la conscience

Pour la majorité des scientifiques, le dogme est que la conscience est un sous-produit secrété par le cerveau. On parle de conscience localisée au cerveau ou locale. Cette dernière n’a pas le même statut que celui de la pensée.

Pour expliquer les expériences de hors-corps, la conception physico-chimique de la conscience rend toute explication par recoupement de témoignages impossible. En revanche, la conception d’une conscience plus large — non assujettie au cerveau et dite « non locale » — rend les études et tentatives d’explication possibles.

Recherches scientifiques

Les psychologues Susan Blackmore et Stephen Laberge, spécialisés dans l’étude des rêves lucides, ont consacré une large part de leurs travaux à l’analyse d’expériences de hors-corps et d’EMI (qui ne sont pas à confondre) : « S’ils sont partis de postulats différents, leurs conclusions sont peu ou prou les mêmes. Une expérience de hors-corps se produit lorsque dans un état de conscience, la perception sensorielle du sujet est inhibée. Le cerveau n’étant plus renseigné sur son environnement par le biais des cinq sens, il aura tendance à recréer de mémoire un modèle de représentation connu : un corps et un lieu. […] » On sait, par exemple, que la perception de l’attraction terrestre est un des éléments permettant de se situer dans l’espace, notamment pendant le sommeil. La perte de cette information est à l’origine des sensations de « flottement » et de « sortie hors du corps ».

En 2002 un article de la revue Nature donne les premiers pas de la recherche d’un point de vue neurophysiologique : il est possible d’induire une expérience de hors-corps par stimulation électrique du gyrus angulaire.

Approche neuropsychologique

Selon Braithwaite et al., la conscience de soi résulte d’une intégration multisensorielle réussie. Ainsi, des ruptures dans l’intégration de ces informations multisensorielles provoquent des troubles de la propriété du corps (expérience corporelle atypique). Parmi ces expériences corporelles atypiques, il y a l’expérience de sortie de corps. Les expériences de sortie de corps peuvent se produire chez des personnes atteintes de troubles neurologiques, psychopathologiques ou chez des sujets sains. En 2011, des équipes de chercheurs ont réussi à démontrer qu’un dysfonctionnement du traitement du soi corporel et du soi dans l’espace et la perspective étaient liés au phénomène de sortie de corps. (Braithwaite & Dente (2011) ; Braithwaite & al. (2011)). Diverses zones cérébrales sont mises en évidence au fil des recherches. On constate l’activation du gyrus angulaire, la jonction temporo-pariétale, le gyrus insulaire postérieur (Blanke & al. 2004) mais aussi le gyrus supramarginal, le cortex temporal supérieur et le précunéus et d’une région partant du thalamus postérieur jusqu’au vernis supérieur cérébelleux (Raider & al. 2007).

En plus de zones cérébrales, diverses études ont aussi montré l’importance de la position du corps (Braithwaite & Dente 2011 ; Braithwaite & al. 2011 ; Blanke & al. 2004). Dès 2004, Blanke et son équipe ont en effet montré un lien significatif entre la position du corps et le phénomène de sortie de corps en démontrant que 75 % des patients réalisant une expérience de hors-corps étaient allongés alors que les patients assis ou debout réalisaient plutôt des autoscopies. Ces différentes études tendent donc a proposer une conception de la sortie de corps comme un trouble de l’intégration sensorielle et somesthésique.

Kétamine et sortie de corps

Sous l’effet de la kétamine, les patients rapportent souvent faire des expériences de sortie de corps. Cette substance va perturber l’intégration du soi-physique ce qui cause la sensation d’être décorporé et les conséquences visuelles (phénomène d’autoscopie extra-corporelle). L’équipe de Wilkins (2011) a rapporté que dans le cas de consommation de kétamine, 91 % des sujets ont eu une expérience de mouvement illusoire, 83 % ont eu au moins une sensation de hors corps et 48 % ont eu une expérience autoscopique de hors corps. Leur étude rapporte aussi que l’âge précoce de la première exposition à la kétamine et la fréquence d’exposition augmente le risque d’expérience corporelle atypique (expérience de sortie de corps complète ou non). Dans « Ketamine as a primary predictor of out-of-body experiences associated with multiple substance use », Wilkins et son équipe ont réussi à montrer que la kétamine est la substance la plus à risque de provoquer ces expériences de sortie de corps et la seule à produire une sensation de mouvement vestibulaire associé à la sortie de corps. Ici encore on constate que la recherche va dans le sens d’un trouble somesthésique plutôt que vers le concept d’âme sortant d’un corps matériel.

Simulation de sortie de corps

On a réussi à simuler une sortie de corps en stimulant via des électrodes la jonction temporo-pariétale droite (Ridder & al (2007)). Dès 2002 Blanke & al. ont réussi à provoquer une sortie de corps en stimulant à de nombreuses reprises le gyrus angulaire droit d’une patiente épileptique. Par la suite, Blanke a continué à travailler sur les OBE pour publier en 2004 un article portant sur 6 patients. Bien que les vécus de l’expérience diffèrent selon les patients, il y a des points communs tels que la place de l’émotion (peur, joie, curiosité), une altération rapide de la conscience (sauf chez le patient 3). Par la suite, d’autres approches ont été utilisées pour induire des sortie de corps. En 2007, des sorties de corps ont été simulées via la réalité virtuelle (Blanke & al. 2007). Les auteurs rapportent que les patients se sentaient identifiés aux faux corps ce qui implique que la conscience de soi ou de son corps peut être distinguée de la position physique du corps. Les patients rapportaient aussi ne pas se sentir désincarnés ou surincarnés dans cette expérience ce qui suggère que la perturbation de l’intégration visuo-sensorielle n’est pas suffisante pour induire une OBE même si l’attribution du corps et sa localisation repose en partie sur l’intégration visuo-somatosensorielle. « Nos résultats montrent que les humains font systématiquement l’expérience d’un corps virtuel comme s’il était le leur lorsqu’il est présenté visuellement dans leur espace extrapersonnel antérieur et qu’il est caressé de manière synchrone ». (Blanke & al. 2007).

Braithwaite & al. (2017) ont montré, grâce à l’illusion de la main en caoutchouc, que les sujets OBE ont signalé significativement plus de perceptions anormales et d’illusions d’incarnation dans la condition asynchrone. Dans le groupe contrôle, les sujets avaient plus tendance à rejeter les éléments incohérents dans la condition asynchrone. Cette méthode a permis de simuler certains aspects de l’expérience de sortie de corps en perturbant l’intégration des informations multisensorielles. Cette méthode fonctionne très bien car la vision prime sur les autres sens en cas de conflit sensoriel, même si la vision est incohérente.

Critiques

Selon certaines recherches du domaine scientifique l’expérience de sortie hors du corps est une hallucination causée par nombre de facteurs psychologiques et neurologiques. D’autres recherches la considèreraient comme une décorporation (non confirmée à ce jour).

Le vent maçonnique qui souffle

De notre confrère italien expartibus.it – Par Chrétien de Rosemunda

Quand le vent du changement souffle, certains construisent des murs, d’autres des moulins à vent.
proverbe chinois

Le vent comme similitude de la vie et voilà qu’à chaque état d’esprit il y en a un spécifique. Peu fiable, insaisissable, invisible, mais, en même temps, évident ; c’est un élément atmosphérique qui, au cours des siècles, s’est souvent prêté à l’interprétation humaine en tant que porteur de messages et d’intentions divines.

En ce dernier mois de l’année, nous sommes tous envahis par le vent du changement.

Le vent du nord, la Tramontane, est celui de la mort, pas nécessairement un décès, mais le règne d’une loi éternelle et universelle : la transformation. « La mort », dans ce contexte, fait référence à l’élimination de la négativité. Le vent froid du nord, soufflant de la direction des terres hivernales et enneigées, est sec et stérile et prépare la voie à ce qui sera plus tard nouveau.

Il y a toujours un vent qui demande à être utilisé. Ce qui vient de l’Orient, du Levant, c’est celui de la fraîcheur, de la vie qui se renouvelle, de la force, de la puissance et de l’intellect. C’est de l’air chaud et fort qui souffle de l’endroit où se produit l’aube brillante, c’est pourquoi cela a à voir avec les débuts, les nouveaux phénomènes qui résultent du travail du vent du Nord. La chaleur est celle du soleil, de l’étincelle de la création.

Ensuite, il y a le vent du sud, le Sirocco, qui est chaud et féroce. Symboliquement, il régit le midi, lorsque le Soleil ou la Lune est le plus haut dans le ciel, au moment de la plus grande lumière et chaleur.

Le vent d’ouest, le Libeccio, est frais et humide et lorsqu’il traverse les terres il peut annoncer la pluie ou le brouillard. C’est une force féconde et bienveillante, douce et persuasive. Métaphoriquement, il préside au crépuscule, quand tout semble s’arrêter, et que le jour et la nuit se fondent dans un paysage magique de nouvelles couleurs et de brises fraîches.

Le chemin de la Connaissance que chaque franc-maçon accomplit tout au long de sa vie est comme un vent léger qui va dans des directions différentes, variant selon le Temps et les époques.

On ne peut pas l’arrêter, mais apportant avec elle des parfums et des graines, récoltées entre Ciel et Terre, elle change, apparaît à chaque fois différente tout en restant elle-même et, bien sûr, elle ne peut pas être enfermée dans une clôture.

Arrêtons-nous maintenant sur la signification que pour les francs-maçons ce qui respire entre l’Humain et le Divin et qui pendant des siècles a creusé dans la roche le chemin que nous parcourons aujourd’hui.

Un itinéraire qui ne consiste pas en un seul parcours, mais en autant de routes qu’il y a de ceux qui le parcourent, ayant en commun la destination et la carte du parcours, le panorama et les obstacles, éléments qui font de nous des frères dans le chercher la pierre philosophale.

Quiconque gravissant consciemment ces voies aspire à devenir un meilleur franc-maçon, condition plutôt instable, car souvent on se perd, on oublie le chemin et on se décourage, pour finir par douter de soi et des autres et même du Grand Architecte de l’Univers.

Cependant, en se perdant, on peut découvrir des prairies fleuries et des champs cultivés, des bois sombres et des terres desséchées que nous n’aurions pas connu autrement.

La patience et la persévérance sont les principales vertus de l’Initié comme du Maître Maçon, qui sait qu’il doit se remettre chaque jour sur le chemin de son intériorité, pour aller à la recherche de l’étincelle divine qui l’habite ; conscient de devoir partir à chaque fois pour pouvoir voir l’esprit et se reposer en lui, puis de là reprendre la route.

Tout ce dont nous avons besoin dans le chemin maçonnique de guérison et de libération est déjà en nous. Il s’agit de reconstruire notre véritable identité par la connaissance de soi et la pratique spirituelle.

Cette identité que nous avons parfois perdue, parce qu’elle a été brisée en mille parties par autant de blessures, et donc envahie par les ténèbres qui se forment dans notre intériorité, que la voie maçonnique nous apprend à éclairer et à guérir.

Regarder, se souvenir, écouter, accueillir, prendre soin, connaître, puis aimer : tels sont les verbes du franc-maçon. Il s’agit essentiellement d’un voyage dans lequel le cheminement spirituel vers la Lumière s’accompagne du « Connais-toi toi-même » qui le pousse à descendre dans les enfers de son âme, s’embarquant dans un voyage qui n’aura jamais qu’une seule direction, car il risquerait d’être ébloui par la Lumière ou perdu dans l’obscurité.

Il lui est donné d’utiliser la Lumière pour éclairer les parties les plus cachées de lui-même, celles qui, à son insu, influencent ses actions et d’embrasser l’obscurité sans la considérer comme une intruse.

C’est en effet l’obscurité qui donne à la Lumière la possibilité de briller, tout comme les ombres nous offrent la possibilité d’évoluer, si nous apprenons à les regarder avec des yeux nouveaux et à les accueillir.

pouquoi

à chaque pas vers l’individuation se produit une nouvelle culpabilité qui exige une nouvelle expiation.

Nos péchés, nos erreurs et nos fautes sont nécessaires, sinon nous serions privés des incitations les plus précieuses au développement.
Carl G.Jung

Le vent lui-même est synonyme de notre capacité à nous adapter au monde extérieur et à grandir individuellement. Cependant, si nous le combinons avec les autres facteurs que nous avons décrits ci-dessus, nous pouvons traiter le changement qui nous vient de l’extérieur comme un stimulus et vérifier s’il existe d’autres moyens possibles, qui pourraient peut-être être plus appropriés et efficaces dans le condition actuelle.

Un Franc-maçon, surtout s’il est Apprenti, ne voyage pas seul : ce qui l’attend est une entreprise difficile, semée d’embûches, au cours de laquelle il sera facile de se perdre. Marchez donc en compagnie et choisissez un guide, un Maître. On trouve alors des compagnons de route qui, miroir et contrepoint à son intériorité, lui montreront le chemin quand il risque de le perdre. Travaillant en Loge, il apprend à tourner ce regard vers lui-même et à faire de même envers les autres, qu’ils soient ou non membres de son Atelier.

Accueillir le changement ne signifie pas ne pas choisir, mais se rendre disponible pour entendre où et comment nous pouvons orienter nos vies maintenant.

Bonne année 2023.