jeu 08 décembre 2022 - 07:12

Traces d’ésotérisme dans les « Degrés annexes » ou « Ordres annexes » de l’UGLE (4 & 5e parties)

De notre confrère corrispondenzaromana.it et pour la 5e partie

6. « L’Ordre du Moniteur Secret » / « Ancien Ordre Maçonnique du Cordon Écarlate »

Écharpe de grand officier

« L’Ordre du Moniteur Secret » (OSM) surgit dans les vingt dernières années du XIXe siècle, est centré sur l’histoire biblique de l’amitié entre David et Jonathan fils de Saül. Il est réservé aux Maçons UGLE ou aux Grandes Loges reconnues par l’UGLE (ici : http://www.orderofthesecretmonitor.co.uk/how-to-join.html ). L’OSM se compose de 3 Degrés : 1er : Moniteur Secret ; 2ème : Prince ; 3ème : Souverain Suprême . Au départ, l’OSM est relié aux  » Degrés Maçonniques Alliés  » (dont j’ai déjà écrit ici : https://www.corrispondenzaromana.it/tracce-di-esoterismo-in-side-degrees-o-appendant- commandes-de-ugle-2a-part /), puis depuis 1931, il a son propre « Grand Conseil (plus tard Conclave) » indépendant (ici : http://www.orderofthesecretmonitor.co.uk/history.html ). Un maître franc-maçon de l’UGLE avec l’OSM du 2ème degré ( » Prince « ) peut accéder à  » l’Ordre maçonnique ancien du cordon écarlate « , inauguré à Londres en 2010 (ici : http://www.orderofthesecretmonitor.co.uk/the-scarlet -cord.html ). Cet Ordre se concentre sur l’histoire biblique des explorateurs juifs qui laissent un cordon écarlate (précisément « Cordon écarlate ») à une prostituée de Jéricho. Un ordre  » cordon écarlate « » Apparaîtrait dans les îles britanniques dès 1889, puis cessa en 1929 et enfin officiellement inauguré ou refondé ou relancé en 2010 au sein de l’OSM, à « Great Queen Street », siège de l’UGLE (ici : http://www.surreyscarletcord. org.uk/history.html ; ici : http://www.surreyscarletcord.org.uk/introduction.html ). 

Dans le rituel (16 pages) de la  » Cérémonie du Premier Grade de l’Ordre Ancien et Maçonnique de la Corde Écarlate  » (Mark Masons’ Hall, Londres 2010) un symbole important pour cet Ordre Maçonnique est mentionné : c’est l’Étoile de David (« Le Magen David ») qui se définit comme un puissant talisman lié aux systèmes kabbalistiques :

« Il représente un talisman d’une vertu incommensurable. On le trouve inscrit dans la structure des palais et des temples anciens et modernes, et forme la grande figure centrale de chaque Conclave de l’Ordre du Moniteur Secret. C’est le symbole le plus puissant et le plus renommé de tous les systèmes cabalistiques de l’Orient, ainsi que de l’Occident, et représente le cœur et l’âme même du mysticisme. […] Il fut adopté par le roi Salomon comme son Sceau, et sa puissance mystique fut constamment invoquée dans tous ses rites » (p. 6).

7.  » Les Prêtres Chevaliers Templiers de l’Arche Royale  » (HRAKTP)

Cet Ordre Maçonnique est réservé aux Maçons Maçonniques (UGLE) qui font également partie de l’ Arche Royale ( Grand Chapitre Suprême d’Angleterre – UGLE) et aux Templiers du « Grand Prieuré d’Angleterre et du Pays de Galles et de ses Provinces d’Outre -mer », également réservé aux Membres de l’UGLE (cf. Grand College of the Holy Royal Arch Knight Templar Priests or Order of the Holy Wisdom, Regulations, Grand College, York 2000, art. 21.01, pp. 13-14).

Le HRAKTP est né en 1924 après une longue préparation commencée vers 1895. Au début ce diplôme faisait également partie du « Grand Conseil » des « Diplômes maçonniques alliés », puis est devenu indépendant tout en entretenant une amitié avec l’AMD (cf. Reg. Cooley, The Holy Royal Arch Knight Templar Priests Of Great Britain and tabernacles Overseas. A Brief History of Grand College , Grand College HRAKTP, Londres 1994 & 1997, pp. 3-4).

L’Initiation HRAKTP se présente comme une Consécration Sacerdotale. Le Grand Prêtre qui dirige le Collège (« HP ») porte une mitre… Le Rituel (41 pages) comprend des passages bibliques, dont : 1Pt 2, 5-9 : nous sommes des pierres vivantes pour un saint sacerdoce accepté par Dieu en Christ Jésus) ; 2Cor 6, 14-16 : quelle alliance entre la lumière et les ténèbres, le Christ et Bélial ?… (cf. Grand Collège de la Sainte Arche Royale Chevaliers Templiers ou Ordre de la Sainte Sagesse, Rituel I, Grand Collège HRAKTP, York 1990 , Révisé 2005, p. 10-11).

Le Candidat doit confesser Jésus comme Prophète-Roi-Prêtre (cf. p. 28). Le paradis est appelé Canaan céleste (« Canaan céleste » : p. 27). Le Candidat est consacré prêtre selon l’Ordre de « Melchisédek » (cf. p. 29), « au nom de Jesu Melchisédek » (p. 31). Le Grand Prêtre confère également 31 « Degrés Appendices » au nouveau HRAKTP, dont certains qui ont des noms très ésotériques : « Maître des Funérailles », « Maître du Bleu ou Chevalier de Salomon », « Chevalier de la Mort ou Elysée » (cf. p. . 32), « Chevalier d’Eleusis », « Chevalier de la Croix-Rouge ou Rosae Crucis » (cf. p. 33). 

Bien que Jésus soit reconnu comme Fils de Dieu et Seigneur (cf. p. 36), néanmoins au-delà de la surface chrétienne ou christosophique, le fond et l’ensemble du degré HRAKTP est ésotérique : en effet la consécration présumée et le pouvoir sacerdotal présumé conférés en HRAKTP ils font fi de toute référence ecclésiale et ecclésiastique. C’est un sacerdoce initiatique, ésotérique, sans référence ni à l’Église catholique romaine ni à l’Église anglicane…

J’ai consulté, en format pdf, le Rituel (12 pages) du 10ème et 11ème degré de ces 31 « Degrés Appendices », c’est-à-dire « Chevalier du Nord » (10ème) et « Chevalier du Sud » (11ème) . Au 11ème degré, l’Officier de Loge appelé « Chevalier Maître de l’Ouest » prononce le long discours de reproche que le Prince des Enfers (« Le Prince des Enfers ») adresse à Satan… Selon ce rituel, le Prince des Enfers L’Enfer Belzébuth reproche à Satan d’avoir crucifié Jésus de Nazareth et avec cette mort ils ont été vaincus et leurs prisonniers libérés… Le Prince des Enfers affirme que les avantages acquis par Satan avec l’arbre défendu et l’expulsion d’Eden sont perdus (cf. Arch Knight Templar Priests – Grand College of Great Britain and Tabernacles Overseas,Le Rituel des Degrés de Chevalier du Nord étant le Dixième des Degrés Appendices. & Chevalier du Sud étant le onzième des degrés annexes , copie maîtresse, The Pride of Surrey Tabernacle No 184, High Priest VEKt.Pt. Jack Hindley (Grand High Priest : M.Ill.Kt.Pt. JO Place), sans date ni lieu, p. 4).

Le Prince des Enfers dit à Satan que s’il avait mieux enquêté il aurait trouvé que Jésus n’était pas digne de mort… Et à la place lui, Satan, a fait condamner un innocent…  » Belzébuth, le Prince des Enfers  » reproche à Satan pour l’avoir emmené aux enfers une personne juste et innocente et cela a libéré tous les injustes et les impies du monde … Le Roi de Gloire (« le Roi de Gloire », c’est-à-dire « Jésus de Nazareth »: p. 4) raconte Belzébuth que Satan sera pour toujours en son pouvoir (c’est-à-dire de Belzébuth) à la place d’Adam et de ses fils justes qui Lui appartiennent, Roi de Gloire :

«  » Tandis que le prince de l’enfer parlait ainsi à Satan, le roi de gloire dit à Belzébuth, le prince de l’enfer, Satan, le prince sera soumis à ta domination pour toujours, dans la chambre d’Adam et de ses fils justes, qui sont à moi «  » (p. 5 sur 12). Alors Jésus libère Adam et les saints et les attire à lui (cf. p. 5, gras du texte).

La fantaisie maçonnique de ces dialogues révèle quelque chose d’ésotérique ou de gnostique. Le discours du Diable Belzébuth au Diable Satan récité par un Chevalier HRAKTP suggère une certaine « familiarité » en s’identifiant quelque peu à Belzébuth… Le Satan condamné à rester à la place d’Adam est-il réellement promu de l’Enfer des damnés aux Limbes ? Le concept gnostique ou kabbalistique de la rédemption de Satan transpire-t-il ? 

Revenons au rituel. Au candidat, le nouveau Chevalier du Sud, le «Chevalier Maître de l’Ouest» donne l’instruction finale dans la «nouvelle philosophie», selon laquelle son Soi est Divin: «“Comme l’océan est votre Dieu-moi; il reste sans souillure. Et comme l’ éther il ne soulève que les ailes. Tout comme le soleil est votre Dieu-moi; […] Mais ton Dieu-moi n’habite pas seul dans ton être »» (p. 9, texte en gras). Alors, Gnose encore…

Je passe au Rituel d’Installation d’un « Grand Prêtre » HRAKTP (12 pages) qui se constitue comme tel « au nom de JM » (Jesu Melchizedek), reçoit l’imposition des mains sur la tête, une onction en forme de croix avec huile sur le front et une nouvelle mitre (cf. Grand College of the Holy Royal Arch Knight Templar Priests or Order of the Holy Wisdom, Ritual II , Grand College HRAKTP, York 1996, Revised 2004, pp. 7-8).

Le « Rituel II » de 1996 (pas celui de 2004) mentionne « La Cérémonie du Grand Point » (pp. 10-11, non numérotée) la définissant comme « une cérémonie des plus sacrées » (p. 10), célébrée une fois par l’année dans la Loggia ou Tabernacle HRAKTP (« tabernacle »), avec usage de pain, de vin blanc, de sel (cf. p. 10).

Un autre texte HRAKTP très intéressant (10 pages) est « Knight Templar Priests as a « Rite of Memory  » » (1960), écrit par le franc-maçon GEW Bridge, « Past Deputy Grand Prest » HRAKTP, 33e degré du Rite Ancien et Accepté ( Rose Croix ), membre des  » Opérateurs « , etc…

Bridge note que même dans la franc-maçonnerie anglaise, il existe des « Rites d’initiation », et en particulier dans le HRAKTP, également appelé « Ordre de Melchisédek », « Ordre sacerdotal », « Maçon blanc », « Ordre de la Sainte Sagesse », « Templar Ne Plus Ultra » (cf. GEW Bridge,  Knight Templar Priests as a« Rite of Memory », The Holy Royal Arch Knight Templar Priests, 1960, p. 1). La figure du « Grand Prêtre » à ce degré a été inventée (« inventé » : p. 5) vers le milieu du siècle. XIX. 

Le mot du Degré est « Jesu Melchisédek » (p. 5). Au Grade HRAKTP, le manteau blanc, comme celui des Templiers, et la mitre (d’évêque) blanche sont portés (cf. p. 6).

Bridge explique que le HRAKTP relève aussi des « Grands Rites d’Initiation » dont l’objet est la connaissance de soi et en cela il s’apparente aussi au « système bouddhique » (cf. p. 6). Une fois que le bouddhiste a passé la roue des réincarnations, il peut choisir d’entrer dans le Nirvana ou de retourner sur Terre pour être avec ses compagnons jusqu’à ce qu’ils soient parfaits (cf. p. 7) et le HRAKTP appartient à cette classe d’œuvres symboliques (« KTP appartient à cette classe d’œuvres symboliques « ), parce qu’ils sont, comme déjà  » Templiers « , experts dans les techniques des Grands Mystères ( » car nous venons comme Templiers, expérimentés dans la technique des Grands Mystères  » : p. 7 ). Bridge voit une similitude entre le statut HRAKTP et bouddhiste (cf. p. 7).

Le symbolisme central dans le « Haut Sacerdoce » HRAKTP est la Lumière (« LUMIÈRE »), et c’est la Lumière spirituelle du  » Fiat Lux  » primordial qui imprègne l’Univers (« c’est la LUMIÈRE du grand fiat » Qu’il y ait LUMIÈRE « – la LUMIÈRE spirituelle qui imprègne l’Univers »: p. 7, capitale du texte) et c’est la même Lumière que le candidat demande déjà au 1er degré au début de l’itinéraire maçonnique (cf. p. 7 ).

L’initiation à HRAKTP préfigure l’entrée dans la Vie Éternelle, la réception de la Pierre Blanche, le Nouveau Nom, le Pouvoir sur les Nations, la Robe Blanche, l’Union avec Dieu (« nous deviendrons véritablement Un avec Lui » : p. 10 ). Les membres du HRAKTP sont prêtres pour toujours selon l’Ordre de Melchisédek (« et sont ordonnés prêtres pour toujours, selon l’Ordre de Melchisédek » : p. 10).

Bref, même la structure du HRAKTP est le fruit d’une inventivité imaginative dont les éléments prédominants sont l’Ésotérisme, la Gnose et la Magie rituelle, couverts de citations bibliques et de références « chrétiennes » mais à caractère initiatique. 

8. « L’Ordre d’Athelstan » 

 » L’Ordre maçonnique d’Athelstan en Angleterre, au Pays de Galles et ses provinces d’outre -mer « , aussi appelé plus simplement  » Ordre d’Athelstan «  , est un ordre maçonnique fondé en 2005, basé sur la vie et la légende du roi Atelstano (894-939) que l’on croyait être le premier roi d’Angleterre ( https://www.athelstan.org.uk/who-was-king-athelstan ; https://it.wikipedia.org/wiki/Atelstano_d%27 England ). L’Ordre coopte le « Craft and Royal Arch Masonry » de la « United Grand Lodge of England » ( https://www.athelstan.org.uk/ ; https://www.athelstan.org.uk/about – l’ordre / histoire-de-cet-ordre ), ou du moins de Grandes Loges en communion avec l’UGLE. 

J’ai pu consulter quelques textes rituels de cet Ordre Maçonnique.  

Grand Officers Order of Athelstan Apron
 

Dans « Ritual No. 1 » (33 pages), publié en 2010 par « The Grand Court of the Masonic Order of Athelstan in England, Wales and its Provinces », on trouve quelques références explicites à la culture ésotérique, en particulier à la Kabbale juive .

La Loge est appelée « Cour » et le Vénérable Maître (« WM » : « Vénérable Maître ») se fait passer pour le Roi Athelstan (cf. p. 1). Le rituel dit que le Vénérable Maître est assis à l’Est d’où vient la froide lumière de Vénus (« L’Orient, d’où vient la froide lumière de Vénus »: p. 7) …

Dans le rituel il n’est pas précisé que Vénus est l’Etoile du Matin, aussi appelée Lucifer qui signifie étymologiquement « porteuse de lumière »…

Parmi les Officiers de la « Cour » se trouve « l’Eminent Prieur » (« EP ») qui par une prière invoque une bénédiction sur le Candidat qui porte l’insigne de Maître Franc-Maçon. Dans la prière, le « PE » demande à l’Etre Suprême et Créateur de toutes choses d’envoyer Sa bénédiction à l’assemblée et de guider le Candidat afin qu’il soit rempli de la sagesse d’Enoch (« la sagesse d’Enoch »: 11) et puisse monter un jour au-delà du plan terrestre et passer par la froide lumière de Vénus à la vie éternelle (« et passer par la froide lumière de Vénus à la vie éternelle » : p. 11) .

Traversez la froide lumière de Vénus… 

Le mot du nouveau « Court Master Mason » est « W. » ou « Sagesse » (cf. p. 16 ; cf. Key To Ritual 1 , éd. 2010), trans. en italien « Sapienza ». Le rituel indique également le mot hébreu « C. », c’est-à-dire « Chokmah », et « K. », c’est-à-dire « Kether » (cf. p. 16 ; cf. Key To Ritual 1 , éd. 2010), trans. en italien « Corona ». Ce sont les 2 premières Sefirot de l’ Arbre Kabbalistique…  

Au cours des instructions maçonniques de l’Ordre d’Athelstan, il est fait référence à Pythagore (« le grand Pythagore » : p. 18) également défini mystique (« mystique » : p. 29), à Elias Ashmole (l’un des premiers francs-maçons spéculatifs), à l’Égypte ancienne et à la Sagesse des Anciens (« comprendre la Sagesse des Anciens » : p. 24). Il est précisé qu’Elias Ashmole était également un étudiant en alchimie : « Célèbre antiquaire anglais, homme politique, officier d’armes, astrologue et étudiant en alchimie » (p. 29).

Je passe au « Rituel n° 2 », publié le 1er août 2010 (9 pages) de « The Grand Court of the Masonic Order of Athelstan in England, Wales and its Provinces » qui a pour objet la consécration du Prieur de la Cour (« Consécration d’un Eminent Prieur » : pp. 4-8).

Dans le rituel, il est indiqué que la franc-maçonnerie s’est largement inspirée du judaïsme et du christianisme pour ses traditions et son symbolisme. Mais il y a aussi d’autres croyances et pratiques antérieures qui se perdent dans la nuit des temps (cf. p. 7). Dans ces anciennes traditions, le chiffre 4 est aussi important que dans les cérémonies des francs-maçons de l’Ordre d’Atelstano (« c’est sous l’influence de ces traditions antérieures que nous accordons de l’importance au chiffre quatre dans nos cérémonies »: p 7) … Vient ensuite le discours du Vénérable Maître (« WM ») tout marqué par la Kabbale juive. Il explique l’importance du chiffre 4 : le Temple de Jérusalem exprime la notion des 4 Mondes qui composent l’existence : Monde Physique, Monde Psychologique, Monde Spirituel, Monde Divin (cf. pp. 7-8). Le « WM » mentionne chaque « Sephirah », c’est à dire les attributs/émanations de Dieu (« chaque Sephirah »: p. 8; « Une émanation divine de Dieu »: p. 9), puis aux 4 Mondes Kabbalistiques: « Azilut », « Beriah », « Yezirah »,  » Asiyyah « . De plus, il mentionne « Adam Kadmon » (cf. p. 8), c’est-à-dire l’Homme Primordial (« Homme Primordial. Dans la cosmologie kabbalistique, au-dessus du monde d’Azilut »: p. 9), le royaume des « Kelippot », ou le Mal ou l’Enfer (« Enfer »), dans lequel selon les Kabbalistes (« Kabbalistes ») il est possible de se repentir et d’en sortir (« jusqu’à ce qu’ils se repentent » : p. 8).

Traces d’ésotérisme dans les « Degrés annexes » ou « Ordres annexes » de l’UGLE (5ème partie)

9. « Societas Rosicruciana in Anglia » (SRIA)

« Arena » est la revue maçonnique du « Metropolitan Grand Lodge / Metropolitan Grand Chapter » (UGLE) de Londres. Dans le numéro 15 de 2013 ( Numéro 15, Hiver 2013 ), dans l’article « Alors, qu’est-ce que SRIA alors ? « (pp. 25-26), frère . Chris Starnes (franc-maçon de la  » Bank of England Lodge  » : https://www.freemasonrytoday.com/features/historical-discovery-rare-antique-tracing-boards-found-in-bank-on-england-lodge-s – voûte ) explique en résumé ce qu’est la « Societas Rosicruciana in Anglia » (« Société des Rose-Croix en Angleterre ou SRIA ») : c’est une société chrétienne indépendante(« Une société chrétienne indépendante ») réservée aux Maçons de l’UGLE (ou des Grandes Loges amies avec l’UGLE) qui partagent la foi chrétienne trinitaire (« les principes fondamentaux de la foi chrétienne trinitaire »: p. 25). En réalité c’est une société initiatique et maçonnique dont le « christianisme » est rosicrucien…

SRIA

Frère . Starnes écrit que la SRIA a été fondée à Londres en 1867 par 7 francs-maçons, le principal étant Robert Wentworth Little. Le SRIA a appartenu à d’éminents érudits maçonniques tels que William Wynn Westcott (1848-1925 ; Vénérable Maître du « Quatuor Coronati Lodge N° 2076 » à Londres et spécialiste de la Kabbale juive) et Arthur Edward Waite (1858-1942 ; théosophe, occultiste , auteur, entre autres, de « An Encyclopaedia of Freemasonry », Londres 1921).   

Frère . Starnes (à la page 25) écrit que les objectifs du SRIA sont : 

a) entraide et encouragement [entre les membres] pour résoudre les grands problèmes de la Vie (« résoudre les grands problèmes de la Vie ») et découvrir les Secrets de la Nature (« et découvrir les Secrets de la Nature ») ; 

b) faciliter l’étude du système de philosophie, basé sur la Kabbale juive et sur les doctrines d’Hermès Trismégiste, qui a été inculqué par les Frères de la Rose-Croix en Allemagne en 1450 (« pour faciliter l’étude du système de philosophie fondé sur la Kabbale et les doctrines d’Hermès Trismégiste, qui ont été inculquées par les premiers Fratres Rosae Crucis (Confrérie de la Croix-Rouge) d’Allemagne, AD 1450 « );

c) enquêter sur la signification et le symbolisme de ce qui reste de la sagesse, de l’art et de la littérature du monde antique (« monde antique »).

Les membres du SRIA se désignent par le mot latin « Frater » (Frère).

Parmi les thèmes étudiés dans le SRIA : l’alchimie, le chamanisme, des « philosophes éminents » comme le magicien John Dee et l’alchimiste rosicrucien Robert Fludd (cf. p. 26).

En 2003, la Societas Rosicruciana in Anglia (SRIA) a publié la deuxième édition du texte du franc-maçon TM Greensill (SRIA),  » A History of Rosicrucian Thought and of the Societas Rosicruciana in Anglia  » (Londres, © SRIA, Imprimé par Premier Metropolis , 2003).  

Selon la tradition rosicrucienne, le fondateur de la Fraternité de la Rose-Croix, « CR », ou Christian Rosenkreutz [1378-1484], fut placé à l’âge de 5 ans dans un monastère où il apprit le grec et le latin. Puis dans son désir de connaissance, en tant que garçon, vers l’âge de 16 ans, Christian a voyagé à Chypre, Damas, en Arabie. Bien que chrétien, à l’âge de 16 ans il fut admis par les sages de Damas, musulmans, et resta avec eux pendant 3 ans… Puis il passa de Damas à Fès (Maroc)… Christian Rosenkreutz apprit : les mathématiques, la botanique, Alchimie, magie, cabale. Puis il se rendit en Espagne puis en Allemagne où il fonda la Fraternité de la Rose-Croix (cf. pp. 4-13)…

Très probablement un tel Rosenkreutz n’a jamais existé mais c’est au moins un modèle culturel et légendaire qui incarne ce courant de philosophes et de magiciens, appelés « Rosicruciens », apparu en Europe au moins depuis le XVIe-XVIIe siècle, auquel appartient le SRIA. 

Le 31 décembre 1866, deux éminents francs-maçons anglais, William James Hughan (1841-1911) et Robert Wentworth Little (1840-1878), reçoivent les 1er et 2e degrés d’une « Societas Rosicrociana [en] Scotia à Édimbourg (Écosse). » Dont « ‘Maître’ » ou « Magus Maximus » est Anthony Oneal Haye, rédacteur en chef du Scottish Freemasons’ Magazine . Parmi les membres de cette société rosicrucienne écossaise, il y a aussi l’historien de la franc-maçonnerie écossaise de l’époque, David Murray Lyon (cf. p. 68). Au début de 1867 Bro . Hughan et frère . Peu atteignent respectivement les 7ème et 9ème et derniers degrés de cette Société Rosicrucienne d’Ecosse. Entre juin et juillet 1867 à Londres, Bro. Little avec 6 francs-maçons fonda la « Société Rosicrucienne d’Angleterre » qui s’appellera plus tard, comme elle l’est aujourd’hui, « Societas Rosicruciana in Anglia » (cf. pp. 70-73).

Frater Greensill explique en résumé que les 4 Anciens (« les quatre Anciens »), c’est-à-dire les 4 Officiers du  » Collège  » (= Loge) SRIA, représentent les 4 Éléments Terre-Air-Eau-Feu auxquels les 4 Mondes sont reliés [Qabalistique] : « La Terre, le Monde Matériel ; Air, le Monde Formateur; L’Eau, le Monde Angélique ; et le Feu, la Demeure de la Divinité » (p. 75).

Concernant l’expansion du SRIA dans les premières années de sa fondation, vers 1869-1870 au « Collège » SRIA de Weston-super-Mare il y a aussi des Maçons du 18ème et 30ème degré Rose-Croix ou Rite Ancien et Accepté (cf pp. 109-110). Parmi les membres éminents de la SRIA dans la province de Bristol figurent George Irwin 30° (« Provincial College of Bristol and Neighboring Counties – Frater Francis George Irwin, 30, Chief Adept »: p. 109) et Benjamin Cox 30° « Provincial Secretary -General  » (cf. p. 109). A cette époque, George Irwin reçut le 31e degré du Rite Ancien et Accepté (cf. pp. 111-112).

En 1871, Benjamin Cox 30e produisit un certificat pour les nouveaux membres SRIA du Collège provincial de Bristol (cf. pp. 117-119).  Frater Greensill explique que dans « The ‘Cox’ Certificate » il y a, entre autres, quelques signes du 31e degré A&AR, et les mots « ‘ Le regne de Phtha est eternel ‘ » (p. 119). Phtha est un ancien dieu égyptien, bâtisseur, démiurge…

Dans ce certificat Bristol SRIA, les colonnes [maçonniques] « Jachin » et « Boaz » sont disposées en forme de croix : Jachin, vertical, représente le principe masculin ; Boaz, horizontal, représente le principe féminin. De l’union de Jakin et de Boaz se produit la Lumière… (« L’union des deux produit + ou Lux » : p. 121). Jachin et Boaz représentent aussi la Vie et la Mort (« la vie et la mort » : p. 121).

Bref, la foi chrétienne professée par les francs-maçons du SRIA et de la Rose-Croix ou Rite Ancien et Accepté (et il est possible d’appartenir à la fois au SRIA et au RC ou A&AR) ne coïncide pas avec la foi dogmatique de l’Église romaine , mais avec le « christianisme » rosicrucien…

Je passe au chapitre 8 (« Distinguished Brothers of the Society »: pp. 319-368) du livre de Greensill, où certains membres renommés de la SRIA sont mentionnés. Les voici: 

Robert William Felkin (1853-1926). A partir de 1882, avec sa femme, il développe un intérêt pour les sciences et pratiques occultes (« sciences occultes », « occultisme pratique »). En 1894, il rejoint « l’Ordre Hermétique de la Golden Dawn » à Édimbourg. Cela a commencé dans la franc-maçonnerie en 1907 à Édimbourg. En 1907, il rejoint le SRIA où en 1912 il obtient le 8e degré. Il fonde également trois temples de la « Stella Matutina » qui est une scission de la « Golden Dawn »« . Fonde à Londres un « Secret College » de la « Stella Matutina » réservé aux membres du SRIA. En 1916, Felkin est nommé « inspecteur général » des « collèges coloniaux » de la SRIA. En 1916 il quitte Londres, se rend en Nouvelle-Zélande où depuis 1918 il est SRIA « Chief Adept for the Dominion ». Felkin a implanté le SRIA Rosicrucianisme en Nouvelle-Zélande (cf. pp. 324-327).

Frederick Hockley (1808-1888) avait un grand enthousiasme pour diverses formes d’occultisme (« diverse form of occultism ») : alchimie, astrologie, kabbale juive, magie, textes rosicruciens… Il pratiquait également la voyance et le spiritisme. Il est devenu franc-maçon (UGLE) en 1864. En dehors de l’ Arche Royale , il ne faisait partie d’aucun autre corps maçonnique. En 1872, grâce à Irwin, Hockley rejoint le Bristol College SRIA. En 1875, il fait partie du Metropolitan College SRIA de Londres (cf. pp. 328-330).

Greensill écrit que Hockley était admiré comme un grand occultiste par des membres renommés de la SRIA de son temps (FG Irwin, Dr. Woodman…) et même par la fondatrice de la Société Théosophique, Madame Blavatsky (cf. p. 330). Greensill reconnaît également que Hockley était: « certainement les plus grands occultistes de son époque, et certainement le plus grand au sein de notre société » (p. 330).

William James Hughan (1841-1911), initié franc-maçon en 1863, progresse dans divers « Side Degrees » de la franc-maçonnerie régulière anglaise. Il appartient également à la « Loge d’émulation de l’instruction ». En 1874, Hughan obtient le grade de « Past Senior Grand Deacon » à l’UGLE. Il est célèbre pour de nombreuses études sur la franc-maçonnerie britannique, a appartenu à diverses loges maçonniques et associations de recherche sur la franc-maçonnerie. Fondateur et membre du « Quatuor Coronati Lodge No. 2076 » à Londres. Il atteint la 9e année au SRIA où il reçoit le grade honorifique de « Past Supreme Magus » (cf. pp. 331-336).

Francis George Irwin (1828-1893), initié franc-maçon en 1857, rejoignit le SRIA en 1867, fonda le Bristol College of the SRIA en 1869 et fut nommé « Chief Adept » de la province SRIA de Bristol. À la mort de son fils unique, Herbert, 28 ans, également franc-maçon et SRIA à Bristol, Irwin a pris sa retraite de la direction du Bristol College SRIA et de divers engagements maçonniques et spirites (« Spiritualisme »). Puis vers la fin de sa vie, il reprend quelques activités : il rejoint le « Quatuor Coronati Lodge N° 2076 » à Londres et devient membre d’un « Ordre magique » appelé « ‘The Celestial Brotherhood’ » (cf. pp. 337 -339) .

Rudyard Kipling (1865-1936), initié franc-maçon en 1886, très intéressé par le symbolisme et l’aspect ésotérique de la franc-maçonnerie (« le côté ésotérique de la franc-maçonnerie » : p. 341), rejoint le SRIA et, en 1918, le « Quatuor Coronati Cercle de correspondance ». En 1909, il fut admis au SRIA Metropolitan College de Londres, dont il resta membre jusqu’à sa mort en janvier 1936. Au SRIA, Kipling n’avança pas au-delà du premier degré de Zelator . Kipling fut également l’un des membres fondateurs de la Loge « Bâtisseurs de la Cité silencieuse N°12 » de la Grande Loge Nationale Française (cf. pp. 340-341).

Greensill explique que l’intérêt de Kipling pour le symbolisme maçonnique et l’aspect ésotérique de la franc-maçonnerie est clair non seulement dans le roman  » Kim  » (1901) mais aussi dans des histoires telles que  » L’homme qui voulait être roi  » (1888).

Douglas Knoop (1883-1948), économiste, maître de conférences à l’Université de Manchester, franc-maçon, en 1923 membre du Cercle de Correspondance du « Quatuor Coronati Lodge N° 2076 » à Londres dont il sera membre titulaire en 1931, Vénérable Maître en 1935, et spécialiste renommé des textes maçonniques anciens. En 1925, il est admis au SRIA (cf. pp. 342-345). 

John Heron Lepper (1878-1952), initié comme franc-maçon en Irlande en 1901, puis en 1918 il rejoint la franc-maçonnerie anglaise. En 1913, il fait partie du Cercle de Correspondance du « Quatuor Coronati Lodge No. 2076 » dont il devient membre effectif en 1922 et Vénérable Maître en 1924. En 1922, Lepper entre au SRIA (cf. pp. 346-350).

Kenneth Robert Henderson Mackenzie (1833-1886), passionné d’occultisme, auteur d’une encyclopédie maçonnique, la « Royal Masonic Cyclopaedia », Londres 1877 (cf. pp. 351-353).

Charles Fitzgerald Matier (1880-1914), Écossais, débuta franc-maçon à Édimbourg en 1863 au « St. Clare Lodge No. 34 ». Elle adhère également à la Franc-Maçonnerie Anglaise [UGLE] où elle procède à la promotion des Ordres Maçonniques ( » Side Degrees « ) sous la protection de la  » Trademark  » Franc-Maçonnerie Anglaise ( Mark Masonry , ou GLMMM, voir ici : https://www. corrispondenzaromana.it / traces-de-ésoteric-in-side-degrees-o-appendant-orders-della-ugle-2a-parte / ). En 1871, Matier entre au SRIA où il obtient rapidement le 9e degré (cf. pp. 354-356).

Samuel Liddell Mathers (1854-1918), passionné de magie, initié à la franc-maçonnerie en 1877, puis admis au SRIA en 1882, a supervisé la ritualité de  » l’Ordre Hermétique de la Golden Dawn « , un ordre initiatique ouvert aux hommes et aux femmes, accro à la magie, à la Kabbale hébraïque, à l’hermétisme… Peu de temps après son admission au SRIA, Mathers ajouta « MacGregor » à son nom. En 1886, il reçoit le 8e diplôme honorifique. En 1903, il quitte le SRIA, mais continue ses activités magiques à Paris (cf. pp. 357-359).

Arthur Edward Waite (1858-1942), en 1891 est admis à la  » Golden Dawn  » grâce à Westcott. En 1893, Waite quitta la « Golden Dawn » et y retourna en 1896 ; puis en 1899 il entre dans le 2ème Ordre de la « Golden Dawn », c’est-à-dire les « Rosae Rubeae et Aureae Crucis ». En 1901, Waite entre dans la franc-maçonnerie, et en 1902 dans la SRIA dont il démissionne en 1914 pour des conflits avec un membre très difficile de la SRIA (Cadbury-Jones). Waite crée un ordre indépendant, scission de la « Golden Dawn » qui se ferme en 1914 (cf. pp. 360-362). Créez ensuite un autre Ordre, « Communauté de la Rose-Croix”, Un Ordre Rosicrucien pour hommes et femmes, parmi les membres duquel se trouvaient certains qui occupaient des postes importants dans le SRIA, dont WR Semken, Mage Suprême SRIA (cf. p. 362).

John Yarker (1833-1913), membre du SRIA depuis 1871, publie des articles sur les Actes du « Quatuor Coronati Lodge N° 2076 ». De 1882 à 1889 Yarker édita « The Kneph », la revue officielle du « Rite Antient and Primitive » dont il est le guide. Yarker délivre à Madame Blavatsky un certificat d’appartenance au Rite Ancien et Primitif (cf. pp. 363-365).

Les « Fratres » susmentionnés et renommés du SRIA, entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle, étaient des spécialistes des sciences ésotériques. De plus, j’observe que les cas des francs-maçons Westcott, Hughan, Knoop, Lepper et Yarker (et il y en a d’autres) montrent que même des savants renommés de l' » Authentic School  » du  » Quatuor Coronati Lodge N° 2076  » à Londres (habituellement , et peut-être superficiellement, présentés comme hostiles à l’Ésotérisme et aux études ésotériques) pourraient en réalité, en même temps, cultiver des appartenances, des études et des pratiques liées à l’Ésotérisme. Donc précisément dans le SRIA.  

Voyons un peu la structure interne du SRIA qui se compose de 9 degrés répartis en 3 Ordres :

«LE PREMIER ORDRE

Grade I – Zelator

Grade II – Théoricus

Grade II – Stage

Degré IV – Philosophe ».

«LE SECOND ORDRE

Degré V – Adeptus mineur

Degré VI – Adeptus Major

Degré VII – Adeptus Exemptus ».

« LE TROISIÈME ORDRE

8e année – Magistère

9e année – Mage ». (cf. Robert E. Rowland, IX°, Ordinances of the Societas Rosicruciana in Anglia , Revised, London 1995, art. I.3, p. 4).

Dans le texte « Notes pour le Zelator », pour le nouveau membre du 1er degré SRIA (fichier pdf, pp. 10), au paragraphe « La Kabbale », la grande importance de la Kabbale juive pour le SRIA, pour la Franc-Maçonnerie des Trois Degrés (« le Métier ») et pour les autres degrés :

« Lors de votre admission dans la Société, on vous a dit que » Parmi les secrets de la Nature se trouvent les écrits des Kabbalistes qui incluent la démonstration de l’Essence Éternelle de Dieu, la clé du gouvernement de l’Univers, et les pouvoirs et propriétés de Nombres « . La Kabbale, la doctrine ésotérique des Juifs, est l’une des clés d’une plus grande connaissance dans la Société, et elle est évoquée plus en détail dans les Grades supérieurs. Dans le système kabbalistique, les lettres et les chiffres sont interdépendants, et ce système peut aider le chercheur à approfondir les couches de sens contenues dans les Écritures. L’Arbre de Vie, ce grand glyphe de la Kabbale, avec ses Sephiroth (Principes) et ses Chemins de liaison, est une échelle vers Dieu et un miroir pour nous-mêmes et nous pouvons tous bénéficier d’une étude de cette méthode de développement spirituel. En ce qui concerne la puissance et les propriétés des nombres, certaines informations sont fournies dans ce Grade. C’est une branche importante du symbolisme et une clé du symbolisme de l’artisanat et d’autres degrés de la franc-maçonnerie ainsi que du SRIA « (Societas Rosicruciana In Anglia,Notes pour le Zelator , sl, sd, fichier pdf, p. 5).

Dans la « Conclusion » le nouveau  » Zelator  » est invité à assumer Christian Rosenkreutz comme modèle de service aux Frères (SRIA) et à l’humanité : « […] vous avez un exemple à suivre, notre vénéré fondateur Christian Rosenkreutz » (page 6).

Plus loin, dans la section « Lectures recommandées » (page 9), parmi les textes recommandés pour l’étude de la Kabbale hébraïque, on trouve « L’Arbre de Vie » de Z’ev ben Shimon Halevi et « Qabalah » de John Bonner. Et pour une étude plus approfondie (« Pour une lecture plus approfondie sur la Kabbale ») : la « Kabbale mystique » de Dion Fortune et le « Jardin des grenades » d’ Israel Regardie . De plus, les livres de Gareth Knight et de William Gray sont également recommandés (cf. p. 9).

Voyons quelque chose de ces textes de Regardie et Fortune.

Israël Regardie (1907-1985 ; ancien membre de l’« Aube dorée ») explique qu’à la 26ème voie de l’Arbre Kabbalistique (voie initiatique entre les Séphirot divins ) correspondent : les organes sexuels masculins et féminins, les divinités sexuelles telles que Bacchus, Pan et Dionysos, Lame N°15 du Tarot ou le Diable, le Diamant Noir, la Couleur Noire… L’ensemble est un symbole de l’Intelligence Rénovatrice (« « L’Intelligence Rénovatrice » » : cf. Israel Regardie, « Un Jardin of Pomegranates. An Outline of the Qabalah », Llewellyn Publications, St. Paul, Minnesota USA, 1987, pp. 85-86).

Dans le livre « The Mystical Qabalah » (Samuel Weiser, Inc., York Beach, Maine – USA, 1999), l’occultiste Dion Fortune (1890-1946 ; écrivain, ancien membre de la « Golden Dawn », fondateur de la « Society of the Inner Light ») affirme la théorie de l’équilibre entre le bien et le mal (« Equilibrium » : p. 300). De plus, Dion Fortune déclare que :

  • classer les forces comme bonnes et les autres comme mauvaises fait tomber dans l’hérésie du dualisme (« l’hérésie fondamentale du dualisme » : p. 300) ;
  • Lucifer est le Porteur de Lumière (« Lucifer est le Porteur de Lumière » : p. 300) ;
  • le mal ne doit pas être détruit mais seulement absorbé et harmonisé (« Nous ne pouvons pas traiter le mal en le coupant et en le détruisant, mais seulement en l’absorbant et en l’harmonisant » : p. 300).

Voici quelques contenus de la culture initiatique qui peuvent également être assimilés par les maçons UGLE de foi chrétienne, membres du SRIA.

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