Près de quarante-cinq ans de vie maçonnique et l’opportunité liée à une mobilité professionnelle de changer de loges et de rites m’amènent à cette conclusion : Vraiment dans leur globalité les francs-maçonnes et les francs-maçons ne sont pas vraiment sérieux !!
Dans mon ressenti, ce n’est pas une critique mais un état de fait global qui concerne le mouvement maçonnique dans son ensemble !
Pas sérieux mais capables d’être gentils, sympas, boute en train, plein d’humour et j’en passe !
Psychologiquement parlant on pourrait classer la communauté maçonnique parmi les communautés velléitaires ! Etre velléitaire se définit comme la distance entre l’expression d’un désir et l’absence de mise en œuvre de ce qui permettrait la réalisation du désir l

Nous avons de belles idées et de beaux projets mais en dehors d’une conviction affichée, aucun engagement ne suit au niveau collectif ! On se gargarise des travaux de quelques célébrités sous prétexte qu’elles figurent sur les tablettes d’une loge mais cela est à la limite d’une appropriation malhonnête !
La Franc-Maçonnerie avait l’image d’une solution d’influence sous la 3ème et la 4ème république ; aujourd’hui un certaine condescendance prend le pas mais on n’en pense pas moins que nous sommes des rigolos !

Nous ne sommes pas sérieux pour plusieurs raisons ; j’en citerai essentiellement cinq :
- Foncièrement on pourrait dire que les francs-maçonnes et les francs-maçons se la jouent perso ! Il n’y a pas vraiment d’engagement collectif que cela soit au niveau d’une loge ou au niveau de l’obédience ! On est content lorsqu’une conférence réunit trois cents personnes et cela suffit à satisfaire l’égo de nos petits chefs !
- L’organisation maçonnique fonctionne en vase clos ! L’important c’est d’être fidèle à un formalisme ! Et puis on passe à autre chose !
- Les membres des obédiences font partie des classes sociales économiquement aisées ; cela permet d’avoir des actions caritatives parfois importantes qui constituent une raison d’être pour de nombreuses obédiences !
- La vie des loges n’intéressent personne dans la mesure où elles sont essentiellement chargées de faire rentrer les contributions financières qui permettent à la nomenklatura maçonnique de faire le spectacle !
- Tout se passe comme si nos engagements maçonniques étaient virtuels ! Concrètement il n’y a pas de réel engagement !
Ce constat doit être pris en compte dans la règle du jeu de l’implication dans la vie d’une loge ! Car ce ne doit pas être une raison pour laisser tomber ! Cela ne sert à rien de vouloir blâmer un tel ou une telle , c’est comme çà !
Il est inutile de jouer les vierges outrées ! La réalité doit être prise au compte pour aller plus loin ! Si une loge est amenée à décider à voter une résolution, il faut savoir que seule une minorité répondra présent pour passer à l’acte.
Réunir les personnes porteuses de hautes valeurs morales est une bonne feuille de route à condition qu’on ne se trompe pas sur les personnes que l’on veut initier !
On en a actuellement un exemple au GODF à propos du débat sur l’intérêt des commissions nationales : bien que les rapports soient votés à de larges majorités au convent, au niveau des loges seuls quelques frères et sœurs y participent réellement Ces commissions coûtent cher en remboursement de frais divers pour pondre des rapports que personne ne lit et qui ne serviront à rien !
Les maçon-ne-s adorent les grandes gueules qui sont capables de faire vibrer une assemblée en leur adressant des trémolos initiatiques ! Le problème c’est que les grandes gueules c’est généralement pour le théâtre !
Tout cela est vide de sens !
L’essentiel pour une communauté qui souhaite transformer le monde en le rendant Beau, Juste et Bon n’est-ce pas la capacité collective à être un exemple ?
L’inconvénient de la velléité c’est qu’elle annihile l’autorité ! La pseudo autorité n’est plus crédible car on sait qu’elle ne sera pas suivie ! Il reste la gestion des affaires courantes !
C’est par notre exemple collectif à tous les niveaux des structures maçonniques que nous pourrons prouver que nous ne sommes pas que des flambeurs !
La démarche maçonnique est souvent présentée comme un moyen d’accéder à la Sagesse et à la spiritualité mais avouez que cette affirmation est une escroquerie intellectuelle !
Il n’ y a pas besoin d’une structure collective pour philosopher, réfléchir, se connaître et s’améliorer ! L’ésotérisme, par définition, est le fruit d’un enseignement de maître à élève pas d’une assemblée !
Si certaines communautés religieuses vivent cet engagement initiatique n’est-ce pas d’abord parce qu’elles associent un véritable ésotérisme que la loge est incapable d’offrir ?
L’intérêt de la loge est naturellement d’offrir une dimension collective ; cela constitue un pari difficile qui est bien souvent abandonné ! Deux ou trois ans de vénéralat en ne faisant surtout pas de vagues et en essayant de faire rentrer quelques profanes , c’est déjà beaucoup pour certain-e-s !
Malgré tout il ne faut pas se décourager ! La franc-maçonnerie est belle ! Mais mieux vaut connaître la règle du jeu pour éviter les désillusions !
En réalité il y’a une réelle difficulté à mobiliser les énergies ! Lorsqu’on reste dans le verbiage, là il n’y a pas de problème mais lorsqu’il s’agit de montrer ce que l’on prétend être collectivement, là c’est autre chose !
C’est pourtant possible de changer cet état de fait mais tout se passe comme si les responsables actuels des obédiences se satisfaisaient de cette situation : inconscience, conflit d’intérêts, irresponsabilité, médiocrité ?


Sur les peintures et les vitraux, les triangles sont habituellement tenus par des anges musiciens. Or, notre personnage inconnu n’est pas un ange. Il lui manque les ailes. Ce qui donne à l’hypothèse du plomb dans… l’aile. Élisabeth propose cependant que ce triangle musical servît aux lépreuses pour se signaler. En effet, les lépreux du Moyen Âge devaient avertir les passants de leur proximité par un instrument. Mais il s’agissait plutôt d’une crécelle comme on le voit sur cette enluminure d’un manuscrit du XVe siècle (Bibliothèque Nationale de France, Français 9140).
Si ce n’est pas un triangle musical, qu’est-ce ? Jeanne du Périgord n’y voit qu’un pli de son manteau (dit « pli cassé ») accentué par la main de notre inconnue. Je pense voir un objet plus qu’un pli. Et puis, votre idée, Jeanne, ne nous arrange pas du tout. Comment reconnaître un personnage quand son unique caractéristique est de plier sa robe ! Non, non, je m’accroche à l’idée d’y voir un objet. Pour cette raison, je retiens davantage la proposition de Sébastien de la Manche. La femme tiendrait une lanterne et serait donc sainte Lucie. Son nom dérivant du latin Lux, lumière, la lanterne est un de ses attributs courants. Sur cette sculpture, l’objet aurait cependant été en partie bûché. Cependant, j’ai du mal à voir les traces de bûchage sur la sculpture. La surface de la robe ne me paraît pas abîmée.
Encore une fois, le lobby breton (très influent) essaie de provoquer le Normand que je suis. Mes chers voisins, je connais votre amour pour votre région, mais ne cherchez pas systématiquement dans mes photos des signes de votre identité ! Si je soumettais Catherine au test de Rorschach (vous savez, cette évaluation psychologique qui consiste à regarder des taches), je suis sûr qu’elle verrait dans l’image suivante le tracé des côtes du Finistère🙂.
Plus sérieusement, des signes héraldiques peuvent apparaître sur des sculptures de personnages, mais ils sont, à ma connaissance, peints plutôt que sculptés. Donc, je ne pense pas à une hermine ici. On en arrive (enfin ?) à l’hypothèse que me semble la plus pertinente. Elle est arrivée 27 min après l’envoi de mon infolettre. Sophie donnait pour réponse sainte Apolline. Identification confirmée par Jean-Marie, Bérénice, Dorothée, Marie-Christine de Belgique et approchée par Thierry du Gers. Marie-Christine, souvent de bons conseils, nous donne l’explication en citant un passage de la Légende dorée, ce célèbre recueil médiéval de vies de saints : « Lors donc que cette bienheureuse vierge [sainte Apolline] fut entre leurs mains, ils [les bourreaux] eurent la cruauté de lui briser d’abord les dents ; ensuite, ils amassèrent du bois pour en dresser un grand billot et la menacèrent de la brûler vive, si elle ne disait avec eux certaines paroles impies. Mais la sainte n’eut pas plutôt vu le bûcher en flammes, que, se recueillant un instant, tout d’un coup, elle s’échappe des mains des bourreaux, et se jette elle-même dans le brasier dont on la menaçait. » Quel courage chez Apolline ! Mais quel est le rapport avec notre photo ? Non, ce récit enflammé ne sert pas d’avertissement à nos deux suspects d’hérésie, Christian et Pierre-Yves. En vérité, sainte Apolline est traditionnellement représentée, munie de la tenaille avec laquelle on lui a arraché les dents.
L’objet non identifié pourrait être cette tenaille. Contrairement à ce que certains pensaient, la brèche qui barre le bas de l’objet ne serait pas une cassure ou une dégradation, mais juste l’extrémité biseautée des pinces. Marie-Christine trouve un argument supplémentaire dans la base sculptée en forme de pomme de pin : ne pourrait-elle pas correspondre aux flammes du bûcher dans lequel Apolline se jeta ? Je suis séduit par cette identification tout en rappelant cette précaution. Rien ne nous garantit que cette sculpture désignât une sainte. Sa provenance étant inconnue, elle n’ornait peut-être pas une église. Qu’importe si l’identification est incertaine, l’important n’est pas la destination, mais le chemin. Or j’espère vous avoir appris quelques petites choses en chemin. En tout cas, vos réponses m’ont bien fait voyager. Merci d’avoir participé à cette enquête. Le vocabulaire de la semaine La semaine dernière, je vous annonçais la publication de mon livre numérique «
David, vous soulevez ici un problème de vocabulaire qui partage les historiens de l’art. Le sens d’« archivolte » est débattu. Selon Jean-Marie Pérouse de Montclos, l’archivolte correspond à la moulure qui couvre un arc ou une voussure. Selon d’autres auteurs, elle recouvre l’ensemble des voussures. 
Dans cette émission en direct, je parlerai de différents thèmes sur les églises : – les différents types d’églises (chapelle, cathédrale, basilique…)– les différentes architectures (roman, gothique…)– les images sur les vitraux, les peintures et la sculpture– les symboles plus ou moins faciles à déchiffrer– les sujets débattus : le nombre d’or, les labyrinthes, et l’alchimie dans les cathédrales.
























