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Les 99 rues maçonniques de Naples

De notre confrère italien genteeterritorio.it – Par Pietro Spirito

Depuis quelques décennies seulement, le grand public découvre le charme de la « Naples souterraine », le territoire d’origine grecque habité par la sirène Parthénope. Mais il reste encore une Naples sous le soleil qui n’a pas encore été découverte et portée à la connaissance, non seulement des touristes, mais aussi de ses concitoyens eux-mêmes.

Antonio Emanuele Piedimonte se consacre désormais à cette opération, avec le livre « Les 99 rues maçonniques de Naples. La ville des frères. L’histoire de la franc-maçonnerie méridionale en toponymie », Edizioni Sub Rosa. Après avoir ouvert la voie à l’émergence d’une Naples souterraine, Piedimonte regarde désormais les horizons qui s’ouvrent à la surface de la ville, non moins cachés aux yeux distraits de ceux qui la traversent en ne regardant que les panoramas de la nature.

Pendant longtemps, Naples a été une ville ésotérique : un croisement entre philosophie, magie, religion et politique a traversé l’histoire de ce qui était alors, au XVIIIe siècle, la troisième plus grande ville européenne en termes de population.

Espace frontière entre l’Est et l’Ouest, entre le Nord et le Sud, le pays des volcans a toujours représenté la ligne de faille de la Méditerranée, depuis le mythe de la sirène Parthénope, quand tout a commencé.

Sur les chemins de l’histoire et de la connaissance ésotérique, les destins de Frédéric II, Stupor Mundi, les influences de la Tolède magique apportées par Alfonso pour arriver ensuite à l’explosion de pensées et de mystères qui s’est produite au XVIIIe siècle napolitain. Dans ce climat, la culture et l’organisation maçonniques se sont développées dans la ville napolitaine.

Née à Londres en 1707, la Franc-maçonnerie eut ses premières traces sur notre territoire en 1728, lorsque, selon certaines sources, une demande d’établissement d’une Loge régulière à Naples parvint à la Loge anglaise. Quoi qu’il en soit, vers 1730, une organisation maçonnique opérait à Naples. D’autres attribuent la primauté de la première Loge italienne à celle de Girifalco, fondée du côté ionien. Quoi qu’il en soit, Naples et le Sud possèdent certainement un palmarès en matière d’initiation au rite maçonnique.

Le conflit avec les institutions ecclésiastiques a commencé immédiatement et a constitué l’un des traits caractéristiques de l’histoire de la franc-maçonnerie italienne et méridionale, fortement conditionnée par le pouvoir temporel de l’Église, ainsi que par son opposition idéologique aux valeurs de la franc-maçonnerie.

Pour nous guider dans ce voyage à la découverte de nos origines perdues, Piedimonte utilise la toponymie, qui aide à reconstituer ces fragments d’histoires qui se succèdent au sein des lieux qui contiennent des traces de l’histoire vécue. Piedimonte le fait en suivant les instructions de Raimondo di Sangro, le prince de Sansevero, et du prince Antonio De Curtis, alias Totò, tous deux grands maîtres de la franc-maçonnerie italienne.

Nous partons de la rue emblématique de la ville napolitaine, Via Caracciolo, la fantastique promenade des cartes postales, qui tire son nom de l’amiral qui dirigea d’abord la marine des Bourbons puis celle de la Naples révolutionnaire de 1799. Entre la via Chiatamone et la via Parthenope se trouve la via Venanzio D’Aquino, prince de Caramanico et vice-roi de Sicile, ainsi qu’un maître maçonnique faisant autorité. L’empoisonnement du prince en 1795 était probablement dû aux travaux de réforme auxquels s’opposaient les barons de l’île.

La rue dédiée à Giovanni Pascoli serpente le long de la colline de Posillipo : le grand poète, bien qu’il ait cessé de fréquenter assidûment la loge maçonnique Rizzoli à Bologne, a toujours représenté les valeurs de cette association qui, au XIXe siècle, a animé la lutte pour la libération du peuple, comme le démontre en Italie l’adhésion de Giosuè Carducci et surtout de Giuseppe Garibaldi.

Près de Marechiaro se trouve la petite rue Franco Alfano, qui rappelle le musicien napolitain, connu surtout pour avoir achevé, à l’invitation d’Arturo Toscanini, Turandot, laissé inachevé à sa mort par Giacomo Puccini.

Pour trouver via Carducci, il faut se rendre à Chiaia : le prix Nobel de poésie séjourna à Naples en 1891, tout en exerçant le rôle de superviseur des commissions de fin d’études secondaires. Les idéaux du Risorgimento étaient étroitement liés aux valeurs maçonniques et les frontières étaient parfois difficiles à tracer.

Toujours à Chiaia, nous traversons ensuite la Via Giovanni Amendola, un Napolitain d’origine salernoise, un journaliste pur-sang, un homme politique libéral, un antifasciste courageux : c’est lui qui a proposé à Benedetto Croce d’écrire un document qui unirait les hommes de culture contre le dictature. A Nievole, une bande de 15 fascistes l’a massacré à coups de bâton. Réfugié en France, il est opéré dans un hôpital de Vannes, mais meurt des suites des blessures subies lors de l’embuscade fasciste.

À l’intersection de deux rues qui portent le nom de deux francs-maçons, Via Francesco Crispi et Via Giuseppe Martucci, se forme la Piazza Amedeo, un carrefour entre Chiaia, Vomero et Mergellina. Le nom a été donné en souvenir d’Amedeo Ferdinando Maria de Savoie. Après une brève expérience sur le trône d’Espagne, il s’installe à Naples et fait preuve d’un courage exceptionnel en apportant son aide lors de l’épidémie de choléra de 1884.

Via Gaetano Filangieri se souvient de l’un des plus grands représentants de la culture mondiale de cette époque, ami de Benjamin Franklin : auteur de la Science de la Législation, il a influencé la pensée et l’action de nombreux intellectuels et hommes politiques dans cette période de transition de l’ancien régime à la révolution et à l’affirmation ultérieure des démocraties bourgeoises.

La Piazza dei Martiri se souvient des citoyens qui ont lutté pour la liberté, en sacrifiant leur vie, lors du passage de la révolution napolitaine de 1799, l’un des moments les plus élevés de la saison qui entend transférer les lumières de la pensée dans la vie politique et sociale de la nation. Gennaro Serra di Cassano, Eleonora Pimentel Fonseca, Mario Pagano et tous les autres protagonistes de cette courte page.

Le livre continue avec la radiographie toponymique des figures maçonniques auxquelles les rues et places de notre ville ont été dédiées, dans le centre historique, dans le périmètre entre Foria, Borgo et Vasto, au Musée, Avvocata et Montesanto, à la zone ouest (entre Fuorigrotta et Soccavo), dans la zone nord (Scampia, Piscinola, San Pietro a Patierno), dans la zone orientale (Gianturco, Poggioreale, Barra, Ponticelli).

Se succèdent des personnages illustres qui ont marqué non seulement la ville, mais aussi la nation. Il suffit de feuilleter les pages de la liste des noms mentionnés dans l’ouvrage pour comprendre le Panthéon que l’on retrouve ensuite inscrit sur les plaques des rues et des places de la ville.

Cette Naples ésotérique qui a foulé la scène de la grande histoire surtout pendant deux siècles – entre le XVIIIe et le XIXe siècle – constitue l’une des racines fortes de l’identité napolitaine. Nous les avons laissés trop longtemps au sous-sol de notre mémoire.

Pour regarder vers notre avenir, nous devrions mieux connaître notre passé. Piedimonte nous y aide, avec un très beau livre, très riche en suggestions, qui traverse des histoires individuelles et collectives : des destins qui sont encore à l’intérieur de notre présent, inconsciemment.

Parler de plantes autrement

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Des histoires de plantes et d’hommes, inédites, amusantes et instructives !La guerre des Boers, Charlie Chaplin, des clous, Shakespeare, des smarties rouges, Georges Perec, du parmesan, un général mexicain, Rihana, les services secrets bulgares, l’école de voile, la Bible B42, du sang sur les endives… mais, Serge Schall ne devait pas nous parler de plantes ? Si, si ! Il ne fait même que cela. Et dans le style vif, décalé et plein d’humour que nous lui connaissons, pour nous livrer, en définitive avec le plus grand sérieux…

L’Auteur

Serge Schall est titulaire d’un Diplôme de Docteur-ingénieur en Agronomie, délivré par l’École Nationale Supérieure d’Agronomie de Montpellier et par l’Université des Sciences et Techniques du Languedoc de Montpellier.

Serge Schall est l’auteur de plus de 80 livres consacrés aux plantes et aux jardins, traduits dans de nombreuses langues. Citons :

  • Graines – 2020 Terre Vivante
  • Plantes aromatiques – 2021 – Eugene Ulmer
  • Arbres – 2022 – Terre vivante
  • Je jardine bio, à la cool – 2023 – Leduc
  • Chanvre et cannabis – 2023 – Terre Vivante

Il a reçu le prix Saint Fiacre en 2021 et le prix Emile Gallé en 2023 Il a plus de trois cent mille lecteurs et autant d’ouvrage parus.

Du sang et des hommes

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La pointe de la lame du Laguiole miroite au soleil. Guidée par ma main droite tremblante, elle est posée sur la chair, déjà enfoncée, à la base de ma main gauche ouverte. Assis à côté de moi sur un tronc d’arbre, mon petit camarade, l’air grave, fait le même geste avec la lame d’un Opinel, bien appuyée sur la face interne de son poignet. Au signal convenu, un clignement commun de paupières, nous tirons vivement le manche de nos couteaux, les dents serrées. Et soudain, le sang perle de nos deux coupures que nous rapprochons aussitôt, l’une sur l’autre, pour en mêler le précieux liquide vermeil. Il s’écoule, goutte à goutte, sur la feuille blanche de cahier posée dans l’herbe, comme témoignage de notre cérémonie secrète…

Je me souviens de ce moment très fort de mon enfance en Quercy, où avec ce copain local, nous avons pratiqué en fin de vacances, une initiation à notre manière dans une gariotte de berger, isolés du monde – et de nos parents – au fond d’un bois. En unifiant ainsi notre sang, à la manière des indiens vus dans un « illustré » – bande dessinée de l’époque – nous voulions sceller à vie notre complicité, pour ne pas dire notre fraternité, avant de partir vers nos destinées individuelles. Ce souvenir nous a marqués puisqu’il revient toujours dans nos conversations aujourd’hui, quand nous nous rencontrons, après des années accumulées d’une chaleureuse amitié demeurée intacte !

J’ignorais alors, et lui aussi sans doute, qu’une goutte de sang, cet élément vivant, contient plus de 250 millions de globules, des rouges et des blancs. Et que les globules rouges transportent entre autres, l’oxygène et le gaz carbonique. Comme j’ignorais que les globules blancs, tels des chevaliers du même nom, défendent mon organisme des agressions. Je ne savais pas non plus que les 4 à 6 litres de sang qui circulent en moi sont composés desdites cellules et de ce liquide complexe qu’est le plasma transportant pour sa part, entre autres, protéines et hormones, sels minéraux et oligo-éléments. Et, dans cette ignorance insouciante de mes dix ans, il ne pouvait même pas me venir à l’idée que l’ouverture pratiquée dans ma chair avec mon Laguiole se refermerait rapidement, grâce au travail de ces autres cellules nommées « plaquettes », assignées à la cicatrisation des plaies. 200 à 400 000 plaquettes par millilitre de sang qui sont toujours là dans mon circuit interne, je l’espère, pour s’agréger et coaguler en cas de besoin.

Bref, je n’imaginais pas que coulait en moi un fleuve continu aussi précieux et riche de substances actives mystérieuses, un fleuve à la fois nourrissant, nettoyant et protecteur qui me maintenait et me maintient toujours en vie, au rythme de mon muscle cardiaque. Pour en sentir les battements quand je venais de courir ou de pédaler, je savais que j’avais un cœur dans la poitrine bien sûr, mais qu’il soit une pompe centrale alimentant une petite et une grande circulation du sang, m’était tout à fait étranger.

Les artères, les veines, les veinules et autres capillaires courant sous ma peau, comme la savante tuyauterie d’une usine, n’étaient pas le souci premier du jeune enfant que j’étais et de son copain. Nous aurions été bien étonnés d’apprendre que la longueur totale des vaisseaux sanguins d’un adulte dépasse 100 000 kilomètres – soit plus de deux fois le tour de la terre ! – ou que la surface totale des parois artérielles pourrait s’étendre sur 1500 mètres carrés. Et quelle aurait été notre surprise si l’on nous avait dit qu’un cœur humain bat aussi 100 000 fois quotidiennement !

Ce qui importait pour nous ce jour-là avant notre séparation et mon retour en région parisienne, ce n’était certainement pas le « comment ça marche » du circuit sanguin – et ses 15 000 litres de sang pompés par jour – mais surtout la solennité de cette communion, au vrai sens du terme. Avec l’irruption quasi-magique, voire sacrificielle, de ces quelques gouttes de sang sur nos poignets, devenues une tâche rouge sur le papier par terre : un document que nous avons authentifié ensuite par notre signature – un serment de fidélité écrit à la plume « Sergent-major », trempée dans l’encre noire.

Nous avons conservé longtemps chacun dans un livre et sans le savoir, à la manière des deux parties d’un signe de reconnaissance symbolique, une moitié de cette feuille maculée. Quand je la regardais, au fil des ans, elle me semblait porter l’empreinte, de plus en plus pâle, d’une rose séchée.

La vie, la mort

Je me suis rappelé de cet épisode marquant de ma jeunesse en découvrant dans la Kabbale, la métaphore du sang et de l’encre qui a résonné en moi, telle une étrange coïncidence. Comme la Bible, dont elle est une grille de lecture, la Kabbale est aussi une théosophie formée d’une succession de livres et de textes, dont on connaît certains auteurs. Et précisément, l’un d’eux, le sage Abraham Aboulafia, rapproche ces deux liquides, le sang et l’encre, pourtant apparemment éloignés.

Pour lui, le sang, c’est le ciel rougeoyant derrière Moïse sur le Mont-Sinaï, c’est celui du mouton qu’il sacrifie avant de rencontrer le Seigneur sur cette montagne, c’est encore le sang des milliers de guerriers qui se sont entretués pendant un millénaire, c’est enfin le sang du Christ mort, le cœur transpercé par une lance.

L’encre, de son côté, c’est le nuage noir sur le même Sinaï, au moment de la réception des tables de la Loi par Moïse ; l’encre, c’est aussi « le liquide qui raconte » avec les milliers de parchemins noircis par l’écriture de l’imposante Bible.

Autant d’images qui rappellent bien entendu que le sang, c’est la vie quand il est contenu dans un corps, et c’est la mort quand il est répandu, hors de ce corps. En revanche, l’encre, elle, répandue dans les signes tracés, c’est l’expression de la vie consignée par écrit, mais c’est aussi la mort quand l’encre reste contenue dans un flacon, puisque la page, sans signes inscrits, reste blanche et muette.

Le sang et l’encre : deux fluides complémentaires, en vérité !

J’ai compris après cette réflexion, combien m’était symboliquement précieuse cette demie page de cahier d’écolier, tâchée de rouge et de noir, improbable marque-page que par réflexe, je recherche à l’occasion, comme une part d’enfance, au vrai comme une parole perdue, dans les livres de ma bibliothèque

 Nous le savons, la couleur rouge est associée aux émotions dites « fortes ». Elle accélère le rythme cardiaque. Voir un camion de pompier ou toute voiture rouge peut produire cet effet. On l’associe également à la violence et à la colère : Ce n’est pas un hasard si cette couleur du sang, excitante, a généré l’expression « voir rouge ». Ne serait-elle pas en fait le miroir individuel de notre mer rouge intérieure, si je puis dire, qui bouillonne en nous. Une mer qui, grâce à son mouvement circulatoire induit par notre pompe cardiaque, elle-même actionnée par les contractions de son système nerveux intrinsèque, une mer dis-je, qui nous ouvre au monde terrestre et sensible du vivant. En nous permettant ainsi, d’y être physiquement et psychiquement présent, donc de ressentir, de penser et de faire ! Et, suprême cadeau de la nature, d’avoir conscience que nous sommes en train de penser que nous pensons et faisons !

Une métaphore malicieuse me permet de me penser moi-même en ce moment, en suspension comme notre globe terrestre, telle une planète liquide et solide, faite à la fois de cet océan pourpre souterrain et de ce tissu charpenté de reliefs visibles, que j’appelle mon corps. Chacun de nous n’est-il pas d’ailleurs un monde en soi, fait de chair et de sang ?! Peut-être parce qu’il n’est pas apparent en permanence, sauf pour les membres du corps de santé habitués par métier, la vue du sang provoque souvent une émotion plus ou moins forte, précisément. Qu’il s’agisse de la flaque luisante sur l’asphalte qui fait ralentir l’automobiliste, témoin choqué d’un accident mortel. Ou au contraire, que ce soient les traces « vermeil » sur le corps de son nouveau-né, offert aux bras de la jeune maman radieuse.

La mort, la vie, la vie, la mort, ainsi se donne à voir et à penser le liquide sanguin, dans une symbolique fondamentale toujours recommencée au fil de nos jours. Par la couleur même de son pigment, l’oxyde de fer, le sang connote aussi bien la vitalité que la violence, et l’amour que la mort, depuis l’aube de l’humanité. On sait aujourd’hui que les artistes des cavernes employaient cet oxyde de fer dans leurs peintures rupestres et peignaient même de rouge les corps des morts, avant de les enterrer, qui sait pour leur redonner à jamais, la couleur chaude du sang et de la vie.

 A n’en pas douter, c’est bien le sang de la vie qui saute aux yeux si je puis dire, en ouvrant un Larousse illustré au mot « drapeau ». La couleur rouge vif de deux cents d’entre eux éclabousse les deux doubles pages ! Pas étonnant, puisque 80% des emblèmes en sont empourprés. La lecture en sous-titre des noms des nations représentées peut aussi, il est vrai, évoquer pour certaines d’entre elles, le sang de la mort…

 Parce que la symbolique du sang comporte cette dualité de la vie et de la mort vraisemblablement depuis l’origine, elle en a imprégné le langage. Les locutions « avoir quelque chose dans le sang » et « avoir le sang chaud » n’ont effectivement pas le même sens que l’expression « être assoiffé de sang » !

 Ce prestigieux, voire mystérieux liquide qui circule en nous, en ce moment même, et anime chacun de nos corps, a imposé au cours de l’histoire une autre dualité. Dans le culte indo-européen du dieu Mithra qui a précédé le christianisme, du nord de l’Angleterre jusqu’en Iran, en Perse et même en Egypte, intervenait la notion de sang pur et impur. Absorbé ou reçu sur le corps lors de cérémonies en place publique, le sang du taureau, jugé intègre, était censé donner aux hommes la force vitale perpétuelle. En revanche, les femmes en période de menstruation, supposées momentanément porteuses de forces négatives, devaient se mettre à l’écart de la communauté.

Les dangers du symbole

« Perdre la pureté de son sang, suffit à perdre à jamais le bonheur intérieur et à terrasser l’homme ». Qui s’exprime ainsi ? Trois millénaires après le mithraïsme, c’est le sinistre Adolf Hitler, dans son livre Mein Kampf ! On ne peut traiter de la symbolique du sang sans malheureusement rappeler la monstruosité de ce personnage et de son équipe d’horribles malfaisants qui, au vingtième siècle, ont volontairement entretenu une confusion entre le sang, la mort et la terre, jusqu’à passer du sacrifice mythologique au sacrifice réel de millions d’êtres humains.

Dans sa mégalomanie, pour ne pas dire son délire, le Führer autoproclame la suprématie de la race germanique, dite la race aryenne. Et décide, au nom de l’idéologie national-socialiste, d’exterminer les Juifs, les Tziganes et les homosexuels. Les Juifs, particulièrement, représentent ce peuple sémite – un groupe ethnique donc impur à ses yeux – venu de Judée, après la destruction du Temple de Jérusalem, il y a quelque deux mille ans ! Et qui depuis, mêlé sournoisement aux grands Aryens blonds du Nord, souille en Europe, toujours selon lui, l’ethnie supérieure !

Cette folie obsessionnelle fait dire à Hitler que les Juifs sont responsables de la défaite allemande, lors de la première guerre mondiale de 1914-1918, et porteurs d’un projet néfaste, l’exploitation des nations. Ils doivent donc disparaître pour que soit régénéré le sang aryen! Le projet néfaste, c’est le sien, qu’il a mis à exécution, assisté par la police militarisée du parti nazi – les sinistres SS (Shutzstaffel) de fait une armée endoctrinée, parallèle à la Wehrmacht. Et sous l’emblème détourné du svastika hindou, symbole d’amour, devenu une croix gammée noire, telle une araignée stylisée, symbole de mort.

Il est instructif, pour les francs-maçons que nous sommes, de constater la dangerosité possible du symbole, quand, par falsification, il en est fait un complexe représentatif délirant aux propriétés sensibles, qui mélange en un seul tous les plans de référence. Le sang est alors interprété pêle-mêle en termes de race, de patrimoine héréditaire, d’information génétique et de sol germanique faussement sacralisé, pour ne pas dire déifié. Et selon cette croyance hitlérienne, sorte de concept fantasmatique, ce sang « blasonné » irrigue en l’occurrence le corps matériel et biologique d’une « mère-Allemagne » auto-dévorante : elle exige le sacrifice de ses fils et l’holocauste de tous ses ennemis !

Ainsi a pu se former une abominable trilogie du sang, de la mort et de la terre. Elle a donné lieu au sinistre slogan Blut und brod : le sang et le sol, qui a littéralement hypnotisé l’immense majorité d’un peuple. « Plus jamais ça ! » avons-nous entendu après la deuxième guerre mondiale : malheureusement, la folie des hommes n’est pas demeurée une exclusivité nazie et le phénomène mimétique sacrificiel ne cesse encore aujourd’hui de se déplacer sur le globe terrestre !

Après le constat, il s’agit de comprendre. Nous venons en loge pour élargir notre pensée : c’est-à-dire nous informer, nous enrichir par l’échange et repartir pour tenter de mieux interpréter la cité et pourquoi pas l’instruire et s’instruire, chacun avec ses moyens. Il n’est donc pas inutile de réfléchir un instant, à cette notion de sacrifice et de détournement de sens.

Depuis son origine, « l’homme-individu » vit son corps sur terre comme un sac de chair ambulant dans lequel il est enfermé et d’où dépasse sa tête. Une tête qui lui permet de voir, d’entendre, de respirer, de ressentir et penser le monde. Il ne peut toutefois pas voir l’intérieur de son corps, où il subodore la présence d’une machinerie particulière et la circulation de flux divers.

Avec son rêve éternel de voler, il entretient celui de la transparence de ses organes, des vœux non encore exaucés à ce jour, même si l’imagerie médicale, toujours plus performante fait d’immenses progrès ! Conscient de sa fragilité, du trépas à venir, et de la néantisation de son corps, la peur lui a fait inventer la guerre. Sous prétexte de conquête ou défense de territoires, et animé d’une volonté de puissance illusoire, il tente depuis des lustres de retarder sa propre mort en voulant par les armes, faire mourir l’autre avant lui !

Au vrai, la mort le fascine autant qu’elle l’effraie. A cette idée de mort s’est agrégée au fil du temps, celle d’une offrande à faire à ces forces supérieures de la nature qui le dépasse, à ce divin céleste redouté, histoire de s’en attirer les bonnes grâces ! L’homo sapiens lui a d’abord offert des fleurs, de l’épeautre, du blé. Autant de végétaux coupés avec des faucilles de silex en forme de croissant de lune, par imitation respectueuse des objets visibles du cosmos.

Puis après la découverte du feu et à l’âge de bronze, a surgi en lui – avec la confection des dagues et des épées – la curiosité à la fois morbide et utile d’ouvrir les cadavres. Et de les offrir aux dieux, vidés de leur sang, sur des autels de pierre. Qu’il s’agisse d’humains, adultes et enfants, intentionnellement tués. Qu’il s’agisse ensuite de troupeaux, à l’image biblique de Caïn offrant un agneau éventré au Seigneur. Ou à celle de Moïse précité, aspergeant les Hébreux au pied du Mont Sinaï, du sang de moutons sacrifiés, pour sceller l’alliance de son peuple avec Dieu. Qu’il s’agisse enfin, au temps de la Grèce antique, d’oiseaux occis et vidés par les pythonisses, censées lire l’avenir impérial dans leurs viscères !

Encore aujourd’hui, par convictions religieuses ou superstitions sectaires, cérémonies vaudous, chamaniques ou autres, un million de poulets ont chaque jour la tête tranchée, et le sang gicle en Afrique, en Asie ou en Amérique du sud. Et que dire des moutons ou des veaux qui, selon les fêtes religieuses calendaires, sont toujours exterminés et vidés de leur sang, dans le respect même des coutumes ancestrales.

Le franc-maçon peut ici s’interroger, précisément sur la tradition paradoxale de l’agneau pascal, symbole de pureté et d’innocence pour les trois grandes religions monothéistes, qui est pourtant sacrifié, égorgé lui aussi, pour devenir un symbole de vie et de résurrection, au nom du sacrifice d’Abraham. Conjurer la mort par la mort donne tout de même à penser !

L’unité corps-esprit

Puisque nous participons nous-mêmes, indirectement, à ce cérémonial intégré à nos rites, certes en le chargeant de nos représentations individuelles et en gardant raison, il est néanmoins intéressant, en toute humilité, de revisiter la symbolique du sang, à la lumière interprétative maçonnique.

Force est de constater que depuis des millénaires, pratiquement toutes les cultures ont attribué au sang des pouvoirs magiques, qu’ils soient bénéfiques ou maléfiques. Au XXIème siècle encore, beaucoup de familles sont persuadées que c’est le sang seul du beefsteak – de bœuf ou de cheval – qui donne l’énergie à leurs enfants. Comme on y est convaincu qu’une femme indisposée ne peut réussir à monter une mayonnaise ! Et les romans et films mettant en scène le vampire Dracula, procurent toujours des peurs délicieuses aux nombreux amateurs, sur le fragile frontière entre imaginaire et réel. Quant à l’intraitable créancier avide d’argent, à l’image de la sangsue, il est encore de nos jours, qualifié d’affreux « suceur de sang » !

Ainsi en va-t-il de l’aventure du corps humain et des fantasmes langagiers qui l’environnent. Plus l’homme s’étudie lui-même avec une pensée logique et progresse dans l’approche scientifique de ses mécanismes de fonctionnement, plus semble se solidifier parallèlement une pensée magique ouverte à toutes les croyances. Notre imaginaire semble suivre les progrès de la photographie numérique et possède une focale très grand angle !

Pourtant un verre de vin, même un très grand cru, même s’il est qualifié de sublime « sang de la vigne » ne remplacera jamais quand il le faut, une salutaire transfusion de sang ! L’effet placebo a tout de même des limites !

A l’évidence, l’esprit a incontestablement une influence sur la matière, mais on ne peut plus dire qu’il lui est supérieur, comme on le dit encore trop souvent, dans notre littérature même. En effet, le cerveau est le siège des processus cognitifs permettant l’élaboration de la pensée et il exerce une action constante sur nos organes. Cependant, en retour, les informations provenant du corps, influent sur le fonctionnement cérébral et donc, la production des idées. La connexion entre le cerveau et le système immunitaire ne s’établit pas uniquement par le réseau nerveux. Les globules blancs agissent eux-mêmes comme de véritables cellules nerveuses dans la circulation sanguine. Jusqu’à être qualifiés par les chercheurs contemporains, de « cerveau mobile » !

La santé a pu être définie comme « le silence des organes ». Un silence qui ne les empêche pas d’agir. La science médicale remarque très bien aujourd’hui l’influence bénéfique réciproque de la pensée et desdits organes lors des maladies, des plus bénignes jusqu’aux très graves, telles les atteintes leucémiques ou sidéennes. Il est donc puéril sinon vain, pour ne pas dire vaniteux, de vouloir encore opposer la chair et l’esprit. Ce dualisme n’est plus de mise et une définition beaucoup plus réaliste est donnée actuellement par ladite science, quand elle évoque « l’unité corps-esprit ».

 La tête et les jambes fonctionnent ensemble, les marathoniens le savent depuis Philippidès, le premier coureur du genre de la Grèce antique. Au risque de fâcher les intellectuels purs et durs, il nous faut donc abandonner le concept cartésien dépassé de la séparation du corps et de l’esprit. Il en est ainsi de toute tradition. Celle-ci est en soi un progrès qui a réussi. De la sorte, une autre tradition et un autre progrès suivront forcément, dans le cycle naturel mort/renaissance qui crée le mouvement du monde.

Si, tant dans ma vie profane que dans ma pratique maçonnique, je me vis comme un « tout », c’est-à-dire si j’accepte l’idée que mon psychisme agit sur mon corps et qu’en retour, l’état de mon corps – par le biais de mes systèmes nerveux, immunitaire et endocrinien – influence mes processus cognitifs et mes ressentis, alors ce n’est plus ma tête seule qui circule dans la cité et vient en loge ! Alors, ce corps entier retrouvé, cette unité corps-esprit me permet de vivre une maçonnerie bien plus complète, plus pleine.

Tant au niveau émotionnel que mémoriel. Tant sur le plan des apprentissages et du comportement. Alors, au degré d’apprenti, je comprends mieux la gravité du parjure et son châtiment fatal lorsque ma main glisse symboliquement sous ma gorge tel un poignard prêt à trancher pour que jaillisse le sang de mes jugulaires. Debout et à l’ordre, je sens mon cœur qui bat et partant, la rivière de la vie qui circule en moi.

De Dyonisos à Orphée

Les mythes et les rituels permettent d’organiser le chaos et ainsi, de revenir à l’ordonnancement des choses. Il me paraît important d’observer l’une des séquences rituéliques, à savoir le banquet maçonnique, quel qu’en soit le degré. Les nutriments solides et liquides pris en commun, et absorbés par chacun à la même heure, donc dans une unité de substance, de temps et de lieu, créent la réunion et le partage, c’est-à-dire que la métaphore alimentaire nous fait passer ici du désordre à l’ordre. Cette nourriture, en l’occurrence, le pain et le vin, absorbés ensemble, gomme les différences individuelles : nous devenons ce que nous mangeons, en l’espèce le Un et le Tout, le même Homme régénéré, autant dire neuf, dupliqué en autant de participants (es). Selon le rituel ancien, qualifié de « théophage » nous recevons ainsi, par le blé et le raisin transformés, la puissance des forces supérieures. !

Quel est ce rituel ancien ? On a coutume de « rapprocher » le banquet maçonnique de Pâques des phases de la Pâque chrétienne. Or si l’on se penche sur les origines du christianisme, il apparaît qu’il n’est pas forcément né dans la tête de Paul de Tarse sur le chemin de Damas, après la mort du Christ. Le christianisme primitif, en tant que secte acceptée au sein du judaïsme, se serait bel et bien inspiré en l’an 65 date de la rupture – avec peut-être une intention syncrétique – à la fois dudit judaïsme certes, et également du lointain mithraïsme précité, mais encore des doctrines structurales de l’orphisme, une religion initiatique de la Grèce ancienne, basée sur l’ascèse. Cette religion tire d’évidence son nom de la légende d’Orphée lequel, avec sa lyre, aurait réussi à charmer Cerbère, le chien gardien des enfers, pour tenter d’en sortir et ranimer Eurydice son épouse, morte piquée par un serpent. Autrement dit, c’est le combat éternel de la vie contre la mort.

 Les agapes régulières de la vie orphique, d’où était exclue la viande, consistaient à s’offrir mutuellement entre fidèles du culte, des galettes de blé et du vin, pour honorer le dieu de la vigne Dyonisos, et à distribuer une part de cette nourriture aux démunis de la Cité. Un second rituel consistait à regarder régulièrement le ciel puis la terre pour signifier leurs noces et invoquer la fécondation, donc la vie. L’absence de viande symbolisait l’évitement de l’effusion de sang, donc la paix et la concorde. Partager le pain et le vin, base de tout repas en commun, peut être traduit par métaphore en actes généreux dans la Cité. En mangeant le végétal par le pain interposé, en buvant symboliquement le sang de Dyonisos, par l’entremise du vin, nous absorbons ainsi symboliquement l’énergie vitale pour devenir en quelque sorte, et toutes proportions gardées, les pèlerins du monde. Et y transmettre la sagesse des mythes et des légendes, dont la transposition renvoie au bon comportement individuel.

 Mais on ne transmet ni la foi ni l’espérance d’un futur pacifique à des hommes et des femmes aux ventres vides. Il s’agit d’abord de rassasier les corps. La charité qui s’inscrit ici dans la démarche altruiste, (rappelant ici l’une des vertus théologales) ne consiste pas toutefois à renouveler uniquement la distribution de nourriture à dates fixes. Il s’agit aussi de transmettre symboliquement la semence et le plant, et matériellement le grain de blé et le pied de vigne, pour qu’à son tour, le démuni possède le « manger » et le « boire », et devenant ainsi un être libre, il éprouve le désir de partager, dans un souci d’égalité. Aussi bien le charnel que le spirituel. Remettre un homme debout, c’est s’élever soi-même. La main qui donne ne doit pas rester plus haute que celle qui reçoit.

 Aider autrui à vivre, c’est favoriser sa croyance en lui-même, c’est l’encourager à explorer et à exploiter ses ressources intérieures. Alors, il devient prêt à accueillir savoirs et connaissances. La tradition orphique voulait que ne soit donnée de nourriture et de boisson qu’aux vrais nécessiteux, pour éviter l’injustice et le gâchis. Cette image antique invite le franc-maçon, la franc-maçonne, à faire preuve de discernement. Il ne s’agit pas non plus qu’il donne jusqu’à se déposséder. On ne recharge pas une batterie avec la sienne à moitié vide !

 Lorsque, pendant la chaîne d’union terminale d’une tenue, nos bras croisés se chevauchent, au-delà des mots, il se crée un lien particulier, jusqu’à ne faire dans notre pensée qu’une seule personne. C’est ce lien entre le corps et l’esprit qui fait l’unité de l’être humain. Et c’est ce lien entre les Frères et les Sœurs qui, par une autre métaphore, fait « l’unité de l’humanité », joliment qualifiée « d’humanitude » par le généticien philosophe Albert Jacquard.

Quelle que soit notre couleur de peau, celle du sang est la même, c’est la couleur rouge de la vie. Comme des vases, nous sommes des communicants, Frères et Sœurs par nature. Les liens du sang sont précieux en tant qu’attaches familiales. Mais il n’y a pas d’autre plus beau lien volontaire et solidaire – une transfusion de sens si je puis dire ! – que celui de la tubulure qui me relie à l’autre quel qu’il soit, lorsque, par le biais d’une précieuse poche de vie, je lui fais don de mon sang ou qu’il m’offre le sien. Telle une part de lui, telle une part de moi. Parce que vivre mon corps et mon esprit, c’est aussi ouvrir mon cœur.

Thierry Zaveroni, Grand Maître, s’exprime sur « L’intelligence artificielle, quelle approche pour la Grande Loge de France ? »

L’émission « Divers aspects de la pensée contemporaine » diffusée sur France Culture est un programme radiophonique de renom qui offre aux auditeurs une exploration profonde et variée des idées et des débats philosophiques actuels.

Chaque dimanche, cette émission invite des penseurs, des philosophes, des écrivains, des francs-maçons et des scientifiques à partager leurs réflexions et leurs analyses sur des sujets variés qui touchent à la société contemporaine, à l’éthique, à la politique, à l’art, et à la science.

France Culture
France Culture

« Divers aspects de la pensée contemporaine » est plus qu’une simple émission culturelle… C’est une fenêtre ouverte sur le monde des idées, invitant à la réflexion et à la compréhension de notre époque en général et de l’art royal en particulier. Elle représente un espace précieux pour ceux qui cherchent à comprendre les courants de pensée qui façonnent notre monde et à participer au dialogue intellectuel contemporain.

Thierry Zaveroni, Grand Maître de la GLDF
Thierry Zaveroni, Grand Maître de la GLDF

Ce dimanche 17 décembre 2023, Perry Wiley et Clément Ledoux recevaient Thierry Zaveroni, Grand Maître de la Grande Loge de France.

Présentation de l’émission Divers aspects de la pensée contemporaine sur France culture

« À l’heure d’une révolution technologique qui interroge notre conscience, notre éthique et nos rapports humains, Thierry Zaveroni, Grand Maitre GLF nous invite à réfléchir aux enjeux de l’Intelligence Artificielle sur le plan spirituel.

Science et intuition, idée et outil

Au début du 20e siècle, la pensée d’Auguste Comte a influencé la Grande Loge de France, remettant en question ses valeurs traditionnelles en favorisant la science sur l’intuition et le savoir absolu sur la spiritualité. Cette époque a pu souligner les dangers de soumettre les idées aux outils, un avertissement pertinent à l’ère nouvelle de l’Intelligence Artificielle (IA).

L’Intelligence Artificielle

Les progrès de l’IA suscitent en effet interrogations et divisions, certains plaidant pour une approche libéralisée promettant une émancipation mondiale, tandis que d’autres préconisent de ralentir pour donner un sens aux développements technologiques. »

En écoutant jusqu’à la fin, vous connaîtrez la question à l’étude des loges 2024 !

Le podcast.

Voici deux images, avec celle du bandeau, représentant une scène futuriste mettant en scène l’Intelligence Artificielle (IA) et conçues par IA. On y voit un grand superordinateur central avec des néons et des circuits complexes, entouré d’écrans holographiques et de bras robotisés, sur fond de paysage urbain high-tech.

Guillaume TRICHARD, Grand Maître du GODF s’exprime…

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Projet de loi immigration
Communication de Guillaume TRICHARD,
Grand Maître du GODF le 19 décembre 2023

Déplacement à Abidjan, en Côte d’Ivoire
Communication de Guillaume TRICHARD,
Grand Maître du GODF le 18 décembre 2023

Communication de Guillaume TRICHARD,
Grand Maître du GODF le 16 décembre 2023
suite à la conférence « Iran : une espérance ? »
le 14 décembre dernier à Paris

Les Aventures d’Hervé : De la Pierre Taillée à l’IA | Sous le Bandeau | Épisode #77

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🎙️ Cette semaine, notre édition « Sous le Maillet » continue son exploration de l’avenir de la Franc-Maçonnerie. Nous accueillons Frère Hervé, auteur de « Humanité Artificielle », pour une discussion fascinante sur l’équilibre entre les traditions maçonniques et l’innovation.

Dans cet épisode, nous abordons :
🔍 L’influence de l’évolution sociétale sur les fondements traditionnels de la Franc-Maçonnerie.
💡 L’intégration de l’intelligence artificielle en maçonnerie et l’émergence de nouveaux concepts comme la Maçonnerie Virtuelle.
🤔 La question cruciale : la Franc-Maçonnerie doit-elle s’adapter pour rester pertinente dans notre société moderne ?


Franco, notre hôte habituel, et Hervé partagent leurs points de vue sur la nécessité d’une évolution maçonnique, en offrant des anecdotes qui montrent comment cette institution séculaire pourrait s’épanouir dans le monde d’aujourd’hui. Préparez-vous à une réflexion profonde sur le rôle des traditions dans une ère de changements constants.

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Message spirituel des Templiers au XXIe siècle – Conférence en ligne

Le Temple nous parle de la métamorphose spirituelle de l’homme et de l’histoire en marche vers son accomplissement. Il nous parle d’une quête à la fois historique et personnelle, intemporelle et éminemment contemporaine.

Cette conférence se propose d’éclairer la mission des moines-soldats qui s’efforçaient de concilier le Spirituel et le Temporel dans une réalité plus haute qui est le Temple. A partir d’une compréhension de la mission christique du Temple médiéval, du sens profond de son surgissement à l’aube du XIIe siècle et des raisons de sa disparition brutale deux siècles plus tard, cette conférence se propose de nous éclairer sur les forces d’ensemencement spirituel nées de son sacrifice. Des forces nécessaires pour les temps qui s’ouvrent aujourd’hui devant nous.

Cette conférence nous parle de l’homme « deux-fois-né » spirituellement, selon les propos de Jésus à Nicodème, porteur d’un niveau de conscience supérieur et d’une connaissance mystérieuse et cachée selon saint Paul, la Gnose que l’on appelle le Graal, dont notre temps a le plus urgent besoin.

Elle nous parle de notre époque, cruciale à l’aube du XXIe siècle précurseur, dans l’espérance d’une Terre spirituellement métamorphosée.

Dans cette série figurent les interventions précédentes de Jean-Marc Vivenza et de Monique Molière sur la FM.

« Les Voies de l’Esprit »

Des expériences et des traditions pour notre temps

« Les Voies de l’Esprit » est une série documentaire qui a pour objectif de faire découvrir la richesse des traditions et des expériences spirituelles de l’Humanité.

Nous rencontrerons sur ces « Voies » des représentants qualifiés et expérimentés des traditions qui sont dépositaires d’une sagesse ancestrale issue du bouddhisme, de l’hindouisme, du yoga, ou du chamanisme par exemple.

D’autres traditions plus proches de nous, ont généré de puissants courants mystiques et des personnages fascinants à travers le christianisme (mystique chrétienne), l’islam (soufisme), et le judaïsme (Kabbale).

Nous nous attacherons aussi à faire connaître la tradition alchimique occidentale (hermétisme) qui est très liée au symbolisme des Rose+Croix et à la Franc-Maçonnerie.

Nous aborderons la fascinante question de l’« initiation » et du « chemin initiatique » proposés par les traditions ésotériques formant le « cœur » spirituel secret du christianisme (ésotérisme chrétien), de l’islam (soufisme) et du judaïsme (Kabbale).

Nous verrons que Les Voies de l’Esprit sont aussi celles des « expérienceurs » qui ont vécu une Expérience de Mort Imminente (EMI) ou un éveil de Kundalini.

Nous serons émerveillés de voir que ces « Voies » nous reconnectent avec notre essence spirituelle profonde et notre « verticalité » intérieure qui sont capables d’accomplir de véritables prodiges (guérison, vision à distance, précognition, etc.).

Nous explorerons ensemble toutes ces « Voies » pour montrer qu’elles peuvent nous apporter des enseignements utiles pour aborder avec sérénité les défis des prochaines décennies.

Nous sommes convaincus que les solutions pour l’avenir s’ancrent dans les sagesses du passé et dans le vécu d’expériences bouleversantes ayant un caractère spirituel.

Daniel RobinFondateur de Vertical Project

« Ordo ab chao » : de la devise une clé de vie !

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L’univers serait né du bing bang initial et de ce jaillissement confus auraient surgi au fil du temps (notion aux définitions variées !) des systèmes solaires organisés avec des lois de fonctionnement. Ce mystère de la nature donne à réfléchir à la Franc-maçonnerie depuis son origine, au point que les loges ont intégré le ciel et les astres, donnés à voir dans leur décoration. Elle en a même fait, à partir de métaphores élaborées, des sujets de réflexion. La tête dans les étoiles mais les pieds sur terre, les maçons et les maçonnes ont tiré une pensée créative des mouvements célestes. En quoi et comment la fascinante marche de l’univers influence-t-elle leur proche démarche ?

L’idée d’un « ordre du monde » intervenu après ce « big-bang » – ce tohu-bohu du commencement, décrit par les astrophysiciens – est très ancienne et universelle. La Bible y fait allusion dès ses premières lignes et les philosophes grecs de l’Antiquité y adhèrent, notamment sur la base des quatre éléments.

Platon illustre parfaitement la formule en écrivant dans « Timée », l’une de ses œuvres : « Lorsque Dieu entreprit d’ordonner le tout au début, le feu, l’eau, la terre, l’air, portaient des traces de leur propre nature, mais ils étaient tout à fait dans l’état où tout se trouve naturellement en l’absence de Dieu. C’est dans cet état qu’il les prit et commença par leur donner une configuration distincte au moyen des idées et des nombres. Qu’il les ait tirés de leur désordre pour les assembler de la manière la plus belle et la meilleure possible, c’est là le principe qui doit nous guider constamment… »

La loge, à l’image du monde

 Ce thème du monde désordonné que l’homme doit précisément ordonner, a été entretenu par le « constructivisme », un courant artistique d’origine russe dans les années 1920 qui considère tout objet de pensée comme « construit ». Une même signification, si l’on peut dire « d’organisation post-anarchique » est donnée en franc-maçonnerie où sous la devise latine « Ordo ab chao », s’est définitivement créé le Rite Ecossais Ancien et Accepté. Nous savons que celui-ci a entrepris au 18ème siècle de « requalifier » les degrés maçonniques de l’Ecossisme (en référence à la franc- maçonnerie spéculative écossaise…née en France !). Partant, dans ce qui été appelé « le fouillis des Hauts-Grades » – après leur multiplication, suite au discours du Chevalier Ramsay du 26 décembre 1736 dans une loge parisienne – le Rite Ecossais Ancien et Accepté s’est imposé de « remettre de l’ordre dans la maison ».

Comme toute définition symbolique, la formule « Ordo ab chao » demande à être étudiée dans le contexte spécifique où elle prend sens et partant, ses mots sont à même de recouvrir une signification différente, selon le temps et le lieu, selon que nous nous plaçons dans le monde de « l’inanimé » ou du « vivant ».

Choisissant avec le philosophe de voir « l’homme au centre de toute chose », je préfère entendre « Ordo ab Chao » comme une clé de vie. De fait, que nous dit-elle sur le plan du vivant ? Puisque, par nature, l’esprit humain a besoin d’un début, d’un point de départ, rappelons que tout aurait commencé selon la moderne chronologie radioactive, dix milliards d’années après la naissance de l’univers, avec le fameux big bang précité. Ce dernier, nous l’avons dit, a lui-même généré le système solaire et son cortège de planètes, lesquelles se sont formées – et semble-t-il, le processus de vie après elles – il y a quelque cinq milliards d’années.

L’homme, lui, est apparu sur terre, il y a quatre ou cinq millions d’années seulement, après plus de soixante-dix millions de mutations biologiques successives, nous indiquent les sciences concernées. Peut-on qualifier pour autant de « désordre » cette période de transformations qui, à partir du primate, a abouti à l’homo sapiens sapiens, lequel représenterait l’ordre conséquent ?!

Il est tout de même plus juste de parler « d’évolution », selon la théorie chère à Charles Darwin, et qui nous a vus, en devenant « matière pensante », perdre notre fourrure au profit d’un cerveau de plus en plus riche en neurones. Cette théorie, à défaut d’être totalement expliquée mais aujourd’hui démontrée, nous devons donc rester modestes en tant qu’êtres inachevés, opérant dans un système évolutif en marche !

L’homme, modèle d’adaptation

Dans cette optique, il est probable que la conscience dont nous sommes dotés, faisant de nous des animaux dits « supérieurs », n’a pas atteint le plein développement que devrait connaître un jour un « super-sapiens » à notre suite. En attendant, comme la girafe qui, au fil des âges, (de mutations en mutations) aurait allongé son cou pour attraper les hauts feuillages, il n’est pas interdit d’espérer, dans la pure logique darwinienne : que notre cerveau lui aussi puisse gagner quelques précieux grammes de matière grise et – il le faudrait – de sagesse, à la faveur d’un fonctionnement de l’esprit toujours plus affiné !

Les paléontologues s’accordent pour nous dire que cette conscience qui nous a été donnée, il y a deux ou trois millions d’années, nous a permis très progressivement de nous percevoir nous-mêmes en train d’être et d’agir. Puis, elle nous a offert la réflexion et l’abstraction à partir de notre langage, la capacité d’opérer des représentations symboliques et en plus d’envisager le futur, donc d’anticiper et de concevoir des projets.

Cette créativité en constante perspective – qui nous distingue radicalement des autres animaux – s’est manifestée il y a environ cinq cent mille ans successivement par la découverte du feu, la fabrication de l’arc et des flèches, l’extraction des minerais, l’invention de la roue et tout récemment…de l’électricité, des transistors, de l’avion supersonique, du TGV, de la carte à puces, de l’informatique et de l’ordinateur ! Autant d’actes initiés par notre imagination qui nous ont apporté à la fois le miel et le fiel, l’ordre et le désordre. De la chasse nourricière à la notion égoïste de territoire à conquérir, de la lenteur à la vitesse, de la science novatrice et du confort domestique à la guerre, du développement économique au désespérant chômage actuel qui perdure…

 Avec l’apparition de notre conscience est aussi née la fameuse trilogie questionnante : Qui suis-je ? D’où viens-je ? Où vais-je ? Et avec elle, l’angoisse existentielle correspondante, ce désordre intérieur individuel vraisemblablement à l’origine de l’homo religiosus qui – quoi que nous en disions- habite chacun d’entre nous, sous les formes de croyances les plus diverses.

Solidarité et compétition

 Si cette idée de « reliance » du vivant à une force ou un être supérieur a pu introduire la notion de sacré dans notre existence et nous inciter au respect et à l’enterrement des morts, ce sur toute la planète, il est observable que nous n’avons pas le même respect pour les vivants, nos frères en humanité ! Certes, contrairement à la plupart des bêtes qui abandonnent leurs congénères défavorisés, un esprit de solidarité propre à notre espèce, nous engage à assister nos plus faibles, enfants et vieillards, à soulager les souffrants et à prendre en charge leurs divers handicaps. Mais en même temps, un esprit de compétition, un désir de suprématie et de possessivité – phénomène justement dénommé « Hiérarchies de dominance » par le biologiste Henri Laborit – pousse les peuples nantis à tenir à distance les populations démunies avec seulement des aides alimentaires ponctuelles et des dons de matériels souvent dépassés !

 Autrement dit le nord, géographiquement avantagé, entretient d’une certaine façon la misère du sud, en le maintenant en état de dépendance. Alors qu’ il faudrait opérer des transferts technologiques massifs ! On rétorquera que les « choses seraient en train de bouger ». Si c’est vrai tant mieux. Ce qui bouge pour l’instant encore, semble-t-il, ce sont ces milliers de migrants qui tentent de traverser la méditerranée, et où, malheureusement, beaucoup meurent noyés, suite au chavirage de leurs fragiles embarcations de caoutchouc surchargées.

 A l’image de la célèbre parabole christique, et dans trop nombreux cas, le riche préfère toujours au XXIème siècle, donner du poisson au pauvre plutôt que de lui apprendre à pêcher. Nous sommes ici dans la forme perversifiée d’Ordo ab Chao. Un certain ordre est bien obtenu à partir d’un désordre certain. Mais, trop souvent encore, au prix de l’atteinte à la dignité de la personne humaine !

Jusqu’à présent, l’ordre des choses, ou plus joliment dit en langage de nos savants contemporains – la flèche du temps – a depuis l’origine, jalonné sa trajectoire dans notre univers en passant, en gros, par les trois étapes, matière inerte, matière vivante, matière pensante. Il semble bien que le parcours de la quatrième étape, que j’oserai appeler celle de la matière aimante relève de la responsabilité de l’homme et reste à accomplir par lui, dans le cadre même de sa liberté sur cette planète.

Fût- ce au gré d’un apprentissage, puisque son cerveau ne comporte pas de « centre de l’amour », comme l’a souligné Henri Laborit le biologiste-chirurgien précité. Peut-être en sera-t-il doté plus tard, grâce à une vraie disposition à aimer, dans le cadre même de l’évolution darwinienne. Bien sûr, il convient d’abord pour cela que notre conscience encore embrumée s’éveille enfin et que nous sortions de notre détestable « chacun pour soi » et de nos corporatismes effrénés pour nous intéresser généreusement à l’Autre, cet autre Moi !

De la haine, l’amour

 Un effet de mode nous fait beaucoup trop parler en ce moment et à tout propos, de sens et de « quête de sens ». Or le sens même de la vie, n’est-il pas simplement à rechercher dans le respect et l’estime de soi en même temps que dans l’amour de notre prochain ?! C’est-à-dire en l’occurrence, la considération de l’autre et le partage, que nous recommandait déjà – sans idée religieuse mais « reliante » – un prophète nommé Jésus, il y a deux mille ans !

Est-ce une aimable utopie que d’imaginer une communication positive, c’est-à-dire un échange authentique sur tous les sols avec nos semblables – quelle que soit leur ethnie, leur opinion ou leur religion – dans une société humaine actuellement partout entachée de guerres, de violences et d’intolérances ? Ne peut-on espérer pour demain l’ordre après le désordre, la quiétude après l’inquiétude, l’amour après la haine ?

Une prise de conscience mondiale semble en train de naître au regard de l’environnement et des véritables désastres écologiques causés par l’homme, dans ce village et ses jardins, que nous nommons la Terre. Déjà un début d’assainissement y intervient par le jeu de nouveaux comportements industriels plus réfléchis. Lesquels devront être aussi ceux des compagnies maritimes, aériennes et pétrolières qui polluent régulièrement les océans, les airs et les terres sans vergogne !

C’est clair, il s’agit aussi de mieux éclairer notre regard sur le plan des valeurs morales – loin encore d’être universelles ! – pour mieux vivre ensemble. Il est évident, précisément, que l’universalité de ces valeurs, à type de bienveillance et de justice, ne nous sera pas imposée par la biologie ni par un gouvernement. Une éthique, c’est-à-dire l’acceptation individuelle des règles morales d’une société humaniste ne peut provenir, par définition, que du bon vouloir de chacun de nous !

La famille, premier centre de l’union

Partant, au début de ce troisième millénaire, moi, minuscule grain de sable dans l’univers, comment puis-je agir ? Franc-maçon en loge quelques heures par mois, je suis tous les jours à plein temps dans mon cercle familial, première cellule sociale. Moi qui cherche à m’exprimer à bon escient dans le Temple, moi qui observe la discipline, n’ai-je pas à en observer une aussi dans cette structure aimante et protectrice où je retrouve les miens ? N’ai-je pas à y faire un effort de communication en essayant certains soirs de me montrer plus intéressant qu’un mauvais programme de variétés télévisées ?! Ne dois-je pas proposer autour de la table conviviale, une parole circulante et affectueuse, à l’instar de celle de la loge, pour transmettre l’historique, les usages et les principes moraux de mes aïeux ? L’album-photo familial est aussi un livre d’histoires, à ouvrir régulièrement ! Ne dois-je pas là, aux côtés des miens, avant même de partir vers la cité, devenir moi-même, un « centre de l’union » et jouer ce rôle de transmetteur de rituels, de mythes et de « héros ancestraux » ? Sans tomber pour autant dans « l’ancestromanie » !

La transgénéalogie, outil social récent, nous le dit : nous sommes les maillons d’une longue chaîne ! La transmission ne se limite pas à la reproduction !

En bref, n’est-t-il pas judicieux que je tente d’être un guide dans ma cellule familiale, un fil conducteur, une passerelle, autant que le « père-copain » ou le « grand-père permissif ». Pour que mes enfants et petits-enfants se sentent adossés à un passé expliqué et explicable, pour qu’ils rayonnent à leur tour dans leurs espaces d’influence ? Vouloir faire ou refaire du cercle en cause un port d’attache, un lieu de souvenir, mieux qu’une commode « base alimentaire » de passage, paraît une démarche judicieuse d’accompagnement des générations suivantes, donc des francs-maçons de demain, dans la pure tradition de notre Ordre, un mot ici particulièrement signifiant. Parce que l’éducation – c’est-à-dire l’apprentissage de la citoyenneté et la prévention de la délinquance – commence à la maison !

Ainsi, patiemment mais sûrement, peuvent se renouer – à partir de chaque famille et même chaque association comme la franc-maçonnerie – les fils d’un tissu social aujourd’hui déchiré. Ainsi, dans les mouvements même de la vie, perpétuels flux et reflux, peuvent renaître les effets bénéfiques de ce principe « Ordo ab Chao » : du désordre, l’ordre.

La tâche semble insurmontable ? Il est bon de nous rappeler ici la citation célèbre – un brin espiègle – de l’écrivain américain Mark Twain : « Ils ne savaient pas que la chose était impossible, alors ils la firent ! ».

Lieu symbolique : Bethléem, en Cisjordanie

Pour les Chrétiens du monde entier, la fête de Noël est célébrée le 25 décembre, soit dans trois jours. À l’origine, c’est le jour où l’on fête la Nativité, l’Incarnation du divin dans Jésus, né de la Vierge Marie dans une modeste étable de Bethléem.

Nous vous emmenons à la découverte d’une ville elle aussi sainte, Bethléem, qui se trouve à seulement 10 kilomètres de Jérusalem.

Bethléem, dans la région de la Cisjordanie, est aujourd’hui sous administration de l’Autorité Palestinienne. Elle est le lieu où la Bible situe la naissance de Jésus, né entre l’an 7 et l’an 5 av. J.-C., jugé par les Romains et crucifié le lendemain vendredi 14 nisan (7 avril) de l’an 30.

Construite sur les flancs des montagnes de Judée, Bethléem est considérée comme une ville sainte pour deux grandes religions. Les évangiles chrétiens, notamment dans l’Évangile selon Matthieu et l’Évangile selon Luc, soulignent que Jésus est né devant une

Tombeau de Rachel.

porte de Bethléem, alors que pour les Juifs, elle est la ville où Rachel, une des femmes les plus importantes de la Torah, est enterrée et où le roi David, figure emblématique de la Bible reconnu pour ses nombreux exploits et son rôle crucial dans l’histoire d’Israël et père de Salomon qui a construit, sur le Mont Moriah, le premier Temple à Jérusalem afin d’abriter les Tables de la Loi données à Moïse, a été couronné. Il est dit que le prophète Samuel a oint David pour être le roi d’Israël, comme décritdans le Premier Livre de Samuel.

Le lieu où les bergers reçurent l’annonce de la naissance de Jésus par les anges.

Que voir à Bethléem ?

Le Champ des bergers : la première annonce de la naissance du Christ a été faite à des bergers qui se reposaient sur une colline. Dans ce lieu sacré, connu sous le nom de Champ des bergers, une chapelle fut érigée pour commémorer cet événement. À côté du temple se trouve une grotte où, selon la Bible, l’événement a eu lieu.

La rue de l’Étoile : convertie en la rue la plus célèbre de Bethléem, cette étroite avenue marque le chemin que les trois sages d’Orient ont pris en suivant l’étoile jusqu’à la crèche. Ses portes colorées s’ouvrent sur des ateliers d’artisanat et des boutiques de toutes sortes.

La place de la Crèche : cette place centrale de Bethléem est adjacente à la célèbre basilique de la Nativité et est l’un des quartiers les plus visités de la ville, elle est animée toute l’année !

L’étoile de la Nativité dans la basilique.
L’étoile de la Nativité dans la basilique.

La Basilique de la Grotte du Lait : un autre des temples les plus célèbres de Bethléem est cette basilique, construite au-dessus de la grotte où Jésus, Marie et Joseph se sont réfugiés pour échapper au massacre des enfants ordonné par le roi Hérode. Le site présente des mosaïques byzantines du Ve siècle, bien que la basilique actuelle date de 1872.

Mur de la séparation.

Le Mur de séparation : bien qu’il ne soit pas une attraction touristique, de nombreux voyageurs s’arrêtent devant ce grand mur de béton de huit mètres de haut qui sépare Bethléem de Jérusalem. Le mur est plein de graffitis vindicatifs, certains sont l’œuvre du célèbre artiste Banksy.

Revenons sur la Basilique de la Nativité

S’il y a un monument à Bethléem qui attire l’attention des pèlerins et des visiteurs, c’est bien la Basilique de la Nativité, construite au-dessus du célèbre portail de Bethléem. Les dimensions et la décoration intérieure du temple sont vraiment spectaculaires et donnent un sentiment de grandeur et de majesté.

L’intérieur de la Basilique de la Nativité est éclairé par la faible lumière des lampes suspendues au plafond. Tout cela, ajouté aux files d’attente des personnes qui attendent leur tour pour visiter la crèche, confirme que cette église est un lieu très particulier.

La porte de l’humilité… Une porte basse ?

La Grotte marque l’endroit où, selon la Bible, Jésus est né. Une pierre en forme d’étoile marque le lieu exact de sa naissance, et chacun attend son tour pour toucher ce lieu sacré. En raison de l’arrivée des fidèles du monde entier, la grotte déborde toujours de chants, de prières et même d’offrandes.

L’étymologie du nom Bethléem

Elle est enracinée dans les langues hébraïque et araméenne, offrant un sens riche et historique. Le nom est composé de deux parties :

Beth : en hébreu, beth (בֵּית) signifie maison. C’est un terme courant dans les noms de lieux bibliques, indiquant souvent une habitation ou un lieu de résidence.

Lehem : la seconde partie, lehem (לֶחֶם), signifie pain en hébreu. De plus, en araméen, un langage étroitement lié à l’hébreu et largement parlé au Moyen-Orient antique, un mot similaire signifie chair ou viande.

L’interprétation symbolique de Bethléem, la maison du pain

Bethléem, un nom chargé de symbolisme, revêt plusieurs dimensions dans le contexte biblique et spirituel.

Historiquement, Bethléem était située dans une région fertile, propice à l’agriculture, notamment à la culture du blé. Le nom « maison du pain » pourrait donc refléter cette réalité géographique et économique, symbolisant l’abondance et la providence.

Nous l’avons vu, Bethléem est surtout connue dans la tradition biblique comme le lieu de naissance de deux figures centrales : le roi David et Jésus de Nazareth. Dans le cas de David, Bethléem symbolise les humbles débuts du futur roi d’Israël. Pour Jésus, dont la naissance à Bethléem est prophétisée dans l’Ancien Testament (Michée 5:1), le lien avec « la maison du pain » prend une dimension spirituelle plus profonde.

Pour les chrétiens, le terme « maison du pain » acquiert une signification eucharistique. Jésus, né à Bethléem, est décrit dans le Nouveau Testament comme le « pain de vie » (Jean 6:35). Cette métaphore renforce l’idée que, tout comme le pain nourrit le corps, Jésus nourrit spirituellement les croyants.

Dans une perspective plus large, Bethléem peut être vue comme un symbole de la nourriture spirituelle fournie par la Parole de Dieu. De même que le pain soutient la vie physique, la Parole de Dieu est essentielle pour la vie spirituelle.

Enfin, Bethléem, en tant que lieu de naissance du Messie, symbolise l’espoir et la promesse de salut. C’est un lieu qui rappelle aux croyants les prophéties de l’Ancien Testament et leur accomplissement dans le Nouveau Testament, ainsi que les promesses futures.

Voilà pourquoi beaucoup considère que Bethléem, « la maison du pain », est bien plus qu’un simple nom géographique. C’est un symbole riche de significations théologiques, spirituelles et eschatologiques, jouant un rôle central dans les récits bibliques et dans la compréhension de la foi de nombreuses personnes à travers le monde.

Le « Que la paix règne sur la Terre ! » de nos rituels

Une phrase que prononce le vénérable maître à la fermeture des travaux au premier degré du Rite Écossais Ancien et Accepté. Est-elle issue des textes sacrés ?

En vérité, « Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté » est une phrase célèbre issue de la narration biblique de la naissance de Jésus dans l’Évangile selon Luc. Selon ce récit, des anges apparaissent à des bergers pour annoncer la naissance de Jésus à Bethléem, et ils louent Dieu en disant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’il aime ! » (Luc 2:14, selon certaines traductions de la Bible).

Cette phrase est souvent citée, surtout pendant la période de Noël, comme un message d’espoir, de paix et de bonne volonté. Elle est devenue un élément central des célébrations de Noël et est souvent utilisée pour rappeler l’importance de la paix, de l’amour et de la fraternité parmi les peuples du monde.

Cette phrase reflète l’espoir d’un monde meilleur où règne la paix et la bonne volonté, et elle est fréquemment citée dans des discours, des chants de Noël, des cartes de vœux, et dans diverses formes d’art et de culture. Elle incarne l’esprit de bienveillance et d’harmonie qui est au cœur de nombreux enseignements religieux et philosophiques.

Alors, que la joie soit dans les cœurs ! Nous vous souhaitons de passer de très belles fêtes de Noël.

Sources : TripAdvisor, Wikimedia Commons, Wikipédia, Site Jérusalem, Histoire pour tous, Franciscains au service de la Terre Sainte

Maçons célèbres du 33e degré : les membres d’élite et leur influence

De notre confrère freemasonscommunity.life – Par William Régal

La franc-maçonnerie, la plus grande organisation fraternelle au monde, compte de nombreux membres célèbres. Mais savez-vous lesquels sont des maçons du 33ème degré ? Dans cet aperçu complet du rang le plus privilégié de la franc-maçonnerie – le 33e degré – je vais vous présenter ses membres les plus renommés qui ont influencé des moments charnières de l’histoire.

Prêt pour un voyage fascinant à travers les siècles ? Allons-y! »

Comprendre la franc-maçonnerie

La franc-maçonnerie est une fraternité mondiale qui a résisté à l’épreuve du temps depuis plus de cinq siècles, comptant plus de six millions de membres dans le monde. Cette organisation puise ses racines dans les guildes de tailleurs de pierre de l’Europe médiévale et combine ces anciennes traditions avec des enseignements philosophiques.

Sa riche histoire en dit long sur l’évolution des sociétés et continue de capter l’attention des chercheurs modernes et des passionnés d’histoire.

Le symbolisme de l’artisanat, tiré en grande partie des outils architecturaux utilisés dans les travaux de maçonnerie – comme l’équerre et le compas – porte de profondes significations métaphoriques tournant autour de la croissance personnelle, des normes morales, de la vertu, de l’égalité et de la charité, entre autres.

Les francs-maçons progressent à travers trois diplômes primaires : Apprenti entré ; Compagnonnage ; Maître Maçon représentant chacun différents niveaux de développement personnel au sein de leur système.

Le très convoité 33e degré en maçonnerie est un symbole non seulement de maîtrise, mais aussi de contributions significatives à l’humanité.

La signification du 33e degré en maçonnerie

Dans la hiérarchie maçonnique, atteindre le 33e degré est un grand honneur conféré aux membres qui ont apporté des contributions significatives à la société ou à la franc-maçonnerie en général. Il s’agit d’un diplôme honorifique décerné par le Conseil suprême du rite écossais, l’un des nombreux organes annexes de la franc-maçonnerie.

Ce rang reflète un immense dévouement et un engagement car il nécessite des années d’implication et d’avancement progressif à travers les enseignements maçonniques.

Le nombre « 33 » lui-même a une signification symbolique dans la numérologie et dans les contextes religieux, souvent associé à la conscience spirituelle et à l’illumination. Dans ce contexte, les Maçons du 33ème Degré sont considérés comme des « Illuminés », porteurs d’une immense responsabilité.

Les lumières qui brillent sur leur sagesse guident ceux qui sont sous leur mentorat tout en influençant également les questions sociétales majeures, comme en témoigne le fait que de nombreuses personnalités influentes à travers l’histoire sont des maçons du 33e degré.

Par conséquent, l’obtention de ce statut vénéré transcende la compréhension conventionnelle ; cela reflète une vie consacrée à la promotion de la fraternité, de la charité et du développement personnel – des valeurs fondamentales que la franc-maçonnerie salue depuis des temps immémoriaux !

Maçons célèbres du 33e degré

Harry Truman, Benjamin Franklin, Simón Bolívar, Buzz Aldrin et J. Edgar Hoover – ce ne sont là que quelques-uns des célèbres maçons du 33e degré qui ont laissé une marque indélébile dans l’histoire. Nous allons maintenant découvrir les secrets de leur appartenance maçonnique et comment cela a façonné leurs contributions à la société.

Notez qu’il y a environ 160 000 membres du rite écossais dans le monde, seulement environ 4 000 détiennent ce 33e degré distingué. Par conséquent, pour les besoins de cet article, nous explorerons uniquement une sélection des personnalités les plus éminentes ayant atteint ce rang prestigieux.

Harry Truman : le 33e président et franc-maçon

Harry S. Truman, le 33e président des États-Unis, entretenait un lien long et profond avec la franc-maçonnerie, qui s’étendait bien au-delà de sa présidence. Le parcours de Truman dans la maçonnerie a commencé en 1909 et sa passion pour la fraternité l’a conduit au prestigieux 33e degré, rang qu’il a atteint en 1945.

Ses valeurs maçonniques ont profondément influencé son approche du leadership. La présidence de Truman a été marquée par son engagement en faveur de l’égalité et de l’équité, principes inhérents aux enseignements maçonniques. Au cours de son mandat, il a défendu les droits civiques et la justice sociale, faisant écho aux idéaux maçonniques de fraternité et d’égalité universelle.

Truman a également occupé divers postes de direction au sein de la fraternité maçonnique, notamment le poste prestigieux de Grand Maître de la Grande Loge du Missouri. Il reste le seul président américain à avoir exercé les fonctions de Grand Maître, témoignage de son dévouement à la franc-maçonnerie.

Le rôle de la franc-maçonnerie dans la vie et le leadership de Truman offre des informations précieuses sur la manière dont ces enseignements anciens peuvent façonner les dirigeants du monde et, par extension, le cours de l’histoire.

L’héritage de Truman, à la fois président et franc-maçon, est un puissant rappel de l’impact significatif que la franc-maçonnerie a eu sur des personnalités influentes à travers l’histoire.

Benjamin Franklin : père fondateur et franc-maçon

Benjamin Franklin, l’un des pères fondateurs de l’Amérique, était plus qu’un simple homme d’État et inventeur influent. Il a également joué un rôle important au sein des francs-maçons en tant que membre de la Saint John’s Lodge à Philadelphie.

Son histoire maçonnique est étroitement liée à sa contribution à la formation de notre nation pendant la guerre d’indépendance.

En tant que membre du Leather Apron Club également, il propageait des principes proches de ceux des francs-maçons, promouvant la fraternité et la vertu plutôt que le conflit et la méchanceté.

Combinant prouesses intellectuelles et principes maçonniques, Franklin a contribué à façonner l’histoire américaine de bien plus de façons que nous ne le pensons.

Le rôle essentiel que cet illustre maçon du 33e degré a joué au sein de telles sociétés secrètes souligne leur importance tout au long des périodes cruciales de la formation des événements historiques.

Simón Bolívar : Libération et maçonnerie

Simón Bolívar, l’emblématique libérateur sud-américain, était non seulement un leader visionnaire mais aussi un maçon du 33e degré.

Son implication dans la Franc-Maçonnerie témoigne de son engagement en faveur du développement personnel et des valeurs de fraternité et de charité que promeut la Franc-Maçonnerie.

L’appartenance de Bolívar à la Loge maçonnique « Lautaro » a joué un rôle important dans la formation de ses idéaux révolutionnaires et dans son cheminement vers l’indépendance. Règle espagnole.

En tant que l’une des figures les plus marquantes de l’histoire de l’Amérique latine, ses contributions aux mouvements de libération continuent d’inspirer des générations à travers le monde.

Buzz Aldrin : le voyage d’un maçon vers la Lune

Buzz Aldrin, nom synonyme d’exploration spatiale, est réputé pour avoir été l’un des premiers hommes à marcher sur la Lune.

Cependant, ce que beaucoup ne savent peut-être pas, c’est qu’Aldrin est également un maçon du 33e degré, un rang qu’il a atteint dans le rite écossais de la franc-maçonnerie.

Le voyage maçonnique d’Aldrin a commencé en 1955, à Oak Park Lodge n°864 en Alabama, et ce fut un voyage qui le mènera littéralement vers les étoiles.

Il est intéressant de noter qu’Aldrin a emporté un drapeau maçonnique avec lui lors de la mission Apollo 11, étendant symboliquement l’influence maçonnique au-delà de notre planète.

Les croyances maçonniques d’Aldrin ont eu un impact profond sur son approche de sa carrière et de sa vie à la NASA.

Les valeurs de fraternité et d’intégrité, au cœur des enseignements maçonniques, se reflétaient dans l’engagement d’Aldrin envers le travail d’équipe pendant la mission lunaire.

Il croyait en l’unité et la coopération en tant qu’équipage, travaillant ensemble pour le bien de toute l’humanité – des principes qui rappellent les enseignements maçonniques.

Le fait qu’un maçon du 33e degré ait été l’un des premiers hommes à marcher sur la lune souligne la profonde influence de la franc-maçonnerie.

Les contributions d’Aldrin à l’exploration spatiale et son adhésion aux principes maçonniques constituent un autre exemple de la façon dont les enseignements de la franc-maçonnerie ont imprégné même les secteurs les plus avancés de la réussite humaine.

J. Edgar Hoover : Maître maçon à 25 ans

En tant que jeune homme, J. Edgar Hoover a entrepris son parcours de franc-maçon et a rapidement gravi les échelons de la société secrète. À l’âge de 25 ans, il est devenu Maître maçon, faisant preuve d’un niveau impressionnant de dévouement et d’engagement envers le métier.

Tout au long de sa carrière, Hoover a reçu de nombreuses distinctions de la part de l’ordre maçonnique pour ses contributions et ses réalisations. Son implication dans la franc-maçonnerie a sans aucun doute joué un rôle important dans la formation de son caractère et de ses valeurs, alors qu’il est devenu l’une des figures les plus influentes de l’histoire des forces de l’ordre américaines.

Il est vraiment remarquable de voir à quel point un si jeune individu a pu avoir un tel impact au sein de cette ancienne fraternité.

Autres membres notables

Certaines personnes prétendent que des personnages historiques comme George Washington, Mark Twain, John Elway, Jesse Jackson, Thurgood Marshall, etc… étaient du 33e degré. Francs-maçons.

Cependant, il est essentiel d’aborder ces affirmations avec prudence et de vérifier leur exactitude, car certaines informations sur la franc-maçonnerie et ses membres peuvent être spéculatives ou trompeuses.

Membres honoraires du Conseil suprême

Les membres honoraires du Conseil suprême comprennent des personnes reconnues pour leurs contributions à la franc-maçonnerie avant et après 1980.

Membres intronisés de 1980 à nos jours

NomAnnée d’intronisationContribution notable
Jesse Jackson1987Militant des droits civiques et ancien candidat à la présidentielle
John Elway2002Footballeur américain de renom et directeur général des Denver Broncos
Silvio Berlusconi1993Ancien Premier ministre italien et magnat des médias

Comme le montre le tableau, ces hommes ont gravé leur nom dans les annales de l’histoire, tout en défendant les principes et les vertus de la franc-maçonnerie. Leurs réalisations continuent d’inspirer les générations actuelles et futures de francs-maçons.

Membres couronnés avant 1980

NomAnnée couronnéeRôle publicContribution à la franc-maçonnerie
Benjamin Franklin1761Père fondateur, inventeur, écrivainL’un des premiers maçons, ses idéaux philosophiques continuent de façonner la franc-maçonnerie.
George Washington1788Premier président des États-UnisSon leadership continue d’inspirer les maçons du monde entier.
Simon Bolivar1804Libertador d’Amérique du SudSes principes de liberté et d’égalité sont fondamentaux dans les traditions maçonniques.
Winston Churchill1901Premier ministre du Royaume-UniSon courage et sa résilience inébranlables sont des qualités admirées par les maçons.
Franklin D. Roosevelt193032e président des États-UnisSon engagement de longue date dans le service public résonne avec les idéaux maçonniques de charité et de fraternité.
J. Edgar Hoover1955Premier directeur du FBISon dévouement à la justice s’aligne sur les valeurs maçonniques de vérité et d’intégrité.

Chacun de ces membres a eu une influence significative sur la fraternité maçonnique et sur la société dans son ensemble, illustrant les valeurs de fraternité, de charité et de développement personnel. Leur influence continue de résonner au sein des loges maçonniques et de leurs membres à travers le monde.

Conclusion

La liste des maçons célèbres du 33e degré témoigne de l’influence durable et de l’histoire fascinante de la franc-maçonnerie. Ces individus ont laissé une marque indélébile sur la politique, la littérature et la société.

Alors que nous continuons à découvrir les contributions des francs-maçons à travers l’histoire, leur héritage nous rappelle le pouvoir de la fraternité et du développement personnel au sein de cette organisation énigmatique.

FAQ

Combien de maçons du 33ème degré existe-t-il actuellement ?

C’est une question à laquelle il est difficile de répondre définitivement car le nombre de maçons du 33e degré fluctue au fil du temps. Les personnes qui ont fait preuve d’un dévouement et d’un sacrifice exceptionnels envers la franc-maçonnerie peuvent se voir accorder ce diplôme honorifique par le Conseil suprême, mais les chiffres précis ne sont pas facilement disponibles.

Des individus noirs célèbres ont-ils été maçons du 33e degré ?

Il y a eu des individus noirs célèbres qui ont atteint le 33ème degré distingué en maçonnerie. Le révérend Jesse Jackson en est un exemple marquant, étant un franc-maçon du 33e degré Prince Hall. Bien que le groupe de Prince Hall ait initialement rompu ses liens avec les loges traditionnelles en raison de tensions raciales, ces problèmes se sont depuis atténués et les maçons de Prince Hall continuent de produire des personnalités influentes comme Jackson.

Comment devient-on maçon du 33ème degré ?

Pour devenir maçon du 33e degré, un individu doit d’abord rejoindre une loge régulière et passer par différents degrés au sein de la structure de franc-maçonnerie de sa juridiction. Ils doivent également faire preuve d’un dévouement et d’un service exceptionnels envers le métier pendant de nombreuses années avant d’être nominés pour ce grade prestigieux.

Y a-t-il des avantages ou des privilèges spécifiques associés au fait d’être maçon du 33e degré ?

Bien que l’attribution du titre de maçon du 33e degré soit une reconnaissance estimée au sein de la franc-maçonnerie, elle ne confère aucun privilège ou avantage exclusif au-delà de ceux dont disposent les autres membres de la fraternité à des degrés inférieurs. La vraie valeur réside dans la croissance personnelle, les connaissances acquises grâce à une implication continue et la camaraderie partagée entre les autres membres dans ce voyage vers l’illumination.