Êtes-vous orme, sapin ou chêne ? L’astrologie celtique est un moyen à portée de main pour en apprendre plus sur votre personnalité et celle de vos proches… Découvrez sans tarder votre arbre celtique !
Vous vous demandez quel est votre animal totem celte ? Sachez que si le peuple celtique accorde une grande importance aux animaux, il met également en avant les végétaux ! Votre symbole celtique correspond en réalité à un arbre qui vous est lié selon votre date de naissance.
Qu’est-ce que l’astrologie celtique?
Il y a douze constellations dans l’astrologie occidentale (certains penchent plutôt pour treize constellations). Les Celtes ayant les yeux rivés vers le ciel, on compte en astrologie celtique 36 constellations au total. Celles-ci sont représentées par différents types d’arbres. En calculant votre thème astral de naissance ou en prenant en compte votre date de naissance, vous obtenez votre signe celtique.
Pour connaitre votre arbre celtique de naissance, il vous suffit de jeter un œil au tableau des arbres celtiques et de faire correspondre le bon arbre avec votre date de naissance. Notons que l’astrologie celtique est divisée en 40 périodes (36 constellations, 2 équinoxes et 2 solstices). Il existe toutefois 22 signes celtiques différents.
Quel est votre arbre de naissance selon l’astrologie celtique ?
Si vous êtes né entre le 23 décembre et le 1er janvier ou entre le 25 juin et le 4 juillet vous êtes Pommier.
Si vous êtes né entre le 2 et le 11 janvier ou entre le 5 et le 14 juillet vous êtes Sapin.
Si vous êtes né entre le 12 et le 24 ou entre le 15 et le 25 juillet vous êtes Orme.
Si vous êtes né entre le 25 janvier et le 3 février ou entre le 26 juillet et le 4 août vous êtes Cyprès.
Si vous êtes né entre le 4 et le 8 février ou entre le 5 et le 13 août, vous êtes Peuplier.
Si vous êtes né entre le 9 et le 18 février ou entre le 14 et le 23 août, vous êtes Cèdre.
Si vous êtes né entre le 19 et le 27 février ou entre le 24 août et le 2 septembre, vous êtes Pin.
Si vous êtes né entre le 28 février et le 10 mars ou entre le 3 et le 12 septembre, vous êtes Saule.
Si vous êtes né entre le 11 et le 20 mars ou entre le 13 et le 22 septembre, vous êtes Tilleul.
Si vous êtes né le 21 mars, lors de l’équinoxe du printemps, vous êtes Chêne.
Si vous êtes né le 23 septembre, lors de l’équinoxe d’automne, vous êtes Olivier.
Si vous êtes né entre le 22 et le 31 mars ou entre le 24 septembre et le 3 octobre, vous êtes Noisetier
Si vous êtes né entre le 1er et le 10 avril ou entre le 4 et le 13 octobre, vous êtes Cormier.
Si vous êtes né entre le 11 et le 20 avril ou entre le 14 et le 23 octobre, vous êtes Érable.
Si vous êtes né entre le 21 et le 30 avril ou entre le 24 octobre et le 2 novembre, vous êtes Noyer.
Si vous êtes né entre le 1er et le 14 mai ou entre le 3 et le 11 novembre, vous êtes Peuplier.
Si vous êtes né entre le 15 et le 24 mai ou entre le 12 et le 21 novembre, vous êtes Châtaignier.
Si vous êtes né entre le 25 mai et le 3 juin ou entre le 22 novembre et le 1er décembre, vous êtes Frêne.
Si vous êtes né entre le 4 et le 13 juin ou entre le 2 et le 11 décembre, vous êtes Charme.
Si vous êtes né entre le 14 et le 23 juin ou entre le 12 et le 21 décembre, vous êtes Figuier.
Si vous êtes né le 24 juin, lors du solstice d’été, vous êtes Bouleau.
Si vous êtes né le 22 décembre, lors du solstice d’hiver, vous êtes Hêtre.
Un chemin de croix. Il n’y a pas d’autre mot pour décrire le calvaire des Templiers, les accusations qui ont mené à la leur disparition, et le long travail d’historien qui a permis de les réhabiliter.
Grâce à un rouleau où sont retranscrits les interrogatoires de nombreux chevaliers de l’ordre faits prisonniers, on peut enfin le dire :
les Templiers ont été les victimes d’une vendetta. Pire, d’une guerre politique entre l’autorité religieuse suprême à laquelle ils référaient, le pape Clément V, et le roi Philippe Le Bel.
Fin stratège, ce dernier va les accuser d’hérésie et d’autres crimes aussi graves pour l’époque (dont l’homosexualité). Mais on ne se défend pas contre des allégations pareilles quand elles sont portées par un souverain. Dans cet épisode, l’experte archéologie de Sciences et Avenir, Marine Benoît, remet les choses à leur place : les Templiers n’étaient pas des enfants de chœur mais ils ne méritaient certainement pas de finir ainsi.
Publication bimestrielle française qui se concentre sur des sujets historiques, le magazine Ça m’intéresse Histoire vise à établir des liens entre le passé et le présent, offrant aux lecteurs des perspectives sur l’histoire qui peuvent aider à décrypter les événements actuels.
En adoptant une approche amusante et éducative, Ça m’intéresse Histoire raconte des histoires du passé pour enrichir la compréhension de ses lecteurs du monde contemporain. Publié en français et disponible en FranceÇa m’intéresse Histoire porte, en sous-titre, la mention « Explorer le passé pour comprendre le présent », une démarche fondamentale en histoire. Une approche consistant à analyser les événements historiques, les contextes sociaux, politiques, et culturels passés pour mieux comprendre les enjeux actuels.
Ça m’intéresse Histoire n°82, en kiosque depuis le 14 décembre dernier, se consacre notamment à « De l’antiquité à nos jours : Le vrai pouvoir des sociétés secrètes », « Napoléon : La face cachée d’une légende », « Depuis quand a-t-on peur du grand méchant loup ? », « Les destins brisés des passagers du Titanic », « Merci les gaulois! Ces inventions qu’on doit à nous ancêtres ».
La première de couverture illustre le « dossier central » sur les sociétés secrètes qui ont longtemps captivé l’imagination populaire, et leur influence à travers l’histoire.
Ces organisations, qu’elles soient religieuses, initiatiques, politiques ou criminelles, ont suscité à la fois crainte, intrigue et fascination et restent un sujet fascinant.
Source Culture RP.
Après l’éditorial intitulé « I.ARCHÉOLOGIE » de Stéphane Dellazzeri qui débuta sa carrière de journaliste en 1990 comme rédacteur au Parisien et qui rejoignit, en 1996, Prisma Presse via l’initiative de l’Académie Prisma et qui est désormais rédacteur en chef de Ça m’intéresse, la rubrique « L’Histoire éclaire l’Actu », toujours traitée avec rigueur et objectivité, fournit une précieuse perspective enrichie et profonde sur les événements actuels en les examinant à travers le prisme de l’histoire.
Afrique francophone – Population de 363 millions en 2013.
Cette approche permet de mettre en lumière des contextes, des causes et des conséquences souvent ignorés dans le flux quotidien des actualités. Retenons, pages 12 et 13, une belle étude sur « La Françafrique, c’est fini ? » L’expression « Françafrique », généralement connotée péjorativement, désigne une relation, qualifiée de néocoloniale par ses détracteurs, entre la France et d’anciennes colonies en Afrique subsaharienne sur les plans économiques, monétaires, diplomatiques ou militaires…
Figure du monstre qui désole le Gévaudan.
Suit le passionnant article sur « La peur du loup est-elle exagérée ? » qui nous ramène à l’actualité et aux associations écologistes qui jouent un rôle important dans la défense et la préservation du loup, en particulier dans des régions où cet animal est menacé ou en conflit avec les activités humaines.
À l’heure des conflits entre différents groupes d’intérêts, tels que les écologistes, les éleveurs, les chasseurs et les autorités gouvernementales, lesdites associations jouent un rôle clé dans ce débat en apportant une voix en faveur de la préservation des espèces et de la biodiversité. Une belle manière de faire le point, aussi, sur la peur des loups qui est souvent exagérée et influencée par un mélange de mythologie, de superstition et de contexte historique, plutôt que par des faits objectifs sur le comportement des loups. Historiquement, la mythologie et les contes de fées ont dépeint les loups comme maléfiques, indignes de confiance et dangereux. Des récits tels que les contes de Grimm et les fables d’Ésope présentent souvent les loups comme des voleurs avides qui s’en prennent aux faibles, contribuant ainsi à une peur et une haine de longue date envers les loups. Cette représentation culturelle a été renforcée au fil du temps, créant une peur profondément enracinée qui persiste dans les temps modernes.
Représentation de la Bête furieuse que l’on suppose être une hyène. Estampe coloriée, BnF, recueil Magné de Marolles, vers 1765.
Nos mémoires se rappellent encore les nombreux mythes et légendes de la Bête du Gévaudan.
Entre 1764 et 1767, dans la région du Gévaudan, qui correspond aujourd’hui au département de la Lozère en France, une série d’attaques sur des humains a été attribuée à une créature féroce et mystérieuse. Ces attaques ont provoqué la mort d’environ 100 personnes, principalement des femmes et des enfants. Plusieurs théories ont été proposées pour expliquer l’identité de la bête, allant du loup géant au loup-garou, en passant par un animal exotique échappé, ou même un assassin humain.
Quant aux sociétés secrètes de l’Antiquité, elles avaient principalement un but religieux et initiatique. Par exemple, dans le monde gréco-romain, on trouvait des cultes à mystères, tandis qu’en Égypte antique, l’initiation était également un élément central. Avec le temps, ces sociétés ont évolué pour embrasser des objectifs philosophiques, comme c’était le cas avec les écoles initiatiques des pythagoriciens. Depuis le Moyen Âge, elles ont commencé à prendre une dimension politique, tant en Orient qu’en Occident. Historiquement, ces sociétés ont souvent été entourées de mystère et de méfiance, en particulier de la part de ceux qui n’en étaient pas membres
Ku Klux Klan meeting in Gainesville, Florida, Dec. 31, 1922
Le « dossier » en aborde six.
Le Ku Klux Klan (KKK) est une organisation suprémaciste blanche américaine fondée en 1865. Elle est connue pour promouvoir des idéologies racistes, antisémites, xénophobes et anti-catholiques. Le KKK est tristement célèbre pour ses actes de violence et d’intimidation envers les Afro-Américains et d’autres groupes minoritaires, notamment durant la période de la Reconstruction après la Guerre Civile américaine. L’organisation a connu plusieurs phases d’activité et de déclin, marquées par des actes de terrorisme, des lynchages et des campagnes de terreur contre ceux qu’elle considérait comme des menaces à l’idéal de suprématie blanche.
Emblème de la société Thulé, 1919.
L’Ordre de Thulé, aussi connu sous le nom de Société de Thulé, était un groupe occulte et ésotérique allemand fondé à Munich juste après la Première Guerre mondiale. Il est célèbre pour ses liens avec les débuts du parti nazi, bien que la nature exacte de ces liens soit sujette à débat. La société promouvait des idéologies nationalistes, racistes, et antisémites, et jouait un rôle de think tank pour les cercles nationalistes extrêmes en Allemagne durant l’entre-deux-guerres.
Quant aux Skull and Bones, elle est une société secrète et fraternité étudiante à l’Université Yale, fondée en 1832. Connu pour son secret et son exclusivité, ce groupe est souvent associé à des théories de conspiration et a été le sujet de nombreux débats sur son influence politique et économique. Parmi ses membres, on compte plusieurs personnalités importantes de la politique américaine, y compris des présidents et d’autres hauts fonctionnaires.
La moins connue est sans doute l‘Afrikaner Broederbond qui était une organisation secrète et influente en Afrique du Sud, fondée en 1918 pour promouvoir les intérêts et la culture des Afrikaners (descendants de colons néerlandais). Elle a joué un rôle clé dans l’élaboration et le maintien de l’apartheid, le système de ségrégation raciale en Afrique du Sud. Cette fraternité exclusivement masculine comptait parmi ses membres des personnalités politiques, des ecclésiastiques et des chefs d’entreprise, exerçant une influence considérable dans divers secteurs de la société sud-africaine.
Calligraphie ismaélienne symbolisant Ali « Le Lion de Dieu ».
L’énigmatique secte des Assassins, aussi connue sous le nom de Nizari Ismaéliens, était un ordre musulman chiite, actif durant le Moyen Âge. Fondée en 1090 en Iran, cette secte est célèbre pour ses assassinats ciblés de figures politiques et militaires influentes, principalement durant les Croisades. Leur utilisation de l’assassinat politique a marqué l’histoire et a donné naissance au terme « assassin ». Ils étaient dirigés par un leader connu sous le nom de « Vieux de la Montagne » et ont été actifs jusqu’à leur déclin au XIIIe siècle.
Hindoo thugs ans poisoners – Dessin de W. Carpenter.
Les Thugs étaient un groupe secret en Inde, actifs du XIVe au XIXe siècle. Ils étaient connus pour leurs rituels d’assassinat et de vol, ciblant les voyageurs. Les Thugs pratiquaient la strangulation comme méthode d’exécution, souvent sous le couvert d’amitié ou de service. Leurs activités étaient souvent liées à des croyances religieuses et au culte de la déesse Kali. Ils furent finalement réprimés par les autorités britanniques au milieu du XIXe siècle, qui mirent en œuvre une campagne de suppression intense.
Les Rose-Croix et la franc-maçonnerie sont deux mouvements ésotériques et spirituels distincts mais parfois liés dans l’histoire. La Rose-Croix, apparue au XVIIe siècle, est connue pour son mélange de mysticisme chrétien, d’alchimie et de philosophie hermétique, et met l’accent sur la transformation spirituelle personnelle. La Franc-maçonnerie, originaire du XVIe siècle avec les guildes de maçons, est une organisation fraternelle qui promeut des idéaux moraux, la fraternité et des principes philosophiques à travers des rituels symboliques. Les deux groupes ont influencé divers aspects de la culture et de l’histoire européenne.
Les Illuminati étaient une société secrète fondée en 1776 en Bavière par Adam Weishaupt. Initialement conçue comme une organisation promouvant des idées des Lumières telles que le rationalisme et le libéralisme, elle a rapidement été interdite en raison de ses prétendues intentions de renverser les gouvernements monarchiques et religieux. La fascination moderne pour les Illuminati est largement alimentée par des théories du complot qui les dépeignent comme un groupe puissant et secret contrôlant des événements mondiaux, bien que ces idées soient largement discréditées par les historiens.
Les Triades sont des organisations criminelles secrètes originaires de Chine, datant du XVIIe siècle. Elles ont commencé comme des sociétés fraternelles ou des groupes de résistance contre la dynastie Qing, mais se sont transformées en groupes mafieux impliqués dans diverses activités illégales, telles que le trafic de drogue, le jeu et la contrebande. Les Triades sont connues pour leur structure complexe, leurs rituels d’initiation et leur influence à la fois en Chine et dans les communautés chinoises à l’étranger.
Des sociétés classées par catégories : les « haineuses », les « politiques », les « tueuses », les « éclairées » qui comptent les francs-maçons et les « criminelles »…
Un « dossier » enrichi par un article sur « Que cachent les symboles depuis le Néolithique ? » Depuis cette époque, les symboles ont joué un rôle important dans la communication humaine et la représentation des croyances. En son temps, Les symboles du Néolithique, souvent liés à la fertilité, aux cycles de la nature, et aux rituels religieux ou spirituels, sont devenus, au fil des siècles, ésotériques. Un décryptage d’un tableau de loge nous est proposé.
À vous de juger si, comme écrit en introduction, ces sociétés secrètes ont « … parfois de changer le cours de l’Histoire ».
Charles de Gaulle en uniforme de saint-cyrien, 1910.
Nous avons aussi aimé le quiz présidentiel sur le général de Gaulle. Pour les jeunes, il est un outil éducatif pour apprendre sur l’histoire politique de la France et le rôle important joué par Charles de Gaulle, notamment pendant la Seconde Guerre mondiale et la formation de la Ve République. Ensuite, cela peut être une manière d’engager les gens dans l’apprentissage de l’histoire française de Tout comme l’article, rubrique « Les rois des coups bas », l’article intitulé « Mon frère, ce boulet ».
Louis XVI.
Abordant ainsi les rivalités et conflits fraternels dans l’histoire, mettant en lumière comment les relations entre frères, particulièrement dans les familles royales pouvaient influencer la politique et l’histoire. Elle explore des exemples spécifiques où la jalousie, la compétition pour le pouvoir, ou d’autres dynamiques familiales complexes ont joué un rôle déterminant dans les affaires de l’État ou ont conduit à des intrigues et des trahisons – Henri III, Louis XIII, Louis XIV, Louis XVI,
« En images » fait une mise en lumière de l’exposition temporaire au Louvre-Lens sur les animaux fantastiques.
Griffon – dessin relevé des ruines de Pompéi (c. 1820) par Charles Frédéric Chassériau (1802-1896),
Les animaux fantastiques tels que le griffon et la tarasque font partie d’un riche héritage de créatures mythologiques et légendaires qui peuplent les mythes, les contes et les folklores du monde entier. Chacune de ces créatures a sa propre histoire et symbolique. Par exemple, le griffon est une créature mythique avec le corps, la queue et les pattes arrière d’un lion et la tête, les ailes et les serres d’un aigle. Cette créature symbolise la force et la majesté. On la retrouve dans diverses cultures, de l’ancienne Égypte à la Grèce antique, et elle est souvent liée à la protection des trésors et des secrets divins.
Carte postale de la Tarasque de Tarascon.
Ou encore, moins connue, la tarasque qui est une créature légendaire de la mythologie française, en particulier associée à la région de la Provence. Elle est décrite comme un dragon ou un monstre terrifiant avec une carapace de tortue, six pattes courtes semblables à celles d’un ours, une queue de scorpion, et une tête de lion. La légende de la tarasque est étroitement liée à l’histoire de Sainte Marthe, qui aurait dompté la bête.
Dragon ailé et crachant le feu par Friedrich Justin Bertuch (1806).
Quant au dragon, il est probablement l’une des créatures mythologiques les plus universelles, apparaissant dans de nombreuses cultures à travers le monde. Les dragons européens sont souvent représentés comme de grands reptiles crachant du feu, tandis que les dragons asiatiques sont généralement vus comme des créatures plus spirituelles et bénéfiques.
Des animaux fantastiques qui tiennent toujours une place discrète mais constante dans nos imaginaires contemporains
A l’occasion des banquets d’ordre de la St jean d’Hiver, JISSEY s’est demandé si les AGAPES n’étaient pas un moment irremplaçable du travail spéculatif…
En ce lundi 25 décembre, 450.fm vous offre 3 contes.Une belle occasion pour les francs-maçons de rallumer les lumières de l’espoir !
Le premier conte se situe dans une petite ville, sans doute de notre beau pays de France.
Il était une fois, dans une petite ville tranquille, un groupe de francs-maçons qui décidèrent de célébrer Noël d’une manière unique et spéciale. Ces hommes et femmes, connus pour leur fraternité et leur désir d’améliorer la société, voulaient partager l’esprit de Noël avec toute la communauté.
Leur projet commença par la construction d’une grande crèche dans la place centrale de la ville, une œuvre d’art magnifique qui représentait la nativité avec un réalisme et une beauté époustouflants. Chaque membre de la loge maçonnique apporta sa propre expertise : des artisans pour la construction, des artistes pour la décoration, et des conteurs pour raconter l’histoire de la nativité.
Mais ils ne s’arrêtèrent pas là. Les francs-maçons organisèrent une collecte de fonds pour les familles dans le besoin, assurant ainsi que chaque enfant de la ville aurait un cadeau sous le sapin de Noël. Ils firent appel à toute la communauté pour participer à cette noble cause, renforçant ainsi les liens entre tous les habitants.
Le soir de Noël, une grande fête fut organisée sur la place de la ville. Des lumières scintillantes et des décorations féeriques ornaient chaque coin, créant une atmosphère magique. Des chants de Noël résonnaient dans les rues, interprétés par une chorale composée de membres de la loge et de résidents locaux.
L’apogée de la soirée fut la distribution des cadeaux aux enfants, suivie d’un grand festin où tous étaient invités à partager un repas. Les francs-maçons avaient préparé des plats traditionnels de Noël, et la table était un véritable festin pour les yeux et pour les papilles.
Cette célébration unique de Noël par les francs-maçons resta gravée dans les mémoires comme un exemple de fraternité, de générosité et de joie partagée. La ville avait non seulement été embellie par les décorations et les festivités, mais aussi par l’esprit de communauté et d’amour qui avait été renforcé grâce à l’initiative des francs-maçons.
Et chaque année, la tradition se perpétuait, rappelant à tous les habitants de la ville l’importance de l’entraide, de la fraternité et de la magie de Noël.
De l’univers des francs-maçons, nous vous invitons, pour l’heure, à lire un conte qui se situe dans un village reculé, comme il en existe tant dans notre monde rural.
Dans un village reculé, entouré de forêts enneigées, vivait une communauté de francs-maçons dévoués à la préservation des traditions et à l’aide mutuelle. Alors que Noël approchait, ils décidèrent d’organiser une célébration qui refléterait leurs valeurs et apporterait de la joie dans le cœur de chacun.
Leur plan était de restaurer, voire reconstruire, un ancien manoir du village, un bâtiment – un ancien temple ? – qui avait longtemps été laissé à l’abandon, et d’en faire le centre des festivités de Noël. Cette tâche symbolisait la renaissance et le renouveau, des thèmes chers aux francs-maçons. Ils travaillèrent jour et nuit, réparant les murs, décorant les salles et préparant le manoir pour la grande célébration.
À l’intérieur du manoir, ils installèrent un immense sapin de Noël, décoré de symboles maçonniques et de lumières scintillantes. Autour de l’arbre, des cadeaux emballés dans des papiers brillants attendaient d’être offerts aux enfants du village.
Mais le clou de la fête était la grande chasse au trésor maçonnique. Les francs-maçons avaient caché des indices et des énigmes dans tout le village, conduisant à un trésor caché. Les villageois, petits et grands, se joignirent à la quête, parcourant les rues enneigées et découvrant les secrets du village et de son histoire.
Le soir de Noël, une grande fête fut organisée dans le manoir restauré. Des mets délicieux furent servis, accompagnés de chants traditionnels et de contes racontant les légendes de Noël et l’histoire des francs-maçons. La soirée se termina par la découverte du trésor, qui n’était autre qu’une magnifique sculpture représentant l’unité et la fraternité, valeurs chères aux francs-maçons.
Cette célébration unique apporta non seulement de la joie et de la convivialité dans le village, mais permit aussi de renforcer les liens entre les habitants et les membres de la loge maçonnique. Le manoir restauré devint un symbole de la communauté et un lieu de rassemblement pour les années à venir, rappelant à tous l’importance de l’entraide, de la tradition et de la magie de Noël.
Cette fois-ci, l’histoire prend place au sein d’une grande ville
Dans une grande métropole, les membres d’une loge décidèrent de célébrer Noël en mettant en œuvre leurs principes de fraternité, de bienfaisance et de recherche de la lumière. Ils prirent l’initiative d’illuminer la ville avec une série d’installations lumineuses symboliques, chacune représentant un aspect des enseignements maçonniques, mais intégrant aussi l’esprit festif de Noël.
Le projet principal consistait à construire un grand labyrinthe de lumière dans le parc central de la ville. Ce labyrinthe, composé de milliers de petites lumières, symbolisait le parcours initiatique du franc-maçon, mais il était aussi conçu pour émerveiller les enfants et les adultes pendant la période des fêtes. Au centre du labyrinthe se trouvait un grand arbre de Noël, illuminé de façon spectaculaire, où les gens pouvaient déposer des cadeaux destinés aux moins fortunés.
Parallèlement à cette installation, les francs-maçons organisèrent une série d’événements culturels et éducatifs. Ils invitaient les citoyens à des conférences sur l’histoire de Noël, des ateliers pour les enfants pour créer des décorations de Noël, et même des représentations théâtrales qui mêlaient les traditions de Noël et les symboles maçonniques.
Une autre initiative remarquable était la création d’une chorale composée de membres de la loge et de volontaires de la ville. Cette chorale parcourait les rues, chantant des cantiques de Noël et des hymnes maçonniques réarrangés pour l’occasion, apportant ainsi de la joie dans les quartiers et les maisons de retraite.
Le point culminant des festivités fut une grande soirée de gala organisée au sein de la loge maçonnique, où tout le monde, membres de la loge et citoyens, étaient invités. La soirée était placée sous le signe de la générosité et de l’unité, avec des repas partagés, des échanges de cadeaux et des moments de réflexion sur les valeurs de la fraternité et de la solidarité.
Cette célébration de Noël par les francs-maçons devint un événement annuel attendu, renforçant les liens entre les membres de la loge et la communauté, et rappelant à tous l’importance de la lumière, de l’amour et de l’esprit de partage pendant la saison de Noël.
À nouveau, toute l’équipe de 450.fm vous souhaite un bon & joyeux Noël ! Et aussi de passer de très belles fêtes de fin d’année. Merci encore de votre fidélité.
Olentzero est une figure mythique du folklore basque, représentant un charbonnier qui apporte des cadeaux aux enfants la nuit de Noël.
Traditionnellement, avec son visage noirci par la poussière du charbon de bois, Olentzero a un air un peu terrifiant et est décrit comme un homme vêtu de vêtements paysans et portant un béret basque, souvent accompagné d’une pipe et d’un sac rempli de cadeaux et de bonbons. Olentzero est célébré dans de nombreuses parties du Pays Basque, tant français qu’espagnol, pendant la période de Noël, avec des défilés et des festivités en son honneur.
Au Pays Basque, Olentzero est un personnage central
Dans la culture et la tradition basques, particulièrement associées à la célébration de Noël, il est associé à charbonnier, reflétant ses origines modestes et son lien avec la nature et le travail manuel.
Olentzero.
Le charbonnier, comme ici au Pays Basque, possède un symbolisme très riche.
Olentzero est ainsi directement lié à la terre et à la nature. Rappelons que le processus de fabrication du charbon implique la transformation du bois en charbon à travers le feu. Ce processus peut symboliser la transformation, la régénération et le renouveau.
Arbre généalogique de la mythologie basque.
Dans de nombreuses cultures, le feu est un élément de purification et de renouveau, et le rôle du charbonnier dans ce processus peut être vu comme métaphorique de ces thèmes. Souvent, le charbonnier est représenté comme une figure solitaire, passant beaucoup de temps seul dans les forêts ou les montagnes. Cette solitude peut symboliser la sagesse, la réflexion intérieure et une forme de connexion spirituelle ou mystique avec le monde.
Sugaar, la moitié masculine de la déesse basque Mari
Dans le cas d’Olentzero, le charbonnier n’est pas seulement un travailleur, mais aussi un bienfaiteur qui apporte des cadeaux. Cela peut symboliser la générosité qui émane d’un mode de vie simple et en harmonie avec la nature, ainsi qu’une récompense pour le travail acharné et l’honnêteté.
Olentzero représente aussi un ancrage dans les traditions et les modes de vie anciens. Dans un monde en constante évolution, le charbonnier rappelle les valeurs et les pratiques du passé.
Enfin, pour qui est charbonnier, nous savons pertinemment que cela symbolise le cycle de la vie – la croissance, la mort, et la renaissance. Le charbon est créé à partir de la destruction (brûler le bois) et, à son tour, devient une source d’énergie et de vie. Un symbolisme – transformation, sagesse, générosité, tradition – multidimensionnel !
Portail de la mythologie basque.
La représentation d’Orentzero
Il est souvent représenté comme un homme robuste, avec des traits caractéristiques d’un travailleur de la terre : un visage marqué par le travail en extérieur, une barbe fournie, et habillé de manière simple mais fonctionnelle. Il incarne non seulement l’esprit de générosité et de festivité de Noël mais est aussi un symbole de la culture et de l’identité basques. Les célébrations d’Olentzero incluent généralement des chansons, des danses, et des parades où il est porté en effigie ou incarné par une personne en costume traditionnel.
Et étymologiquement parlant ?
L’étymologie du terme Olentzero n’est pas clairement définie. En vérité, plusieurs théories existent…
Bon Cousin Charbonnier (BCC).
Une théorie suggère qu’Olentzero dérive du basque « olen » (charbon) et « tzero » (bon), se traduisant littéralement par bon charbonnier. Cela reflète son rôle de charbonnier dans la tradition.
D’ailleurs, ne dit-on pas Bon Cousin Charbonnier (BCC) ?
Par ailleurs, certains chercheurs croient que le personnage d’Olentzero pourrait avoir des racines préchrétiennes, remontant à des célébrations païennes liées au solstice d’hiver. Le nom pourrait donc être associé à ces anciennes traditions.
Les linguistes suggèrent plutôt que le nom pourrait avoir été influencé par d’autres langues ou cultures qui ont interagi avec le Pays Basque au fil du temps.
Finalement, Olentzero reste entouré de mystères… entrelacées avec les mythes et les histoires transmises de génération en génération. Sacré Pays Basque !
Mais la question reste posée : Olentzero est-il le Père Noël ?
Il est souvent comparé au Père Noël en raison de son rôle de porteur de cadeaux durant la période de Noël. Cependant, il est distinct du Père Noël en plusieurs aspects importants.
D’abord, parce qu’Olentzero est spécifiquement ancré dans la culture basque, tandis que le Père Noël, tel qu’on le connaît aujourd’hui, est un personnage d’origine plus occidentale et largement popularisé par les traditions américaines et européennes.
Jonathan Meath en Père Noël.
Olentzero est traditionnellement représenté comme un charbonnier, avec une apparence plus rustique et liée au travail, tandis que le Père Noël est souvent décrit comme un homme joyeux et rondouillard habillé de vert à l’origine puis de rouge dès les années 30, après une campagne de pub de Coca-Cola qui a mis en valeur la figure de « Santa Claus ».
Ensuite, parce que les traditions entourant Olentzero sont spécifiques au Pays Basque, impliquant des chansons, des défilés et d’autres célébrations communautaires. Le Père Noël, en revanche, est associé à une gamme plus large de traditions occidentales, telles que la distribution de cadeaux, les chaussettes de Noël et les voyages en traîneau tiré par des rennes.
Les rennes du père Noël patientent durant la distribution de cadeaux (1891).
L’histoire d’Olentzero a des racines plus anciennes et peut-être même préchrétiennes, liées aux célébrations du solstice d’hiver. Le Père Noël, tel que nous le connaissons aujourd’hui, est le résultat d’une évolution plus récente, influencée par diverses figures historiques et légendaires, dont Saint Nicolas. Notons, quand même, que la légende de saint Nicolas est établie depuis le Moyen Âge.
Quitte à décevoir nos fidèles lecteurs et bien qu’Olentzero et le Père Noël partagent le fait de distribuer généreusement des cadeaux pendant la saison de Noël, Olentzero n’est pas le Père Noël.
Cependant, mes très chères sœurs et très chers frères, en cette période de réjouissance et de lumière, je vous adresse mes vœux les plus fraternels. Que la joie de Noël illumine vos cœurs et vos foyers, et que les principes de notre auguste fraternité rayonnent dans vos actions et vos pensées. Puissions-nous continuer à bâtir ensemble, avec force et sagesse, sur le chemin de l’amélioration personnelle et du bien commun.
Bon & Joyeux Noël à tous !
Et que la paix et l’harmonie soient avec vous en cette saison et tout au long de l’année à venir.
Sources : Wikimedia Commons, Geo.fr, olentzeroren lagunak, que faire pays basque
La pop culture ou culture populaire fait référence à l’ensemble des idées, perspectives, attitudes, images, phénomènes, et autres éléments culturels qui sont prédominants ou très populaires au sein d’une société à un moment donné. Elle est souvent associée aux goûts du grand public plutôt qu’à ceux des élites culturelles, et elle se manifeste à travers divers médias et formes d’art.
Drapeau provençal
La pop culture est donc un miroir dynamique de la société, reflétant et influençant les intérêts, les croyances, et les comportements des gens à travers le temps.
À ce titre, les 13 desserts de Noël en Provence peuvent être considérés comme un élément de la culture populaire, mais avec certaines nuances. Les 13 desserts de Noël, en revanche, sont un exemple de tradition culturelle spécifique à une région et transmise de génération en génération. Ici, en Provence, une région historique et culturelle dans le sud-est de la France. Elle est célèbre pour ses paysages pittoresques, son climat méditerranéen… ainsi que sa cuisine savoureuse. Voici quelques éléments clés qui caractérisent la Provence :
Le Gros Souper.
Des plus anciennes traditions provençales de Noël, la présentation des treize desserts est certainement celle qui, aujourd’hui, est la plus célébrée dans les chaumières de Provence. Disposés sur les 3 nappes, au milieu des 3 bougies ou des 3 chandeliers, et des 3 coupelles le blé de la Sainte-Barbe (symbole de la Trinité), les treize desserts représentent le nombre de convives lors de la Cène, repas rassemblant le Christ et les douze apôtres. Cette tradition n’est pas formellement datée dans le temps, mais elle remonte à plusieurs siècles.
Cette tradition doit aujourd’hui son importance notamment grâce aux Félibres, Frédéric Mistral en tête, qui se penchent sur les cérémonies du Noël provençal traditionnel au XIXe siècle. Cette période donne un second souffle à cette tradition, et aujourd’hui en Provence, on ne peut pas concevoir un Réveillon sans les 13 desserts sur la table.
Les treize desserts provençaux sont servis après le Gros Souper provençal qui est composé de plats maigres, en attendant de se rendre à la messe de minuit. D’une région à l’autre, la composition des treize desserts varie. En voici la liste des 13 desserts, et quelques explications quant à leurs présences sur la table :
Tout d’abord, la pompe à huile, véritable tradition provençale, qu’il faut présenter rompue, comme Jésus le fit avec le pain, et non coupée au couteau. Traditionnellement, la pompe à huile, appelée aussi gibassier ou fougasse, qui est un gâteau à base de fleur de farine, d’huile d’olive, de cassonade et parfumé à la fleur d’oranger, est porté dans la crèche provençale par le personnage Pistachier.
La Pompe à huile
Autour de la pompe à huile, ce pain sucré (une fougasse) aromatisé à l’huile d’olive et au zeste d’orange ou de citron, il représente des ordres religieux, les 4 mendiants (li pachichoi) : leur couleur sombre rappelant celle des robes des ordres des mendiants :
– les noix ou noisettes représentent l’ordre des Augustins,
– les amandes celui des Carmélites,
– les figues sèches, celui des Franciscains,
– les raisins secs symbolisent l’ordre des Dominicains.
Le nougat noir et le nougat blanc représentent le pénitent noir et le pénitent blanc. Mis aussi, le nougat blanc symbolise le bien, avec des amandes, du miel et du blanc d’œuf et le noir représente le mal, avec du miel caramélisé et des amandes.
Viennent ensuite les dattes (symbole du Christ venu d’Orient), figues séchées et autres fruits d’extrême orient, rappelant l’origine des rois mages.
Enfin, des fruits de saison tels que le melon d’eau qui est peu à peu abandonné, du raisin, des pommes, des poires, des oranges, des clémentines, de la pâte de coing, des oreillettes (les oreillettes font parties de la famille des beignets au même titre que les merveilles, les bugnes et terminent la plupart des repas festifs et notamment ceux de Noël et de carnaval), etc.
Ces desserts resteront 3 jours sur la table, et les convives se doivent de tous les goûter ! Les treize desserts sont accompagnés de vin cuit en référence au vin du Christ.
Cette tradition est non seulement un festin pour les papilles, mais aussi un moment de partage et de convivialité en famille, reflétant l’esprit et les valeurs de Noël.
« Comme la mort est le parachèvement de la vie, ce qui lui donne forme et valeur, ce qui ferme sa boucle, de même le silence est l’aboutissementsuprême du langage et de la conscience. Tout ceque l’on dit ou écrit, tout ce que l’on sait, c’est pour cela, pour cela vraiment : le silence »
J.M.G. LE CLEZIO – (L’extase matérielle)
Psychothérapie et Franc-Maçonnerie partagent ce goût du silence où l’on vient puiser ressourcement et aptitude à écouter l’autre dans son altérité. Maître Dôgen (1200-1253), grand patriarche de la voie du Zen écrit (1): « Même si l’on doit vénérer les images et reliques du Bouddha parce qu’elles le représentent, ce serait une erreur de croire qu’ilsuffit de les vénérer pourobtenir l’éveil ». Dôgen nous dit ainsi que la finalité n’est ni la cérémonie ni le rite pour atteindre le Samâdhi mais la fusion dans le silence avec l’indicible. A son tour, Maître Yasuo Deshimaru (1914-1982), introducteur du bouddhisme
zen soto en France, avait coutume de dire que le rituel est un excrément qui sert juste de véhicule à la surprise qui est la vérité du sujet. La vraie nature des choses ne peut être exprimée par le langage, l’ainsité est le terme du voyage. Ensuite, il n’y a plus rien à en dire, si ce n’est de laisser l’autre en tête-à-tête avec sa vérité, dans le silence d’une intimité qui ne concerne plus ni le maître zen ni l’analyste. Eugène Ionesco écrit : « le mot empêche le silence de parler ». Il est sans doute utile de se rappeler que le substantif silentium et le mot grec sigé se prêtent à être utilisés dans un contexte religieux. Soit comme expression de ce qu’est la divinité elle-même, soit comme une attitude humaine en face de la divinité. Seul avec Le Seul…
Cependant la psychothérapie, en particulier la psychanalyse, présente toutes les caractéristiques d’un rituel (horaires, divan, paiement, office du thérapeute, lieu permanent, etc…). Même l’instauration des séances courtes lacaniennes, qui voulaient changer le rituel par la scansion, n’y sont pas parvenues : le patient a besoin de ce rituel qui le rassure, pour aller plus loin. Jusqu’où ? Peut-être, au-delà de la guérison de ses symptômes, de découvrir, à travers le dévoilement qu’amène la surprise, le silence et la rencontre d’une autre dimension ? …
Tout groupe, y compris ceux qui se réclament de la psychothérapie (et peut-être plus que les autres !), a besoin d’un cadre pour perdurer. Noël Annan écrit (2) :« A society without moral consensus or rituals and sacredobjects would disintegrate ». Et, Sartre dans les mots souligne l’aspect incontournable du rituel quand il écrit (page 104) : « Quand beaucoup d’hommes sont ensemble, il faut les séparer par des rites ou bien ils se massacrent ». Le rite ou le chaos !
Ce cheminement où l’on passe, peu à peu, d’un silence du tumulte des organes et des affects à un silence« adressé » là où la réciprocité ne vient que de l’Autre et non plus seulement (ou plus du tout !) d’un petit a transitionnel, le psychothérapeute le connaît dans sa pratique journalière avec ses succès et ses échecs (certains patients ne pourront pas aller jusqu’à la surprise de ce qu’ils se cachaient et se contenteront d’un raccommodage positif, certes, permettant de vivre, mais loin du silence de l’apaisement). La psychothérapie est une ascèse pour le thérapeute et le patient.
Tout est imprévu, tout est silence. Pierre Sansot écrit (3) : « la rencontre d’une personne qui cherche à dire quelque chose et d’une autre qui s’apprête à l’entendre relève davantage de l’événement, de ce qui par chance s’est produit et n’était pas exactement attendu. A mon sens, il convient de se garder de vouloir répéter, sauf urgence, bonheur d’une pareille rencontre. Ce fut un hasard, il fallut qu’en cette circonstance il ait eu le courage de dire et que j’ai été disposé à véritablement entendre ».
Notre pratique nous confronte quotidiennement à cette approche d’un silence où une parole va se dire qui est au-delà du bavardage et même au-delà du discours sur les symptômes qui se répètent faute d’entendre cette autre voix venue du tréfonds de l’être. Tout nous conduit à envisager une éthique du silence. Il ne s’agit pas seulement de l’éthique du soin que l’on doit au patient, mais d’une autre dimension où la rencontre se fait avec un autre sujet sur la base de deux inconscients en dialogue. Sans oublier la très prégnante présence des corps : le piège serait de penser que le langage produit un oubli du corps. Le psychothérapeute expérimente au jour le jour l’aspect factice que serait une séparation entre le corps et l’âme. Sinon, le corps déconnecté a son propre langage qui tente de s’exprimer de façon autonome du discours de l’âme. Cette belle cacophonie s’appelle la névrose, l’hystérie en particulier. Le royaume sombre de la psychosomatique.
Durant la cure nous allons, bien entendu, rencontrer des tas de silence : haine, honte, bouderie infantile, sexualité qui ne s’exprime pas, indifférence, fuite défensive ; au-travers desquels nous tâcherons de décrypter l’histoire du sujet, mais en ne perdant pas de vue, qu’à l’intérieur du patient se trouve un au-delà du pathologique dont parle Marc de Smedt (4): « Il existe une parcelle d’éternité en nous. Au sein de notre moi composite existe un fragment qui vient du non-crée et poursuivra sa route, à la fois sans nous et avec nous, puisque nous en faisons partie. C’est cela la claire lumière qui nous fonde et dont parlent tous les mystiques, chacun avec les termes de sa culture : expérience qui transcende l’espace-temps, car elle s’enracine dans la source, dans l’origine ». Emmanuel Kant, dans son opus postumum XXI, nous dit même que Dieu n’est pas un être hors du sujet, mais simplement une idée en lui.
Cependant, le psychothérapeute, en fonction du lieu où il opère, ne peut faire l’économie d’une réflexion sur l’éthique en général et celle particulière de son métier, sans doute d’une autre nature que certaines éthiques du soin.
I- D’UNE ETHIQUE QUI NE SERAIT PAS DU TOC !
Dans sa vision fondamentalement pessimiste de l’homme, Freud pensait que devenir analyste changeait la nature des choses. Nullement ! Il en arrivera à qualifier ses disciples analystes de horde sauvage devant leurs querelles et leur infantilisme agressif et de nombreux hommes comme canailles ! (5). Fort heureusement la psychanalyse évoluera au point que Jacques Lacan consacrera l’un de ses plus célèbres séminaires à l’Ethique de la psychanalyse (6). La vision freudienne d’une non-éthique possible intéressera surtout les écrivains par la suite : Cioran par exemple (7). Dans une visée thérapeutique de la maladie mentale quel sens et quel contenus peut prendre l’éthique aujourd’hui ?
Elle prend naissance dans une inquiétude où le thérapeute constate l’écart entre le niveau des connaissances et des réflexions et l’application de ces connaissances et de ces techniques sur le « terrain » si changeant de l’humain, surtout dans le domaine de la psychothérapie. On ne peut que constater l’écart entre la richesse de la réflexion dans ce domaine et l’application de choix positifs. En premier lieu, l’humilité s’impose, elle est la base de toute éthique.
L’éthique en matière thérapeutique pourrait se définir comme une « éthique plus élaborée d’accomplissement du bien et de recherche de bonheur » (8). Mais, dans la thérapie des maladies mentales est-ce le bonheur qui est recherché ou quelque chose d’autre, de plus fondamental, la guérison venant de surcroît selon la formulation de Freud et Lacan ?
A une éthique générale, souvent abstraite et étrangère au réel, ne devrions-nous pas envisager une éthique au cas par cas, même si cela a quelque relent de casuistique ! … Le psychothérapeute s’affronte quotidiennement à la relation de l’esprit et du corps chez le sujet, les troubles psychosomatiques étant là pour en témoigner. D’où une opposition avec une pensée purement biologique de la maladie mentale si réticente à la notion de sujet. L’homme est un être unitaire, âme et corps, comme le soutenait Spinoza contre un Descartes optant pour le dualisme entre le corps et l’âme. L’homme est un corps-sujet : son activité doit donc être conçue non comme ce qui s’oppose à la pensée, mais comme ce qui est indubitablement produit de la pensée (9). Il est intéressant de constater que, dans la civilisation occidentale, le corps devient souvent existant seulement quand il y a souffrance et menace de disparition, ou, au mieux, dans une sexualité souventà la sauvette ou compulsive, alors que notre culture chrétienne repose sur l’Incarnation… Le sujet vivant est à la fois une existence et une réflexion, mais aussi désir et réflexion, car il doit être essentiellement désir pour être en mesure de se soucier de son propre sort à-travers la mort, la maladie, la souffrance et toutes les questions qu’il se pose à leur propos. Comme être-de-désir il doit en même temps être conscient de soi pour être en mesure de constituer des significations intelligibles et cohérentes et de se poser des questions pertinentes sur son action future.
Le sujet est un être de nature, issu de la nature et de son évolution comme nous le rappelle Pierre Theilhard de Chardin dans toute son oeuvre. Mais cette évolution a produit un être nouveau, parfaitement spécifique et caractérisé par la conscience de soi et par le pouvoir d’initiative. Au-delà de l’homo- sapiens se dessine le sujet qui n’est pas pure raison mais réflexion et désir, conscience et dynamisme, existence et personnalité.
Désirer, c’est accomplir ou ne pas accomplir les mouvements du désir et choisir certains de ces mouvements plutôt que d’autres. Cette contingence pourrait s’appeler liberté si elle n’était prise dans le mouvement de l’inconscient et de son combat intérieur entre désir, surmoi et refoulement (ou accomplissement, mais toujours inférieur au désir initial comme nous le montre sans cesse la psychanalyse. La fameuse tendance de l’homme à prendre des vessies pour des lanternes !). Dialectique infernale qui différencie l’homme de la bête par un gap, une Spaltung qui en fait une créature divisée, double, sans cesse en recherche d’une unité perdue (Lelost paradise étant peut-être la situation prénatale de l’UN avec la mère ?) Ce choix constant va amener le sujet à envisager, au-delà du principe de plaisir, l’instinct de mort qui conduirait au principe de Nirvana, au silence absolu, à l’absence de la permanence d’un discours sans réponse entre désir et inconscient. Cette division fait naturellement du sujet un être pour la mort heideggerien qui n’est pas seulement contraint à la loi de l’interdiction de l’inceste, qui est l’impératif catégorique de la loi humaine et de la psychanalyse, mais aussi celle de l’influence de son surmoi qui ne recoupe pas forcément la première. Jacques Lacan écrit (10) : « le surmoi a un rapport avec la loi, et en même temps c’est une loi insensée qui va jusqu’à être la méconnaissance de la loi. C’est toujours ainsi que nous voyons agir chez le névrosé le surmoi. N’est pas parce que la loi morale du névrosé est une morale insensée, destructive, purement opprimante, presque toujours anti-légale qu’il a fallu élaborer dans l’analyse la fonction du surmoi ?
Le surmoi est à la foi la loi morale et sa destruction. En cela, il est la parole même, le commandement de la loi, pour autant qu’il n’en reste plus que la racine : la loi se réduit toute entière à quelque chose qu’on ne peut même pas exprimer, comme le Tu dois, qui est une parole privée de tous ses sens. C’est dans ce sens que le surmoi finit par s’identifier à ce qu’il y a de plus ravageant, de plus fascinant dans les expériences primitives du sujet. Il finit par s’identifier à ce que j’appelle la figure féroce, aux figures que nous pouvons lier aux traumatismes primitifs, quels qu’ils soient, que l’enfant a subis »
Lacan retrouve les accents pauliniens de Romains7 devant cette loi morale impossible à réaliser qui nous conduit au péché ou à la névrose. Même les plus idéalistes constatent leurs limites devant le combat permanent entre loi et inconscient. L’homme n’est pas un boy-scout. Lord Baden-Powell le constate avec amertume (11) : « Pour nous, pauvres humains, la sauvagerie primitive se dissimule à peine sous un léger vernis de civilisation. Quand vous avez l’occasion de perdre votre sang froid devant un ennemi et que vous êtes capable de mettre fin à la lutte en le tuant, vous éprouvez réellement une jouissance inconnue de ceux qui n’ont jamais cultivé de si mauvais instincts » …
Le psychothérapeute et le Franc-Maçon ne peuvent que prendre distance vis-à-vis de Kant qui perçoit l’inconscient comme des représentations obscures en leur opposant le barrage de la morale dans son essai sur les maladies mentales, renforçant ainsi la pathologie des sujets et celle de l’état chargé de mettre en acte cette morale, cela au risque de justifier les pires dictatures politiques ou ecclésiales. Comme nous le savons, Kant fera inscrire sur sa tombe sa fameuse maxime (12) : « Deux choses remplissent l’âme d’une admiration sans cesse renouvelée et toujours croissante au fur et à mesure que la réflexion s’y applique avec plus de fréquence et de constance : le ciel étoilé au-dessus de moi et la loi morale en moi »
Tout en vivant sa propre morale intérieure, le psychothérapeute fait prendre conscience à son patient qu’une distance est nécessaire avec la dictature du surmoi, non pour le supprimer mais pour le rendre vivable et non mortifère. Doucement, avec discernement, il chemine avec le patient vers ce qui serait l’éthique qui nous conduirait « à une aspiration vers l’absolu, un désir d’absolu qui est l’interprétation que nous donnons parfois de l’intensité de notre désir lorsqu’il est encore sans forme ni formulations » (13). Comme le souligne Lacan, la morale kantienne, comme les romans du marquis de Sade, peuvent devenir une justification au pire. Hannah Arendt nous rappelle dans Procès à Jérusalem qu’Eichmann déclarait qu’il avait lu Kant et fait son devoir !
Assez souvent le moraliste prend plaisir à la souffrance qu’il impose pour faire triompher ce qui serait la vraie morale et cette cruauté, ce sadisme, devient sa véritable justification. Tout en reconnaissant la place du désir dans la vie du sujet, le moraliste le condamne ici-bas.
L’éthique du psychothérapeute et celle du Maçon est la recherche d’un système de principes destinés à orienter l’action vers la plénitude du sens d’un sujet agissant sans que la définition se réfère à un quelconque système idéologique. L’éthique est l’organisation réflexive du désir, ce qui en fait une source de sens. Le thérapeute et le Maçon retrouvent le célèbre parallèle luthérien entreBerufen (appeler, être inviter à la vocation) etBeruf (profession) cher à Max Weber (14). La signification de l’éthique, son sens et sa visée, consistent dans l’instauration d’un sujet comme existence concrète ayant accédé à sa propre plénitude. Cette existence impliquant un déploiement du désir tel qu’il puisse accéder à sa propre cohérence, c’est-à-dire l’accord entre sa visée et son déploiement affectif; en fait, d’aller vers le préférable.
Le patient n’est pas un simple organisme en dysfonctionnement mais un corps-sujet privé de la jouissance de ses forces existentielles, ce qui en fait un être de souffrance qui demande qu’on l’aide à retrouver la plénitude de son existence ou qui se sert de sa maladie pour un contact avec l’autre ou parfois pour payer ce qu’il en serait d’une faute surmoïque qu’il convient de réduire ou faire disparaître.
Le thérapeute se doit d’être dans la vérité, et l’accompagnement du patient doit aller jusqu’à lui dire, en début de traitement, que son souhait de revenir à un passé antérieur n’est qu’un rêve : il doit s’attendre à une nouvelle norme de vie, une nouvelle« allure de vie ». Aucune guérison n’est un retour. Quitter la « maison » de l’asservissement en Egypte suppose l’exode à travers un désert hostile avant de trouver une « terre promise où ne coulera pas forcément le lait et le miel ! »Et, dans ce désert, le patient devine qu’il lui faudra trouver le silence afin d’entendre la parole-tiers libératrice qui n’est pas celle du guide momentané sur qui il misait mais qui était en lui. Il sera alors en mesure, tel le peuple hébreu, de ramener le guide à sa juste proportion de« déchet » (comme le suggérait Lacan), et comme le vivra Moïse, afin d’entreprendre un dialogue d’une autre nature entre lui-même et le « Signifiant des signifiants ».
Le psychothérapeute ne peut souscrire à l’idée que la souffrance est rédemptrice et son devoir va être de la faire disparaître ou de l’atténuer (15). Son rôle va être d’amener chez le patient l’avènement du « Je » à la place du« ça » dont parlait Freud et qui consiste dans ce passage d’une personnalité dépendante et angoissée à une personnalité réflexivement libre, sereine et indépendante. « Woes war soll ich werden ». Mais, bien que nous considérions que la pathologie mentale doit-être saisie comme universelle et singulière, la sortie de la pathologie ne peut faire l’impasse sur cette traversée silencieuse du désert sans laquelle il ne peut y avoir de révélation…
II- SILENCE ! ON TOURNE…
Jacques Lacan eut le talent de poursuivre ou d’achever des réflexions provisoires d’autres auteurs en concepts ! Ainsi celui du dialogue permanent entre le petit a et le grand A, qui fait que le sujet est toujours plongé dans un double discours intérieur : à qui je m’adresse réellement ? A mon interlocuteur réel ou a un autre personnage ? Nous retrouvons là, la fameuse trilogie lacanienne du R.S.I. (Réel, symbolique et imaginaire), le psychotique échappant seul à ce clivage par la forclusion du nom du père, donc par l’impossibilité d’entrer dans le symbolique et ainsi de recevoir de plein fouet l’horreur du réel, sans l’atténuation de l’imaginaire et du symbolique. Pour sa théorie, Lacan va se servir à la fois des surréalistes qu’il fréquentait et des travaux du grand analyste britannique Donald W. Winnicott (16). Ce dernier va développer sa théorie de l’objet transitionnel lié a l’évolution du nourrisson : en l’absence de la mère, l’enfant va investir un objet de remplacement sur lequel il va projeter ses sentiments d’amour et de haine, voulant y voir à la fois le bon et le mauvais sein cher à Mélanie Klein (17). Cet objet peut être multiple pour l’enfant : du célèbre ours en peluche jusqu’à un bout de la couverture investi comme la personne manquante à qui on s’adresse en attendant l’interlocutrice tant souhaitée. Lacan va poursuivre cette orientation en avançant l’idée que l’existence de cet objet transitionnel se poursuit tout au long de la vie du sujet, d’où une déception permanente dans les relations humaines : le prochain n’est qu’un objet transitionnel qui sert à représenter l’absence de l’Autre, celui que l’on attend et de qui on espère un dialogue. Mais, on ne reçoit que le silence où le bavardage du prochain, du petit autre. Seul, le psychotique entend la réponse de l’Autre. Certains mystiques aussi qui ne sont pas psychotiques et cela demeure une énigme pour la psychanalyse, d’où sans doute l’intérêt de Lacan pour Thérèse d’Avila et Jean de la Croix. La tâche du Saint, c’est de taire ce qu’il à découvert, de ne l’enseigner que par l’exemple de sa vie, le dernier et ultime message des maîtres du désert est ce silence où, volontairement, ils se sont enfermés. Dans le christianisme, le silence est comme un épiphénomène de la parole, retrouvant ainsi la terrible question qu’André Neher soulève dans son livre sur le mutisme de Dieu durant la persécution,l’Exil de la parole. Dusilence biblique au silence d’Auschwitz…
Pour Lacan, le double langage se poursuit jusqu’au bout. Viendrait lui donner raison l’intervention de la philosophe Agata Zielinski qui, au cours d’un colloque organisé par le Centre Sèvres (Soigner jusqu’à la fin et sans changer le lieu de vie les personnes âgées ou handicapées: pour une approche palliative en EHPAD et en MAS.-), nous informait de l’angoisse de personnes âgées et diminuées psychiquement quand on touchait à un objet investi comme transitionnel alors que ces personnes ont un échange très réduit avec l’entourage des soignants et de leur famille. A l’approche de la mort, quelle est donc cette présence attendue vécue à-travers un pauvre objet matériel ? …
Encore profondément influencé par l’hypnose au début de la pratique nouvelle qu’est la psychanalyse, Sigmund Freud va utiliser le discours pour« endormir » ses patients, les faire évoquer leur vie intime, leur donner des conseils de lectures, et parfois des conseils sur l’orientation de leur vie personnelle ! Et ce, jusqu’au moment où plusieurs analysants lui fassent remarquer que « l’on ne s’entendait plus parler ». Ce « on va l’intriguer : s’agissait-il de lui qui coupait la parole, ou serait-ce à« quelqu’un d’autre » ou à « quelque chose d’autre » que le patient névrosé, mais non psychotique, s’adresse ? Freud se sent comme un entremetteur qui, une fois les présentations faites, devient gênant. Il pensait que tout reposait sur l’effet du transfert, mais il découvre une autre dimension qu’il ne tient pas trop à approfondir, car elle le conduisait à un irrationnel auquel il voulait faire échapper la psychanalyse naissante. Cependant, dans la technique psychanalytique, il introduira l’idée du silence comme base du traitement. C’est Jacques Lacan qui va reprendre et amplifier cette orientation jusqu’à en faire l’un des fondements de la« psychanalyse lacanienne ». L’Autre est l’ordre du langage et s’articule avec l’Oedipe. Il est le fameux Nom-du-Père qui est ce point d’articulation du sujet, c’est à dire le signifiant qui, dans l’Autre en tant que lieu du signifiant est le signifiant de l’Autre en tant que lieu de la loi. L’inconscient devient le discours de l’Autre. Le désir du sujet, c’est le désir de l’Autre. C’est dans l’Autre du langage que le sujet va tenter à se situer dans une recherche toujours à reprendre, puisque nul signifiant se suffit en même temps à le définir. Une sorte de Deus absconditus…
En entrant dans cette conception dialectique du rapport entre le petit a et le grand A, Lacan situe la position du psychothérapeute du côté de l’objet transitionnel et ne peut donc se réclamer de rien d’autre que d’être ce lieu de passage, ce passant, qui amène l’analysant à son rejet à terme, par déception de n’avoir pas trouvé dans son thérapeute le lieu symbolique tant cherché, même si ce dernier lui a donné la possibilité de résoudre quelques conflits internes. Cela souligne la question de savoir si la psychothérapie n’est que le lieu de résolutions de problèmes mentaux où l’ouverture vers une dimension élargie du désir ? Le thérapeute, placé dans une relation imaginaire par le patient se trouve dans l’acceptation fondamentale de sa solitude. A ce niveau, la solitude n’est plus seulement un fait sensible mais un mode d’expérience. Il n’y a plus d’interlocuteur dans le réel immédiat : le patient ne se sert de nous que pour se parler à lui-même. La projection ressemble à un film où un comédien s’investit dans un rôle avec profondeur et conviction, comme le souhaitait Stanislavski, ce rôle n’étant pas la personne que l’on va retrouver à la sortie du studio. SILENCE ! ON TOURNE…Pour faciliter cette projection le thérapeute doit impérativement disparaître dans le silence, dans le Wouwei, le non agir. Une attitude que définit Pascal Quignard dans son ouvrage (18) : « Ne pas importer aux yeux des autres n’a pas de prix. Ne pas être important est une vertu. Oublier les congénères suppose aussi la récompense enthousiasmante d’être oublié par eux. Etre oublié par les autres cela devient une morale. C’est ce que Tchouang-tseu appelait « vivre invisible au fond de la ruelle » (rue, ruelle, voie se disant en chinois tao) ». Le thérapeute se doit d’avoir une individualité la plus différenciée possible, ne pas répondre à la demande du patient d’être un héros mythique. Devenir celui qui occupe la place la plus vide et la plus silencieuse possible. Le proverbe espagnol nous le rappelle avec insistance : Quien no sabe callar, no sabe hablar,celui qui ne sait pas garder le silence est incapable de parler. La psychothérapie est la plus dure des formations en matière d’humilité. Aucun absolu n’échappe à la limite de notre humanité. Avec humour, j’ai envie de dire que le psychothérapeute ne peut-être que Jean-Baptiste, jamais Jésus, bien que le patient lui demande cette incarnation-là ! Il convient que le patient et le thérapeute tentent de dépasser la compulsion de répétition dont l’histoire et les sujets ne sont que la terrible illustration et qui consiste à interrompre le regard faussé sur l’autre. Accepter au-delà du ciné l’altérité, devenir conscient du théâtre intérieur dont parle Michel de Certeau (19), cet « entre parole et silence où se niche le désir ». Il n’y a pas d’Autre que l’Autre. Donc l’angoisse qui passe par l’épreuve du silence qui est une béance, un vide venant des origines, un retour à l’intra-utérin où le désir n’est que le verbe. Un silence entre deux mots (deux maux ?). Cela ressemblerait presque à une démarche mystique où le patient demande au thérapeute de lui trouver le mot qui manque et qui dirait tout, cet espèce de lieu où les autres vocables montrent leur dénuement. Le silence du thérapeute n’est pas le vide car il y a le discours de l’Autre qui est en attente que le patient cesse defaire le mort dans une parole vide pour ressusciter au désir. D’ailleurs, nous savons que la parole n’est en fait qu’un silence mortifère cherchant à cacher le non-dit du sujet. Le cinéma a bien rendu ce faux-semblant du discours : par exemple,le silence d’Ingmar Bergman ou plus récemment le film du metteur- en- scène allemand Christian Petzold, phoenix, où le mensonge cache un silence néantisant.
En tout cas, la première chose que le thérapeute doit entendre c’est qu’il n’est que cet objet transitionnel sur lequel le patient, en attendant, va vivre par substitution amour et haine qu’il rêve de vivre avec l’objet fondamental. Après la fonction essentielle du transfert viendra le silence, ce moment où l’Attendu fait irruption en vrai dans la vie du patient : amour, engagement, art, Dieu ? Qu’importe… En fait, nous ne faisons que découvrir ce à quoi nous nous adressions à-travers un tiers. Francis Ponge nous le décrit assez bien (20) : « Tout se passe (du moins je l’imagine souvent) comme si, depuis que j’ai commencé à écrire, je courrais, sans le moindre succès « après » l’estime d’une certaine personne. Où se situe cette personne, et si elle mérite ou non ma poursuite, peu importe ». Pierre Teilhard de Chardin le constate aussi (21) : « En vérité, je le sens, ce n’est pas moi qui ai conçu ces pages, mais c’est en moi, un Homme plus grand que moi, – un homme que j’ai reconnu, toujours le même, cent fois autour de moi ». Cet interlocuteur est présent dans la psychose, en direct : Guy de Maupassant, psychotique, nous en en parle dans son dernier roman, le horla, avant d’être hospitalisé à la clinique du docteur Blanche à Passy.
Ce cheminement vers le silence vrai est constamment, durant la cure, ponctué de silence réactionnel : angoisse devant un vrai silence qui ressemblerait tellement à la mort. Alors, le patient parle pour échapper à tout cela…Ceci sert au thérapeute pour le dévoilement de l’inconscient, mais il sait que cela n’est pas l’essentiel, juste un moment, une parenthèse de la cure : dans le mythe de Sisyiphe, Albert Camus nous rapporte une citation de Kierkegaard : « Le plus sûr des mutismes n’est pas de se taire, mais de parler ». Les plus grands silences dans la peinture n’apparaissent-ils pas là où le cri est le plus voyant, chez Münch ou Bacon par exemple? Dans ce bavardage où le patient ne fait que répéter ce qu’il sait déjà de sa propre histoire, quelque chose d’énigmatique va apparaître d’inconnu qui, de façon nouvelle, étonnante (ou détonante !), va interpeller le thérapeute et le patient, à la manière du concours védique des brahmodia qui étaient, dans l’Inde ancienne, des compétitions d’énigmes afin de provoquer un choc de questions sans réponse. La joie de l’interrogation insondable qui amène à un silence étourdissant, de l’âme jusqu’au fond du corps. Un autre bénéfice secondaire existe : le désert dans lequel le patient est plongé par lafaute de l’énigmefait le fond de l’amour, permet à l’Autre de prendre une place inimaginable, plus grande que ipse et ego, dans le véritable néant de l’âme abandonnée. Nous sommes là dans l’extase, où le sujet quitte le réel provisoirement pour entrevoir un instant, à travers les trous noirs sémantiques du monde intérieur, sa réalité. Le contenu franchit la paroi et dévaste tout à coup ce qui faisait l’expérience culturelle acquise. Quand Xénophon décrit l’extase de Socrate à Potidée sur l’isthme de Pallèle, il la qualifie de catalepsie. Dans cette expérience, la pensée reste possible, la parole reste possible. Elles ne sont plus simplement nécessaires, car il y a une suspension du monologue intérieur. C’est comme si apparaissaient les choses telles qu’elles sont, sans masques, sans étiquettes, sans noms. Dans une certaine fulgurance, il n’y a plus que le réel que nous entrevoyons un instant mais que nous allons très vite camoufler par le retour au discours, car le réel est l’insupportable, comme pense Lacan. Peine perdue : le sujet qui vient de découvrir fugitivement et avec angoisse sa vérité n’aura de cesse, à petits pas,d’y revenir . Il vient d’y rencontrerquelqu’un d’Autre… Dès lors, le thérapeute, fort de son expérience personnelle par son analyse peut communier avec son patient, car communier c’est partager sans diviser. Ils sont alors dans la Fürwahrhalten kantienne, l’assentiment, le tenir pour vrai.
III- CONCLUSION : LE LANGAGE DE L’AUTRE NE SERAIT-IL PAS LE SILENCE ? …
La plus belle représentation d’un silence vrai est celui de l’intimité amoureuse : l’autre est là, mais les mots ne sont plus nécessaires, ils seraient trop insuffisants, à la limite du vulgaire, de l’obscène. Le silence amoureux est celui où tous les possibles sont à dire, le silence de la haine est celui où il n’y a plus rien à en dire. L’amour et le désir se mesurent à la qualité du silence qu’ils génèrent. La psychothérapie n’est là que pour restaurer désir et amour chez le sujet, donc pour restaurer ce silence intérieur qui vient dans l’après-coup des passions et des pathologies. La visée éthique s’inscrit de ce côté-là. La psychothérapie se tient toujours à la frontière de l’impossible à dire et de l’impossible à taire.
Dans l’approche du silence la castration rôde toujours, menaçant la toute-puissance imaginaire du sujet qui sait, inconsciemment, que la castration symbolique est nécessaire pour se rencontrer et rencontrer l’Autre. L’altérité est le prix à payer. La résistance peut-être vécue de tas de manières, par le silence négatif d’ailleurs : le patient ne veut pas qu’on lui coupe la parole.Parler c’est sortir quelque chose de soi dont l’autre peut s’emparer et le détruire. L’Autre est à la fois attirant et facteur d’une terrifiante angoisse et il convient pour le sujet de créer un vide qui l’en sépare. C’est ce que Lacan a appelé le vide de l’Autre qui n’est plus extérieur, mais intérieur au sujet. Mais, nous ne sommes plus dans le silence où précisément on va à la rencontre, du moins vers l’approche de l’Autre.
Le patient doit aussi parler car cela serait un signe de virilité, puisque dans l’histoire culturelle du monde les femmes, dépourvues de pénis, furent réduites au silence ou au minimum de paroles, leur rôle étant de parler essentiellement de la maternité. Le judéo-christianisme n’est pas avare de ces interdits. A titre d’exemple, nous ne citerons que deux exemples. Dans le Siracide (25 ; 13-26) nous pouvons lire «il y a trois choses que mon cœur appréhende et la quatrième, je crains de l’affronter : racontars de la ville, attroupement de foules et calomnie, toutes choses plus affreuses que la mort ; mais c’est un crève-cœur et une affliction qu’une femme jalouse d’une rivale, et le fléau de la langue participe à tout cela ». Et chez Paul (1Timothée ; 8-15) : « Je ne permets pas à la femme d’enseigner ni de dominer l’homme. Qu’elle se tienne donc en silence ». La psychanalyse a très vite compris d’où venait l’hystérie en percevant que le symptôme langagier et le discours physique des hystériques venaient de cette castration symbolique au niveau du langage alors qu’hommes et femmes pensent détenir le phallus. Le résultat de tout travail thérapeutique va être pour le patient l’acceptation de la castration symbolique, qui lui ouvre une sexualité humaine et non plus mythologique et un accès à l’autre (et à l’Autre) dans un dialogue sans fin ou n’intervient plus, ou modérément, la pathologie.
Le psychothérapeute ne peut manquer de sourire à la lecture, finalement, très naïve de Baltasar Grassian quand ce dernier écrit (22) : « C’est l’art de manier les volontés, et de faire venir les hommes à son but. Il y va plus d’adresse, que de résolution, à savoir par où il faut entrer dans l’esprit de chacun. Il n’y a point de volonté, qui n’ait sa passion dominante ; et ces passions sont différentes selon la diversité des esprits. Tous les hommes sont idolâtres, les uns de l’honneur, les autres de l’intérêt, et la plupart de leur plaisir. L’habilité est donc de bien connaître ces idoles, pour entrer dans le faible de ceux, qui les adorent ; c’est comme tenir la clef de la volonté d’autrui. Il faut aller au premier mobile. Or ce n’est pas toujours la partie supérieure, le plus souvent c’est l’inférieure ; car en ce monde le nombre de ceux, qui sont déréglés, est bien plus grand, que celui des autres. Il faut premièrement connaître le vrai caractère de la personne, et puis lui tâter le pouls, et l’attaquer par sa plus forte passion: et l’on est assuré par-là de gagner la partie» … Le moraliste a difficulté à admettre que nous vivons, comme disent les Japonais, dans unmonde flottant, où le réel n’est que mi-dit. Le moraliste se refuse d’une certaine manière à reconnaître son inconscient et pense que dans tous les cas de figure, la syndérèse (23), ce trône de la raison et la base de la prudence, saura tout régler ! Le psychothérapeute sait que lui aussi est sujet de l’inconscient, sujet du ça, partageant cet au-delà de la raison, dans ce monde d’avant la création où le thérapeute et le patient tentent de nommer les choses, arrachant des mots à la confusion ou au faux-semblant. La psychothérapie est un abécédaire. Ses pauvres mots sont limités, la parole ne nous donnant finalement qu’une bien pauvre supériorité sur les animaux. Le langage nous déchire. Seul le silence habité nous redonne plénitude. Il est ce temps capital dans nos vies, avant que nous redevenions ces infirmes qui bégaient et ne savent qu’épeler…
Comme vous le savez, nombreux sont les artistes qui se sont retrouvés en franc-maçonnerie.
« LES AMUSEURS AIMENT SE REMETTRE EN QUESTION »
Nombreux sont les artistes qui se sont retrouvés en franc-maçonnerie. Je ne vais pas commencer à établir une « liste personnelle » qui n’aurait d’intérêt que la curiosité tant il est vrai que nous aussi maçons sommes toujours heureux de savoir que tel artiste a rejoint telle obédience ou telle loge. Un peu comme par coquetterie, on est fier de savoir que tel artiste est parmi nous.
On se sent moins seul, on est fier de la ou le savoir à nos côtés , et les anecdotes sont nombreuses. Les artistes sont donc présents en franc-maçonnerie et dans le cas qui nous intéresse ce sont les « faiseurs du rire, les humoristes et autres clowns et comiques » sur lesquels j’ai choisi de m’arrêter.
J’ai choisi l’humour à la place du thème plus général, qui aurait pu être les artistes et la franc-maçonnerie, car je me sens plus proche de l’humour que je pratique ou que j’essaie de pratiquer depuis de nombreuses années.
Y a-t-il des points communs entre la recherche de la connaissance en maçonnerie, ces artistes, leurs démarches et leurs engagements envers la maçonnerie? Pourquoi la maçonnerie est si proche de leur univers de par les valeurs qu’elle véhicule?
En effet, je pense que le mot confrérie est l’un des premiers mots qui peut rapprocher ces artistes avec le monde maçonnique.
De part mon métier d’artiste, il est vrai que très souvent j’ai observé que les artistes avaient eux aussi le besoin de se regrouper sous le principe de confrérie, les amuseurs, chanteurs, musiciens, prestidigitateurs, tous ces artistes que nous classifions sous l’appellation souvent d’artistes de variétés mais pour qui le mot de saltimbanque est plus adapté.
Sans aucun doute la confrérie des artistes a de nombreux points communs avec la fraternité maçonnique. Le métier d’artiste, on va dire, toutes disciplines confondues, est un travail de longue haleine qui demande une grande discipline et de la rigueur même si l’on est doué! Il y a un long apprentissage pour réussir à avancer. Les musiciens en sont la preuve plus évidente car ils passent de nombreuses heures à vivre avec leur instrument et à le pratiquer.
Le point pour moi le plus rapprochant est sans doute la fraternité. Tous les artistes vous diront que les épreuves qui leur ont été présentées pour se faire reconnaître et réussir dans leurs spécialité, les ont amené à développer avec d’autres artistes une grande solidarité au niveau de leur travail. Pour ma part et pour beaucoup de collègues, cette solidarité est apparue comme instinctive. Il faut dire que nous le savons, les métiers artistiques sont des métiers difficiles, parsemés de haut et de bas, de galères. Combien de fois avons nous entendu des phrases du type, « il y a peu d’élus », ou plus sympathique encore « et à part ça, qu’est-ce que tu fais? » Toute la dureté du métier nous plonge dans une recherche de moyens appropriés pour avancer dans les voies que nous choisissons.
Le rapport avec le rire fonctionne avec la souffrance qui débute dans la panoplie des faiseurs du rire avec la tarte à la crème
Le décor est planté. Mais alors pourquoi les humoristes, les comiques et tous les autres catégories pratiquant le rire sont-ils plus confrontés, plus exposés, that is the question?
En fréquentant durant toute ma vie plus particulièrement des humoristes, des comiques et des clowns si toutefois il est de bon ton de faire des différences de caleçons, pardon je veux dire de professions, j’ai remarqué un dénominateur commun, qu’avant moi ont signalé et approfondi de nombreux philosophes et psychanalystes. Ce point commun, cette caractéristique relève, et est de l’ordre de la spiritualité, du mysticisme, de l’existentialisme. C’est dans le désespoir que le clown va puiser ses ressources pour l’aider à lutter dans sa vie, d’où souvent cette image du clown triste qu’on lui associe. Le rapport avec le rire fonctionne avec la souffrance qui débute dans la panoplie des faiseurs du rire avec la tarte à la crème, le coup pied au derrière, les claques et tous les effets parfois sadomasochistes. Je l’ai testé évidement en me lançant dans l’art du clown. Très vite, jeune artiste, j’ai opté pour cette direction de l’humour, du comique, sans savoir ce que j’allais trouver en partant dans cette direction. Une chose que je crois c’est que les artistes œuvrant dans l’humour sont fragiles et en dehors de la recherche propre à leur reconnaissance, il y a chez eux une recherche liée à l’angoisse qui les pousse à trouver des réponses plus profondes. Les faiseurs du rire ne se contentent pas seulement de faire du rentre dedans, ils ont besoin de pansements pour les aider à continuer à vivre, leur sensibilité les met dans un état d’âme permanent d’autodérision pour rire de soi même avec les autres.
C’est une sorte de remède auto réparateur mais l’humour, le rire ne soignent pas seulement celles et ceux qui pratiquent ces disciplines, ils les font bénéficier de bienfaits immédiats. Nous l’avons pratiqué, nous étions heureux en groupe à passer des soirées à rire, on oubliait que nous avions le ventre vide. Régulièrement je me pose des questions sur le cheminement commun que j’ai eu avec des frères et sœurs qui pratiquaient l’humour. L’un des premiers avec qui j’ai partagé le métier fut le clown Achile Zavatta que seulement plus tard avec d’autres frères je revis en tenue. Cependant d’autres clowns, ou responsables de cabaret m’ont reçu et accueilli comme des frères sans me le dire évidemment.
J’en reste persuadé, les amuseurs aiment se remettre en question et sont critiques en permanence, donc pas surprenant que parfois ils croisent la franc-maçonnerie. Ils se nourrissent du comportement des autres et en font part au public en utilisant des situations qu’ils adaptent avec leurs outils pour les rendre comiques ou drôles. Oui les faiseurs du rire se comportent comme des franc-maçons « opératifs ». Ils mettent en application ce qu’ils reçoivent de leur recherche en loge. Un peu à la manière de ceux que nous appelons aujourd’hui les lanceurs d’alerte. Nous les avons qualifiés autrefois de bouffons, ou de critiques, nous continuons de les inviter comme pour se donner bonne conscience.
A travers tous les points que j’ai évoqués , j’ai ressenti une dimension maçonnique forte et discrète auprès de ces sœurs ou frères du métier. La plus forte reste la fraternité: on se renvoyait la balle comme on dit car on le sait et encore aujourd’hui il faut soutenir la parole qui semble juste mais dure à exprimer.
Tant quelqu’il y aura des ouvreurs de portes pour les faiseurs d’humour, il y aura l’espoir et allez, pourquoi pas, des faiseurs d’Amour…
A longueur de récits, les Francs-maçons racontent des histoires du passé, des grandes réalisations et des projets qui ont changé la vie de la société. Lorsqu’on ouvre aujourd’hui nos journaux, les projets actuels sont devenus nettement plus rares ou peut-être sont ils noyés dans la masse ?
Il y a quelques jours, j’étais dans un avion de fin de journée qui me ramenait de Nice à Paris. La Compagnie avait eu la bonne idée de m’attribuer comme voisins, Nicolas et sa Maman Virginie. Le petit se rendaient à l’UNESCO pour présenter une action qui change le monde. Cela m’a aussitôt donné envie de partager cette belle aventure avec vous, surtout un week-end de Noël.
Vous imaginez bien qu’à 12 et 15 ans, les deux héros de notre histoire, ne vont pas en Loge… mais ils font des choses utiles et c’est de cela dont nous allons parler.
Elle se prénomme Mathilde, elle a 8 ans. Lui, c’est Nicolas et il a 5 ans. Nous sommes en 2016, pour atténuer le deuil de leur gentil chien Darwin, ils décident d’aider tous les chiens et chats abandonnés. Afin de rendre hommage à leur Darwin, ils vont oeuvrer auprès des animaux et de leurs environnements. Ils créent alors l’association : « Darwin Forever ».
Comme le dit très bien Mathilde, âgée aujourd’hui de 15 ans : « Il s’agit d’un mouvement de cœur pour ceux qui n’ont pas de voix et nous organisons depuis plus de six ans de nombreuses actions de sensibilisation ». Son frère Nicolas a fêté cette année ses 12 ans et ils sont plus que jamais motivés à agir comme nous allons le constater. La Soeur et le Frère nous détaillent l’ensemble des actions menées.
1ere Action : Les collectes
Les chiffres en 6 ans A ce jour, nous sommes Près de 780 membres âgés de 5 à 25 ans sur toute la France, on a réussi à collecter :
12 tonnes de croquettes récoltés et données aux animaux abandonnés des refuges et aux animaux des assos dans le besoin
11 tonnes de couvertures (anciennes couvertures qui ont été recyclées offrant ainsi une seconde vie pour les animaux abandonnés)
1 tonne de jouets pour chiens et chats (pareil recyclage de vieux jouets, balles de tennis…)
Une cinquantaine de partenaires bénévoles (points de collecte, vétérinaires, magasins, graphiste…) et tout dernièrement création d’une team MUM, Team DAD, Team GrandMA pour nous aider dans leurs actions sur toute la France
2e action : créations artistiques (dessins, vidéos, quiz, chanson…de sensibilisation)
On crée des Affiches « N’achetez plus mais Adoptez » et nos 1ères créations d’affiches se sont fait en 2017
3e Action: Créations de concours de dessins de sensibilisation avec des personnalités dans le jury
2020 : Contre les abandons des animaux , en 2021 : Imaginez un nouveau monde avec plus de respect pour les animaux et leur environnement avec David Hallyday comme président
4e Action: création de deux projets pédagogiques
1.Depuis 2021, on fait de la sensibilisation dans toutes les écoles élémentaires de Grasse avec la thématique : « Non aux abandons »
on a crée une chanson de sensibilisation : Le monde Marin en Danger et des quiz de sensibilisation
On fait de la sensibilisation dans les ECOLES depuis 2020 dans les SESSAD* (Services Médico-Sociaux) et dans les CENTRES AERES depuis 2020
5e Action: chronique
Depuis 2020, on a une chronique « Les Amis des Animaux et de la Nature » qui a été diffusée dans Nice Matin, Kids Matin, Var Matin et Monaco Matin. On a fait plus de 40 interviews !
6e Action: on fait des Animations et de la sensibilisation dans les Magasins, dans les Centres Commerciaux , dans les salons
7e Action : on fait des expositions de dessins de sensibilisation on a plus 5000 dessins faits par des jeunes et des adultes
PRIX des jeunes héros des animaux de PETA 2021
Mimi Bekhechi Vice President, UK, Europe & Australia PETA
« Nous sommes impressionnés par les efforts déterminés de Nicolas et Mathilde, qui nous montrent qu’il n’y a pas d’âge pour écouter son cœur et aider ceux qui en ont le plus besoin, leurs actions dynamiques et bienveillantes pour améliorer le sort des animaux abandonnés et stopper le problème à la source (en favorisant l’adoption plutôt que l’achat) permettent d’inspirer petits et grands »
Le projet actuel des deux enfants est de produire un ouvrage sur les sauvetages car ils ont réalisé des sauvetages et Mathilde a tout consigné par écrit afin de relater ce qui s’est passé
Mathilde confirme qu’elle possède déjà une dizaine d’interview de personnes qui ont sauvé des animaux domestiques et sauvages et même certains de la ferme !
Visitez le site officiel de Darwin Forever
Vous pouvez vous aussi contribuer en participant à la cagnotte que les enfants ont mise en place :