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Gloire au Travail !

(L’éditorial de Christian Roblin paraîtra, désormais, les 1er et 15 de chaque mois.)

Combien d’entre nous avons si souvent entendu cette acclamation en loge ?

Avant que le travail ne devienne le caractère distinctif, l’essence même de l’humanité et, qu’au-delà  du facteur de production qu’il constitue, il contribue, sinon à une pleine réalisation de soi, du moins à un salutaire épanouissement personnel – notion qui poindra surtout à partir du XIXe siècle –, il aurait plongé ses racines – quoique certains récusent cette origine doloriste – dans une obscure étymologie latine qui désignait un instrument de torture croisant trois barres de bois : le tripalium (littéralement, composé de trois pieux) sur lequel on attachait le supplicié, alors un esclave rebelle ou plus tard un condamné. On s’en servit aussi pour ferrer ou soigner des mammifères d’une autre espèce. Allez savoir si, dans ces époques reculées, on n’aimait pas déjà davantage les animaux que les hommes…

Au XIIe siècle, comme le rappelle le linguiste Alain Rey, travailler signifiait encore tourmenter de cette façon. Ce n’est qu’à la Renaissance, selon l’historien Georges Lefranc, que le mot connaîtra son acception moderne, alors qu’au Moyen Âge, on préférait décalquer du latin deux vocables : labor, labeur, renvoyant au travail pénible, comme un châtiment consécutif au péché, et opus, ouvrage, se référant tantôt à une œuvre de création, tantôt à une activité naturelle.

C’est bien entre ces pôles qu’oscillent, d’un côté, beaucoup de nos contemporains qui se rendent au travail sans gloire[1] et, de l’autre, les francs-maçons qui chantent le travail comme un moteur puissant sur une voie royale…

Quant à la fête du Travail, on en trouve de nombreuses traces en France comme ailleurs[2]. Cette journée des travailleurs est fixée, dès 1793, dans le calendrier républicain de Fabre d’Églantine, au mois de septembre, tandis que Saint-Just, deux ans plus tard, l’institue au 1er pluviôse, soit le 20 janvier, mais l’usage ne survivra que cinq ans. À  New York, en 1885, après des grèves réprimées dans le sang, certaines organisations syndicales optent pour le 1er lundi de septembre, tandis que d’autres, qui l’emporteront, proposent le 1er mai.  Toutefois, c’est en 1920 que la Russie bolchévique décidera – pour le reste du monde, en définitive – que le 1er mai devienne une fête légale et sera, désormais, chômé. Dans un bel œcuménisme, en 1955, après avoir retenu sa ferveur pendant quelque trente-cinq ans, le Vatican, par la voix du pape Pie XII, célèbre, à son tour, Saint Joseph Travailleur, le 1er Mai, au tout début du mois marial.

Quant à nous, Francs-Maçons, nous honorons le travail car nous savons combien il faut se donner de la peine pour le perfectionnement de l’humanité, à commencer par nous-mêmes !


[1] Au-delà de cette expression qui marque ici l’absence d’éclat, la banalité voire l’ennui, la gloire dans la formule d’acclamation reprise en titre célèbre, certes, la splendeur du travail mais on ne saurait oublier que le terme de gloire désigne aussi l’auréole enveloppant le corps du Christ, dans certaines représentations artistiques, tout comme, dans nos temples, cet ornement triangulaire constitué de faisceaux de rayons.

[2] Cf., e. g., Maurice Dommanget, Histoire du premier mai, Éd. de la Tête de feuilles, 1972.

L’incroyable histoire d’une Loge cachée au cœur de l’Axarquía en Espagne

De notre confrère espagnol malagahoy.es

Les loges existent déjà et leur influence sur la société du XIXe et du début du XXe siècle était assez importante dans la péninsule ibérique. De nombreuses personnes qui sont entrées dans l’histoire espagnole ou portugaise se sont intéressées à la Franc-maçonnerie. Elle est entrée dans l’histoire, dans les livres ou les coutumes des lieux où ces types d’associations ont pris racine. Mais il y a un endroit dans l’Axarquia de Malaga comprenant moins de deux mille habitants dans lequel le travail d’un historien local a permis de découvrir des aspects perdus du passé de la ville, pour résoudre une question qui semble étrange : Y avait-il des Francs-maçons à Sayalonga ?

Sayalonga est situé à l’extrême Est de la province de Malaga. C’est proche d’endroits comme Vélez MálagaTriana Cútar et son passé mauresque marque le tracé de la ville qui a des rues étoilées (en particulier l’ allée de La Alcuza, qui mesure 56 centimètres à son point le plus étroit et est proche de la Plaza de La Constitución) et une architecture influencée par le style andalou. Sa production de nèfles est colossale par rapport à la population (elle peut atteindre 500 000 tonnes) et le slogan que les gens ont choisi est « Paraíso del níspero » (paradis des nèfles).

Mais son cimetière est particulier et c’est sans doute ce qui attire le plus l’attention de la commune : il est connu pour être un cimetière rond. Des travaux ont récemment été effectués pour enquêter sur sa construction et en réalité, il est octogonal. Il suffit de le visiter et d’observer le trottoir et les bords de la construction. Le premier signe qui concerne la franc-maçonnerie est que, bien qu’octogonal, il n’est pas lié aux francs-maçons.

Le cimetière de Sayalonga a été construit au milieu du XIXe siècle lorsque la franc-maçonnerie se développait dans diverses régions de la péninsule. Le travail de Valentín Fernández Camacho a résolu au fil du temps l’énigme du cimetière de Sayalongino.

Vue du cimetière de Sayalonga en 1934, alors qu'il n'y avait encore que des niches sur le pourtour.
Vue du cimetière de Sayalonga en 1934, alors qu’il n’y avait encore que des niches sur le pourtour. / MAYTE CORTÉS

D’abord le périmètre a été construit, plus tard des niches ont été ajoutées, en 1912 une salle a été construite pour les autopsies et les veillées qui devaient s’y tenir. Au milieu du XXe siècle, le pourtour du cimetière fut rempli de niches et elles furent construites au centre du cimetière, ce qui brise la structure qui avait été pensée au départ, mais qui était pourtant l’option choisie à l’époque.

Au cours des années de travail, Fernández Camacho a suivi la trace historique des francs-maçons dans sa ville. Lors des recherches aux Archives historiques nationales de Salamanque et aux Archives historiques de la Mairie de Vélez-Málaga, il n’y a aucune trace des noms des habitants de Sayalonga qui ont eu une activité liée à la franc-maçonnerie. Mais il a trouvé quelque chose dans le deuxième dossier qui l’a fait continuer sur la piste : des documents de la fondation de loges à cette époque dans les villes voisines d’Arenas et d’Algarrobo. Des lieux proches, avec une relation forte avec Sayalonga et c’est là qu’un document donné aux Archives de Sayalonga par le voisin Luis Gordillo Ariza a un impact : l’acte fondateur d’une « société ouvrière » appelée La Iniciación datant de 1920.

La couverture parfaite

Le nom « d’initiation » est particulier. Il semble avoir peu à voir avec les mouvements ouvriers de l’époque, en tout cas, le document ouvre la porte au chercheur pour mettre en ordre des informations qu’il a bien vérifiées. Il s’avère que le fondateur de l’entreprise n’est pas exactement un ouvrier, bien au contraire, il appartient à l’une des deux familles de l’aristocratie locale qui avait le plus d’influence dans la ville au XIXe et au début du XXe siècle, avec la terre et capacité économique supérieure à la moyenne locale. Il fait partie de la bourgeoisie de la région et la dénomination des travailleurs dans ces documents a à voir avec la langue des loges maçonniques. Tout porte donc à croire que la « société ouvrière » était une couverture parfaite pour une activité, la franc-maçonnerie, qui n’a pas toujours été dépénalisée en Espagne.

Outre les recherches documentaires, le cimetière compte au moins huit tombes de la fin du XIXe siècle dans lesquelles se trouve une symbologie associée aux sépultures habituelles de l’époque. De nombreuses niches semblent aujourd’hui blanchies à la chaux, mais elles contiennent des colonnes similaires à celles que la symbologie maçonnique identifie avec celles du temple de Salomon, des pierres tombales avec des pyramides tronquées ou des niches couronnées de triangles. Ce sont tous des symboles maçonniques et appartiennent à la même période historique, le milieu et la fin du XIXe siècle.

Dans la conclusion de son enquête, Fernández Camacho pointe également la création d’écoles pour garçons et filles, un médecin installé dans la ville et « l’implantation de la république à la fin du XIXe siècle ». De plus, il ajoute le sol en damier de l’église et quelques autres éléments architecturaux de la ville, tous de la même époque, comme signes qui confirment son hypothèse. Pour le chercheur, le travail de la franc-maçonnerie était de tenter d’améliorer les conditions de vie et la culture en général de la population et dans sa dernière note il confirme que « nous pouvons affirmer que Sayalonga a existé pendant quelques années au milieu et à la fin du 19ème siècle et le premier quart du 20è siècle une certaine implantation de la franc-maçonnerie ». Une belle histoire au paradis des nèfles.

Cadix est le centre de l’histoire de la franc-maçonnerie depuis ce vendredi

De notre confrère espagnol diariodecadiz.es – Par MELCHIOR MATEO

  • Les plus grands experts du domaine participent à un séminaire international qui a lieu à l’Ateneo
  • Les archives du plus important érudit latino-américain sont également remises à la Fondation Joly

Cadix célèbre depuis vendredi 29 avril et ce, jusqu’au 2 mai prochain le II Séminaire international permanent sur l’histoire de la franc-maçonnerie , coordonné par Yván Pozuelo Andrés, le célèbre « professeur des dizaines » qui depuis quelques mois fait l’objet de multiples débats sur sa méthode et sur la sanction qui lui est infligée. A cette occasion, son intervention se déroule en tant qu’expert de l’histoire de la franc-maçonnerie.

Ce séminaire réunit les 25 meilleurs spécialistes académiques du domaine sur un thème du séminaire qui sera « Franc-Maçonnerie, Mer et Migrations ».

Parmi eux, l’une des interventions sera celle du plus important historien de la franc-maçonnerie, l’historien jésuite José Antonio Ferrer Benimeli. Cet expert de l’Université de Saragosse donna la conférence inaugurale au siège d’Ateneo, Calle Ancha, intitulée « Cadix et Brest : premières loges du XIXe siècle ».

Il y a également le président du Centre d’études historiques de la franc-maçonnerie espagnole (CEHME), José-Leonardo Ruiz Sánchez , professeur à l’Université de Séville ; le directeur de la seule revue spécialisée sur ce sujet, REHMLAC+, Ricardo Martínez Esquivel , de l’Université du Costa Rica ; et avec le directeur de la Chaire ‘José Antonio Ferrer Benimeli’ de l’Université de Zacatecas (Mexique), Marco Antonio Flores Zavala . 

Dans ce cas, les orateurs ont une large représentation internationale avec des personnes d’Argentine, d’Équateur, des États-Unis, du Mexique, du Costa Rica, de France, d’Italie et d’autres régions espagnoles.

Ce séminaire coïncide avec le 50e anniversaire de la première thèse de doctorat soutenue à l’université sur la franc-maçonnerie, même sous le régime franquiste, par le professeur José Antonio Ferrer Benimeli. Cet ouvrage était  Relation entre l’Église et la franc-maçonnerie au XVIIIe siècle et Histoire de la franc-maçonnerie en Espagne au XVIIIe siècle  et, pour cette raison, a reçu des menaces et même des attaques de groupes d’extrême droite.

L’un des aspects les plus importants de ce séminaire est la remise officielle des archives du CEHME , le plus grand centre indépendant d’études historiques de la franc-maçonnerie au monde, à la Fondation Federico Joly Hörh de Cadix.

L’un des participants au séminaire, l’historien de Cadix Ángel Guisado, assure que l’une des raisons pour lesquelles ce séminaire se tiendra à Cadix est de relier les archives personnelles de Ferrer Benimeli du Centre d’étude de l’histoire de la franc-maçonnerie espagnole et celle que la Fondation Joly elle-même possédait déjà. A cela s’ajoute également « le poids historique que Cadix a eu dans l’évolution et le développement de la franc-maçonnerie ».

Guisado assure qu’à Cadix, il y a « la plus grande archive du travail de 50 ans du plus grand savant qu’il y ait eu sur la franc-maçonnerie en Espagne ».

Autour de Cádiz del Twelve, il y a une grande légende sur le poids que la franc-maçonnerie avait dans la première Constitution espagnole : « Ce n’est pas un produit de la franc-maçonnerie ou des francs-maçons. Une autre chose est qu’il y avait des députés francs-maçons et que certains des objectifs que la franc-maçonnerie préconisés coïncidaient avec les éclairés ».

Au cours du séminaire, neuf ouvrages académiques seront également présentés, dont Franco et la franc-maçonnerie , du chercheur Juan José Morales Ruiz , et du professeur Ferrer Benimeli, La franc-maçonnerie hispanique et ses luttes démocratiques. Rêves de liberté .

De plus, dans une clé de Cadix, le livre de l’expert en histoire de la franc-maçonnerie de Cadix, Antonio Morales Benítez , The America Lodge, miroir d’une société en crise, sera présenté. Franc-maçonnerie et francs-maçons à Ubrique (1882-1936).

Les chaînes qui nous entravent

Quelles raisons avons-nous de vivre ?

Comme on l’entend dire fréquemment, on ne demande pas à vivre ! On est là et ensuite il faut faire avec !

Il faut faire avec ce que l’on a : nos capacités physiques et intellectuelles pour « passer entre les gouttes » jusqu’à ce qu’elles s’épuisent et qu’un jour tout cela s’arrête !

Au total, on comprend très vite que notre existence ne dure qu’un temps et que nous serons vite remplacés.

Depuis la nuit des temps, les êtres humains ont imaginé que la vie ne s’arrêtait pas à cet espace-temps sur la terre ; ainsi en est-on venu à créer des religions !

Très vite on comprend que cela fait très plaisir de s’imaginer continuer à vivre dans un paradis.

Si notre corps nous donne du plaisir, est-ce que le plaisir est une raison de vivre ?

Les pulsions font partie de notre physiologie, doit-on s’en remettre à elles ?

Observer et apprendre est une nécessité, devons nous consacrer notre temps de vie à apprendre ?

Il est commun d’entendre dire que la fraternité est aussi une raison de vivre. Quand elle existe, c’est sûr que cela constitue un atout non négligeable mais il faut bien se rendre compte que la solitude est une compagne toujours présente.

L’amour du conjoint ou de la conjointe, de ses enfants, de ses parents, de ses sœurs et frères, est-il une raison de vivre ? Sûrement dans la mesure où il faut être en bonne santé pour pouvoir aimer les autres ; non, dans la mesure où nous ne pouvons pas les rendre responsables de notre qualité de vie !

Dieu est-il une raison de vivre ? La question ne se pose apparemment pas pour les croyants puisque le suicide est la plupart du temps interdit par les religions cependant Dieu n’est qu’un concept manipulé par les églises et comment être libre si on accepte de s’enchaîner à un dogme ?

A vrai dire, chacun/chacune s’invente des raisons. Celle que je vous propose n’est pas forcément la meilleure, mais elle a l’avantage de ne pas être trop hypocrite et délirante.

Partons de cette réalité du corps et de la connaissance que nous avons de son fonctionnement.

Ce qui est extraordinaire, c’est sa capacité à s’adapter !

Prenons l’exemple d’une voiture qui fonctionne au diesel ; si vous mettez dans le réservoir de l’essence sans plomb, il est clair que vous n’allez pas conduire longtemps.

Le corps, lui, il accepte tout. Bien sûr cela ne va pas lui faire du bien mais enfin il fonctionnera à sa manière avec quelques ratés.

Et bien, une raison de vivre c’est de respecter son corps.

Pour le respecter, il faut apprendre à le connaître et cela n’est pas si facile que cela car ce corps nous pousse aussi, et en même temps, à agir ; concilier l’action et la réflexion est tout un art que l’éducation n’apprend pas forcément.

On a coutume de distinguer le corps et l’esprit, mais n’est-ce pas un non-sens ? L’esprit fait partie du corps ; l’esprit n’a pas un fonctionnement particulier ; il lui faut de l’oxygène et des nutriments comme n’importe quelle autre partie du corps !

Globalement, ne pourrait-on pas reconnaître que nous passons une bonne partie de notre vie à nous créer des entraves au fonctionnement de nos corps ?

Nos compagnes les chaînes

Voici une petite liste non exhaustive de toutes les entraves que nous prenons parfois un malin plaisir à cultiver :

  • Les addictions : c’est un grand chapitre des différentes manières de compliquer notre vie ; du surpoids à l’usage toxicomane en passant par l’alcoolisme plus ou moins mondain, tout se passe comme si les êtres humains étaient incapables de trouver en eux-mêmes une motivation pour s’investir dans une tâche.
  • L’ambition : c’est l’incapacité de se satisfaire d’un fonctionnement basique pour s’imaginer « en haut de l’affiche » et utiliser tous les artifices pour y arriver ! En franc-maçonnerie on appelle cela la cordonnite chère à nos conseillers de l’ordre et aux hauts grades !
  • Les peurs : reliquats d’une enfance perturbée, elles ne peuvent être assumées qu’avec une aide psychothérapique ; ne pas vouloir s’en occuper expose à des inhibitions handicapantes.
  • Les désirs : La société a tendance à les valoriser « Vivez selon vos désirs ! » ; ce sont des pulsions qui méritent de ne pas y céder sans réflexion.
  • Le manque de confiance en soi : autre reliquat d’une enfance perturbée qui justifie un accompagnement.
  • La culpabilité : C’est une des grandes chaines qui entrave nos ressources naturelles. Une aide psychothérapique est indispensable pour en venir à bout.
  • Les pulsions : elles sont inhérentes à notre fonctionnement ; les contrôler fait partie de l’apprentissage.
  • La possession de biens matériels : c’est une manière de vivre qui est habituelle : valorisation sociale, témoignage de réussite, etc.  Comprendre que c’est une vanité sans intérêt est une étape dans la libération !
  • L’avarice : un élément qui rend impossible l’initiation ! Une réelle pathologie !
  • La mythomanie : un réflexe courant pour « paraître » exister !  A plaindre !
  • La paresse : avec l’âge, elle peut aboutir au « syndrome de Diogène » !
  • La maladie : vaste sujet. Pourquoi tombe-t-on malade ? Bien souvent la maladie est provoquée ! Maladie, désir de mort, en soi et chez les proches ? Bien sûr, elle se soigne, souvent mais pas toujours !
  • Le désordre :  Une manière de refuser l’ordre ? Une raison pour mieux se connaître !
  • L’obsession (parfois appelée maniaquerie) : On dit que le caractère obsessionnel convient très bien à la pratique rituelle ! Attention de ne pas en faire une idée fixe !
  • Le poids du passé (Une expérience traumatisante) : c’est le problème du deuil non accepté qui aboutit à ce qu’on appelle le syndrome du rétroviseur !  Une aide psychothérapique est indispensable.
  • L’éducation (le formatage) : tout le monde n’est pas capable de prendre des distances avec son éducation et de ne pas confondre apprentissage et affection.
  • Harcèlement, tyrannie d’un proche : Chez l’adulte, cela concerne généralement plus les femmes qui peuvent se sentir piégées dans une situation de contraintes multiples ; un accompagnement est souvent indispensable pour gérer toutes les conséquences d’une prise de distance.
  • Un environnement peu propice à l’épanouissement : que ce soit par l’habitat, par l’ambiance de travail ou par des conditions de transport, changer d’environnement n’est pas toujours facile à faire ! Être aidé pour envisagez toutes les possibilités s’avère indispensable !
  • Un problème physique, un complexe d’infériorité : Seule une aide peut permettre de vivre différemment.
  • La paranoïa : c’est une maladie psychiatrique et à ce titre il faut accepter les traitements.

Et en quoi l’idéal maçonnique peut nous concerner ?

La vie en loge maçonnique peut être comprise comme un apprentissage d’une méthode de libération de toutes ces entraves qui nous empêchent d’évoluer.

En loge, on peut trouver de l’aide, pour peu qu’on accepte de faire une démarche.

En loge, on peut avoir une perception de l’essentiel et de tout ce qui est superficiel.

Cet apprentissage nous permet un travail personnel qui va approfondir ces premiers acquis.

Naturellement, toutes les loges n’offrent pas ce climat favorable à une libération des chaines qui nous entravent ; il faut savoir être prudent et vigilant.

Concevoir la démarche maçonnique comme une voie de libération de toutes ces entraves qui pourrissent nos existences et qui nous amènent à une fin de vie dégradante m’apparaît être une voie pleine de développements. Pour y arriver il faudrait que des loges s’y intéressent et adaptent un rituel à trois degrés. Mais même aujourd’hui quel que soit le rituel, cette interprétation est possible et offre de belles joies.

Ukraine : Le Grand Maître de la franc-maçonnerie russe déclare « nous aidons les réfugiés fuyant vers le territoire russe »

De notre confrère italien gamegurus.it

« Je ne veux pas commenter l’opération militaire sur le territoire ukrainien, tout comme il n’y a eu aucun commentaire sur les guerres qui ont commencé avec Napoléon et se sont terminées avec l’Irak et la Syrie. La franc-maçonnerie ne commente pas la politique ! Ceci est écrit dans la Constitution maçonnique d’Anderson. » 

La seule chose que je peux dire, c’est que la Grande Loge de Russie a aidé les réfugiés ukrainiens fuyant vers le territoire russe et aussi ceux fuyant vers la Pologne ou la Roumanie ». C’est la déclaration faite pour AdnKronos, agence de presse italienne, par le Grand Maître de la Grande Loge de Russie, Andreï Vladimirovitch Bogdanov, qui a participé le 8 avril dernier à la « Gran Loggia 2022 » du Grand Orient d’Italie (GOI) qui s’est déroulée au Palais des congrès de Rimini, en présence également du Grand Maître de la Grande Loge d’Ukraine, Anatoliy Dymchuk. « À ce jour – ajoute-t-il – on peut voir que la franc-maçonnerie régulière est restée l’un de ces ponts de dialogue entre les civilisations de la Russie et de l’Occident. Je suis sûr que la franc-maçonnerie remplira dignement cette mission même dans cette phase moderne ».

Andreï Bogdanov s’attarde ensuite sur les propos très durs tenus ces derniers jours par le Grand Maître de la Grande Loge d’Ukraine, Dymchuk, qui au journal « AdnKronos », entre autres, a déclaré :

« Nous ne reconnaissons pas la Grande Loge russe, ce sont eux qui ont été les premiers à nous renier »

« en Russie, il y a un régime totalitaire, c’est pourquoi les francs-maçons libres, par définition, ne peuvent pas exister en Russie ». 

Des propos qui font dire au Grand Maître de la Grande Loge de Russie Andreï Bogdanov :

« Je ne commenterai pas les déclarations politiques de mon « frère » Grand Maître de la Grande Loge d’Ukraine, je peux seulement dire que la Grande Loge de Russie est reconnue par le Ministère de la Justice de la Fédération de Russie. Dans son activité, elle respecte la Constitution de la Fédération de Russie et la Constitution maçonnique d’Anderson. Tout au long de son existence (depuis 1995), la Grande Loge de Russie ne s’est jamais ingérée dans les affaires de l’État. Je peux souligner qu’aujourd’hui, dans les limites de la franc-maçonnerie régulière et reconnue, l’un des rares « ponts » entre la civilisation occidentale et la Russie est resté. Et nous l’apprécions beaucoup. »

29 mars 2022… Quand la bourse fait trembloter les grandes Obédiences

Si, selon certains chercheurs en neurosciences à l’Université de Washington, 10h30 est l’heure idéale pour boire un café, l’est-elle aussi pour recevoir un coup de fil ? En vérité, je vous le dis, je reçois un appel du service communication du Droit Humain :

« Franck, je t’informe qu’une journaliste prépare un article sur la Franc-maçonnerie. Elle enquête plus particulièrement sur OnVaRentrer.fr. Tu vas certainement en entendre parler »

Le même jour, deux heures plus tard… Deuxième coup de fil, mais cette fois, d’un émissaire de la Grande Loge de France : « Franck, je t’informe qu’une journaliste prépare un article sur la Franc-maçonnerie. Elle enquête plus particulièrement sur… »

Et pour ne pas faire mentir une expression remontant, semble-t-il, au XIIIe siècle: « tierce fois, c’est droit », c’est-à-dire « jamais deux sans trois », un troisième appel, cette fois-ci de la Grande Loge Féminine de France… Même objet, même information !

Puis un quatrième provenant du Grand Orient de France, etc.

Soudainement, les grandes Obédiences m’invitent, qui à déjeuner, qui à prendre le café… Quel est donc cet intérêt soudain pour On Va Rentrer ?

Je ne mets pas très longtemps à le découvrir : la bourse… aux profanes !

Une journaliste s’est mis en tête qu’une entreprise sournoise et délétère se cache probablement sous ce nom de « Bourse aux Profanes ». Qui dit Bourse dit de proche en proche délit… d’initié. Logique, nous sommes en Maçonnerie.

Comme le rendez-vous est pris avec les Obédiences inquiètes de l’appel de cette journaliste indépendante collaborant à un grand magazine d’actualité hebdomadaire, j’ai quelques jours devant moi pour comprendre ce qui peut bien intéresser les lecteurs de ce journal qui se veut « de combat et d’opinion », à propos du Réseau très discret, mais en rien secret ni dissimulé OnVaRentrer (OVR, pour les intimes).

Nora Bussigny – Source Babelio

Deux jours plus tard, la réponse arrive. Je reçois un appel de la jeune journaliste Nora Bussigny. Enfin, le voile se lève…

Nora Bussigny : « Bonjour, je prépare un article sur la Franc-maçonnerie. J’ai été interpelée par votre Bourse aux Profanes, pouvez-vous m’en dire plus… ?

Franck : C’est très simple, j’ai créé un site communautaire de petites annonces entre Francs-maçons en octobre 2016. Nous sommes aujourd’hui 5150 membres. L’idée m’est venue en 2017 de profiter des visiteurs profanes – comprenez non encore initiés, qui auraient l’intention de frapper à la porte du temple -, qui viennent sur les sites Internet des livres que j’écris pour leur proposer de les mettre en relation avec les Loges qui recherchent de nouveaux membres…

Nora Bussigny : Tout cela est-il payant ou engageant ?

Franck : Absolument pas, tout est gratuit pour les profanes et sans aucun engagement. Tout est aussi gratuit pour les Loges intéressées. Le site ne rabat aucune candidature sur aucune Loge. Il suffit de procéder soi-même à une sélection géographique et la mise en relation est le fruit des protagonistes eux-mêmes. En confidence, j’ajouterai même que je n’ai, pour ma part, jamais fait appel à la Bourse pour ma propre Loge. Je laisse toutes les candidatures à la libre disposition des Loges en demande.

Nora Bussigny : Vous apportez combien de profanes aux Loges chaque année avec votre Bourse ?

Franck : Depuis 2017, cette chaîne de solidarité engendre chaque année plus de 1000 candidatures auprès des Loges de la France entière, toutes Obédiences confondues et sans aucune discrimination.

Nora Bussigny : Mais quel est votre intérêt à faire tout ce travail, si c’est gratuit ?

Franck : Certains consacrent leur temps libre à la vie d’une association sociale, culturelle ou sportive. Pour ma part, je le consacre à créer du lien en maçonnerie. C’est pour cela que j’ai créé le Réseau On Va Rentrer qui génère des milliers de petites annonces pour faciliter la vie des maçons ou encore cette Bourse des profanes qui a permis jusqu’aujourd’hui à des milliers de profanes de trouver une Loge près de chez eux.

Nora Bussigny : Vous avez aussi créé un journal d’information maçonnique en continu : 450.fm ?

Oui, depuis l’an dernier, avec une trentaine de Sœurs et de Frères d’Obédiences diverses, sans aucune exclusive, nous avons créé un journal maçonnique gratuit qui diffuse une info maçonnique toutes les deux heures : www.450.fm. Nous souhaitons seulement être un trait d’union dans une franc-maçonnerie française et francophone un peu plus éparse que ce que l’on trouve en général à l’étranger et ce, en lui proposant le reflet le plus large possible de son actualité, aussi bien en termes d’événements que de préoccupations ou de centres d’intérêt. Nous espérons ainsi dynamiser notre Fraternité dans toutes ses composantes et dans toute sa richesse.

Nora Bussigny : Merci pour vos réponses et bonne chance pour votre Réseau et votre journal ! »

            ***

Depuis, plus de nouvelle de Nora Bussigny, ni de son article. De mon côté, le service après-vente de cette affaire n’est pas terminé car mes rencontres avec les Obédiences se poursuivent. La question centrale m’est posée dans ces termes :

« Pourquoi faire tout cela ? Quel est l’objectif final ? »
Ma répo
nse : « Pour la Fraternité ! »

Je revois la tête de quelques dignitaires me soupesant d’un regard soupçonneux et j’entends encore l’un d’entre eux reformuler ses doutes :

« D’accord, je comprends… mais, la vraie raison de tout cela, quelle est-elle ? Tu as forcément un objectif»

Je dois vous avouer que je me suis retenu de répliquer avec ironie :

« Me voilà démasqué : le moment venu, je lancerai une OPA inamicale sur ton Obédience. Je prendrai subrepticement le contrôle de la Grande Maîtrise et je ne m’arrêterai pas en si bon chemin, soyons clair, mon but ultime est de devenir Maître du Monde. »

N’est-il pas étrange que, même en Franc-maçonnerie, LE SENS DU PARTAGE, le bénévolat, l’entraide, LA SOLIDARITÉ, C.-à-D., SOUS UNE FORME OU SOUS UNE AUTRE, l’amour du prochain, PUISSENT susciteR UNE TELLE suspicion ? CERTAINS AurAIENT-ILS OUBLIé nos valeurs ? Peut-être devrions-nous y réfléchir PLUS PROFONDéMENT, afin de retrouver CETTE SAINE CONSCIENCE qui SEMBLE PARFOIS manqueR à CEUX QUI PRéTENDENT pourtant PRATIQUER L’Art Royal à DES DEGRéS AVANCéS.

Pour se quitter sur une note positive, laissons le dernier mot aux Compagnons du Devoir :

« Bien faire et faire le bien »


Fidèles à l’adage de l’Association :

« Ni s’asservir, ni se servir, mais servir »

Franck Fouqueray

Autre article sur ce thème

Le cahier de vacances du franc-maçon

Programme officiel – Apprenti, 102 pages/Programme officiel – Compagnon, 108 pages/Programme officiel – Maître, 96 pages

Luc Apante ; illustration François Morel – Dervy-Livres, 2022, 11,90 € chaque cahier

À paraître le 5 mai 2022

Présentation de l’éditeur

ÊTRE SÉRIEUX SANS SE PRENDRE AU SÉRIEUX…

Telle pourrait être la devise des cahiers de vacances du franc-maçon.

En 90 questions-réponses à choix multiples, ce cahier de vacances va non seulement vous permettre de réviser et de revisiter l’essentiel de ce qu’il vous faut savoir à votre degré en matière de symbolique et d’histoire, mais aussi d’aborder des thèmes de réflexion. Chaque question comporte, bien entendu, au moins un piège, sinon ce ne serait pas drôle. À ces questions de Luc Apante, souvent érudites, François Morel apporte, de son trait incisif, son ironie, sa raillerie et sa fantaisie, venant ainsi souligner au moment opportun le comique d’une situation ou d’une question.

Le sens de l’humour bien développé dans ces cahiers donnera plus d’équilibre à vos pas sur la corde raide de votre vie initiatique. Et puis, vous pourrez agrémenter les agapes en posant quelques  » colles  » à vos FF et / ou SS… L’humour n’est-il pas le chemin le plus court d’un humain vers un autre ?

Biographie de l’auteur :L’auteur, qui souhaite garder son anonymat en prenant un nom de plume, écrit régulièrement dans diverses revues maçonniques. Si nous devions jouer au Maçon mystère, nous dirions qu’il est ancien premier Grand Maître Adjoint de la Grande Loge de France…

Biographie de l’illustrateur :François Morel auteur, en 2018, de Les Colonnes sont Muettes nous a fait parvenir sa bio que nous vous livrons telle que nous l’avons reçue : « Date de naissance : 14 juillet 19 44 prématuré (7 mois) d’un père Pasteur et d’une mère au foyer. Lieu de naissance : les sœurs diaconesse Paris XIIe. Brevet sportif scolaire 1956. Certificat d’études (de justesse) : école Ambroise Thomas Argenteuil. Collège technique Jean-Jaurès Argenteuil : CAP tourneur. Service militaire classe 63 2C (quelques bons souvenirs et des bons potes). Mariage février 1967 avec Monique, 2 mômes (tout le monde va bien). Parcours universitaire et professionnel atypique mais passionnant ! C’est la vie. »

[NRLR : Quant à l’horizon se profile déjà les vacances, vient donc le temps des cahiers de vacances.

Remarquez qu’il existe un cahier de vacances CM1 (cours maçonnique pour Apprenti ?) et un cahier CM2 (cours maçonnique pour Compagnon ?), mais pas de cahier CM3 !!!

À noter que dans le passé les cours maçonniques existaient et ce dès le XIXe siècle, avec les « Cours pratique de Franc-Maçonnerie publié sur la demande et sous les auspices de la RL Isis-Montion second cahier, Grade de Compagnon », seconde édition, par le F C Dupontés, Paris, Chez l’auteur, au Bureau de l’Encyclopédie Maçonnique, rue St-Denis, 279, près des Bains St-Sauveur, 1843. Cet opuscule (86 pages), quoique annoncé comme un supplément à « L’Encyclopédie Maçonnique », est un ouvrage complet.

Ou encore avec le « Cours Complet de Maçonnerie ou Histoire générale de l’Initiation, depuis son origine jusqu’à son institution en France » du Dr Pierre-Gérard Vassal (Pais, Chez l’auteur, 1832)…

Dans le tome consacré à au grade d’Apprenti, publié de 2016 à 2018 tout comme les deux suivants, l’ouvrage s’ouvre dans son chapitre 1 « Réponse au premier degré – le cabinet de réflexion ou la chambre de préparation » pour s’achever, en 90 questions, avec « Personnages et attitudes en loge ». De quoi occuper votre été !

Rassurez-vous, fort heureusement, le corrigé se trouve page 63 et suivantes.]

Gros plan sur le Rite Français (Podcast de la Loge)

Dans notre série de podcasts, découverte du site « La Loge », ce troisième volet nous conduit à écouter l’histoire du Rite Français !

De sa création à son expansion en France comme en Europe, un récit passionnant conté par notre invité Jacques Olivier !

durée : 52 min et 32 secondes

Le Rite français, ou Rite français moderne, ou encore Rite moderne est un rite maçonnique constitué et codifié par le Grand Orient de France en 1783-1786 sous le nom de « Rit 1 en 7 grades suivant le Régime du Grand Orient de France ». Consubstantiel à la naissance du Grand Orient de France, il est son rite de fondation créé en vue d’unifier les pratiques de ses loges. Descendant en droite ligne des usages premiers de la franc-maçonnerie, il contient et véhicule les plus anciennes traditions rituelles et initiatiques de la franc-maçonnerie nées en Écosse, puis en Angleterre. La codification du xviiie siècle le structure en deux composantes graduelles, une symbolique en trois grades et une philosophique qui prend le nom au xxe siècle d’« Ordre de Sagesse », en quatre ordres. Un cinquième ordre, administratif et conservatoire clôture cette codification.

Publié en 1801 sous le titre de Régulateur du Maçon, il est depuis cette date son rite officiel et reste intimement lié à la naissance de la franc-maçonnerie continentale notamment en France. Au cours de l’histoire, il évolue vers des versions qui accompagnent souvent les évolutions que connait la société française. Sa diffusion en Europe et dans le monde s’accompagne parfois d’un retour aux pratiques originelles réactivées en France à compter de la seconde moitié du xxe siècle. Le Rite français est au xxie siècle pratiqué sous différentes formes par plusieurs obédiences maçonniques françaises, européennes et latino-américaines.

Construire Dieu et le monde-Regards d’un franc-maçon

Marc Halévy – Académie maçonnique Provence-Éditions Ubik, Coll. Regards croisés, 2022, 142 pages, 15 €

Présentation de l’éditeur 

Le Réel est un processus en marche, un vaste chantier où tout ce qui existe et évolue, a un rôle à jouer afin d’accomplir le divin dans et par le monde.

Le franc-maçon est œuvrier de ce chantier-là ! Construire Dieu et le monde.

Quelle plus belle vocation ? Construire le monde pour Dieu. Construire Dieu pour le monde.

Car Dieu reste à construire pour et dans le monde des hommes. Le divin est déjà là, depuis toujours…  mais il faut encore que les initiés le révèlent aux humains et les sortent de leurs croyances puériles, quasi magiques ou féériques, quasi miraculeuses et surnaturelles. Dieu est latent… non en lui-même, mais aux yeux des humains. Il reste à construire au travers de la construction du monde, du Réel : un hymne de pierre, un hymne de vie, un hymne à l’Esprit.

Et construire, c’est bien l’Art royal que pratiquent les francs-maçons, ces derniers initiés de l’Occident passés au travers du nihilisme des deux derniers siècles, ces héritiers des constructeurs de cathédrales dont les outils de fer sont devenus des symboles de verre.

Biographie de l’auteur

Marc Halévy est un physicien et philosophe français né à Bruxelles, spécialisé dans les sciences de la complexité. Il a également publié de nombreux ouvrages sur la Kabbale dont il est spécialiste, la spiritualité, l’alchimie et l’hermétisme, l’éloge du romantisme et l’éloge des esprits libres (De Lao Tseu à Nietzsche), ainsi que sur le Grand Architecte de l’Univers, des lectures sur la Tao, le sens du divin, la pensée hébraïque et la philosophie maçonnique.

[NDLR : Coédité par l’Académie Maçonnique Provence et les Éditions UBIK, le dernier ouvrage de Marc Halévy, membre de la Respectable Loge « La Parfaite Fraternité » n° 20, à l’Orient de Mons (Grande Loge Régulière de Belgique) « Construire Dieu et le monde », sous-titré « Regard d’un franc-maçon » semble être un projet des plus ambitieux ! Cependant, il gagne son pari ! En 142 pages, l’auteur, qui a su choisir notre Frère Jean-Jacques Zambrowski, Grand Maître Honoris Causa de la Grande Loge de France en qualité de préfacier, nous fait participer à une construction d’un monde qui nous dépasse.

Même si construire est la réalisation d’un édifice, intérieur sans doute, tant il est vrai que chaque Maçon travaille individuellement à l’édification de son temple intérieur sans oublier qu’il doit aussi porter parmi les autres hommes les vertus dont il a juré de donner exemple et donc de construire à l’extérieur un monde meilleur.

Construction donc qui ne saurait se passer de Dieu, Grand Architecte de l ‘Univers… Ce que tout Frères réguliers reconnaît en une Franc-Maçonnerie associant des hommes libres et indépendants en quête d’élévation spirituelle et de perfectionnement moral, qui mettent en pratique un idéal de paix, d’amour et de fraternité. Une Maçonnerie de tradition et universelle.

D’ailleurs, « Construire » est le titre choisi par Marc Halévy pour son prologue. Avant de passer à l’étude la notion du « Un » dans différentes pratiques et croyances en usage, s’appuyant sur des textes philosophiques ou historiques notamment à travers une analyse du panthéisme où l’auteur pose la question de Dieu.

Il aborde des questions touchant au centre d’intérêt de tout homme en quête comme les théories expliquant la formation de l’Univers, de savoir où trouver Dieu ou encore de la souffrance face au Créateur.

Dans son épilogue, Marc Halévy porte bien un regard de Franc-Maçon spécifiant qu’après des âges ontiques et messianiques, nous entrons dans un âge initiatique.

Nous notons l’emploi du mot téléosophique synonyme de téléocentrisme, en rapport avec l’Intention du réel ou la Construction du Réel. Et de se poser les trois questions existentielles : « Ou suis-je ? », « Qui suis-je ? » et Que fais-je ? »

Puisse cet ouvrage nous faire encore plus prendre conscience que notre Ancienne et Très Vénérable Fraternité des Maçons Francs et Acceptés, Ordre maçonnique initiatique et traditionnel, repose sur la foi en Dieu et surtout l’exercice des vertus…

Pour mémoire, Ubik Éditions est une association d’amateurs passionnés réunis pour initier toute action visant à mettre à la disposition du public en général, ou de certains publics particuliers, des contenus culturels relatifs à la Tradition, au symbolisme, à l’ésotérisme, à la philosophie ou à la connaissance en général.]

Conférence publique à Saverne le 4 mai par Amande Pichegru, Grand Maître National du DROIT HUMAIN

A l’initiative de deux loges du DROIT HUMAIN de Saverne et d’Haguenau, Amande PICHEGRU donnera une conférence publique sur le thème « La Franc-maçonnerie du DROIT HUMAIN – Voyage en mixitéS » ce mercredi 4 mai 2022 à 19h45 au Château des Rohan à Saverne. L’entrée est libre et gratuite. Un verre de l’amitié clôturera cette conférence.

L’obédience est implantée en Alsace depuis 1926. Amande PICHEGRU, strasbourgeoise, est par ailleurs la première femme alsacienne élue à la tête de la Fédération française du DROIT HUMAIN.

En savoir plus sur le DROIT HUMAIN : www.droithumain-france.org