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Londres : Commémoration des 300 ans de la franc-maçonnerie en présence du duc de Kent, Grand Maître (Vidéo)

De notre confrère italien ilgiornaleditalia.it

La cérémonie célébrant les 300 ans de la franc-maçonnerie moderne s’est tenue à Londres au Royal Albert Hall, en présence du Grand Maître de la Grande Loge Unie d’Angleterre, Son Altesse Royale le duc de Kent.

La vidéo représente la cérémonie de célébration des 300 ans de la franc-maçonnerie anglaise dont les origines remontent au 24 juin 1717. Elle s’est tenue à Londres au Royal Albert Hall, avec la participation de 5000 francs-maçons anglais mais aussi du monde entier. Cette cérémonie était présidée par le Grand Maître, le duc de Kent. La Grande Loge Unie d’Angleterre est surnommée la « Mother Lodge ». 

C’est la tradition de la franc-maçonnerie anglaise que le Grand Maître est le roi. Comme les femmes ne sont pas autorisées, lorsqu’une reine siège sur le trône, le Grand Maître est l’aristocrate le plus proche de la Couronne. Avec Elizabeth II, le Grand Maître est le duc de Kent. La Grande Loge Unie d’Angleterre en 1993 a retiré la reconnaissance du Grand Orient d’Italie – qui lui est désormais reconnue par la Grande Loge Nationale Française – et l’a donnée à la Grande Loge Régulière d’Italie fondée par Giuliano Di Bernardo, qui la détient toujours.

Francs-maçons ukrainiens et russes se sont rencontrées à Rimini lors du convent du GO d’Italie

De notre confrère italien blitzquotidiano.it – Par Lorenzo Briotti

Une trentaine de délégations maçonniques étrangères ont participé au Convent 2022 baptisé cette année « Science et Savoir », le traditionnel rendez-vous annuel du Grand Orient d’Italie. Parmi eux étaient présents la Grande Loge d’Ukraine et la Grande Loge de Russie. Aux représentants des Obédiences, le Grand Maître Stefano Bisi, lors de son discours, a souhaité lancer un appel :

« C’est un drame qui touche nos cœurs, nos corps, et nous espérons qu’à la fin la raison l’emportera et que les armes se tairont bientôt. Chaque homme, chaque franc-maçon doit apporter une brique pour construire la paix. Et vous qui êtes ici, chers frères, Fatih Sahin, Grand Secrétaire, et Maurizio Longo, Grand Secrétaire adjoint de la Grande Loge d’Ukraine, et cher frère Andrey Bogdanov, Grand Maître de la Grande Loge de Russie, faites tout ce qui est dans votre pouvoir pour que la paix et l’harmonie règnent parmi vos peuples. Faites tout votre possible, mais aussi l’impossible pour que les tranchées soient remplies de fleurs et d’arbres, qui porteront des fruits que nous partagerons ensuite lorsque nous mangerons à la même table, l’un à côté de l’autre ».

« Nous, francs-maçons, sommes des artisans de paix »

« Nous vivons dans une situation très dangereuse qui nous fait craindre des catastrophes si nous ne parvenons pas à gagner le bon sens et la paix. Nous, francs-maçons, sommes des bâtisseurs de ponts de paix et non de tranchées et nous nous souvenons, et nous rappelons à ceux qui ont la possibilité de définir les destinées du monde, que la paix se construit en temps de… paix. Quand les bombes pleuvent, quand il y a des massacres, quand des villes sont rasées, quand il y a des millions de réfugiés, c’est plus difficile de parler de paix, c’est plus difficile de chercher des compromis ».

Pendant les travaux de la Grande Loge, il y avait aussi une connexion directe avec l’Ukraine avec le Grand Maître Anatoly Dymchuck avec qui chacun travaille depuis le 8 mars pour coordonner des actions de solidarité en faveur des frères touchés par la guerre.

Gros plan sur notre confrère Hiram.be (Podcast de la Loge)

Notre série quotidienne de « La Loge » nous conduit aujourd’hui à découvrir grâce à son animateur Géplu, le blog Hiram.be

Debout, et à l’ordre !

Je me revois le bandeau tombé, figé, ému, et ébloui dans la lumière, au soir de mon initiation, il y a près de quarante ans. Précisément, les pieds en équerre, le bras et la main droite de même, sur ma gorge. J’apprenais du Vénérable Maître en chaire, lui-même porteur de l’équerre, que j’étais une pierre à tailler, à polir, et que ma posture – debout, et à l’ordre – indiquait la façon d’être et d’agir du franc-maçon, toujours soucieux d’équité.

J’enregistrais aussi que, avec ce signe d’ordre de l’apprenti, j’étais tout autant en train de contenir le bouillonnement de mes passions que d’empêcher ma bouche de révéler quelque secret. De la sorte, je sentais en même temps, la symbolique de cette équerre s’inscrire dans mon corps « pétrifié », si je puis dire, des pieds à la tête !

Je n’ai jamais oublié cette image et cette sensation d’être à la fois une pierre et un outil vivants. Une pierre certes encore rugueuse aujourd’hui, mais un outil vigilant qui me rappelle constamment la nécessité d’être d’équerre, en toutes situations. La théorie du « modèle et de l’écart », en somme, qui invite à l’effort constant pour se parfaire. L’homme est en soi un projet. Or, comment élever un édifice si le socle n’est pas plan, si les pierres empilées ne sont pas rectilignes ? Et par métaphore, comment bien réaliser une œuvre, si elle n’est pas auparavant planifiée grâce à notre équerre mentale ?! Comment, de la même manière, bien communiquer avec l’autre, au sens de mettre en commun, de communier, si l’argumentation des interlocuteurs n’est pas contrôlée et ne tient pas debout, au double sens du terme ?!

Il m’arrive souvent en loge, comme à chacun de nous, de chercher du regard le concours, la médiation du symbole. Contempler, c’est s’initier ! Une façon, par projection, de nourrir mon imaginaire et me recharger en énergie, en volonté, en créativité. J’aime voir ainsi, dans la branche verticale de l’équerre dressée, la représentation de l’être unique, droit, réfléchi, le front dans les étoiles mais bien campé sur ses pieds, et dans sa branche horizontale, l’être social, soucieux de l’autre et qui va vers lui les mains ouvertes. Je vois encore, dessinés dans l’espace par l’équerre, la construction qui monte à l’assaut du ciel, et devant moi, prolongeant la branche la plus longue, un pont qui s’offre à mes pas, pour me relier aux rives du monde. Puisque, de fait, dans la cité comme en maçonnerie, en hauteur comme en longueur, il n’est d’être qu’en relation.

Mot du mois : Coeur

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Ah, ce cœur qui se met à battre dès que la vie pointe son nez… avec ses petites oreilles, oreillettes, et ses petits ventres, ventricules. Comme un centre de référence autour duquel toute l’existence va organiser son cheminement, physique et mental, sentimental et fébrile.

Le sémantisme indo-européen *kerd induit l’ambiguïté entre le corps et le sentiment, puisqu’il signifie le cœur ainsi que la moelle.

Le grec en infère *cardios, qui se référera plutôt au domaine médical de la cardiologie. La médecine antique connaît évidemment l’organe que révèle une simple ouverture thoracique, mais son rôle de pompe régulatrice restera méconnu jusqu’à ce que le circuit artériel et veineux livre son mystère. Cœur et sang sont au cœur de la vie, le sang *sanguis, qui s’écoule, et le sang qui jaillit de la blessure, *cruor, avec sa charge de cruauté. Toujours l’ambivalence.

Le latin enrichit le radical de nombre de préfixes, qui oscillent entre la cordialité et la concorde, le cordial revigorant en cas de submersion nauséeuse, l’accord, la concorde etles accordailles, le désaccord et la discorde.

Le cœur entre dans la composition de beaucoup d’expressions, qui relèvent elles aussi de l’ambivalence première, physique ou sentimentale. Crève-cœur, accroche-cœur, sans cœur, haut-le-cœur.

Mais il est à noter que la réaction physique est toujours première, dans la conception et la formulation que les Anciens font des mouvements du cœur. Qu’on soit écœuré, courageux ou découragé, plein de rancœur, qu’on prenne son courage à deux mains, c’est d’abord le corps qui s’exprime. Et l’encouragement se manifeste par le geste avant le mot, la main tendue de la miséricorde, le cri inarticulé avant la parole organisée.

La langue est implicitement consciente de la signification trouble de ce cœur, qui se serre de tristesse, par lequel on sait, retient, récite par cœur, qui marque la détermination quand on a à cœur de bien faire. Et la main sur le cœur authentifie la sincérité des propos.

Une peine de cœur chagrine les sentiments, le mal de cœur tangue au bord de la nausée.

On se confie à cœur ouvert, se livre à cœur perdu, s’aime à cœur-que-veux-tu.

A cœur perdu ? Pourquoi ne pas dire à cœur gagné, enrichi … de tout ce que m’offrent l’Autre à mes côtés et le monde alentour, quand je les accueille sans réticence ?

Un bien difficile équilibre à établir et maintenir entre les élans du cœur et la froide retenue de la raison… La spontanéité brouillonne, généreuse, des sentiments et la nécessaire lucidité de la mise en perspective.

Et Jules Renard ironise : « N’écoutant que son courage qui ne lui disait rien, il se garda d’intervenir. »

Annick DROGOU

Le cœur, c’est la vie. La vie qui bat et palpite. Pour quoi, pour qui ? Pour la vie qui va, qui vit. C’est à la fois l’intime, dans le secret du cœur, taiseux en notre for intérieur, et aussi ce cœur qui bondit, s’émeut et toujours répond à l’univers et s’y accorde. Sursum corda ! Haut les cœurs ! Cœur-courage, toujours l’élan vital issu de l’organe le plus caché, niché au sein de toute créature. Comme le noyau ou la graine contiennent la promesse du fruit.

Organe et symbole, le cœur, cet autre mot de l’âme, ne va pas sans le don, la générosité. On ne peut manquer de cœur. De bon cœur auquel, toujours, s’associe la joie. Cœur brûlant de la promesse. Tout est affaire de cœur. La source de l’amour, de toutes les amours, des plus charnelles et érotiques aux plus gratuites et charitables. Car ce cœur si personnel, si individuel, ne sait pas, ne peut pas battre qu’à son unique profit. Son battement est diapason et métronome, à la recherche de l’accord parfait et du rythme universel.

À cœur perdu… Le cœur n’est rien sans le souffle, sans la formidable soufflerie de nos poumons. Invitation sans cesse renouvelée à la respiration du monde et l’aventure cosmique, sans laquelle ce cœur n’est rien qu’un muscle inutile. Alors, pourquoi de battre ton cœur s’est-il arrêté, toi qui vivais si fort ? Vous que j’aimais, j’entends toujours l’écho de votre cœur battant dans une éternelle et fragile concorde.

Jean DUMONTEIL

3 maçons, dont un monarchiste, pour le chant de la République

De notre confrère argentin urgente24.com

Un Franc-maçon commanda l’Hymne, un franc-maçon le composa et à la franc-maçonnerie il fut dédié : République et histoire cachée de La Marseillaise.

Alors que la Révolution française se poursuivait, les monarchies européennes craignaient que la ferveur révolutionnaire ne se propage dans leurs pays. La République n’était pas la bienvenue car elle mettait en péril toutes les maisons royales. Il fallait envahir la France, gagner Paris et réinstaller le monarque.

La coalition faisait tous les efforts utiles pour arrêter la Révolution, ou du moins la limiter à la France. 2 armées de la Coalition (Autriche + Prusse) envahissent le pays par le Nord.

Le 25/04/1792 , le baron Philippe-Frédéric de Dietrich, maire de Strasbourg, et vénérable maître de la loge maçonnique locale, demande à son hôte, Le Frère Claude Joseph Rouget de Lisle, de composer une chanson qui réunirait « L’unité des soldats venus de partout pour défendre leur patrie menacée ».

Cette nuit-là, Rouget de Lisle composa le Chant de guerre pour l’Armée du Rhin.

Strasbourg elle-même fut attaquée quelques jours plus tard. Mais en septembre, se déroula la bataille de Valmy : les généraux François Kellermann et Charles Dumouriez battirent les troupes prussiennes commandées par Charles Guillaume Ferdinand, duc de Brunswick-Lunebourg, prince de Brunswick-Wolfenbüttel , alors qu’elles tentaient d’entrer dans Paris.

Dietrich fut guillotiné en 1793 pendant le règne de la Terreur, exemple de l’inacceptabilité des États « d’exception » et de leurs comités fascistes de salut public qui laissent le pouvoir à Maximilien Robespierre au pouvoir.

L’époque

En France en 1789, la moitié des hommes et plus de 70 % des femmes ne savaient pas lire : les chansons, outil culturel de tradition orale, étaient des mécanismes de transmission d’idées, de slogans et de propositions.

Entre 1789 et 1800, près de 200 hymnes et plus de 2 000 chansons populaires à contenu politique furent dénombrées dans cette France.

Alors que les hymnes étaient commandés par les autorités pour des cérémonies officielles (chœurs, chants funéraires, odes), les chants avaient un caractère populaire.

Il y avait des auteurs, des « chansonniers », qui chantaient et vendaient leurs compositions (ou celles d’autres) dans les lieux les plus fréquentés de Paris, comme le Pont Neuf, le Palais Royal ou les Champs-Elysées. D’autres avaient simplement conçu une parole qui pourrait être chantée sur un air familier (d’une opérette, d’un vaudeville ou d’une chanson folklorique). Ces « paroliers » étaient presque toujours anonymes.

La Révolution traversait une phase dramatique : l’hostilité intérieure contre Louis XVI avait alarmé les monarchies absolutistes européennes, et en août 1791 l’empereur Léopold II et le roi de Prusse lancèrent un ultimatum à l’Assemblée nationale. Le 20/04/1792, l’Assemblée nationale approuva la déclaration de guerre à l’Autriche.

Le maire de Strasbourg, en commandant l’hymne 4 jours après la déclaration de guerre, voulu remonter le moral des volontaires. Le chœur devait dire : « Aux armes, citoyens ! , comme les annonces collées sur les murs de la ville qui invitaient les hommes adultes à s’enrôler.

Paroles et musique d'un hymne immortel.

Paroles et musique d’un hymne immortel.

La mélodie

Claude Joseph Rouget de Lisle était militaire et à 24 ans, après avoir obtenu sa promotion d’officier, il entra chez « Les Frères discrets » , une loge maçonnique à Charleville, chef-lieu du département des Ardennes, sur les rives de la Meuse.

Rouget de Lisle n’était pas connu comme poète mais comme ingénieur et devint capitaine.

Mais le plus important, c’est qu’il n’était pas républicain et qu’il ne voulait pas l’être. Mesdames et messieurs : l’auteur de La Marseillaise était un admirateur de la monarchie. Il refusa de prêter le serment d’allégeance à la Constitution républicaine.

Il savait que la France était bien plus que cette Révolution anarchique qui demandait à l’Empire de Napoléon Bonaparte de la discipliner.

Rouget de Lisle est déposé et emprisonné en 1793. Les soldats républicains chantèrent l’hymne de sa création, alors qu’il souffrait dans un cachot d’être monarchiste. Paradoxe s’il y en est un !

Conclusion : il écrivit son hymne parce qu’il était nationaliste, et qu’il n’était pas nécessaire d’être républicain pour être patriote.

Rouget de Lisle n’a été sauvé de la guillotine que parce que la réaction thermidorienne venait de se produire : Robespierre était enfin mort et le club des Jacobins fut dissous et les « sans-culottes » disparurent !

L’hymne

L’auteur nomma sa composition « Chant de guerre pour l’Armée du Rhin ».

Il respecta la légende de l’affiche avec la proclamation « Aux armes, citoyens ! (Citoyens, aux armes !) et dédia sa création au maréchal Nicolas Luckner, un autre franc-maçon, mais d’origine bavaroise au service de la France celui-là. L’histoire de « La Marseillaise » s’écrit donc avec 3 Francs-maçons.

La chanson s’est répandit en Alsace, avant de passer par la ville de Marseille, d’où elle rejoint ensuite Paris.

La mélodie est devenue alors l’appel à la Révolution. Elle est rebaptisé « La Marseillaise », parce qu’il avait été apporté de Marseille en mai par un jeune médecin volontaire de Montpellier, François Mireur, futur général de Napoléon, et les volontaires l’aimaient (fédérés) qui entrèrent dans Paris en l’entonnant le 30/07/1792.

Le 14/07/1795, la Convention décida que la musique et les paroles composées par le monarchiste Rouget de Lisle seraient l’Hymne de la République. Puis vint Napoléon qui l’élimina, et plus encore ses successeurs Louis XVIII et Charles X. Elle fut restaurée après la Révolution de juillet 1830. Puis elle joua un rôle moteur pendant la guerre franco-prussienne.

Plus tard, ce fut l’hymne du mouvement révolutionnaire international, en 1871, ce fut la chanson officielle de la Commune de Paris et en 1879, il fut restauré comme hymne national de la France.

Il n’y a pas de version unique, car ses paroles furent mises en musique de différentes manières et lorsqu’il fut déclaré hymne officiel, la version ne fut pas spécifiée.

Une commission, en 1887, composée de musiciens professionnels, détermina quelle serait la version officielle, après avoir revu sa ligne mélodique et son harmonisation.

Le président Valéry Giscard d’Estaing voulu revenir à une représentation plus proche des origines de l’œuvre et lui imposa un « tempo » plus lent.

Aujourd’hui, une adaptation de la version de 1887 est jouée lors de cérémonies officielles.

choquant

Laura Manzanera , dans un podcast allusif pour National Geographic, expliqua :

« En juin 1792, les partis révolutionnaires décident de rassembler à Paris une force armée de 20 000 hommes pour défendre la capitale en cas d’invasion étrangère, les soi-disant « fédérés », qui devaient être prêts pour le 14/07, c’était le parti révolutionnaire.

Un député nommé Barbaroux écrivit aux autorités de sa ville natale de Marseille pour leur demander d’envoyer 600 hommes. Munis d’un exemplaire imprimé de la chanson de Rouget de Lisle, les Marseillais, tout au long de leur voyage vers Paris, qui dura du 3 au 29 juillet, entonnèrent l’hymne dans chaque ville traversée. Une gazette de l’époque raconta qu’« ils chantent l’hymne avec beaucoup de force, et dès qu’ils agitent leurs chapeaux et leurs sabres, tous crient à la fois ‘Aux armes, citoyens !’ c’est vraiment choquant ». Ils firent entendre cet hymne de guerre dans tous les villages qu’ils traversèrent, et ces nouveaux bardes inspirèrent des sentiments civiques et belliqueux dans les campagnes.

Les Marseillais restèrent plusieurs semaines à Paris, et pendant ce temps, ils ne cessèrent de chanter l’hymne : « Ils le chantèrent souvent au Palais-Royal, et parfois dans les spectacles entre deux pièces », précise la même source. C’est alors que les Parisiens découvrirent cette musique, qu’ils appelèrent Hymne des Marseillais, et plus tard, simplement, La Marseillaise.

Côte d’Ivoire : La Grande Loge annonce un grand projet en hommage à feu l’ex-PM Hamed Bakayoko

De notre confrère ivoirien linfodrome.com

La mémoire de l’ex-Premier ministre ivoirien, Hamed Bakayoko, samedi 23 avril dernier lors de la cérémonie d’installation de Sylvère Koyo, en qualité de Grand Maître de la Loge de Côte d’Ivoire.

La Loge de la franc-maçonnerie de Côte d’Ivoire a officiellement un nouveau maître. Il s’agit du franco-ivoirien, Sylvère Koyo. Son investiture a eu lieu le samedi 23 avril dernier à Abidjan au Sofitel Hôtel Ivoire en présence de plusieurs délégations de la confraternité venues des quatre coins du monde.

Des hommages rendus à Hamed Bakayoko

Cet avocat de profession assurait depuis l’an dernier l’intérim, à la tête de cette organisation, d’Hamed Bakayoko, l’ancien Premier ministre ivoirien. Lors de la cérémonie d’investiture, de nombreux hommages ont été rendus à feu l’ancien Grand Maître de la Loge de Côte d’Ivoire, décédé en mars 2021 des suites d’un cancer fulgurant, en présence de son épouse Yolande.

 Selon les informations de Jeune Afrique, un temple maçonnique a été inauguré il y a peu à Abidjan et porte désormais le nom de l’époux de Yolande Bakayoko.

 La Grande loge de Côte d’Ivoire a également annoncé qu’elle allait financer une œuvre à vocation caritative, « Cantine Hambak », qui permettra de distribuer du pain et des produits de première nécessité

 La Grande Loge de Côte d’Ivoire a également annoncé qu’elle allait financer une œuvre à vocation caritative, « Cantine Hambak », qui permettra de distribuer du pain et des produits de première nécessité à des enfants défavorisés.

L’installation à la GLCI de Sylvère Koyo et de son député Grand Maître (numéro deux), Alain-Richard Donwahi, ex-ministre des Eaux et Forêts, a été faite par Jean-Pierre Rollet, Grand Maître de la Grande Loge Nationale Française (GLNF). Albert Pitté, candidat malheureux face à Sylvère Koyo à la fin de 2021, était absent.  Tous les « Frères » étaient logés au Sofitel Abidjan. Après la cérémonie a eu lieu « la soirée des dames », à laquelle ont été conviées leurs épouses.

 

Gros plan sur le RER un Rite chevaleresque (Podcast de la Loge)

Du site maçonnique La Loge

Durant les prochains jours, nous allons partager les podcasts du site « La Loge ». Nous ouvrons cette série avec un reportage sur le Rite Écossais Rectifié.

Durée : 36 min 02 secondes

Nous continuons aujourd’hui notre découverte des différents rites maçonniques aujourd’hui avec le Rite Écossais Rectifié (RER) !

Notre invité Patrick,  nous aide donc à découvrir l’esprit et les particularités de ce rite certes moins populaires et moins connus des frères et sœurs.

Patrick est frère depuis 40 ans, notamment au RER. Il est Chevalier de Bienfaisance de la Cité Sainte, ultime grade du R.E.R. et Grand Orateur Provincial d’une obédience régulière. Enfin, il est Ambassadeur en France de l’Ordre Templier dont le Chapelain Général est au Vatican.

BRESIL : Civisme et patriotisme

De notre confrère brésilien folhadolitoral.com.br

Avec septembre (Fête de l’Indépendance) et novembre (Proclamation de la République et Jour du Drapeau), le mois d’avril concentre un nombre pertinent de journées spécialement consacrées à la mémoire civique nationale, aux principaux symboles nationaux et à la culture du patriotisme.

Avec septembre (Fête de l’Indépendance) et novembre (Proclamation de la République et Jour du Drapeau), le mois d’avril concentre un nombre pertinent de journées spécialement consacrées à la mémoire civique nationale, aux principaux symboles nationaux et à la culture du patriotisme. À savoir : le 19 avril marque la Journée de l’Indien, un hommage à la culture indigène et aux racines du peuple brésilien. Ils étaient les habitants de ces terres jusqu’à l’arrivée, le 22 avril 1500, de Pedro Álvares Cabral et de son entourage de 1 300 Portugais, dans 10 navires et 3 caravelles, et le débarquement a eu lieu le 23 avril. 

Près de 300 ans plus tard, selon l’histoire officielle, la contestation contre le joug lusitanien a atteint un sommet violent le 21 avril 1792, avec l’exécution de Tiradentes, un fait et un personnage qui, vrai ou non, deviendraient des symboles du patriotisme de la République, avec une plus grande importance au 19ème siècle. XX. Et, enfin, le 7 avril 1831, l’empereur Pedro I abdique, ouvrant la voie au règne quelque peu modernisateur de Pedro II, et à tous les événements qui s’y rapportent.

Le civisme et le patriotisme, cependant, semblent aujourd’hui être des pratiques et des sentiments en arrière-plan, étant plus valables comme prétexte pour des « vacances« , avec des exceptions honorables. Comme l’exprimait déjà en 2011 un écrivain maçonnique du Minas Gerais, Derly Halfeld Alves, « le chant de l’hymne national, du drapeau, de notre Indépendance ou République, est relégué à un niveau inférieur ; notre drapeau n’est vénéré, si je puis dire, que tous les quatre ans, à l’occasion des coupes du monde de football (…) ».

Les causes, le temps et la science se révéleront certainement avec un plus grand degré de certitude, et pour l’instant il est seulement possible de spéculer que ce « presque oubli » de la Patrie résulte à la fois d’une longue déconstruction idéologique de ces symboles, dans les médias et dans l’enseignement (qui confond volontairement et à tort identité nationale et identité gouvernementale), ainsi que l’intérêt multinational pour la mondialisation, qui exalte un monde sans États souverains et sans frontières nationales (pour l’instant, affecté par la pandémie qui a rapidement reconstruit les frontières et par les anciennes géopolitiques et questions belliqueuses). 

Par définition, le patriotisme est le sentiment de fierté, d’amour, d’abandon et de dévotion envers la patrie, ses symboles et son peuple. C’est la raison de l’amour de ceux qui veulent servir leur pays et faire preuve de solidarité avec leurs compatriotes. Et le civisme sont des pratiques assumées comme des devoirs fondamentaux de la vie collective, visant à préserver son harmonie et à améliorer le bien-être de tous, et consistent en dévouement à l’intérêt public et à la politique du pays, fidélité, paix ou honneur vis-à-vis de la patrie.

La franc-maçonnerie est universelle, mais il n’y a, pour le franc-maçon, aucune contradiction entre appartenir à une institution répandue et active dans presque tous les pays du monde, et d’autre part vivre intensément le sentiment de patriotisme. Selon DH Alves, quelle que soit l’origine, « le renforcement des liens d’amitié fraternelle doit être une caractéristique forte de notre union ». (…) « La franc-maçonnerie est universellement pratiquée, accueillie et respectée partout où elle est installée, mais elle n’est pas dénationalisante. » (…) « L’unité n’est pas l’uniformité ». 

Il est inéluctable que la Franc-Maçonnerie travaille à l’amélioration intellectuelle, morale et sociale de l’humanité, et a pour principes la liberté des individus et des groupes humains, qu’ils soient des institutions, des races, des nations ; l’égalité des droits et des devoirs des êtres et des groupes sans distinction de religion, de race ou de nationalité ; la fraternité de tous les hommes, fils d’un même Créateur et, par conséquent, humaine et, en conséquence, la fraternité entre toutes les nations. 

Cependant, « si l’Ordre est universel, les maçons ne le sont évidemment pas. Ils sont patriotes et pratiquent le patriotisme dans chaque pays, obéissant aux mêmes principes (…) », assure Alves, qui cite Ronald de Carvalho : « le pays est la patrie d’un peuple ; après nos parents, qui reçoivent notre premier cri, c’est la terre du pays qui reçoit nos premiers pas. Celui qui est capable d’aimer et de défendre sa propre patrie ne peut jamais manquer de sentir dans son cœur cette flamme brûlante d’enthousiasme et d’idéal pur que nous appelons le patriotisme. »

Basé sur le travail de Derly Halfeld Alves « Révélations maçonniques » et des informations du dictionnaire des langues d’Oxford, wikipedia.com; gob-pr.org.br emundoeducacao.uol.com.br.

A propos du « croire »

Croire (du latin credere, confier en prêt, avoir confiance, admettre pour vrai)

Croyance : le fait de croire une chose vraie, vraisemblable ou possible.

La croyance fait exister les choses.

Croire est un élément de la condition humaine : l’Homme nait sur terre, ne sachant rien sur l’univers, qui l’a créé, qui a créé le créateur ? Et il se pose la quadrilogie questionnante : Qui suis-je ? D’où viens-je ? Où vais-je ? Pourquoi suis-je là ? Il est obligé de croire ce qu’il voit, qui n’est pas forcément le réel mais une réalité (ou un rêve ?) que son cerveau fabrique. C’est le « pourquoi » qui crée sa curiosité et son désir de vivre cette curiosité le maintient en vie : il « persévère ainsi dans son être » jusqu’à sa mort.

Ce POURQUOI (question primordiale) provoque le « croire ». Doté de raison, d’intuition et d’imagination, privé de réponses, il est obligé de s’en fabriquer. Il a ainsi inventé des dieux puis Dieu. Il constate qu’il va mourir. D’où l’invention des religions, comme « consolatum ». Croire, c’est donc accepter de vivre dans un monde de fictions. Il s’imagine ses ancêtres, il doit accepter ce qui est dit d’eux. L’Homme est un roman vivant. Il croit être libre, mais…sa date de naissance est un hasard, il ne choisit pas son sexe et son nom est une attribution ! Croire, c’est donc subir ! Il est indépendant par nature, mais dépendant par nécessité.

La croyance est ainsi liée à la fois, au passé, au présent, à l’avenir. Elle lui a fait inventer un calendrier, qui est une fiction. Avec un départ arbitraire (Jésus-Christ, dont l’existence est même contestée, avec des dates de naissance et de mort imprécises). La fiction, toujours, la croyance, encore !

La croyance n’est donc pas vérité ! Elle est une construction mentale qui peut évoluer selon le croyant, de la supposition à la conviction !

La FM est bâtie sur la fiction. Du temple de Salomon (qui n’existe que dans la Bible) à tous les personnages qui surgissent tout au long des rituels. C’est donc avec du mensonge que nous fabriquons de la vérité (les valeurs maçonniques). Avec la mort d’Hiram, les vrais mots de passe, partent avec lui dans la tombe. Salomon invente les mots substitués…auxquels sa cour est bien obligée de croire. Cette invention des mots substitués constitue donc un mensonge. Celui-ci est la métaphore même du mensonge dans la cité, où il est devenu une pratique nationale ! (Religion, politique, sport, etc.).

Ainsi l’homme peut croire mais aussi, l’autre peut lui faire croire ! L’animal est programmé, il ne sait pas pourquoi il vit et il ne sait pas qu’il va mourir. L’Homme, lui, ne sait pas non plus pourquoi il vit, mais il sait qu’il va mourir, donc il vit en cherchant un sens à la vie et un sens à sa vie. La croyance lui est donc utile…pour survivre ! Il est probable que sans la croyance (aux constructions de son imagination) l’espèce humaine n’aurait pas survécu.

Comme l’Homme est à la fois poète et curieux, il a inventé un peuple fictif dans le ciel et partant, le récit, qui a donné un début à l’univers. Avec ce récit auquel son inconscient finit par croire, l’homme calme son angoisse existentielle. Ce qui lui permet de mieux supporter son destin.  

Comme l’Homme est intelligent, il a aussi inventé la technique et la science, à la fois pour mieux vivre et mieux connaître son milieu ambiant. Mais au fur et à mesure que la science avance, le mystère de l’univers et celui de la vie reculent !

Il a tout de même découvert que la terre n’est pas au centre de l’univers (Copernic) qu’il est un animal comme les autres (Darwin) et qu’il n’est pas maître de sa personne (Freud). Il est obligé d’accepter ces réalités. D’autant que lorsque les choses sont vérifiables…la croyance n’est plus nécessaire ! Il constate aussi qu’il est prisonnier de ses déterminismes (biologique, psychologique, social). Il est tenu de croire à ses évidences….

Alors, pour être heureux, il ne lui reste qu’à s’évader dans l’imaginaire ! Petit, il croit au père Noël et aux fantômes. Adulte devenu, il élargit son esprit avec le mythe, la légende, la science-fiction, le conte, le roman, le cinéma, le théâtre. Faire semblant, c’est déjà croire, c’est s’identifier, devenir un autre, c’est en éprouver la sensibilité. L’émotion est complice de la croyance ! Ainsi, croire peut être à la fois une souffrance et un plaisir !