Accueil Blog Page 701

L’adjudication du temple maçonnique de Santa Cruz est retardée par deux offres anormalement basses

De notre confrère espagnol de Tenerife diariodeavisos.elespanol.com

Les deux entreprises qui ont présenté les prix les plus bas devront les justifier dans un nouveau tableau de contractualisation.

Deux offres anormalement basses, sur les sept qui ont été soumises à l’appel d’offres pour l’attribution des travaux de réhabilitation du temple maçonnique de Santa Cruz, ont retardé l’attribution définitive de cette importante intervention, qui aurait dû être réalisée lors de la dernière commission de passation des marchés tenue la dernière 17 juin. Selon le procès-verbal de ce dernier tableau, deux entreprises ont déposé des offres bien inférieures aux 3,2 millions établis dans le cahier des charges comme budget de base de l’appel d’offres.

Les membres de la commission, compte tenu du prix anormalement bas, ont envoyé la décision finale à une nouvelle commission afin que ces deux sociétés justifient les prix qu’elles ont présentés, tels qu’établis par la loi qui doit être suivie dans ces cas.

DEUX ENTREPRISES DEVRONT JUSTIFIER LES PRIX PRÉSENTÉS POUR LA RÉHABILITATION DU TEMPLE MAÇONNIQUE DE SANTA CRUZ

Temple maçonnique de Santa Cruz
L’adjudication du temple maçonnique de Santa Cruz est retardée par deux offres anormalement basses. FRAN PALLERO

Il s’agit de la société Víctor Rodríguez e Hijos et de l’Union Temporaire des Entreprises (UTE) Satocan-Rodio Kronsa Temple Maçonnique. Le premier a présenté une offre valorisée à 2 950 269 euros, tandis que le second l’a fait pour 2 854 046 euros. La prochaine entreprise avec l’offre la plus basse des cinq autres est l’UTE Natur System-Copisa Constructor Pirenaica, pour 3 089 661 euros, qui, après les deux mentionnés ci-dessus, a le troisième meilleur score de l’appel d’offres, y compris tous les critères évaluables en plus du prix.

Les travaux projetés par l’architecte María Nieves Febles dans le temple maçonnique de Santa Cruz, se concentreront sur la récupération symbolique et matérielle de la loge maçonnique, en tenant compte de sa catégorie de BIC, en plus d’adapter et de rendre compatibles les nouveaux usages, avec le caractère patrimonial du bâtiment, en envisageant, en outre, la récupération de la configuration spatiale et iconographique des espaces les plus symboliques, tels que la salle de réunion et la salle humide. À cette fin, l’équipe de rédaction envisage d’intégrer les techniques de construction actuelles dans des espaces nouvellement créés ou des espaces d’intérêt symbolique, dont la résolution est plus avantageuse pour la résolution finale.

La Commanderie des Templiers à découvrir à Coulommiers

De notre confrère lemoniteur77.com

Cette animation se déroulera les 2 et 3 juillet dans le cadre du festival “Emmenez-moi…”.

La Commanderie des Templiers, patrimoine de Coulommiers, est à visiter pour la deuxième année consécutive à l’occasion du festival “Emmenez-moi…“ organisé par le Département de Seine-et-Marne. Des animations, des ateliers et des spectacles seront proposés le samedi 2 juillet (de 14 heures à minuit) et le dimanche 3 juillet (de 14 heures à 19 heures) dans la cour, les jardins, la Grange aux Dîmes et même au sein de la Micro-Folie. Les enfants pourront profiter du Manège des petits bouchons par la compagnie Clair Obscur, un manège original, autonome, et écologique créé à partir de matériaux recyclés issus du monde viticole et à propulsion parentale. En marge de ces animations des escapes games et des conférences auront également lieu.

La Commanderie des Templiers de Coulommiers est la mieux conservée au Nord de la Loire !

Au cœur de la ville haute de Coulommiers se dresse un ensemble de bâtiments édifiés au XIIe siècle, sauvé par miracle d’une destruction annoncée et qui s’apparente à une ultime enclave médiévale.

Commanderie des Templiers 8
Commanderie des Templiers 4

L’ENTRÉE DANS LA COMMANDERIE DES TEMPLIERS

Le temps d’une journée, vous deviendrez chevaliers !
C’est toute l’ambiance de la bâtisse qui vous transmet ses ondes médiévales et vous immisce dans un autre temps…

Les premiers pas dans la cour d’enceinte produisent un sentiment diffus.
Ici, l’effet est progressif et vous demande d’élaguer quelques vétustés qui apparaissent au premier regard. Une fois accordé avec le lieu, le charme commence son œuvre pour vous faire voyager dans une autre époque.…

Vous venez d’entrer dans la Commanderie des Templiers la mieux conservée au nord de la Loire !

Commanderie des Templiers 1
Commanderie des Templiers 5

L’ATMOSPHÈRE MÉDIÉVALE S’INSTALLE À COULOMMIERS EN SEINE ET MARNE

Visiter la Commanderie des templiers, c’est s’imprégner d’un décor moyenâgeux qui vous relate un passé fort et une histoire qui s’est déroulée à Coulommiers, ville phare du Pays de Brie.

Parcourez un premier ensemble de bâtiments historiques composé de la salle du chapitre, d’une chapelle et d’un pigeonnier. Puis un second espace vous amène très vite dans un jardin médiéval de 4 000 m². Depuis le printemps 2019, ce jardin bénéficie d’ailleurs d’un programme de requalification afin de proposer une flânerie dans le monde du végétal médiéval pour découvrir les vertus de ses plantes et leurs secrets bien gardés.

Retournez à présent dans la cour principale de la Commanderie des Templiers… Et prenez le temps… Admirez les richesses médiévales qui vous entourent. Appréciez les contours et l’agencement de la Tour du Commandeur où se trouvait autrefois son logis et retrouvez du regard les anciennes entrées souterraines de la Commanderie.

Ainsi, bien que ces derniers espaces ne puissent être visités de l’intérieur, on s’y projette toujours, à l’époque des Templiers et des paysans. Il suffit de laisser la magie du lieu vous envahir…
Votre esprit fera le reste…

Commanderie des Templiers 7
Commanderie des Templiers 6
Commanderie des Templiers 9

LE TRÉSOR DES TEMPLIERS EST-IL EN ÎLE-DE-FRANCE ?

Il est impossible d’entrer dans une bâtisse telle que la Commanderie de Coulommiers sans penser au fameux trésor des Templiers. Ces derniers ont formé durant plusieurs siècles un ordre militaro-religieux ayant pour mission de protéger les lieux saints et les chrétiens qui désiraient se rendre à Jérusalem.

Petit à petit, les Templiers se sont enrichis, allant à l’encontre de l’Ancien Testament en pratiquant l’usure et en fonctionnant comme une gigantesque banque. Ils ont inventé la lettre de change et ont prêté de l’argent aux croisés, marchands, pèlerins ou encore à des congrégations monastiques.
Les chevaliers des Templiers possédaient alors 20 000 commanderies dans toute la France.

C’est Philippe IV le Bel, qui au terme d’un procès inique finit par s’emparer de ces Commanderies et de leurs domaines agricoles. Mais pas de toute la fortune des chevaliers des Templiers…

Une partie de leur immense trésor serait cachée… Dissimulée quelque part dans le pays, à l’abris des regards… Sans doute dans un lieu sacré pour les chevaliers…

À vous de parcourir la Commanderie des Templiers de Coulommiers d’un autre œil à présent.
À vous d’imaginer, de déceler le mystère, de vous mettre dans la peau d’un chevalier…
Tous les indices sont bons à prendre… Un jour, le trésor sera retrouvé !
Mais est-il enterré à Coulommiers ?

Tabliers, équerres et compas à Rome : Le Woodstock des francs-maçons avec 2700 Vénérables Maîtres pour le solstice

De notre confrère italien roma.repubblica.it – Par Lorenzo D’Albergo

Le soleil se couche sur le green du club de golf Sheraton. Le public se précipite vers le temple, signalé au trou numéro un par deux fausses colonnes de style Empire et une interminable rangée de sièges de velours rouge, regard vers la scène. Le parchemin, cette fois symbole des maux de la pandémie et de la guerre, brûle dans le trépied sous les yeux du Grand Maître, le comptable Luciano Romoli.

C’est le Solstice des francs-maçons, c’est la fierté de 2700 sœurs et frères du Sud et du Nord. En avion, en train, en bus, en taxi. L’Alam Grand Lodge – la Grande Loge d’Italie des ALAM (Anciens Francs-Maçons Acceptés) est née en Italie en 1910, sous le nom originel de Sérénissime Grande Loge d’Italie – est de retour après deux ans de pandémie. Parco de ‘Medici devient le Woodstock* hautement composé des maçons d’Italie, réunis pour « soutenir le défi du temps, pour être les bâtisseurs de l’avenir ».

Avant de plonger dans une débauche de gembriuli et de compas d’or, il est bon de prendre du recul et de cadrer le sujet. La confrérie des Anciens Maçons Libres Acceptés est née en 1910, deux ans après la scission du Grand Orient d’Italie. Il est ouvert aux femmes et a accueilli au fil des ans l’encre de Chine de Totò et Aldo Fabrizi , Gabriele D’Annunzio et Hugo Pratt .

Un point noir, comme la couleur des vêtements imposés aux francs-maçons par le dress code de la cérémonie, accompagné d’une armée d’hommes sexy en costard. Un festival de fronts dégoulinants, de chemises humides, de mouchoirs trempés de sueur. Médecins et avocats, mères et enfants, jeunes diplômés et chefs d’entreprise, journalistes et entrepreneurs.

Echouées à deux pas du Grande Raccordo Anulare sous le soleil ardent du samedi de ce mois de juin, les dames maçonnes agitaient les éventails. Un mouvement majestueux comparé au tourbillon des éventails de poche des Frères, Apprentis et Maîtres, Vénérables aspirants fuyant les objectifs des téléphones portables et des appareils photos.

Au Sheraton, où la haute direction de McDonald’s s’était réunie quelques heures plus tôt pour renforcer l’esprit d’équipe, la journée a commencé tôt samedi. Câlins, sourires, les trois bisous saluant – œil à Covid – la marque du Lodge. Puis, à 16h, la Grande Assemblée. Mais avec quelques pépins pour l’accréditation. Pas de problème, cependant, lorsqu’il s’agit de déchaîner des chandeliers et des épées. Ou pour nouer les premiers tabliers : « Il fallait être à la plage aujourd’hui, sinon. Je suis pie. »

Le gros de la fête, plutôt chaste dans ses manières au moins jusqu’au dîner, se déroule cependant au bord de la piscine. Entre un spritz et une bière, quelques cacahuètes et deux blagues sur le travail et les promotions à venir. Qui sera le prochain à atteindre le 33e et dernier rang de la hiérarchie Alam. On ne parle de rien d’autre. Il n’y a aucune réalité qui tienne. Les contorsions de notre politique locale et le drame des bombardements sont loin. Nous parlons plutôt de symboles et de leur signification.

Alors il arrive de s’asseoir et d’écouter les fantasmes et les plaintes : « Tu vois, l’obélisque c’est le phallus. Le cercle c’est la femme. La terre c’est la fécondation. Pourquoi ne l’ont-ils pas compris ? L’ésotérisme, l’architecture sombre, les aventures des Templiers. Il y a tellement de choses à apprendre pour vouloir devenir maçon. »

Un autre pas en arrière. Ou plutôt, cette fois-ci au côté et en compagnie d’une sœur nouvellement inscrite et, en échange de l’anonymat, désireuse d’expliquer la philosophie qui anime la soirée et ses participants : « Ils veulent nous comparer à P2, mais ici on fait. Est-ce qu’il réseaute pour avoir des promotions au travail ? Non, c’est un préjugé. Nous faisons beaucoup de charité. Les gens viennent ici pour faire un cheminement personnel. Pour s’éclairer. »

Salutations et sous avec dîner. Le service est accompagné d’un arrangement orchestral de What a wonderful world. Les gants blancs des serveurs se mêlent aux gants blancs des francs-maçons, aussitôt retirés pour éviter taches et éclaboussures. Départ avec tarte au chèvre et salami fondue aux herbes aromatiques. Suivi de demi-manches amatriciana avec bacon frit et dope de pecorino et filet de veau avec crème de sauge et confettis de jambon Bassiano. Caponatina et enfin un lingot de pâte sablée à l’ébène avec ricotta crémée et pépites de chocolat.

Cela ressemble à un gros (immense) mariage italien. C’est le banquet de la « franc-maçonnerie universelle de l’ancien rite écossais et de l’obéissance acceptée de la piazza del Gesù palazzo Vitelleschi ». Un refrain à prononcer d’un seul souffle. En prenant soin, peut-être, d’enlever d’abord le tablier et la ceinture avec les médailles qui alourdissent et serrent un peu sur la taille à la fin du repas.

Le solstice franc-maçon se prolongera dans la nuit. Selon les frères, pour cause : « Nous dialoguons pour la construction de la paix universelle. Au jour du triomphe du soleil, nous ne pouvons nous permettre de sous-estimer le danger des ténèbres ». C’est vrai.

*(NDLR : Woodstock désigne le plus souvent le Festival de Woodstock qui eut lieu à Bethel dans l’État de New York aux États-Unis en 1969).

Importante participation internationale à l’installation de la nouvelle direction de l’Ordre maçonnique du Chili

De notre confrère chilien granlogia.cl

Des délégations et des représentants de Grandes Loges étrangères se sont rencontrés lors de l’Installation du nouveau Gouvernement Supérieur de l’Ordre et lors des activités solsticiales réalisées à la Grande Loge du Chili.

Le Grand Maître du GLCH, Sebastián Jans, a souligné la présence des délégations dans les différentes activités menées à Santiago, car selon lui, cela montre l’unité dans laquelle la franc-maçonnerie travaille au niveau international. Lors de la réception, le GM a eu des mots pensifs pour chacun des invités, les remerciant de leur présence dans notre pays. Auparavant, il avait reçu les salutations solennelles de chacun et l’échange de cadeaux, caractéristique des visites étrangères. Les activités se sont déroulées dans une atmosphère de fraternité, un moment propice où l’on a également discuté du travail réalisé par les Loges dans leurs pays respectifs.

Pour sa part, le grand chancelier du GLCH, Álvaro Echeverría, a expliqué que des réunions bilatérales ont eu lieu avec chaque délégation pour renforcer la gestion de la franc-maçonnerie au niveau latino-américain, en mettant l’accent sur des questions telles que l’unité, la régularité, l’esprit de coopération et tous aspects rituels. Il a également été établi que les principes éthiques continuent de prévaloir à l’intérieur et à l’extérieur des Temples.

Les activités solsticiales ont été suivies par le président de la Confédération maçonnique interaméricaine, Grand Maître du Pérou, Mario Carreras Vásquez ; le Grand Maître du Portugal, Armindo Azevedo ; la délégation bolivienne composée du Grand Maître Rodrigo Arce Oropeza, du Grand Chancelier Julio Suarez Cuellar et du VM Daniel Mendoza Morales ; le Grand Maître du Paraguay, José Fernández Zacur ; le Grand Maître de l’Uruguay, Mario Pera et son chancelier Oscar Durán ; le représentant de la Grande Loge Unie d’Angleterre, Gastón Tagle Orellana et le représentant du Grand Orient d’Italie, Luis Vaccaro.

Expert : en franc-maçonnerie, l’élément religieux et mystique a pratiquement disparu

De notre confrère Russe rossaprimavera.ru

L’élément religieux et mystique est pratiquement absent de la franc-maçonnerie moderne, a déclaré Vladimir Vinokourov, directeur adjoint du Département de philosophie de la religion et des études religieuses à la Faculté de philosophie de l’Université d’État de Moscou. Le 24 juin, une conversation avec lui à propos du 305e anniversaire de la création de la Grande Loge des francs-maçons a été publiée par RIA Novosti.

« Il y a eu une sécularisation de cette société. La composante mystique n’a pas été préservée : les rituels ont été préservés, les rites ont été préservés, l’organisation a été préservée. Peut-être que la prétention au mystère, à l’ésotérisme, à l’occultisme a été préservée », a-t-il dit.

Vinokourov a noté que les mouvements maçonniques pouvaient également préserver « le moment de l’initiation ».

Cependant, le savant religieux estime que les personnes engagées dans l’acquisition de significations métaphysiques, qui se retrouvent dans des organisations maçonniques, ne les trouvant pas là, vont vers d’autres courants ésotériques. Pour illustrer cette thèse, il nomma Arthur Edward Waite (mystique britannique des XIXe-XXe siècles) et Gustav Meyrink (ésotériste autrichien des XIXe-XXe siècles), qui devinrent membres de nombreuses loges au cours de leur vie.

Vinokourov a noté que la disponibilité d’informations sous la forme d’une pratique documentée des formations maçonniques ne permet pas de distinguer « la vérité du mensonge ».

Ainsi, selon le fait d’activité, estime le chercheur, la franc-maçonnerie a évolué vers le format d’un club de vision du monde, une organisation avec le slogan « Frères, venez à moi ! », donnant à un membre de la loge une ressource et la possibilité de mobiliser un groupe pour résoudre leurs problèmes, en fournissant une aide à l’intégration, sociale et financière.

Les mythes, qui étaient autrefois posés à la base, se sont transformés en légendes, a conclu l’expert.

Selon la Grande Encyclopédie russe, au début du 21e siècle, environ 30 000 organisations s’identifient comme francs-maçonnes, aux activités desquelles de trois à cinq à neuf à dix millions de membres participent de diverses manières.

Les Jours les plus longs

0

(Les « éditos » de Christian Roblin paraissent le 1er et le 15 de chaque mois.)

« Le Jour le plus long », c’est sans doute encore, pour beaucoup, le titre du film de Darryl Francis Zanuck, tiré du livre de Cornelius Ryan, sorti en salles en septembre 1962, qui reconstitue, en trois heures, avec une distribution éblouissante, le premier jour du Débarquement, le « D-Day », soit le mardi 6 juin 1944, qui marque le début de la Bataille de Normandie. 

Le Jour le plus long, c’est aussi celui où le soleil parvient à son apogée, soit le 21 juin, qui correspond donc au solstice d’été dans l’hémisphère nord et amorce la saison estivale avec ses promesses de vacances… C’est à cette date que s’est greffée la Fête de la musique.

Mais, traditionnellement, en franc-maçonnerie, c’est plutôt à la saint-Jean-Baptiste, soit le 24 juin, que l’on allume de grands feux de joie auxquels on livre les travaux de l’année. Cependant, toute solaire qu’elle soit, c’est une fête secrètement empreinte d’une certaine tristesse, celle des jours qui, désormais, vont décliner… jusqu’au 21 décembre, jour le plus court de l’année, et l’on distingue à nouveau ce solstice d’hiver, du 27 décembre où l’on célèbre saint Jean l’Évangéliste et les jours qui se mettent à rallonger. 

Les deux Jean renvoient également aux deux faces de Janus, le dieu bifront des Romains, commémoré le 1er janvier, soit au début de la fin de l’hiver dans leur calendrier.

Songez qu’au solstice d’été, quand le soleil rayonne à son zénith, vous êtes invités à entrer dans votre intériorité, vous brûlez des herbes pour chasser la foudre et le tonnerre, écarter les orages et les démons. Dans la torpeur de l’été, vous sentez fondre sur vous les bourrasques de la fortune et les tempêtes de l’Histoire. Où donc se cache la sagesse ? Au milieu des réjouissances qui tambourinent de votre amour de la vie, vous pensez à ceux qui, à travers le monde, vivent vraiment leurs jours les plus longs…

Retour de Don Camillo et Peppone en Calabre… ou le maire maçon et le secrétaire du Vatican

De notre confrère italien iacchite.blog

Cosenza est une petite commune italienne de 67 000 âmes en Calabre, c’est-à-dire dans le sud de la botte italienne. Donc rien à voir avec la commune de Brescello dans le nord, avec ses 5600 habitants, cette ville rendue célèbre dans les années 50 grâce à la série de nombreux films mettant en scène l’irremplaçable Fernandel en curé baptisé Don Camillo.

Pour revenir à Cosenza, le maire qui est Franc-maçon refuse d’aller à la messe avec le secrétaire d’état du Vatican et envoie un « garçon de chœur »

La suite de cette histoire nous est narrée par le Blog local

Des choses qui n’arrivent qu’à Cosenza. Depuis plus de trois ans, le diocèse de Cosenza gouverné par Monseigneur Francesco Antonio Nolè (encore un an …) a prévu de célébrer le 800e anniversaire de la consécration de la cathédrale (1222-2022) après le tremblement de terre de 1184. Un invitation importante, à tel point que le numéro deux du Vatican fut envoyé à Cosenza , le secrétaire d’état (ainsi que légat du pape) Pietro Parolin , un Vénitien (comme Pie X et Jean-Paul Ier) qui a été dans la diplomatie service du Saint-Siège depuis 1986 et depuis le 31 août 2013 travaille « côte à côte » avec le pape François.

Et que fait le maire franc-maçon de Cosenza ? Il ne participe pas au moment le plus important. Sur la piazza XV Marzo une grande scène (style Brunori de l’autre soir…) et des milliers de chaises (beaucoup resteront vides) attendent que l’événement institutionnel ait lieu. Les bannières, le préfet, les autorités militaires, les parlementaires, les conseillers et les conseillers régionaux, la toujours souriante présidente de la province de Cosenza Rosaria Succurro (a stu priazzu ,,,) escortée par son mari puis plus de 60 maires, mais il n’y a pas celle de Cosenza.

Franz Caruso, le maire franc-maçon de Cosenza, n’est pas là. Pourtant, sur l’ inutile journal diocésain dirigé par Don Enzo Gabrieli, Word of Life (le périodique le plus prolifique de nouveaux journalistes inscrits dans l’Ordre de Calabre …) le maire déclare: « Je suis honoré d’accueillir et je considère que c’est un immense privilège pouvoir saluer le Cardinal Parolin » (des mots, rien que des mots …) ; « C’est un événement historique que notre communauté accueille le légat papal avec beaucoup d’enthousiasme et avec les honoraires et solennités qui lui sont dus » (des mots, des mots et rien que des mots).

Franz Caruso, le maire franc-maçon de Cosenza, n’y mettra pas les pieds sur la Piazza XV Marzo. Concluant son message « misérable », le maire écrit : « Cette journée, si significative et à forte valeur historique, restera gravée longtemps dans la mémoire collective de notre commune. Merci merci merci! ». Trois fois merci (il pourrait même dire 33 mercis et tout le monde sait ce que ce nombre signifie).

Mais sur la piazza Franz, le maire Mason de Cosenza n’est pas là. Et qui envoyez-vous pour représenter notre ville ? Après le maire, il y a l’adjointe au maire, l’ingénieur Maria Pia Funaro, mais elle n’est pas là non plus, certains des assesseurs (qui ne se parlent pas et ne s’entendent jamais) ne sont pas là non plus dans l’espace de l’autorité. Heureusement, au moins ils n’ont pas envoyé l’infâme Premier ministre, car toute la ville rirait de bon cœur maintenant. 

Alors qui représente Cosenza avec la bande tricolore ? Le voici, l’expert agricole Francesco Turco, alias l’enfant de chœur de la Serra Spiga , la dernière roue de la charrette à accueillir et remettre « un cadeau » de la Municipalité au Cardinal Parolin. Il semble que dans le discours de l’archevêque Nolè il y avait aussi un passage pour Franz, le maire franc-maçon de Cosenza, mais n’étant pas présent, le bon Nolè l’a omis.

Beaucoup se sont demandé : est-il possible que Franz n’y aille pas et n’envoie pas l’adjoint au maire Funaro ? Les bien informés de la Piazza dei Bruzi disent qu’il n’y a pas de mauvais sang entre Franz le franc-maçon maire de Cosenza et la fille de l’ingénieur Ernesto Funaro, après tout il est facile de prouver qu’il ne lui a JAMAIS permis de porter la ceinture tricolore ( nous avons pris la peine de parcourir l’album sur fb… et il n’y a pas une seule photo).

Peut-être que la sortie de Funaro en faveur du directeur Massimo Ciglio pour l’histoire du tronçon de Via Roma, a considérablement fissuré les relations entre les deux, du moins c’est ce que dit Radio Palazzo ; d’ailleurs sur la piazza XV Marzo, Massimo Ciglio suivait également la messe. Que peut-être fera-t-il aussi un clin d’œil à la franc-maçonnerie d’Occhi mais au moins sauvera les apparences. Comme d’ailleurs Occhiuto l’a fait et le fait encore, qui jongle très bien entre la franc-maçonnerie et l’Église.

Mais revenons en arrière pour voir qui représentait la ville avec Parolin. Nous l’avons dit : pour agir comme « hôte » d’une ville laïque et socialiste comme Cosenza, il y avait l’enfant de chœur de Serra Spiga, ce qui est bien quand il représente le maire dans la procession du Crucifix, de San Francesco et Corpus Domini , mais au revoir comment pouvez-vous être représenté à une occasion aussi importante par le « délégué pour les relations avec les communautés religieuses » (avec cette délégation Franz envoie pour représenter la ville de Cosenza auprès du numéro deux du Vatican).

Mais qui est l’expert agricole Francesco Turco, qui représente Cosenza avec la bande tricolore ? Francesco Turco a été élu conseiller municipal dans la liste de Franz Caruso avec les voix des charismatiques et néocatéchumènes de Serra Spiga et avec un petit soutien électoral de Giuseppe Giudiceandrea (le célèbre communiste au cul des autres). C’est le quatrième tour électoral auquel il participe. Maintenant, avec tout le respect que je dois aux enfants de chœur, Cosenza ne peut pas être représentée comme «l’Athènes de la Calabre» (comme le titre de la salutation de Franz Caruso sur Word of Life) à personne.
Certains « méchants » ont dit que Franz, le maire franc-maçon de Cosenza, ne pouvait pas représenter la ville sur cette place où une plaque maçonnique contre l’église se dresse à côté du théâtre Rendano. Peut-être. Cours et appels d’histoire ? Pendant ce temps, Parolin a été accueilli par l’enfant de chœur de la Serra Spiga. Notre pauvre Cosenza !

Les origines de l’ordre de la Jarretière

De notre confrère belge rtbf.be

Il y a quelques jours était le jubilé de platine pour la reine Elizabeth II, Un Jour dans l’Histoire s’est penché sur l’un des principaux emblèmes de la monarchie britannique : l’Ordre de la Jarretière, le plus élevé des ordres de chevalerie au Royaume-Uni. Avec Jean-Marie Moeglin, historien du Moyen Âge, nous partons à la découverte de cet ordre au nom si cocasse, qui rassemble l’élite de l’aristocratie d’outre-Manche.

Remontons au milieu du XIVe siècle, au début de la guerre de Cent Ans qui oppose la France et l’Angleterre. Jean Le Bel, chroniqueur liégeois et chanoine de Saint-Lambert, rédige un ouvrage consacré à cette guerre qui ne porte pas encore son nom actuel. Dans ses écrits, l’ecclésiastique prétend que le roi d’Angleterre Édouard III est coupable du viol de la comtesse de Salisbury, pourtant épouse de son ami proche William Montagu, 1er comte de Salisbury.

En réalité, cette histoire est une invention du chroniqueur, pourtant admirateur du souverain anglais. Fortement inspiré des récits de la Table ronde, et du triangle amoureux entre le roi Arthur, la reine Guenièvre et Lancelot du Lac, le récit se veut en réalité un parallèle avec l’actualité de l’époque : Edouard III a renoncé à conquérir la couronne de France, il n’est pas le grand roi conquérant qu’était le légendaire Arthur. Avant de tomber dans l’oubli, l’histoire connaît une série de modifications qui en font un récit chevaleresque emprunt d’amour courtois, ôtant toute notion de viol.  Comment ce crime inventé est-il devenu une amourette à l’eau de rose ? Qu’en est-il de l’enchevêtrement entre la fiction et la réalité ?

Ce sont à ces questions que Jean-Marie Moeglin, qui a publié l’ouvrage Édouard III, le viol de la comtesse de Salisbury et la fondation de l’ordre de la Jarretière aux Presses Universitaires de France, répond pour nous.

« Honi soit qui mal y pense »

L’Ordre de la Jarretière est instauré par Edouard III lui-même, vers 1348. Il choisit comme devise, en français dans le texte : « Honi soit qui mal y pense« . Son sens est encore aujourd’hui énigmatique. On entend souvent qu’elle doit, tout comme le nom de l’ordre, son origine à une anecdote cocasse. Lors d’un bal, la jarretière d’une dame tombe au sol, le roi la ramasse, et pour faire taire les moqueries déclare cette phrase qui signifie à pu près « que ceux qui s’en moquent soient détestés ».

Mais là encore, l’histoire est erronée. Car au XIVe siècle, la jarretière est un attribut vestimentaire masculin, les femmes n’en porteront que plus tard. C’est au 15e siècle, lorsque l’on tente de trouver une signification à ce nom étrange et à cette devise qu’on ne comprend pas, que le mythe du bal prend forme. Bien entendu, cette dame d’abord inconnue, fini par prendre l’identité de la comtesse de Salisbury, qui est devenue au fil des récits successifs non plus la victime d’un viol, mais la maîtresse passionnée du roi, pour qui il est même allé jusqu’à créer l’ordre le plus prestigieux d’Angleterre et le plus anciens ordres de chevalerie encore en activité au monde.

La fiction a donc pris le pas sur les faits historiques au cours des siècles, jusqu’à ce qu’au XVIIe, des historiens tentent de remettre de l’ordre dans cette vérité alternative, et vont souligner les incohérences entre les différents récits. Actuellement, on sait donc que les origines de la création de l’ordre de la Jarretière sont floues. On ne connaît pas la date de création avec précision, et on ignore les raisons qui ont poussé Édouard III a le fonder et à le baptiser de la sorte.

Chevaliers et dames de la Jarretière, en 2019

Chevaliers et dames de la Jarretière, en 2019 © Patrick van Katwijk

La reine Elizabeth II est, comme l’ensemble des monarques anglais qui l’ont précédée, à la tête de l’Ordre qui se réunit annuellement dans la chapelle Saint-Georges de Windsor. Elle est seule habilitée à y adouber un nouveau membre. Parmi ses chevaliers et dames compagnons, on compte les membres éminents de la famille royale, comme le prince Charles et son épouse Camilla, ou le prince William. Mais également de hauts dignitaires de la noblesse, ainsi que des personnalités politiques ou culturelles anoblies. Récemment, c’est l’ancien Premier ministre Tony Blair qui recevait cet honneur. Quelques souverains étrangers ont également été introduits, comme le roi d’Espagne, la reine du Danemark, l’ancien empereur du Japon ou le roi des Pays-Bas. Chez nous, le dernier souverain à y avoir été adoubé est Baudouin. Ni Albert II ni Philippe n’ont eu les honneurs de la Jarretière.

La reine Margrethe de Danemark
Le roi Willem-Alexander des Pays-Bas et sa femme la reine Maxima
Le roi Felipe d’Espagne et le Prince William

Le très noble ordre de la Jarretière (Most Noble Order of the Garter) est le plus élevé des ordres de chevalerie britanniques, fondé le 23 avril 1348 le jour de la Saint-Georges, en pleine guerre de Cent Ans, par le roi Édouard III.

Selon la légende, la création de cet ordre aurait été décidée par le roi Édouard III lors d’un bal à Calais, où il dansait avec sa maîtresse, la comtesse de Salisbury. Celle-ci ayant, en dansant, fait tomber sa jarretière, le roi, galamment, la ramassa sous les quolibets des danseurs, la mit à son genou et coupa court aux railleries par ces mots : « Messieurs, honi soit qui mal y pense. Ceux qui rient maintenant seront très honorés d’en porter une semblable, car ce ruban sera mis en tel honneur que les railleurs eux-mêmes le chercheront avec empressement. »

Cet ordre de chevalerie, le plus ancien qui subsiste encore au xxie siècle, rassemblait en plus du souverain vingt-quatre chevaliers, membres à part entière. Les hommes sont appelés « chevaliers compagnons ».

Des femmes ont été associées à l’ordre, mais n’ont jamais été membres avant le règne d’Édouard VII au tournant du XXe siècle. Elles sont alors nommées « dames de la Jarretière ». Depuis 1987, les femmes peuvent être reçues à un grade équivalent à celui de chevalier, et peuvent faire partie des 25 membres. Elles sont nommées « dames compagnons ».

L’ordre inclut aussi des membres supplémentaires (de la famille royale ou des souverains étrangers) depuis 1813, appelés « chevaliers et dames surnuméraires ».

La devise de l’ordre est : « Honi soit qui mal y pense », avec un seul « n », selon l’orthographe de l’époque.

Les chevaliers et dames de l’ordre sont nommés par la reine sans consultation du Premier ministre. Il s’agit du plus grand honneur du Royaume-Uni, à l’exception de l’ordre du Chardon en Écosse.

Le roi Édouard III fonda l’ordre comme « une société, une communauté et un collège de chevaliers ». On présume généralement que l’ordre a été fondé en 1348, même si les dates de 1344 et 1352 ont aussi été évoquées. La garde-robe du roi fait état des premiers changements dus à la Jarretière, à l’automne 1348. En tout état de cause, l’ordre n’a probablement pas été établi avant 1346. Ses statuts d’origine exigeaient que chaque membre soit préalablement chevalier (ce qu’on assimilerait aujourd’hui à un « knight bachelor ») or quelques-uns de ses membres initiaux ne furent faits chevaliers que cette année-là.

Plusieurs légendes entourent les origines de l’ordre. La plus populaire implique la comtesse de Salisbury (probablement Jeanne de Kent). Alors qu’elle dansait avec ou à proximité du roi Édouard III, à Eltham Palace, on raconte que sa jarretière aurait glissé de sa jambe. Quand la foule de courtisans se mit à ricaner, le roi la ramassa et la noua à sa propre jambe en s’exclamant « Honi soit qui mal y pense », phrase qui est devenue la devise de l’ordre.
Selon une autre légende, le roi Richard Ier a été inspiré au xiie siècle lors des croisades, par saint Georges, patron des chevaliers. En effet, Richard avait pris l’habitude d’attacher une jarretière aux couleurs de la bannière du saint (blanc et rouge) autour de la jambe de ses chevaliers pour leur porter chance dans les batailles. Le roi Édouard III aurait alors décidé de faire référence à cet événement quand il fonda l’ordre au XIVe siècle, et de placer celui-ci sous la protection de saint Georges.

Charles Ier s’est attaché à rendre tout son lustre à l’ordre, qui s’était un peu terni depuis la mort d’Élisabeth Ire. Antoine van Dyck l’a représenté dans l’habit en 1637.

Peu après la fondation de l’ordre, des femmes furent désignées Dames de la Jarretière, mais ne furent pas faites compagnons. Le roi Henri VII interrompit cette pratique en 1488. Sa mère, Margaret Beaufort, fut la dernière dame de la Jarretière jusqu’à la reine Alexandra (en 1901). À l’exception des souveraines, Alexandra de Danemark fut la première nommée par la suite, par son mari Édouard VII. Le roi George V fit de même pour sa reine consort, la reine Mary, puis George VI pour sa femme, la reine Élisabeth. À travers le xxe siècle, les femmes sont ainsi intimement liées à l’ordre, mais à l’exception des reines, aucune ne fut faite compagnon. Cependant, en 1987, il devint possible de nommer une « dame Compagnon de la Jarretière » depuis la modification des statuts par la reine Élisabeth II.

L’adhésion à l’ordre est extrêmement limitée et comprend le monarque du Royaume-Uni, le prince de Galles, pas plus de 24 membres compagnons et quelques membres surnuméraires. L’appartenance à l’ordre est du seul fait du monarque9. Celui-ci est connu comme le « souverain de la Jarretière ». Quant au prince de Galles, il est connu comme le « chevalier compagnon de la Jarretière ». Les membres masculins de l’ordre sont des « chevaliers compagnons », alors que les membres féminins sont des « dames compagnons ».

Chevaliers compagnons lors de la procession annuelle de l’ordre.
Précédemment, lorsqu’une vacance se présentait, le souverain y remédiait en choisissant un nouveau membre parmi ceux proposés par les membres. Un système de proposition avait ainsi été mis en place à cette fin. Chacun des membres pouvait proposer neuf candidats, parmi lesquels trois devaient avoir un rang équivalent ou supérieur à celui de comte, trois à celui de baron et trois à celui de chevalier. Le souverain choisissait alors dans cette liste autant de personnes qu’il y avait de places disponibles. Il n’était cependant pas obligé de choisir ceux qui avaient obtenu le plus de propositions. Les derniers candidats à avoir été proposés datent de 1860. Depuis lors, les membres sont désignés par le seul souverain. Cependant, les statuts formulant cette procédure n’ont pas été modifiés avant 1853.

Depuis le XVIIIe siècle, le souverain faisait ses propres choix sur les conseils du gouvernement. Cependant, le roi George VI pensait que l’ordre de la Jarretière et l’ordre du Chardon étaient devenus trop liés aux parrainages politiques. En 1946, avec l’accord du Premier ministre et du chef de l’opposition, l’appartenance à ces deux ordres est devenue un don personnel du souverain. Ainsi, le souverain sélectionnait personnellement les chevaliers et les dames compagnons de la Jarretière, sans avoir à tenir compte des conseils du gouvernement.

L’ordre se compose également de membres surnuméraires qui ne sont pas décomptés de la limitation à 25 compagnons. Plusieurs de ces membres appartiennent à la famille royale britannique et sont connus sous le nom de « chevaliers et dames royaux de la Jarretière ». Ces titres ont été introduits par le roi George III, en 1786, afin que ses nombreux fils ne perturbent pas la limite en nombre de compagnons. Il créa le statut de membre surnuméraire, en 1805, pour qu’aucun descendant du roi George II ne soit décompté comme membre (c’est-à-dire extension aux frères et sœurs de George III). En 1831, ce statut fut étendu à nouveau pour inclure les descendants de George Ier (c’est-à-dire extension aux frères et sœurs de George II). Avec l’entrée de l’empereur Alexandre Ier de Russie dans l’ordre, en 1813, la catégorie des membres surnuméraires fut étendue aux monarques étrangers, qui sont connus sous le nom de « Chevaliers et Dames étrangers de la Jarretière ». Chacune de ces initiations exigeait la promulgation d’une loi. Cependant, à partir de 1954, l’admission régulière de chevaliers et de dames étrangers fut possible sans avoir recours à des dispositions particulières.

Le souverain peut dégrader les membres qui ont commis des crimes graves, tels que la trahison. Pendant la Première Guerre mondiale, plusieurs chevaliers étrangers qui étaient les monarques de nations ennemies virent leur adhésion révoquée. Celles de l’empereur Guillaume II d’Allemagne et de François-Joseph Ier d’Autriche ont ainsi été annulées en 1915. L’adhésion de l’empereur Hirohito fut également annulée après l’entrée en guerre du Japon lors de la Seconde Guerre mondiale, mais il fut renommé après la fin de la guerre par Elizabeth II. Il est ainsi le seul chevalier à avoir été nommé par deux souverains différents.

Les descendants de chevaliers de la Jarretière ont la possibilité de rejoindre la « Société des amis de Saint George et des descendants des Chevaliers de la Jarretière ».

L’ordre comporte six officiers : le prélat, le chancelier, le greffier, le roi d’armes principal, l’huissier et le secrétaire. Les offices du prélat, du greffier et de l’huissier ont été créés lors de la création de l’ordre, ceux de roi d’armes et de chancelier au XVe siècle, et enfin celui de secrétaire au XXe siècle.

Officiers de l’ordre, lors de la procession annuelle. De gauche à droite : l’huissier, le roi d’armes principal, le greffier, le prélat et le chancelier.
L’office du prélat est tenu par l’évêque de Winchester, qui est traditionnellement un des dignitaires de l’Église d’Angleterre. L’office de chancelier est désormais occupé par un des compagnons de l’ordre. Depuis les débuts de l’ordre, cet office a été généralement exercé par l’évêque de Salisbury, il a cependant été tenu par des laïcs de 1553 à 1671. En 1837, après une modification du découpage des diocèses, le château de Windsor fut transféré dans le diocèse d’Oxford. La charge de chancelier fut dès lors transférée à l’évêque d’Oxford. Un siècle plus tard, l’évêque de Salisbury remit en question ce transfert, se fondant sur le fait que cette charge n’était en aucune façon liée au diocèse auquel était rattaché la chapelle de l’ordre et que, en tout état de cause, la chapelle Saint-Georges, en tant que possession royale, n’était pas sous juridiction diocésaine. L’office de chancelier fut alors retiré à l’évêque d’Oxford et a depuis été tenu par l’un des chevaliers compagnons. Depuis 1937, les membres qui ont exercé la fonction de chancelier sont :

  • William Cavendish-Bentinck, duc de Portland (1937–1943) ;
  • Edward Wood, comte d’Halifax (1943–1959) ;
  • Robert Gascoyne-Cecil, marquis de Salisbury (1960–1972) ;
  • Charles Lyttelton, vicomte Cobham (1972–1977) ;
  • John Neville, marquis d’Abergavenny (1977–1994) ;
  • Peter Carington, baron Carrington (1994-2012) ;
  • James Hamilton, duc d’Abercorn (depuis 2012).

L’office de greffier est tenu par le doyen de Windsor depuis 1558. Le roi d’armes principal de la Jarretière est d’office le membre le plus gradé du College of Arms (ou Collège des Hérauts ; autorité héraldique compétente pour l’Angleterre) et est généralement nommé parmi les officiers d’armes du Collège. Comme le titre l’indique, le roi d’armes principal a le devoir d’accomplir certaines tâches spécifiques, notamment celle de s’occuper des cimiers et des bannières des compagnons, qui sont exposées dans la chapelle. Depuis 1992, le secrétaire, qui agit en tant qu’assistant lors des cérémonies de l’ordre, est également choisi parmi les autres membres du Collège des armes. Enfin, le poste d’huissier est tenu par le gentilhomme huissier de la verge noire, qui est également le sergent d’armes de la Chambre des lords (même si, en pratique, ses fonctions sont le plus souvent déléguées par son adjoint, le Yeoman Usher).

Les chevaliers militaires de Windsor
Lors de la fondation de l’ordre de la Jarretière, vingt-six « pauvres » chevaliers ont été nommés et assignés au service de l’ordre et de sa chapelle. L’effectif de ce groupe a fluctué au cours du temps. Ainsi au XVIIe siècle, il n’y avait que treize de ces chevaliers. Le roi Charles II porta l’effectif à dix-huit après son couronnement, en 1660. Les chevaliers ayant manifesté leur opposition à ce qu’on les qualifiât de « pauvres », le roi Guillaume IV les rebaptisa « chevaliers militaires de Windsor », au XIXe siècle.

Les pauvres chevaliers étaient des vétérans ruinés à qui il était demandé de prier tous les jours pour les chevaliers compagnons de l’ordre. En échange, ils recevaient un salaire et bénéficiaient d’un logement au sein du château de Windsor. De nos jours, les chevaliers ne sont plus nécessairement pauvres, mais il s’agit toujours de militaires à la retraite. Ils escortent les processions de l’ordre et participent aux services religieux de la chapelle. Ils ne sont, toutefois, pas considérés comme des chevaliers ou des membres de l’ordre.

« Les francs-maçons avaient une forte présence à Gualeguaychú », explique le journaliste Marcelo Lorenzo

De notre confrère argentin maximaonline.com.ar

Le journaliste Marcelo Lorenzo a publié un article d’investigation dans le magazine « El Semanario », où il raconte l’histoire maçonnique de Gualeguaychú.

La franc-maçonnerie implique des sociétés secrètes et est un mouvement ésotérique, qui était lié à l’illumination. Le mouvement, parmi ses idées, proposait de séparer l’État et l’Église.

« La ville au sud d’Entre Ríos a une tradition liée aux loges, toujours enveloppée d’un halo de mystère. Les francs-maçons, qui ont eu un rôle important dans la seconde moitié du XIXe siècle, ont laissé une marque indélébile, dans les personnalités et la symbolique », exprime la note. 

À cet égard, Marcelo explique : « Ce que je voulais, c’était voir ce que les francs-maçons avaient délégué à Gualeguaychú. Du port et du fleuve est venue la franc-maçonnerie à Gualeguaychú. « La franc-maçonnerie était derrière toutes les révolutions et les conspirations. Il s’est beaucoup inspiré de l’indépendance américaine ».

Ce que je voulais, c’était retrouver les traces de la franc-maçonnerie dans la ville, construire cette partie de l’histoire et la démystifier. Parce que la rendre visible cesse d’être sombre. Forme du patrimoine culturel, historique de la ville ». 

*Paragraphes de l’article de Lorenzo

*Après la bataille de Caseros (1852), et selon un mouvement national, le libéralisme triomphant s’exprima dans la résurgence des loges, qui avaient été persécutées pendant le gouvernement de Juan Manuel de Rosas.

A cette époque, un véritable « boom maçonnique » est connu, si l’expression convient. Les francs-maçons encouragent la société de l’Organisation nationale et la Constitution de 1853.

En fait, les quatre premiers présidents qui ont gouverné l’Argentine après la chute de Rosas étaient des francs-maçons : Justo José de Urquiza, Santiago Derqui, Bartolomé Mitre et Domingo F. Sarmiento.

*L’historienne Susana TP de Dominguez Soler raconte qu’en 1850 un groupe d’habitants notables de Gualeguaychú, liés à la franc-maçonnerie, fonda une société appelée « Casino del Plata ».

Dix ans plus tard, trente-neuf membres de cette société créent le « Club Recreo Argentino », dont le conseil d’administration comprend des membres de familles traditionnelles locales. 

Entre-temps, en octobre 1875, la loge « Unión y Filantropía » Nº56 a été officiellement créée à Gualeguaychú, l’une des nombreuses qui ont proliféré dans le pays, en Amérique et dans le monde. Son siège était au premier étage de la maison située à l’angle SE d’Urquiza et d’España.

* Dans le bâtiment de la rue Montevideo n ° 132, il y avait l’un des temples maçonniques identifiés à Gualeguaychú. Aujourd’hui encore, on peut voir sur sa façade une profusion de symbologie maçonnique, qui se rattache ancestralement au monde de la construction.

Par exemple, les colonnes (arbre de vie, union entre ciel et terre), le fronton triangulaire (tiré du temple grec et symbolisant la perfection), l’équerre (rectitude morale), le compas (les limites), le globe (régularité et sagesse).

La relation de ces sociétés secrètes avec l’architecture n’est pas fortuite, puisqu’elles s’inspirent des guildes de bâtisseurs médiévaux et utilisent beaucoup de symbologie associée aux travaux de maçonnerie (le mot « maçon », en fait, signifie « maçon » en espagnol). Français).

L’iconographie maçonnique que l’on décèle, par exemple, dans les éléments funéraires du cimetière nord, ne témoigne pas seulement de la présence des maçons. Le phénomène doit être compris par rapport au style néoclassique du milieu du XIXe siècle, expression de l’idéologie libérale de l’époque.

*Gualeguaychú a connu un boom de la construction à la fin du XIXe siècle, poussé par des résidents étrangers, qui ont donné naissance à des centres et des sociétés dont le but était de fournir une protection et des services aux concitoyens.

En acquérant un pouvoir financier, pour ces activités, ils ont réussi à monter des constructions à grande échelle. Ainsi sont nés les bâtiments de la Sociedad Unione e Benevolenza, de la Societè Unión Française, de la Sociedad Operai Italiani et de la Sociedad entre Argentinos y Orientales.

Du point de vue architectural, le néoclassicisme les lie, avec sa grande admiration pour le grec. Dans les bâtiments des communautés, il est possible de reconnaître les symboles maçonniques classiques, tels que les mains entrelacées, les couronnes de feuilles, le globe, l’équerre, le compas, entre autres.

*Les panthéons et voûtes du cimetière nord de Gualeguaychú reflètent le style néoclassique. Mais aussi de nombreuses expressions funéraires présentent une symbolique maçonnique explicite.

Les marques maçonniques ne sont pas nécessairement liées au défunt, mais peut-être au style du bâtisseur, qui faisait partie d’une loge.

C’est le cas d’Américo Patriarca, auteur de plusieurs panthéons et voûtes de la nécropole locale, et membre d’une des sociétés secrètes.

Le panthéon de ce constructeur italien est visuellement saisissant, sur la façade duquel se détachent des sculptures de personnes âgées avec des crânes dans leurs mains, et dans la partie inférieure des chérubins (visages ailés d’anges).

L’exemple emblématique de la présence maçonnique au cimetière nord est le panthéon de Jacobo Spangenberg, homme d’affaires de l’époque qui participa activement à la vie civique de la ville, et fut maire en 1883.

*Un autre membre notable de la société indigène de l’époque était Luis Paulino Acosta. C’était un homme d’affaires influent marié à Isabel Méndez Casariego, fille d’une famille traditionnelle de Gualeguaychú.

Dans le cimetière nord, vous pouvez voir une pierre tombale en marbre avec leurs noms gravés, au-dessus duquel se trouve le triangle avec « l’œil qui voit tout », tandis qu’en dessous se trouve un chérubin tenant une torche pointant vers le bas (vie éteinte) .

*Les francs-maçons ont compté parmi leurs fidèles locaux différentes personnalités qui se sont distinguées dans la politique, la science et la culture.

En plus des personnes nommées dans la note, il est mentionné Olegario Víctor Andrade, qui a commencé dans la loge San Juan de la Fe à Paraná (1862) et a été membre honoraire de la loge Union et Philanthropie n ° 56 à Gualeguaychú.

Selon la littérature maçonnique, José S. Alvarez (Fray Mocho), qui était directeur de la revue Caras y Caretas, appartenait à la loge Union et Philanthropie de Gualeguaychú, en même temps qu’il rejoignait d’autres sociétés à Buenos Aires.

D’autre part, l’uruguayen Isidoro de María, qui est arrivé ici aux mains d’Urquiza pour diriger « El Progreso de Entre Ríos » -le premier journal de la ville-, était un franc-maçon remarquable.

Juan Manuel de Goyri, éleveur et homme d’affaires, et son fils Bernardo Ramón Goyri, journaliste et rédacteur en chef de journaux locaux, étaient également membres de la franc-maçonnerie locale.

Dans le cas de Juan Francisco Seguí (h) avocat, constituant, secrétaire de Justo José de Urquiza, marié à Cornelia Villar -fille d’une famille renommée de Gualeguaychú-, il a été membre de la loge Jorge Washington de Concepción del Uruguay et Bien Sociale de Rosario.

Ils figurent également dans les registres de la franc-maçonnerie Cándido Irazusta, médecin et maire de la ville à deux reprises ; et Antonio Daneri, commerçant et maire municipal, président à plusieurs reprises de la loge Union et Philanthropie.

Parmi les représentants de l’immigration française figuraient les militants maçonniques Joseph Lefevre, ferblantier et rédacteur en chef de journaux locaux, et Honoré Roustán, homme d’affaires, secrétaire municipal et directeur du journal « El Eco de Entre Ríos ».

Les archives locales montrent que c’est dans la maison du marchand Domingo Repetto que se sont tenues les premières « had » (réunions) de la loge Union et Philanthropie.

26-27/11/22 : Save The Date ! 7e Salon Maçonnique de Toulouse

« Trace de liberté », l’expo.

En avant-première du salon, l’exposition exceptionnelle de François Boucq à la Médiathèque. Du 9 au 28 novembre, salle de lecture de la Médiathèque José Cabanis de Toulouse, la Ville de Toulouse et l’Institut Toulousain d’Études Maçonniques (ITEM) sont heureux d’accueillir l’artiste François Boucq pour l’exposition « Trace de liberté ».

Le 9 novembre à 18h00 : vernissage et conférence inaugurale de l’exposition par François Boucq dans l’auditorium. Récompensé par de multiples prix, dont le prestigieux prix du festival de la bande dessinée à Angoulême, l’artiste explore les diverses déclinaisons de la plastique et de la narration. Ces 25 planches originales de son travail de dessinateur de presse illustrent la liberté d’expression à travers des dessins de presse et les dessins d’audience du procès de Charlie Hebdo.

Pour rappel, François Boucq est un auteur de bande dessinée français né à Lille le 28 novembre 1955. Il a reçu en 1998 le grand prix de la ville d’Angoulême, qui récompense l’ensemble de sa carrière.

Ses œuvres principales sont La Femme du magicien, Bouche du diable, Little Tulip, Bouncer et Le Janitor. En 1992, il reçoit le Prix Yellow-Kid au Salon international des bandes dessinées à Lucques, en Italie.

François Boucq au Festival d’Angoulême 2015

En 2019, l’exposition « Boucq : Léonard de Vinci décodé  » s’était tenue au Musée de la franc-maçonnerie, alors que l’on fêtait les 500 ans du décès du génie italien.

Au programme du 7e salon

Les récents événements tant sanitaires que sociétaux et internationaux ont naturellement incité l’ITEM à proposer la thématique « Transmettre et reconstruire » au Salon du Livre. Les principales conférences seront accordées par des sommités reconnues.

– Raison et universel par François WOLF

– Les racines religieuses du libéralisme par Sylvain PIRON

– Management enfant naturel du nazisme par Yohann CHAPOUTOT

– Wokisme, nouvel humanisme ? par Alain POLICAR

Bien évidemment la Maçonnerie n’est pas en reste avec des sujets sur le symbolisme, sur la Franc-Maçonnerie vue par la littérature populaire et le forum des Grands Maîtres…

Un peu de musique avec Jazz et maçonnerie, de fraternité dans le rugby avec plusieurs intervenants une exposition présentant les francs-maçons locaux célèbres et une autre à la Médiathèque « Trace de Liberté » autour de dessins originaux de François Boucq.

Logo ITEM sur les réseaux sociaux

L’ITEM vous donne rendez-vous le samedi 26 et le dimanche 27 novembre 2022

En savoir + : https://bit.ly/3ubi2nN

Le salon se tient au sein des Espaces Vanel, au coeur de Toulouse qui se situent sur le toit de l’arche de l’imposante Médiathèque José Cabanis.

Infos pratiques :

Médiathèque José Cabanis

1 All. Jacques Chaban-Delmas, 31500 Toulouse – Téléphone : 05 62 27 40 00

Médiathèque José Cabanis – Espaces Vanel