Le Musée Départemental de la Résistance et de la Déportation (MDR&D) propose, jusqu’au 29 octobre 2022, une exposition afin de mieux comprendre la personnalité de Joséphine Baker.
En passant du quartier noir de Saint‐Louis dans le Missouri aux planches du Music‐hall parisien…
Son parcours exemplaire est une formidable opportunité pour dire la République et une part importante de l’histoire du XXème siècle. Cette exposition qui mettra en lumière son existence à l’aune de son engagement pendant la Seconde guerre mondiale, permettra d’évoquer son amour et son engagement pour la France, et aux côtés de ceux qui luttèrent contre le racisme et l’antisémitisme dans le monde. Cette démarche conduit à une double approche, biographique et culturelle, en mettant en avant les valeurs universelles des droits de l’homme.
Entièrement rénové entre 2018 et 2020, le MDR&D souhaite proposer une programmation d’exposition ambitieuse tant par la qualité et la diversité des œuvres exposées que par la modernité des sujets et des questions contemporaines qu’il aborde.
L’exposition « Joséphine Baker – Une vie d’engagement », s’inscrit dans cette triple mission historique, mémorielle, mais aussi citoyenne assignée au MDR&D. Elle vient questionner les multiples visages de la Résistance en rendant hommage à des personnalités discrètes ou très connues comme celui de Joséphine Baker, mais qui paradoxalement, demeurent des visages oubliés de la Résistance. Cette exposition développera également la réflexion sur les enjeux contemporains et de défense des principes démocratiques et républicains. L’enjeu étant également d’interroger les stéréotypes colonialistes et racistes de l’Europe des années 1930, dont certains persistent dans l’imaginaire collectif.
(Source : Haute-Garonne Tourisme)
Pour mémoire :
Joséphine Baker en 1940
Joséphine Baker, née Freda Josephine McDonald le 3 juin 1906 à Saint-Louis, grande ville du Midwest, située dans l’Etat du Missouri, aux États-Unis, fille de Carrie Mac Donald et d’Eddie Carson, et décédée le 12 avril 1975 dans le 13e arrondissement de Paris.
Joséphine Baker est une chanteuse, danseuse, actrice, meneuse de revue et résistante française d’origine américaine.
Vedette du music-hall et icône des années folles, elle devient française en 1937, après son mariage avec Jean Lion. Elle joue pendant la Seconde Guerre mondiale un rôle important dans la résistance à l’occupant. Elle utilise ensuite sa grande popularité au service de la lutte contre le racisme et pour l’émancipation des Noirs, en particulier en soutenant le mouvement américain des droits civiques.
○ Sa vie maçonnique
Joséphine Baker est initiée, le 6 mars 1960, au sein de la Loge « La Nouvelle Jérusalem » de la Grande Loge Féminine de France.
○ Son entrée au Panthéon
La chanteuse franco-américaine, première star internationale noire, est entrée au Panthéon le mardi 30 novembre 2021. Joséphine Baker deviendra ainsi la première femme noire à reposer dans ce temple républicain, situé dans le Ve arrondissement de Paris.
Informations pratiques
Musée Départemental de la Résistance et de la Déportation (MDR&D)
52, allée des Demoiselles – 31400 Toulouse
05 34 33 17 40 – musee-resistance@cd31.fr
Jusqu’au 29 octobre 2022 – Entrée libre et gratuite
Horaires : Du mardi au samedi – 10h/12h30-13h30/18h – Fermeture les jours fériés
1re conférence publique des tenues d’été de la GLDF. Christian ROBLIN « La Franc-Maçonnerie une Tradition d’avenir », le 5 juillet 2022 à 20 h à Paris.
C’est le président du Collège maçonnique en personne, Christian ROBLIN qui ouvre le cycle des conférences publiques qui ont lieu lors des tenues d’été de la Grande Loge de France.
Christian ROBLIN traitera du thème :
« La Franc-Maçonnerie une tradition d’avenir »
Cette conférence publique a lieu le mardi 5 juillet 2022 à 20 heures précises (venir un peu avant) dans le Grand Temple Pierre Brossolette de la Grande Loge de France, 8 rue Puteaux, Paris 17e (métro Rome).
Il s’agit d’une conférence publique gratuite, ouverte à toutes et à tous, francs-maçons ou non.
La police de Houston, au Texas, a arrêté un homme armé dans la vallée du rite écossais de Houston après avoir appris qu’il détenait deux otages à l’intérieur.
Les négociateurs d’otages de la police et l’équipe SWAT se sont précipités vers le bâtiment du Rite Écossais dans la partie sud-ouest de Houston juste après 10h00, heure locale. L’un des otages était un homme de 91 ans.
Police de Houston (Texas) durant la prise d’otages
Selon la déclaration de la police, le suspect avait tenté d’entrer dans le bâtiment du Rite écossais « pour leur parler de leurs systèmes de croyances« . Des témoins ont déclaré à la police qu’il « se comportait de manière erratique« . Lorsqu’on lui a refusé l’entrée, il a fait le tour du bâtiment et a brisé une fenêtre pour entrer. Il a été initialement signalé à la police qu’une femme à l’intérieur a déclaré avoir entendu quatre coups de feu, mais il a été déterminé que le bruit était celui de la fenêtre brisée. Il n’était pas armé d’une arme à feu, mais a utilisé un tournevis pour menacer les otages et un démonte-pneu pour casser la vitre.
La seule blessure connue était l’otage âgé qui a été blessé à la main lors d’une confrontation physique avec le suspect.
Culture. Ce vendredi 24 juin, une trentaine de personnes se sont réunies à l’espace Bouchardon pour une conférence sur les femmes franc-maçonnes.
« Chacune d’entre nous, qui que nous soyons, résulte de l’histoire de toutes les femmes », soutient au début de la conférence Marie-Thérèse Besson, ancienne Grande Maîtresse de la Grande Loge Féminine de France, première obédience (regroupement de loges maçonniques, ndlr) féminine du monde.
Ce vendredi 24 juin, cette sage-femme franc-maçonne était l’invitée de la loge (petit groupe de membres de la franc-maçonnerie au niveau local, ndlr) féminine de Chaumont. Elle a animé pendant plus d’une heure une conférence sur “La Franc-Maçonnerie Féminine : de la naissance au développement international”. Dans la salle, se trouvait une trentaine de personnes. En grande majorité des femmes, des francs-maçons, mais aussi des “profanes”, terme désignant les personnes n’appartenant pas à la maçonnerie. franc-maçonnes
Aurélie Dupont*, 21 ans, venue accompagnée de sa sœur de 25 ans et de sa mère, fait partie de ces personnes non-initiées. « Un membre de ma famille était franc-maçon. Je voulais en savoir un peu plus, déconstruire les idées reçues. J’ai été agréablement surprise. Je ne pensais pas que c’était si philosophique. Ça a l’air intéressant de discuter avec ces personnes. »
« Se forger une véritable parole de femme »
Les participants ont écouté l’histoire des femmes depuis le XVIIe siècle comptée par Marie-Thérèse Besson. A cette date, « l’infériorité intellectuelle des femmes était un fait étayé », explique l’ancienne Grande Maîtresse. Puis les mœurs ont évolué, notamment avec l’arrivée de femmes issues de milieux privilégiés aspirant à l’éducation.
Les premières femmes font leur entrée dans la franc-maçonnerie au XVIIIe siècle. Néanmoins, les loges étant dépendantes de celles des hommes, tout se passait sous leur tutelle. « On y enseignait la vertu et l’obéissance », pointe Marie-Thérèse Besson. Une approche éloignée des débats philosophiques et de société actuels. Pour que ces derniers arrivent, il a fallu attendre 1945 et la création d’une obédience maçonnique exclusivement féminine.
« Il a fallu un long temps pour l’émancipation des femmes. Un temps qui n’est peut-être pas encore clos », constate l’ancienne Grande Maîtresse. Avec la création de la Grande Loge Féminine de France « vient l’idée de revendiquer une identité féminine en prônant la différence », explique Marie-Thérèse Besson. Ainsi, l’obédience vise notamment à « se forger une véritable parole de femme ».
Cette volonté se concrétise dans un monde qui reste néanmoins influencé par le patriarcat. Cette domination des hommes, parfois inconsciente, s’est d’ailleurs illustrée à la conférence. Alors que le public était composé aux trois quarts de femmes et que le sujet les concernait, uniquement des hommes ont posé des questions lors du temps d’échange de fin de conférence. Une répartition du temps de parole inégale souvent pointée par les mouvements féministes.
Julia Guinamard
j.guinamard@jhm.fr
*Le nom a été changé.
« Pourquoi pas moi ? »
« Aujourd’hui, notre but est de faire connaître la franc-maçonnerie féminine et la loge de Chaumont », indique Catherine Boussard, la présidente de l’association Le cercle philosophique féminin chaumontais. Elle poursuit : « On dit tellement de choses sur la franc-maçonnerie, on veut démystifier ».
Derrière des images – fausses – de sectes, les loges franc-maçonnes sont avant tout des lieux d’échanges. Les sujets de réflexion varient : femmes migrantes et intégration, femmes et politique, statut des athées ou encore intelligence artificielle. Ils sont ensuite synthétisés à la Grande Loge Féminine de France qui réalise des rapports remis au gouvernement ou à l’Union européenne.
Si ce point peut donner une impression intellectuelle et élitise, il n’en est rien. « La richesse d’une loge tient dans la diversité d’âge et de milieux sociaux », soutient Catherine Boussard. A titre personnel, elle a hésité avant d’entrer dans une loge. Un jour, elle a sauté le pas. Elle s’est dit : « Pourquoi pas moi ? » Aujourd’hui, elle invite toutes celles le souhaitant à se joindre à la loge qu’elle préside.
À Guanajuato, il existe environ 35 loges maçonniques réparties dans différentes municipalités, principalement à León, Irapuato et Silao.
León : Les francs-maçons de Guanajuato se consacrent à l’étude et à l’analyse de la réalité du pays. « Ne nous diabolisons pas », lance le chef de la Grande Loge de l’État de Guanajuato dans une interview.
La franc-maçonnerie a toujours existé dans le monde. Des pays européens aux États d’Amérique latine, comme Guanajuato , ils ont des loges qui se réunissent fréquemment. Dans cet État, il y en a environ 35 réparties dans différentes municipalités, principalement à León , Irapuato et Silao .
Et puis, que font les francs-maçons à León ? Les membres de la franc-maçonnerie, parmi lesquels il y a aussi des femmes, se consacrent à se rencontrer et à discuter des actions d’intérêt social dans des espaces appelés temples. Ce sont généralement des endroits avec des espaces suffisamment grands où il y a des bougies, des chaises, un siège et un échiquier au sol.
L’année dernière, ils ont organisé une convention nationale à Guanajuato qui a suscité des réactions de rejet dans la société, en particulier parmi les religieux. À propos de cet événement et de tous les autres qu’ils réalisent, leur chef souligne qu’il ne se passe rien d’extraordinaire.
« C’est un congrès comme celui de Coparmex, c’est un congrès comme celui d’un parti. Des accords se font, ils votent et c’est fini », dit-il.
Dans les sessions maçonniques, les questions qui concernent la société sont discutées, par exemple, les droits des personnes, la sécurité de l’État, la situation économique et ils proposent des solutions depuis leur tranchée, en tant que maçons et en tant que citoyens.
« Nous sommes des citoyens qui cherchent à être meilleurs chaque jour, à contribuer au mieux à notre société et à continuer dans un ordre pacifique. La coexistence ordinaire. Nous ne sommes pas contre le gouvernement légitimement élu ni contre aucune religion », dit-il.
Il explique qu’en fait, la franc-maçonnerie « amalgame » tous les êtres humains avec une diversité de pensée et de croyance. La franc-maçonnerie n’est pas une religion, il y a des gens qui pratiquent des croyances différentes.
Et d’où vient la stigmatisation ?
Son chef explique que la stigmatisation est un enjeu historique où « malheureusement« , estime-t-il, l’influence sur la pensée religieuse continue de diaboliser l’appartenance à la franc-maçonnerie.
Il a décrit la réaction sociale de l’époque lors de la tenue de leur congrès à Silao en juillet 2021 comme une effervescence négative.
« La franc-maçonnerie continue, les activités continuent. Le problème de plus en plus compliqué du pays implique également des positions et des critères différents dans lesquels nous contribuons et collaborons également« .
Oscar Emmanuel Peterson (15 août 1925 Montréal – 23 décembre 2007 Mississauga Ontario)
Le T∴C∴F∴ Duke Ellington l’ appelait : le maharadja du piano.
Nous n’avons pas de précisions sur sa date d’initiation ni du nom de sa loge canadienne, en revanche on sait qu’il est un des descendants du fameux « Underground Railroad ». Ce réseau souterrain s’est constitué à partir de 1864 lorsque le président Lincoln déclara l’abolition de l’esclavage (qui ne fut effectif dans sa réalité sociale qu’un siècle plus tard), permettant l’évasion d’esclaves fuyant le sud profondément raciste. Il fut en grande partie organisé par des franc-maçons et des quakers. La plupart des esclaves utilisant ce réseau remontèrent vers le nord industrialisé du pays, d’autres prirent des destinations différentes.
Oscar est né dans le quartier La Petite Bourgogne de Montréal, principalement noire ce qui lui permit de côtoyer très tôt le jazz. A cinq ans il commença par la trompette et le piano mais à sept ans il contracte la tuberculose, ce qui l’obligea à abandonner la trompette définitivement au profit du piano. C’est son père Daniel qui lui donne ses premières leçons de piano et ensuite sa sœur Daisy prendra le relais en lui apprenant la musique classique, lui faisant répéter inlassablement des gammes et des arpèges, lui conférant la virtuosité qu’on lui connaitra très vite.
Ensuite il prit des cours avec le professeur hongrois Paul De Marky, élève de István Thomán (professeur de Bela Bartok et Georges Cziffra), qui était lui-même élève de Franz Liszt. Mais le jeune Oscar découvre avec passion le Boogie-Woogie et sa réputation commence en se faisant appeler « The Brown Bomber ».
Dès l’âge de 9 ans il maîtrise son instrument à un point tel, qu’il impressionne les professionnels. A partir de cette période il va jusqu’à pratiquement la fin de sa vie, travailler six heures part jour.
En 1940, il a 14 ans et gagne le concours de la radio canadienne ce qui lui permet d’aller étudier à l’université de Montréal où il va jouer dans l’orchestre du trompettiste et chef d’orchestre Maynard Ferguson.
Il devient rapidement professionnel et passera régulièrement à la radio. De 1945 à 1949 il va commencer à enregistrer pour le label Victor Records. Ses premières influences seront pour le boogie et le swing avec un attrait pour Nat King Cole et Teddy Wilson. Dès l’âge de 20 ans il s’est déjà forgé une réputation de brillant technicien tant du point de vue de la mélodie que de sa créativité.
Oscar Peterson n’échappa pas au racisme comme bon nombre de ses confrères et consœurs, et heureusement pour lui et d’autres célèbres jazzmen et jazzwomen, il fit la rencontre avec le producteur Norman Granz qui se transforma en amitié durable. Norman fut un défenseur du jazz mais également un militant anti-raciste et fit tout pour faire reconnaître ses musiciens et cette musique. Sans lui, la visibilité de cet art n’aurait pas eu la place qu’elle méritait. Granz raconte notamment comment dans les années soixante dans le sud profond il dut faire face à un policier armé demandant à ses musiciens de ne voyager uniquement dans un taxi réservé aux noirs (pour ne pas employer d’autres terminologie de cette époque) car voyager dans un taxi réservé aux blancs étaient un affront ultime. En 1950 il rencontre le mari d’Ella Fitzgerald, le contrebassiste Ray Brown avec lequel il va démarrer un duo, qui se transformera en trio avec le guitariste Barney Kessel. Herb Ellis remplacera ensuite Kessel et restera avec Oscar de 53 à 58 pendant les tournées organisées par Norman Granz, « Jazz At The Philarmonic ».
Le succès sera permanent jusqu’à son passage à l’Or :. Et :., mais à partir de 1970 il va former un nouveau trio avec le guitariste Joe Pass (de son vrai nom Joseph Antony Jacobi Passalaqua né en 1929) et le contrebassiste danois Niels-Henning Ørsted Pedersen, surnommé par les musiciens « ènachoppé » NHØP. Joe Pass dira d’ailleurs dans une interview de 1976 « que les seuls gars que j’ai entendu se rapprocher de la totale maîtrise de son instrument, sont Art Tatum et Oscar Peterson ». Il collaborera avec de nombreux prestigieux musiciens, ouverts à diverses explorations et joutes musico-amicales avec entre autres, Herbie Hancock, le TCF :. Ben Webster, le TCF :. Count Basie, le trompettiste Clark Terry, le vibraphoniste du « aimejicu » MJQ Modern Jazz Quartet, Milt Jackson, et a produit une discographie absolument impressionnante avec plus de 211 albums sous son nom et en collaboration avec des pointures aussi iconiques que : Louis Armstrong, Benny Carter, Roy Eldridge, Lester Young, Lionel Hampton, Dizzy Gillespie, Buddy De Franco, Buddy Rich, Ralph Burns, Gene Krupa, Ella Fitzgerald, Harry « Sweets » Edison, Anita O’Day, Stan Getz, Gerry Mulligan, Ben Webster, J.J. Jonhson, Sonny Stitt, Zoot Sims, Sarah Vaughan, Freddie Hubbard, Itzhak Perlman, Roy Hargrove, Ralph Moore, Michel Legrand… J’arrête là, car tout ce que le gratin du jazz du milieu des années cinquante jusqu’à sa disparition, est passé un jour entre les pattes d’ours du pianiste canadien. IL apparaît également dans une douzaine de films et a plusieurs statues et autres rues, parcs ou bâtiments à son nom.
https://youtu.be/q5IaMdhVBFo
Oscar en quartet avec le TCF:. Ben Webster au sax ténor, NHOP ctbasse, Tony Inzalaco batterie.
Ce que l’on sait moins c’est qu’il avait contracté une arthrose dans sa jeunesse qui s’est réveillée dans ses dernières années avec pour conséquence une prise de poids considérable allant jusqu’à 125 kg. Cette surcharge compliqua considérablement sa mobilité et il subit une opération de remplacement de la hanche. Mais en 1993 il eut un AVC qui lui paralysa tout le bras gauche ne pouvant pratiquement plus se servir de sa main pendant deux ans. A cette même période, le premier ministre de l’époque, fan absolu d’Oscar (mais qui ne le serait pas ?), lui offrit la position de » Lieutenant Gouverneur de l’Ontario, ce qu’Oscar refusa compte tenu de son état de santé.
Oscar Peterson A écrit et enregistré un grand nombre de thèmes de jazz. Son célèbre « Hymn to Freedom », sur l’album Night Train sorti en 1962, devient l’hymne emblématique du mouvement des droits civiques aux États-Unis pendant les années 1960.
Il recouvrit un peu de flexibilité de sa main gauche mais il ne put jamais retrouver sa complète dextérité légendaire et l’essentiel de son travail résida dans sa main droite. En 1995 il fit quelques rares apparitions en public et enregistra pour le prestigieux label Telarc.
Au festival de jazz de Marciac en 2003 il fit pleurer tout le monde et lui-même en avouant ne plus pouvoir jouer du tout avec sa main gauche et en rajouta dans l’émotion en interprétant une ballade dédiée à sa femme.
Il passe à l’Or:. Et:. Le 23 décembre 2007, chez lui dans la banlieue de Toronto des suites d’une insuffisance rénale.
Oscar fut décoré comme un général russe à partir des années 60, mais de 1975 à 1997 il reçut plusieurs Grands Prix du disque et des distinctions comme pianiste de l’année de 1950 à 1962. Il fut décoré, honoré, obtint des médailles, des diplômes et toutes sortes de récompenses incroyables, dont celle de Chevalier Des Arts Et Des Lettres en France.
Oscar Peterson rédige en outre, au milieu des années 1960, quatre volumes didactiques intitulés Jazz Exercises and Pieces for the Young Jazz Pianist. Il est également présent au lancement de l’atelier de jazz du Centre d’arts de Banff en 1974. Il revient à un environnement universitaire, en 1985, en tant que professeur auxiliaire de musique à l’Université York. Il y exerce également les fonctions de chancelier de 1991 à 1994, puis de gouverneur honoraire en 1995. Il participe à la création de l’Oscar Peterson Jazz Research Centre au Collège Winters, l’école des beaux-arts de l’Université York.
Faire une sélection d’albums d’Oscar est un pari impossible, mais je vais prendre le risque de vous conseiller ce que je considère comme du pur diamant au milieu d’autres joyaux, en ce pavé, ou pierre cubique, à savoir le coffret de 8XCD « Excusively For My Friends ». Mythique série d’albums d’Oscar Peterson enregistrés pour MPS entre 1963 et 1968. Cette collection enfin rééditée et complète, considérée par Peterson lui-même comme faisant partie de ses meilleurs enregistrements, fait figure de pièce centrale dans sa discographie. Enregistrés dans le salon du producteur Hans Georg Brunnder-Schwer, ces albums atteignent la perfection tant sur le plan musical que sur la qualité d’enregistrements, grâce à la précision de l’ingénieur fondateur de MPS. Les bandes ont bénéficié d’un remastering qui rendent les séances d’une parfaite acoustique pour l’époque. S’il n’y avait qu’une chose à avoir d’Oscar, ceci fera figure d’incontournable dans votre discothèque.
Une chose également peu connue de sa part, était son intérêt pour toute la lutherie électrique et électronique. Il possédait de nombreux claviers, tels pianos électriques, synthétiseurs, analogiques ou numériques, orgues, dont le célèbre Hammond, ordinateurs, logiciels musicaux, nombreux moyens (et coûteux) d’enregistrement et qu’il fut également un chanteur assez honorable.
Voici ce petit film d’assez piètre qualité mais qui permet de montrer l’intérêt d’Oscar pour ces claviers. Le plus étonnant est qu’il ne fit pratiquement jamais la moindre prestation en public avec ces instruments. C’est un paradoxe qui ne fut jamais vraiment élucidé.
Sinon beaucoup de vidéos anciennes et récentes sont disponibles sur la toile et je pense qu’il n’y a aucune mauvaise prestation de cet extraordinaire pianiste qui restera une pierre fondatrice essentielle dans l’histoire du jazz.
Oscar parlant français avec Pierre Bouteiller
Yves Rodde-Migdal 28/6/2022
Statue of pianist Oscar Peterson on Elgin Street at the National Arts Centre, Ottawa, Canada.
- Oscar Peterson et Richard Palmer, éd., A Jazz Odyssey : The Life of Oscar Peterson, New York, Continuum, 2002.
- Jazz & Franc-Maçonnerie une histoire occultée, éditions Cépaduès par Yves Rodde-Migdal
La Grande Loge Féminine de France, première Obédience féminine dans le monde, qui compte 14000 adhérentes, s’insurge avec force et vigueur contre la décision de la Cour Suprême des Etats Unis d’Amérique de révoquer le droit à l’avortement !
En enterrant l’arrêt ROE vs WADE la Cour Suprême livre les femmes à la décision de chaque Etat.
Catherine Lyautey, Grande Maîtresse de la GLFF (source GLFF)
Il est à noter que, déjà, une vingtaine d’états sont revenus, depuis cette révocation, sur la possibilité d’avorter, même en cas de viol, d’inceste, et en pénalisant fortement ceux qui réaliseraient cet acte.
Cet arrêt implique de graves conséquences pour la santé et la vie des femmes qui se voient une fois de plus soumises aux dictats des conservatismes, et des lobbies religieux.
Cette décision prouve que jamais rien n’est acquis.
Les Francs-maçonnes de la Grande Loge Féminine de France apporteront leur soutien à toutes les femmes pour que, partout dans le monde, elles puissent librement disposer de leur corps.
Encore une fois ce sont les femmes qui subissent. Il faut que cela cesse!
Les visiteurs de Stella Matutina vont découvrir, à leur tour, la « Marianne » plantée au cœur de l’ancienne usine sucrière de Saint-Leu, devenue musée régional, et désormais associée à la franc-maçonnerie, version Grand Orient, la loge et son musée de Toulouse ayant fait ce sculptural présent à notre lointain département. Retour sur une inauguration.
Pas de grand tralala dimanche, en fin de journée à Stella, où Huguette Bello exceptée, sur son 31 en toute circonstance, les personnalités et les invités, fussent-ils frères et sœurs au sein de la franc-maçonnerie, ici à l’honneur, n’en arboraient, comme il se doit, aucun des signes (indiqués ici en aparté) et se fondaient dans le décor muséal et sa machinerie endormie, juste impatients de découvrir la nouvelle hôtesse des lieux, cette « Marianne noire » arborant les traits d’une esclave affranchie. Des invités d’ici et d’ailleurs, avec bon peu de membres de la confrérie venus de Madagascar, de Cuba, de Maurice voire du Canada, qui pourraient bien, à leur tour, être dotés par le Grand Orient d’une statuaire à l’avenant.
Un buste qui a demandé un peu de temps et de patience aux participants, avant de se révéler au grand jour, pour laisser la place aux discours.
C’est le maire de Saint-Leu, territoire d’accueil, à La Réunion, de ce symbole d’exception, qui a exprimé en premier « le plaisir et surtout la fierté » de voir Stella devenir l’écrin d’une sculpture « aussi symbolique, et riche d’histoire et d’enseignement », avant de souligner combien le choix de Saint-Leu lui semble judicieux « puisqu’il y a eu là, en 1811, la principale révolte d’esclaves, au moins 200, avec, à leur tête, le plus connu, Élie, pour organiser toute l’action des années en amont », précisait l’édile ajoutant la légitimité de voir ainsi Stella consacrée avec cette « statue qui s’impose entre la culture de la canne, celle de l’engagisme et de l’esclavage, intiment liées. » Et d’évoquer l’autre Marianne, la guerrière combattant aux côtés de son compagnon Cimendef, pour mieux conclure rapidement sur cette envolée. « Nous avons, à La Réunion, un peuple né d’un crime contre l’humanité, un peuple heure…
De notre confrère autoroutier voyage.aprr.fr – Par Olivier Noël
« Le trésor des templiers de la forêt d’Orient » est un des podcasts proposés par APRR en ce printemps, pour vous accompagner sur l’autoroute et au-delà. Un récit qui nous entraîne près de l’A5, dans l’Aube, et que vous pouvez écouter ci-dessous.
Dans le reportage ci-dessous, nous découvrons les coulisses du podcast panorama « Le trésor des templiers de la forêt d’Orient ». Olivier Noël a rencontré Martin Quenehen, auteur de ce récit. Une histoire qui s’inspire d’un panneau touristique que nous présente Damien Cercueil, de la Direction de la Communication d’APRR.
Il y a quelques temps, lors de l’écriture de mon premier ouvrage, l’Ethique en Franc-maçonnerie (disponible sur le site des éditions Numérilivre ou chez votre libraire), j’avais fustigé la virilité imbécile et la phallocratie institutionnelle (relisez les pages 92 et suivantes). En m’inspirant des travaux du docteur Christophe Dejours, j’en concluais que les stéréotypes virils de la réussite constituaient une nouvelle banalité du mal : glorification de la violence des vrais hommes, mépris des personnes les plus vulnérables et dénigrement du soin, juste bon pour les gonzesses. Que peut-on alors penser d’un régime politique qui consacre le droit à porter des armes à feu pour n’importe quel clampin et qui revient sur une avancée majeure du droit des femmes, à savoir l’interruption volontaire de grossesse ?
Lorsque la nouvelle est tombée, j’ai cru à une mauvaise blague. Mais non. La Cour Suprême des Etats-Unis a annulé l’arrêt Roe-Wade autorisant l’interruption volontaire de grossesse.
Il faut savoir que contrairement au droit européen dans lequel tout est écrit et codifié, le droit américain est avant tout prétoriel : il existe des règles communes, comme la liberté d’expression et le droit à porter des armes, mais tout le reste est soumis à l’autorisation d’un juge. Ainsi, durant la ségrégation (en 1969), il a fallu la décision d’un juge pour que la mathématicienne Mary Jackson puisse suivre la formation d’ingénieur (normalement réservée aux blancs) nécessaire à son poste à la NASA. Le droit américain est donc écrit dans les prétoires. Il est malheureux qu’il s’exprime à coup de pétoires…
La Cour suprême a donc décidé d’adopter le point de vue de fondamentalistes religieux (généralement « mâles blancs dominants »), de type WASP, comme leur ancien président, celui qui privilégiait les « faits alternatifs » à la réalité. C’est très choquant de notre point de vue d’européen, mais au final, cela s’explique. Selon Noam Chomsky, les américains sont un peuple d’arriérés. Il estime que 30 % de la population croit encore au miracle et que le monde a été façonné par une divinité en 7 jours (cf. le résumé de ses conférences et entretiens ici). Dans ces conditions, on peut plutôt se demander comment le droit à l’interruption volontaire de grossesse a pu être ajouté dans le droit et comment il a tenu aussi longtemps…
De la même manière, après une énième tuerie dans une école (massacre d’Uvalde au Texas il y a quelques semaines), l’État de New-York a lancé des restrictions au port d’armes automatiques, sans grand espoir de succès. La preuve, la Cour suprême a consacré le droit à porter une arme à feu, en même temps qu’elle a annulé le droit à l’IVG. On appréciera le symbole : les mêmes qui interdisent aux femmes de disposer de leurs corps au nom d’une idéologie pro-vie, autorisent les hommes (et les femmes aussi) à porter et utiliser des armes semi-automatiques… Vous la sentez, la cohérence, là ? A se demander si ces braves gens n’ont pas un léger problème avec la maternité d’un côté et leur propre virilité de l’autre !
Ainsi, pas besoin de développer plus : l’autoproclamée plus grande démocratie du monde, qui s’imagine fondée à porter ses valeurs dans le monde entier n’est qu’un pays d’arriérés. Notons que ce sont les élites de ce même pays qui se permet d’expliquer aux représentants de l’État français que la Sécurité Sociale, les assurances sociales, bref, toutes les déclinaisons du solidarisme ne sont pas rentables et qu’il faut tout privatiser (cf. la Lettre au futur locataire de l’Elysée par l’équipe de Charlie Hebdo). En effet, il est tellement mieux, tellement plus éthique de faire payer les soins directement par les patients, comme la banale somme de 30 000 Euros pour un accouchement qui se passe bien… Ou de présenter la facture aux survivants d’un massacre de masse du fait d’un tireur isolé.
Et en Europe, sommes-nous protégés contre cette grave régression du droit des femmes ? A en juger par les récents événements en Pologne, clairement, non. Nous ne sommes pas à l’abri d’un recul drastique du droit des femmes au nom d’une idéologie prétendument pro-vie, qui est en fait le retour du religieux dans la sphère politique. On peut aussi s’interroger sur les conséquences des actions des militants prétendument pro-vie : je rappelle qu’une femme est morte en Pologne après qu’on lui a refusé une interruption médicale de grossesse (la poche des eaux s’étant déchirée très prématurément, condamnant le fœtus et la mère). Cette femme avait trois enfants, désormais orphelins. Bravo les pro-vie. A se demander quelle vie ils prétendent défendre.
Ce qu’avaient compris le Frère Pierre Simon, Lucien Neuwirth et ceux qui les ont suivis, c’est qu’une femme qui veut avorter le fera. Alors autant leur donner la possibilité de le faire en protégeant leur vie à elles. Tel est l’esprit des lois Veil et Neuwirth. On ne peut pas, on ne doit pas, à moins d’être une belle ordure, laisser une femme mettre sa vie en danger. C’est avant tout à cela que servent les centres de planning familial : permettre une interruption volontaire de grossesse dans les meilleures conditions possibles, et les protéger des conséquences d’accidents de la vie sexuelle, comme une infection sexuellement transmissible, et accessoirement, donner aux jeunes un complément salutaire d’éducation sexuelle, ce que l’Education nationale ne semble plus en mesure de faire, faute d’enseignants d’un côté, faute d’arguments à opposer à la pudibonderie religieuse des familles d’élèves de l’autre. Vouloir remettre leur existence en cause est criminel.
N’en déplaise à Michel Sardou, il est temps de mettre une distance salutaire avec les Ricains, ce peuple d’arriérés en proie aux délires de sectes diverses et désormais incapable de se donner une réelle éthique publique. Et plus proche de nous, il me semble plus que nécessaire de rappeler que les convictions religieuses relèvent de l’intime et ne doivent pas être utilisées comme argument dans le débat politique (on peut se référer à mon ouvrage Ethique et athéisme pour nourrir sa réflexion). Les lobbies religieux font trop de dégâts pour être considérés comme inoffensifs. Leur action doit cesser, ce qui requiert un certain courage, vertu manquant à nos politiques. L’avenir est de plus en plus sombre.
La Grande Loge Féminine de France a émis un communiqué pour marquer son indignation, de même que la Fédération de Droit Humain. Des forces obscurantistes sont à l’œuvre pour faire régresser le droit et la liberté, plus que jamais, restons vigilants.