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À la découverte du château des Templiers de Montfort-sur-Argens (Var)

Montfort-sur-Argens est une commune située entre Carcès et Correns, au nord de Brignoles dans le département du Var, en région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Blason de la ville de Montfort-sur-Argens

Le nom de la commune devient Montfort-sur-Argens en 1904.

Drapeau du département du Var

Montfort-sur-Argens s’écrit Mount-Fouart en provençal de norme mistralienne. Le dictionnaire de Frédéric Mistral écrit Mount-Fort et Mount-Fouert alors que les classicistes écrivent Montfòrt d’Argens et possèdent la même prononciation. La diphtongue -oua en mistralien, uniquement oralisée en écriture classique est spécifique au Var alors que le niçois utilise -ouo (mais aussi -oua du fait des migrations d’Ouest vers l’Est provençal) et le marseillais -oue.

Un peu d’histoire…

La création du castrum de Montfort a lieu au Moyen Âge, en liaison avec le prieuré de Notre-Dame de Spéluque qui est une fondation de l’Antiquité tardive.

Les Templiers et les Hospitaliers

En 1197, le seigneur Foulques de Pontevès fait don de la seigneurie de Montfort-sur-Argens aux Templiers de la commanderie du Ruou. En 1207, Alphonse II de Provence fait don du domaine de Montfort aux chevaliers du Temple, qui y établiront une maison du Temple. Pendant les croisades, Montfort-sur-Argens jouera un rôle important dans la présence des moines-soldats entre Argens et Verdon.

Quant au château…

En pierres apparentes et flanqué de 2 tours carrées, le château de Montfort fut l’une des très rares commanderies templières du Var. Aujourd’hui, c’est un château privé, visible uniquement de l’extérieur.

Montfort tire son nom du latin Mons Fortis (colline fortifiée), ancienne cité des comtes de Provence du XIIe siècle. En 1197, l’un des Comtes de Provence fait don de tout ce qu’il possède à Montfort et sur la vallée de Carcès aux Templiers de la commanderie du Ruou. En 1207, Alphonse II d’Aragon fait don du château de Montfort-sur-Argens aux Templiers d’Hyères. Puis, Raymond de Cotignac, devenu frère de l’ordre, donne ses biens à Montfort. Les templiers en font une vraie forteresse et le seul château détenu par l’ordre dans le Var.

Ordre de Saint-Jean de Jérusalem

Après l’arrestation des Templiers – au matin du vendredi 13 octobre 1307, tous les Templiers de France, soit plusieurs milliers au total, sont arrêtés sur ordre du roi Philippe IV le Bel, petit-fils de saint Louis – et la disparition de l’ordre du Temple, les biens passent aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem – ordre de Saint-Jean de Jérusalem, ordre religieux catholique hospitalier et militaire qui a existé de l’époque des croisades jusqu’au début du XIXe siècle.

Le château est partiellement détruit par les ravages du moment. Il est reconstruit et érigé en commanderie en 1411. Au milieu du XVe siècle, Montfort est rattaché à la Commanderie de Marseille puis devient résidence des chevaliers de Malte. Il sera régulièrement habité et entretenu par les commandeurs.

En 1793, le château est transformé en prison révolutionnaire et échappe ainsi à la destruction.

La croix de l’Ordre des Hospitaliers, au-dessus de la porte d’entrée, a remplacé celle de l’Ordre du Temple. La façade principale est entourée de deux tours carrées à contreforts (3 à l’origine) qui délimitaient la cour intérieure du château primitif.

Cette cour sera ensuite couverte de voûtes en berceau qui supportent les 2 étages. Seule une partie des sous-sols a subsisté du château d’origine. Des fenêtres à meneaux ont remplacé les meurtrières. Le toit possède 4 rangs de génoise, signe distinctif des demeures seigneuriales de Provence. Escalier intérieur à vis daté du XV° siècle.

Les façades et les toitures sont inscrites à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques.

En savoir plus avec Montfort-Templier, un livre inédit sur les activités et les possessions des Templiers du Château de Montfort-sur-Argens dans le Var.

Sources : chateau-templier.business ; Wikipédia ; Musée du patrimoine de France ; Var tourisme

France Culture : GLFF – L’Ethique et ses enjeux, un engagement de la Grande Loge Féminine de France

De notre confrère radiofrance.fr

La Grande Loge Féminine de France, première obédience féminine dans le monde : un questionnement de 14 000 Sœurs sur les rapports que nous entretenons avec nous-même, à l’autre, au vivant et dans le Cosmos ; des engagements présentés par la Commission Conventuelle Ethique et Bioéthique.

Résumé

La Grande Loge Féminine de France, première obédience féminine dans le monde : un questionnement de 14 000 Sœurs sur les rapports que nous entretenons avec nous-même, à l’autre, au vivant et dans le Cosmos ; des engagements présentés par la Commission Conventuelle Ethique et Bioéthique.

En savoir plus

Dans un questionnement individuel et collectif de remise en cause des certitudes, des normes et des préjugés, les Sœurs de la commission conventuelle éthique et bioéthique ont à cœur de comprendre les enjeux actuels d’une société en plein déséquilibre. Qui de mon corps pensant ou de mon avatar sera l’influenceur de mes émotions ou le décideur de ma fin de vie. Allons-nous passer de la querelle de l’âme des bêtes à celle des « neurotransplantés-machines-humains » ? Allons-nous savoir nous unir ailleurs que dans le métavers, imposer des limites à la marchandisation des biens communs ?

En construisant une conscience collective, nous œuvrons à une diffusion de la connaissance, pilier avec l’éducation de la liberté de conscience. Être libre pour Agir. Agir dans le respect de la dignité des personnes, à la recherche des coopérations. Dans un autre espace-temps, notre rituel nous apprend à voir au-delà des clichés et à nous questionner avec le regard de femmes, trop souvent invisibilisées, qui savent que rien n’est jamais acquis définitivement.

L’incroyable histoire de la Marianne Noire, exposée en permanence au Musée de la Résistance et de la Déportation

De notre confrère france.dayfr.com

Curiosité de l’art maçonnique à Toulouse, la Marianne Noire, exposée au Musée de la Résistance, cache bien des mystères. Depuis 1977, date à laquelle elle est entrée dans l’actuel Musée départemental de la Résistance et de la Déportation, fruit d’un don de la franc-maçonnerie de Toulouse, la statue de “Marianne Noire” reste une énigme non résolue.

Ce buste, unique en son genre, haut de 1,20 mètre, en plâtre et chaux, était à l’origine peint en bronze. Cette Marianne au bonnet phrygien, dont le regard déterminé semble vous demander ce que vous avez choisi de faire de votre vie, est représentée sous les traits d’une femme africaine.

D’après les quelques certitudes qui circulent parmi les experts, il a été fabriqué en 1848, peu avant les décrets d’abolition de l’esclavage dans les anciennes colonies de l’Ancien Régime.

l’art de la maçonnerie

Marianne Noire (Crédit photo Yonnel Ghernaouti)
Marianne Noire (Crédit photo Yonnel Ghernaouti)

Le temps, ajouté aux périodes où cette Marianne aurait été cachée sous terre pendant la Seconde Guerre mondiale, a considérablement détérioré l’œuvre, d’où sa restauration salvatrice de huit semaines entre 2019 et 2020.

Les visiteurs du Musée départemental redécouvrent ce buste exposé en permanence depuis février 2020, mais peu vu en raison de la pandémie et du confinement. La Marianne Noire est, pour le musée, une « allégorie de la Liberté ».

Symbole de l’abolition de l’esclavage

Marianne Noire (Crédit photo Yonnel Ghernaouti)

« Ce buste, nous assure-t-on, a été commandé par un temple maçonnique de Toulouse au lendemain de l’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises, le 27 avril 1848. Il y resta jusqu’en 1941, date à laquelle il fut rétrogradé, avant de disparaître de l’inventaire préparé par le Comité de recherches et d’enquêtes du régime de Vichy. Probablement enterré sur un terrain privé pour le reste de la guerre, il a refait surface en 1977. »

Mais l’histoire est plus complexe. A Toulouse, des passionnés enquêtent sur le parcours de la statue depuis sa création. Parmi les co-auteurs de « La Marianne du Musée » (Ed. Loubatières), Jacqueline Fontvieille-Ferrasse fait partie de celles qui tentent de résoudre l’énigme et son occultation.

« Elle a toujours été cachée »

« Ça a toujours été caché, ça a toujours été un problème », explique l’enseignant à la retraite. Pendant la guerre, les résistants ont affirmé qu’elle avait été enterrée. Mais si elle a été conservée , c’est aussi parce qu’elle est sulfureuse . C’est pour moi la plus belle œuvre du Musée.

Son auteur ? Toujours un mystère pour Jacqueline Fontvielle-Ferrasse qui se penchera plus tard vers le sculpteur toulousain du XIXe siècle : Bernard Griffoul-Dorval (1788-1861). Mais coup de théâtre en 2020, la veille du lancement du livre La Marianne du Musée.

Jean Sül Abadie, faussaire sculpteur ?

Les chercheurs toulousains ont été surpris d’apprendre que le buste était signé par « Jean Sül Abadie », sculpteur toulousain, franc-maçon, républicain et disciple artistique de Griffoul-Dorval, en 1886. C’est un guide du musée qui a vu la signature en promenant son infrarouge.

Quand on l’a su, on a passé une nuit blanche, tout s’effondrait », raconte Jacqueline Ferrasse. Mais l’autopsie révélera que la signature sur la ceinture du buste, évidemment ajoutée, est celle de Sül Abadie qui, compte tenu de sa date de naissance et de décès (1850-1890), avait peu de chances d’être crédible. Pour plonger dans l’histoire de cette Marianne, nous vous conseillons la lecture de « La Marianne du Musée », parue en 2020 aux éditions Loubatières et coécrite par quatre passionnés : Monique Biasi, Georges Bringuier, Daniel Chartagnac, Jacqueline Fontvieille-Ferrasse. Les curieux peuvent aussi écouter les huit épisodes (podcast) de France Culture qui, en mai, a réalisé une série intitulée “Sur les pas de Marianne Noire”. Le buste est exposé en permanence au Musée Départemental de la Résistance et de la Déportation de Toulouse (musee-resistance.haute-garonne.fr) Tél : 05 34 33 17 40.

Articles traitant du même sujet :

Pourquoi le dernier Grand Maître des Templiers hante-t-il un village vosgien ?

De notre confrère vosgesmatin.fr – Par Roger Maudhuy

Jacques de Molay naquit en Haute-Saône, vers 1243, pour mourir sur le bûcher, à Paris, en 1 314. Torturé, emprisonné dès 1307, il maudit le roi et le pape sur son bûcher, affirmant l’innocence du Temple. Quelques mois plus tard, roi et pape mouraient à leur tour. Voilà sans doute qui frappa l’imagination populaire et permit à Maurice Druon d’entrer à l’Académie française.

Comment le fantôme de Jacques de Molay a-t-il échoué à environ 80 km de son village natal, aux confins de la Haute-Marne et des Vosges, entre Harréville-les-Chanteurs et Bazoilles-sur-Meuse ? Nul ne peut le dire. Il n’y eut, à en croire les archives parvenues jusqu’à nous, aucun établissement templier ni à Harréville ni à Bazoilles. Par contre, les chevaliers teutoniques eurent dans ce village vosgien quelques biens. Sans doute ne faut-il pas chercher plus loin : la tradition confondit Teutoniques et Templiers. Après tout, c’étaient tous des moines-soldats, et, en France, un moine-soldat, c’était avant tout un Templier.

Numérisation de la carte postale 000004070 de la bmi Epinal-Golbey

En contradiction flagrante avec l’Histoire, la légende nous dit d’abord que Jacques de Molay échappa aux troupes royales et se réfugia en Lorraine. Il se cacha près de Bazoilles-sur-Meuse, à la roche aux Fées. C’est, dans une falaise en bord de Meuse, une grotte qui fut occupée dès la préhistoire. Il y vécut des années, en proscrit, et y mourut. Pour preuve, on vous montre une marque dans la roche, faite, vous dit-on, par le fugitif.

Une autre tradition conte que les derniers Templiers se réunissaient secrètement dans cette grotte, sous l’autorité de Jacques de Molay, juché sur un âne. Un jour, il jura abominablement et lui et l’âne furent pétrifiés. L’on montra longtemps, sur la paroi de la grotte, à gauche de l’entrée, une sorte de haut relief naturel qui, avec beaucoup de bonne volonté, représentait très vaguement un homme à cheval sur un âne. Aujourd’hui, le temps et surtout les intempéries ont altéré la pierre.

La tradition rapporte que depuis lors, entre Bazoilles-sur-Meuse et Harréville-les-Chanteurs, le voyageur attardé peut rencontrer sur son chemin un cavalier revêtu d’une grande cape, certains disent noire, d’autres blanche, d’autres encore rouge. Mais tous sont formels : ce cavalier mystérieux, qui jamais ne fait le moindre mal aux voyageurs, est le fantôme de Jacques de Molay.

Vous souriez ? Eh bien, sachez que j’ai rencontré des témoins qui m’ont affirmé, avec le plus grand sérieux, que leur grand-père ou quelque autre parent avaient croisé ce spectre. Mais soyez rassuré : on ne l’a plus vu depuis au moins 50 ans. L’électricité a tué bien des esprits…

Folkloriste et historien, Roger Maudhuy a beaucoup publié sur les Vosges et la Lorraine.

De la Franc-maçonnerie aux sciences humaines

Un vendredi, au soir tombant. Tandis que la ville turbulente s’illumine, un homme aux cheveux blancs sort de la bouche du métro, ses décors dans sa sacoche en bandoulière. Il s’écarte de la foule, traverse l’avenue et se dirige prestement vers l’obédience, dans une petite rue adjacente, pour assister à sa tenue de quinzaine. A la même heure, dans une lointaine et pluvieuse banlieue de l’Hexagone, une élégante jeune femme gare sa voiture sous les arbres de la place du marché et éteint ses lanternes. Elle prend son attaché-case, ouvre son parapluie et emprunte à pas pressés la ruelle aux pavés luisants qui mène à la Loge. Au moment même où, dans une cité provinciale, un postulant est entraîné les yeux bandés d’un foulard noir au long d’un corridor, pour être entendu par les membres d’un atelier. Pendant que, à l’autre bout du monde, sur une île inondée de soleil, un joyeux groupe d’amis entraînés par un Frère, monte les marches du temple local, pour assister ce samedi matin, à une tenue blanche ouverte…

Une école permanente

 …Quatre situations simultanées, plusieurs destins en marche sur la planète. Quels mobiles animent ce comptable retraité, pratiquant chevronné de l’Art Royal et cette déléguée commerciale apprentie maçonne ? Quelles motivations habitent ce fonctionnaire dont le parcours commence avec l’épreuve du bandeau, et ces gens avides de nouvelles connaissances qui vont peut-être en entamer un ? Chacun – qu’il ait franchi la porte du Temple ou vienne y frapper – ressent en ce XXIème siècle débutant, l’appel d’une instance intérieure qui lui réclame régulièrement un temps arrêté de silence, de contemplation, de réflexion, de méditation. Loin de la fureur citadine et des inquiétants tambours médiatiques.

Parce qu’il est un être d’émotions, ces réactions physiologiques inductrices des sentiments – de la peur naît l’anxiété, de la joie l’enthousiasme – il pressent la possibilité d’aller plus loin que le langage si souvent générateur de désaccords et de conflits lors des échanges interpersonnels. Et de trouver de la sorte, dans la dynamique groupale offerte par notre confrérie, un symbolisme opérant : pierres, outils et instruments du bâtiment, mythes, légendes et allégories salomoniennes, autant de matériaux, autant de productions de l’imaginaire ancien, générateurs de métaphores à transposer. Pour évacuer en communauté cette souffrance pouvant émaner d’une certaine solitude de l’âme, propre à l’époque. Pour échapper à l’absurde qui escorte si souvent le quotidien. Pour penser sereinement le monde. Et, en prenant le chemin de l’autre, pour donner un sens à sa vie, dans une vie qui semble ne pas en avoir.

Parce qu’il est un être de désirs, au-delà de ses besoins fondamentaux, manger, boire, se reproduire, au-delà même de la rencontre, de la communication et de l’altruisme, ce citoyen, se trouve fréquemment en demande spécifique, consciente ou inconsciente. Qui d’un parent de substitution, d’une famille, d’un « lieu d’amour ». Qui de compréhension, de reconnaissance, d’attention, de considération. Qui encore de confiance en soi, ou de « désennui ». Qui, ne nous le cachons pas, de fournisseurs ou de clients. Qui, enfin, de culture, non ou mal reçue auparavant. La liste est longue de ces attentes répétitives, de ces souhaits affectifs, spirituels ou matériels, que chaque humain porte en soi, parfois comme autant de « malentendus », dans tous les sens du terme.

Ainsi, aux yeux de tous ces « cherchants » à divers titres, la franc-maçonnerie dite « spéculative », peut-elle apparaître comme une école permanente qui, en traversant le temps depuis trois siècles, a formé, forme et formera encore des générations d’hommes et de femmes, aptes à leur tour à transmettre leurs acquis. Qu’il s’agisse de valeurs morales, d’expertises, de manière d’être et de faire, seul ou en communauté.

Mais il est évident que nous ne pouvons transmettre que ce que nous avons reçu. Nous appelons « méthode maçonnique » un processus initiatique de construction de l’individu, considéré métaphoriquement comme temple vivant. En ce sens, les pierres qui le constituent, relèvent d’un « montage » progressif, riche de diverses représentations (outre les outils des bâtisseurs, les instruments et figures de la géométrie précités, les quatre éléments, air, eau, terre, feu, de la tradition occidentale, etc) et traditions (biblique, égyptienne, judéo-gréco-romaine, astrologique, chevaleresque, compagnonnique, alchimique, kabbalistique, etc). L’ensemble concentré en un système complexe, et articulé par une « mise en scène » des différents rites et rituels existants, aboutit à la glorification des grandes valeurs humaines, telle l’ouverture à l’autre, cet « autre moi ». De la sorte, le fonctionnement de ce « théâtre maçonnique » ne doit rien à l’improvisation, mais tout à une suite de jeux de rôles codifiés, consistant pour le franc-maçon, à faire passer le signifiant, – grâce à une gestuelle appropriée – de son corps à son esprit, où il devient signifié.

La spécificité de la méthode maçonnique n’est pas en soi l’invention, ses concepteurs ayant réuni, à la manière des pièces d’un puzzle, des référents existants, la plupart méditerranéens. Mais son originalité, son mérite, c’est précisément d’avoir réussi à combiner lesdites symboliques et traditions – expériences humaines auparavant éparses – pour aboutir à la création de cet exceptionnel modèle de communication, qu’est la franc-maçonnerie. La notion de « réunion et d’union » lui est familière puisque, nous le savons, bien avant que ne soit assemblé « le manteau d’Arlequin » de doctrines et pratiques séculaires qui habilleront sa méthode, la maçonnerie dite « moderne » résulte elle-même de plusieurs influences et motivations psycho-sociologiques. Entre autres, pour les pasteurs Anderson et Désaguliers, ses deux fondateurs, la cessation du conflit entre catholiques et protestants, perdurant au début du 18ème siècle.

L’art de bien penser

Ce n’est donc pas par hasard si une franc-maçonnerie « intellectuelle », dite association ésotérique et initiatique, à caractère philosophique, visant à l’épanouissement de l’Homme et à la recherche de la vérité, naît avec les Lumières. Ces dernières, en soi grande mouvance philosophique très cartésienne – avec pour devise : « Aie le courage d’utiliser ton propre entendement ! » – traverse de toute sa puissance la pensée européenne du XVIIIème siècle. En la persuadant que la raison séparée des religions et le progrès, venu et à venir des découvertes scientifiques, peuvent à eux seuls, guider l’humanité vers la perfection et la sagesse. Portée par le rayonnement de ces Lumières, et en se donnant pour but « d’enseigner aux initiés un système de morale au moyen de symboles universels », la franc-maçonnerie, s’inscrit ainsi en parallèle, si l’on peut dire, dans les interstices des savoirs. Non dans la magie ou l’occultisme (trop souvent confondu avec l’ésotérisme) comme on a pu l’avancer, non plus dans le sectarisme, dont elle a parfois été soupçonnée plus tard – et encore aujourd’hui ! – mais bel et bien au sein même des sciences de l’Homme naissantes. Elles se nommeront d’abord sciences morales, puis sciences humaines au XIXème siècle, puis encore sciences humaines et sociales, au XXème siècle.

Naît alors sous ce vocable, un corpus universitaire (consacré par un décret publié au Journal Officiel (27 juillet 1958) qui regroupe une série de disciplines de plus en plus spécialisées : dans le sillage de la philosophie précitée, apparaissent ainsi, souvent liées par des passerelles, préhistoire, archéologie, linguistique, anthropologie, linguistique, logique, sociologie, psychologie, autant de passionnants domaines d’une recherche très productive. Viennent s’y ajouter la psychanalyse (comme « science du sens ») dans les années 1970, et plus récemment, avec une appellation popularisée par le frère avocat Alex Mellor, la maçonnologie, (en quelque sorte « science du fait maçonnique »).

Point besoin de longs développements pour constater l’importance de la philosophie dans la franc-maçonnerie spéculative contemporaine. Nous pouvons même avancer que cette dernière serait bien compromise sans la foisonnante pensée gréco-romaine, qui au vrai, en constitue, sinon la substance, le permanent socle réflexif. Il n’est qu’à entendre les planches présentées en loge ou lire ouvrages et articles informatifs ou didactiques que nous publions en France et à travers le monde : nos discours s’abreuvent avec une avidité et un plaisir sans relâche, à la source des principaux philosophes antiques – de Socrate à Epictète, de Sénèque à Marc-Aurèle, par logiques et citations interposées. Et nous ne quittons pas le bassin méditerranéen, lorsque nous nous inspirons du logos des penseurs actuels, pour étayer nos idées.

Pas un livre des philosophes Luc Ferry ou Comte-Sponville, sans références aux tribuns des jardins d’Athènes ou aux sages des collines de Rome ! Idem des nouveaux philosophes, André Gluksmann ou Bernard Henri Lévy : lorsqu’ils « revisitent » le cogito de Descartes, le pari de Pascal, l’éthique de Spinoza, ils ne manquent pas de souligner l’enracinement indirect mais effectif de ces concepts modernes en terre hellène. Et ce n’est pas Michel Onfray, empruntant volontiers « le marteau à casser les fameuses « idoles » de Nietzsche toujours d’actualité (idéaux politiques, moraux, religieux, entre autres) qui se permettrait de casser pour sa part les grands préceptes antiques, des dialogues de Platon au réel d’Aristote. Une suite d’éloges de la sagesse qui n’ont pas pris une ride dans leur formulation et dont s’inspire notre propre quête maçonnique d’une « vie bonne » : l’art de bien penser et de bien se conduire en loge et dans la cité, le bon usage de la raison, l’aptitude à développer à propos notre esprit critique, l’acceptation sereine de l’irréversible. Bref, l’apprentissage de la vie et de la mort, c’est bien ce que nous propose la philosophie au sein de la franc-maçonnerie. C’est bien aussi le thème de la mission éducative qui nous incombe, – que nous appelons « transmission » – à entreprendre selon nos moyens individuels auprès de nos semblables.

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L’ésotérisme dans la franc-maçonnerie anglaise en Asie (UGLE-DGLEA)

De notre confrère italien corrispondenzaromana.it

« Le Pentagramme » est le magazine de la Grande Loge du District de l’Archipel Oriental ( » Grande Loge du District de l’Archipel Oriental « , acronyme : DGLEA) qui obéit à la franc-maçonnerie régulière anglaise ( » English Constitution « , acronyme : EC) ou à la « Grande Loge Unie d’Angleterre » (UGLE). 

Sceau UGLE

Le site Web de l’UGLE explique qu’une  » Grande Loge de District » est l’équivalent à l’étranger d’une  » Grande Loge Provinciale » et est dirigée par un « Grand Maître de District » (voir ici ) dépendant de l’UGLE. 

Au moins jusqu’au siècle dernier (20e siècle), le siège de la DGLEA et de « The Pentagram » se trouvait à Singapour. Il est actuellement en Malaisie, à Kuala Lumpur. Pour un bref historique de la DGLEA voir ici .  

J’ai pu consulter quelques articles de  » Le Pentagramme  » de la période 1909-1984 / 2004, d’où émerge une culture ésotérique et gnostique également présente dans la Franc-maçonnerie régulière anglaise (UGLE) de l’Archipel d’Asie du Sud-Est.  

Sur « Le Pentagramme », N°2, 15 septembre 1909, il y a un « Curriculum for the Masonic Student » (p. 12) par un maçon qui signe lui-même « Z3 ». Il propose une étude sur la franc-maçonnerie en 4 temps. Après l’aspect juridique, historique et symbolique, dans la 4e et dernière étape , Z3 propose l’étude de l’aspect ésotérique de la franc-maçonnerie (« son côté ésotérique » : p. 12), en particulier les écrits des francs-maçons américains Albert Gallatin Mackey (« Le symbolisme de la franc-maçonnerie ») et JD Buck (« Mystic Masonry »), et les francs-maçons anglais, UGLE, John Yarker (« The Arcane Schools ») et Arthur Edward Waite (dont j’ai parlé ici ). 

Toujours dans « Le Pentagramme » du 15 septembre 1909, dans la rubrique « Review » (cf. pp. 16-18) le Mason Z3 passe en revue l’ouvrage d’Henri Delacroix Etudes d’Histoire et de Psychologie du Mysticisme. Les Grands Mystiques Chrétiens (Paris, 1908). Z3 déclare qu’il existe un lien entre la franc-maçonnerie et le mysticisme (« un lien intime », « la franc-maçonnerie et le mysticisme »). «Le Grand Œuvre» auquel tout mystique aspire est la déification du Soi (« la déification de son Soi ») comme dans les Mystères antiques (cf. p. 16). Z3 précise que même les francs-maçons, quelle que soit leur religion, sont engagés dans une recherche mystique, l’union à Dieu (cf. pp. 17-18).

En effet, dans les Constitutions de l’UGLE, parmi les devoirs (« les Antients Charges et Règlements ») d’un nouveau Vénérable Maître de la Loge (« Maître Elu ») il y a, au n° 9, celui de répandre la connaissance de l’Art Mystique : « Propager la connaissance de l’Art Mystique » (UGLE, Constitutions , Londres 1908, p. Vii). Par conséquent, la franc-maçonnerie UGLE se considère comme un art mystique ou un gardien de l’art mystique.

Dans « The Pentagram », N°2, 24 juin 1913, dans le reportage « Lights » (pp. 27-30), un ancien Vénérable Maître qui signe lui-même « A Tasmanian PM » (PM : initiales de « Past Master », anciennement Vénérable Maître) écrit sur les Trois Lumières Mineures de la Franc-Maçonnerie : le Soleil, la Lune et le Maître de la Loge. Dans les temps anciens, l’homme rendait un culte au Soleil auquel était lié le « culte phallique » qui au début – selon le maçon anonyme – n’était pas dégénéré mais se voulait un culte à la puissance génératrice représentée par le Soleil , en Inde, en Egypte, au Mexique, en Grèce, à Rome, etc. (cf. p. 27).

Si bien que  » Maître passé  » se montre indulgent envers le « culte phallique » attribuant aux origines de ce culte une certaine « pureté » d’intention… 

L’auteur de l’article explique que le culte phallique s’exprime aussi dans l’usage symbolique des tours, par exemple la Tour de Babel, les pyramides, les obélisques, le feu… Tous symboles de fertilité, donc du Créateur (« le Grand Créateur » , «monuments phalliques») et ceci aussi en Europe, en Asie… Le feu est un symbole de la Lumière et de Dieu… Les francs-maçons se considèrent comme des enfants de la Lumière (cf. p. 28).

Le Soleil est entendu comme principe masculin, la Lune comme principe féminin (cf. p. 29).

Le troisième des Trois Petits Feux de la Loge est le Vénérable Maître, à côté du Soleil et de la Lune (cf. p. 30). Et c’est seulement le Vénérable Maître « le WM » qui au Troisième Degré de Maître Maçon peut relever le candidat d’une mort symbolique (« d’une mort figurative »: p 30 ). Le Vénérable Maître symbolise Dieu (« le Souverain de la Grande Loge ci-dessus »: p. 30). 

Cependant, l’auteur ne précise pas que le Vénérable Maître se fait également passer pour l’assassin d’Hiram, donc le Mal, la Mort ou encore le « Roi des Terreurs »…

Freemasons’Hall, 23A Coleman Street Singapore 

Dans « The Pentagram », tome X, juin 1920 – mai 1921, il y a le rapport « Some Notes on the Third Degree » (pp. 27-42) du franc-maçon W.Bro. FW Bourne qui observe que la Légende du Troisième Degré du Maître Maçon (dans le récit : mort d’Hiram Abiff ; dans le rituel : mort symbolique du candidat qui se fait passer pour lui) ne doit pas être interprétée dans un sens historique littéral mais dans un sens mystique sens (« une interprétation mystique » : pp. 35-37). Bourne est d’accord avec le franc-maçon américain Bro. Albert Mackey que le contenu de la Légende du Troisième Degré est tiré des Anciens Mystères païens (« Je pense que nous pouvons convenir avec Fr. Mackey que l’ idée de la légende a sans aucun doute été empruntée aux Anciens Mystères […]  » : p. 38) .

Toujours sur « Le Pentagramme », juin 1920 – mai 1921, dans le rapport « Histoire maçonnique et symbolisme. Partie 2. Symbolisme »(pp. 62-75), franc-maçon W.Bro. AJ Shelley-Thompson (« P. Prov. GW Cheshire ») admet des influences et des contenus ésotériques dans la franc-maçonnerie (« la cabale », « Hermès », « la théurgie néo-platonicienne », « l’astrologie », « l’alchimie », « les adeptes rosicruciens »: cf. p. 64) et fait l’éloge du franc-maçon américain Albert Pike (« un grand étudiant maçonnique » : p. 64). De plus, Shelley-Thompson voit dans les cérémonies maçonniques des traces de rites mystiques, astrologiques et même phalliques (« Traces de rites mystiques – […] astrologiques. Les anciennes épreuves de feu, de foi et de force et des traces distinctes de phallicisme se trouvent dans nos cérémonies maçonniques » : p. 75).

Dans « The Pentagram », Vol. XXI, 1931, dans la rubrique « Lodges of Masonic Research » (p. 117) il est suggéré que les francs-maçons rejoignent les Loges ou associations maçonniques anglaises d’études sur la franc-maçonnerie, dont « The Masonic Study Society » fondée à Londres en 1921. C’est une société réservée aux maçons UGLE ou en amitié avec UGLE, qui étudie l’aspect symbolique, anthropologique et ésotérique de la franc-maçonnerie. L’invitation à rejoindre  » The Masonic Study Society  » se trouve également dans  » The Pentagram « , Tome XXIV, 1934 (p. 145) et Tome XXIX, 1939 (p. 204).

In God we trust

Dans « The Pentagram », Volume XXI, 1931, deux rapports sont rapportés, « The Deeper Symbolism of Freemasonry » et « Further Notes on Craft Symbolism », lus devant la Loge « Negri Sembilan » (Malaisie, DGLEA). Les deux consistent en des extraits du livre  » The Meaning of Freemasonry « , de Walter Leslie Wilmshurst (« Le livre bien connu de Wilmshurst, » The Meaning of Freemasonry «  »: p. 128). Wilmshurst (1867-1939), maître franc-maçon de l’UGLE, a illustré et défendu l’aspect ésotérique de la franc-maçonnerie anglaise. 

Sur « The Pentagram », Vol. XXIV, 1934, W.Bro J. Stone, Vénérable Maître de la Loge « St. George No. 1152 », présente les « Outils de Travail » d’un Maître Maçon : ce sont les Sisaro ( Skirret ), le crayon et la boussole . W. Bro. La Pierre relie le Sisarus au Caducée d’Hermès / Mercure (« Caducée, la verge qui était portée par Mercure ») et le Crayon au dieu égyptien Toth (« la divinité égyptienne, Thot, le Seigneur de la Sagesse à tête d’Ibis ») qui a enregistré les bonnes œuvres accomplies dans la vie (cf. p. 99).

Dans « Le Pentagramme », Tome XXIV, 1934, dans le rapport « La franc-maçonnerie et les anciens mystères » (pp. 174-178) le franc-maçon Bro. CD Quarmby, fait l’éloge du travail de Walter Leslie Wilmshurst (cf. p. 174). 

Selon Quarmby dans toutes les religions il y a des éléments communs (croyances, doctrines, pratiques), par exemple la Chute de l’Homme, qui n’est pas une transgression individuelle mais une faiblesse collective de la race d’Adam… La Chute est suivie d’une restauration (cf. p . 174) et Quarmby suggère que la méthode de régénération ou de restauration (« sa restauration ») vient des Dieux ou Gardiens de la race humaine (« ces « Dieux » ou gardiens d’une race errante »). Cette méthode (« la méthode régénérative ») est appelée en franc-maçonnerie « science céleste » , (« Art Royal » : cf. pp. 174-175) .

Selon Qarmby, c’est des gardiens spirituels de l’homme primordial que provient cette Science qui restaure le Temple de l’humanité déchue et qui est la vraie Religion. C’est la Lumière d’un Maître Maçon et la Franc-Maçonnerie est parmi les témoins des Mystères Anciens : « Aux gardiens spirituels de l’homme primitif, il faut sûrement attribuer la communication de cette Science de la reconstruction du temple déchu de l’humanité ; que Religion (re-lingare) ou relier. […]. Cette lumière semblable à celle d’un maître maçon ne s’est jamais complètement éteinte ; et le système de la Maçonnerie est parmi les témoins de la Sagesse et des Mystères Anciens » (p. 175).

La franc-maçonnerie continue la méthode d’enseignement des anciens mystères de l’Inde, de l’Égypte, de la Grèce, etc. (cf. p. 175-177). Les Trois Degrés (« les degrés d’Artisanat ») de la Franc-Maçonnerie contiennent deux mythes : le Temple de Salomon et Hiram Abiff. Le Temple est un symbole de l’organisme humain et les 3 bâtisseurs/architectes du Temple (Roi Salomon, Hiram Roi de Tyr, Hiram Abiff) sont l’Energie Divine dans ses trois composantes Sagesse-Force-Beauté (cf. p. 177 ).

The Pentagram

Dans « The Pentagram », tome XXVIII, 1938, dans le rapport « Egyptian Eschatology, the Pyramid of Gizeh, and the Origin of Freemasonry » (pp. 170-176), le franc-maçon Bro. OO Bill, signale des points de similitude entre l’initiation égyptienne et l’initiation maçonnique. Bill note la présence dans la franc-maçonnerie d’éléments ou de symboles déjà issus de l’Égypte ancienne : l’Equerre comme instrument du dieu juge Osiris, les 2 colonnes à l’entrée du Temple, le point dans le cercle, le secret initiatique, la chaîne ou la corde au col de l’amorçage, le passage initiatique des ténèbres à la lumière du savoir, les circumambulations dans le Temple/Loge, les menaces sur le candidat en cas de trahison du serment initiatique (coup de gorge, déchirure du cœur …), le Temple comme union du Ciel et de la Terre (cf. pp. 173-174).

Frère. Bill précise que la franc-maçonnerie, en insistant sur la croyance en l’Être suprême, est plus proche de la doctrine de l’Égypte ancienne que de celle de l’Église de Rome. Frère. Bill suggère que les rites de la franc-maçonnerie dérivent de ceux des anciens Égyptiens (cf. p. 175).   

Dans « Le Pentagramme », tome XXX, 1940, dans le rapport « La franc-maçonnerie dans un monde qui change » (pp. 175-178) le franc-maçon « Worshipful Brother HR Cheeseman, DG Chaplain » cite et partage quelques passages du livre de Bro. John Sebastian Marlow Ward (1885-1949)  » The Master Mason’s Book « , dans lequel Ward (Master Mason UGLE, co-fondateur de  » The Masonic Study Society « ) parle de l’étincelle divine en nous (« the Divine Spark in man » : p. 178). Selon Ward (et Cheeseman) la franc-maçonnerie n’est pas seulement un système de morale voilé d’allégories et illustré par des symboles, mais c’est une quête mystique, celle de l’union avec Dieu (« la Quête Mystique, le désir de l’âme de comprendre la nature de Dieu et de réaliser l’union avec Lui » : p. 178).    

Or, comme on le sait bien, cette « mystique » est ésotérique, gnostique, au-delà des dogmes…

Dans  » Le Pentagramme « , Tome XXXIV, 1949, dans le rapport  » Légende ou Histoire – Laquelle ? « (Pp. 40-44), CL Edwards déclare que dans la Loge, les maçons de toutes races et religions adorent un Créateur qui n’est ni Dieu, ni Bouddha, ni Allah, ni Brahma, ni Jéhovah, mais qui est aussi chacun d’eux et tous ensemble : « Sur le sol de la Loge, des hommes de toutes races et croyances peuvent se rencontrer sur un terrain d’entente et faire leurs dévotions à un créateur « (p. 43). 

Dans « The Pentagram », tome XXXVII, juin 1952, il y a une liste des livres de la bibliothèque maçonnique de Singapour en date de mars 1952 (pp. 108-112). Parmi les livres, d’où émerge la dimension ésotérique et initiatique de la franc-maçonnerie, on trouve également 2 exemplaires du livre de WL Wilmshurst, « Masonic Initiation » et 4 exemplaires du livre de WL Wilmhurst, « The Meaning of Masonry » (2 exemplaires de l’édition 1922, 1 exemplaire de l’édition 1947, 1 exemplaire de l’édition 1951).

Dans « The Pentagram », Volume XLX, juin 1984, un rapport de 1964, « Alchemy and Freemasonry » (pp. 48-57) du franc-maçon W.Bro, est publié. H. McMullen, B.Sc., « PM 7533 », qui donne à l’Alchimie (« L’art ou la science de l’Alchimie ») la même définition que la franc-maçonnerie anglaise donne d’elle-même : « un système particulier de moralité voilé d’allégorie et illustré par des symboles « . En fait McMullen est convaincu de la lourde influence (« formidable influence ») que l’Alchimie a exercée sur la Franc-Maçonnerie notamment lors de sa formation aux XVIIe-XVIIIe siècles (cf. pp. 48, 55).

Frère. McMullen décrit une brève histoire de l’Alchimie, de l’antiquité pré-chrétienne à la montée du Rosicrucianisme qui se consacre précisément à l’alchimie spéculative (cf. p. 54).

Frère. McMullen admet une certaine influence rosicrucienne-alchimique sur la franc-maçonnerie des XVIIe et XVIIIe siècles et soutient que les alchimistes ou les rosicruciens avaient un système de croyance qui n’entrait pas du tout en conflit avec les principes de la franc-maçonnerie, en effet ces hommes ont enrichi l’héritage rituel et symbolique de la franc-maçonnerie (cf. p. 55). Les 1er et 2ème degrés maçonniques sont principalement basés sur l’art de la maçonnerie (cf. p. 55). Selon McMullen il est sous l’influence des Alchimistes (« les alchimistes ») ou Rose-Croix qui formaient le 3e degré de Maître et l’ Arche Royale (cf. p. 56).

McMullen note que dans la franc-maçonnerie on retrouve des symboles des anciens alchimistes (p. 56) : le point dans le cercle, le Soleil, les triangles indiquant les 4 Éléments Terre Eau Air Feu (donc dans l’ Arche Royale ), les chiffres 3-5- 7, le serpent se mordant la queue, le triple tau, les signes du zodiaque (cf. p. 57).

Dans « Le Pentagramme », tome LIII, décembre 2004, dans l’article « La Parole » (pp. 133-136) le franc-maçon « E.Comp. Ronald Ng, Principal ‘J’ – St. George Royal Arch Chapter No. 1152 UGLE « explique qu’après les années 1980 , la Sainte Parole révélée aux francs-maçons élevés au  » Royal Arch  » Selon « la Constitution anglaise » (UGLE), c’est « JHVH » (le Nom de Dieu, le Tétragramme hébreu). Le franc-maçon Ng raconte avoir découvert que dans l’ arche royale de la « constitution irlandaise », le mot sacré est « Jahbulon », tandis que dans l’ arche royale, la « constitution écossaise » est à la fois « JHVH » et « Jabulon ». Ronald Ng a constaté qu’avant les années 1980, même pour les maçons anglais de l’ Arche royale, la Parole était « Jahbulon ». Pendant longtemps, divers anti-maçons ont accusé les maçons des degrés supérieurs d’adorer le diable. En 1983, le journaliste Stephen Knight (1951-1985), dans son livre anti-maçonnique « La Confrérie », révèle que le Mot Sacré de l’ Arche Royale , ou « Jahbulon », est formé par les noms de trois divinités : « Jéhovah » (« JAH » ), « Baal » (« BUL ») et « Osiris » (« ON »). Après ce livre, l’ Arc Royal de l’UGLE a annulé « Jahbulon », mais la franc-maçonnerie irlandaise l’a conservé (cf. p. 133).

Selon Ng, rien ne prouve que « JABULON » signifie « Jéhovah plus Baal plus Osiris » (p. 133). Les trois syllabes « Jah-Bul-On » n’indiqueraient pas 3 divinités, mais seraient l’explication du Mot « JHVH » et dériveraient des initiales hébraïques, chaldéennes, assyriennes ou égyptiennes du Nom de Dieu (cf. pp. 133-134).

Jahbulon, Arche Royale

Selon Ng, « BUL » n’est pas seulement le nom de la divinité phénicienne (Baal, en fait), mais est, dans la Bible, un mot qui en hébreu se traduit par « maître, seigneur » et est également utilisé pour appeler le Dieu des Hébreux (cf. p. 134). Plus tard Ng affirme que dans toute religion le Divin transcende les mots, les pensées, la logique (cf. p. 136).  

Freemason’s Hall, London

L’article apologétique de Ng ne me semble pas convaincant. Un franc-maçon est libre de comprendre ou d’appeler le Grand Architecte de l’Univers également avec les noms de Baal, Osiris, etc. De plus, JAHBULON fait objectivement référence à au moins 2 divinités (juive et phénicienne)…

En fait , j’ai découvert que le Mot Sacré de l’ Arche Royale avait suscité la perplexité un siècle plus tôt aux États-Unis, même parmi les francs-maçons de l’ Arche Royale eux-mêmes . Dans les actes de la « Twenty-Fourth Grand Annual Convocation of the Grand Royal Chapter of the State of Mississippi », 18-19 janvier 1872, l’intervention du franc-maçon « G. · H. · Prêtre » Alfred F. Chapman au nom du Grand Royal Arch Chapter de l’État du Massachusetts (p. 43). Chapman rapporte que dans l’ Arche Royale Baltimore de 1871 on disait que c’était une erreur d’appeler Dieu par le nom de Jah-Bel (Baal/Bul)-On, puisque si « Jah » désigne le Dieu des Juifs, « Baal » ou « Bel » désigne le Diable (« le Diable ») et « On » indiquent une ville en Egypte. Au lieu de cela, Chapman défend Jah-Bel-On : ce ne serait rien d’autre que le Nom de Dieu dans différentes langues (babylonien, assyrien, phénicien, égyptien…). Chapman admet que « Bel » correspond à « Baal » (cf. p. 43). Bref, l’apologie maçonnique du nom de Jahbulon ne suffit pas à lever les soupçons d’Ésotérisme et de Gnose de la Franc-Maçonnerie Anglophone de  » l’Arche Royale « .

26/08/1974 : « L’aigle solitaire » Charles Lindbergh passe à l’Orient Éternel

Fils d’immigrants suédois, Charles Augustus Lindbergh (1902-1974) a grandi dans le Minnesota. Son père était avocat et, membre du Congrès américain, opposé à l’entrée en guerre des États-Unis en 1917. Sa mère enseignait la chimie.

Lindbergh, enfant, et son père dans les années 1910

Passionné d’aviation, il abandonna en 1922 ses études de construction mécanique, passa le brevet de pilote et s’acheta un petit avion qu’il répara pour proposer des baptêmes de l’air. Après s’être entraîné avec les pilotes militaires américains, il travailla comme pilote de l’aéropostale dans les années 1920.

De bonne renommée…

Il acquit une renommée internationale en devenant le premier pilote à traverser l’océan Atlantique au cours d’un vol en solitaire et sans escale, reliant New York à Paris les 20 et 21 mai 1927, en 33 h 30, à bord de son avion The Spirit of Saint Louis, également appelé « Ryan NYP », acronyme de « New York – Paris », spécialement conçu pour l’occasion.

Spirit of St. Louis exposé au National Air and Space Museum

Cet exploit lui valut le prix Orteig de 25 000 $.

Charles Lindbergh reçoit le prix Orteig des mains de Raymond Orteig le 16 juin 1927

Son statut fut tel qu’après sa traversée, il devint un interlocuteur important pour toutes les questions aéronavales jusqu’à sa mort. Il officia dans de nombreux comités nationaux et internationaux, dont le comité central du National Advisory Committee for Aeronautics aux États-Unis. Le 21 mars 1928, il se vit décoré de la Médaille d’honneur du Congrès.

Rédemption et réhabilitation

Après la Seconde Guerre mondiale, ne pouvant réintégrer l’US Air Force, il devient consultant auprès de constructeurs aéronautiques : Ford, puis Chance Vought Corporation, et notamment Pan Am, avant d’être réhabilité dans l’armée américaine au grade de général de brigade.

L’aviateur remporte le prix Pulitzer en 1954 grâce à son livre The Spirit Of St. Louis, dans lequel il narre sa traversée de l’Atlantique.

Une vie privée pas si simple

Marié en 1929, Lindbergh eut six enfants. Hélas, l’aîné fut kidnappé le 1er mars 1932 et retrouvé mort le 12 mai malgré le paiement d’une rançon. Salvador Dali n’arrangea guère les choses en se produisant dans une soirée costumée avec Gala dans un linge ensanglanté qui était censé la travestir en Bébé Lindbergh assassiné (l’assistance le prît très mal et Dali dut bredouiller quelques excuses confuses).


L’avis de recherche du bébé Lindbergh

De l’avis de son entourage, Lindbergh ne fut plus le même homme à dater du meurtre, désespérant de l’humanité et montrant une sympathie de plus en plus ouverte pour les régimes autoritaires. L’image publique de l’aviateur se modifie à mesure de ses déclarations : du pacifiste proaméricain, il devient sympathisant du mouvement nazi

Lindbergh Day, Springfield, July 26, 1927

Fatigués d’être sous les projecteurs et toujours en deuil, les Lindbergh s’exilèrent en Europe en décembre 1935. Admirateur de l’armée allemande, il fut décoré par Hermann Göring en 1938 puis, de retour au États-Unis, partisan de la neutralité américaine au début de la guerre. Démissionnant de la réserve, il devait cependant changer d’avis après l’attaque de Pearl Harbor et assura une cinquantaine de missions aériennes dans le Pacifique.

Après la Seconde Guerre mondiale, devenu consultant pour la compagnie aérienne Pan Am, il narra sa célèbre traversée dans un livre autobiographique, The Spirit of Saint Louis, qui lui valut, en 1954, le prix Pulitzer.

Spirit of St. Louis 1953

Réhabilité, réintégré dans l’armée américaine au grade de général de brigade, il consacra son temps à la défense de la nature, condamnant notamment les transports supersoniques.

Sans parler de sa longue relation, dont il eut trois enfants, avec une chapelière allemande de 24 ans sa cadette, nommée Brigitte Hesshaimer…

Charles Augustus Lindbergh Franc-Maçon

Il est initié à la Loge Keystone No. 243, à l’Orient de Saint-Louis dans le Missouri. Il semble qu’il fut reçu Maître Maçon avant sa célèbre traversée, car il est dit que :

« Il a terminé ses grades maçonniques en 1926, à Keystone Lodge No. 243 dans le Missouri – quelques mois avant son vol historique ».

The Grand Lodge of Missouri

Lindbergh était un digne représentant de la pensée publique essentiellement américaine et portait, haut et fort les valeurs d’’indépendance, d’autonomie, de courage et de persévérance.

Pour certains, le Spirit of St. Louis arborait un emblème maçonnique. En tout cas, le fanion de sa Respectable Loge l’accompagnait lors de sa traversée. Et bien que l’on ne sache pas grand-chose de son passé maçonnique, Lindbergh portait une épinglette avec une équerre et un compas pendant son célèbre vol…

Seul au-dessus de l’Atlantique pendant plus de trente heures

Sources : Wikipédia ; The Grand Lodge of Maryland A.F. & A.M. Est. 1787 ; https://www.memoiresdeguerre.com/

Réplique de la montre de pilote dessinée par Lindbergh
Statue Musée de l’Air et de l’Espace Hommage Nungesser Coli et Lindbergh

Réélection de Georges Sérignac au GODF

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Nous vous annoncions hier l’ouverture du Convent du GODF à Montpellier ce mercredi. Les jeux sont faits pour l’équipe dirigeante des 12 prochains mois. Certains pouvaient peut-être en douter, mais le Grand Maître en titre Georges Sérignac, renouvelle son troisième et dernier mandat.

Dans son édition de ce matin, notre confrère Hiram.be dévoile l’identité et les fonctions des membres du conseil de l’ordre. Nous pouvons noter qu’une seconde sœur fait son entrée dans ce collège tel que nous vous l’annoncions la semaine dernière avec la Sœur Nadine Asuncion.

Grands Maîtres Adjoints : Hervé Paul Garnier (République laïcité), Ferri Briquet (Culture revue colloque) et Jacques Helary (maçonnisme et juridiction),

Grand Orateur : René Durand,

Grand Secrétaire aux Affaires Intérieures : Yves Gueret, adjoint : Philippe Goethals,

Grand Secrétaire aux Affaires Extérieures : Frédéric Naud, adjointe : Audrey Desplanques,

Grand Trésorier : Claude Panzera, adjointe : Nadine Asuncion,

Grand Hospitalier : Jean-Jacques Castellani,

Garde du Sceau et du Timbre : Daniel Puiboube.

Nous aurons le plaisir de vous les présenter individuellement plus en détail, dans une prochaine édition, tel que nous l’avions fait au cours de l’année avec le précédant collège.

« La face cachée de la Bible » dans l’émission C dans l’air

Émission « C dans l’air », animée en direct par Yves Calvi sur France 5, consacrée aux manuscrits de la mer Morte à l’occasion de l’exposition à la Bibliothèque nationale de France qui avait lieu en juillet 2010.

Partie inférieure de la col. 18 du Parchemin des petits prophètes grecs de Nahal Hever (8HevXII gr).

Les manuscrits de la mer Morte, également appelés manuscrits de Qumrân, sont un ensemble de parchemins et de fragments de papyrus principalement en hébreu, mais aussi en araméen et en grec, mis au jour principalement entre 1947 et 1956 à proximité du site de Qumrân, en Palestine mandataire (1947-1948) appelée ensuite Cisjordanie après l’annexion transjordanienne. La découverte de ces quelques 970 manuscrits — dont il ne reste parfois que d’infimes fragments — copiés entre le iiie siècle av. J.-C. et le ier siècle apr. J.-C. a été faite dans douze grottes où ils avaient été entreposés. Parmi les documents découverts figurent de nombreux livres de la Bible hébraïque (l’Ancien Testament des chrétiens). Antérieurs de plusieurs siècles aux plus anciens exemplaires du texte hébreu connus jusqu’alors, ces manuscrits présentent un intérêt considérable pour l’histoire de la Bible.

Copie du Rouleau d’Isaïe exposée au sanctuaire du Livre du musée d’Israël.

Ils ont été fréquemment attribués, mais sans preuve définitive, au groupe des Esséniens.

La découverte majeure de Qumrân est le Grand Rouleau d’Isaïe. C’est le plus ancien manuscrit hébreu complet connu d’un livre biblique : le Livre d’Isaïe. Ce rouleau est le plus emblématique des manuscrits découverts à Qumrân, car le mieux conservé. Composé de dix-sept feuillets de cuir cousus ensemble, il mesure 7,34 mètres de long. Y est transcrite en hébreu, sur cinquante-quatre colonnes, l’intégralité des soixante-six chapitres du livre d’Isaïe. Copié vers le iie siècle av. J.-C., il faisait partie avec les autres manuscrits de la mer Morte des plus anciens textes du Tanakh (Bible hébraïque) connus, jusqu’à la découverte dans la vallée de Hinnom (Géhenne) en 1979 de deux rouleaux d’argent (Ketef Hinnom 1 et 2 aujourd’hui conservé au Musée d’Israël à Jérusalem), datant de la fin du viie siècle av. J.-C. et reprenant un extrait des bénédictions consignées en Nombres 6:24-26.

Fragments de rouleaux exposés au Musée archéologique d’Amman en Jordanie.

Une des grottes dans lesquelles les manuscrits ont été trouvés. La nature et l’emplacement de grottes inaccessibles près du site (pris par les Romains en 68-70) a décidé de leur choix pour les déposer.

D’autres lieux de la rive occidentale de la mer Morte ont également produit des manuscrits, entre autres Massada et Nahal Hever.

La Découverte

La découverte de 1947 n’est en fait qu’une « redécouverte ». L’existence de grottes contenant des manuscrits bibliques et extra bibliques en hébreu et grec, parfois conservés dans des jarres, est déjà mentionnée par Origène en 225 et Timothée Ier vers 8001.

De nombreuses versions existent sur les circonstances et la date (entre novembre 1946 et l’été 1947, probablement au printemps 1947) de cette trouvaille par un berger bédouin, aussi la tentation est-elle forte de considérer comme une belle légende, ou à tout le moins un beau conte oriental, le récit pastoral de la découverte fortuite dans une grotte haut perchée, presque inaccessible et avec une ouverture arrondie ne faisant que 80 cm de large. Le berger appartient en effet à la tribu des Ta’amireh réputée pour fournir aux antiquaires de Bethléem leurs trouvailles archéologiques clandestines et pour faire visiter aux Juifs des grottes censées contenir des vieux textes bibliques et extra bibliques sur leur histoire. Il est aussi possible que ce caractère soi-disant fortuit masque le fait que cette tribu cherchait dans cette grotte une cache pour mettre à l’abri des marchandises de contrebande avec la Transjordanie. De plus, après que l’ancienneté des manuscrits a été authentifiée en décembre 1947 par l’archéologue israélien Eleazar Sukenik et en février 1948 par l’archéologue rattaché à l’American Schools of Oriental Research John C. Trever (premier chercheur avec William Brownlee, à être autorisé à les photographier et à en faire le compte rendu), la valeur de ces textes grimpe, ce qui encourage les pilleurs à exhumer des textes antiques, voire à en produire de faux (comme dans l’affaire Shapira en 1883). Les tractations et achats de ces manuscrits donnent lieu à des péripéties, sources à nouveau d’histoires rocambolesques relatives à leur découverte.

La version la plus communément acceptée de cette histoire est largement fondée sur des enquêtes de John C. Trever, qui a notamment interrogé les membres de la tribu des Taamireh dans les années 1960. Selon Trever, durant le printemps 1947 un jeune pâtre bédouin de 15 ans, Muhammed edh-Dhib Hassan, parti à la recherche de l’une de ses chèvres, trouve dans une grotte de grandes jarres qui, pour la plupart, contiennent des rouleaux de cuir étonnamment bien conservés, enveloppés dans de la toile de lin. Des recherches ultérieures mettent au jour de nombreux autres documents. Les rouleaux sont en premier lieu apportés à un antiquaire de Bethléem nommé Ibrahim ‘Ijha. La grotte, comme celles qui seront découvertes par la suite, est située sur les pentes désertiques de Qumrân, sur les rives nord-ouest de la mer Morte, et sont d’un accès assez difficile. Eleazar Sukenik comprend l’importance des rouleaux de la mer Morte et son fils Yigael Yadin réussit à convaincre l’État israélien d’acheter ceux qui avaient été mis en vente en 1954. De 1951 à 1956, le P. Roland de Vaux, membre de l’École biblique et archéologique française de Jérusalem, est chargé par le Département des antiquités jordaniennes de fouiller le site de Qumrân. C’est au cours de ces fouilles que sont retrouvés des centaines de manuscrits, en particulier dans la grotte.

« De 1947 à 1956, plusieurs dizaines d’excavations ou de grottes sont explorées dans les environs plus ou moins proches de Qumrân. Dans onze d’entre elles, on retrouva des manuscrits en nombre et en qualité variables : certains avaient été déposés dans des jarres. De ces cachettes, on retira quelques rouleaux bien conservés, mais surtout des milliers de fragments aux dimensions diverses allant de plusieurs colonnes à quelques millimètres carrés. »

En février 2017, des archéologues de l’Université Hébraïque annoncent la découverte d’une douzième grotte, contenant de nombreuses jarres toutes brisées et vidées presque entièrement de leur contenu. Le pillage semble remonter aux années 1950 car une pioche en métal de cette époque a été retrouvée sur place.

157e Convent de l’an 6022 du GODF les 24, 25, 26 et 27 août 2022

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Lire l’article du 26/08/22 avec le résultat des élections et la réélection de Gorges SERIGNAC (cliquez ici)

Hier matin s’ouvrait le convent 6022 du Grand Orient de France avec le propos d’accueil du Grand Maître et Président du Conseil de l’Ordre Georges SERIGNAC. Cette manifestation réunit près de 1400 Délégués et rassemble près de 2000 personnes sous le maillet du Président de ce Convent, le Frère Joël Vendeville.

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En ce début de la 3ème Séance Plénière, la Commission Nationale d’Étude sur le Revenu Universel Inconditionnel (C.N.E.R.U.I) statuera sur la Présentation du rapport d’activités ainsi qu’un débat et Votes sur le rapport et sur la reconduction de la commission.

A partir de 18h30 ce jour, le Convent procédera à l’installation des nouveaux élus aux instances nationales

Élus Chambre Suprême de Justice Maçonnique (CSJM)

Élus Instance Nationale de Solidarité Maçonnique (INSM)

Élus Conseil de l’Ordre

avant de clôturer cette deuxième journée avec un dîner libre à 20h45.