dim 25 septembre 2022 - 17:09

À la découverte du château des Templiers de Montfort-sur-Argens (Var)

Montfort-sur-Argens est une commune située entre Carcès et Correns, au nord de Brignoles dans le département du Var, en région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Blason de la ville de Montfort-sur-Argens

Le nom de la commune devient Montfort-sur-Argens en 1904.

Drapeau du département du Var

Montfort-sur-Argens s’écrit Mount-Fouart en provençal de norme mistralienne. Le dictionnaire de Frédéric Mistral écrit Mount-Fort et Mount-Fouert alors que les classicistes écrivent Montfòrt d’Argens et possèdent la même prononciation. La diphtongue -oua en mistralien, uniquement oralisée en écriture classique est spécifique au Var alors que le niçois utilise -ouo (mais aussi -oua du fait des migrations d’Ouest vers l’Est provençal) et le marseillais -oue.

Un peu d’histoire…

La création du castrum de Montfort a lieu au Moyen Âge, en liaison avec le prieuré de Notre-Dame de Spéluque qui est une fondation de l’Antiquité tardive.

Les Templiers et les Hospitaliers

En 1197, le seigneur Foulques de Pontevès fait don de la seigneurie de Montfort-sur-Argens aux Templiers de la commanderie du Ruou. En 1207, Alphonse II de Provence fait don du domaine de Montfort aux chevaliers du Temple, qui y établiront une maison du Temple. Pendant les croisades, Montfort-sur-Argens jouera un rôle important dans la présence des moines-soldats entre Argens et Verdon.

Quant au château…

En pierres apparentes et flanqué de 2 tours carrées, le château de Montfort fut l’une des très rares commanderies templières du Var. Aujourd’hui, c’est un château privé, visible uniquement de l’extérieur.

Montfort tire son nom du latin Mons Fortis (colline fortifiée), ancienne cité des comtes de Provence du XIIe siècle. En 1197, l’un des Comtes de Provence fait don de tout ce qu’il possède à Montfort et sur la vallée de Carcès aux Templiers de la commanderie du Ruou. En 1207, Alphonse II d’Aragon fait don du château de Montfort-sur-Argens aux Templiers d’Hyères. Puis, Raymond de Cotignac, devenu frère de l’ordre, donne ses biens à Montfort. Les templiers en font une vraie forteresse et le seul château détenu par l’ordre dans le Var.

Ordre de Saint-Jean de Jérusalem

Après l’arrestation des Templiers – au matin du vendredi 13 octobre 1307, tous les Templiers de France, soit plusieurs milliers au total, sont arrêtés sur ordre du roi Philippe IV le Bel, petit-fils de saint Louis – et la disparition de l’ordre du Temple, les biens passent aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem – ordre de Saint-Jean de Jérusalem, ordre religieux catholique hospitalier et militaire qui a existé de l’époque des croisades jusqu’au début du XIXe siècle.

Le château est partiellement détruit par les ravages du moment. Il est reconstruit et érigé en commanderie en 1411. Au milieu du XVe siècle, Montfort est rattaché à la Commanderie de Marseille puis devient résidence des chevaliers de Malte. Il sera régulièrement habité et entretenu par les commandeurs.

En 1793, le château est transformé en prison révolutionnaire et échappe ainsi à la destruction.

La croix de l’Ordre des Hospitaliers, au-dessus de la porte d’entrée, a remplacé celle de l’Ordre du Temple. La façade principale est entourée de deux tours carrées à contreforts (3 à l’origine) qui délimitaient la cour intérieure du château primitif.

Cette cour sera ensuite couverte de voûtes en berceau qui supportent les 2 étages. Seule une partie des sous-sols a subsisté du château d’origine. Des fenêtres à meneaux ont remplacé les meurtrières. Le toit possède 4 rangs de génoise, signe distinctif des demeures seigneuriales de Provence. Escalier intérieur à vis daté du XV° siècle.

Les façades et les toitures sont inscrites à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques.

En savoir plus avec Montfort-Templier, un livre inédit sur les activités et les possessions des Templiers du Château de Montfort-sur-Argens dans le Var.

Sources : chateau-templier.business ; Wikipédia ; Musée du patrimoine de France ; Var tourisme

Yonnel Ghernaouti
Membre de la Respectable Loge « Le Centre des Amis » N° 1 et du Collège de la Loge Nationale de Recherche « Villard de Honnecourt » N° 81 de la Grande Loge Nationale Française, Yonnel Ghernaouti est chroniqueur littéraire. Dans le cadre de la culture et de la communication, il met en œuvre et collabore à l'organisation de salons maçonniques – notamment celui des Estivales Maçonniques en Pays de Luchon en qualité de Commissaire général - et à la ligne éditoriale de réseaux sociaux. Membre du bureau de l'Institut Maçonnique de France, il coopère également à de nombreux ouvrages maçonniques.

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