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France Culture : GLDF – Jeunesse et Franc-maçonnerie

De notre confrère radiofrance.fr

Après une longue période où les Temples sont restés fermés, dans le respect des consignes sanitaires, les jeunes francs-maçons de la G.L.D.F veulent témoigner de leur parcours, de leur vie dans leur loge, de l’importance de se réunir régulièrement au cours de tenues rituelles. Être jeune dans le contexte actuel en partageant une vie professionnelle intense et une assiduité en Loge est peut-être plus difficile aujourd’hui.

Deux témoins racontent leur parcours, comment ils sont entrés en franc-maçonnerie. Pourquoi ils sont restés. Ils évoquent les échanges fructueux entre les générations.

Ils montrent comment la spécificité de la Grande Loge de France, qui est une « démarche de tradition au cœur des enjeux contemporains » convient parfaitement aux jeunes qui ont besoin à la fois d’humanisme et de spiritualité, pour se construire. Par leur expérience, ils veulent démonter un cliché montrant un ordre uniquement réservé aux générations plus âgées. Cliché hélas trop colporté évidemment par ceux qui ne connaissent pas la Franc-maçonnerie.

Dans un contexte, où dans la Cité, le dialogue paisible devient rare, où l’invective remplace l’argumentation, les jeunes francs- maçons témoignent de l’importance du rituel. Celui-ci orchestre les réunions, où chacun, sachant maîtriser ses passions peut s’exprimer dans un lieu d’écoute attentive et de tolérance mutuelle.

Chacun pourra alors poursuivre hors du temple, l’œuvre commencée à l’intérieur, avec l’enthousiasme et le dynamisme de la jeunesse.

Jean et Guerrick sont deux jeunes Maîtres de la Grande Loge de France, ayant une activité professionnelle dense. Impliqués dans l’Obédience, ils animent le Cercle Télémaque, qu’ils ont créé avec d’autres jeunes, à l’initiative du Grand Maître de la Grande Loge de France. Cercle de réflexions et de propositions pour la prise en compte de la spécificité de la jeunesse, dans le contexte actuel.

Le Frère Fernando Pessoa et les mondes ésotériques

De notre confrère lepetitjournal.com

Fernando Pessoa (1888-1935) est un des plus grands écrivains portugais et même international, il fut au début du 20ème siècle un des trois grands poètes à l’origine du modernisme en poésie. Comme tous les grands artistes du post symbolisme, Fernando Pessoa eut de profondes relations et convictions ésotériques, Lepetitjournal propose à ses lecteurs de découvrir ou approfondir cette facette du poète lors d´un visio-conférence le samedi 30 janvier.

L´ÉSOTÉRISME  chez Fernando Pessoa

Fernando Pessoa passa des heures d’éveil à décortiquer des œuvres mystiques et cabalistiques, entre autres. Les rites et les raisons des Rose-Croix l’on beaucoup intéré ainsi que tout ce qui touchait à la symbolique, depuis les textes sacrés jusqu’aux préceptes des templiers et il avoua en souffrir, car cela le troublait profondément, émotionnellement parlant. Ses jours étaient remplis de spéculations vénéneuses, de la raison démoniaque de la métaphysique- depuis la magie jusqu’à l’alchimie, tout ceci provoquant en lui: « Une sensation douloureuse d’être éternellement à la limite de connaître le (ou les) mystère(s) suprême(s)».

On peut dire que l’attention de Fernando Pessoa se pencha sur tous ces thèmes majeurs: spiritisme, astrologie, théosophie, gnose, hermétisme, magie, alchimie reliée à la kabbale, franc-maçonnerie, rose-croix et templiers, tout en s’intéressant aux mythes nationaux ayant une résonance ésotérique comme le Sébastianisme ou le «Quinto Império» (le Cinquième Empire, cher à António Vieira).

Comme œuvres ésotériques majeures écrites par Fernando Pessoa, on pourra mentionner l’»Essai sur l’initiation», «Sous-sol» et le notable «Chemin du Serpent», ainsi que «Le livre qui ne l’est pas», mais également des poèmes explicitement ésotériques, qu’il écrira surtout entre 1930 et sa mort, en 1935, tels l’»Ultime sortilège». »A l’ombre du Mont Abiegno», «Eros et psyché» avec en supplément le «rituel du degré de Maître dans l’ordre templier du Portugal», «Dans la tombe de Christian Rosencreuz» ou enfin «Initiation».

La relation de Pessoa avec la maçonnerie

Les cendres de Fernando Pessoa, monument de la littérature, ont été transférées en 1988 pour le centenaire de sa naissance au Monastère des Hiéronymites à une centaine de pas de Camoens et Gama.

Lors du passage à Lisbonne du mage anglais Aleister Crowley, en 1930, Fernando Pessoa fut initié par lui à l’ordre des Templiers d’Orient (OTO); ce mage était un gnostique licencieux, orienté vers les cultes phalliques et rassemblant tout et n’importe quoi dans son ordre. Il aura d’ailleurs une fin chargée de mystère, se suicidant dans la « Boca do Inferno » de Cascais. Lors de la dissolution des sociétés secrètes par Antonio Oliveira Salazar et son régime de l’»Estado Novo». Pessoa défendra publiquement la Maçonnerie dans le journal « Diário de Lisboa »; un article notoire et courageux dans un contexte d’Etat totalitaire. Dans un extrait du texte publié, on comprend bien ce qui aura amené le poète (pas maçon) à défendre la Maçonnerie: «Laissez la Maçonnerie aux maçons et à ceux qui, bien que n’en étant pas, verront encore que dans un autre temple, la même lumière». Ceci indique bien que ce furent les degrés maçonniques, dispensés par Crowley, dans le contexte de son ordre des Templiers d’Orient –qui avait trois niveaux initiatiques; le maçonnique, le chevaleresque et le magique- qui déterminèrent de la part du Poète une telle manifestation publique de solidarité en relation à l’ordre banni, lui, qui à la fin de sa vie écrivait des rituels maçonniques-chrétiens.

Pessoa : un homme à part

La fameuse malle, devant la « bibliothèque anglaise » de l’écrivain.

Dès sa jeunesse, Fernando Pessoa sent qu’il doit suivre un «chemin spirituel». Il se reconnaîtra plus tard comme chrétien-gnostique (psycho-spirituel), désirant être en contact avec quelque chose de supérieur. Il critiquait cependant l’Eglise catholique comme institution, tout en reconnaissant que la doctrine qu’elle prônait était pour lui «une perle spirituelle à travers l’enfant-Jésus, avec la supériorité du message divin». Il était loin d’être athée, tout en voulant atteindre un «au-delà de Dieu». Enfin, il ne voulait se soumettre à aucune doctrine, quelle qu’elle soit, et garder une liberté totale de conscience.

Fernando Pessoa évoquera dans son œuvre poétique de nombreux symboles et mythes, telle une vocation de son esprit, d’un mysticisme dogmatique, recherchant les «vérités» transcendantales mystico-religieuses du Christianisme. Par une lecture attentive des Evangiles, de la Bible, les préceptes du Temple ou des Rose-Croix, ou d’autres encore, reposent ses commentaires ésotériques; une véritable faim de Vérité!

Pessoa poète sera d’une curiosité intellectuelle illimitée –des Grecs Platon et Aristotéles, du père de l’Eglise Saint-Augustin, des idéalistes allemands, avec une préférence presque maladive pour Hegel, Schopenhauer et Nietzche et de Français tels Rousseau ou Hugo. Selon João Mendes, Pessoa fut un «homo religiosus», recherchant le sens profond de la vie et de l’immensité des chemins possibles. De tout cela, il lui resta une douleur vague et profonde, qui non seulement traverse toute son œuvre, mais qu’il a aussi du mal à dissimuler derrière des «masques» pour cacher sa souffrance. Cette évidence l’amènera à une prédisposition au mysticisme, qu’il soit de genèse évangélique, de fondement ésotérique rosicrucien ou même -ce qu’il laissa peu clair- maçonnique ou sectaire, confessant être un néophyte des rituels templiers.

Le seul livre du poète publié de son vivant, «Mensagem» (Message) a pour thème de référence, entre autres, la vision des Rose-Croix, même s’il n’y a aucune preuve d’avoir été initié par eux. Malgré qu’il ait pu connaître des membres de cette société secrète, on peut penser que Pessoa s’auto-initia; pour cela, il préconisait d’avoir plus de 35 ans d’âge, de le faire de sa propre volonté, de croire à la Trinité et de ne pas être déjà impliqué dans une église ou secte, l’initiation faisant surgir le côté spirituel, l’étincelle spirituelle en nous, qui est divine.

Pessoa se décline dans son œuvre en plusieurs personnages

Pessoa avait certainement des pouvoirs de médium, ou du moins il le croyait, comme il se sentait réincarné et peut-être déjà initié dans une autre vie… Astrologue passionné, il se posait toujours la question de ce que le destin lui réservait. Avec ses hétéronymes, il nous montrera qu’il y a plusieurs vérités et plusieurs chemins, qu’il souhaitait parcourir en même temps. Mais il voulait aussi nous inciter à trouver chacun le nôtre, chacun ayant son propre karma dans une multiplicité de visions différentes. Pessoa se multipliera ainsi en trois personnages principaux, sur une bonne quinzaine de «moi» qu’il avait en tête; une créativité plurielle, pour certains une sorte de schizophrénie, une dispersion ou regroupement de sa personnalité, une fuite ou une conquête de l’esprit?

Pessoa commencera dès 1914, par un dénommé Alberto Caeiro, personnage bucolique ,son «gardien de troupeaux», né à Lisbonne en 1889, donc un an plus jeune que lui, et mort tuberculeux, en 1915, vivant à la campagne, sans grande éducation, sinon avoir suivi l’école primaire et sans profession définie, mais véritable amant de la nature.

Puis ce sera un Ricardo Reis, né en 1887 à Porto, médecin et parti au Brésil à l’avènement de la République, en 1910, car de filiation monarchiste. Elevé au collège des Jésuites, il sera un poète à la mode classique, affirmant son paganisme en toute occasion, tout comme son scepticisme constant à l’égard de tout.

Fernando Pessoa vieilli prématurément peu avant son décès à l’âge de 47 ans.

L’autre personnage majeur sera Alvaro de Campos, un Pessoa plongé dans le temps qui court inéluctablement, l’ingénieur naval, né à Tavira en 1890, formé à Glasgow, mais revenu à Lisbonne, un homme grand et maigre, un peu courbé, grand voyageur et un obsessif sensationnaliste.

Tous les trois au visage glabre, avec un Caeiro aux yeux bleu, un Reis à la peau mate due à ses origines juives, les cheveux lisses et portant un monocle, enfin un Campos toujours à l’affût d’une nouvelle modernité. Les» hétéronymes ombilicaux» de Pessoa seront selon lui «complètement vrais, véritables compagnons de voyage» dans une vie constituée plus de «voyages imaginaires» que d’évolution propre, comme un passant, qui passe, un passant de tout («transeunte», en portugais). Pessoa faisait l’horoscope de ses différents personnages pour savoir ce qui pourrait leur arriver.

Biographie

Message, 1re éd., 1934, troisième et dernier recueil de Pessoa publié de son vivant après ceux parus en anglais en 1918 et en 1921 (hormis son manifeste Ultimatum, les poèmes de la revue Athéna, les textes parus dans Orpheu et Contemporânea, ainsi que ses nombreux articles…)

Fernando António Nogueira Pessoanote est un écrivain, critique, polémiste et poète portugais trilingue1 (principalement portugais, mais aussi anglais et, dans une moindre mesure, français). Né le 13 juin 1888 à Lisbonne, ville où il meurt des suites de son alcoolisme le 30 novembre 1935, il a vécu une partie de son enfance à Durban en Afrique du Sud.

Théoricien de la littérature engagée dans une époque troublée par la guerre et les dictatures, inventeur inspiré par Cesário Verde du sensationnisme, ses vers mystiques et sa prose poétique ont été les principaux agents du surgissement du modernisme au Portugal.

Fernando Pessoa est porté le 21 juillet 1888 sur les fonts baptismaux par le général Chaby sous le patronage de son prétendu aïeul Fernando de Bulhões dont la fête coïncide avec le jour de sa naissance.

Œuvres

  • Alexander Search, Un souper très singulier inédit en langue originale (nouvelle gothique écrite en 1907 en anglais d’environ 60 pp).
  • Tsarkresko, in M.L. Machado de Sousa, O Horror na Literatura Portuguesa, Instituto de Cultura Portuguesa, Lisbonne, 1989 (conte gothique en anglais).
  • Le vainqueur du temps, inachevé, in Textos Filosóficos, vol. II, Ática, Lisbonne, 1968 (conte métaphysique).
  • Bernardo Soares, Le Livre de l’intranquillité, Ática, Lisbonne, 1982 (journal aphoristique).
  • Fables pour les jeunes nations, Pessoa Inédito, pp. 266-270, Livros Horizonte, Lisbonne, 1993
    (cinq fables auxquelles s’ajoute Soie rose, parue in O Jornal nº1, Lisbonne, 4 avril 1915).
  • Le Pèlerin, Mealibra nº 23, Centre Culturel d’Alto Minho (pt), Viana do Castelo (Portugal), 2009 (nouvelle d’environ 88 pp).
  • Le Banquier anarchiste, traduction André Coyné, Contemporânea, Lisbonne, 1922 (pamphlet social).
  • Marcos Alves, inachevé, in T.R. Lopes, Pessoa por Conhecer – Textos para um Novo Mapa, Estampa, Lisbonne, 1990 (portrait psychologique).
  • Quaresma, déchiffreur, Assírio & Alvim (pt), Lisbonne, 2008, 477 pages (nouvelles policières).

Attribués à des hétéronymes

Fernand Pessoa en flagrant délitre vers 1928.

  • Álvaro de Campos, Ultimatum, Portugal Futurista (pt) no 1, Lisbonne, 1917.
  • Álvaro de Campos, Notes en mémoire de mon maître Caeiro, in Textos de Crítica e de Intervenção, Ática, Lisboa, 1980 (étude littéraire posthume rassemblant autour d’articles publiés du vivant de l’auteur sous ce titre des manuscrits portant sur le même sujet).
  • António Mora, Introduction à l’étude de la métaphysique, titre prévu par l’auteur d’un essai dont divers manuscrits écrits sous divers hétéronymes à différentes époques font la substance, in Textos Filosóficos, vol. I & II, Ática, Lisbonne, 1968.
  • António Mora, La morale, titre prévu par l’auteur d’un essai dont la substance (morale de la Force, morale de la Domination de soi, morale de l’Idéal, l’Humilité, l’Ascétisme) a été retrouvé dans divers manuscrits, in Textos Filosóficos, vol. I, p. 226, Ática, Lisbonne, 1968.
  • António Mora, Le retour des dieux, inachevé, in G.R. Lind & J. do Prado Coelho, Páginas Íntimas e de Auto-Interpretação, Ática, Lisbonne, 1996 (apologie d’un retour à une religion polythéiste).
  • Bernardo Soares ou baron de Teive, L’éducation du stoïcien, Assirio & Alvim, Lisbonne, 1999 (essai sur le suicide).

Attribués à Fernando Pessoa

  • Chronique de la vie qui passe in M.I. Rocheta & M.P. Morão, Ultimatum e Páginas de Sociologia Política, Ática, Lisbonne, 1980
    (recueil des articles parus dans cette rubrique du O Journal (pt) en 1915).
  • Erostratus in Páginas de Estética e de Teoria Literárias, Ática, Lisbonne, 1966 (essai sur la création littéraire).
  • Recueil de critiques d’économie politique parus dans la presse, Páginas de Pensamento Político, vol. II, Publicações Europa-América, Mem Martins (pt) (Portugal), 1986.
  • Lisbonne: ce que le touriste doit voir, Livros Horizonte, Lisbonne, 1992.
  • Le Paganisme supérieur, titre prévu par l’auteur d’un recueil d’articles ésotériques et métaphysiques parus dans diverses publications posthumes.
  • Théorie de la République aristocratique, titre prévu par l’auteur d’un essai dont des articles parus de son vivant dans des journaux et des manuscrits de nature sociologique et politique parus dans diverses collections posthumes font la substance.
  • De la dictature à la république, inachevé, in M.I. Rocheta & M.P. Mourão, Da República (1910 – 1935), Ática, Lisbonne, 1979 (histoire politique du Portugal moderne).
  • Le Sens du sidonisme, inachevé, in M.I. Rocheta & M.P. Mourão, Da República (1910 – 1935), Ática, Lisbonne, 1979.
  • Le préjugé des révolutionnaires, inachevé, in M.I. Rocheta & M.P. Mourão, Ultimatum e Páginas de Sociologia Política, Ática, Lisbonne, 1980.
  • Cinq dialogues sur la tyrannie, inachevé, in M.I. Rocheta & M.P. Morão, Ultimatum e Páginas de Sociologia Política, Ática, Lisbonne, 1980 (défense de la liberté individuelle et dénonciation de la dictature).
  • Commerce et civilisation, traduit du portugais par Simone Biberfeld et Parcidio Gonçalves, Éditions de la Différence, Paris, 2012

Poésie portugaise

Pessoa a publié soit sous son orthonyme (son vrai nom) soit sous de nombreux hétéronymes.

De Fernando Pessoa, orthonyme

Message, 1re éd., 1934, troisième et dernier recueil de Pessoa publié de son vivant après ceux parus en anglais en 1918 et en 1921 (hormis son manifeste Ultimatum, les poèmes de la revue Athéna, les textes parus dans Orpheu et Contemporânea, ainsi que ses nombreux articles…)

  • Message, Império, Lisbonne, 1934.
  • Rubaiyat, trente deux quatrains.
  • Cancioneiro, titre prévu par l’auteur du recueil paru épars en éditions posthumes
    • Poésies, Ática, Lisbonne, 1942 (reprend en sus les poèmes parus en revue du vivant de l’auteur).
    • Poésies inédites, Ática, Lisbonne, 1956.
    • Œuvre poètique, José Aguilar, Rio de Janeiro, 1960.
    • Nouvelles poésies inédites, Ática, Lisbonne, 1973.
    • Œuvre poétique et en prose, vol. I, Lello, Porto, 1986.
  • Patés d’un goût populaire, Ática, Lisbonne, 1965.
  • Pessoa inédit, Livros Horizonte, Lisbonne, 1993 (poèmes satiriques).

D’Alberto Caeiro, hétéronyme

  • Le Gardeur de troupeaux in João Gaspar Simões (pt) & Luís de Montalvor (pt), Poemas de Alberto Caeiro, Ática, Lisbonne, 1946.
  • Le Berger amoureux in João Gaspar Simões (pt) & Luís de Montalvor (pt), Poemas de Alberto Caeiro, Ática, Lisbonne, 1946.
  • Autres poèmes et fragments, titre prévu par l’auteur de poèmes parus en éditions posthumes
    • Fragments in T. Sobral Cunha, Pessoa por conhecer – Textos para um novo mapa, Estampa, Lisbonne, 1990.
    • Poèmes inconnus in T. Sobral Cunha, Poemas Completos de Alberto Caeiro, Presença, Lisbonne, 1994
      (Certains étaient parus dans Athena, Presença (pt) ou l’édition de 1946).

D’António Mora, pseudonyme d’Alberto Caeiro

  • Le Retour des Dieux, titre prévu par l’auteur de poèmes néopaïens parus dans diverses publications posthumes.

De Ricardo Reis, hétéronyme

  • Livre premier, Presença (pt) no 1, Lisbonne, 1924
  • Odes, Ática, Lisbonne, 1946.
  • Poèmes, INMC, Lisbonne, 1994.

D’Alvaro de Campos, hétéronyme

  • OpiacéOrpheu (pt) no 1, Lisbonne, 1er trimestre 1915.
  • Ode triomphale, Orpheu (pt) no 1, Lisbonne, 1er trimestre 1915.
  • Ode maritime, Orpheu (pt) no 2, Lisbonne, 2e trimestre 1915. Réédition (France) : Ode maritime et autres poèmes, traduit du portugais par Dominique Touti et Michel Chandeigne, présenté par Claude Michel Cluny, éd. bilingue, Éditions de la Différence, coll. « Orphée », Paris, 1990.
  • Poésies d’Álvaro de Campos, Ática, Lisbonne, 1944.
  • Livre de vers, Estampa, Lisbonne, 1993.

Poésie des autres hétéronymes lusophones

in T.R. Lopes, Pessoa por Conhecer – Textos para um Novo Mapa, Estampa, Lisbonne, 1990.

Théâtre

« Le point central de ma personnalité, en tant qu’artiste, c’est que je suis un poète dramatique. »

— Pessoa s’expliquant dans une lettre à un jeune universitaire.

  • Le marin, drame statique en un tableau, Orpheu (pt) no 1, Lisbonne, 1er trimestre 1915.
  • L »heure du Diable, Rolim, Lisbonne, 1988.
  • Un soir à Lima, inachevé.
  • Fragments
    • Dialogue à l’ombre in A. de Pina Coelho, Textos filosóficos vol. I – Fernando Pessoa, Ática, Lisbonne, 1968.
    • Mort du Prince in T.R. Lopes, Fernando Pessoa et le drame Symboliste, Fondation Calouste-Gulbenkian, Paris, 1977..
    • Salomé in T.R. Lopes, Fernando Pessoa et le drame Symboliste, Fondation Calouste-Gulbenkian, Paris, 1977.
    • Dialogue dans le jardin du Palais in T.R. Lopes, Fernando Pessoa et le drame Symboliste, Fondation Calouste-Gulbenkian, Paris, 1977.
  • Sakyamuni (fragments) in T.R. Lopes, Fernando Pessoa et le drame Symboliste, Fondation Calouste-Gulbenkian, Paris, 1977.
  • Tragédie subjective en cinq actes, inachevée, publiée sous le titre Faust (Presença, Barcarena, 1988).
  • The Duke of Parm, tragedy, inédit.

Poésie anglaise

  • 117 poèmes signés Alexander Search, Poesia Inglesa, Livros Horizonte, Lisbonne, 1995, devant composés
    • Delirium
    • Agony
  • Poésie signée Charles Robert Anon, pseudonyme d’Alexander Search, Pessoa Inédito, Livros Horizonte, Lisbonne, 1993, dont le poème
    • Meantime, publié dans l’Athenaeum, Londres, 30 janvier 1920.
  • Poésie inédite signée Thomas Crosse.
  • Le violoneux fou, INCM, Lisbonne, 1993, 1er pub. non critique Presença, Lisbonne, 1988.
  • Antinoüs, Monteiro, Lisbonne, 1918 (composera Poèmes anglais I).
  • 35 Sonnets [archive], Monteiro, Lisbonne, 1918.
  • Poèmes anglais I & II [archive] (Antinoüs & Inscriptions), Olisipo, Lisbonne, 1921.
  • Poèmes anglais III [archive] (Epithalamium), Olisipo, Lisbonne, 1921.
  • Deux poèmes anglais de Fernando Pessoa sur la Première Guerre mondiale in Ocidente nº 405, Lisbonne, janvier 1972.
  • Huit poèmes anglais inédits in G.R. Lind, Estudos sobre Fernando Pessoa, INCM, Lisbonne, 1981.
  • 30 poèmes non hétéronymiques, certains fragmentaires, écrits entre 1911 et 1935, Pessoa Inédito, Livros Horizonte, Lisbonne, 1993.

Essais en anglais

EPITAPHHere lies who thought himself the bestOf poets in the world’s extent;In life he had not joy nor rest.
Alexander Search, 1907.

Œuvres de jeunesse inachevées signées Alexander Search

  • The portuguese regicide and the politicical situation in Portugal.
  • The philosphy of rationalism.
  • The mental disorder of Jesus
  • Selected Poems by Jonathan Griffin – Penguin Poetry (ISBN 0-14-018845-2)

Fragments destinés à une publication portugaise

  • Le temple de Janus in Pessoa Inédito, Livros Horizonte, Lisbonne, 1993.

Le reste de la prose anglaise de Pessoa ou ses hétéronymes anglais n’est pas organisé (correspondance, notes diverses, brouillons…)

Œuvres traduites en français

Bibliothèque de Fernando-Pessoa

  • Notes en souvenir de mon maître Caeiro
  • Chronique de la vie qui passe (œuvres en prose en dehors du Livre de l’intranquillité)
  • Ode maritime et autres poèmes (1915)
  • Le Gardeur de troupeaux et les autres poèmes d’Alberto Caeiro avec Poésies d’Alvaro de Campos (1914)
  • Erostratus (Erostrate)
  • Lisbonne
  • Le Marin
  • Bureau de tabac, traduit par Adolfo Casais Monteiro et Pierre Hourcade, ed. bilingue, éditions Inquérito Limitada, 1952.
  • Ode Maritime, préface et traduction d’Armand Guibert, éditions Seghers
  • Bureau de tabac et autres poèmes, préface et traduction d’Armand Guibert, éditions Caractères, 1955.
  • Le Gardeur de troupeaux et les autres poèmes d’Alberto Caeiro, traduit par Armand Guibert, Éditions Gallimard, collection blanche, 1960, 224 p.
  • Visage avec masques, poèmes des principaux hétéronymes, traduits et présentés par Armand Guibert, Alfred Eibel éditeur, Lausanne,1978, (ISBN 2-8274-0035-9), 228 p.
  • Antinoüs, préfacé et traduit par Armand Guibert, éditions Fata Morgana, collection Dioscures, 1979, 64 p.
  • Bureau de tabac, traduit par Rémy Hourcade, 1985, Éditions Unes.
  • Le Gardeur de troupeaux, traduit par Rémy Hourcade et Jean-Louis Giovannoni, 1986, Éditions Unes.
  • L’Ode triomphale & douze poèmes de la fin d’Alvaro de Campos, traduits par Rémy Hourcade et Emmanuel Hocquard, éditions Royaumont, 1986, non paginé.
  • Cent cinquante-quatre quatrains, traduit et préfacé par Henry Deluy, 1986, Éditions Unes.
  • Le Livre de l’inquiétude, traduit et préfacé par Inês Oseki-Dépré, 1987, Éditions Unes.
  • Le Gardeur de troupeaux et autres poèmes, présentés et traduits par Armand Guibert, Paris, Gallimard, coll. « Poésie » 1987, (ISBN 978-2-0703-240-64), 288 p.
  • Alvaros de Campos, choix de poèmes traduits par Rémy Hourcade et Emmanuel Hocquard, éditions Royaumont, 1988, 64 p.
  • Quatrains complets, traduit et préfacé par Henry Deluy, 1988, Éditions Unes.
  • Fernando Pessoa (trad. Patrick Quillier, Michel Chandeigne, Maria Antónia Câmara Manuel), Œuvres V : Poèmes païens d’Alberto Caeiro et Ricardo Reis, Paris, Christian Bourgois, 1988 (ISBN 9782267008241).
  • Fernando Pessoa (trad. Patrick Quillier, Michel Chandeigne, Maria Antónia Câmara Manuel), Œuvres I :Cancioneiro, Paris, Christian Bourgois, 1988 (ISBN 9782267005424).
  • Fernando Pessoa, Le Livre de l’intranquillité, 1ère édition (en 2 volumes), 1988  ; 2ème édition (en 1 volume) corrigée et augmentée, 1999  ; 3ème édition corrigée et augmentée, 2011  ; nouvelle édition revue sous le titre Livre(s) de l’inquiétude, 2018. Christian Bourgois éditeur.
  • L’Heure du diable (édition bilingue), préface de José Augusto Seabra, postface de Teresa Rita Lopes, traduit par Maria Druais et Bernard Sesé, Paris, José Corti, coll. « Ibériques », 1989.
  • Fernando Pessoa (trad. Michel Chandeigne et Dominique Touati, préf. Claude Michel Cluny), Ode maritime et autres poèmes, Paris, Éditions de la Différence, coll. « Orphée », 1990 (ISBN 9782729104832).
  • Fernando Pessoa (trad. Michel Chandeigne, Françoise Laye et Jean-François Viegas), Œuvres VIII : le Chemin du serpent, Paris, Christian Bourgois, 1991 (ISBN 9782267019551).
  • Bureau de tabac, préface de Adolfo Casais Monteiro (1952) et postface de Pierre Hourcade (1975), traduit par Rémy Hourcade, 1993 – édition définitive, Éditions Unes.
  • Fernando Pessoa (trad. Michel Chandeigne et Jean-François Viegas, préf. Pierre Hourcade), Ultimatum, Paris, Éditions Unes, 1993 (ISBN 978-2877040051).
  • Opium à bord, traduit et préfacé par Armand Guibert, 1993 – nouvelle édition, Éditions Unes.
  • Sur les hétéronymes, traduit et préfacé par Rémy Hourcade, 1993 – édition définitive, Éditions Unes.
  • Fernando Pessoa (directeur : Patrick Quillier) (trad. du portugais par Michel Chandeigne, Olivier Amiel, Maria Antónia Câmara Manuel, Pierre Léglise-Costa et Patrick Quillier, préf. Robert Bréchon), Œuvres poétiques, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 2001 (ISBN 9782070114900).
  • Fernando Pessoa (trad. du portugais par Michel Chandeigne, Françoise Laye et Jean-François Viegas), Le Chemin du serpent, Paris, Christian Bourgois, 2008 (ISBN 978-2267019551).
  • Quaresma, déchiffreur, 2010.
  • Le Banquier anarchiste : fiction (trad. du portugais par Joachim Vital), Paris, Éditions de la Différence, 2011 (1re éd. 1983), 96 p. (ISBN 978-2-7291-1619-4, présentation en ligne [archive])
  • Contes, fables et autres fictions (trad. du portugais par Parcidio Gonçalves), Paris, Éditions de la Différence, 2011, 192 p. (ISBN 978-2-7291-1896-9, présentation en ligne [archive])
  • Le Pèlerin (trad. du portugais par Parcidio Gonçalves), Paris, Éditions de la Différence, 2013 (1re éd. 2011), 192 p. (ISBN 978-2-7291-2044-3, présentation en ligne [archive])
  • Proses vol.1 : 1912-1922 (trad. du portugais), vol. 1, Paris, Éditions de la Différence, coll. « Lire et Relire », 2013, 384 p. (ISBN 978-2-7291-2001-6, présentation en ligne [archive])
  • Proses vol.2 : 1923-1935 (trad. du portugais), vol. 2, Paris, Éditions de la Différence, coll. « Lire et Relire », 2013, 400 p. (ISBN 978-2-7291-2022-1, présentation en ligne [archive])
  • Histoires d’un raisonneur, traduit de l’anglais par Christine Laferrière et du portugais par Michelle Giudicelli, Paris, Christian Bourgois, 2014.
  • Ode maritime, traduit par Thomas Pesle, 2016, Nice, Éditions Unes.
  • Fernando Pessoa (trad. Michel Chandeigne et Joanna Cameira Gomes, préf. Maria José de Lancastre et Joanna Cameira Gomes), Lisbonne revisitée Anthologie, Paris, Chandeigne, coll. « Bibliothèque Lusitane », 2017 (ISBN 978-2-36732-170-7)
  • Poèmes jamais assemblés d’Alberto Caeiro, traduit du portugais par Jean-Louis Giovannoni, Isabelle Hourcade, Rémy Hourcade et Fabienne Vallin, Nice, Éditions Unes, 2020.

Correspondance

  • Fernando Pessoa, José Blanco, Pessoa en personne, Paris, La Différence, 1986, rééd. coll. « Minos », 2003.
  • Correspondance avec Ofélia Queiroz, Cartas de Amor, Ática, Lisbonne, 1978.
  • Correspondance avec Armando Cortes-Rodrigues (de), Cartas de Fernando Pessoa a Armando Côrtes-Rodrigues, Confluência, Lisbonne, 1944.
  • Correspondance avec João Gaspar Simões (pt), Cartas de Fernando Pessoa a João Gaspar Simões, Europa-América, Lisbonne, 1957.
  • Correspondance diverse in Escritos Íntimos, Cartas e Páginas Autobiográficas, Europa-América, Mem Martins (pt) (Portugal), 1986 & in Pessoa Inédito, Livros Horizonte, Lisbonne, 1993.
  • Les Secrets de la Bouche de l’Enfer, dossier basé sur la correspondance entre Pessoa et Aleister Crowley, Editions ODS, 2015. (ISBN 979-1091506335)(ASIN B016YR81KI).
  • Fernando Pessoa, Pourquoi rêver les rêves des autres ? Lettres de mon ailleurs, (par Lorenzo Flabbi), Paris, Éditions L’orma, 2020 (ISBN 9788831312134)

Œuvres inspirées de Pessoa

Musique

  • Bévinda : Pessoa em pessoas (Celluloïd, 1997)
  • Jean-Marie Machado : Leve leve muito leve – Rêves et déambulations d’après Fernando Pessoa (Éditions Hortus, 2003)
  • Mariza : Do vale a montanha, poème de 1932 dans Mensagem chanté sous le titre de Cavaleiro monge dans Fado curvo (2003)

Films

  • 1981 : Moi, l’autre de João Botelho
  • 1990 : Pessoa l’inquiéteur de Jean Lefaux
  • 1998 : Requiem d’Alain Tanner
  • 2004 : L’Ami poète de Benoît Laure
  • 2010 : Le Film de l’intranquillité de João Botelho
  • 2017 : Comment Fernando Pessoa sauva le Portugal, court-métrage d’Eugène Green

Les ultra-cathos québécois accusent les Maçons de faire main basse sur l’école

Supprimer Dieu des salles de classe : un plan maçonnique pour façonner l’esprit des enfants américains

Selon Raymond Maria et traduit par Campagne Québec-Vie, il y a un peu plus d’un siècle, la Juridiction Sud du Rite Écossais Ancien des Accepté aux États-Unis a élaboré un plan pour la sécularisation des écoles publiques américaines et l’endoctrinement des esprits des jeunes Américains par l’imposition d’une religion naturelle entre les murs de la classe. Ce plan a pris des décennies à être réalisé, et ses résultats sont en train de se révéler aujourd’hui. Si l’on veut remédier à l’état intellectuel et moral déplorable des écoles de la nation, il faut connaître les manœuvres politiques, les politiques et les décisions en justice des francs-maçons, qui ont conduit l’Amérique à la crise actuelle. Un parcours à vol d’oiseau du paysage de l’éducation ne sera qu’un début pour tenter de résoudre le problème.

Le plan maçonnique pour l’éducation publique en Amérique

L’intention de la franc-maçonnerie de prendre le contrôle de l’éducation publique ne surprendrait pas ceux qui connaissent l’histoire maçonnique en France et en Europe. Comme le note Paul Fisher, « la Fraternité a fait campagne avec succès en France pour promouvoir l’enseignement laïc obligatoire universel et l’utilisation de textes scolaires comportant des valeurs maçonniques ». (p. 54) Les détails de l’implication maçonnique dans l’éducation publique française peuvent être trouvés dans un article de Mildred Headings intitulé, French Masonry Under The Third Republic, The John Hopkins University Studies In Historical And Political Science, vol. 64.

Mais pour la plupart des Américains, l’histoire des décisions de justice maçonniques et de leur influence sur l’éducation publique au sein du gouvernement américain est largement inconnue. À la lumière des batailles culturelles actuelles pour les esprits et les cœurs des jeunes enfants — batailles qui se déroulent de plus en plus entre les murs de nos écoles — nous ferions bien de comprendre la toile de fond des crises actuelles, à savoir la mainmise maçonnique sur la politique publique et la loi régissant l’éducation. Seuls un démantèlement complet des structures et des lois mises en place par les maçons permettront de revitaliser l’éducation des esprits américains. [L’auteur oublie de mentionner que la constitution même des États-Unis a été rédigée par des francs-maçons et contient des éléments de cette secte, aussi faudra-t-il modifier cette constitution afin d’éradiquer leur influence. — A.H.].

Les détails suivants sont tirés de documents publics d’actes législatifs, de décisions de justice, de journaux maçonniques et de lettres publiées.

Sceau de la Cour suprême

En 1871, le dignitaire franc-maçon du Rite Écossais Albert Pike a écrit Morals and Dogma of the Ancient and Accepted Rite of Freemasonry, un ouvrage qui sera reconnu comme la base de la philosophie maçonnique pour la Juridiction Sud de la franc-maçonnerie de Rite Écossais aux États-Unis, une juridiction à laquelle appartiennent de nombreux présidents et juges de la Cour suprême. Dans le livre, Pike affirme : « Il relève du domaine de la Maçonnerie d’enseigner toutes les vérités, pas seulement les vérités morales, mais les vérités politiques et philosophiques, et même les vérités religieuses. » (p.148)

En 1920, à Colorado Springs, le Conseil suprême du Rite Écossais a élaboré un plan pour l’avenir de l’enseignement public aux États-Unis. Selon Fisher, il s’agissait d’un « plan d’éducation complet pour la jeunesse du pays. Le plan prévoyait l’envoi de tous les enfants dans les écoles publiques pendant un certain nombre d’années et recommandait une sélection minutieuse des administrateurs et des enseignants, ainsi que des superviseurs des manuels scolaires et des bibliothèques, afin d’exclure toute “propagande sectaire”. » (p.55) Par propagande sectaire, les maçons entendaient le matériel religieux, l’instruction religieuse et la pratique religieuse sous toutes ses formes.

Le plan prévoyait également la création d’un département national de l’éducation dont le secrétaire serait nommé membre du cabinet du président. Ainsi, un président maçonnique, ou un président favorable à la Loge, pourrait facilement imposer le programme séculaire que le Rite Écossais souhaitait répandre dans tout le pays.

Deux ans seulement après l’élaboration du plan maçonnique en 1920 pour l’éducation publique, l’État d’Oregon, aidé par le Suprême Conseil de la Juridiction Sud et le Masonic Imperial Council of the Nobles of the Mystic Shrine, a déclaré illégales les écoles catholiques et autres écoles paroissiales. La loi a été déclarée inconstitutionnelle en 1925 par la Cour suprême des États-Unis dans l’affaire Pierce v. Society of Sisters, mais cette affaire a permis de clarifier deux choses. Premièrement, elle a montré jusqu’où les francs-maçons souhaitaient aller dans leur haine de l’éducation religieuse. Deuxièmement, cela signifiait que l’opinion de la Cour devait changer, ce que la Loge a ensuite cherché à accomplir au sein de la Cour au cours des décennies suivantes.

Efforts pour créer un département de l’éducation et imposer la religion naturelle

Dix ans se sont écoulés après l’affaire Pierce contre Society of Sisters, et le programme maçonnique d’éducation publique laïque n’avait pas encore vu de fruits tangibles au niveau national. Notamment, les francs-maçons n’avaient pas encore établi de département de l’éducation au sein du gouvernement fédéral. De leur propre aveu dans la revue maçonnique New Age, cela était principalement dû à l’opposition de la majorité de la Commission de l’éducation de la Chambre, qui était catholique. « Tant que cette condition existera au Congrès », déclarait la revue, en se référant à la majorité catholique de la commission de l’éducation, « il y aura peu de possibilités de créer un département de l’éducation ».

Commentant les conséquences de la situation au sein du Congrès — qui allait finalement être surmontée de l’extérieur par plusieurs décisions de la Cour suprême — Fisher suppose qu’ « il est maintenant évident que si une poignée de membres catholiques de la Commission de l’éducation de la Chambre des représentants n’avaient pas prévalu, et n’avaient pas été suivis par des membres du Congrès et des sénateurs catholiques tout aussi fermes jusqu’au début des années 60, chaque enfant de l’école publique (y compris cet auteur) aurait pu recevoir la propagande naturaliste comme religion nationale établie, bien avant que la Cour suprême dominée par les francs-maçons n’impose effectivement ce programme au système scolaire public de la nation lorsqu’elle interdit la lecture de la Bible et les prières à l’école en 1962 et 1963 » (p. 56).

Le fait que l’imposition d’une religion naturelle par le biais des écoles publiques était l’intention des maçons a été très clairement reconnu au milieu du vingtième siècle dans le journal New Age. Dans un article de 1948 dans cette publication, intitulé Religion in the Public Schools, Henry Ware Allen écrivait : « la présentation dramatique du 32e degré du Rite Écossais exprime un code d’éthique qui est essentiellement la religion naturelle… Dans ce soutien à la religion naturelle, la maçonnerie du Rite Écossais présente un excellent exemple de ce qui pourrait être suivi dans nos écoles publiques… Il ne peut y avoir d’objection fondée à la présentation de la religion naturelle. »

Connaissez-vous le Rouen symbolique & le Rouen alchimique ?

Cette vidéo a été réalisée pour animer les conférences de l’association Art & Symboles, notamment lors de celles présentant l’ouvrage « Rouen symbolique Rouen alchimique ». La vidéo commence tout d’abord par l’origine du symbole en prenant pour exemple la symbolique de l’Île de Pâques. Puis, sur ces bases, le voyage continue à Rouen, où 24 monuments sont commentés, expliqués. La symbolique hermétique y est dévoilée dans le respect des anciens et de la tradition alchimique.

Des réponses sont données aux légendes et rébus qui jusque-là étaient encore bien mystérieux. « Rouen symbolique Rouen alchimique » est le premier ouvrage d’une nouvelle collection des Editions Philomène Alchimie dont l’objectif est de présenter au plus grand nombre les demeures philosophales si méconnues.

Rouen comme vous ne l’avez jamais vu ! Cet ouvrage, abondamment illustré de photos et de dessins originaux, s’avère en fait être un vrai guide universel à la compréhension du symbolisme rouennais et même de l’alchimie. Au travers de ces livres de pierre et de bois

Un peu d’histoire

Rouen est une commune du nord-ouest de la France traversée par la Seine. Préfecture du département de la Seine-Maritime, elle est le chef-lieu de la région Normandie.

Comptant 112 321 habitants intra-muros, la ville est la trente-sixième commune la plus peuplée de France et la deuxième de Normandie après Le Havre. Elle n’en demeure pas moins la capitale administrative (préfecture) de la région Normandie tandis que la capitale politique est Caen (siège du conseil régional) ; la Normandie se distingue donc par une gouvernance bilocalisée. En 2018, son agglomération compte 498 822 habitants. Elle est la commune la plus densément peuplée du Grand-Ouest français avec 5 254 hab./km2. En 2012, avec 658 285 habitants, son aire urbaine est la première de la région normande, la douzième de France et la deuxième du Bassin parisien après celle de Paris. Sa zone d’emploi, première du territoire régional, comprend 829 210 habitants en 20126. Par conséquent, la ville est un centre économique national important.

Rouen est le siège d’une intercommunalité, la Métropole Rouen Normandie, qui est, avec 492 681 habitants en 2018, la sixième de France et la deuxième du Grand Ouest français, après Nantes Métropole. Elle accueille aussi le Pôle métropolitain Rouen Seine-Eure.

L’histoire très riche de cette cité normande témoigne de sa dimension politique et économique. Entre 911 et 1204, elle est la capitale du duché de Normandie. L’Échiquier puis le Parlement de Normandie y sont successivement installés. À partir du xiiie siècle, la ville connaît un essor économique remarquable grâce au développement des manufactures de textile. Revendiquée aussi bien par les Français que par les Anglais durant la guerre de Cent Ans, c’est sur son sol que Jeanne d’Arc a été incarcérée, jugée puis brûlée vive en 1431. Très endommagée par la Semaine rouge de 1944, elle a retrouvé son dynamisme économique au cours de l’après-guerre grâce à ses sites industriels et à son grand port maritime, qui est de nos jours le cinquième grand port maritime français.

Dotée d’un prestige hérité principalement de l’ère médiévale et d’un patrimoine composé de nombreux monuments historiques, Rouen est une capitale culturelle reconnue dont plusieurs musées jouissent d’une renommée certaine. Célèbres sont ses maisons à colombages. Le grand nombre d’édifices religieux s’y trouvant lui vaut le surnom de « Ville aux cent clochers ». La cathédrale Notre-Dame, bien connue par-delà la région, est l’une des plus hautes du monde. Labellisée ville d’art et d’histoire en 2002, elle est candidate au titre de capitale européenne de la culture pour 2028.

Siège d’un archidiocèse et de la primatie de Normandie, elle accueille aussi une cour d’appel et une université. Tous les quatre à six ans, Rouen devient la capitale occasionnelle du monde maritime grâce à « l’Armada ».

Après la Seconde Guerre mondiale, Rouen fait partie des 21 villes décorées de la Légion d’honneur et de la Croix de guerre 1939-1945.

France Culture : 1882, séisme au cœur de la Franc-Maçonnerie : une femme est initiée…

A la fin du XIXe siècle, la Franc-Maçonnerie française est exclusivement masculine. Mais le 14 janvier 1882, sous l’impulsion de Georges Martin, la Loge « Les libres penseurs du Pecq » (Grande Loge Symbolique Écossaise), initie Maria Deraismes , une des féministes les plus en vue de son époque.

Maria Deraismes, fondatrice du Droit Humain
Maria Deraismes, fondatrice du Droit Humain

Ensemble, en 1893, ils fonderont la première obédience mixte : la Grande Loge Symbolique Écossaise Le Droit Humain, qui devient le 11 mai 1901, l’Ordre maçonnique mixte international le « Droit Humain » .

Bibliographie

  • Patrick Boucheron (dir.), Histoire mondiale de la France, Paris, Seuil, 2017.v
  • André Combes, Histoire de la franc-maçonnerie au XIXe siècle, tomes I et II, Paris, Éditions du Rocher, 1998-1999.
  • Jean Estèbe, Les Ministres de la République, 1871-1914, Paris, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 1982.
  • Daniel Halévy, La Fin des notables, Paris, Bernard Grasset, 1930.
  • Andrée Prat, Colette Loubatière, L’Ordre maçonnique Le Droit Humain, Paris, PUF, collection Que Sais-je ?, 2013.
  • René Rémond, La vie politique en France depuis 1789, tome 2, 1848-1879, Paris, Armand Colin, 1969.
  • Dominique Segalen, Le Droit Humain, 1866-1916, Genèse et fondation de l’Ordre maçonnique mixte international, Paris, Éditions Detrad aVs, 2016.

De la franc-maçonnerie aux sciences humaines (2/2)

Connais-toi toi-même

Suite de l’article du 26 août

Encore faut-il, pour penser la société des hommes et prétendre lui transmettre des principes de vie, que en tant que « passeur de valeurs », je sois au clair avec moi-même. C’est-à-dire que, avec ma conscience d’être, je comprenne mon propre fonctionnement mental et ma relation à ce monde dont je dépends… avant de tenter de comprendre les autres et décider de les instruire ! Connais-toi toi-même… dit justement – à l’apprenti maçon que je suis et que je demeurerai à vie – l’injonction qui orne le fronton du Temple de Delphes et empruntée par Socrate (469-399 avant Jésus-Christ) comme devise. La deuxième partie de la maxime, souvent citée avec « …et tu connaîtras l’univers et les dieux » est l’un des ajouts en forme d’une promesse poétique, d’origine inconnue, surgi de l’histoire récente. Il a le mérite de me rappeler que je suis organiquement composé des mêmes éléments que le cosmos. Lequel correspond au Divin des grecs anciens, et, ce qui revient au même, à la Nature de Spinoza.

Traduite du grec « gnôti seauton », l’expression « Connais-toi toi-même », reprise comme sentence emblématique par la franc-maçonnerie, signifie après traduction littérale et juste interprétation : « Deviens capable de juger les limites de tes possibilités ». C’est une invitation à la lucidité, donc à l’humilité, à la modestie. Mais par extension, et une lente dérivation de sens, elle a été comprise comme une invitation à l’introspection. Dès lors, sous cet angle, l’analyse de nos sentiments et états d’âme, reflets psychiques variables, ne peut tenir lieu de véritable connaissance de soi.

En revanche, la méthode maçonnique, appréhendée au niveau conscient, comme méthode de développement personnel, implique la progressivité donc une notion de temps, très bien valorisée par nos rituels. Nous pouvons alors, sur la durée, apprécier objectivement nos capacités et mesurer nos efforts.

C’est avec moi que je passe précisément le plus clair de mon temps : une excellente raison pour entretenir de bons rapports « auto personnels » et ainsi recenser mes possibilités, aptitudes, efforts, tendances, goûts. Il n’est pas inutile, dans le cadre de mon appartenance maçonnique, d’inventorier le potentiel dont je dispose et que je peux mettre à la disposition du groupe.

  • Au stade biophysique : ma vitalité, ma capacité énergétique, mon endurance.
  • Au niveau psychologique : mon affectivité, ma volonté, mes réactions émotionnelles, mon imagination.
  • Sur le plan pratique : mon savoir-faire, mes expertises, ma créativité, mon aptitude relationnelle
  • Dans le champ intellectuel : ma mémoire, ma réflexion, mes convictions, ma culture, mes valeurs spirituelles.

Il n’intervient ici aucune pensée magique, aucune concession à l’irrationnel. Se connaître, revient à passer, sans narcissisme, par le « centre de soi » pour en évaluer le contenu réel : les forces disponibles comme les faiblesses constatées. Ce qui est améliorable et ce qui ne l’est pas. Car on peut changer de regard, d’idées et de manières de faire, mais pas de programme génétique !

La méthode maçonnique comme savoir, n’a jamais prétendu représenter « tous les savoirs ». En revanche, elle invite au savoir partagé, provenant aussi bien de ses membres que de l’extérieur. Là réside l’un de ses grands attraits d’ordre éducatif : elle constitue un remarquable tremplin pour rejoindre d’autres centres d’intérêts, tout comme d’autres disciplines, et s’y ouvrir.

Quoi de neuf ? Freud !

En entrant ainsi, s’ils le veulent, dans d’autres univers complémentaires, les pratiquants de l’Art Royal agrandissent d’évidence la sphère maçonnique tout en « amplifiant » leur propre pensée. Une forme d’enrichissement dont ils feront profiter à l’occasion leur entourage maçonnique, mais aussi familial, amical, professionnel. Emmanuel Kant, le premier, a proposé ce principe d’ouverture éducative multidisciplinaire, qu’il nomme « pensée élargie » en y voyant même carrément le sens de la vie. Jean-Jacques Rousseau valorisera ce principe dans le même esprit. Et, de nos jours, le philosophe Luc Ferry y voit une « idée cruciale » : elle permet, en s’intéressant à son semblable, en quelque sorte, d’élargir notre pensée à celle de l’autre, non seulement pour s’arracher de notre égocentrisme, mais encore pour nous parfaire, par addition des points de vue. Nous sommes bien ici également au cœur de la pensée maçonnique !

Dans le cadre de ce possible rapprochement « maçonnerie-sciences humaines », pour enrichir le franc-maçon, nous ne pouvons faire l’économie d’un regard vers la psychanalyse ! Au-delà du cliché de « l’analysant » allongé sur un divan et de « l’analyste » assis derrière lui sur un fauteuil et censé l’écouter, cette autre méthode – fille de la philosophie – n’est pas qu’une thérapie par la parole. Elle constitue elle aussi un ensemble d’outils permettant l’observation et l’interprétation des comportements humains comme des faits de société. Sigmund Freud, son concepteur autrichien (1856-1939), qui eut nombre d’adversaires dans sa vie tourmentée, continue d’être régulièrement la cible de détracteurs qui lui reprochent ce qu’ils dénient : l’existence en eux de ce « continent noir » qui au vrai les apeurent : l’inconscient ! Freud « le spéléologue des profondeurs », n’a-t-il eu le front d’affirmer que ce n’est pas le rameur qui mène la barque, mais le passager clandestin ?!Un défi, pire une véritable insulte, pour tout rationnel pur et dur qui prétend être « maître à bord » de sa personne !

Pourtant, ne devraient s’autoriser à critiquer la psychanalyse pratique que ceux qui ont suivi une cure !! Elle ne convient pas à tout le monde, certes, comme nombre de méthodes de soins. Il n’empêche, et c’est l’essentiel, que des milliers de gens, sans anti-dépresseurs ni tranquillisants, sont soulagés chaque année de leurs souffrances névrotiques. Eux se fondent ensuite silencieusement dans la cité….

Rappelons que Freud n’a pas découvert l’existence de l’inconscient. Avant lui, plusieurs médecins et philosophes, dont Friedrich Nietzsche ont avancé son hypothèse. Mais c’est Freud qui l’a affinée, en allant plus loin avec son postulat d’un appareil psychique composé, selon ses appellations, du Ca (inconscient) du Moi (conscient) et du Surmoi (pression sociale). Ce schéma supposé du fonctionnement mental, n’a jamais été démenti à ce jour ! Et tout le travail de Freud et des psychanalystes qui lui ont succédé, Lacan notamment, a été et est toujours de nous permettre d’écarter les deux mâchoires féroces qui cherchent à nous enserrer : le « ça » (nos pulsions nocives) et le « surmoi » (la culpabilisation sociétale). Pour donner à leur « moi conscient » toujours plus d’espace vital. Et partant, de lumière. La liberté de l’individu étant le but ultime de la cure analytique. Comme celui de la franc-maçonnerie ! « Là où recule le ça, advient le Moi » insiste Freud.

Il avait une vision symbolique du monde, née de ses voyages sur les ruines de la Grèce antique et dont a profité toute son œuvre. Un symbolisme entretenu et pratiqué pendant une trentaine d’années au sein de la section viennoise du B’naï B’rith (« Les Fils de l’Alliance », organisation paramaçonnique, toujours existante), fondée aux Etats Unis en 1883 à New York par un petit groupe de francs-maçons juifs exilés. Tolérance, fraternité, droits de l’Homme, Freud connaissait bien ces valeurs ! On doit à ce génie du XXème siècle des apports conceptuels majeurs, outre ses travaux sur les désirs inconscients et la signification des rêves : théorie de la sexualité infantile, complexe d’Œdipe, refoulement et transfert, régression et conversion, déplacement et projection, identification et sublimation, fantasme et lapsus révélateur, etc. Autant d’expressions techniques largement passées dans le langage populaire, autant de mécanismes psychiques révélés qui nous sont devenus familiers. Ils nous expliquent aussi bien le fonctionnement de l’Homme dans la cité qu’ils éclairent très souvent nos travaux, sur les colonnes de nos ateliers. Parce que, soulignons-le, si la méthode maçonnique n’est pas une thérapie, elle ne manque pas en revanche, de bénéficier des raisonnements de la précieuse théorie psychanalytique.

Il est minuit plein en Europe : L’homme aux cheveux blancs quitte l’obédience au clair de lune et va reprendre son métro. La jeune femme dépose son attaché-case sur la banquette arrière de sa voiture et redémarre dans la nuit. Le postulant peine à s’endormir après son passage sous le bandeau. Il est midi au zénith de l’océan indien : La bande d’amis sort du temple après la tenue blanche ouverte, éblouie par le soleil. Les uns et les autres ont donné et reçu à leur manière, lors de ces rencontres maçonniques. Ils rejoignent la cité avec de « la matière à réfléchir », avec aussi l’idée que, en tant que « semeurs volontaires » de graines éducatives, effectifs ou en puissance, ils doivent faire progresser la culture, dans tous les domaines de l’esprit, donc du vivant.

Parce que transmettre, c’est le moyen humain à disposition pour lutter contre la mort. Parce qu’éduquer, c’est apprendre deux fois.

(Découvrir la première partie de ce texte)

Secrets et mythes des francs-maçons de Russie

De notre confrère fr.rbth.com – Par Georgui Manaïev, pour RBTH

Des ivrognes en armure au candidat à la présidentielle

Selon la légende, le premier franc-maçon de Russie ne fut autre que Pierre le Grand en personne. Nombreux sont les illustres citoyens russes soupçonnés d’avoir intégré leurs rangs, du poète Alexandre Pouchkine au chef du gouvernement provisoire postrévolutionnaire, Alexandre Kerenski. Néanmoins, dans l’histoire du pays, les loges maçonniques ont suscité des réactions très diverses, et ont à plusieurs reprises fait l’objet d’interdictions. Pourquoi les Russes avaient-ils peur des francs-maçons et ces derniers ont-ils eu une quelconque influence sur la politique gouvernementale ?

De l’Angleterre à la Russie

La franc-maçonnerie fit son apparition en Russie en 1731, lorsque le lord Lovell, grand maître de l’Obédience maçonnique d’Angleterre nomma le capitaine John Philips grand maître de Russie. La doctrine de Philips ne fut toutefois diffusée que dans un cercle restreint d’étrangers rentrés au service du trône de Russie. En réalité, une loge avait été créée en Russie parce que s’y trouvaient de nombreux représentants de l’élite marchande et politique anglaise, qui appartenaient à la franc- maçonnerie et qui exigeaient à la « maison mère » la possibilité d’y organiser des réunions maçonniques officielles.

Ce n’est que dans les années 1740-1750 que la noblesse russe commença à intégrer la confrérie. À cette époque, la franc-maçonnerie paraissait plus être une mode qu’une réelle vocation. Les membres de la première loge du pays, à la tête de laquelle se trouvait Roman Vorontsov, étaient des nobles aux noms célèbres, tels que Soumarokov, le comte Golovine, les princes Golitsyne… Avant que Catherine II ne monte sur le trône, la franc-maçonnerie était si populaire au sein de l’élite qu’elle attira fortement l’attention du gouvernement. En effet, non seulement l’ancien époux de l’impératrice, Pierre III, faisait preuve d’une grande bienveillance à l’égard des francs-maçons, mais en plus les loges maçonniques russes étaient contrôlées par les grandes loges étrangères, ce que le pouvoir tsariste voyait, à juste titre, comme un danger politique.

Des cérémonies à l’illumination

Les réunions maçonniques des années 1750-1760 en Russie se déroulaient selon le rite de la Stricte observance templière, mise au point par un ordre allemand de néotempliers. Ces assemblées ressemblaient par ailleurs plus à des représentations costumées : vêtus d’armures ornées de plumages, les frères se rassemblaient pour discuter des questions maçonniques (il était interdit d’y aborder des thèmes politiques). L’Agapè, le repas succédant à la discussion, était quant à elle généralement fort arrosée.

Au XVIIIe siècle , ces réunions « chevaleresques » étaient très en vogue auprès des nobles russes, qui étaient presque tous d’anciens militaires, mais elles avaient peu à voir avec la véritable franc-maçonnerie. Pour illustrer cela, l’homme d’État et poète Ivan Elaguine avoua par exemple avoir rejoint la confrérie uniquement « par orgueil » et par désir de s’assurer la protection des personnes haut placées fréquentant les cercles maçonniques.

Ivan Elaguine

Comme l’écrit le mémorialiste Ossip Prjetslavski, « lorsque dans une institution le choix d’une nomination dépendait d’un franc-maçon, et que l’un des candidats était également franc-maçon, alors, quelles que soient les circonstances conditionnant le choix, celui-ci penchait toujours en faveur du +frère+ ».

Elaguine fut toutefois déçu par le système de la Stricte observance templière et reçut, au début des années 1770, l’autorisation de la Grande Loge d’Angleterre de constituer une union maçonnique en Russie. Au même moment, à Saint-Pétersbourg, le baron allemand Reichel fonda lui aussi une union maçonnique soumise au système suédois Zinnendorf. Si le système d’Elaguine était principalement axé sur la recherche mystique du secret maçonnique, de leur côté les disciples du système Zinnendorf aspiraient exclusivement à l’accomplissement de soi. Malgré la multitude de loges (au XVIIIe siècle, Moscou en comptait à elle seule 27), les francs-maçons russes étaient en réalité peu nombreux ; l’union d’Elaguine par exemple n’en regroupait que 400 environ. Cela entraîna la fusion des deux branches en 1776, ce qui ne marqua toutefois pas la fin des frictions.

Alors que Saint-Pétersbourg était le théâtre d’une lutte entre Elaguine et Reichel, dès la fin des années 1770, les loges moscovites commencèrent à prendre de l’ampleur. Un rôle important dans ce phénomène fut joué par l’homme d’État et éditeur Nikolaï Novikov, qui fit notamment partie de la délégation de francs-maçons russes au convent de Wilhelmsbad (1782), où la Russie avait été reconnue comme une province maçonnique à part entière.

8 mythes sur la Franc-maçonnerie dévoilés

De notre confrère nationalgeographic.fr – Par BRIAN HANDWERK

Entre conspirations, religions et légendes, la franc-maçonnerie a fait l’objet de nombreuses spéculations depuis ses débuts. Décryptage de huit mythes répandus sur la plus grande société secrète du monde. Depuis longtemps, bien avant Le Symbole perdu de Dan Brown, les francs-maçons sont accusés de tout et de rien : de conspirer avec des extraterrestres, d’être des déviants sexuels, de se livrer à des rituels occultes, de diriger le monde ou d’essayer d’y mettre fin. Parmi leurs détracteurs, on trouve des passionnés de théories du complot ainsi que des organisations religieuses, dont l’Église catholique.

Et si la franc-maçonnerie, plus grande société secrète internationale du monde, n’était en réalité qu’un groupe de personnes aimant socialiser, et pratiquer des rituels non sataniques, le développement personnel et le service communautaire ?

Au moment de la sortie du livre de Dan Brown, en 2009, National Geographic a interrogé deux francs-maçons et un historien de l’ancien ordre chrétien, qui aurait donné naissance aux francs-maçons au 17e ou 18e siècle, afin de faire la part des choses entre faits et mythes sur la célèbre société secrète.

MYTHE 1 : Les symboles maçonniques sont partout

3 bagues maçonniques
3 bagues maçonniques

Il est vrai que les symboles maçonniques ont tout sauf disparu, nous confirma l’historien et franc-maçon Jay Kinney, auteur de l’ouvrage Masonic Myth paru en 2009. La franc-maçonnerie est riche en symboles, et nombre d’entre eux sont omniprésents, tels que le pentagramme ou « l’œil omniscient ». Mais la plupart des symboles maçonniques ne sont pas spécifiques à la franc-maçonnerie.

« Pour moi, l’utilisation maçonnique des symboles, c’est comme un pêle-mêle constitué d’éléments pris çà et là. La franc-maçonnerie les utilise à sa propre manière » souligne Jay Kinney. Le pentagramme, par exemple, est bien plus ancien que la franc-maçonnerie et n’acquit ses connotations occultes qu’aux 19e et 20e siècles, des centaines d’années après son adoption par les francs-maçons.

De même, l’œil omniscient, ou œil de la Providence, arriva sur le Grand Sceau des États-Unis d’Amérique (et sur le billet de dollar américain), grâce à l’artiste Pierre-Eugène Ducimetière, qui n’était pas franc-maçon.

L’œil représente la direction divine de l’État américain et, comme l’affirma le secrétaire du Congrès américain Charles Thompson en 1782, fait allusion « aux nombreuses interventions de la Providence en faveur de la cause américaine ».

Un célèbre franc-maçon faisait partie du comité chargé de la conception du Sceau : Benjamin Franklin. Le dessin qu’il proposa ne comportait pas d’œil et fut rejeté.

MYTHE 2 : Les francs-maçons descendent des Templiers

Templier
Templier

Le prétendu lien entre les Francs-maçons et les Templiers fit beaucoup parler à travers l’Histoire. Ce puissant ordre militaire et religieux, créé pour protéger les pèlerins médiévaux en Terre Sainte, fut dissous par le pape Clément V, sous la pression du roi français Philippe IV, en 1312.

Après l’apparition de la franc-maçonnerie moderne au 17e ou au 18e siècle en Grande-Bretagne, certains francs-maçons prétendirent avoir acquis les secrets des Templiers et adoptèrent leurs symboles et leur vocabulaire, en nommant par exemple certains niveaux de la hiérarchie maçonnique d’après les « grades » templiers.

« Mais ces grades [Templiers] et ces ordres maçonniques n’avaient aucun lien historique avec les Templiers originaux », explique Kinney. « Ce sont des mythes ou des figures symboliques qui furent utilisés par les francs-maçons. Mais comme une association avait été faite avec ces grades, et que les grades s’étaient perpétués, après un certain temps, on commença à penser qu’il y avait eu un lien. »

Helen Nicholson, autrice de The Knights Templar: A New History, confirme qu’il est impossible que les francs-maçons descendent d’une manière ou d’une autre des Templiers. À l’époque des premiers francs-maçons, « il n’y avait plus de Templiers », selon l’historienne de l’université de Cardiff.

MYTHE 3 : Les francs-maçons cachent des trésors des Templiers

Coffre avec une lumière

L’un des nombreux filons de la théorie reliant les Templiers aux francs-maçons suggère que certains Templiers survécurent à la destruction de l’Ordre du Temple au 14e siècle en se réfugiant en Écosse, où ils cachèrent un fabuleux trésor sous la chapelle Rosslyn (comme on peut le voir dans le Da Vinci Code).

L’histoire raconte que le trésor et la tradition des Templiers furent transmis aux fondateurs de la franc-maçonnerie.

En réalité, le trésor des Templiers existait bel et bien, selon Nicholson, mais il finit dans d’autres mains il y a bien longtemps.

« La raison la plus probable [de la dissolution des Templiers] est que le roi voulait leur argent. Le roi de France était en faillite, et les Templiers avaient beaucoup d’argent. »

MYTHE 4 : Les rues de Washington forment des symboles maçonniques géants

On a longtemps pensé que de puissants francs-maçons avaient intégré des symboles maçonniques dans le plan des rues de la ville de Washington, conçu principalement par Pierre Charles L’Enfant en 1791.

« Individuellement, les francs-maçons ont joué un rôle dans la construction de la Maison Blanche, dans la construction et la conception de Washington », affirmait en 2009 Mark Tabbert, alors directeur des collections du George Washington Masonic Memorial à Alexandria en Virginie. « Et on peut trouver des symboles maçonniques [à petite échelle] dans toute la ville, comme dans la plupart des villes américaines. »

Mais, selon lui, il n’y a pas de message maçonnique dans le plan des rues de la ville. Pour commencer, Pierre L’Enfant n’était pas un franc-maçon.

Et pourquoi les francs-maçons se donneraient-ils la peine de tracer une grille de rues correspondant à leurs symboles ?

Pour Tabbert, lui-même franc-maçon, « il doit y avoir des raisons pour faire une telle chose. Dan Brown [en a trouvé], parce qu’il écrit des fictions. Mais il n’y en a pas. »

Franc-maçonnerie : la mystification de Léo Taxil
Franc-maçonnerie : la mystification de Léo Taxil – PHOTOGRAPHIE DE MAGAZINE HISTOIRE ET CIVILISATIONS

MYTHE 5 : Les francs-maçons dirigent le monde

Zeus tenant dans sa main un éclair du ciel
Zeus tenant dans sa main un éclair du ciel

C’est peut-être la liste impressionnante de francs-maçons éminents, qui s’étend de Napoléon à Franklin Delano Roosevelt en passant par le roi Kamehameha (IV et V !), qui conduit certains à suggérer que le groupe dirige le monde dans l’ombre. Mais d’après Kinney, le groupe est largement décentralisé, et aurait du mal à diriger quoi que ce soit avec beaucoup d’efficacité.

« Je pense que les idéaux incarnés par la  [franc-maçonnerie], qui ont trait à la fraternité universelle, sont partagés par les [franc-maçons] du monde entier, quelles que soient leurs différences religieuses, politiques ou nationales », explique-t-il. « Cependant, avoir des idéaux communs, c’est une chose, mais avoir une sorte de hiérarchie commune en est une autre. »

Kinney relève que les États-Unis comptent à eux seuls cinquante-et-une grandes loges maçonniques, une pour chaque État et le district de Columbia. Chacune de ces organisations indépendantes supervise ses nombreuses loges débutantes locales et n’a que peu de coordination réelle avec les autres grandes loges.

Au niveau international, les loges maçonniques ne parlent non seulement pas d’une seule voix, mais refusent parfois de reconnaître l’existence des autres.

En outre, d’après Kinney, de nombreux francs-maçons sont indépendants et ont tendance à résister aux décrets venus d’en haut. « Il est impossible qu’ils soient dirigés par une seule hiérarchie. Une telle entité n’existe pas. »

MYTHE 6 : La franc-maçonnerie est une religion (ou une secte)

Hommes du Ku,Klux,Klan en réunion
Hommes du Ku,Klux,Klan en réunion

Les francs-maçons soulignent toutefois que leur organisation n’est pas une religion, c’est-à-dire qu’elle n’a pas de théologie unique et ne propose pas un chemin pour les croyants vers le salut ou d’autres récompenses divines.

Malgré tout, pour être acceptés dans la franc-maçonnerie, les initiés doivent croire en un dieu, n’importe quel dieu. Les chrétiens sont peut-être majoritaires, mais les juifs, les musulmans et d’autres sont bien représentés dans les cercles maçonniques. Lors des réunions des loges, les discussions religieuses sont traditionnellement taboues, selon Kinney et Tabbert.

Mais certains chefs religieux estiment que les rituels et les croyances maçonniques, avec les temples, les autels et les serments, constituent une foi opposée. Le refus maçonnique de classer une religion au-dessus des autres n’a pas non plus toujours été populaire.

Par exemple, une déclaration catholique de 1983 approuvée par le pape Jean-Paul II indiquait que « les catholiques inscrits dans des associations maçonniques sont impliqués dans un péché grave et ne peuvent s’approcher de l’Eucharistie ».

MYTHE 7 : Les francs-maçons ont lancé la Révolution américaine

D’éminents francs-maçons comme Benjamin Franklin et George Washington jouèrent un rôle essentiel dans la Révolution américaine. Dans les rangs des francs-maçons figuraient neuf signataires de la Déclaration d’indépendance, et treize signataires de la Constitution américaine.

Mais la franc-maçonnerie (née en Grande-Bretagne, après tout) avait des adhérents des deux côtés du conflit. Selon Tabbert, les groupes maçonniques permettaient aux hommes des deux camps de la révolution de se réunir en tant que frères, et non de promouvoir une opinion politique, ce qui serait contraire à la tradition maçonnique.

« Pendant de nombreuses années, les maçons ont prétendu, dans le cadre de leurs propres études, que tous les révolutionnaires et les Pères fondateurs étaient des francs-maçons. Un bon nombre d’entre eux l’étaient, mais ils ne faisaient pas ces choses parce qu’ils étaient francs-maçons », soutint Tabbert.

MYTHE 8 : Pour devenir membre, il faut avoir des relations douteuses

Casino, machine à sous

Contrairement à ce que raconte Le Symbole perdu, il n’est pas nécessaire de boire du vin dans un crâne pour rejoindre les francs-maçons. En réalité, la tradition veut que la société secrète ne recrute pas ses membres mais accepte simplement ceux qui viennent vers elle de leur plein gré.

Selon l’historien franc-maçon Kinney, lorsque la franc-maçonnerie atteignit son apogée à la fin des années 1950, près d’un homme adulte éligible sur dix était membre : soit un total de près de quatre millions de membres aux États-Unis. Ce n’était donc pas juste réservé à une petite élite.

Aujourd’hui, le nombre de membres de la franc-maçonnerie, comme celui d’autres organisations fraternelles, a considérablement diminué, malgré l’intérêt apporté par des œuvres comme Le Symbole Perdu.

Cet article a initialement paru sur le site nationalgeographic.com en langue anglaise en 2009, au moment de la sortie du livre Le Symbole Perdu de Dan Brown.

Amande PICHEGRU réélue Grand Maître National de la Fédération française du DROIT HUMAIN lors du Convent de Reims

Du 26 au 28 août 2022, ce sont près de 900 Frères et Sœurs, députés et visiteurs des 740 ateliers de la Fédération française de l’Ordre Maçonnique Mixte International Le DROIT HUMAIN, qui ont tenu leur Convent annuel à Reims. Cette édition 2022, qui marquait le 100ème anniversaire du tout premier Convent tenu en 1922 au zénith de Paris, a été organisée pour la toute première fois dans l’histoire de l’obédience dans une ville en région. Via leurs députés, les 16 000 membres français du DROIT HUMAIN ont à cette occasion renouvelé toute leur confiance à la Strasbourgeoise Amande PICHEGRU. Elle entame ainsi sa deuxième et dernière année de mandat en qualité de Grand Maître National de la Fédération française.

Ce mandat sera notamment ponctué par le 130ème anniversaire de la création le 4 avril 1893 à Paris de la toute première loge mixte de l’histoire de la franc-maçonnerie universelle, en pleine égalité de droits et de devoirs entre hommes et femmes. Cette date symbolique est pour Amande PICHEGRU une invitation pour tous les membres du DROIT HUMAIN à s’interroger, à l’aune de nouveaux enjeux contemporains qui les obligent, sur l’actualité du caractère intrinsèquement transgressif, novateur et moderne de l’obédience depuis ses origines.

À  ce titre, conformément à la Constitution Internationale du DROIT HUMAIN enrichie depuis mai 2022 d’un impératif à assurer « l’harmonie entre les êtres humains et la nature », les travaux des loges devraient désormais intégrer encore davantage la question environnementale pour pleinement participer au « progrès de l’Humanité » et de tous les « êtres humains » qui la composent, reconnus en pleine égalité indépendamment de leur genre. Pour Amande PICHEGRU, le DROIT HUMAIN doit continuer à se singulariser par la transgression dans la tradition, la modernité dans la permanence des idéaux humanistes, la fraternité dans l’adversité du monde.

A PROPOS DU DROIT HUMAIN > créé à la suite de l’initiation, il y a 140 ans, de la toute première femme (Maria Deraismes) aux mystères de la franc-maçonnerie, LE DROIT HUMAIN est l’obédience historique de la mixité. Deuxième plus ancienne obédience de France, avec près de 16000 membres travaillant dans 740 ateliers de métropole et d’outre-mer, la Fédération française est la branche hexagonale de l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN, qui, présent en 2022 dans plus de 60 pays, est ainsi la première organisation maçonnique mixte au monde. Sous toutes les latitudes, ses membres fraternellement unis dans leur diversité, sans distinction de genre, d’ordre social, ethnique, philosophique ou religieux, travaillent à la réalisation d’un même idéal de progrès grâce aux vertus initiatiques d’un rite universel constructeur d’individualités libres et engagées.

21/09/22 : Francs-maçons, l’obsession des dictateurs sur Histoire TV

« Les histoires qui font l’Histoire », tel est le slogan de cette chaîne de télévision thématique française du groupe TF1 créée le 14 juillet 1997, consacrée à l’histoire et diffusée par le satellite, le câble, IPTV et le Web.

Un document inédit !

« Francs-maçons, l’obsession des dictateurs », le 1er épisode !

Adolph Hitler, en 1938
Benito Mussolini
Francisco Franco, ancien Caudillo d’Espagne, en 1964

La grille TV nous le présente ainsi :

« Puissants, sûrs d’eux et porteurs d’une vérité absolue… Hitler, Mussolini et Franco avaient tous en commun une obsession qui les hanta jusqu’à leurs derniers jours : les Francs-Maçons.

Que complotent les hommes en tablier dans les temples ? Quels complots ourdissent-ils contre la nation ? Considérée comme un ennemi, la franc-maçonnerie est mise hors la loi et les Francs-Maçons sont persécutés dans toute l’Europe, avec la bénédiction de l’Église catholique. Comment survivre à la fureur des dictateurs ? Francs-maçons : l’obsession des dictateurs revient sur l’histoire de la Seconde Guerre mondiale racontée par l’association secrète la plus célèbre de l’histoire.

Mercredi 21 septembre 2022 à 20 h 50 – Produit par : GA&A/Réalisé par : Luigi Maria Perotti/Auteur : Luigi Maria Perotti et Carlo Ghiani/Année de production : 2022/Nationalité : Italie.

Luigi Maria Perotti

Trois documentaires au total, les 21 et 28 septembre 2022

Inédit : Francs-maçons, l’obsession des dictateurs (2×52’)

Dans le secrets des francs-Maçons (52’)

Inédit : Pétain et les Francs-Maçons (52’)

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