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17-18/09/22 : Quand la Commanderie templière de Villemoison (58) ouvre grand ses portes…

Dans ce lieu plein de mystère, vous pourrez notamment visiter la chapelle dont les remarquables fresques vous laisseront songeurs, admirer le logis du commandeur et ses multiples transformations.

Et passez la porte basse de la chapelle !

La commanderie de Villemoison se situe dans le département de la Nièvre en Bourgogne-Franche-Comté à 3 km à l’est de Cosne-Cours-sur-Loire, sur la commune de Saint-Père, au lieu-dit la Commanderie.

Un peu d’histoire

La fondation présumée de la commanderie de Villemoison serait antérieure à 1180 car un article du cartulaire du Temple de Saint-Bris, auquel elle appartint quelques années plus tard, en fait mention lors de sa formation.

Dès sa fondation, la commanderie s’étendit rapidement. En effet, en 1189, Guillaume de Donzy, seigneur local, fit don au Temple d’une partie des Bois dit de Gastine. De plus, en 1190, on retrouve la trace de nouvelles donations : la Terre d’Escueli appartenant à Hugue d’Arquien qui donnera tous ses biens au Temple et le moulin de Nesli donné au Templiers par Gaudefroy de Saint-Verain.

Les donations à la commanderie de Villemoison continueront jusqu’en 1240, date à laquelle Hugues de Saint-Fargeau fait don de la terre de Neuzy. En 1294, Geoffroy de Charnay y est précepteur.

En 1312, lors de la dissolution de l’Ordre, le pape Clément V fait don des terres et de la commanderie aux Hospitaliers de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem.

En 1792, les bâtiments et les terrains de la commanderie sont revendus comme biens du clergé.

La Commanderie sur Facebook https://bit.ly/3B4TDol

Sources Internet

Société secrète (à but criminel) : Triades chinoises

Lointaines héritières des sociétés secrètes de la fin du XVIIe siècle, les triades chinoises (sinogrammes simplifiés :   三合会 ; sinogrammes traditionnels : 三合會 ; pinyin : Sānhéhuì) forment aujourd’hui une mafia puissante qui n’a plus aucun rapport avec la Triade originelle. Ils sont aujourd’hui plus de 250 000 toutes familles confondues.

Histoire

La Triade originelle était une société secrète née en opposition à la dynastie mandchoue des QING à la fin du XVIIe siècle. Société patriote, elle voulait restaurer l’ancienne dynastie MING. Pour ce faire, elle a soutenu pendant des siècles de nombreuses révoltes contre la dynastie mandchoue. Ses membres possédaient un langage codé, des signes de reconnaissance et pratiquaient des disciplines de combat tenues secrètes.

Au XIXe siècle, les sociétés secrètes chinoises étaient à la fois syndicats, sociétés d’entraide, organisations politiques et groupes économiques.

Les sociétés secrètes fonctionnaient comme des syndicats souvent contrôlés par des patrons. Celui qui refusait de devenir membre ne pouvait guère espérer trouver un emploi dans les mines d’étain du sud de la Thaïlande ou les moulins à riz de Bangkok.

Les ang-yi ou tua-hia faisaient également office de société d’assurance et d’entraide pour leurs membres. Elles pouvaient honorer les frais d’un procès devant un tribunal, veillaient à ce que les membres emprisonnés reçoivent un traitement décent, s’occupaient de leur personne en cas de maladie et de leur dépouille en cas de décès.

Les triades auront aussi, très tôt, une dimension politique. Le premier président de la République de Chine, Sun Yat-sen (1866-1925), considéré comme « le père de la Chine moderne », était lui-même un « 426 », soit un responsable de la sécurité et de la discipline, de la triade des Trois-Harmonies. Entre 1903 et 1908, il fit quatre séjours au Siam au cours desquels il contacta les leaders de diverses sociétés secrètes. Les triades participèrent à une révolte en 1911 qui déboucha sur la défaite des Qing et la proclamation de la République. Plus tard, Tchang Kaï-chek utilisa ses appuis au sein de la bande verte, une autre société secrète, pour éliminer les communistes de Shanghai. Au Siam, la plupart des leaders de triades allaient devenir des protégés des gouvernements européens et constituer ainsi une menace politique d’un autre genre pour les dirigeants.

La dimension économique des sociétés secrètes connaissait des formes très diverses mais était bien réelle. Les leaders des triades pourvoyaient aux besoins des travailleurs immigrés chinois, tels que les jeux, les alcools, l’opium et les prostituées. Ces commerces étaient alors légaux mais lourdement imposés.

Membres de triades arrêtés en Thaïlande avant 1950

Mais, dès le milieu du  XIXe siècle, certains de ses membres avaient rompu avec l’idéal des origines et pratiquaient une violence gratuite au service de leurs seuls intérêts. Des loges de la Triade originelle sont ainsi devenues des gangs de voleurs et d’assassins.

En 1949, les communistes les déclarent hors-la-loi. Elles fuient alors la Chine Populaire pour s’installer à Hong Kong Macao ou Taïwan. Dès lors, ces sociétés ne sont plus qu’un pâle reflet de leur glorieux passé. Toute leur activité se centre alors autour du crime organisé. 

Les triades sont au cœur du trafic de drogue en provenance du Triangle d’or et du Sri Lanka. Cette région, située à cheval sur le Laos, la Thaïlande et la Birmanie, produit chaque année la moitié du volume mondial d’opium et de ses dérivés dont principalement l’héroine. Les triades sont très présentes dans l’économie mondiale. Elles constituent un grand péril financier. En effet, pour donner un exemple, 1,1 % du PNB américain, soit 50 milliards d’euros, ont été produits par les triades pendant les années 1980.

Le rattachement de Hong Kong à la Chine en 1997 – ayant un statut d’ancienne colonie britannique a celui de région administrative spéciale chinoise – a soulevé quelques inquiétudes chez les dirigeants mafieux. Cependant, le gouvernement chinois témoigne d’une étrange mansuétude à l’égard des triades. Ces groupes très riches réinvestissent une large part de leur argent sale sous forme d’investissements en Chine. Ainsi, le ministre de la Sécurité publique de la République populaire de Chine d’alors, Tao Siju (1935-2016), a déclaré en 1995 que « les membres des triades ne sont pas tous des gangsters. S’ils sont de bons patriotes, s’ils assurent la prospérité de Hong Kong, nous devons les respecter. » Il a même affirmé que « le gouvernement chinois est heureux de s’unir à eux. » Le rattachement de Hong Kong et de Macao et l’ouverture économique de la Chine, va ainsi permettre aux triades de se réinstaller massivement sur le continent principalement la 14K, le gang des bambous unis et le gang des Quatre mers;

Organisation

Structure hiérarchique d’une triade

Les groupements mafieux se divisent en trois niveaux. Au sommet trône un chef nommé Tak khunn, la « tête de dragon ». Il donne les grandes orientations à son groupe. Peu de membres connaissent sa véritable identité. Sous ses ordres, il y a plusieurs responsables. Ils ont conservé les noms traditionnels des officiers de loge.

  • L’« Éventail de papier blanc » s’occupe des finances.
  • Le « Bâton rouge », spécialiste en arts martiaux, se charge du respect de la loi interne.
  • La « Sandale de paille » est délégué aux affaires extérieures du groupe.
  • Le « Maître des encens » a la tâche de recruter les membres.

Enfin, les membres les plus nombreux sont les « soldats » qui constituent le bras armé de l’organisation. À chaque fonction correspond un code chiffré que l’initié exprime par un simple geste : 489 pour une « tête de dragon », 432 pour une « sandale de paille », ou 49 pour les « soldats ».

L’intronisation d’un nouveau membre répond à une cérémonie particulière. On décapite un  coq dont le sang est mélangé à un breuvage alcoolisé. Le futur nouveau membre jure alors de rester fidèle à la société. Puis, il s’entaille un doigt et verse quelques gouttes de son sang dans la décoction préparée. Tous les membres présents trempent leurs lèvres dans la coupe afin de sceller sa promesse.

Les triades sont indépendantes les unes des autres. En 2016, on dénombre une dizaine de grandes triades chinoises, parmi lesquelles :

  • la Sun Yee On, Hong Kong, née en 1919 à Canton, la plus importante des triades avec 50 000 membres répartis aux États-Unis, en Australie, à Macao, en Thaïlande, au Viêt Nam, au Canada et en République dominicaine, en France, au Benelux, en Allemagne, en Espagne, en Tchéquie et en Russie ;
  • la Fédération Wo, Hong Kong née en 1908, 28 000 membres répartis au Canada, en Chine populaire et aux États-Unis ;
  • la 14K, Hong Kong, née en 1947 à Canton pour soutenir le Guomindang, 20 000 membres répartis en Chine populaire, à Macao, en Australie, au Canada, aux États-Unis, dans plusieurs pays de l’Union européenne, en Russie, à  Taïwan, aux Philippines et au Japon ;
  • le Groupe Luen, Hong Kong, compte 8 000 membres en Chine et à l’étranger, notamment à Toronto ;
  • le Bambou uni, né en 1956, 10 000 à 20 000 membres répartis au Canada, au Japon et aux États-Unis ;
  • la bande des quatre mers, Taïwan, 2000 à 5000 membres, seconde triade de l’île. Peu présente à l’étranger sauf en Autriche ;
  • le Grand cercle, fondée et basée en Chine populaire à la fin des années 1960 par d’anciens gardes rouges, présente en Russie, aux États-Unis et aux Philippines.
La symbolique des triades hongkongaises

https://atlantico.fr/article/decryptage/les-triades-chinoises-ces-mysterieuses-societes-criminelles-qui-pesent-sur-les-manifestations-a-hong-kong-alain-rodier

Grantham Freemasons’ Hall s’ouvre au public

De notre confrère anglais granthamjournal.co.uk – Par Matthieu Taylor

Une salle qui abrite les réunions des francs-maçons sera ouverte au public pour la deuxième fois seulement en 84 ans d’histoire. Grantham Freemasons’ Hall sur Chambers Street ouvre ses portes au public le dimanche 11 septembre. Les visiteurs pourront voir tous les coins et recoins de l’impressionnant bâtiment victorien, y compris l’impressionnante et ornée salle Lodge où des centaines de francs-maçons de Grantham se réunissent chaque mois.

Il y aura également une exposition du musée de la franc-maçonnerie de la salle, qui abrite des artefacts historiques étonnants de Grantham et de la franc-maçonnerie de Grantham datant de la fin des années 1700 / début des années 1800, notamment des peintures maçonniques vieilles de 200 ans, des médailles, des insignes et une tapisserie.

Chris Watkin, membre de l’équipe organisatrice de la journée portes ouvertes, a déclaré : « C’est aussi l’occasion pour quiconque envisage de rejoindre les francs-maçons de discuter de ce qu’est la franc-maçonnerie, de ce que nous faisons et de ce qu’elle offre aux hommes qui la rejoignent. »

« Les visiteurs pourront poser toutes les questions qu’ils souhaitent sur la franc-maçonnerie sans obligation d’adhésion, et nous vous donnerons une réponse directe. »

Trevor Johnston et Mike Blades.  (58853762)
Trevor Johnston et Mike Blades. (58853762)

« Aucune réservation n’est requise, l’entrée est entièrement gratuite entre les heures d’ouverture de l’événement de 10h à 15h, mais nous demandons que tous les enfants soient accompagnés. »

La franc-maçonnerie a commencé à Grantham en 1726, depuis quand a joué un rôle essentiel dans la vie de Grantham pendant près de 300 ans. En 1791, les francs-maçons de Grantham se réunissaient à l’hôtel George (où se trouve le centre commercial actuel).

Trois ans plus tard, ils ont déménagé à la Ship Tavern en 1794, qui se trouvait à la jonction de Harlaxton Road et Wharf Road, qui a été démolie à la fin de 1852 et le site est devenu le grand pont ferroviaire qu’il est aujourd’hui.

Dans les années suivantes, les francs-maçons se sont rencontrés à l’Angel & Royal Hotel, quelques chambres sur St Peter’s Hill, suivies du premier étage au-dessus de l’ancien magasin de vêtements Grantham sur London Road, se retrouvant dans le bâtiment actuel de Chambers Street en 1937.

Melvin Dobbs.  (58853765)
Melvin Dobbs. (58853765)
Richard Evans.  (58853768)
Richard Evans. (58853768)

Deux châteaux alchimiques en France

Nous avons choisi de vous présenter aujourd’hui 2 châteaux alchimiques en textes et en vidéo. Le premier avec le château de Cénevières qui est situé sur la commune de Cénevières, dans le parc naturel régional des Causses du Quercy, département du Lot.

La tour de « Gourdon » et le corps de garde – Crédit photo Thérèse Gaigé.

Le second château est illustré par nos confrères actualite.nouvelle-aquitaine.science par Par Alexandra Riguet (Photos Marc Deneyer)

Détail. Un des caissons mystérieux de la galerie des alchimistes qui représente un diable.

Protégé par les bras de la Boutonne, le château de Dampierre est nimbé de mystère. Régulièrement, des visiteurs un peu particuliers viennent pour tenter de décrypter des symboles ésotériques gravés dans la pierre voûtée de la galerie extérieure. «Le livre sculpté sur les caissons de Dampierre est unique par l’ampleur et la variété de son contenu, écrit  Marie-Henriette Réchou. Les 93 caissons sculptés entre 1545 et 1550 et ornés de 128 clefs composant les pages de ce livre présentent des symboles, figures géométriques, scènes allégoriques, toujours accompagnés de phylactères où sont inscrites des devises pour la plupart en latin. Un en espagnol et un en français. On y reconnaît des emprunts à l’Ancien et au Nouveau Testament, à la mythologie grecque ou romaine et des références à d’anciens traités d’alchimie.»

Les visiteurs dont certains passent des heures à photographier les caissons un par un sont des adeptes de l’alchimie qui espèrent trouver la formule de la pierre philosophale dont la propriété serait de transformer un métal vil, oxydable, le plomb, en or, inaltérable, et de trouver l’élixir de l’immortalité. Cette fabrication de la matière noble est la métaphore de la quête de la connaissance, l’atteinte d’un état d’éveil supérieur, une illumination, dans l’esprit de l’humanisme de la Renaissance. Les matières viles représentent les passions terrestres, les faiblesses de l’homme.

Les esprits moqueurs imaginent de doux illuminés manier dans le plus grand secret fioles et alambics pour réaliser leurs exercices de sorcellerie. C’est ignorer qu’avant de devenir occulte, cette pratique mondiale et millénaire était celle des plus grands scientifiques, souvent médecins, astronomes, philosophes, qui ont inventé les acides nitritiques, sulfuriques ou citriques et des produits pharmaceutiques. Au Moyen Âge, des savants et le clergé pratiquaient l’alchimie. C’est à partir du xiiie siècle que des fabricants d’or falsifié ont fait naître le doute. Des suspicions renforcées par le fait que personne ne pouvait affirmer avoir réussi la fameuse transmutation de la matière vile en or. Les adeptes résistants se sont donc cachés derrière des symboles obscurs destinés à décourager les esprits sceptiques.

Pour d’autres la transformation ne peut se faire que par l’intervention du divin et ont recours à des thèmes religieux et de langages imagés mystérieux. L’alchimie spirituelle prend son essor au xviiie siècle, perd sa définition de science pour verser dans l’ésotérisme. C’est l’imprimerie qui a favorisé la divulgation de recettes, de théories et la multiplication des expériences dans toute l’Europe, jusqu’à toucher les milieux médicaux, manipuler de grandes quantités d’huiles essentielles

François Ier interdit la science d’Hermès, l’alchimiste légendaire égyptien, qui donna le terme «hermétique» pour éloigner les profanes de cette pratique destinée à un groupe très confidentiel d’initiés, dont Rabelais et Erasme faisaient partie. Le roi autorise la censure et l’inquisition, par la Sorbonne, l’université de la théologie, sur ceux qui possèdent ces livres. Mais François Ier ignorait qu’en voulant détruire cette pratique, il lui offrait l’immortalité… Elle s’est gravée dans la pierre des châteaux, des églises, des cloîtres. C’est après cette interdiction que les châtelains de Dampierre qui pratiquaient l’alchimie ont construit la galerie.

Au xixe, les adeptes de l’alchimie, dont la discipline n’a pas été reconnue officiellement, utilisent des codes et un vocabulaire tellement abscons qu’ils forment un monde à part, occulte. «L’alchimie est une science ésotérique, “philosophique” selon ses praticiens, et ses secrets ne devaient être révélés qu’à des sujets qui en fussent dignes par leur savoir, leur sagesse, leur labeur», écrit Marie-Henriette Réchou dans sa thèse.

Un monde à part qui existe toujours, entre des praticiens quelque peu déconcertants qui emploient un langage indéchiffrable et des adeptes savants qui étudient les textes les plus anciens et les plus complexes. Il faut aller à Dampierre pour en rencontrer parfois. Ils cherchent toujours le secret de la pierre philosophale dans ce joyau de pierre. L’alchimie n’a pas révélé son secret mais elle continue d’exister. On la retrouve même dans Harry Potter… où la recherche de la pierre philosophale est évoquée.

Selon les adeptes de l’alchimie, Lucifer «porteur de lumière» aurait transmis le secret de l’univers aux grands initiés.

25 000 visiteurs la semaine prochaine à la Fête Historique de Vienne

Tous les détails sur le site officiel viennehistorique.fr

La Fête Historique de Vienne se tient chaque année le dernier weekend du mois d’Août.

Cette fête populaire de la rentrée, après les festivités musicales de l’été, a pour sa 9ème édition connue un immense succès.

Elle permet aux viennoises et aux viennois de renouer avec leur histoire et leur patrimoine architectural et surtout de faire connaître au reste de la France notre ville.

L’accès à cette fête est gratuit, seuls les spectacles du théâtre antique sont payants.

130 Membres et Bénévoles constituent le moteur de la fête historique créée en 2012.

Chaque année le dernier week-end d’août à Vienne.

L’organisation d’une fête de cette importance qui rassemble aux environs de 25 000 personnes, intra-muros nécessite un important travail de préparation qui commence le lendemain de la fête précédente.

L’organisation de la fête est divisée en 8 secteurs et chaque responsable, assisté d’un ou deux adjoints, assure le placement des troupes, leur accueil, leur fourniture de bracelets numérotés (pour des motifs de sécurité) tickets repas, s’assurent qu’ils bénéficient du gîte et du couvert, puisqu’ils sont nourris par l’association et vérifient la conformité des prestations par rapport aux contrats.

La sécurité pendant la durée de la Fête est assurée par une équipe de bénévoles dédiée, placée sous la direction d’un responsable qualifié qui supervise également une entreprise de sécurité extérieure présente jour et nuit pendant le week-end de l’évènement. Vienne Historique c’est avant tout une aventure humaine, faite de rencontres et nous nous efforçons tout au long de l’année de maintenir entre nous une ouverture d’esprit et une solidarité amicale pleine à la fois d’empathie pour les autres et de passion pour l’histoire, permettant ainsi pour le plaisir de toutes et tous, petits et grands chaque année de proposer cette formidable remontée dans le temps, festive pour ne pas oublier tous ceux qui ont fait notre histoire.

Tous les détails sur le site officiel viennehistorique.fr

Les « Aigues-Mortois » festoient pour la Saint Louis

De notre confrère objectifgard.com – Par Yannick Pons

Samedi 27 août, Aigues-Mortes a vêtu ses habits médiévaux afin de célébrer Saint-Louis, roi de France et fondateur de la cité. La liesse populaire accueille, tout le week-end, les deux cents figurants de ce spectacle historique donné dans tous les recoins de la ville fortifiée.

Oyez, oyez braves gens, avez-vous profité de ce dimanche ensoleillé pour venir festoyer avec les « Aigues-Mortois » ! Clergé, suzerains et vassaux se côtoient, comme avant, dans la cité d’Aigues-mortes. À l’ombre de ses remparts, le temps d’un week-end, au cœur de la Camargue gardoise, la commune donnait la fête de Saint-Louis les samedi 27 et dimanche 28 août. Dimanche dernier, dès 11H, par matin, la ville a ouvert ses portes et le référent Guy Delmas a offert la clé de la cité à Louis IX, porte de la Gardette. Le roi de France fêté ici, Saint-Louis, a fondé la cité avant d’embarquer par deux fois avec ses templiers pour aller guerroyer en terre de Judée au treizième siècle.

Les templiers, ces moines soldats, entrent dans la cité (Photo Yannick Pons)

Ainsi tout au long du week-end, la ville a offert marché médiéval, défilés historiques, expositions, charivari musical avec troubadours et ménestrels, tavernes, campement de chevaliers, ferme pédagogique, scènes de vie… Moult charmement à Aigues-Mortes, « la belle et la rebelle », comme aime à le dire Monsieur le maire Pierre Meauméjean. Toute la journée, des animations dans les camps médiévaux étaient proposées : présentation de râtelier d’armes, frappe de monnaie, jeux d’adresse, hygiène dans les étuves, calligraphie, tissage et travail du cuir, tir à l’arc, ateliers de cuisine médiévale, combats d’épée, déambulation musicale, ferme médiévale. Également prégnant, un marché médiéval artisanal d’une qualité exceptionnelle au pied des remparts, intra-muros. Vieux livres, armures, onguents, mangeaille, ripaille, poulardes et bonne pitance.

Ceux qui n’ont pas pu accéder aux gradins ont trouvé la solution pour profiter du spectacle des chevaliers (Photo Yannick Pons)

En fin d’après-midi, au zénith de la manifestation, 1050 chanceux ont pu assister à un tournoi de chevalerie dans des gradins pleins à craquer devant les camelles de sel, face au rempart Sud. En présence du Roi Louis IX, de la reine et de sa cour, la compagnie espagnole Drakonia, a proposé un spectacle d’actions et d’émotions, de cascades et de combats. Le tournoi a présenté un spectacle à cheval, des combats de joutes, des chevauchées au galop. La victoire finale est allée au gentil « Aigues-Mortois » Guillaume, qui venge son père et son frère en pourfendant le couard Manus et en chassant la méchante reine. Un défilé historique a été donné à 21H30 pour clôturer cette journée de samedi.

Dimanche, vous pouviez retrouver dès 10H45, l’ouverture de la cité avec le roi Saint-Louis ainsi que le défilé et le marché médiéval artisanal. Dès 11H, l’Église Notre-Dame-des-Sablons accueilli la célébration eucharistique dirigée par Monseigneur Brouwet, Évêque de Nîmes. À 15H, Luc Martin tint une conférence sur Louis IX et la route des templiers au cinéma municipal Marcel-PagnolIl ne fallait pas louper le soir au rempart Sud à 22H30, la reconstitution de l’embarquement du Roi Louis IX pour les croisades, autour d’un spectacle pyro-symphonique qui sonnera la fin des festivités.

Yannick Pons

Les images :

Les rues sont en fête, de couleurs et de danse (Photo Yannick Pons)
Les templiers noirs entrent dans la cité (Photo Yannick Pons)
Le clergé, très puissant au treizième siècle : « habemus papam » (Photo Yannick Pons)
Damoiselles et troubadours arpentent les rues de la cité toute la journée (Photo Yannick Pons)
Mortecouille ! Les gueux ont fait le tour des restaurants. Ils ont beaucoup fait rire les touristes (Photo Yannick Pons)
Le son de la cornemuse espagnole a résonné dans les remparts (Photo Yannick Pons)
Même les bébés déguisés défilaient dans la rue (Photo Yannick Pons)
Le référent en pleine discussion avec le maire de la commune, Pierre Meauméjean, en son fief (Photo Yannick Pons)
De nombreux badauds ont pris du plaisir à suivre le défilé féodal (Photo Yannick Pons)
Un peu avant le tournoi de chevalerie, on se prépare prestement pour la bataille (Photo Yannick Pons)
Fête de la Saint-Louis à Aigues-Mortes : défilés de rue toute la journée (Photo Yannick Pons)
Les spectateurs également étaient déguisés. ici les jouvenceaux Pablo et Esteban (Photo Yannick Pons)
Pour la Saint-Louis, c’est le moment de se faire nommer chevalier (Photo Yannick Pons)
Aigues-Mortes. Saint-Louis Tournoi de chevalerie : combats au sol (Photo Yannick Pons)
Aigues-Mortes Saint-Louis : les joutes du tournoi de chevalerie (Photo Yannick Pons)
Aigues-Mortes Saint-Louis : les joutes du tournoi de chevalerie (Photo Yannick Pons)
La méchante reine sera épargnée mais bannie (Photo Yannick Pons)
Les combats au sol au plus près des spectateurs comblés (Photo Yannick Pons)
Les lanceurs de drapeaux ont fait le spectacle (Photo Yannick Pons)
Fête de la Saint-Louis à Aigues-Mortes : défilé des preux chevaliers (Photo Yannick Pons)

S’orienter avec les points cardinaux en Franc-maçonnerie

Les points cardinaux – du latin cardo, charnière – sont les 4 points imaginaires qui définissent les directions du Nord, de l’Est, du Sud et de l’Ouest. Ils sont à la fois utiles pour se repérer et repérer des objets sur Terre ou dans le ciel. Ils symbolisent donc un espace terrestre orienté en lien avec la trajectoire du soleil.

Les codifications culturelles des points cardinaux puisent leur légitimité dans la nature en se référant à la trajectoire du soleil, ce qui mythifie leurs significations culturelles et politiques.

Les chinois associent les points cardinaux avec les éléments, les couleurs et des zones du corps tels que : nord, noir, eau, dos ; sud, rouge, feu, poitrine ; est, vert, bois, bouche ; ouest, blanc, métal, genou ; milieu, jaune, terre, pied.

En grec, les 4 lettres du nom Adam sont l’acrostiche, les initiales, des 4 points cardinaux : Anatolé (l’Orient), Dysmé (l’Occident), Arctos (le Nord) et Mésembria (le Midi).

Pour la kabbale, les quatre éléments sont répartis entre les quatre points cardinaux du monde : le feu a son séjour au Nord, l’air à l’Est, l’eau au Sud, la terre à l’Ouest (le feu est à gauche, du côté nord, parce que la chaleur et la sécheresse dominent dans le feu ; or le Nord, qui est le contraire de chaleur et de sécheresse, a reçu pour partage le feu, pour que cet élément supplée à ce qui manque à ce point cardinal).

Martinès de Pasqually dans son Traité de la réintégration des êtres évoque les points cardinaux des portes du Temple du désert en relation avec les parties du corps : la porte d’orient est le cœur, la porte d’occident est l’œil (la conviction-le terrestre), la porte du midi est la bouche (la parole puissante-le céleste), la porte du nord est l’oreille (la conception-le surcéleste).

Dans le symbolisme de la Franc-maçonnerie, chacun des points cardinaux a une signification mystique. L’orient représente la sagesse, l’occident la force, le midi la beauté et le septentrion l’obscurité.

Dans le manuscrit de 1730 de Prichard, La maçonnerie disséquée, on trouve au grade d’apprenti entré, juste avant la clôture des travaux, cette interrogation et sa réponse : Q. – Comment souffle le vent? R. – D’est en ouest. On remarque qu’ensuite au Grade de compagnon il est dit : Q. – Avez-vous déjà voyagé ? R. – Oui, d’est en ouest ; et au  Grade de maître : D’où venez-vous ? R. – De l’est. Q.- Où allez-vous ? R. – Vers l’ouest. Q. – Qu’allez-vous y faire ? R. – Y chercher ce qui avait été perdu et qui est maintenant retrouvé. Q. -Qu’est-ce qui avait été perdu et qui a été retrouvé ? R. – Le Mot de Maître Maçon.

Mackey, dans son Encyclopédie en donne une explication au mot wind’s mason (p. 886, la traduction française donne) : « « Comment souffle le vent dans la maçonnerie? « Favorable d’est et ouest. « Dans quel but? « Pour appeler les hommes pour, vers et depuis leur travail. « À quoi fait-il encore allusion?  » À ces vents miraculeux qui se sont avérés si essentiels dans l’heureuse délivrance des enfants d’Israël de leur esclavage égyptien, et qui ont permis de renverser Pharaon et toute son armée quand il avait tenté de les suivre… l’idée fondamentale du vent maçonnique soufflant de l’est se trouve dans la conviction du Moyen Âge selon laquelle toutes les bonnes choses, telles que la philosophie et la religion, sont venues de l’Est. Dans le Rituel allemand de la Loge mère des Trois Globes, l’idée est exprimée un peu différemment. Le catéchisme est comme suit : « D’où vient le vent? « De l’est vers l’ouest, et du sud vers le nord, et du nord vers le sud, l’est et l’ouest. « Quel temps l’amène? « Variable, grêle et tempête, calme et beau temps. » L’explication donnée est que les vents changeants symbolisent l’évolution de la vie de l’homme dans sa quête de la connaissance – tantôt claire et pleine d’espoir, tantôt sombre avec des tempêtes. »

«Une tradition enseigne : quatre vents ont été créés dans le monde, le vent du pôle Nord, le vent du pôle Sud, le vent du pôle Est et le vent du pôle Ouest. Pour ces quatre vents, il a créé quatre anges (selon Pirqé de Rabbi Eliezer chap. 4) qui les gouvernent le jour et la nuit. Michaël qui procède du côté de la Bonté et de la Clémence a en charge le vent de l’Est jusqu’à midi, depuis midi jusqu’à la nuit, Raphaël est chargé du vent d’Ouest, car il procède également du côté de la Bonté… Lorsque vient la nuit, Gabriel qui procède de la puissance de la justice (din) est chargé du vent du Nord jusqu’au milieu de la nuit… Gabriel gouverne jusqu’à minuit, à minuit même, lorsque s’achève cette veille, à cet instant, le Saint béni soit-Il, scrute l’Éden. À ce moment se lève Nouriel (Ouriel) avec le vent du Sud et il dit : «Lève-toi Nord et viens, Sud, souffle sur mon jardin». 

Les bras de la croix se rapportent aux points cardinaux, et représentaient les quatre vents, les porteurs de pluie. Le vent est l’exemple suprême de la force de l’air et de la purification.

L’apprenti apprend à percevoir la lumière au cœur des ténèbres, l’épreuve de l’air met l’apprenti en contact avec l’invisible, l’air véhicule la vie et le souffle, reçoit la puissance d’unir le haut et le bas. L’épreuve de l’air est un acte de construction, elle participe à la naissance de l’apprenti, le vent divin, le souffle divin est le véhicule. Et l’air par sa nature mobile est insaisissable ; l’âme et l’esprit sont purifiés. L’apprenti a les yeux bandés et se trouve donc en relation avec l’invisible. L’apprenti perçoit puisqu’il ne voit pas.

Au XVIIIe siècle, les francs-maçons délimitaient les symboles des quatre vertus cardinales, la tempérance, la force, la prudence et la justice, vertus charnières, par un angle aigu différent en rapport avec les points d’accueil de tout nouvel initié. Ainsi, en faisant face à l’est, l’angle symbolisant la tempérance pointera vers le sud. On l’appelait un guttural. La force était désignée par un saltire (drapeau de l’écosse avec la croix de Saint-André, sur fond bleu), c’était le pectoral. Le symbole de la prudence était un angle aigu orienté vers le sud-est, et était dénommé manual ; la justice avait son angle vers le nord, et s’appelait Pedestal ou Pedal.

Dans la Maçonnerie d’adoption, maçonnerie des dames, les points cardinaux ne désignent plus les côtés de la salle : l’orient s’appelle  climat d’Asie, l’occident ou côté d’entrée est appelé climat d’Europe, le midi climat d’Afrique et le nord climat d’Amérique.

Parce qu’orientée, la loge devient temple. S’inscrivant dans une géographie sacrée, permettant des allégories signifiantes,  le positionnement de symboles est indications propédeutiques pour le franc-maçon se tournant vers celles-ci. C’est une orientation purement symbolique par rapport aux sources de la lumière spirituelle et de la connaissance.

 Le Nord, le Septentrion

Le nord est la direction où règnent l’obscurité et l’eau, il était ainsi associé à la mort par le chinois. Mais si le plein Nord est le point où le yin est à son apogée, c’est aussi celui où le yang s’apprête à reprendre un nouvel essor ; de même la vie renaît dans les profondeurs aquatiques, car dans la croyance populaire, c’est au pays des morts que se trouvaient aussi les sources de la vie. Après le cabinet de réflexion, la colonne du nord, où sont positionnés obligatoirement les apprentis est donc, aussi, le lieu de la renaissance progressive des jeunes francs-maçons.

Le septentrion est la nomination vieillie du mot Nord. Du latin septentriones, (de septem, sept et triones, bœufs de labour), désignant les sept étoiles qui forment la constellation de la Grande Ourse ou plutôt de la Petite Ourse dont  l’étoile du nord (l’étoile polaire) fait partie.

Le septentrion étant à la fois nord et sept, est origine du Mystère et sa révélation. À l’inverse de l’astre manifesté, terrestre, qui culmine au sud, le soleil spirituel, céleste, primordial, culmine au nord où réside l’origine de la lumière éternelle. Les anciens Égyptiens désignaient le nord céleste par le septentrion comme étant le lieu d’éternité, car dans le ciel nocturne de l’Égypte [dans l’hémisphère nord], il y a visibilité toute l’année des étoiles impérissables dont la Grande Ourse. Le soleil s’y trouve donc, symbolisant la lumière incréée, contenant toutes les potentialités que l’initié devra faire éclore. Source de toute orientation, le septentrion est la matrice du monde céleste et invisible où va s’opérer la gestation de l’initié. Il est le point de départ de la tradition.

Les rituels, pour marquer dans le langage la trace de la Tradition et la symbolique cosmique, utilisent très souvent ce mot. Les apprentis prennent place sur la colonne du septentrion. Repère céleste du voyageur, le septentrion oriente l’apprenti pour qu’il ne s’égare pas.

Dans les temples dédiés à la F\M\, le plafond est souvent décoré par la représentation de la Grande Ourse (le ciel étoilé), mais on peut aussi le penser comme les chinois pour lesquels la Grande Ourse est utilisée comme support dans les méthodes de concentration spirituelle pour garder l’Un. La constellation est alors à l’aplomb de l’homme qui atteint l’état central : elle descend sur le sommet de sa tête. En diverses cérémonies, l’appel à T’ai-yi (le Suprême Un, habitant l’étoile polaire) se fait par la représentation des sept étoiles de la Grande Ourse sur un étendard.

La pierre angulaire a une forme spéciale et unique, qui la différencie de toutes les autres. Il s’agissait d’une pierre en situation basse, une pierre qui fait lien à l’angle de deux murs pour en assurer la cohésion. C’est en ce sens que le texte l’évoque aussi comme un fondement. La reprise néotestamentaire va dans le même sens : le Christ est la pierre d’angle sur laquelle nous pouvons désormais bâtir un nouveau Temple, fait cette fois de «pierres vivantes». L’apprenti entrant placé en tête de la colonne du nord, au nord-est, à cet angle-là, participe de la re-fondation permanente de la Franc-maçonnerie.

Mais, ce qui est important, pour les contemporains, n’est-ce plutôt le nord magnétique ?

Le Sud , le Midi .

Ici, il ne s’agit pas de l’heure, du temps mais de l’espace. Le midi s’oppose au nord (au septentrion). On le considère à droite en entrant dans le temple maçonnique. Les compagnons sont installés obligatoirement sur la colonne du midi. » Il est dit au REAA, «en tête du premier rang sur la colonne du midi, place qui lui est attribuée aujourd’hui. À l’avenir, il se placera sur les rangs arrière avec les autres Compagnons».

L’Ouest , l’Occident.

L’occident, c’est le côté où tombe, où meurt le soleil. Pour passer du verbe latin occidere (tomber, mourir) au nom commun français, on a utilisé une sorte de participe présent «occidens», puis «occidant» et enfin « occident », via le bas-latin et le vieux-français.

Ce terme est utilisé pour désigner l’ouest du temple (de la loge), point opposé à l’Orient.

Les anciens rituels compagnonniques installaient le responsable de leur Loge à l’occident pour qu’il dirige les travaux en recevant la lumière du soleil levant, en face de lui, et qu’il la redistribue, comme un miroir, sur l’ensemble des compagnons. John Yarker, dans The Arcane Schools, note que « les guildes affirment que c’est Anderson qui a abrogé l’apprentissage de sept ans et changé le siège du Maître d’ouest en est (Chap. XII, p.286 )

L’Est, l’Orient.

L’importance symbolique de l’orientation de la loge et de l’orient est maintes fois rappelée par l’allégorie du parcours de la lumière ; en effet il est écrit dans la plupart des rites que, comme le soleil se lève à l’orient pour dispenser la lumière, le Vénérable s’y tient pour transmettre la connaissance (ou participer à sa transmission). On emploie rarement le mot diusculaire pour qualifier cette lumière de l’aube.

L’Orient est le lieu symbolique où officient le Vénérable et, selon les rites, un Orateur, un Secrétaire, un Passé Maître immédiat ou ex-maître, un député Maître, un substitut maître, un premier diacre, un chapelain, les dignitaires, etc. Certains décors du temple sont toujours à l’orient, le delta lumineux, le soleil et la lune.

Surélevé sur le tapis de loge par 3 marches, l’Orient apparaît comme un espace particulier, séparé par cette frontière ascensionnelle, plus lumineux du fait de son décor, plus réservé et donc plus sacré, comme le Saint des saints du Temple de Jérusalem.

La vénération que les Maçons ont pour l’Orient confirme la théorie selon laquelle cela a un rapport avec la religion primitive dont l’une des premières manifestations était le culte du soleil.

L’Orient désigne aussi le district maçonnique (Orient de France, Orient de Lyon, Orient de Paris…).

Les dimensions du temple maçonnique sont des orientations

Le temple maçonnique, la loge, est le lieu d’une représentation symbolique du monde. Quelques rituels posent la question de ses dimensions à laquelle il est répondu : sa longueur va de l’occident à l’orient, sa largeur du septentrion au midi, sa hauteur du nadir au zénith. Le Sépher Yetsirah donne la même description de l’espace cosmique régenté par les 7 planètes associées aux lettres (authiot) doubles : «Sept doubles. Haut et bas, Est et Ouest, Nord et Sud». Les six extrémités : le dessus et le dessous, le devant et le derrière, la droite et la gauche correspondent aux six jours de la création.

Trois axes sont ainsi définis : orient/occident (est-ouest), l’axe de la lumière, celui de la direction des travaux et des questions-réponses entre le Vénérable et ses surveillants ; midi/septentrion, (nord-sud), axe perpendiculaire et complémentaire au premier, il voit se répartir les membres de la loge autour de chacune des colonnes ; nadir/zénith (haut-bas), axe de l’infiniment petit et de l’infiniment grand, de la terre et du ciel, du matériel et de l’immatériel. L’infini de cet espace indique au franc-maçon qu’il se construit en tous lieux.

Ajoutons à cela la dimension du temps et la dimension de la spiritualité. Au cours des tenues maçonniques, le rituel énonce un temps et un âge virtuels qui sont vécus, symboliquement, comme des vérités absolues, ce sont des temps apodictiques.

La vraie dimension du temple à bâtir est celle de l’homme à construire.

On retrouve évidemment les directions qui symbolisent les étapes manifestées successives de l’être dans les temples, les pyramides d’Égypte et du Mexique, de notre tableau de loge. Nous pouvons, ici, nous souvenir d’un texte de Carlos Castanéda propre à nous éclairer. Il nous rapporte ces paroles d’un de ses guides Don Juan Matus, sorcier yaqui. «Je vais énoncer le trait de connaissance peut-être le plus grand qu’un être humain puisse exprimer : Sais-tu qu’à cet instant précis, tu es entouré d’éternité? Et sais-tu que tu peux te servir de cette éternité si tu le désires? Là-bas, voilà l’éternité!» dit-il en signalant l’horizon, puis il montra le zénith : «ou bien là-bas. Peut-être que nous pouvons dire que l’éternité est comme cela». Il allongea les deux bras pour signaler l’est et l’ouest. «Sais-tu que tu peux te prolonger pour toujours dans une de ces directions que je t’ai indiquées? Sais-tu qu’un seul instant peut être une éternité? Il ne s’agit pas d’une devinette mais d’un fait, à condition que tu saisisses cet instant et que tu t’en serves pour maîtriser définitivement la totalité de toi-même, dans n’importe quelle direction». C’est avec son corps que le sorcier indique les directions du cosmos. Et c’est en étant debout que le nadir est exprimé, comme étant sous les pieds de l’homme. Par cette remarque, on peut dire que c’est le corps debout de l’homme qui indique les directions du cosmos. Ce fait pourrait peut-être expliquer les divers «debout et à l’ordre» qui permettent au F/maç/ d’attester aussi l’univers.

L’orientation des portes du Temple définissent-elles le parcours rituel de la fuite d’Hiram cherchant à échapper aux mauvais compagnons ?

Parce que les conjurés bloquent 3 portes, cela signifie qu’il n’y en avait pas d’autres. En effet le Temple avait trois portes (aucune à l’occident).

Tous les rituels disent cela, mais ensuite le parcours d’Hiram cherchant à échapper à ses poursuivants n’est plus le même selon les Rites. Par exemple : son le trajet commence, selon le REAA, au sud puisqu’il est écrit : «ayant terminé son inspection des travaux du jour, Hiram allait se retirer par la porte du Midi» puis il se dirige vers la porte d’occident [?]. Mais au Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm comme au Rite Opératif de Salomon: sa visite terminée, Hiram sortit de la Chambre du Milieu et se dirigea vers la porte d’occident [?], puis continua vers la porte du nord. Au Rite Écossais Primitif, Occident [?], Midi et Orient est le trajet d’Hiram. Au Style Émulation, ils [les mauvais compagnons] s’embusquèrent respectivement aux entrées ménagées à l’est, au nord et au sud du Temple, où notre Maître s’était retiré pour faire ses dévotions au Très Haut, ainsi qu’il y était accoutumé à l’heure de midi ; le premier coup est porté au sud, puis le Maître se dirige vers la porte du nord et reçoit le dernier coup à l’est.

Le trajet se finit toujours à l’Orient de la chambre funèbre de la loge. La narration du meurtre ne se rapporte donc pas toujours à l’orientation du Temple de Salomon, mais plutôt à celle la loge où se joue l’époptie.

Lorsqu’ils indiquent une orientation, les points cardinaux ont une valeur adjectivale. Ils doivent être écrits avec une minuscule. Lorsqu’ils permettent de parler d’une région déterminée, d’un lieu, d’une entité politique, les points cardinaux doivent être écrits avec une majuscule.


Secrets d’Histoire N°35 : « Lyon, ville secrète… »

Uni-Médias, septembre-octobre-novembre 2022, 116 pages, 4,95 €

Si le dossier de ce trimestriel est consacré à « La fabuleuse épopée de Guillaume le Conquérant », duc de Normandie et roi d’Angleterre, force est de constater que c’est l’article sur « Lyon, ville secrète – Lieu insolite, personnages historiques, légendes mystérieuses… » qui retient toute notre attention. Comme un décryptage des mystères en terre lyonnaise…

Stéphane Bern en 2005, photographié par le studio Harcourt

C’est ce que nous confie Stéphane Bern en écrivant à ses « Cher Amis lecteurs » de son édito « Mais ce numéro de Secrets d’Histoire vous offre aussi une plongée dans ma ville natale de Lyon, capitale des Gaules, aux multiples secrets… »

Lyon est, depuis la nuit des temps, chrétienne, sacrée, ésotérique, mystique, magique et occulte ! Lyon, pleine de symboles gravés dans la pierre, qui a vu l’émergence de moult sociétés secrètes.

Lyon, vue de la Basilique et de la tour métallique depuis la tour Part-Dieu

Lyon, au confluent du Rhône et de la Saône, avec ses trois collines – Fourvière, surnommée par Jules Michelet la « montagne mystique » qui deviendra par la suite la « colline qui prie » ; La Croix-Rousse, la « colline qui travaille » et la Duchère – est un lieu magique et sacré par excellence. Pour l’écrivain Joris-Karl Huysmans (1848-1907), la ville est « le refuge du mysticisme, le havre des idées « préternaturelles » et des droits douteux » ; elle est « toquée » et surprenante ».

Les pentes de la Croix-Rousse depuis Fourvière.

Lyon est regroupe tout ce que le monde de l’« étrange » peut compter : ésotérisme, illuminisme, occultisme, spiritisme ou encore franc-maçonnerie.

Sans compter sur les curieux personnages qui ont fait de Lyon une ville étrange et mystérieuse…

Mystérieuse, tout comme ces galeries souterraines de la balme Saint-Clair ou parfois réseau des Fantasques que sont les arêtes de poisson…

Les arrêtes de poisson – La colonne vertébrale supérieure

Alors allez tout de suite à la page 72 ! À la découverte de l’article intitulé « Lyon la brumeuse au racines du mystère ». Pour mieux connaître Lyon ? Des origines de Lugdunum, nom du site gaulois où une colonie de droit romain est fondée en 43 av. J.-C. par Lucius Munatius Plancus, à de nombreuses légendes, diffusées déjà sous l’empereur romain Claude, né à Lyon en 10 av. J.-C., en passant par les souffrances de Blandine – jeune esclave chrétienne de Lugdunum (Lyon) qui fut martyrisée en juillet 177 sous Marc Aurèle et devint la patronne de la ville –  de Lyon, nous arrivons à un Lyon où, à partir de la Renaissance, l’ancienne capitale des Gaules devient celle de l’occultisme et des sociétés secrètes.

Blandine

Dixit l’historien lyonnais Claude Ferrero qui connaît les moindres secrets et mystères de la ville. De l’astrologue Michel de Notre-Dame, dit Nostradamus à Bakounine qui disait que Lyon était la Rome du socialisme, le magazine nous entraîne dans un dédale des cryptes et des crânes, du lac souterrain de Fourvière et des célèbres arêtes de poisson…

Le château de la Duchère

Entre ombre et lumière, nous découvrirons aussi un Lyon qui, tous les 8 décembre, se pare des lumières aux fenêtres, une tradition née au milieu du XIXe siècle. Sans parler de la célèbre marionnette Guignol, l’éternel frondeur, des traboules, ses passages si discrets de la ville. Jusqu’au soleil – avec la statue équestre de Louis XIV par Lemot – et à la lumière de la place de Bellecour, cinquième plus grande place de France et plus grande place piétonnière d’Europe. « Secrets d’Histoire » aborde aussi le fait que Lyon ait été un centre de première importance pour la production de livres.

Place de Bellecour

Il est vrai que Lyon conserve au XVIe siècle, l’importance qu’il avait acquis dans le commerce du livre. Les imprimeurs, par le nombre, l’activités et parfois même le talent, peuvent rivaliser avec ceux de Paris. Avec les non moins célèbres imprimeurs Denis de Harsy ou Étienne Dolet (1509-1546) écrivain, poète, humaniste et philosophe.

Plaque commémorative à Étienne Dolet

Jusqu’au Lyon plaque tournante de la Résistance et le Mémorial national de la prison Montluc, véritable lieu de recueillement, de commémoration et de transmission, où furent incarcérés Jean Moulin, haut fonctionnaire et résistant, et l’historien fondateur des Annales d’histoire économique et sociale Marc Bloch.

Notre soif d’apprendre est toutefois étanchée, même si quasiment rien n’est écrit sur Willermoz, Kardec (1804-1869), Maître Philippe ou encore ceux qui, des grands noms de l’ésotérisme comme Papus ou Cagliostro, sont passés par Lyon…

Le magazine Secrets d’histoire (https://store.uni-medias.com/)

Armes de la ville de Lyon

Passion histoire avec Stéphane Bern ! Le magazine Secrets d’histoire par Stéphane Bern retrace la vie d’un grand personnage de l’histoire et met en lumière des lieux hautement emblématiques du patrimoine. En allant plus loin que l’émission de TV de France 3, Stéphane Bern propose des reportages, enquêtes, quizz pour en apprendre toujours plus sur les personnalités, lieux mythiques, énigmes et œuvres d’art qui ont marqué l’histoire.

Les hors-série Secrets d’histoire

Ils sont au nombre de deux par an. Des numéros spéciaux pour enfin faire la lumière sur les énigmes et mensonges les plus mystérieux.

Lire quelques extraits sur https://library.wobook.com/samples/MPNM2sW0en8SMK1Y

Monument à Louis XIV (1825) par Lemot

Le temple maçonnique secret caché dans un hôtel du centre de Londres

De notre confrère uk-us.fr – Par Jason & Julia

Il y a un temple maçonnique secret sous l’hôtel Andaz à Liverpool street. Voici ce que vous devez savoir…

Attendez… Il y a un temple maçonnique caché dans Liverpool street à Londres ?

Vous avez probablement déjà été à l’hôtel Andaz, ou du moins en avez-vous entendu parler, mais saviez-vous que l’Andaz a un temple maçonnique caché en dessous ?

Le temple de style grec est facilement l’un des secrets les mieux gardés de Londres – contrairement au plus connu Freemasons Hall, celui-ci est réservé aux initiés.

Le temple maçonnique d’Andaz est l’un des espaces événementiels uniques de Londres. Le temple d’origine date de 1912 et est considéré comme l’un des plus grands temples maçonniques de son temps, grâce à son intérieur grandiose.

L’histoire du temple maçonnique caché

Pour comprendre l’histoire du temple maçonnique, nous allons devoir remonter dans les années 1880.

À la fin du 19e siècle, les trains étaient très rentables et les compagnies de chemin de fer ont commencé à gagner beaucoup d’argent, ce qui n’est pas très différent du vol en plein jour d’aujourd’hui qu’est le métro de Londres.

Pour tirer le meilleur parti des voyageurs passant par les gares, de nombreux opérateurs ferroviaires ont ouvert des hôtels plutôt grands à côté des gares.

La gare de Liverpool Street était exploitée par la Great Eastern Railway et en 1884, conçue par Charles Barry Junior et Edward Middleton Barry, ils ont ouvert le Great Eastern Hotel (aujourd’hui Andaz London).

Spookily, il se tenait sur le site d’un ancien asile de Bedlam. C’était un grand hôtel avec 160 chambres, et non pas un mais deux temples maçonniques.

À l’époque, un point de rencontre maçonnique était aussi important qu’un hôtel doté d’une piscine ou d’un spa, car nous savons tous à quel point nous aimons ces luxes.

Le président (qui était un maçon) du Great Eastern Railway en 1912 a redessiné le temple du premier étage dans un style grec (temple maçonnique) et le temple du sous-sol était de style égyptien.

Alexander Burnett Brown a été chargé (également un maçon) de repenser le temple pour la modique somme de 4 millions de livres sterling.

C’était l’un des meilleurs lieux de rencontre de Grande-Bretagne – nous ne sommes pas surpris de ce prix. Il a été utilisé régulièrement (probablement pour en avoir pour leur argent) par les membres de la Caledonian Lodge jusqu’en 1947.

Maintenant, il y a un mythe urbain qui prétend qu’il a été oublié et a été redécouvert derrière un mur lors de rénovations. Mais, les archives maçonniques ont révélé que le chapitre Barbican avait utilisé la salle pour des réunions jusqu’en 1992. Alors, nous vous laisserons juger de ce qu’il faut croire…

Visite du temple à l’Andaz London Today

Salle de conférence du temple maçonnique

Aujourd’hui, le temple maçonnique est la toile de fond de nombreux événements emblématiques.

Si emblématique, en fait, qu’il a même accueilli des célébrités comme Lady Gaga, Paloma Faith et Alice Cooper.

L’élégance de l’espace en fait l’endroit idéal pour les séances photo, les tournages en extérieur, les cinémas éphémères et plus encore, les possibilités sont vraiment infinies avec un espace aussi merveilleux.

Peu de choses ont changé depuis la grande refonte des temples maçonniques. Le temple classé Grade II a conservé son magnifique sol en marbre à carreaux avec des trônes en cuir et en or d’origine dignes d’un roi.

Le temple a 12 types de marbre différents recouvrant les murs et les colonnes, et n’oubliez pas de lever les yeux et de vous émerveiller devant son plafond en zodiaque doré, c’est assez incroyable.

Bien que le temple maçonnique soit réservé aux événements prestigieux, il existe encore d’autres façons de le visiter si vous n’êtes pas une célébrité A-List.

Il est parfois utilisé pour des événements de cinéma éphémères, alors gardez l’œil ouvert pour tout événement futur. Lorsqu’il n’y a pas d’événements contextuels, vous pouvez réserver l’espace pour des dîners et des événements privés.

Conseils pratiques pour voir le temple

Le public peut-il visiter le temple ?

Le temple maçonnique est disponible sur réservation pour des événements privés, et le temple organise parfois des événements pour le public, vérifiez ici régulièrement pour tous les événements à venir.

Adresse

40 Liverpool Street, Londres, EC2M, 7QN

Site Internet

Temple maçonnique Andaz Liverpool Street: Plan

La rentrée dans les loges : l’occasion de prendre huit  bonnes résolutions !

Avec le mois de septembre, la grande majorité des loges maçonniques reprennent leurs travaux après ces deux derniers mois de pause. A un rythme d’une ou deux tenues mensuelles, une ou deux réunions de commissions, sans parler des réunions d’instruction pour les apprentis et les compagnons (et parfois aussi pour les maîtres), sans parler des réunions de collèges des officiers et d’autres, la vie maçonnique est bien remplie !

Cette rentrée peut être l’occasion de vouloir repartir du bon pied et c’est l’objet de ces huit résolutions que je vous propose !

Huit résolutions pour mieux savourer le travail maçonnique, éviter les pièges et faciliter l’acquisition de réflexions nouvelles !

1 :  Cultiver l’amitié !

C’est apparemment simple ! Pour y arriver on pourrait s’appuyer sur cette check list :

  • Eviter les banalités du genre « Bonsoir mtcf ou mtcs, comment vas-tu ? » et le reste …
  • Consacrer un vrai temps d’échange avec toutes les sœurs et les frères de l’atelier soit à l’occasion des tenues, soit plus facilement en dehors des tenues ! Naturellement cela se fera tout au long de l’année !
  • Offrir une aide ou un service à chacun en fonction des circonstances !

2 : Inutile de demander la parole après une planche !

Ce n’est pas obligatoire de demander la parole après une planche et s’il faut le faire il faut une raison bien précise qui puisse satisfaire à cette exigence : est-ce que c’est pour apporter une opinion personnelle originale et contributive ? Féliciter, critiquer, dire des lieux communs n’a aucun intérêt !

3 : Apprendre à méditer en loge !

A l’occasion de certaines phases du rituel, en appliquant le triptyque (respiration abdominale, concentration, écoute), la méditation en loge est particulière et ne ressemble pas aux autres formes de méditation !

4 : Les agapes oui mais pas pour se baffrer et picoler !

Il s’agit de manger sobrement, d’échanger avec les voisins, d’apporter de la détente et de l’humour !

5 : Si vous fumez, il faut arrêter !

Fumer est en complète contradiction avec la démarche maçonnique : fumer c’est se détruire alors que le parcours maçonnique se veut une construction !

6 : Lire, Lire, Lire !

La lecture est la base de l’acquisition des connaissances ; un livre par semaine devrait être une règle ! Préférez les livres documentaires ! Les livres maçonniques apportent peu de choses !

7 : Ecrire pour faire le point !

Ecrire soit dans un journal personnel, soit pour faires planches ou plus simplement pour se faire des fiches est une bonne pratique !

8 : Ne pas polémiquer !

Que cela soit en tenue ou sur les parvis ou lors des agapes, la polémique est une activité profane rédhibitoire ! Il est inutile et fatiguant de répondre à un argumentaire ! Chacun a le droit d’avoir une opinion qu’elle soit fondée ou non ! Vouloir faire changer un autre frère ou une autre sœur d’avis relève du fantasme ! La polémique peut créer de l’animosité et nourrit des incompréhensions !