jeu 08 décembre 2022 - 16:12

L’ésotérisme dans la franc-maçonnerie anglaise en Asie (UGLE-DGLEA)

De notre confrère italien corrispondenzaromana.it

« Le Pentagramme » est le magazine de la Grande Loge du District de l’Archipel Oriental ( » Grande Loge du District de l’Archipel Oriental « , acronyme : DGLEA) qui obéit à la franc-maçonnerie régulière anglaise ( » English Constitution « , acronyme : EC) ou à la « Grande Loge Unie d’Angleterre » (UGLE). 

Sceau UGLE

Le site Web de l’UGLE explique qu’une  » Grande Loge de District » est l’équivalent à l’étranger d’une  » Grande Loge Provinciale » et est dirigée par un « Grand Maître de District » (voir ici ) dépendant de l’UGLE. 

Au moins jusqu’au siècle dernier (20e siècle), le siège de la DGLEA et de « The Pentagram » se trouvait à Singapour. Il est actuellement en Malaisie, à Kuala Lumpur. Pour un bref historique de la DGLEA voir ici .  

J’ai pu consulter quelques articles de  » Le Pentagramme  » de la période 1909-1984 / 2004, d’où émerge une culture ésotérique et gnostique également présente dans la Franc-maçonnerie régulière anglaise (UGLE) de l’Archipel d’Asie du Sud-Est.  

Sur « Le Pentagramme », N°2, 15 septembre 1909, il y a un « Curriculum for the Masonic Student » (p. 12) par un maçon qui signe lui-même « Z3 ». Il propose une étude sur la franc-maçonnerie en 4 temps. Après l’aspect juridique, historique et symbolique, dans la 4e et dernière étape , Z3 propose l’étude de l’aspect ésotérique de la franc-maçonnerie (« son côté ésotérique » : p. 12), en particulier les écrits des francs-maçons américains Albert Gallatin Mackey (« Le symbolisme de la franc-maçonnerie ») et JD Buck (« Mystic Masonry »), et les francs-maçons anglais, UGLE, John Yarker (« The Arcane Schools ») et Arthur Edward Waite (dont j’ai parlé ici ). 

Toujours dans « Le Pentagramme » du 15 septembre 1909, dans la rubrique « Review » (cf. pp. 16-18) le Mason Z3 passe en revue l’ouvrage d’Henri Delacroix Etudes d’Histoire et de Psychologie du Mysticisme. Les Grands Mystiques Chrétiens (Paris, 1908). Z3 déclare qu’il existe un lien entre la franc-maçonnerie et le mysticisme (« un lien intime », « la franc-maçonnerie et le mysticisme »). «Le Grand Œuvre» auquel tout mystique aspire est la déification du Soi (« la déification de son Soi ») comme dans les Mystères antiques (cf. p. 16). Z3 précise que même les francs-maçons, quelle que soit leur religion, sont engagés dans une recherche mystique, l’union à Dieu (cf. pp. 17-18).

En effet, dans les Constitutions de l’UGLE, parmi les devoirs (« les Antients Charges et Règlements ») d’un nouveau Vénérable Maître de la Loge (« Maître Elu ») il y a, au n° 9, celui de répandre la connaissance de l’Art Mystique : « Propager la connaissance de l’Art Mystique » (UGLE, Constitutions , Londres 1908, p. Vii). Par conséquent, la franc-maçonnerie UGLE se considère comme un art mystique ou un gardien de l’art mystique.

Dans « The Pentagram », N°2, 24 juin 1913, dans le reportage « Lights » (pp. 27-30), un ancien Vénérable Maître qui signe lui-même « A Tasmanian PM » (PM : initiales de « Past Master », anciennement Vénérable Maître) écrit sur les Trois Lumières Mineures de la Franc-Maçonnerie : le Soleil, la Lune et le Maître de la Loge. Dans les temps anciens, l’homme rendait un culte au Soleil auquel était lié le « culte phallique » qui au début – selon le maçon anonyme – n’était pas dégénéré mais se voulait un culte à la puissance génératrice représentée par le Soleil , en Inde, en Egypte, au Mexique, en Grèce, à Rome, etc. (cf. p. 27).

Si bien que  » Maître passé  » se montre indulgent envers le « culte phallique » attribuant aux origines de ce culte une certaine « pureté » d’intention… 

L’auteur de l’article explique que le culte phallique s’exprime aussi dans l’usage symbolique des tours, par exemple la Tour de Babel, les pyramides, les obélisques, le feu… Tous symboles de fertilité, donc du Créateur (« le Grand Créateur » , «monuments phalliques») et ceci aussi en Europe, en Asie… Le feu est un symbole de la Lumière et de Dieu… Les francs-maçons se considèrent comme des enfants de la Lumière (cf. p. 28).

Le Soleil est entendu comme principe masculin, la Lune comme principe féminin (cf. p. 29).

Le troisième des Trois Petits Feux de la Loge est le Vénérable Maître, à côté du Soleil et de la Lune (cf. p. 30). Et c’est seulement le Vénérable Maître « le WM » qui au Troisième Degré de Maître Maçon peut relever le candidat d’une mort symbolique (« d’une mort figurative »: p 30 ). Le Vénérable Maître symbolise Dieu (« le Souverain de la Grande Loge ci-dessus »: p. 30). 

Cependant, l’auteur ne précise pas que le Vénérable Maître se fait également passer pour l’assassin d’Hiram, donc le Mal, la Mort ou encore le « Roi des Terreurs »…

Freemasons’Hall, 23A Coleman Street Singapore 

Dans « The Pentagram », tome X, juin 1920 – mai 1921, il y a le rapport « Some Notes on the Third Degree » (pp. 27-42) du franc-maçon W.Bro. FW Bourne qui observe que la Légende du Troisième Degré du Maître Maçon (dans le récit : mort d’Hiram Abiff ; dans le rituel : mort symbolique du candidat qui se fait passer pour lui) ne doit pas être interprétée dans un sens historique littéral mais dans un sens mystique sens (« une interprétation mystique » : pp. 35-37). Bourne est d’accord avec le franc-maçon américain Bro. Albert Mackey que le contenu de la Légende du Troisième Degré est tiré des Anciens Mystères païens (« Je pense que nous pouvons convenir avec Fr. Mackey que l’ idée de la légende a sans aucun doute été empruntée aux Anciens Mystères […]  » : p. 38) .

Toujours sur « Le Pentagramme », juin 1920 – mai 1921, dans le rapport « Histoire maçonnique et symbolisme. Partie 2. Symbolisme »(pp. 62-75), franc-maçon W.Bro. AJ Shelley-Thompson (« P. Prov. GW Cheshire ») admet des influences et des contenus ésotériques dans la franc-maçonnerie (« la cabale », « Hermès », « la théurgie néo-platonicienne », « l’astrologie », « l’alchimie », « les adeptes rosicruciens »: cf. p. 64) et fait l’éloge du franc-maçon américain Albert Pike (« un grand étudiant maçonnique » : p. 64). De plus, Shelley-Thompson voit dans les cérémonies maçonniques des traces de rites mystiques, astrologiques et même phalliques (« Traces de rites mystiques – […] astrologiques. Les anciennes épreuves de feu, de foi et de force et des traces distinctes de phallicisme se trouvent dans nos cérémonies maçonniques » : p. 75).

Dans « The Pentagram », Vol. XXI, 1931, dans la rubrique « Lodges of Masonic Research » (p. 117) il est suggéré que les francs-maçons rejoignent les Loges ou associations maçonniques anglaises d’études sur la franc-maçonnerie, dont « The Masonic Study Society » fondée à Londres en 1921. C’est une société réservée aux maçons UGLE ou en amitié avec UGLE, qui étudie l’aspect symbolique, anthropologique et ésotérique de la franc-maçonnerie. L’invitation à rejoindre  » The Masonic Study Society  » se trouve également dans  » The Pentagram « , Tome XXIV, 1934 (p. 145) et Tome XXIX, 1939 (p. 204).

In God we trust

Dans « The Pentagram », Volume XXI, 1931, deux rapports sont rapportés, « The Deeper Symbolism of Freemasonry » et « Further Notes on Craft Symbolism », lus devant la Loge « Negri Sembilan » (Malaisie, DGLEA). Les deux consistent en des extraits du livre  » The Meaning of Freemasonry « , de Walter Leslie Wilmshurst (« Le livre bien connu de Wilmshurst, » The Meaning of Freemasonry «  »: p. 128). Wilmshurst (1867-1939), maître franc-maçon de l’UGLE, a illustré et défendu l’aspect ésotérique de la franc-maçonnerie anglaise. 

Sur « The Pentagram », Vol. XXIV, 1934, W.Bro J. Stone, Vénérable Maître de la Loge « St. George No. 1152 », présente les « Outils de Travail » d’un Maître Maçon : ce sont les Sisaro ( Skirret ), le crayon et la boussole . W. Bro. La Pierre relie le Sisarus au Caducée d’Hermès / Mercure (« Caducée, la verge qui était portée par Mercure ») et le Crayon au dieu égyptien Toth (« la divinité égyptienne, Thot, le Seigneur de la Sagesse à tête d’Ibis ») qui a enregistré les bonnes œuvres accomplies dans la vie (cf. p. 99).

Dans « Le Pentagramme », Tome XXIV, 1934, dans le rapport « La franc-maçonnerie et les anciens mystères » (pp. 174-178) le franc-maçon Bro. CD Quarmby, fait l’éloge du travail de Walter Leslie Wilmshurst (cf. p. 174). 

Selon Quarmby dans toutes les religions il y a des éléments communs (croyances, doctrines, pratiques), par exemple la Chute de l’Homme, qui n’est pas une transgression individuelle mais une faiblesse collective de la race d’Adam… La Chute est suivie d’une restauration (cf. p . 174) et Quarmby suggère que la méthode de régénération ou de restauration (« sa restauration ») vient des Dieux ou Gardiens de la race humaine (« ces « Dieux » ou gardiens d’une race errante »). Cette méthode (« la méthode régénérative ») est appelée en franc-maçonnerie « science céleste » , (« Art Royal » : cf. pp. 174-175) .

Selon Qarmby, c’est des gardiens spirituels de l’homme primordial que provient cette Science qui restaure le Temple de l’humanité déchue et qui est la vraie Religion. C’est la Lumière d’un Maître Maçon et la Franc-Maçonnerie est parmi les témoins des Mystères Anciens : « Aux gardiens spirituels de l’homme primitif, il faut sûrement attribuer la communication de cette Science de la reconstruction du temple déchu de l’humanité ; que Religion (re-lingare) ou relier. […]. Cette lumière semblable à celle d’un maître maçon ne s’est jamais complètement éteinte ; et le système de la Maçonnerie est parmi les témoins de la Sagesse et des Mystères Anciens » (p. 175).

La franc-maçonnerie continue la méthode d’enseignement des anciens mystères de l’Inde, de l’Égypte, de la Grèce, etc. (cf. p. 175-177). Les Trois Degrés (« les degrés d’Artisanat ») de la Franc-Maçonnerie contiennent deux mythes : le Temple de Salomon et Hiram Abiff. Le Temple est un symbole de l’organisme humain et les 3 bâtisseurs/architectes du Temple (Roi Salomon, Hiram Roi de Tyr, Hiram Abiff) sont l’Energie Divine dans ses trois composantes Sagesse-Force-Beauté (cf. p. 177 ).

The Pentagram

Dans « The Pentagram », tome XXVIII, 1938, dans le rapport « Egyptian Eschatology, the Pyramid of Gizeh, and the Origin of Freemasonry » (pp. 170-176), le franc-maçon Bro. OO Bill, signale des points de similitude entre l’initiation égyptienne et l’initiation maçonnique. Bill note la présence dans la franc-maçonnerie d’éléments ou de symboles déjà issus de l’Égypte ancienne : l’Equerre comme instrument du dieu juge Osiris, les 2 colonnes à l’entrée du Temple, le point dans le cercle, le secret initiatique, la chaîne ou la corde au col de l’amorçage, le passage initiatique des ténèbres à la lumière du savoir, les circumambulations dans le Temple/Loge, les menaces sur le candidat en cas de trahison du serment initiatique (coup de gorge, déchirure du cœur …), le Temple comme union du Ciel et de la Terre (cf. pp. 173-174).

Frère. Bill précise que la franc-maçonnerie, en insistant sur la croyance en l’Être suprême, est plus proche de la doctrine de l’Égypte ancienne que de celle de l’Église de Rome. Frère. Bill suggère que les rites de la franc-maçonnerie dérivent de ceux des anciens Égyptiens (cf. p. 175).   

Dans « Le Pentagramme », tome XXX, 1940, dans le rapport « La franc-maçonnerie dans un monde qui change » (pp. 175-178) le franc-maçon « Worshipful Brother HR Cheeseman, DG Chaplain » cite et partage quelques passages du livre de Bro. John Sebastian Marlow Ward (1885-1949)  » The Master Mason’s Book « , dans lequel Ward (Master Mason UGLE, co-fondateur de  » The Masonic Study Society « ) parle de l’étincelle divine en nous (« the Divine Spark in man » : p. 178). Selon Ward (et Cheeseman) la franc-maçonnerie n’est pas seulement un système de morale voilé d’allégories et illustré par des symboles, mais c’est une quête mystique, celle de l’union avec Dieu (« la Quête Mystique, le désir de l’âme de comprendre la nature de Dieu et de réaliser l’union avec Lui » : p. 178).    

Or, comme on le sait bien, cette « mystique » est ésotérique, gnostique, au-delà des dogmes…

Dans  » Le Pentagramme « , Tome XXXIV, 1949, dans le rapport  » Légende ou Histoire – Laquelle ? « (Pp. 40-44), CL Edwards déclare que dans la Loge, les maçons de toutes races et religions adorent un Créateur qui n’est ni Dieu, ni Bouddha, ni Allah, ni Brahma, ni Jéhovah, mais qui est aussi chacun d’eux et tous ensemble : « Sur le sol de la Loge, des hommes de toutes races et croyances peuvent se rencontrer sur un terrain d’entente et faire leurs dévotions à un créateur « (p. 43). 

Dans « The Pentagram », tome XXXVII, juin 1952, il y a une liste des livres de la bibliothèque maçonnique de Singapour en date de mars 1952 (pp. 108-112). Parmi les livres, d’où émerge la dimension ésotérique et initiatique de la franc-maçonnerie, on trouve également 2 exemplaires du livre de WL Wilmshurst, « Masonic Initiation » et 4 exemplaires du livre de WL Wilmhurst, « The Meaning of Masonry » (2 exemplaires de l’édition 1922, 1 exemplaire de l’édition 1947, 1 exemplaire de l’édition 1951).

Dans « The Pentagram », Volume XLX, juin 1984, un rapport de 1964, « Alchemy and Freemasonry » (pp. 48-57) du franc-maçon W.Bro, est publié. H. McMullen, B.Sc., « PM 7533 », qui donne à l’Alchimie (« L’art ou la science de l’Alchimie ») la même définition que la franc-maçonnerie anglaise donne d’elle-même : « un système particulier de moralité voilé d’allégorie et illustré par des symboles « . En fait McMullen est convaincu de la lourde influence (« formidable influence ») que l’Alchimie a exercée sur la Franc-Maçonnerie notamment lors de sa formation aux XVIIe-XVIIIe siècles (cf. pp. 48, 55).

Frère. McMullen décrit une brève histoire de l’Alchimie, de l’antiquité pré-chrétienne à la montée du Rosicrucianisme qui se consacre précisément à l’alchimie spéculative (cf. p. 54).

Frère. McMullen admet une certaine influence rosicrucienne-alchimique sur la franc-maçonnerie des XVIIe et XVIIIe siècles et soutient que les alchimistes ou les rosicruciens avaient un système de croyance qui n’entrait pas du tout en conflit avec les principes de la franc-maçonnerie, en effet ces hommes ont enrichi l’héritage rituel et symbolique de la franc-maçonnerie (cf. p. 55). Les 1er et 2ème degrés maçonniques sont principalement basés sur l’art de la maçonnerie (cf. p. 55). Selon McMullen il est sous l’influence des Alchimistes (« les alchimistes ») ou Rose-Croix qui formaient le 3e degré de Maître et l’ Arche Royale (cf. p. 56).

McMullen note que dans la franc-maçonnerie on retrouve des symboles des anciens alchimistes (p. 56) : le point dans le cercle, le Soleil, les triangles indiquant les 4 Éléments Terre Eau Air Feu (donc dans l’ Arche Royale ), les chiffres 3-5- 7, le serpent se mordant la queue, le triple tau, les signes du zodiaque (cf. p. 57).

Dans « Le Pentagramme », tome LIII, décembre 2004, dans l’article « La Parole » (pp. 133-136) le franc-maçon « E.Comp. Ronald Ng, Principal ‘J’ – St. George Royal Arch Chapter No. 1152 UGLE « explique qu’après les années 1980 , la Sainte Parole révélée aux francs-maçons élevés au  » Royal Arch  » Selon « la Constitution anglaise » (UGLE), c’est « JHVH » (le Nom de Dieu, le Tétragramme hébreu). Le franc-maçon Ng raconte avoir découvert que dans l’ arche royale de la « constitution irlandaise », le mot sacré est « Jahbulon », tandis que dans l’ arche royale, la « constitution écossaise » est à la fois « JHVH » et « Jabulon ». Ronald Ng a constaté qu’avant les années 1980, même pour les maçons anglais de l’ Arche royale, la Parole était « Jahbulon ». Pendant longtemps, divers anti-maçons ont accusé les maçons des degrés supérieurs d’adorer le diable. En 1983, le journaliste Stephen Knight (1951-1985), dans son livre anti-maçonnique « La Confrérie », révèle que le Mot Sacré de l’ Arche Royale , ou « Jahbulon », est formé par les noms de trois divinités : « Jéhovah » (« JAH » ), « Baal » (« BUL ») et « Osiris » (« ON »). Après ce livre, l’ Arc Royal de l’UGLE a annulé « Jahbulon », mais la franc-maçonnerie irlandaise l’a conservé (cf. p. 133).

Selon Ng, rien ne prouve que « JABULON » signifie « Jéhovah plus Baal plus Osiris » (p. 133). Les trois syllabes « Jah-Bul-On » n’indiqueraient pas 3 divinités, mais seraient l’explication du Mot « JHVH » et dériveraient des initiales hébraïques, chaldéennes, assyriennes ou égyptiennes du Nom de Dieu (cf. pp. 133-134).

Jahbulon, Arche Royale

Selon Ng, « BUL » n’est pas seulement le nom de la divinité phénicienne (Baal, en fait), mais est, dans la Bible, un mot qui en hébreu se traduit par « maître, seigneur » et est également utilisé pour appeler le Dieu des Hébreux (cf. p. 134). Plus tard Ng affirme que dans toute religion le Divin transcende les mots, les pensées, la logique (cf. p. 136).  

Freemason’s Hall, London

L’article apologétique de Ng ne me semble pas convaincant. Un franc-maçon est libre de comprendre ou d’appeler le Grand Architecte de l’Univers également avec les noms de Baal, Osiris, etc. De plus, JAHBULON fait objectivement référence à au moins 2 divinités (juive et phénicienne)…

En fait , j’ai découvert que le Mot Sacré de l’ Arche Royale avait suscité la perplexité un siècle plus tôt aux États-Unis, même parmi les francs-maçons de l’ Arche Royale eux-mêmes . Dans les actes de la « Twenty-Fourth Grand Annual Convocation of the Grand Royal Chapter of the State of Mississippi », 18-19 janvier 1872, l’intervention du franc-maçon « G. · H. · Prêtre » Alfred F. Chapman au nom du Grand Royal Arch Chapter de l’État du Massachusetts (p. 43). Chapman rapporte que dans l’ Arche Royale Baltimore de 1871 on disait que c’était une erreur d’appeler Dieu par le nom de Jah-Bel (Baal/Bul)-On, puisque si « Jah » désigne le Dieu des Juifs, « Baal » ou « Bel » désigne le Diable (« le Diable ») et « On » indiquent une ville en Egypte. Au lieu de cela, Chapman défend Jah-Bel-On : ce ne serait rien d’autre que le Nom de Dieu dans différentes langues (babylonien, assyrien, phénicien, égyptien…). Chapman admet que « Bel » correspond à « Baal » (cf. p. 43). Bref, l’apologie maçonnique du nom de Jahbulon ne suffit pas à lever les soupçons d’Ésotérisme et de Gnose de la Franc-Maçonnerie Anglophone de  » l’Arche Royale « .

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