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Classement 2023 des 12 sites maçonniques les plus populaires

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Il y a quelques mois, nous partagions le classement 2022 des 10 meilleurs sites non marchands de la Franc-maçonnerie. L’édition 2023 vient de rendre son verdict !

Sans grande surprise, le site numéro 1 est votre Journal 450.fm qui devance ainsi tous les blogs et autres sites d’Obédiences !

Nous vous invitons à voir le détail de ce classement.

Numéro 1 le gagnant :

Après seulement deux années d’existence, le Journal 450 est devenu le leader de l’information maçonnique dans le monde francophone. Il est important de noter que le nombre de visites du site ci-dessus ne tient pas compte des 350 000 emails envoyés chaque mois aux abonnés (plus de 10 000 chaque matin), ainsi que les 4 500 partages mensuels dans les réseaux sociaux. L’équipe de 40 personnes a permis en 24 mois de générer plus 3 700 articles disponibles gratuitement, 24h24 sur le site. Toute cette dynamique mise en action permet chaque jour de répondre à environ 5 000 lecteurs concernés par l’information maçonnique. Le journal fêtera ses 2 ans le 9 avril prochain.

Numéro 2 :

En deuxième position, on trouve le Blog Hiram.be dont l’accès est devenu payant il y a quelques mois. Cela ne l’a pas empêché de dépasser au cours des derniers mois les sites obédientiels.

Numéro 3

Fort de ses 53 000 membres, la plus grande et la plus ancienne Obédience de France, perd quelques places et se positionne désormais derrière les deux leaders.

Numéro 4

Lors du dernier classement, ce site était le leader français. Etant un lieu d’information incontournable pour les Loges qui composent cette Obédience, cela explique le nombre important de pages vues lors de chaque visite.

Numéro 5

En 2022, ce site était en 7è position. Il a gagné quelques places.

Numéro 6

Ce site perd 2 places par rapport au classement 2022.

Numéro 7

Pour ce site aussi, on assiste au recul de 2 places par rapport au dernier classement.

Numéro 8

Loin derrière les leaders, ce blog d’info gagnerait peut-être à réduire ses affichages de publicités intempestives sur chaque article s’il voulait regagner du lectorat.

Numéro 9

On ne peut aucunement reprocher au DH son manque de dynamisme en matière de communication. Sa présence quasi quotidienne en fait probablement l’Obédience la plus communicante de France pour le moment.

Numéro 10

Même classement pour cette année pour ce blog dont l’information est hautement qualitative.

Numéro 11

Ce site ne semble pas avoir pour vocation à diffuser une information régulière. On constate très clairement qu’il n’est pas souvent mis à jour. Les lecteurs de la version papier acquise en kiosque n’ont donc aucune interactivité avec le Web, c’est dommage. Ce site ne peut pas entrer dans le classement puisqu’il ne dépasse pas la barre des 5 000 visiteurs/mois.

Numéro 12

Ce dernier site est comparable au site précédant. Le nombre de visiteurs mensuels est inférieur à 5 000. Il fait la promotion d’émissions maçonniques majoritairement consultables en streaming. Il s’agit donc d’une production de contenus qualitatifs plus que quantitatifs, ce qui explique le faible résultat du nombre de visiteurs.

L’outil utilisé pour réaliser ce classement

Autres années…

Points de Vue Initiatiques #207-« La Maçonnerie : une Tradition vivante »

Points de Vue Initiatiques  (PVI) n° 207 vient de sortir. Il explore un des mottos de la Grande Loge de France : la Tradition. D’ailleurs repris dans le sous-titre de l’emblématique revue ; dont le premier numéro a été publié en 1965. C’était alors la première édition par la GLDF qui s’adressait aussi bien aux francs-maçons qu’aux profanes.

Pour mémoire, mottos, pluriel de motto, un terme datant de 1589 et emprunté à l’italien signifiant « parole, légende rattachée à une figure héraldique » s’agissant d’une devis ou d’un épigraphe.

« Puisant ses racines à un passé souvent mythifié, la tradition n’est pas une boîte close, mais la source où nous nous abreuvons au présent. », nous précise dans son édito Olivier Balaine, directeur de la rédaction de Points de Vue Initiatiques.

À quoi sert la tradition ? Quelles sont ses origines ? Comment la faire vivre à l’intérieur comme à l’extérieur du Temple ? Autant de questions auxquelles répondent les multiples regards et rubriques de ce numéro intitulé : « La Maçonnerie : une Tradition vivante ».

Étonnante héritière des peintres lettrés de Chine, l’artiste Li Chevalier nous montre également comment la tradition n’est pas une contrainte en relisant un art millénaire.

Olivier Balaine, directeur de la rédaction

La Franc-Maçonnerie représente la tradition et la transmission. Ce qui la fait vivre depuis plus de 300 ans, c’est que nombre de femmes et d’hommes rejoignent cet Ordre initiatique universel et immémorial. L’Art Royal, qui n’est pas confiné dans un passé lointain, prépare l’être humain à assumer son devenir… et celui de l’Humanité.

Li Chevalier, en 2013.

Revenons sur l’entretien de l’artiste française née en Chine, Li Chevalier « La tradition n’est pas une contrainte ». Des propos recueillis par Olivier Balaine. L’artiste fait partie de ces remarquables personnes qui construisent un pont entre Orient et Occident, entre tradition et modernité. Héritière de peintres lettrés chinois, elle pratique tout autant la peinture que la philosophie ou encore le chant lyrique. Nous sont rappelés ses principaux ouvrages ainsi que ses différentes expositions à travers le monde :

Li Chevalier, « L’homme tridimensionnel » – Œuvre exposée au Musée d’art contemporain de Rome.

la Royal Academy de Londres, le Musée d’art contemporain de Rome ainsi que le Musée National des Beaux-Arts de Chine. Elle répond à différentes questions qui ne peuvent laisser indifférent l’initié : que signifie pour vous le terme de tradition, existe-il une tradition picturale chinoise et comment la caractériser, est-ce que le matériau est déterminant, etc. Sont abordés aussi des questions touchant à l’art lyrique et à l’écriture, tant nous savons que la tradition picturale est importante en Chine. Li Chevalier évoque aussi le lien entre passion et peinture, entre raison et philosophie…

Le sommaire :

ÉDITORIAL : Olivier Balaine

Thierry Zaveroni, Grand Maître

LE MOT DU GRAND MAÎTRE : Thierry Zaveroni

Les rituels : fixité et évolution, la relecture permanente, Gérard Darnaud

Le Rite et ses rituels ne fabriquent pas le sacré, ils sont à l’image de l’Ordre auquel ils se rapportent ; ils doivent en cela conserver une permanence dans leur fond et leur forme de sorte que cette transmission soit maintenue pour les générations.

Le rite, phare des traditions, Pascal Lardellier

L’avènement de la pensée postmoderne est souvent mis en parallèle avec le déclin de la tradition. Or, les rites constituent de formidables révélateurs des évolutions sociétales. L’apparente déritualisation caractérisant notre époque est-elle le symptôme du triomphe de la pensée postmoderne ?

Faire vivre la Tradition : comprendre, relier, évoluer, Jean-Paul Chaussinand

Les traditions ne sont pas la Tradition. La recherche des points communs entre les traditions est le chemin d’un retour à l’unité dont la tradition maçonnique est un véhicule, et dont la démarche symbolique est un outil.

La tradition, à quoi ça sert ?, Patrice Platel

Est-il pertinent de chercher à trouver une utilité à la tradition ? Comment trouve-t-elle sa place dans une société tiraillée entre des courants voulant du passé faire table rase et d’autres, traditionalistes ? Quelle place pour la Maçonnerie écossaise dans ce chemin ?

La Tradition primordiale : source, origine, actualité, Robert de Rosa

Dans la quête des origines, le concept de Tradition Primordiale fait l’objet d’une grande diversité d’approches, comme pour René Guénon ou Carl Gustav Jung. La Tradition Primordiale relève de l’ordre humain. Elle est dans chaque individu et reflète un désir universel de la quête du centre et de l’harmonie, au cœur de la démarche maçonnique.

Li Chevalier Monographie, Musée d’art contemporain de Rome (MACRO).

ENTRETIEN

Li Chevalier : « La tradition n’est pas une contrainte », propos recueillis par Olivier Balaine

La Loge vivante, Joël Gregogna

La Loge se situe au cœur de la pratique maçonnique. Elle vit en chacun par l’autre. Elle est source d’initiation, de vie renouvelée. Elle constitue le symbole même de la vie.

Tradition et temporalité, Thierry Dupoux

La tradition ne se conçoit que dans le processus de transmission, lequel s’inscrit dans le temps. Le temps actuel ou futur est-il plus moderne que le temps passé ? L’accumulation des connaissances et des biens constitue-t-elle un progrès ?

Meurs et deviens…, Marc Henry

Même à travers un humanisme souvent autoproclamé, l’homme reste inachevé tant qu’il n’a pas bénéficié de l’Initiation « majuscule », la naissance d’en haut. Beaucoup d’épines ensuite parsèmeront son chemin, nombreuses seront les vicissitudes, mais le souffle de l’Esprit oriente toujours l’Homme véritable.

La Loge maçonnique, support traditionnel vivant, Patrick Gauchet

Au sein d’un ordre traditionnel attaché à conserver ses rites et ses pratiques, la Loge maçonnique n’en est pas moins un objet mouvant et dynamique, sans cesse en projection.

BIBLIOGRAPHIE

Jean-Pierre Thomas

HISTOIRE

Une illustration historique de la Tradition vivante, Jean-Pierre Thomas

Pleinement actifs dans le siècle des Lumières, les francs-maçons sont restés des émancipateurs aux siècles suivants, s’appuyant sur les principes de liberté, d’égalité et de fraternité. Leur tradition vivante, par la connaissance de soi, donne sa force à un engagement initiatique et éthique.

D’ORIENT ET D’OCCIDENT

Franc-maçonnerie et tradition africaine, Maurice Ekoule Locko

La tradition initiatique existe dans toutes les civilisations, avec des supports spécifiques à chaque culture. C’est le cas en Afrique subsaharienne et, en particulier, dans ce qui est aujourd’hui le Cameroun.

MORCEAUX D’ARCHITECTURE

Architecture et Tradition, François Gruson

ARRÊT SUR IMAGES

Li Chevalier : en équilibre sur la voie du milieu, Daniel Sygit

SYMBOLIQUES

L’équerre ou l’obéissance consentie, Hugo Billard

L’AIR DU TEMPS

La tradition : un passé conjugué au présent, Robert de Rosa

LE QUIZ DE PATRICK Patrick Joiné-Maurin

BULLETIN D’ABONNEMENT

RECENSIONS

LE CHAMP DU POÈTE : Je me souviens d’hier, Jean-Michel Ballif

La Tradition spirituelle et humaniste de la Grande Loge de France

Des textes de référence pour tous : Écossisme – Ésotérisme – Symbolisme – Initiation – Histoire – Religions – Philosophie – Culture – Connaissance…

Un outil de réflexion thématique et didactique unique pour les initiés comme pour les profanes ! Abonnement PVI 2 ans – 8 numéros ou PVI 1 an – 4 numérosEnvois sous pli fermé et discret

Points de Vue Initiatiques #207-« La Maçonnerie : une Tradition vivante »

Revue de la Grande Loge de France – Vivre la tradition

Collectif – GLDF, Mars 2023, 120 pages, 8 €

Pratique de l’amitié bienveillante pour vaincre les émotions négatives

Extrait du livre Travailler sur les cinq obstacles – Par Ajahn Thiradhammo (traduction Jeanne Schut)

Nous commençons l’exercice en nous installant confortablement dans un lieu calme puis nous laissons monter des souhaits bienveillants envers nous-mêmes, qui seront adaptés à ce moment et qui auront du sens pour nous. Voici ce qui est proposé dans les « réflexions sur le bien-être universel » :

Puissé-je me sentir bien et en bonne santé, libre de l’affliction, libre de l’hostilité, libre de la négativité, libre de l’angoisse, et puissé-je maintenir ce bien-être en moi.

Bien sûr, il est assez facile d’évoquer de telles pensées mais développer l’attitude correspondante ou le ressenti profond de ces paroles est parfois beaucoup plus difficile. Une manière très utile de faire passer le bien-être de l’état de pensée à l’expérience directe consiste à déplacer l’attention depuis le centre de la pensée, dans la tête, au centre du ressenti, dans le cœur ; ensuite ressentez profondément le bien-être de toutes les manières possibles. Quelle expérience en avez-vous ? Est-ce physique ? Émotionnel ? Mental ? Vous aurez peut-être besoin d’évoquer un souvenir ou d’imaginer une situation que vous trouvez très réconfortante ou propice à la détente – tout ce qui peut vous aider à vous relier directement à un ressenti de bien-être.

Une fois relié à cette expérience personnelle de bien-être, même si, au départ, elle a été imaginée, voyez si vous pouvez continuer à l’alimenter et à la recharger dans le cœur. En général, on la sent se recharger au moment où on inspire ; tandis que la poitrine se soulève à l’inspiration, on sent le bien-être affluer dans le cœur. Laissez ce ressenti emplir votre cœur et rayonner dans toutes les cellules du corps jusqu’au moindre recoin de votre être.

Grâce à une pratique régulière, vous trouverez de plus en plus facile de générer et maintenir ce ressenti de bien-être. Essayez ensuite de l’étendre vers toute expérience que l’attention considère comme déplaisante ou qui crée de la résistance, des tensions ou une fermeture. « Puisse cette partie de ‘moi’ qui sent ce malaise, être bien et libre de toute souffrance. » Vous pouvez aussi envoyer un souhait de bien-être à des douleurs physiques, le laisser pénétrer ces endroits et dissiper les contractions et les tensions. Vous pouvez apporter ce bien-être à des humeurs ou des émotions désagréables en inspirant dessus, en les accueillant et en leur ouvrant les bras avec gentillesse.

Au fil des années, j’ai découvert que différentes approches fonctionnent pour des personnes différentes à des moments différents. Nous avons tous une longue et douloureuse histoire avec la douleur et la négativité et nous avons vécu toutes sortes de traumatismes pénibles au cours de notre vie. C’est pourquoi il faut peut-être utiliser des méthodes, des attitudes et des réponses différentes pour faire face à différents types de blessures et de réactions négatives à différentes étapes de la pratique. La négativité peut prendre toutes sortes d’aspects, certains assez manifestes et d’autres plus maitrisés. Certains types de blessures se regroupent dans des endroits précis du corps comme le cœur ou la gorge. D’autres sont plus diffus et il y en a même qui n’existent qu’à un niveau physique profond. Certaines formes de négativité peuvent être clairement identifiées tandis que d’autres sont entièrement énergétiques et non-conceptuelles.

Il est généralement plus simple (et parfois plus facile) de pratiquer la bienveillance pour les sensations douloureuses dans certaines parties du corps car celles-ci se manifestent de manière tangible dans des endroits précis. Je dis « parfois plus facile » parce que certaines parties du corps peuvent être tellement durcies dans la contraction qu’il n’y a pas de sensation perceptible à laquelle se relier. Si on en a conscience, on peut observer ce durcissement ou cet engourdissement et y appliquer plus activement de la bienveillance.

D’autres sensations seront des expressions psychosomatiques d’une douleur émotionnelle très lourde et nous ferions fausse route en nous attardant trop sur le plan physique uniquement. Il est bon, dans ce cas, de faire des croisements entre les sensations physiques et les réactions mentales ou émotionnelles.

J’ai également trouvé très utile d’alterner une approche plutôt systématique et rationnelle de type « cerveau gauche » (soutenue par la théorie) et une imagerie guidée, un son ou un mouvement de type « cerveau droit ». Par exemple, nous savons que l’amitié bienveillante peut aider à libérer les tensions corporelles, de sorte que nous pouvons nous détendre systématiquement dans un ressenti de bienveillance. Mais il arrive que cela ne fonctionne plus. Si nous pouvons alors imaginer la bienveillance comme une lumière dorée qui brille dans ces tensions ou respirer en elles avec douceur, le résultat sera plus efficace. Il se peut que le « moi » ait compris comment fonctionnait notre première technique et qu’il refuse de coopérer davantage ; ou bien nous sommes arrivés à des niveaux de subtilité que le cerveau rationnel ne peut pas atteindre, c’est-à-dire le niveau non-conceptuel du vécu.

Tout l’art de cette pratique consiste à ne pas simplement rester dans la tête et diriger avec magnanimité des pensées de bien-être vers les expériences douloureuses, mais plutôt à se fondre entièrement en elles, à sortir de notre pompeuse attitude égotique qui cherche à maîtriser ou éliminer la douleur, et apprendre à nous abandonner humblement en elle. La plus grande partie de la douleur est en réalité une contraction du « moi » ; le moi menacé construit un mur de contraction défensive qui est également douloureux et tendu, de sorte qu’il génère encore plus de douleur et de contraction. Apporter la bienveillance est comme organiser une conférence de paix, créer un environnement sécurisant dans lequel on pourra lâcher ses défenses pour découvrir que la véritable cause de la contraction de douleur est la saisie d’un « moi » illusoire. Grâce à une étude fine de cette douleur, nous pouvons apprendre beaucoup sur le « moi » et ses stratégies de défense.

Ceci dit, il ne faut jamais sous-estimer l’ingéniosité du « moi » qui tente de s’approprier la pratique à ses propres fins. Même s’il est douloureux d’être toujours sur la défensive, le « moi » refuse d’abandonner ses vieilles habitudes, sa stratégie primaire de survie. C’est pour cette raison que nous devons avancer en douceur, dans un véritable esprit de bienveillance, gagner peu à peu la confiance du « moi » : « En effet, je me sens mieux ainsi », mais sans être trop idéaliste : « Je vais vaincre ma négativité avec la bienveillance. » De ce fait, nous cultivons la bienveillance sur la base d’une relation de confiance au lieu de l’utiliser de manière intéressée pour en obtenir ce que nous voulons.

Ainsi, au lieu de nous lancer dans la bienveillance pour tous nos ressentis désagréables, nous pouvons commencer par développer une réceptivité tranquille, une ouverture sans jugement : « Oui, voilà ce qui est. » Ensuite, nous pouvons essayer d’être plus accueillants et tolérants : « Oui, vous faites également partie de mon vécu. » Puis nous pouvons essayer différents modes de bienveillance : « Bonjour, entrez et asseyez-vous. Puis-je faire quelque chose pour vous ? » Enfin, nous pouvons avancer jusqu’à développer une bienveillance toujours plus profonde envers ce qui est déplaisant : « Comment vas-tu ? As-tu quelque chose à me dire, à commenter ou à me conseiller ? » Au final, la bienveillance peut se développer pour devenir une réceptivité inconditionnelle et illimitée.

Le résultat de cette approche est que le déplaisant est désarmé et nous commençons à avoir de plus en plus confiance dans cette façon de procéder. En même temps, le remède qu’est la bienveillance guérit les blessures des vieux traumatismes douloureux, de sorte que ce que nous appelons « déplaisant » peut être accueilli de manière inconditionnelle avec attention et sagesse. Intérieurement, on croit de moins en moins en un « moi » central et personnel. Le « moi » fait tomber sa garde, peut-être jusqu’au point d’être « au chômage » et de ne plus être nécessaire comme défense.

La bienveillance étendue

Les instructions classiques à propos du développement de la bienveillance se poursuivent en l’étendant à un cercle plus large d’êtres. Nous créons notre propre négativité mais nous sommes parfois aussi un dépotoir pour la négativité des autres. Par ailleurs, lorsque nous avons vu le mal que nous nous faisons en nous laissant emprisonner par la négativité, nous éprouvons de la compassion pour ceux que nous voyons emprisonnés ainsi. Quand nous recevons la négativité des autres, nous entendons leur souffrance et nous avons envie de partager le bien-être que nous ressentons avec d’autres êtres.

Nous commençons par une personne avec laquelle il nous est facile de partager ce bien-être, par exemple quelqu’un envers qui nous avons de la gratitude. Une fois que nous arrivons à faire cela facilement, si nous souhaitons étendre davantage la bienveillance, nous pouvons progresser peu à peu en l’adressant à des amis proches, puis à une personne « neutre » (c’est-à-dire que nous ne connaissons pas particulièrement), et finalement à une personne avec laquelle la relation est difficile. Nous pouvons évoquer des souhaits de bien-être pour chacune de ces personnes comme nous l’avons fait pour nous-mêmes :

« Puisse [cette personne] se sentir bien et être en bonne santé, libre de l’hostilité, libre de la négativité, libre de l’angoisse ; puisse-t-elle maintenir ce bien-être en elle. Puissent tous les êtres être libérés de la souffrance ; puissent-ils trouver le véritable bonheur et la paix. »

Choix du texte Ida Radogowski

Ida a créé avec d’autres personnes LA LETTRE DES DEUX VOIES pour favoriser des échanges et des liens entre Francs-Maçon (nes) qui sont déjà dans une démarche bouddhiste ou qui souhaite connaître un peu mieux le bouddhisme.

La lettre est trimestrielle et gratuite, on peut s’y inscrire en précisant son Ob., sa L. et la Ville de résidence à ce mail : lesdeuxvoies@orange.fr

Le Maire de Lyon et le Grand Maître du GODF débattent de la société

De notre confrère tribunedelyon.fr – Par Rodolphe Koller

Grégory Doucet recevait le Grand Maître du Grand Orient de France ce vendredi à l’Hôtel de Ville. À l’origine pour les 250 ans de la loge maçonnique, mais leurs regards croisés se sont également portés sur l’actuellement brûlante des retraites.

Au lendemain de l’utilisation de l’article 49 alinéa 3 de la Constitution par le gouvernement afin d’entériner la réforme des retraites, le maire de Lyon Grégory Doucet et le Grand Maître du Grand Orient de France ont échangé avec Tribune de Lyon. Initialement à l’occasion des 250 ans de la loge des francs-maçons, mais aussi autour des violences survenues en Presqu’île, des questions de démocratie représentative, de laïcité et de République.

S’en prendre à l’Hôtel de Ville de la troisième ville de France, qu’est-ce que cela dit de notre époque ?

Grégory Doucet : La colère provoquée par la façon dont le gouvernement et le président de la République ont appréhendé la réforme des retraites était prévisible, attendue. Après, bien évidemment, je suis contre toute forme de violence, y compris si elle est nourrie par de la colère. Je regrette bien sûr que les manifestants aient pu s’en prendre à l’Hôtel de Ville. Ce sont les services de la Ville et de la Métropole que je remercie parce qu’ils ont été extrêmement efficaces et tout de suite au travail ce matin.

Georges Sérignac : La violence ne peut être que condamnée d’où qu’elle vienne et quelle qu’elle soit, mais évidemment qu’il y a une provocation à la violence. Ce n’est pas à nous de nous prononcer sur la validité ou pas. En revanche, nous avons quelques notions de démocratie et de République au Grand Orient de France. Et donc quand 80 à 90 % d’une population est contre une réforme, ça veut dire que soit elle a été mal expliquée, soit que les gens ne la considèrent pas bonne pour eux.

À partir de là, la moindre des choses est de prendre en compte cette volonté populaire, c’est la base de la démocratie que d’écouter la volonté populaire. Donc condamner la violence bien sûr, mais on ne peut pas ne pas l’excuser et ne pas la comprendre. Quand on n’est pas écouté d’une telle façon, je dirais que tous les moyens sont bons pour se faire entendre. Ça n’excuse en rien la violence, mais ça permet de la comprendre.

Cela dit aussi quelque chose sur l’état de la démocratie représentative, de la façon dont les corps intermédiaires sont ignorés. Que vous inspire le climat social du moment, et le rapport des Français à leurs institutions ?

GD : On peut s’interroger sur le fonctionnement des institutions, pour autant on a une Assemblée, un Sénat, un Parlement, avec des gens de différentes couleurs politiques. Ce qui se passe, c’est qu’on a pour la 11e fois un projet de loi qui passe sans un vote, et sur un sujet aussi majeur que la question des retraites. Les retraites, c’est le quotidien des gens, c’est pour ça d’ailleurs qu’il y a cette colère. Le fait que ça passe sans vote du Parlement, ça veut dire qu’on a enlevé la légitimité démocratique de cette décision. Alors même qu’elle en a besoin, parce qu’elle concerne tout le monde. On parle d’une institution qui est au cœur de notre démocratie, et qu’on a mis au point mort. Or, on ne peut pas avancer sans ce moteur. Ce qui vient de se passer, c’est une trahison démocratique, un recul démocratique. Ce n’est pas possible, ce n’est pas acceptable de trahir à ce point la démocratie.

GS : Je pense que nous ne sommes pas dans une crise de la représentation démocratique. Il y a différentes procédures au sein de l’Assemblée et du Sénat, procédures qui ont été respectées. L’article 49.3 est prévu par la Constitution. Donc dans le fonctionnement des institutions, les choses fonctionnent. Ce qu’il y a, c’est un problème d’écoute de la volonté populaire générale. Et sur un sujet d’une importance absolument essentielle, le sujet de la solidarité sociale. Les retraites c’est, avec la Sécurité sociale, la plus belle expression de la solidarité sociale. Donc sur un sujet aussi sensible, il est certain que nous sommes à un moment très complexe et très compliqué, aussi bien de notre vie démocratique que de notre République.

Après cet épisode récent avec la communauté israélite, et votre position sur le vœu des Échevins, en quoi avez-vous des choses à vous dire sur le sujet de la laïcité ?

GD : Pour le coup, parce que je suis un élu de la République, et que le Grand Orient est à l’avant-garde de la défense des valeurs de la République, ça nous fait forcément un point commun. Sans être un spécialiste, je sais en partie ce qu’on doit à la franc-maçonnerie sur la construction des idées républicaines. Parmi les acquis de notre République, il y a notamment la question de la laïcité. Et c’est un sujet qui est pour moi au cœur de l’exercice de mon mandat. J’ai été amené à me positionner en utilisant comme référence cette grande loi de 1905. C’est une loi qui a très bien su poser un magnifique équilibre entre cette liberté de croire, de pratiquer, et cette liberté de ne pas croire. Et qui dit aussi l’amitié entre toutes les femmes et tous les hommes, quelles que soient leurs croyances. Je pense l’avoir utilisé à bon escient, notamment en ce qui concerne ma venue après le rituel du vœu des Échevins pour être en dialogue avec la communauté catholique. Mais sans venir prendre une part dans un rituel qui appartient à la communauté catholique, parce que ce n’est pas mon rôle en tant qu’élu républicain.

GS : Il est écrit dans notre règlement que le Grand Orient de France accorde une place fondamentale à la laïcité. Ça veut dire que pour nous, ça n’est pas une loi majeure, c’est LA loi majeure, la loi socle de la République. Quand on déroule la pelote de ce que représente la laïcité, c’est vraiment la clé de voûte de la République. Elle rassemble les idées de liberté, égalité, fraternité. Rien n’est possible sans une liberté absolue de conscience, la liberté de culte, et la séparation des Églises et de l’État. Donc une fois que l’on a dit ça, bien sûr que nous sommes absolument favorables à cette séparation entre tous politiques quels qu’ils soient et toutes Églises quelles qu’elles soient.

Or, il peut y avoir une confusion entre l’aspect culturel et l’aspect cultuel, utilisée par les Églises pour enfoncer un coin dans la loi de 1905. Parce qu’on s’aperçoit que les adversaires de la laïcité utilisent certains biais pour mettre de la confusion là où les choses devraient être très claires et très simples. Quand on voit certains maires défendre les crèches dans les mairies, il ne s’agit pas de savoir si c’est culturel ou cultuel, mais si c’est dans la loi ou pas. Et ça ne l’est pas. Les choses sont claires : un petit Jésus, ce n’est pas une représentation culturelle, c’est une représentation religieuse. La loi de 1905 dit que la République ne reconnaît, ne salarie, ne subventionne aucun culte, mais la République garantit la liberté de conscience et le libre exercice des cultes.

Mais la République laïque, c’est évidemment beaucoup plus vaste que le problème religieux, c’est un projet de société, rassembleur. C’est le peuple uni reconnaissant dans sa sphère privée ses différences, ce qu’on oublie souvent de rajouter. Il ne s’agit pas d’un peuple indifférencié dont on gommerait les différences. C’est même un enrichissement pour un peuple d’avoir des différences. Mais au niveau de l’État, le peuple est uni dans un projet commun.

Autre évolution par rapport aux années Collomb, qui revendiquait son appartenance au Grand Orient : personne n’a revendiqué son appartenance dans les nouveaux exécutifs.

GS : Notre règlement est très clair. En franc-maçonnerie, nous ne pouvons pas révéler l’identité d’un membre, ça ne nous appartient pas. En revanche, je vais vous donner un scoop, je suis franc-maçon, et certains l’ont dit pour eux-mêmes. On essaie de beaucoup communiquer pour que les gens perdent cette idée de réseau, d’entre-soi, et de montrer que les franc-maçons sont des gens normaux qui ont un engagement républicain, qui ont une école de pensée qui va plus loin que ce que l’on en raconte. Donc cette affaire de dévoilement, il faut qu’elle arrive à se dédramatiser. Je crois que cela relève de la sphère de l’intime : ceux qui veulent le dire le disent, et qu’on en fasse plus une question.

Quelles relations entretenez-vous l’un avec l’autre ?

GS : Je crois que la question ne se pose pas comme ça. Chaque loge du Grand Orient de France est une association loi 1901. Donc les relations sont les mêmes qu’avec une association.On a des relations personnelles, ou pas ; institutionnelles, ou pas. C’est vraiment de la sympathie mutuelle, de la conjoncture. Mais il n’y a pas d’organisation en réseau de la franc-maçonnerie avec la politique, c’est un fantasme depuis trois siècles.

Mais lors d’une élection, au même titre que l’on pourrait s’appuyer sur l’association des habitants de la rue Édouard Herriot, on pourrait s’appuyer sur une loge maçonnique.

GS : Sauf que les loges du Grand Orient de France sont parfaitement indépendantes de tout pouvoir politique. Qui peut savoir pour qui je vote ? Et je m’attache à ce que les 53 000 membres de notre obédience soient dans le même cas. Après, c’est leur problème si eux veulent avoir des engagements politiques. Mais je crois que notre indépendance est fondamentale pour avoir une parole républicaine qui soit crédible.

GD : Pas besoin d’être franc-maçon pour s’intéresser aux valeurs républicaines, et c’est heureux. C’est bien la preuve que tout cet héritage de la franc-maçonnerie s’est disséminé. Moi aussi, au travers de lectures, d’échanges avec des individus dont je ne sais pas forcément s’ils sont franc-maçons ou non, j’ai découvert quelques figures d’inspiration qui se trouvent être des franc-maçons. Et il n’y a pas besoin, surtout pas, d’institutionnaliser quoi que ce soit entre nous, je pense même que ce serait une erreur. On y perdrait plus qu’on y gagnerait.

Monsieur Doucet, vous avez fait de la représentation des femmes un enjeu important de votre mandat. Au Grand Orient de France, il n’y a que 10 % de femmes depuis que les loges sont devenues mixtes en 2010. Visez-vous la parité ?

GS : Nous sommes une vieille maison, et nous ne travaillons pas à arriver à une parité. Les choses vont évoluer d’elles-mêmes. 8 000 sœurs en dix ans, c’est beaucoup. Dans quelques années, nous serons d’ailleurs peut-être l’obédience qui compte le plus de femmes. C’est un peu plus que 10 % d’ailleurs, mais c’est un mouvement de fond, et surtout une mise en cohérence avec nos valeurs. Nous sommes la seule grande obédience historique à avoir fait ce choix. Nous ne décrétons pas cette parité, ce n’est pas du tout dans nos habitudes, notre fonctionnement. En revanche, nous avons aujourd’hui deux sœurs qui sont au conseil de l’ordre, pour leur qualité, pas pour leur genre. Et les choses vont se faire très naturellement.

GD : La parité, dans la constitution de l’exécutif, est légale. Après c’est vrai qu’on a mis en place un certain nombre d’actions, on pourrait prendre des tas d’exemples. Je crois que la question de l’égalité entre les femmes et les hommes doit être traitée par tous les moyens d’agir. Et sur le fonctionnement du Grand Orient de France, ce n’est pas à moi de juger si la démarche est bonne ou pas. Moi je le fais dans le cadre des fonctions qui m’ont été confiées, et pour moi c’est essentiel d’aller vers une société plus égalitaire. On est au fondement des valeurs républicaines.

Lieu symbolique : La Grande Mosquée de Rome… la plus grande d’Europe !

En quête de perfectionnement moral et d’élévation spirituelle , le Maçon met en pratique un idéal de paix, d’amour et de fraternité. Pour cela, le Maçon travaille, s’instruit et construit. 450.fm œuvre aussi à ce noble objectif en vous offrant de belles respirations à travers différentes rubriques, dont celles, nous l’espérons, des lieux symboliques. Nous profitons de ce mois de ramadan pour vous faire découvrir la plus grande mosquée d’Europe. D’ailleurs, savez-vous où la trouver ?

Revenons, tout d’abord, sur le ramadan. Parfois orthographié ramadhan ou ramaḍān est le neuvième mois du calendrier hégirien. Seul mois dont le nom figure dans le Coran, ramadan est pour les musulmans le « mois saint par excellence » car il constitue le mois du jeûne (ou saoum) et contient Laylat al-Qadr (la nuit du Destin). Le jeûne du mois de ramadan constitue l’un des cinq piliers de l’islam. Au cours de ce mois, les musulmans c’est-à-dire les adultes et les enfants ayant atteint la puberté selon les courants de l’islam ne doivent pas manger, boire, ni entretenir de rapport sexuel de l’aube au coucher du soleil. Ramadan est considéré comme le « mois de la charité » car, lorsqu’il s’achève, le fidèle doit s’acquitter d’une aumône, la zakât al-fitr.

Ramadan 2023 : tout savoir sur le début et la fin

Chaque année, ce sont les mêmes questions que se posent des millions de musulmans à l’approche du ramadan : quand commence et finit le mois du jeûne ? Quand commence le ramadan 2023 ?

Le mois du ramadan 2023 – 1444 débute jeudi 23 mars. Telle est la date fixée par les partisans des calculs scientifiques qui permettent de déterminer en avance le début du mois du jeûne. C’est le cas du Conseil théologique musulman de France (CTMF) mais aussi, dernièrement, du Conseil français du culte musulman (CFCM). Celui-ci, amputé de plusieurs fédérations historiques dont la Grande Mosquée de Paris, a clairement indiqué que le ramadan commence jeudi 23 mars, sans attendre une quelconque Nuit du doute.

Pourquoi l’annonce du 23 mars comme date du début du ramadan 2023 ne fait-elle pas l’unanimité ?

Tout le monde n’est pas aligné sur cette position. Les partisans de l’observation lunaire choisissent en effet d’attendre la Nuit du doute pour se fixer sur le début et la fin du ramadan, soit en procédant eux-mêmes à l’observation, soit en suivant un pays musulman qui a recours à cette méthode. La Nuit du doute aura lieu le mardi 21 mars. Le mois du ramadan pourrait éventuellement débuter mercredi 22 mars selon les résultats des observations.

Plusieurs fédérations musulmanes en France, bien que partisanes des calculs scientifiques pour la détermination des dates du ramadan, ont aussi fait le choix d’annoncer la date solennelle que mardi 21 mars, en prenant notamment en compte l’annonce que fera l’Arabie Saoudite.

Emblème de l’Arabie Saoudite.

La commission théologique mise en place par la Grande Mosquée de Paris et les Fédérations FFAIACA, Foi et Pratique, Musulmans de France et Rassemblement des musulmans de France estime que « ces deux méthodes complémentaires participent à l’unité des musulmans de France et facilitent l’organisation du jeûne du mois de ramadan et de la date de la célébration de l’Aïd al-Fitr ».

Photo JCB

La Grande Mosquée de Rome est la plus grande mosquée d’Europe.

Des terrains avaient été cédés par la ville de Rome en 1974, mais sa construction n’a commencé que dix ans plus tard. Son inauguration a eu lieu le 21 juin 1995. Elle va donc fêter ses vingt ans.

Plan de la ville de Rome.

Située dans un quartier assez peu fréquenté de Parioli, dans la zone de Roma Nord, entre la Villa Ada et les Campi Sportivi, elle est assez discrète malgré les 30 000 m2 qu’elle occupe. Elle est en effet construite dans des matériaux locaux, travertin et briquettes rosées, et la végétation qui l’entoure est typiquement romaine. On la reconnaît grâce à son minaret moderne et ses croissants de lune.

Fayçal ben Abdelaziz Al Saoud (1906-1975), troisième des fils du roi Abdelaziz fondateur de l’Arabie saoudite contemporaine, et roi d’Arabie saoudite de 1964 jusqu’à son assassinat.

C’est un point de rencontre très important pour les musulmans d’Italie. La salle de prière peut accueillir 12 000 fidèles mais ils sont parfois jusqu’à 40 000 à s’y réunir pour des grandes célébrations comme la Fête de l’Aïd. Elle est aussi le siège du Centre Culturel Islamique et abrite une bibliothèque, une école de langue arabe, un centre de congrès. 

Si elle a été financée par le Roi Fayçal d’Arabie Saoudite, il semblait important qu’elle ne soit pas une mosquée « copiée » ou « importée » du pays qui la finance, comme de nombreuses mosquées. Elle se veut la moquée des musulmans italiens, et donc italienne d’abord, d’où l’utilisation des matériaux de construction romains. Avec son tapis qui vient d’Arabie Saoudite, ses stucs et mosaïques marocaines, on y retrouve tout de même des revêtements typiques (et superbes) du monde arabe. Et ce mélange de matériaux est très réussi.

L’architecte Paolo Portoghesi.

Ce sont les architectes Paolo Portoghesi*, Vittorio Gigliotti et Sami Mousawi qui ont dessiné les plans de la mosquée. Ils l’ont voulue baroque, et son architecture est très intéressante : la lumière est très présente grâce à d’habiles jeux de construction et la structure semble très légère, évoquant une forêt avec ses colonnes à trois branches. Vous vous demanderez certainement sur quoi repose la voûte de la Mosquée qui semble ne reposer sur rien…

Accueillante, la Grande Mosquée de Rome est un lieu de lumière et de paix, propice à la prière. Les visites

Photo JCB

La mosquée est un lieu de culte mais les mercredis et samedis, de 9h à 12h, elle peut être visitée librement, sans rendez-vous. Les visites sont gratuites. Vous aurez peut-être la chance d’écouter les explications, en italien toutefois, d’un guide présentant les spécificités de la mosquée, expliquant son architecture et donnant quelques éléments sur l’islam – religion abrahamique s’appuyant sur le dogme du monothéisme absolu et prenant sa source dans le Coran, considéré comme le réceptacle de la parole de Dieu révélée, au VIIᵉ siècle en Arabie, à Mahomet, proclamé par les adhérents de l’islam comme étant le dernier prophète de Dieu.

Photo JCB

N’oubliez-pas, pour toute visite, d’adopter une tenue décente (prévoir un foulard pour vous couvrir la tête des femmes et se déchausser à l’entrée).

Allah écrit en arabe.

450.fm souhaite un bon ramadan à tous nos frères musulmans en humanité en général et à tous nos Frères musulmans en particulier.

*Paolo Portoghesi (né en 1931 à Rome) est un architecte italien, théoricien et professeur d’architecture de l’université La Sapienza de Rome. Il est l’un des plus éminents spécialistes de l’œuvre de Francesco Borromini (1599-1667), architecte italien considéré comme une figure majeure de l’architecture baroque, contemporain de Gian Lorenzo Bernini et de Pierre de Cortone. Nous devons aussi à Paolo Portoghesi la mosquée de Strasbourg.

Photo JCB

Sources : saphirnews, Wikipédia, Wikimedia Commons, rome pratique

24/03/2018 : Notre Frère Arnaud Beltrame, héros national, passe à l’Orient Éternel

5 ans déjà ! Ne pas oublier.

Le myosotis – Forget me not, « Ne m’oublie pas »

Né le 18 avril 1973 à Étampes, dans l’Essonne, et mort en service le 24 mars 2018 à Carcassonne (Aude), Arnaud Beltrame est un officier supérieur de Gendarmerie.

Facebook Gendarmerie nationale

Il est connu pour s’être volontairement substitué à un otage au cours de l’attaque terroriste menée par l’assassin islamiste Radouane Lakdim* du vendredi 23 mars 2018 à Trèbes, dans l’Aude, et avoir succombé aux blessures reçues durant ce lâche attentat.

Son sacrifice a eu un grand retentissement en France et à l’étranger, et lui a valu un hommage national.

Arnaud Beltrame, lors d’une cérémonie militaire dans l’Aude en février 2018.
  • Colonel Arnaud Beltrame, Franc-Maçon de la Grande Loge de France

La Grande Loge de France a organisé une cérémonie en hommage au Frère Arnaud Beltrame le jeudi 19 avril 2018 au Grand Temple Pierre Brossolette, en l’Hôtel de la Grande Loge de France. Lors de la Tenue funèbre, le Vénérable Maître de la Loge « Jérôme Bonaparte » déclare :

« Tu t’es dressé à la hauteur de Jean Moulin et de Pierre Brossolette. Tu as porté haut les mots honneur, patrie et fidélité. Tu nous as rappelé qu’il vaut mieux mourir fidèle à ses idéaux que de vivre sans âme. »

Avant de conclure par une phrase du Talmud : « Qui sauve une vie sauve l’Humanité entière. »

Quant au Grand Orateur d’alors, il a prononcé les mots suivants : « C’était un homme mosaïque, officier, chrétien et franc-maçon. Nous luttons trop contre toute forme de prosélytisme pour nous approprier son acte. Sa mort n’est pas une défaite, car il nous guide des Ténèbres vers la Lumière. »

Un Temple porte désormais son nom rue Puteaux.

  • Rappelons-nous l’hommage national à l’Hôtel des Invalides

Le 28 mars 2018, le cercueil est convoyé devant le Panthéon, d’où part un cortège funèbre jusqu’aux Invalides en passant par les quais de Seine. Le corbillard est précédé de motocyclistes de la Gendarmerie et entouré de la cavalerie de la Garde Républicaine. C’est la première fois, à la connaissance de l’historien Christian Amalvi, qu’un hommage national est précédé d’un tel cortège.

La cérémonie de l’hommage national est présidée par le président de la République Emmanuel Macron dans la cour de l’Hôtel des Invalides, en présence de trois anciens présidents de la République (Valéry Giscard d’Estaing, Nicolas Sarkozy et François Hollande) et de nombreuses personnalités politiques.

Les drapeaux sont mis en berne sur l’ensemble du territoire. La cérémonie est ouverte exceptionnellement au public. Dans son éloge funèbre, le président de la République indique que « le nom d’Arnaud Beltrame devenait celui de l’héroïsme français, porteur de cet esprit de résistance qu’est l’affirmation suprême de ce que nous sommes ». Il est fait, à titre posthume, commandeur de la Légion d’honneur.

  • Arnaud Beltrame : un nom passé à la postérité

De nombreuses promotions de grandes écoles portant son nom et de nombreux lieux sont nommés en sa mémoire. Au printemps 2019, c’est plus de 150 communes qui ont déjà ou prévoient de baptiser à son nom une voie, une place ou un établissement communal.

Il s’agit d’une approximation car il n’existe pas de liste officielle et exhaustive de cet engouement qualifié de « France Arnaud Beltrame ». En 2020, un jardin Arnaud-Beltrame est inauguré dans le 3e arrondissement de Paris.

Nous n’oublierons jamais son courage, sa bravoure et son sacrifice. RESPECT !

« LE TRAVAIL POUR LOI, L’HONNEUR COMME GUIDE »

Telle est la devise de l’École Militaire Interarmes (EMIA), d’où le Colonel Arnaud Beltrame, Commandeur de la Légion d’honneur, était sorti major, promotion « Campagne d’Italie » (1999-2001).

LE TRAVAIL POUR LOI

Fort de sa foi et de son courage, l’officier issu du rang n’a d’autre alternative pour s’imposer. « Le travail est beau et noble » disait Alfred de Vigny, « Il donne une fierté et une confiance en soi que ne peut donner la richesse héréditaire ».

Conjugué à l’expérience, il donne aussi la compétence, source de confiance pour les subordonnés, et qui, le jour du combat, permettra de limiter la marge d’incertitudes.

La devise de l’EMIA est celle de l’ancienne école militaire d’infanterie et des chars de combat de Saint-Maixent.

Mais il implique d’autres qualités :

La force de caractère, qui est le produit du courage et de la volonté. Forgée souvent dans la difficulté et dans l’adversité, elle permet d’oser, d’exiger toujours plus tant de soi-même que des autres, d’entreprendre davantage.

L’honnêteté, qui incite à ne pas cacher ses faiblesses, mais plutôt à chercher à les corriger.

La rigueur, c’est-à-dire la volonté d’appliquer strictement les règlements, d’aller jusqu’au bout de ses décisions, de ne pas se contenter de « L’à peu près ».

La disponibilité, qui amène l’officier à donner la priorité au Devoir.

L’HONNEUR COMME GUIDE

L’officier de l’Ecole Militaire Interarmes qui a fait sienne cette devise défend entre autres les valeurs suivantes :

La loyauté, c’est-à-dire la fidélité à tenir ses engagements, à respecter les lois et les conventions librement acceptées. La loyauté accroît la confiance et l’estime réciproque, l’esprit d’équipe.

Le courage physique et moral, qui permet de continuer son action avec calme et fermeté en dépit du danger, de reconnaître ses erreurs, mais aussi de faire exécuter ses décisions lorsqu’elles sont justifiées.

Le goût de l’effort, parade à l’approximatif, à la routine, à l’égoïsme et au scepticisme.

L’esprit de discipline, pris dans un sens actif et participatif faisant appel à l’intelligence, à l’esprit d’initiative, au sens de la responsabilité.

Le sens de l’humain, car le commandement n’est autre qu’une relation entre des hommes et que l’efficacité de l’un dépend en grande partie de la qualité de l’autre. Commander exige de comprendre les hommes, de les respecter.

La solidarité enfin, la conscience de la communauté d’intérêt des officiers, de l’Armée et de la Nation en général, entraînant l’obligation morale de ne pas desservir les autres et de leur porter assistance.

En hommage. À mon camarade parachutiste et gendarme.

*Franco marocain de 25 ans inscrit au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste, fiché S, Redouane Lakdim, petit délinquant devenu « soldat » de Daesh, né le 11 avril 1992 au Maroc et domicilié dans la petite cité Ozanam de Carcassonne, a abattu, ce vendredi 23 mars, quatre personnes dans les attaques sanglantes de Carcassonne et Trèbes, dans l’Aude.

Sources : Wikipédia, Wikimedia Commons, Direction générale Gendarmerie nationale (DGGN), www.ladepeche.fr, www.francetvinfo.fr

Les Cahiers de l’Alliance N°14 – La Mort au présent face à l’éternel Orient

Quatorze numéros… déjà ! De « La Lumière », thème du premier cahier de la « Revue d’études & recherche maçonniques » de la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française, que de chemin parcouru.

Pour les Sœurs et Frères qui ne connaissent pas encore Les Cahiers de L’Alliance, ceux-ci proposent un regard différent sur les grands sujets intemporels de la pensée maçonnique comme sur les défis auxquels la tradition spirituelle est aujourd’hui confrontée. Ils s’adressent à un large public soucieux d’approfondir sa recherche spirituelle et de parfaire sa culture. Le Maçon étant un cherchant, ne doutons pas qu’il trouvera dans ces toujours très beaux cahiers sur le plan qualitatif, de quoi étancher sa soif naturelle de savoir.

Danse macabre de Guyot Marchant, 1486.

Cette cinquième saison des Cahiers est placée sous le regard de Ludwig van Beethoven (1770-1827) ce « génie passionné de fraternité ». Même s’il n’était pas Maçon, ce compositeur, pianiste et chef d’orchestre allemand comptait beaucoup d’amis membres de cette sociabilité.

La camarde.

La mort, c’est l’arrêt de la vie. Pour le Maçon, c’est là où tout commence…

La thématique est « La Mort au présent face à l’éternel Orient ». Notons tout d’abord que le terme Mort est écrit, ici, avec un ‘’M’’ majuscule. La Mort, représentation allégorique, prend alors l’aspect d’un squelette armé d’une faux. On dit aussi la Faucheuse, voire la grande Faucheuse).

Est-ce pour faire un pied de nez à l’Orient Éternel que les rédacteurs utilisent le terme d’éternel Orient. Du nom de cette association de fait regroupant les anciens grands maîtres qui ne s’accrochent pas à la chaire du roi Salomon et descendent de charge afin de se trouver en toute fraternité.

Le crâne humain est un symbole universel de la mort, peinture de Giovanni Francesco Barbieri.

La mort a toujours été un vaste sujet. Y compris pour les philosophes qui traitent de cette thématique sous plusieurs angles, tels Platon, Épicure ou encore Spinoza. Les approches sont donc différentes et la conceptualisation n’est pas la même. Ainsi, en philosophie, il n’est pas admis de façon absolue que la mort soit la fin de la vie. A-t-elle-même une réelle fin ? N’est-il pas inscrit au fronton du mausolée/dolmen sous lequel repose le fondateur de la doctrine spirite Allan Kardec la devise : « Naître, mourir, renaître encore et progresser sans cesse, telle est la Loi ».

La Faucheuse est l’une des allégories de la Mort.

Revenons à ce numéro 14 de février 2023 où la page quatre est consacrée à la façon dont les Cahiers sont perçus dans la presse maçonnique. Pas moins de 11 sites, blog, journaux et magazines sont référencés comme ayant fait, en quelque sorte, l‘éloge desdits Cahiers. Suit ensuite, après le sommaire, la brève présentation de l’Alliance, une Grande Loge créée au printemps 2012 et accueillant à ce jour 15 000 Frères et 700 loges. Une obédience s’inscrivant dans le courant de la Franc-Maçonnerie de tradition spirituelle initiatique dont elle partage les fondements et les valeurs.

Le Baiser de la Mort, célèbre sculpture de Barcelone (1930).

Sa démarche a pour vocation d’accompagner ceux qui la rejoigne dans leur quête de spiritualité sans renier leur propre famille de pensée. Il ne vous a pas échappé non plus que de six maisons des rites, la GL-AMF est récemment passée à sept – nombre supposé porter bonheur car sacré, par exemple, dans de nombreuses religions, entre autres –, en ouvrant ses portes au Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm.

Un brin satirique l’avant-propos de Fred Picavet, Grand Maitre, intitulé « On ne badine pas avec la mort ». Paraphrasant le nom de la pièce de théâtre en trois actes d’Alfred de Musset, publiée en 1834 dans la Revue des deux Mondes « On ne badine pas avec l’amour ». Si Musset fait dans cette pièce une critique de l’éducation religieuse, celle-ci apprend aux jeunes filles à refuser l’amour, à ne pas céder à la tentation qu’il représente pour ne pas se détourner de Dieu.

Où l’on nous parle de la Camarde, un terme tiré de l’occitan que certains découvriront, et qui est une figure allégorique et anthropomorphique de la Mort représentée généralement sous les traits d’un squelette ou d’un cadavre décharné.

La mort étant un sujet qui fascine toutes les sociétés et qui, depuis toujours, donne lieu à de nombreuses recherches anthropologiques, le professeur de philosophie Gaston-Paul Effa, quant à lui,  et son « Les morts ne sont pas morts », nous apporte son regard éclairé sur la vision africaine de la vie et de la mort qui sont indissociables. Nous retenons aussi la très belle interview de Jean Dumonteil, directeur de rédaction auprès de Marie de Hennezel, psychologue, psychothérapeute et écrivaine, connue pour son engagement à l’amélioration des conditions de la fin de vie.

Marie de Hennezel, en 2016.

Son « Face à la mort, nous sommes frères » remet, en quelque sorte, l’église au milieu du village. Où notre société qui escamote la mort ne peut toutefois pas l’ignorer, n’hésitant pas à citer François Mitterrand dans la préface de son ouvrage La mort intime (Éd. Robert Laffont, 1995) :

Président François Mitterrand
Président François Mitterrand

« Comment mourir ? Nous vivons dans un monde que la question effraie et qui s’en détourne. Des civilisations, avant nous, regardait la mort en face ? Elle dessinait pour la communauté et pour chacun le chemin du passage. Elle donnait à l’achèvement de la destinée sa richesse et son sens. Jamais peut-être le rapport à la mort n’a été si pauvre qu’en ces temps de sécheresse spirituelle où les hommes, pressés d’exister, paraissent éluder le mystère. Point, ils ignorent qu’ils tarissent ainsi le goût de vivre d’une source essentielle. » Tout est dit !

François-Xavier Tassel, praticien de l’urbanisme qui a enseigné la sociologie du travail au CRA-CNAM de Reims et par ailleurs Grand Orateur du Grand Chapitre du Rite Français nous invite à un décryptage de la mort dans nos sociétés. Une véritable sensibilisation quant au rites funéraires comme manifestation de la civilisation.

Les autres textes que nous devons à des plumes connues, telles celles de Pierre Pelle Le Croisa, Jacques Trescases, Gaël de Kerret ou encore Jean Dumonteil, nous font vraiment prendre conscience,

de l’approche paléontologie avec la découverte de rites funéraires comme élément important pour déterminer le degré d’éveil social d’un hominidé à l’approche philosophique des Lumières en Europe, que la mort n’est pas la fin…

Gardons à l’esprit notre batterie de deuil « Gémissons, Gémissons mais Espérons », à couvrir par une batterie d’Espérance « Espérons, Espérons en confiance, Espérons en confiance et en sérénité ! »

Le sommaire : Avant-propos : On ne badine pas avec la mort, Fred PICAVET:Les morts ne sont pas morts, Gaston-Paul EFFA:Face à la mort, nous sommes frères, Marie de HENNEZEL/La mort pour décrypter la société, François-Xavier TASSEL/La mort est le sens de la vie, Pierre PELLE LE CROISA/Réflexions d’un initié sur la mort, Jacques TRESCASES/Du songe à la mort : une lecture des Tenues funèbres, Gaël de KERRET/La Franc-maçonnerie ou l’amour de la mort, Jean DUMONTEIL

Chez Numérilivre : Acheter ce cahier N° 14 – Abonnement annuel à la revue de la GL-AMF comportant 3 numéros Ou sur esophoros, la boutique de l’Alliance.

Les Cahiers de l’Alliance N°14 – La Mort au présent face à l’éternel Orient / Collectif – GL-AMF, 2023, 116 pages, 20 €

Les illustrations de cet article ne sont pas celles reproduites dans ce 14e volume, mais issues de Wikimedia Commons.

Ludwig van Beethoven travaillant à la Missa solemnis – Portrait de Joseph Karl Stieler, 1820.
L’Ankou – en breton an Ankoù – : la légende bretonne aux origines celtes…

Franc-maçonnerie – Grand Orient du Brésil sous une nouvelle direction

De notre confrère brésilien 180graus.com

Le Grand Orient de l’État de Piauí – GOB-PI, a tenu une élection le 11 mars de cette année 2023 pour les fonctions de Grands Maîtres et Grands Maîtres adjoint (2023/2027). Ont été élus : l’Éminent Grand Maître, Francisco Valdeci de Sousa Cavalcante et le Grand Maître Adjoint, Salomão Oka, tous deux concurrents, obtenant 100 % des voix dans toute la juridiction GOB.

Valdeci est un homme d’affaires, avocat et professeur d’université ; Président du Système Fecomércio-PI/Sesc/Senac/Ifpd et Administrateur de la Confédération Nationale du Commerce (CNC).

Doté d’un haut degré d’entrepreneuriat. Son plan de gouvernement comprend une longue liste d’objectifs innovants, considérés comme une priorité pour la revitalisation de l’Ordre en général, tels que : l’élaboration d’une planification stratégique pour le GOB-PI ; mise en œuvre du réseau du système d’information électronique ; création de TV-GOB-PI numérique ; Appui à l’Académie Maçonnique des Lettres (AMALPI) ; exécution d’accords avec des entités publiques et privées dans le domaine de la santé, des loisirs, de l’éducation et du tourisme ; promotion et organisation de conférences, séminaires et actions avec la participation d’autorités et de spécialistes du monde profane pour débattre de sujets d’intérêt pour la société, parmi de nombreux autres sujets compatibles avec la modernisation et la préservation des institutions sociales.

Le nouveau Grand Maître apparaît comme l’un des plus grands leaders idéalistes de la franc-maçonnerie Piaui contemporaine.

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Franc-maçonnerie et mafia en Sicile

De notre confrère italien editorialedomani.it

Dans la petite ville de Castelvetrano, patrie et siège criminel des Denaros de Messine, il existe plusieurs loges maçonniques (six sur les dix-neuf opérant dans toute la province de Trapani) et que dans l’administration municipale de Castelvetranese, il y avait une forte présence de membres de la franc-maçonnerie parmi les élus (4 sur 5), et (7 sur 30)chez les cadres et employés communaux.

Il était notamment arrivé qu’en novembre 2014, l’un des conseillers municipaux de Castelvetrano ait été arrêté pour crimes mafieux. Dans le cadre de l’enquête connexe, entre autres, une conversation a été enregistrée par lui qui, à un autre conseiller municipal, racontait son lien avec la famille Messina Denaro, des visites et des rencontres avec Francesco Messina Denaro (père di Matteo) quand il était un fugitif, et avec Matteo lui-même, également un fugitif, soulignant l’émotion que lui causaient de tels contacts et son dévouement à ces personnages.

Le directeur a donc été suspendu de ses fonctions puis réintégré suite à son acquittement en première instance en décembre 2015. Son retour, cependant, en mars 2016, a entraîné la démission de vingt-huit administrateurs justement en rapport avec le contenu de ces écoutes téléphoniques des conseils municipaux ( sur trente) et, par conséquent, la mise en service du conseil municipal de Castelvetrano avec la nomination, le 24 mars 2016, par la Région Sicilienne, d’un magistrat à la retraite. Selon la législation régionale, cependant, le maire et le conseil sont restés en fonction.

Main ensanglantée

Quelques mois plus tard, précisément à l’été 2016, trente ans après la découverte à Trapani de la loge secrète « Iside 2 », née sous la bannière du club culturel « Scontrino », et dans laquelle, aux côtés de personnages issus des institutions, assis les plus importants patrons de la mafia, la franc-maçonnerie est revenue pour parler comme un possible lieu clé, selon certaines enquêtes des procureurs de Trapani et de Palerme, pour la composition des intérêts mafieux, politiques et commerciaux, y compris ceux attribuables à Messina Denaro.

Au-delà des résultats de ces investigations toujours en cours, la Police et la Préfecture ont d’emblée mis en évidence que dans la petite ville de Castelvetrano, patrie et quartier général criminel des Denaros de Messine, il existe plusieurs loges maçonniques (six sur dix-neuf opérant dans l’ensemble du province de Trapani) et que dans l’administration municipale de Castelvetranese, historiquement déjà l’objet d’intérêts mafieux mais aussi, comme mentionné, abritant certains partisans du fugitif, il y avait une forte présence de membres de la franc-maçonnerie parmi les conseillers (4 sur 5), autres conseillers (7 sur 30) étant cadres et employés communaux.

En effet, la préfecture de Trapani elle-même a souligné que les listes officielles des membres de la région de Trapani semblaient incomplètes par défaut et qu’il n’était donc pas possible d’obtenir une description globale du phénomène.

C’est pourquoi, au cours de la mission, la Commission a procédé à une série d’auditions, en grande partie secrètes, d’autorités locales, de conseillers municipaux qui s’étaient ouvertement prononcés contre Messine Denaro et, pour cette raison, étaient devenus la cible d’attaques et de menaces, des Trapani judiciaires (le procureur de Trapani et les juges qui avaient traité l’affaire du meurtre de Rostagno) sur les enquêtes en cours et sur les aspects particulièrement inquiétants d’une série de crimes graves commis dans cette province.

Un peu plus tard, la confirmation définitive et éclatante des préoccupations de la Commission est avérée. Il était évident et documenté, en effet, que cette même municipalité de Castelvetrano, également peuplée de nombreux membres des différentes loges maçonniques, avait souffert d’infiltration mafieuse et a été dissoute conformément à l’art. 143 Tuel.

Cible

A Trapani, d’ailleurs, au mois de juin 2017, en pleine campagne électorale, Girolamo Fazio, ancien maire et candidat aux élections administratives, a été rejoint. Par mesure de précaution,  les élections ont été invalidées faute d’avoir atteint le quorum d’électeurs et un commissaire a pris ses fonctions à la place du maire.

Rien qu’en 2017, d’autres enquêtes importantes se sont succédées à un rythme effréné : pour des raisons mafieuses, le tribunal de Trapani a ordonné d’importantes mesures personnelles et patrimoniales contre des hommes politiques comme Giuseppe Giammarinaro, un ancien parlementaire régional ; en novembre, Gianfranco Becchina, un marchand d’art bien connu, considéré comme un proche de Matteo Messina Denaro, et son financier, a fait l’objet d’une mesure de sûreté patrimoniale : des saisies et confiscations pour plusieurs millions d’euros ont été ordonnées.

En outre, dans la province de Trapani, pour la première fois, l’administration judiciaire conformément à l’art. 34 décret législatif n. 159/2011 d’un établissement de crédit, la Banca di Credito Cooperativo Sen. Pietro Grammatico, dont le siège social est à Paceco.

Actuellement, dans la région de Trapani, la présence d’environ 200 sujets, déjà détenus pour crimes mafieux et trafic de drogue, fait également l’objet d’une enquête, qui, après avoir purgé leur peine, sont désormais en état de liberté.

Par conséquent, à la suite de la mission de Trapani, les déclarations faites par le président et les membres de la Commission lors de la conférence de presse finale, les réactions journalistiques ultérieures des conseillers maçonniques qui se sont sentis criminalisés par l’attention des institutions sur l’affaire Castelvetrano, donc, Stefano Bisi, Grand Maître de l’association maçonnique dite « Grande Oriente d’Italia » (Goi) a demandé, par une lettre datée du 28 juillet 2016, à être entendu pour expliquer la position de son obédience par rapport à une éventuelle perméabilité mafieuse.

La Commission anti-mafia a accueilli cette demande avec un vif intérêt et, quelques jours plus tard, le 3 août 2016, Stefano Bisi a été entendu en séance plénière au Palazzo San Macuto.

L’attitude assumée par le Grand Maître, cependant, loin d’apparaître transparente et collaborative dans la poursuite de l’objectif, que l’on croyait commun pour empêcher la pollution par la mafia des associations privées licites et historiques, s’est révélée être celle d’un bouclage manifeste et d’une forte méfiance à l’égard de l’institution.

De là découle donc la nécessité pour la Commission d’ouvrir les enquêtes appropriées également par l’exercice des pouvoirs d’enquête parlementaire.

Ainsi, des épisodes récents d’infiltration mafieuse dans la franc-maçonnerie ont été mis en évidence et des faits graves similaires du passé ont été mis à jour, suggérant à la fois l’existence et la récurrence dans le temps d’infiltrations par la Cosa Nostra et la ‘Ndrangheta dans la franc-maçonnerie, et que, parallèlement à la métamorphose des mafias de moins en moins violentes et plus collusoires, la composition d’intérêts illicites pourrait parfois se faire précisément par le biais de loges maçonniques auxquelles appartiennent, entre autres, des représentants de la classe dirigeante et des entrepreneurs du pays.

Kenley Talmer devient le premier haïtien élu Grand Maître Adjoint à la Grande Loge ANI du Canada

De notre confrère juno7.ht – Par Dimitry Charles

Kenley Talmer devient le premier haïtien à occuper la fonction de Grand Maître Adjoint aux affaires intérieures de la Grande Loge ANI du Canada. La Grande Loge ANI, la plus grande obédience libérale au Canada, a organisé le 12 février dernier l’élection de son nouveau Collège d’officiers pour l’année 2023. Dix nouveaux membres ont été élus dont l’haïtien Kenley Talmer qui va occuper le poste du Grand Maître Adjoint aux affaires intérieures pendant trois ans. Lors d’une interview accordée à Juno7, l’originaire de la ville de Fort-Liberté a parlé de son parcours, son contentement, sa mission et tant d’autres sujets liés à ce nouveau poste.

En effet, tout a commencé pour Kenley en Haïti à la Loge Jean-Jacques Dessalines le Grand #5 à la Grande Loge d’Haïti de 1961. ” J’ai par la suite continué mon parcours initiatique au Québec, à la Loge l’Arche d’Alliance #7, où j’ai eu le privilège d’assumer le rôle de Vénérable Maître pendant trois ans. J’ai siégé au Conseil de l’ordre de la Grande Loge ANI du Canada pendant un an avant de devenir Grand Maître Adjoint aux affaires intérieures de la Grande Loge Ani du Canada”, a-t-il expliqué.

Kenley Talmer qui est un passionné de lecture, d’écriture et de politique, a exprimé sa satisfaction après son élection à ce poste. “Je suis le premier Haïtien à occuper cette fonction au sein de l’obédience. Je suis très fier de mon cheminement initiatique. Être Grand Maître Adjoint est d’abord pour moi un honneur, un privilège, mais aussi un devoir envers la communauté haïtienne”, a-t-il dit. “Le titre me donne l’opportunité de représenter la communauté, la jeunesse et de continuer mon cheminement à un autre niveau.”

Pendant trois ans, Kenley Talmer aura pour mission d’accompagner le sérénissime Grand Maître dans ses fonctions. Parallèlement, il veillera au bon fonctionnement de toutes les loges de la Grande Loge ANI, a-t-il déclaré.

Il a profité de cette interview pour donner quelques détails sur la franc-maçonnerie qui selon lui est une association philosophique et progressive basée sur la vraie fraternité, ayant pour objectif la recherche de la vérité et la pratique de la solidarité qui en est l’expression. “Le Franc-maçon invoque le Grand Architecte de l’Univers. La Maçonnerie professe la croyance en l’immortalité de l’âme, mais elle n’impose aucun précepte. Aucun culte n’y est enseigné. Aucune vérité n’y est révélée”, a-t-il ajouté.

Kenley Talmer devient le premier haïtien élu Grand Maître Adjoint à la Grande Loge ANI du Canada

Focus sur Kenley Talmer

En dehors de la franc-maçonnerie, Kenley Talmer est un courtier en assurance, Podcasteur et animateur de Radio.
Il a suivi diverses formations en Administration électorale et en politique. Il a été élu député, puis sénateur du Parlement Jeunesse haïtien, ministre de l’Intérieur et des Collectivités territoriales du Gouvernement Jeunesse haïtien, jeune parlementaire au Parlement mondial de la Jeunesse pour l’eau et représentant officiel des Cercles nationaux de Réflexion sur la Jeunesse pour la Caraïbe.

Engagé dans la défense des droits de l’homme et l’éducation sanitaire, Kenley devient secrétaire général de Diagnostik Group. Il est l’initiateur de la première École d’été de la Gouvernance en Haïti. En 2014, il représente Haïti à la Simulation de l’organisation mondiale du Commence à Montréal où il décroche le prix Coup de cœur. L’année suivante, il incarne un eurodéputé à la Simulation du Parlement européen Canada-Québec-Europe (SPECQUE). De 2015 à 2018, il est coordonnateur de projets au Centre pour la Promotion de la démocratie et de l’éducation participative (CPDEP).