Accueil Blog Page 604

Le libre arbitre du maçon

De notre confrère brésilien folhadolitoral.com.br

Le libre arbitre est une composante de la liberté et se définit comme la capacité supposée de l’homme à choisir entre différentes options et à agir ainsi selon son libre arbitre et son choix, en évaluant et en assumant les conséquences.

Le libre arbitre est une composante de la liberté et se définit comme la capacité supposée de l’homme à choisir entre différentes options et à agir ainsi selon son libre arbitre et son choix, en évaluant et en assumant les conséquences. C’est-à-dire un concept philosophique qui suppose que les gens ont le pouvoir de choisir et d’agir de manière autonome, sans être déterminés ou influencés par des facteurs externes, tels que la nature ou la société.

Cette définition est une synthèse générale du concept de libre arbitre, car le sujet a fait l’objet de débats en philosophie à travers l’histoire, avec différentes perspectives concernant cette prétendue faculté humaine, présentant des variations de formulation et d’interprétation entre différents philosophes et écoles de pensée. pensée.

Portrait de Socrate. Marbre, œuvre romaine du Ier siècle.

Pour les présocratiques, par exemple, ce n’était pas encore une question centrale, puisque pour eux le destin est prédéterminé et inaltérable. Le libre arbitre commence à prendre de l’importance avec Socrate (470-399 av. J.-C.), pour qui la vertu suppose la connaissance et le choix conscient. 

Buste d’Aristode.

Platon (429-347 av. J.-C.) apporte l’idée de l’âme immortelle et l’existence d’un monde d’idées, où les âmes auraient accès à toutes les connaissances. La liberté, pour Platon, est la possibilité de choisir la meilleure option pour l’âme, sur la base des connaissances acquises. Pour Aristote (384-322 av. J.-C.), le libre arbitre est la capacité de l’homme à guider ses actions selon la raison. Il croyait que les choix sont faits en fonction de ce qui est jugé bon et que c’est la raison qui détermine ce qui est bon et ce qui est mauvais. 

Augustin d’Hippone.

Au Moyen Âge, Augustin d’Hippone (354-430) a compris que la volonté humaine n’est pas libre, puisqu’elle est toujours liée au péché originel et à la nécessité du salut divin. Déjà Thomas d’Aquin (1225-1274), tout en reconnaissant l’existence du péché originel, défendait que le libre arbitre est une faculté donnée par Dieu aux êtres humains.

Dans la modernité, Descartes (1596-1650) croyait que la liberté est la capacité de choisir entre deux options également possibles, et que cela est possible grâce à la faculté de penser. Spinoza (1632-1677), à son tour, a critiqué l’idée de libre arbitre, arguant que tous les choix sont déterminés par la nature et l’univers. Pour Rousseau (1712-1778), le libre arbitre est une source d’aliénation et de malheur, car la liberté humaine est supprimée par la société, tandis que le vrai bonheur ne peut être atteint que par la liberté individuelle et l’autodétermination.

Au XIXe siècle, Kant (1724-1804) soutenait que la liberté est une condition de la moralité et que la raison est capable de déterminer ce qui est bien et ce qui est mal. Schopenhauer (1788-1869) pensait que le libre arbitre n’existait tout simplement pas, car les choix humains sont influencés par de nombreux facteurs externes et internes, tels que le tempérament, l’environnement et les émotions. Il voyait l’être humain comme un être déterminé par la volonté, et non comme un être libre. 

Søren Kierkegaard, circa 1840.

Kierkegaard (1813-1855) croyait que le libre arbitre est une condition fondamentale de l’existence humaine : la liberté individuelle est nécessaire à l’authenticité et à l’épanouissement personnel, et le libre choix est essentiel à l’existence d’une vie pleine de sens. 

John Stuart Mill, en 1865.

Pour John Stuart Mill (1806-1873), le libre arbitre est une condition nécessaire au progrès humain, puisque la liberté individuelle est essentielle à l’innovation, au développement social et à l’avancement de la civilisation. Nietzsche (1844-1900) considérait le libre arbitre comme une source de puissance et de créativité humaines. La liberté individuelle permet aux gens de devenir plus créatifs, indépendants et épanouis.

La semaine prochaine nous reviendrons sur le sujet.

Basé sur openai.com, plato.stanford.edu, wikipedia.org et les travaux de JM Fischer, R. Kane, T.Pink et S.Nichols/G.Caruso.

Responsable : Perseverança Masonic Lodge – Paranaguá – PR (loja159@fgsia.com)

19/04/23 : Conférence publique retraçant 130 ans de franc-maçonnerie au Droit humain à Besançon

De notre confrère macommune.info

Une conférence-débat se déroulera mercredi 19 avril au temple maçonnique de la rue Emile Zola à Besançon. Elle sera animée par Amande Pichegru, Grand Maître national de la Fédération française du Droit humain, l’obédience internationale pionnière des mixités.

Coup de tonnerre en franc-maçonnerie ! Il y a 130 ans, sous l’impulsion de la féministe Maria Deraismes et du militant laïque Georges Martin, la toute première organisation mixte de l’histoire de la franc-maçonnerie universelle réunissant dans ses loges femmes et hommes en pleine égalité de droits et de devoirs est créée le 4 avril 1893 : c’est le Droit humain.

Un demi-siècle avant le droit de vote accordé aux femmes, l’évènement n’était pas dénué de radicalité, de courage… et d’oppositions ! Une utopie de démocratie, de mixités, d’égalité et de fraternité en action pouvait enfin se vivre librement dans le secret de certains temples… avant qu’elle ne puisse commencer à devenir, bien plus tard, début de réalité dans la société (le chantier n’est toujours pas achevé !). De cette transgression dans un milieu initiatique alors dominé par les hommes naît ainsi à la fin du 19siècle le Droit humain, une obédience unique dans le paysage maçonnique français et mondial, car désormais de toutes les mixités (mixité de genre, sociale, générationnelle, professionnelle, d’options spirituelles, de nationalités…).

À l’avant-garde de combats sociétaux, ses membres pionniers ont donné à leurs héritiers d’aujourd’hui l’impulsion et l’inspiration pour un travail toujours inachevé au service du progrès de l’humanité.

Le Droit humain, né en France, est aujourd’hui la première organisation maçonnique mixte au monde, et s’honore en 2023 de réunir près de 32 000 hommes et femmes dans leurs divers temples répartis dans plus de 60 pays ! De Montréal à Yaoundé, de Reykjavik à Tokyo, de Tahiti à Besançon, Sœurs et Frères travaillent unis en mixités pour le même idéal progressiste qu’ils veulent atteindre grâce aux vertus initiatiques de rituels constructeurs d’individualités libres et engagées… Leurs réflexions collectives sont largement offertes au débat public via www.droithumain-france.org, les réseaux sociaux et de nombreuses conférences ouvertes au public. La pandémie qui a sévi ces dernières années a provoqué un retour sur soi et un questionnement encore plus vif sur notre modèle sociétal. Les bouleversements environnementaux et géopolitiques mettent à présent en danger la paix mondiale et les libertés fondamentales.

Pour les francs-maçons du Droit humain, un nouveau chantier s’ouvre alors pour redéployer avec force les principes de liberté, égalité, fraternité et laïcité dans une société en pleines mutations. Quels enjeux pour le Droit humain au XXIsiècle ? Des éléments de réflexion seront présentés lors de cette conférence organisée à l’initiative de la loge bisontine « Chemin d’Humanité » du Droit humain. « Ici tout est symbole. Demande et on te répondra » nous dit le rituel d’initiation du Droit humain… Ce mercredi 19 avril 2023, le débat est donc ouvert avec Amande Pichegru.

  • Entrée libre – Un pot de convivialité clôturera cet évènement

La Franc-maçonnerie en Russie

De notre confrère Radio France – Par André Meynieux – Émission : Heure de culture française – La civilisation russe – La Franc-maçonnerie en Russie (1ère diffusion : 10/12/1962 France III Nationale)

Après une longue mise en sommeil consécutive à son interdiction par l’empereur Alexandre Ier en 1822, la franc-maçonnerie reprend ses travaux en Russie au début du XXe siècle, pour une dizaine d’années, dans la clandestinité et sur des bases étrangères à l’héritage des francs-maçons russes du XVIIIe siècle. Au cours de cette période qui précède immédiatement la révolution de 1917, elle va jouer un rôle indéniable dans le combat que mènent les forces progressistes contre le régime impérial agonisant, bien que les historiens ne s’accordent pas sur son importance historique réelle.

L’état de la Russie au tournant du XXe siècle me paraît bien résumé dans une nouvelle de Tchekhov, écrite en 1885 et intitulée Le Malfaiteur. Un juge procède à l’interrogatoire d’un paysan arrêté au bord d’une voie ferrée alors qu’il était en train de retirer un des boulons qui fixent les rails aux traverses. Questionné sur le motif de son larcin, le moujik explique que les boulons sont ce qu’il y a de mieux pour lester l’hameçon quand on pêche des poissons qui nagent près de la surface. Quand le juge lui fait observer que retirer les boulons d’une voie ferrée peut provoquer un déraillement, que c’est un crime sévèrement puni, il rétorque que des boulons, il y en a tellement, et que ce n’est pas parce qu’on en prendra quelques-uns que cela fera dérailler les trains. Du début à la fin de ce récit, le lecteur se trouve devant un dialogue de sourds, à la fois cocasse, désespéré et désespérant : le juge, qui n’est pas méchant homme, est exaspéré par l’ignorance et la bonne conscience du paysan ; quant à ce dernier, il ne comprend pas pourquoi on le jette en prison pour une peccadille et se prend à regretter le bon vieux temps où c’était le seigneur qui rendait la justice – celui-là, au moins, savait faire la différence entre ce qui était grave et ce qui ne l’était pas.

Source du Texte : La franc-maçonnerie en Russie au début du XXe siècle (1906-1918) – Georges Philippenko – Dans Humanisme 2011/3 (N° 293), pages 91 à 99

Hors-Série de Franc-Maçonnerie magazine sur LE DROIT HUMAIN

Franc-Maçonnerie magazine consacre son 9ème HORS SERIE à la saga du DROIT HUMAIN, depuis la création de sa première loge mixte il y a 130 ans (4 avril 1893) à son actualité dans plus de 60 pays !

96 pages pour (re)découvrir un Ordre, des personnalités et des destins hors du commun…

Ce très beau numéro de référence qui sera en kiosque dès le 29 mars est d’ores et déjà en vente (8,90€) via ce lien https://urlz.fr/l5Ms

Au sommaire de ce numéro exceptionnel :

  1. Maria Deraismes et les pionniers
  2. De loge en loge : une autre histoire
  3. Alexandra David-Neel, portrait d’une initiée ?
  4. Paraguay : faire vivre les idéaux de liberté et d’égalité
  5. Le Droit Humain à l’heure des défis
  6. Louis Goaziou : l’Amérique pour horizon
  7. Le Droit Humain dans les arts
  8. Annie Besant et les théosophes : en quête de la vérité
  9. Lumière du Sahel : une loge au Mali
  10. Le Droit Humain belge : surprendre pour progresser
  11. Les grades de perfection du REAA : chemin d’éveil
  12. La grenade, un goût de paradis
  13. Corine Pelluchon : pour des Lumières nouvelles
  14. La mixité dans tous ses états
  15. Le Droit Humain dans le monde
  16. Agapes : quand voyager modifie nos mœurs

Gloire à la paresse, vraiment ?

Notre temps libre ne cesse de s’accroître, mais nous le gaspillons à de pures futilités suggérées par nos écrans. Reprenons nous en main.

On lit encore au fronton de nombreux temples le « Gloire au Travail » célébré au 19e siècle. Il s’agissait bien entendu du travail sur soi. Et pour les Lumières le premier travail à accomplir c’était de développer son savoir . Un des ennemis les plus redoutables, vu de l’époque, était l’ignorance. Il est vrai que, entre autres parce que la connaissance est un pouvoir, y accéder était réservé aux élites dominantes. Et puis la technologie, fille des avancées scientifiques, est arrivée . D’abord une mécanisation qui soulage le corps, durement éprouvé depuis le néolithique, ensuite des progrès médicaux, la conjonction des deux permettant l’allongement de l’espérance de vie. Et le point le plus récent c’est le numérique, absorbant également des tâches intellectuelles de plus en plus complexes grâce à l’intelligence artificielle. Mais cette dernière, à l’aise dans les gigantesques bases de données que se sont constitués les géants d’internet, s’est mise à connaître nos profils individuels mieux que nous-mêmes, permettant beaucoup de manipulations à notre insu.

Mais regardons nos agendas. Dans ceux-ci, le temps libre s’est mis à croître fortement.

Toute une industrie du loisir est née. La population a pu accéder librement au savoir culturel tout autant qu’au divertissement proprement dit. Les systèmes audiovisuels publics ont eu un cahier des charges mixte : du délassement bien sûr ( autrefois appelé aussi « variétés » ) mais également de grandes œuvres visuelles, littéraires, ou musicales.  Au fur et à mesure que l’offre se diversifiait, la faveur du public s’est graduellement mais inexorablement orientée vers plus de délassement.

Nous voilà aujourd’hui avec une quantité de temps libre comme jamais, que nous « claquons » dans l’inaction. En psychologie, l’analyse transactionnelle a observé que nous recherchons souvent des « passe-temps », ces façons de tuer le temps à des activités sans valeur apparente, sauf qu’elles ont pour but caché d’éviter les sujets qui fâchent. Plus techniquement, nous sommes laissés hypnotiser par les algorithmes. En effet, ils retiennent notre attention pendant des heures chaque semaine, au dérisoire prix de quelques « likes » et des petits shoots de dopamine qu’ils procurent. Vous en doutez ? Tous les smartphones disposent de la fonction d’enregistrement du temps passé par application, allez donc y voir ! De nombreux parents, absorbés par leurs applis, laissent des écrans à leurs petits, et il s’ensuit une chute rapide des niveaux scolaires dans tous les domaines, des QI et de la capacité de concentration. 

Dans le même temps, mais est-ce un hasard, certains politiciens clament tout le bien qu’ils pensent du droit à la paresse. Les politiciens savent depuis l’Antiquité que du pain plus des jeux achètent la paix sociale.

En parallèle, la haine du travail semble atteindre dans notre pays un niveau jamais atteint.

L’accomplissement de soi que les psychologues comme Maslow attribuaient au travail est passé à la trappe. Olivier Babeau a, dans son «  la tyrannie du divertissement », décortiqué les différentes versions des loisirs à travers les âges. Il pointe les similitudes entre la skholè, le loisir vu par les anciens grecs, et la stricte planification du temps non occupé par l’étude ou la profession chez les bourgeois du siècle passé . Les membres des classes dominantes étaient, et sont officiellement toujours, selon le narratif politique le plus courant, sélectionnés par la méritocratie. Certes, la méritocratie semblait après la Révolution un énorme progrès, en comparaison de l’attribution des postes sur base de la naissance.  Mais on a, depuis, compris que l’ascenseur social a une efficacité poussive. Notamment, il est devenu évident que la volonté ne suffit pas du tout. Comme analysé par Bourdieu et bien d’autres, il faut que certains « codes » soient transmis aux enfants pour qu’ils réussissent comme « transclasses ». Mais quels codes et comment ? Babeau observe que la société actuelle se complexifie à toute vitesse, et qu’il existe une compétition entre les pays.

Le pays gagnant sera celui qui a le mieux formé l’esprit de ses jeunes.

La Chine s’y emploie, mais bien sûr en usant de sa méthode non démocratique. Bref, nous sommes dans un monde dans lequel « qui n’avance pas recule ». Voilà qui place la barre bien haut. Et patatras, voilà que le travail dégringole de son piédestal, et que nos loisirs tendent vers un vide absolu. Oui, ces deux événements sont liés . La réussite à l’école puis dans la profession sont en fait des conséquences de ce qui s’est passé en dehors. Ceux qui gaspillent leur temps libre ont à l’avance perdu dans « la lutte des places » .

Mais comment faire sans faire vivre un enfer dystopique à nos enfants ?

Commençons par être des exemples à suivre. Le smartphone a un point commun avec un instrument de musique : il est à la fois outil utile dans la profession et vecteur de plaisir. Tous les musiciens vous le diront :  il faut séparer strictement les périodes de travail et perfectionnement de la maîtrise de l’instrument et celles dédiées à la musique pour se faire plaisir. Pareillement, il faut disposer de temps de loisir de délassement pur et d’autres de loisirs plus orientés vers la construction de soi.

On retrouve là le fameux test du chamallow : l’enfant incapable de différer son plaisir immédiat est mal parti pour développer son potentiel, et risque à terme cet ennui mortel qui ronge notre société. De plus, le développement de chacun reste la seule méthode pour réduire les inégalités que toutes nos redistributions de richesse n’arrivent pas à réduire.

En entrant en maçonnerie mon appétit de savoir s’est décuplé. Notre citation maçonnique «  gloire au travail », si elle est bien comprise, reste une voie royale vers une vie accomplie, en harmonie avec toute l’humanité.

Le paranormal fait de plus en plus recette auprès des Français

De notre confrère lefigaro.fr – Par Steve Tenré

59% des Français croient à la véracité d’au moins une forme d’occultisme, tels que le spiritisme ou l’astrologie, selon un sondage de l’Ifop.

C’est un constat qui inquiète, mais qui n’étonne plus. De plus en plus de Français croient au paranormal, selon un sondage* de l’Ifop, commandé par le site de tourisme américain AMB-USA. 59% d’entre eux croient en une ou plusieurs formes d’occultisme, dont font partie les fantômes, le spiritisme et les sorcières.

L’existence des fantômes est ainsi validée par 24% des Français sondés: c’est 11 points de plus que dans les années 2000, et 19 points de plus qu’en 1982. Celle des démons et djinns (des créatures surnaturelles en islam) est partagée par 21% des personnes interrogées, et celle de la transmission de pensée par 40% (contre 37% en 1998). Concernant les croyances religieuses, 43% des Français jugent véridiques les miracles, 28% la réincarnation et 24% le diable. Enfin, l’astrologie serait fiable pour 32% des sondés, et les ovnis existeraient selon 28% des sondés – la seule croyance en déclin, puisque le taux était de 33% en 1982.

Un Américain sur deux croit au diable

Le sondage a été également été effectué auprès des Américains. Outre-Atlantique, ce type de croyances est encore plus partagé: 46% assurent que les fantômes sont une réalité, 43% les démons, 34% les sorcières, 71% les miracles, 54% le diable, 31% la réincarnation, 43% les ovnis et 42% l’astrologie. Le seul phénomène paranormal auquel les Français souscrivent plus que les Américains est la transmission de pensée. Au total, 69% des Américains croient à au moins une croyance occulte.

Ces statistiques pourraient encore augmenter à l’avenir. D’après un sondage précédent de l’Ifop, réalisé début 2023, un jeune Français sur six pense que la Terre est plate, et un sur quatre doute de la théorie de l’évolution. Seules 33% des personnes âgées entre 11 et 24 ans estiment aujourd’hui que «la science apporte à l’homme plus de bien que de mal». Ils étaient 55% en 1972.

*Enquête réalisée par l’IFOP pour AMB-USA par questionnaire auto-administré du 18 au 20 janvier 2023 auprès 1113 personnes représentatives de la population américaine âgées de 18 ans et plus, et du 26 au 27 janvier 2023 auprès de 1018 personnes représentatives de la population française âgées de 18 ans et plus.

Ce que la vertu a uni, la mort ne peut le séparer

Cet aphorisme fait d’entrée penser à Socrate, car il décrit exactement le philosophe en cause. Par une disposition acquise il passe sa vie à vouloir et faire le Bien – définition même de la vertu – par le biais de la parole, au hasard des rues d’Athènes. Il parvient ainsi, par le dialogue, le questionnement et le raisonnement, à bonifier la vie de ses auditeurs.

Socrate condamné à mort par empoisonnement, se la donne lui-même alors qu’il pouvait l’éviter en payant une amende. Mais il fait preuve de vertu (ici, obéissance à la loi). Il boit calmement la cigüe et meurt, en maître de son destin, la conscience tranquille. Il sait que son œuvre, parmi d’autres, a contribué à cette unification de l’Homme (qu’il faut sans cesse entretenir) et qu’elle lui survivra par la transmission (credo de la franc-maçonnerie).

Tant qu’il y a volonté de transmission, il y a vie et ainsi la mort ne sépare pas les êtres. Mieux, elle n’existe pas puisque la vie triomphe ! En ce sens, on peut dire que la vertu – qui traverse le temps – procure à l’Homme une forme d’éternité.

« Le vrai tombeau des morts est dans le cœur des vivants » (Jean Cocteau)

Faire le Bien, ce n’est pas qu’une idée, c’est un acte. En cela la vertu, c’est le Bien même, en esprit et en vérité. C’est un effort, pour bien se conduire, pour devenir et être « quelqu’un de bien ».

Dans sa forme latine « virtutem », le mot vertu signifiait déjà la vaillance, la bravoure, le courage, mérite essentiel de l’homme. Puis, en latin plus récent, vir, virtus, il a évoqué la virilité, la puissance. Energie morale, force d’âme, cœur, force agissante, les définitions ne manquent pas aujourd’hui, dans le même sens, pour désigner cette qualité, qui vient, c’est essentiel, de la volonté de l’homme.

La vertu, par notre volonté, c’est ce qui nous distingue de l’animal. C’est notre histoire même, c’est ce que nous sommes devenus au gré de l’évolution du vivant qui, selon la science nous a vus naître algue marine.

D’où la « trajectoire » suivante pour l’Homme : Matière flottante, matière rampante, matière levante, matière pensante…il nous reste à devenir vraiment matière aimante pour mieux vivre ensemble. Là encore, depuis que nous pensons, c’est la vertu qui est aux commandes, donc notre volonté qui agit.

Nous n’avons pas de « centre de l’amour » dans le cerveau, comme nous avons un « centre de la respiration » ou un « centre de la toux ». C’est donc notre « bon vouloir » envers notre semblable, (bénévolat) qui en fait office et nous conduit, précisément, à lui vouloir du bien (sans exigence de retour, « gratuitement »).

Si nous évoquons le bien (ce qui est juste, honnête, louable) c’est qu’il existe son opposé le mal (ce qui est nuisible, mauvais, pénible pour quelqu’un ou quelque chose). C’est une vision binaire (dualisme) du monde.

Il convient de considérer que le bien de l’un peut être le mal de l’autre et inversement. Le dualisme en cause est donc « limitant » et peut être même « enfermant ».

A noter, précisément, que le philosophe Baruch Spinoza ne partage pas cette vision binaire : pour lui c’est une manière comparative de penser. A cette vision binaire, il oppose sa vision unitaire et « englobante » du monde. Ce « Tout en un » est, selon sa conception, la Nature (l’univers dans son entier qu’il nomme « l’Etendue »).

Comme il faut néanmoins conserver cette dualité (à entendre comme complémentarité) pour définir la « nature humaine » (comprise dans la Nature) et proposer des concepts moraux, Spinoza débute ainsi le livre IV de son ouvrage majeur « l’Ethique » :

« Par bien et mal, j’entendrai ce que nous savons avec certitude être un moyen d’approcher ou de s’éloigner du modèle de la nature humaine que nous nous proposons.

De ce fait, la notion de bien ne recouvre d’autre signification que celle d’utilité : par bien, j’entendrai ce que nous savons avec certitude nous être utile, ou encore de ce qui nous est bénéfique : nous appelons bien ou mal ce qui sert ou bien nuit à la conservation de notre être.

Enfin, Spinoza rapproche les notions de bien et de mal de celles de joie et de tristesse, telles qu’il les a définies au livre précédent, comme passage à une perfection plus ou moins grande : « La connaissance du bien et du mal n’est rien d’autre que l’affect de joie ou de tristesse, en tant que nous en sommes conscients. Il est faux donc de croire que la nature soit parfaite ou imparfaite puisqu’elle ne vise pas un but ; les notions de perfection et d’imperfection ne sont que des fictions introduites par les hommes.

De même bien et mal ne désignent pas non plus rien de positif dans les choses, mais rien d’autre que des manières de penser ou notions que nous formons de ce que nous comparons les choses entre elles. »

Quoi qu’il en soit, que l’on ait une vision binaire ou unitaire du monde (comme Spinoza) et comme il n’y a pas de « vertus naturelles », le désir d’une vie sociale « raisonnable » a conduit l’Homme à reconnaître et répertorier des « vertus morales » nécessaires qu’il a nommées « valeurs » (ensemble de règles de conduites pour bien agir).

Nous mettons donc en pratique au quotidien des valeurs « construites » (morales, spirituelles, existentielles). Elles nous sont imposées par la Loi (code civil) ou proposées par le discours (philosophies, sociétés de pensée telle la franc-maçonnerie, religions, mythes, traditions, etc.) ou encore inspirées par la réflexion personnelle (éthique).

Valeurs morales. C’est le respect de soi-même et d’autrui, donc le devoir (le souci de l’autre : gentillesse, bienfaisance, bienveillance, bonté).

Valeurs spirituelles. Ce sont les valeurs immatérielles (le beau, le vrai, le juste). C’est aussi, par définition, la vie de l’esprit (la réflexion, la méditation, l’introspection)

Valeurs existentielles. C’est la vie quotidienne avec ses impératifs (la santé, le revenu, la sécurité, la quiétude, etc.) et ses aléas (maladies, souffrances, manque d’amour, deuils, lassitude, ennui, etc.).

Les valeurs ci-dessus amènent à se poser la question : Comment mener une vie bonne dans une vie mauvaise ? Il n’y a évidemment pas de recettes, que des outils pour y faire face !

Les discours philosophiques, religieux, mythiques, maçonniques sont précisément des outils, à type d’efforts à accomplir pour « mieux vivre » ou « vivre au mieux ».

En tant « qu’efforts », précisément, pour atteindre la sagesse (ou une forme de sagesse) – qui vise cette « vie bonne malgré tout » – ces outils sont des vertus en soi.

La philosophie (qu’on le veuille ou non, « mère de la franc-maçonnerie ») en tant que quête de la vie bonne et qui accepte la finitude humaine – contrairement aux religions, sans recourir à un dieu ou à la foi – est en ce sens une « spiritualité laïque ».

La franc-maçonnerie est elle-même une « spiritualité laïque » quand elle se contente de la raison…pour raisonner. Elle devient une « spiritualité déiste » lorsqu’elle postule un principe créateur, tel le Grand Architecte de l’Univers,

Qu’il soit considéré comme une révélation ou un symbole.

Dès lors, dans le cadre de cette spiritualité laïque et de sa sagesse, l’aphorisme « Ce que la vertu a uni, la mort ne peut le séparer » nous renvoie encore aux penseurs antiques et notamment au philosophe grec Epicure lorsqu’il dit :

« Ainsi, le plus effroyable des maux, la mort, n’est rien pour nous, étant donné précisément que, quand nous sommes, la mort n’est pas présente ; et que, quand la mort est présente, alors nous ne sommes pas. »

C’est pour ainsi dire la mort de la mort ! Spinoza, un millénaire plus tard exprime pratiquement la même idée quand il dit : « L’homme libre ne pense à rien moins qu’à la mort, et sa sagesse est une méditation, non de la mort, mais de la vie »

La mort, en quelque sorte « éliminée » par Epicure et Spinoza, nous renvoie à la vie, lorsqu’elle est célébrée en loge dans la chaîne d’union :

« La vie est une, elle est un courant qui traverse les êtres. Nous sommes unis à tout ce qui vit, a vécu et vivra ».

Lorsque les mains des sœurs et des frères sont jointes dans cette chaîne d’union, celle-ci illustre parfaitement l’aphorisme – que nous venons d’étudier – gravé à l’intérieur de l’anneau que Salomon passe au doigt des Chevaliers Grands Elus et Sublimes Maçons (14èmeD. du REAA).

A leur image, Mes Sœurs, Mes Frères, nous sommes unis à vie, la mort ne nous séparera pas !

Les valeurs spirituelles

Ce « souffle de l’esprit » génère aux 18ème et 19ème siècles, une maçonnerie spéculative qui se déploie successivement en trois spiritualités. La première, théiste, est soufflée par la foi révélée. La seconde, déiste, aspire à la sagesse, à la force et à la beauté. La troisième, laïque, est inspirée par la liberté, l’égalité, la fraternité.

En vérité, les frontières philosophiques sont tenues entre les diverses obédiences et juridictions. Elles partagent aujourd’hui des valeurs spirituelles qui se rejoignent. Le maçon, la maçonne, tout en construisant leur temple intérieur, participent à la construction du même temple de l’humanité. Quels que soient les rites et les rituels pratiqués.

Au-delà de leurs courants de pensée respectifs, les institutions maçonniques se retrouvent sur des thématiques originales qui forment « une spiritualité sans le Grand Architecte de l’univers ».

En soi, un système de réflexions et d’échanges areligieux en loges, tout respect gardé pour les cultes. Qu’il s’agisse de l’histoire de l’Ordre (son syncrétisme à partir de ses emprunts aux traditions méditerranéennes) ; de sa sociabilité particulière marquée aujourd’hui par le passage du secret au discret. De son système de recrutement avec son épreuve du bandeau. De la dramatisation mise en œuvre lors du processus initiatique et la période de silence imposée à l’apprenti (e) ainsi invité (e) à l’introspection. Des prises de parole « triangulaire » des membres (relayées par le surveillant et autorisées par le Vénérable Maître). De la communication extérieure enfin, qui – en plus des prestations radiophoniques et télévisuelles, des expositions et des conférences publiques – utilise le media Internet pour véhiculer les valeurs spirituelles de la maçonnerie. Le tout répond bien à cette fonction de la spiritualité : la quête de sens.

A savoir si l’articulation de cette « construction spirituelle » dégage pour autant une « culture maçonnique » ? Conservateurs et Progressistes en débattent. Et le débat n’est pas clos !

Il est clair qu’il reste aux diverses organisations maçonniques à se rapprocher, par le biais des inter-visites de ses membres et de la mixité, pas encore vraiment opérationnelle, en termes de Liberté, Egalité et Fraternité. Qu’elle soit théiste, déiste ou laïque, la spiritualité a besoin de ciel bleu, pas de barreaux !

Les valeurs morales

Les supports de réflexion du franc-maçon, de la franc-maçonne, sont d’abord les contenus des rites : rituels, mythes, allégories, symboles, légendes. Ce sont des outils, des boussoles pour nous orienter sur le territoire. Mais pas le territoire. Ils nous donnent le sens et du sens, mais pas la réalité ! Encore moins le réel ; ni la vérité ! Il s’agit donc de faire entrer en résonance leurs logiques et leurs morales- si elles sont adaptables – avec la société des Hommes et des Femmes, en pleine mutation. Pour y vivre ensemble. Le mieux possible !

L’expérience de la vie, nous apprend qu’il y a autant de logiques et de morales que de sociétés et d’époques, c’est à dire de philosophies et de points de vue. A l’école de notre enfance, entre quatre murs protecteurs et devant le tableau noir, ces mots étaient inoffensifs. Nous faisons de l’analyse logique après la dictée. La pensée du jour (Ex : Bien mal acquis ne profite jamais !) nous servait de leçon de morale. Est la preuve par neuf nous montrait que notre raisonnement arithmétique « tombait juste ». Voire que la vérité était dans les chiffres !

C’est en quittant l’école que tout a changé, pour ne pas dire que tout s’est gâté ! Adultes devenus, nous constatons que le « camarade de classe » c’est maintenant « l’Autre » dans sa grande diversité signifiante et agissante (ethnies, coutumes, religions, individualismes, hiérarchies de dominance, etc.) et qu’il faut – malgré ces différences et contraintes, effectivement vivre ensemble sur la planète !

A partir de mon vécu des années 1930-1940, je retiens qu’une partie importante d’un grand pays comme l’Allemagne, éduqué et cultivé s’il en est, suit alors, dans un bel élan patriotique le raisonnement d’un fou furieux. Celui-ci, le sinistre Hitler, met dans l’entonnoir de la logique tous les paramètres normatifs qui lui conviennent (revanche de la guerre précédente, difficultés économiques, pureté de la race aryenne à protéger, etc.) pour recueillir à la sortie une épouvantable « rationalisation » qui lui apparaît pourtant naturelle : l’extermination des Juifs ! Heidegger, l’un des plus grands philosophes du XXème siècle, que l’on peut supposer intelligent, adhère à cet antisémitisme ! Sa compagne de route, Anna Arendt, philosophe talentueuse elle-même, ouvre les yeux à temps et bifurque pour décrire ce que, effarée, elle découvre : la banalité du mal. Dit autrement, il est tout à fait logique de tuer son semblable quand on en reçoit l’ordre d’un supérieur et que l’on est obéissant et scrupuleux. C’est normal, banal, on ne fait que son devoir (encore un mot dont il faut se méfier, n’en déplaise à Kant!) La logique et la morale détruisent ici tout discernement !

Les convoyeurs et les exécutants de l’holocauste avaient aussi une logique : « Mon honneur est ma fidélité ». De leur côté, les militaires, de vert vêtus, portaient un ceinturon – à hauteur de mes yeux de gamin – dont la boucle arborait leur morale : Gott mit uns (Dieu avec nous). Bilan en 1945 de ces logique et morale funestes : 6 millions de morts. Il est aisé de comprendre que l’on puisse se méfier aujourd’hui de ces deux mots…qui n’auraient peut-être jamais dû quitter la salle de classe ! Croire que les doctrines, l’instruction et le progrès peuvent seuls parfaire l’Homme est la grande illusion des Lumières…et des francs-maçons ! Parce que l’Homme est autant capable de détestation et d’égoïsme, que de bonté et d’amour, il nous reste, pour éliminer (en tout cas réduire) notre part d’ombre, encore et toujours, à apprendre et mettre en pratique LA LIBERTÉ, L’EGALITÉ, LA FRATERNITÉ.

Alors que l’islamisme est en train de prendre le relais du nazisme, alors que, contre toute attente, divers gouvernements étrangers songent au XXIème siècle à interdire la franc-maçonnerie, quelques grandes obédiences maçonniques françaises, ont aussi leur logique et leur morale. Celles-ci devraient être précisément et totalement axées sur les dangers qui menacent les francs-maçons, plus que jamais invités à être unis, toutes organisations confondues et les coudes serrés.

Or, que constate-t-on avec, il faut le dire, une grande stupéfaction ?! Ivres d’une puissance factice, lesdites obédiences – le plus souvent sous la pression des Suprêmes Conseils auxquels elles sont reliées – cultivent les interdits et, partant, n’ont jamais été aussi « clôturantes » pour leurs membres ! C’est à dire, qu’au titre d’un « marché captif » (gestion financière oblige) – et contre la liberté d’association – elles prohibent toute autre appartenance hors de leur champ, entravant ainsi la transmission, donc l’étendue de la trilogie républicaine. A un moment où celle-ci n’a jamais été autant nécessaire, pour ne pas dire vitale ! En une période où renaissent, avec virulence, racisme et antisémitisme !

En termes de valeurs morales, la jeune génération d’initiés (es) qui n’a pas connu le fascisme doit refuser net cette conduite fautive. Encore faut-il qu’elle soit informée ! Aux Maîtres de loges, aux Surveillants de dispenser cette information, aussi importante que les rituels ! D’urgence !

Les valeurs existentielles

Nous venons de voir que, en termes de valeurs – profanes et maçonniques, il faut s’entendre – comme toujours – sur le sens des mots…à même de devenir des maux ! Les valeurs morales concernent avec le respect en premier lieu, le vrai, le bien et le beau, le souci de l’autre, bref, la générosité, la bonté. Mais elles peuvent constituer aussi le détestable, le mauvais, le mal, contre l’autre, bref, la méchanceté. Question de points de vue, d’intentions. Et d’actions !

De leur côté, les valeurs spirituelles sont à considérer avec ou sans Dieu. Avec ou sans religion. Il en est de même pour la spiritualité maçonnique, déiste ou laïque, selon les options. N’omettons pas ici les valeurs existentielles. Pour leur part, elles évoquent la réalité vécue, le « quotidien » individuel avec son lot de joies certes, mais aussi de tourments divers, personnels, familiaux, professionnels, de problèmes financiers, auxquels s’ajoutent maladies et deuils des êtres chers, qu’il faut assumer. Et qui nous renvoient à notre propre condition en marche, vieillissement puis finitude !

De la sorte, il est intéressant de se demander ici quelles motivations, quels espoirs, peuvent bien inciter un citoyen fatigué le soir venu, à quitter son canapé devant la télévision, pour venir frapper à la porte du temple maçonnique ! La première, nous le savons, est le principe de plaisir en éternel combat avec le principe de réalité. Que lui impose celui-ci ? Ce que lui montre son écran à longueur de semaines ! : Un monde cataclysmique où tremblements de terre et fleuves en crues déciment des populations, et en même temps, une société humaine qui, sur toute la surface du globe, s’entre-déchire. Nature et culture : Autant de tragédies anxiogènes et « questionnantes » sur l’homo sapiens et sa trajectoire : une course perdue d’avance, une histoire qui finit mal !

Eureka ! La franc-maçonnerie est une des rares sociétés initiatiques occidentales qui, précisément – comme la philosophie – propose devant ce constat négatif, non seulement une « aide à vivre », mais ose aussi aborder cette mort qui nous guette et invite à nous y préparer. Vaincre la mort, ou plutôt « l’idée de la mort », c’est de fait, adoucir cette certitude et glorifier la vie. Pour la vivre pleinement, telle une éternité, ici et maintenant ! Malgré notre sort, pétris de désirs – donc de curiosité, d’un besoin d’étonnements et de découvertes – nous avons envie de positiver « l’humain ». En quelque sorte de le rendre immortel ! Avec des rencontres joyeuses, à la fois « énergisantes », enrichissantes et rassurantes ! Avec des acquisitions nouvelles transposables dans la cité. Pour partager en groupe les effets bénéfiques de la trilogie républicaine, « Liberté, Egalité, Fraternité », trois valeurs existentielles, s’il en est ! Au vrai, pour trouver du sens à cette vie, à la fois mystérieuse et si précieuse. C’est cette promesse qui nous fait quitter notre canapé. Pas le besoin d’adversaires !

En termes de Liberté, la promesse est tenue lorsque la liberté d’association (Loi 1901) est respectée, et permet à l’initié(e) de participer, dans la ou les organisations maçonniques de son choix, séparément ou en même temps, à la construction de la société idéale. Elle ne l’est plus, lorsque l’obédience ou la juridiction devient sectaire et « immobilise » ses adhérents avec interdiction d’en sortir ! Ne nous y trompons pas, ce ne sont pas eux qui sortent de la communauté maçonnique mais ladite obédience ou juridiction qui s’en exclue par ses empêchements même !

En termes d’Egalité, la promesse est tenue lorsque l’échelle des degrés devient équité, et partant accessible à tous les initié (e). Elle n’est pas tenue lorsqu’elle est réduite à un escabeau qui empêche d’atteindre le degré sommital du rite ! Lorsque le dispositif ne permet plus de s’élever, du vertical il passe à l’horizontal et se transforme en barrière ! Pratiquer un barrage est un délit d’entrave inadmissible et un manquement grave à l’esprit du rite considéré. Quel qu’il soit, il est ouvert, et accessible à tout maçon, toute maçonne digne et désireux (reuse) d’atteindre le terme du chemin.

En termes de Fraternité, la promesse est tenue lorsque la mixité est respectée et que la franc-maçonnerie ajoute effectivement la sororité à la devise républicaine. Elle n’est pas tenue lorsque les décors maçonniques deviennent des grades – donc des « instruments de pouvoir » sélectifs alors qu’ils n’indiquent que les degrés du parcours personnel. Elle n’est pas tenue enfin lorsqu’un frère ou une sœur devient le bouc émissaire d’une loge, et « abandonné » (e) au bord de la route, parce qu’il ou elle refuse allégeance à des règles non conformes aux législations en vigueur. C’est toute la loge qui devrait alors se révolter ! A l’évidence, pour sa survie même, l’Art royal doit se dégager d’une administration obédientielle limitante. Et d’un autoritarisme juridictionnel, producteur d’ego saisis de vertige, parés des titres ronflants du 18ème siècle. Il s’agit de retrouver le concept de loge souveraine. C’est en son sein que se cultivent les fleurs de la liberté, de l’égalité, de la fraternité. Il viendra, le « temps du réveil » : alors s’abaisseront les pont-levis de ces châteaux-forts – que sont devenues certaines de ces « puissances » maçonniques – pour permettre communication et communion. Alors et seulement, la franc-maçonnerie pourra prétendre à l’universalité !

Relations entre la franc-maçonnerie française et la portugaise

De notre confrère myfraternity.org

La franc-maçonnerie en France a une histoire riche et complexe qui remonte au début du XVIIIe siècle.

Elle a connu des périodes de croissance rapide et de répression sévère, et elle a joué un rôle important dans la vie politique et sociale du pays.

La franc-maçonnerie française a également été influencée par des mouvements similaires à l’étranger, notamment la franc-maçonnerie portugaise.

La franc-maçonnerie en France est organisée en obédiences, qui sont des regroupements de loges maçonniques.

Les obédiences les plus importantes en France sont le Grand Orient de France, la Grande Loge de France et la Grande Loge nationale française.

Chacune de ces obédiences a son propre rituel et sa propre vision de la franc-maçonnerie, mais toutes partagent des principes fondamentaux tels que la liberté de conscience et la fraternité.

La franc-maçonnerie française a joué un rôle important dans l’histoire du pays.

Pendant la Révolution française, de nombreux dirigeants étaient des francs-maçons, et ils ont participé à l’élaboration de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.

Au cours du XIXe siècle, la franc-maçonnerie a continué d’être impliquée dans la vie politique, soutenant des causes telles que l’abolition de l’esclavage et la séparation de l’Église et de l’État.

Drapeau du Portugal.

La franc-maçonnerie portugaise a une histoire similaire.

Elle remonte également au XVIIIe siècle et a joué un rôle important dans la vie politique et sociale du pays.

Cependant, contrairement à la franc-maçonnerie française, la franc-maçonnerie portugaise a été réprimée à plusieurs reprises au cours de son histoire, notamment pendant la dictature de Salazar.

Malgré les différences historiques, il y a eu des liens entre la franc-maçonnerie française et portugaise.

En particulier, certaines loges françaises ont été impliquées dans la création de loges portugaises au XIXe siècle. De plus, il y a eu des échanges entre les membres des deux pays au fil des ans.

En conclusion, la franc-maçonnerie en France et la franc-maçonnerie au Portugal partagent des similitudes historiques et idéologiques, bien qu’elles aient été soumises à des conditions politiques différentes.

Les liens entre les deux pays ont été tissés au fil des ans, montrant que la franc-maçonnerie est un mouvement international qui transcende les frontières nationales.

La franc-maçonnerie en France et de sa relation avec la franc-maçonnerie portugaise

La franc-maçonnerie en France et de sa relation avec la franc-maçonnerie portugaise

Derrière la façade des francs-maçons au Danemark…

De notre confrère du Danemark nordschleswiger.dk – Par Amanda Klara Stephany

Pour le 140e anniversaire, la loge de Hadersleben a ouvert ses portes au grand public. Entre les arbres généalogiques et la bibliothèque interne, les curieux pouvaient poser des questions – et chercher des explications. Mais qu’est-ce qui rend les francs-maçons si mystérieux ?

Peut-être que l’un ou l’autre a déjà remarqué la maison de Jomfrustien 12 à Hadersleben (Haderslev). C’est grand et vieux et la haute clôture autour de la maison semble éloigner les curieux. Certains vont maintenant se demander : qu’est-ce qui est réellement clôturé et que se passe-t-il derrière les portes closes ?

Un rapide coup d’œil à la carte numérique ou à l’écriture sur la maison révèle : C’est ici que les francs-maçons se rencontrent.

Le secret entourant les francs-maçons

Pour la plupart des citoyens, cette vue de la façade de l’ancienne maison reste le seul point de contact avec les francs-maçons.

Mais depuis peu les francs-maçons de Hadersleben ont ouvert leurs portes et ont accueilli tout le monde et aussi « tout le monde ». Le but était le dialogue avec le public. Et aussi l’élimination des préjugés.

Bien sûr, Kaj Schmidt Rasmussen, le président des francs-maçons de Hadersleben, sait aussi que les francs-maçons sont un mystère. Pour lui, il s’agit avant tout des rituels d’initiation et d’ascension tenus secrets par les francs-maçons. L’ascension et les rituels associés sont une partie importante de la franc-maçonnerie, de sorte que l’expérience des hommes qui sont acceptés dans l’ordre serait gâchée si elles n’étaient pas secrètes, le président le sait.

Il reconnaît également que ce secret peut sembler très mystérieux et insulaire aux étrangers.

Pour le 140e anniversaire, les francs-maçons de Hadersleben ont ouvert leurs portes.Photo: Amanda Klara Stephany

Journée portes ouvertes

Ainsi, aucun secret ne sera dévoilé l’après-midi des portes ouvertes et la salle de réunion restera également fermée aux visiteurs. Mais loin des portes closes, la maison au charme de vieille bâtisse est très chaleureuse, de nombreux vestiges anciens rappellent son histoire centenaire – et le tableau généalogique de celle du peuple : « Nos membres décédés sont immortalisés sur ce tableau généalogique ».

Le pedigree est en noir et blanc, montrant des hommes vêtus de vêtements des dernières décennies. Moustaches tordues, pattes ou lunettes accrocheuses – ils ont tous un point commun : ce sont des hommes.

« Seuls les hommes sont admis dans notre loge à Hadersleben. Il y a encore une vision du monde un peu ancienne. Mais les francs-maçons changent aussi », explique Kaj Schmidt Rasmussen.

À Odense et Aarhus, il y aurait désormais des loges pour femmes, et Hadersleben ouvre également ses portes aux femmes deux fois par an : « Nous organisons alors un programme légèrement différent, mais c’est quand même un début », explique le président. Comme autrefois, les hommes sont majoritairement « entre eux ».

Une chorale de garçons a mis l’ambiance.Photo: Amanda Klara Stephany

Chant angélique

Les francs-maçons de Hadersleben ont mis beaucoup d’efforts en ce jeudi après-midi. Entre mocktails et apéritifs dans la salle à manger, de nombreux panneaux d’information sur le thème des « francs-maçons » sont présents. Une chorale de garçons sera également conduite dans les locaux, enveloppant les invités de chansons du monde entier pendant plus de 40 minutes.

« Avec cette journée portes ouvertes, on veut approcher un peu les gens, leur montrer ce qu’on fait ici », explique le président.

Son pavillon célèbre cette année son 140e anniversaire, qui se déroule toujours de septembre à mars, donc quelque chose de spécial a été pensé.

Que font réellement les francs-maçons ?

Lorsqu’on lui demande ce que sont même les francs-maçons, Kaj Schmidt Rasmussen explique formellement : « Le but de l’Ordre est de travailler pour l’amélioration de ses membres, et donc de la race humaine, en enseignant le noble art de pratiquer la vertu et d’abdiquer la suppression du vice. »

Ce serait dans la charte de l’Ordre et il appartiendrait plus ou moins à chaque membre, aussi appelé ‘frères’ entre eux, d’interpréter plus ou moins pour eux-mêmes et cela dépendrait de qui les quelques ‘est’. Les méthodes anciennes et modernes se retrouveraient dans l’Ordre. Le but est de devenir la meilleure version de vous-même.

Une entreprise ambitieuse que les hommes poursuivent depuis plus de 140 ans.

Classement 2023 des 12 sites maçonniques les plus populaires

1

Il y a quelques mois, nous partagions le classement 2022 des 10 meilleurs sites non marchands de la Franc-maçonnerie. L’édition 2023 vient de rendre son verdict !

Sans grande surprise, le site numéro 1 est votre Journal 450.fm qui devance ainsi tous les blogs et autres sites d’Obédiences !

Nous vous invitons à voir le détail de ce classement.

Numéro 1 le gagnant :

Après seulement deux années d’existence, le Journal 450 est devenu le leader de l’information maçonnique dans le monde francophone. Il est important de noter que le nombre de visites du site ci-dessus ne tient pas compte des 350 000 emails envoyés chaque mois aux abonnés (plus de 10 000 chaque matin), ainsi que les 4 500 partages mensuels dans les réseaux sociaux. L’équipe de 40 personnes a permis en 24 mois de générer plus 3 700 articles disponibles gratuitement, 24h24 sur le site. Toute cette dynamique mise en action permet chaque jour de répondre à environ 5 000 lecteurs concernés par l’information maçonnique. Le journal fêtera ses 2 ans le 9 avril prochain.

Numéro 2 :

En deuxième position, on trouve le Blog Hiram.be dont l’accès est devenu payant il y a quelques mois. Cela ne l’a pas empêché de dépasser au cours des derniers mois les sites obédientiels.

Numéro 3

Fort de ses 53 000 membres, la plus grande et la plus ancienne Obédience de France, perd quelques places et se positionne désormais derrière les deux leaders.

Numéro 4

Lors du dernier classement, ce site était le leader français. Etant un lieu d’information incontournable pour les Loges qui composent cette Obédience, cela explique le nombre important de pages vues lors de chaque visite.

Numéro 5

En 2022, ce site était en 7è position. Il a gagné quelques places.

Numéro 6

Ce site perd 2 places par rapport au classement 2022.

Numéro 7

Pour ce site aussi, on assiste au recul de 2 places par rapport au dernier classement.

Numéro 8

Loin derrière les leaders, ce blog d’info gagnerait peut-être à réduire ses affichages de publicités intempestives sur chaque article s’il voulait regagner du lectorat.

Numéro 9

On ne peut aucunement reprocher au DH son manque de dynamisme en matière de communication. Sa présence quasi quotidienne en fait probablement l’Obédience la plus communicante de France pour le moment.

Numéro 10

Même classement pour cette année pour ce blog dont l’information est hautement qualitative.

Numéro 11

Ce site ne semble pas avoir pour vocation à diffuser une information régulière. On constate très clairement qu’il n’est pas souvent mis à jour. Les lecteurs de la version papier acquise en kiosque n’ont donc aucune interactivité avec le Web, c’est dommage. Ce site ne peut pas entrer dans le classement puisqu’il ne dépasse pas la barre des 5 000 visiteurs/mois.

Numéro 12

Ce dernier site est comparable au site précédant. Le nombre de visiteurs mensuels est inférieur à 5 000. Il fait la promotion d’émissions maçonniques majoritairement consultables en streaming. Il s’agit donc d’une production de contenus qualitatifs plus que quantitatifs, ce qui explique le faible résultat du nombre de visiteurs.

L’outil utilisé pour réaliser ce classement

Autres années…