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Campus Maçonnique : demandez le programme 2023 !

Le Campus Maçonnique nous communique son programme pour l’année à venir. C’est avec avec grand plaisir que nous le partageons, afin que nul ne l’ignore, mais aussi pour notre plus grand profit…

Au regard de la grande qualité des intervenants, une belle année maçonnique et studieuse s’offre à toutes et à tous.

Très chers Frères et Sœurs,
Vous étiez nombreux à assister à la visioconférence du programme 2023, animée par nos conférenciers qui ont « planché » avec talent !  Nous vous remercions pour votre concours et votre soutien à l’aventure du Campus. Pour ceux qui n’ont pu assister au webinaire, nous vous joignons la présentation de l’ensemble des cours pour chaque conférencier. C’est avec beaucoup de plaisir que nous vous retrouverons pour éclairer votre année 2023 par un programme qui raconte le monde, ouvert sur les autres. Rendez-vous l’année prochaine !
L’équipe du Campus maçonnique

Voyage en Orient par Leili Anvar
Cours 1 / Le Zoroastrisme Cours 2 / La royauté idéale : les miroirs des princes en littérature persane Cours 3 / Le soufisme comme enseignement de sagesse Cours 4 /  La poésie bachique et ses liens avec le Zoroastrisme

 La Bible autrement par Hervé-Élie Bokobza
Cours 1 / Le 31 janvier 2023 Supériorité de l’homme sur les anges dans sa capacité à nommer les animaux Cours 2 / Faute originelle : à propos de la culpabilité de la femme Cours 3 / Caïn et Abel échec de la communication  Cours 4 / Babel et la question du langage  Cours 5 / Sodome et Gomorrhe dans le concept de justice Cours 6 / Parole et silence : Loi de violence et Loi de paix

S’initier aux grands maîtres par Yves Bomati
Cours 1 / Le 28 février 2023 Cyrus le Grand, réalité, mythe et légende autour de « L’oint de Dieu » (Bible) La première déclaration des droits de l’homme (« Le Cylindre de Cyrus » – VIe siècle av. J.-C.) Cours 2 / Le 28 mars 2023 Les femmes de l’antiquité : déesses et mortelles Cours 3 / Antigone et la transgression  Cours 4 / L’Atlantide ou le mythe (l’utopie) de l’île  Cours 5 / Prométhée ou le mythe du premier homme Cours e, Jason et la toison d’or

Cycle communication et laïcité par Céline Bryon-Portet
Cycle communication

Cours 1 / le 6 mars 2023 Les révolutions communicationnelles de l’écrit aux médias Cours 2 / Le 18 avril 2023 Information, désinformation, manipulations et propagande Cours 3 / Le 13 juin 2023 Le secret  
Cycle laïcité
Cours 4 / Le 26 septembre 2023 La laïcisation de la société française : un processus lent Cours 5 / Le 17 octobre 2023 La « guerre des deux France »  Cours 6 / 6 Novembre 2023 Laïcité ou laïcités ? Questions d’actualité

Histoire de la Franc-Maçonnerie par Roger Dachez
Cours 1 /  Les origines du grade de Maître : état des connaissances actuelles Cours 2 / Le 16 février 2023 La Querelle des Antients et des Moderns : un conflit fondateur (1751-1813) Cours 3 / Le 16 mars 2023 Nouvelles lumières sur quelques grandes figures de la franc-maçonnerie française au XVIIIe siècle : Louis de Bourbon-Condé, comte de la Clermont (1709-1771), Jean-Baptiste Willermoz (1730-1824), Voltaire (1694-1778), Gilbert du Motier, marquis de La Fayette (1757-1834)  Cours 4 / L’Illuminisme maçonnique au XVIIIe siècle – Sources, doctrines, sociétés Cours 5 / La franc-maçonnerie sous le Premier Empire : âge d’or ou cage dorée ?

L’humanité, passé, présent, futur par Pascal Picq
Cours 1 / Le 16 janvier 2023 Origines de l’humanité Cours 2 / Le 6 février 2023 Qui sont les premiers humains ? Cours 3 / Une seule humanité, plusieurs espèces Cours 4 / L’expansion de Sapiens Cours 5 / L’avenir de Sapiens

Descartes par Bruno Pinchard
Le cartésianisme est-il encore une pensée d’avenir? Cours 1 / Le 9 janvier 2023 Un chevalier français nommé Descartes Cours 2 / Le 9 mars 2023 Descartes parmi les Rose-Croix Cours 3 / Le 8 juin 2023 Le discours de la méthode : un saccage de la nature ? Cours 4 / Octobre 2023 Des méditations métaphysiques Cours 5 / Une éthique de la générosité

Géopolitique des religions par Dominique Reynié
Cours 1 / Le 12 janvier 2023  La sécularisation dans un monde de croyants : un paradoxe  Cours 2 /  Géopolitique du religieux Cours 3 /  Les tyrannies théologico-politiques Cours 4 / Le retour du religieux dans les sociétés sécularisées

Découverte du, et des, bouddhisme(s) par Éric Vinson
Cours 1 / Le 5 janvier 2023 introduction générale : comment aborder les « religions orientales » en général, et le bouddhisme en particulier ? Cours 2 / Le 22 février 2023 Les fondements du bouddhisme (1) : l’Éveil du Bouddha ; les « quatre vérités des Nobles » ; les « Chemin octuple des Nobles » ; les Trois Joyaux (Bouddha, Dharma, Sangha) Cours 3 / Le 20 mars 2023 Les fondements du bouddhisme (2) : les « quatre sceaux » (non soi ; impermanence ; insatisfaction ; libération) ; loi du karma et samsara Cours 4 / Les principaux courants issus du Bouddha, du bouddhisme ancien au Mahayana (1) (Hinayana ; Théravada, etc.) Cours 5 / Les principaux courants issus du Bouddha, du bouddhisme ancien au Mahayana (2) (Chan/Zen ; Écoles de la Terre Pure ; bouddhisme tantrique himalayen, etc.) Cours 6 /  Le bouddhisme et l’Occident post-moderne ; conclusion.

Alain Bauer, le 26 janvier 2023 La guerre qui revient, réflexion sur une éthique de la résistance

Armand Abécassis, le 14 février 2023 Pas de vie sans loi, l’enseignement de la sortie d’Égypte
Jean-Michel Dardour et Gérard Rabonovitch, le 14 mars 2023 Une éthique du XXe siècle ? 


Tous les Abonnements au Campus

Et les cours commencent dès ce soir, jeudi 5 janvier, avec Éric Vinson !

Enseignant et journaliste, Éric Vinson est spécialisé dans les thématiques en lien avec le religieux, la spiritualité et la laïcité.

[NDLR : L’ensemble de ce programme est passionnant et permet de s’instruire, qui plus est à distance, pour celles et ceux qui le désirent !

Bandeau du site Internet du campus

Rappelons que le Campus Maçonnique est une structure associative indépendante du Collège maçonnique qui comprend les Académies maçonniques et l’Université maçonnique. Le Campus maçonnique est une activité cependant payante, mais avec une cotisation restant très raisonnable et accessible.

Jean-Michel Dardour

Nous devons cette belle initiative culturelle à notre très cher Frère Jean-Michel Dardour – ancien président du Cercle d’études et d’expression publique Franc-Maçonnerie et Société (FM&S), premier Think Tank Maçonnique français, ancien Premier Grand-Maître Adjoint de la Grande Loge de France et ancien président du Collège maçonnique.

Christian Roblin
Christian Roblin

La destinée du Collège est désormais entre les mains de notre très cher Frère Christian Roblin, par ailleurs directeur d’édition de 450.fm.

Nous rappelons simplement que le mot culture n’est pas un gros mot, c’est-à-dire un mot grossier.

Si le Maçon veut s’améliorer soi-même pour ensuite améliorer la société, la Franc-Maçonnerie, Ordre auquel il appartient, se doit d’entretenir des relations étroites avec la culture, qui comprend toutes les formes de pensée, scientifique ou autres, et de comportement.

Selon le Centre national de ressources textuelles et lexicales (CNRTL) la culture est un « Bien moral, progrès intellectuel, savoir à la possession desquels peuvent accéder les individus et les sociétés grâce à l’éducation, aux divers organes de diffusion des idées, des œuvres, etc. » ou encore la « Qualité, compétence que la possession d’un savoir étendu et fécondé par l’expérience donne à une personne ou à une société dans un domaine de connaissances particulier, à une époque ou dans un lieu déterminé… »

Merci au Campus Maçonnique d’offrir cela sur tout le territoire métropolitain mais aussi à destination de notre belle France d’outre-mer, nos DROM-COM.]

Regard sur… Expérience de hors-corps

L’expérience de hors-corps (out-of-body experience ou OBE en anglais) désigne une expérience vécue par un individu impliquant la sensation de flotter en dehors du corps. À la différence de l’autoscopie où le sujet se voit sans avoir nullement la sensation de quitter son corps, et dont le phénomène est souvent tout à fait ordinaire (reflet dans un miroir, photographie, etc.), et parfois hallucinatoire (voir l’expérience de dédoublement décrite par Goethe dans Vie et Vérité) dans l’expérience de hors-corps, le sujet prétend avoir aperçu son corps depuis un autre endroit que celui qu’il occupe.

Diverses études Britanniques ont montré que l’expérience de sortie de corps n’était pas si rare puisque 5 à 10 % de la population générale ferait une sortie de corps au moins 1 fois dans sa vie.

Pour l’heure, il n’y a pas de consensus scientifique pour savoir si la sortie de corps est un phénomène de sortie de la conscience ou une hallucination visuo-somesthésique. Selon le centre ISSNOE il s’agit d’une sortie de la conscience mais d’autres travaux comme ceux de Jason J. Braithwaite ou d’Olaf Blanke appuient la thèse de l’hallucination visuelle et somesthésique.

Origine de l’expression

Le terme expérience de hors-corps a été pour la première fois utilisé par George N. M. Tyrrell en 1943 dans son ouvrage intitulé Apparitions et a été adopté par des auteurs tels que Celia Green (en) et Robert Monroe comme terme alternatif à ceux de « voyage astral » ou « voyage de l’âme » qui ressortissent à des croyances religieuses, au paranormal ou à la mouvance New Age.

Description du phénomène

Le médecin Waldo Vieira décrit ce phénomène comme une projection de la conscience.

Les expériences de hors-corps peuvent survenir lors de traumatismes crâniens, de privations sensorielles, d’expériences de mort imminentes, de prises de produits psychotropes et autres types médicamenteux, de déshydratation, lors du sommeil et par des stimulations électriques de certaines parties cérébrales, notamment.

Selon Stephen Laberge les expériences de hors-corps sont un type particulier de rêve lucide.

Nicolas Fraisse, célèbre cas de sortie de corps en France raconte sortir de son corps tous les soirs. Pour lui, la sortie de corps se manifeste par un effet de tourbillon qui n’est pas de l’ordre du visuel, suivi par un flash lumineux. C’est alors que sa conscience sort de son corps pour aller dans différents endroits. Il précise aussi qu’il a, lors d’une sortie de corps, la sensation de posséder un corps mais que celui-ci est sans limite et que la sortie de corps n’est pas seulement une rêverie. Bien qu’il fasse partie de ceux qui peuvent sortir de leurs corps de manière régulière et plus ou moins contrôlée, il précise dans de nombreuses interviews qu’il n’a pas un contrôle absolu puisqu’il faut prendre en compte le facteur émotionnel qui n’est pas toujours contrôlable. La place de l’émotion est souvent décrite dans ce genre d’expérience. L’émotion a une place presque centrale dans ce phénomène. Dans nombre de témoignages, c’est grâce à l’émotion que les sujets rapportent avoir réussi à sortir de leur corps.

Pour certain c’est une forte émotion positive telle que la sérénité ou le calme qui leur a permis de sortir, pour d’autres c’est un choc émotionnel tel qu’un accident de voiture ou une grande peur.

On trouve parfois aussi des témoignages de personnes ayant commencé à sortir de leurs corps ou y étant parvenu, et qui à la suite d’une prise de conscience de leur état ont eu peur, ce qui les a immédiatement ramenées dans leurs corps. Concernant le rôle des émotions il n’y a pas de consensus puisqu’il s’agit d’un vécu subjectif. Un élément souvent rapporté en plus de l’émotion est la sensation d’être aspiré vers le haut alors que le corps est ressenti comme lourd pendant la sortie de corps, puis de retomber dans son corps à la fin de celle-ci. Les sorties de corps sont souvent des expériences involontaires bien que certains sujets rapportent pouvoir en faire de manière contrôlée et presque à la demande. Selon certains, il est alors possible de contrôler et d’apprendre à réaliser des sorties de corps notamment par des méthodes de méditation.

Relation avec le mysticisme et la métaphysique

Il est parfois affirmé que cette expérience indique que l’âme ou l’esprit peut se détacher du corps et « visiter » différents lieux bien qu’il soit difficile de saisir au juste comment une substance immatérielle pourrait continuer à « voir » sans posséder de dispositifs de perception. De telles conceptions reposent sur des croyances rattachant l’identité personnelle à une substance immatérielle autonome, mais incitent à penser qu’une telle entité percevrait la réalité à la façon d’un corps, ce qui est incohérent malgré le témoignage de ceux qui disent l’avoir vécu.

Problème de la conscience

Pour la majorité des scientifiques, le dogme est que la conscience est un sous-produit secrété par le cerveau. On parle de conscience localisée au cerveau ou locale. Cette dernière n’a pas le même statut que celui de la pensée.

Pour expliquer les expériences de hors-corps, la conception physico-chimique de la conscience rend toute explication par recoupement de témoignages impossible. En revanche, la conception d’une conscience plus large — non assujettie au cerveau et dite « non locale » — rend les études et tentatives d’explication possibles.

Recherches scientifiques

Les psychologues Susan Blackmore et Stephen Laberge, spécialisés dans l’étude des rêves lucides, ont consacré une large part de leurs travaux à l’analyse d’expériences de hors-corps et d’EMI (qui ne sont pas à confondre) : « S’ils sont partis de postulats différents, leurs conclusions sont peu ou prou les mêmes. Une expérience de hors-corps se produit lorsque dans un état de conscience, la perception sensorielle du sujet est inhibée. Le cerveau n’étant plus renseigné sur son environnement par le biais des cinq sens, il aura tendance à recréer de mémoire un modèle de représentation connu : un corps et un lieu. […] » On sait, par exemple, que la perception de l’attraction terrestre est un des éléments permettant de se situer dans l’espace, notamment pendant le sommeil. La perte de cette information est à l’origine des sensations de « flottement » et de « sortie hors du corps ».

En 2002 un article de la revue Nature donne les premiers pas de la recherche d’un point de vue neurophysiologique : il est possible d’induire une expérience de hors-corps par stimulation électrique du gyrus angulaire.

Approche neuropsychologique

Selon Braithwaite et al., la conscience de soi résulte d’une intégration multisensorielle réussie. Ainsi, des ruptures dans l’intégration de ces informations multisensorielles provoquent des troubles de la propriété du corps (expérience corporelle atypique). Parmi ces expériences corporelles atypiques, il y a l’expérience de sortie de corps. Les expériences de sortie de corps peuvent se produire chez des personnes atteintes de troubles neurologiques, psychopathologiques ou chez des sujets sains. En 2011, des équipes de chercheurs ont réussi à démontrer qu’un dysfonctionnement du traitement du soi corporel et du soi dans l’espace et la perspective étaient liés au phénomène de sortie de corps. (Braithwaite & Dente (2011) ; Braithwaite & al. (2011)). Diverses zones cérébrales sont mises en évidence au fil des recherches. On constate l’activation du gyrus angulaire, la jonction temporo-pariétale, le gyrus insulaire postérieur (Blanke & al. 2004) mais aussi le gyrus supramarginal, le cortex temporal supérieur et le précunéus et d’une région partant du thalamus postérieur jusqu’au vernis supérieur cérébelleux (Raider & al. 2007).

En plus de zones cérébrales, diverses études ont aussi montré l’importance de la position du corps (Braithwaite & Dente 2011 ; Braithwaite & al. 2011 ; Blanke & al. 2004). Dès 2004, Blanke et son équipe ont en effet montré un lien significatif entre la position du corps et le phénomène de sortie de corps en démontrant que 75 % des patients réalisant une expérience de hors-corps étaient allongés alors que les patients assis ou debout réalisaient plutôt des autoscopies. Ces différentes études tendent donc a proposer une conception de la sortie de corps comme un trouble de l’intégration sensorielle et somesthésique.

Kétamine et sortie de corps

Sous l’effet de la kétamine, les patients rapportent souvent faire des expériences de sortie de corps. Cette substance va perturber l’intégration du soi-physique ce qui cause la sensation d’être décorporé et les conséquences visuelles (phénomène d’autoscopie extra-corporelle). L’équipe de Wilkins (2011) a rapporté que dans le cas de consommation de kétamine, 91 % des sujets ont eu une expérience de mouvement illusoire, 83 % ont eu au moins une sensation de hors corps et 48 % ont eu une expérience autoscopique de hors corps. Leur étude rapporte aussi que l’âge précoce de la première exposition à la kétamine et la fréquence d’exposition augmente le risque d’expérience corporelle atypique (expérience de sortie de corps complète ou non). Dans « Ketamine as a primary predictor of out-of-body experiences associated with multiple substance use », Wilkins et son équipe ont réussi à montrer que la kétamine est la substance la plus à risque de provoquer ces expériences de sortie de corps et la seule à produire une sensation de mouvement vestibulaire associé à la sortie de corps. Ici encore on constate que la recherche va dans le sens d’un trouble somesthésique plutôt que vers le concept d’âme sortant d’un corps matériel.

Simulation de sortie de corps

On a réussi à simuler une sortie de corps en stimulant via des électrodes la jonction temporo-pariétale droite (Ridder & al (2007)). Dès 2002 Blanke & al. ont réussi à provoquer une sortie de corps en stimulant à de nombreuses reprises le gyrus angulaire droit d’une patiente épileptique. Par la suite, Blanke a continué à travailler sur les OBE pour publier en 2004 un article portant sur 6 patients. Bien que les vécus de l’expérience diffèrent selon les patients, il y a des points communs tels que la place de l’émotion (peur, joie, curiosité), une altération rapide de la conscience (sauf chez le patient 3). Par la suite, d’autres approches ont été utilisées pour induire des sortie de corps. En 2007, des sorties de corps ont été simulées via la réalité virtuelle (Blanke & al. 2007). Les auteurs rapportent que les patients se sentaient identifiés aux faux corps ce qui implique que la conscience de soi ou de son corps peut être distinguée de la position physique du corps. Les patients rapportaient aussi ne pas se sentir désincarnés ou surincarnés dans cette expérience ce qui suggère que la perturbation de l’intégration visuo-sensorielle n’est pas suffisante pour induire une OBE même si l’attribution du corps et sa localisation repose en partie sur l’intégration visuo-somatosensorielle. « Nos résultats montrent que les humains font systématiquement l’expérience d’un corps virtuel comme s’il était le leur lorsqu’il est présenté visuellement dans leur espace extrapersonnel antérieur et qu’il est caressé de manière synchrone ». (Blanke & al. 2007).

Braithwaite & al. (2017) ont montré, grâce à l’illusion de la main en caoutchouc, que les sujets OBE ont signalé significativement plus de perceptions anormales et d’illusions d’incarnation dans la condition asynchrone. Dans le groupe contrôle, les sujets avaient plus tendance à rejeter les éléments incohérents dans la condition asynchrone. Cette méthode a permis de simuler certains aspects de l’expérience de sortie de corps en perturbant l’intégration des informations multisensorielles. Cette méthode fonctionne très bien car la vision prime sur les autres sens en cas de conflit sensoriel, même si la vision est incohérente.

Critiques

Selon certaines recherches du domaine scientifique l’expérience de sortie hors du corps est une hallucination causée par nombre de facteurs psychologiques et neurologiques. D’autres recherches la considèreraient comme une décorporation (non confirmée à ce jour).

Le vent maçonnique qui souffle

De notre confrère italien expartibus.it – Par Chrétien de Rosemunda

Quand le vent du changement souffle, certains construisent des murs, d’autres des moulins à vent.
proverbe chinois

Le vent comme similitude de la vie et voilà qu’à chaque état d’esprit il y en a un spécifique. Peu fiable, insaisissable, invisible, mais, en même temps, évident ; c’est un élément atmosphérique qui, au cours des siècles, s’est souvent prêté à l’interprétation humaine en tant que porteur de messages et d’intentions divines.

En ce dernier mois de l’année, nous sommes tous envahis par le vent du changement.

Le vent du nord, la Tramontane, est celui de la mort, pas nécessairement un décès, mais le règne d’une loi éternelle et universelle : la transformation. « La mort », dans ce contexte, fait référence à l’élimination de la négativité. Le vent froid du nord, soufflant de la direction des terres hivernales et enneigées, est sec et stérile et prépare la voie à ce qui sera plus tard nouveau.

Il y a toujours un vent qui demande à être utilisé. Ce qui vient de l’Orient, du Levant, c’est celui de la fraîcheur, de la vie qui se renouvelle, de la force, de la puissance et de l’intellect. C’est de l’air chaud et fort qui souffle de l’endroit où se produit l’aube brillante, c’est pourquoi cela a à voir avec les débuts, les nouveaux phénomènes qui résultent du travail du vent du Nord. La chaleur est celle du soleil, de l’étincelle de la création.

Ensuite, il y a le vent du sud, le Sirocco, qui est chaud et féroce. Symboliquement, il régit le midi, lorsque le Soleil ou la Lune est le plus haut dans le ciel, au moment de la plus grande lumière et chaleur.

Le vent d’ouest, le Libeccio, est frais et humide et lorsqu’il traverse les terres il peut annoncer la pluie ou le brouillard. C’est une force féconde et bienveillante, douce et persuasive. Métaphoriquement, il préside au crépuscule, quand tout semble s’arrêter, et que le jour et la nuit se fondent dans un paysage magique de nouvelles couleurs et de brises fraîches.

Le chemin de la Connaissance que chaque franc-maçon accomplit tout au long de sa vie est comme un vent léger qui va dans des directions différentes, variant selon le Temps et les époques.

On ne peut pas l’arrêter, mais apportant avec elle des parfums et des graines, récoltées entre Ciel et Terre, elle change, apparaît à chaque fois différente tout en restant elle-même et, bien sûr, elle ne peut pas être enfermée dans une clôture.

Arrêtons-nous maintenant sur la signification que pour les francs-maçons ce qui respire entre l’Humain et le Divin et qui pendant des siècles a creusé dans la roche le chemin que nous parcourons aujourd’hui.

Un itinéraire qui ne consiste pas en un seul parcours, mais en autant de routes qu’il y a de ceux qui le parcourent, ayant en commun la destination et la carte du parcours, le panorama et les obstacles, éléments qui font de nous des frères dans le chercher la pierre philosophale.

Quiconque gravissant consciemment ces voies aspire à devenir un meilleur franc-maçon, condition plutôt instable, car souvent on se perd, on oublie le chemin et on se décourage, pour finir par douter de soi et des autres et même du Grand Architecte de l’Univers.

Cependant, en se perdant, on peut découvrir des prairies fleuries et des champs cultivés, des bois sombres et des terres desséchées que nous n’aurions pas connu autrement.

La patience et la persévérance sont les principales vertus de l’Initié comme du Maître Maçon, qui sait qu’il doit se remettre chaque jour sur le chemin de son intériorité, pour aller à la recherche de l’étincelle divine qui l’habite ; conscient de devoir partir à chaque fois pour pouvoir voir l’esprit et se reposer en lui, puis de là reprendre la route.

Tout ce dont nous avons besoin dans le chemin maçonnique de guérison et de libération est déjà en nous. Il s’agit de reconstruire notre véritable identité par la connaissance de soi et la pratique spirituelle.

Cette identité que nous avons parfois perdue, parce qu’elle a été brisée en mille parties par autant de blessures, et donc envahie par les ténèbres qui se forment dans notre intériorité, que la voie maçonnique nous apprend à éclairer et à guérir.

Regarder, se souvenir, écouter, accueillir, prendre soin, connaître, puis aimer : tels sont les verbes du franc-maçon. Il s’agit essentiellement d’un voyage dans lequel le cheminement spirituel vers la Lumière s’accompagne du « Connais-toi toi-même » qui le pousse à descendre dans les enfers de son âme, s’embarquant dans un voyage qui n’aura jamais qu’une seule direction, car il risquerait d’être ébloui par la Lumière ou perdu dans l’obscurité.

Il lui est donné d’utiliser la Lumière pour éclairer les parties les plus cachées de lui-même, celles qui, à son insu, influencent ses actions et d’embrasser l’obscurité sans la considérer comme une intruse.

C’est en effet l’obscurité qui donne à la Lumière la possibilité de briller, tout comme les ombres nous offrent la possibilité d’évoluer, si nous apprenons à les regarder avec des yeux nouveaux et à les accueillir.

pouquoi

à chaque pas vers l’individuation se produit une nouvelle culpabilité qui exige une nouvelle expiation.

Nos péchés, nos erreurs et nos fautes sont nécessaires, sinon nous serions privés des incitations les plus précieuses au développement.
Carl G.Jung

Le vent lui-même est synonyme de notre capacité à nous adapter au monde extérieur et à grandir individuellement. Cependant, si nous le combinons avec les autres facteurs que nous avons décrits ci-dessus, nous pouvons traiter le changement qui nous vient de l’extérieur comme un stimulus et vérifier s’il existe d’autres moyens possibles, qui pourraient peut-être être plus appropriés et efficaces dans le condition actuelle.

Un Franc-maçon, surtout s’il est Apprenti, ne voyage pas seul : ce qui l’attend est une entreprise difficile, semée d’embûches, au cours de laquelle il sera facile de se perdre. Marchez donc en compagnie et choisissez un guide, un Maître. On trouve alors des compagnons de route qui, miroir et contrepoint à son intériorité, lui montreront le chemin quand il risque de le perdre. Travaillant en Loge, il apprend à tourner ce regard vers lui-même et à faire de même envers les autres, qu’ils soient ou non membres de son Atelier.

Accueillir le changement ne signifie pas ne pas choisir, mais se rendre disponible pour entendre où et comment nous pouvons orienter nos vies maintenant.

Bonne année 2023.

28/01/2023 : Le DROIT HUMAIN en conférence à Châtellerault

A l’initiative de la loge châtelleraudaise “La pierre de lumière” du DROIT HUMAIN, Amande PICHEGRU Grand Maître National de la Fédération française, animera une conférence-débat à Châtellerault le samedi 28 janvier 2023 à 18h30 dans la salle du parc du Verger (avenue du Maréchal Leclerc) sur le thème “La franc-maçonnerie du DROIT HUMAIN – 130 ans de voyages initiatiques en mixités”.

L’entrée est libre et un verre de l’amitié clôturera cet évènement.

En savoir plus via www.droithumain-france.org/conference-publique-a-chatellerault-le-28-janvier/

La recette du bonheur selon un grand philosophe

Vladimir Jankélévitch, nait le 31 août 1903 à Bourges et meure le 6 juin 1985 à Paris. Il était philosophe et musicologue français.

Vladimir Jankélévitch naît de parents intellectuels russes ashkénazes qui ont fui les pogroms. Il est naturalisé français à l’âge de un an. Son père, Samuel Jankélévitch, est un médecin otorhinolaryngologue, qui est un des premiers traducteurs de Sigmund Freud en France. Également traducteur de Hegel et Schelling, il publie des articles dans les revues de philosophie.

En 1922, Vladimir Jankélévitch entre à l’École normale supérieure, où il étudie la philosophie ; il y a pour maître Léon Brunschvicg (1869-1944). En 1923, il rencontre Henri Bergson, avec qui il entretient une correspondance.

Reçu premier à l’agrégation de philosophie en 1926, Jankélévitch part pour l’Institut français de Prague l’année suivante. Il y enseigne jusqu’en 1932 et rédige une thèse sur Schelling. De retour en France, il enseigne au lycée Malherbe de Caen, puis au lycée du Parc de Lyon avant d’intégrer l’université de Toulouse en 1936, puis celle de Lille en 1938 en tant que professeur de philosophie morale.

Sa pensée

Professeur à la Sorbonne pendant près de trente ans, Vladimir Jankélévitch a marqué de nombreuses générations d’étudiants par ses cours de morale et de métaphysique autant que par sa personnalité.

Parmi ses ouvrages, on note Le Traité des vertus, Le je-ne-sais-quoi et le presque-rien, ou La Mort. Il porte également un regard neuf sur la musique des xixe et xxe siècles. Dans L’imprescriptible, composé de deux textes (« Dans l’honneur et la dignité », 1948, et « Pardonner ? », 1971), Vladimir Jankélévitch reprend un article qu’il a fait paraître en 1965 dans le no 103 de la Revue administrative. Cet ouvrage contribue à définir la notion d’imprescriptibilité des crimes contre l’humanité, au moment où les crimes des nazis vont être couverts par la prescription.

Philosophe engagé, il est de tous les combats de son siècle (Résistance, mémoire de l’indicible ; engagement pour la défense de la philosophie lors des États généraux de la philosophie en 1979). Il est surnommé « le marcheur infatigable de la gauche » à cause de sa participation à de très nombreuses manifestations, joignant philosophie et histoire vécue. La pensée morale de Vladimir Jankélévitch ramène à une vie vécue selon l’ordre du cœur puisque ce dernier, et lui seul, constitue la vraie structure d’acte de sa philosophie. Son combat est de faire reconnaître la prééminence absolue de la morale sur toute autre instance.

Son œuvre est centrée autour de trois axes de réflexion.

La métaphysique du « je ne sais quoi » et du « presque rien »

Vladimir Jankélévitch est, à la suite de Bergson, le philosophe du devenir, qu’il veut surprendre « sur le fait », « en train de » devenir, en flagrant délit, en équilibre sur la fine pointe de l’instant ! Qu’il parle de la mort, de la liberté, de l’intention, de l’intuition, de l’acte, et finalement de l’amour, il tente d’encercler l’instant au plus près et des deux côtés (avant, dans le « pas encore », et après, dans le « jamais plus », qui ne sont pas symétriques), tout en rappelant sans cesse que c’est impossible.

Il a d’ailleurs été désigné par Bergson, avec Jean Guitton, comme l’héritier de sa pensée.

Dans la continuité de l’intervalle qui conduit à cet instant, tout est possible et l’être « s’arrondit » sur ce capital en espérance, sur cette potentialité : il est bien question de liberté, d’intuition, de création, d’amour, mais de loin et à la troisième personne (surtout dans le cas de la mort). Après, dans l’autosatisfaction du fait accompli, l’être se reforme autour de son égoïté, de ses souvenirs teintés de complaisance et de nostalgie : de mort, de liberté, d’amour, il n’est déjà plus question. Mais il reste de cet instant brèvissime, de ce « presque rien » où l’être s’est amenuisé jusqu’à n’être presque plus rien pour aimer, un « je ne sais quoi » qui traîne dans l’atmosphère, comme un charme, et rien ne sera plus comme avant.

Il est le chantre de la transcendance quotidienne, le philosophe mystique, puisqu’il dit emprunter cette expression « je-ne-sais-quoi » à saint Jean de la Croix lui-même qu’il cite d’ailleurs abondamment sans en partager la foi, ce saut dans l’inconnu. Le seul saut qu’il a expérimenté est celui de l’instant quel qu’il soit, celui de l’amour ou, par exemple, celui de la tentation : il décrit, comme seul peut le faire quiconque l’a expérimenté, le pécheur encore en équilibre, entraîné vers l’avant et retenu vers l’arrière, « en train » de basculer.

Sa conception de la liberté n’est pas statique, figée dans un état de conscience mais dynamique et en progression constante vers un au-delà de conscience toujours à conquérir: « la liberté c’est de rester fidèle à la prise de conscience elle-même, laquelle n’est pas un exposant, ni un cryptogramme, mais un dynamisme et une mobilité ».

La morale de l’intention bienfaisante

« Ce qui est vrai du mystère de la mort… n’est pas moins vrai du mystère de l’amour… L’expérience morale enfin suppose à la fois la notion universelle et rationnelle d’une loi inhérente à la dignité de l’humain en général et, au vif du for intime, une expérience privilégiée, urgente, hyperbolique qui nous pousse toujours au-delà de notre devoir… Aussi la morale, dès qu’elle cesse d’être une pure déduction cognitive et synonymique des devoirs, ne se distingue-t-elle plus de la métaphysique. »
— Vladimir Jankélévitch, Philosophie première ch. 3, par. 2
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Un des paradoxes de la morale tient en ceci : le devoir moral est infini et certain, je sais que je dois faire, et ceci absolument, mais, pour devenir effectif, il doit passer par des moyens limités et hypothétiques et ambigus, je ne sais pas quoi ni comment faire : « Entre la finitude d’un pouvoir limité par la mort et l’infinité du devoir moral ou de l’amour, la contradiction paradoxale s’aiguise jusqu’au paroxysme de l’absurde et de l’intenable. » (Le paradoxe de la morale ch. 2, par. 4). Une autre façon d’approcher ce paradoxe est de rapprocher la morale de l’amour qui en est le moteur secret : tout le problème de l’agent moral comme de l’amant est de « faire tenir le maximum d’amour dans le minimum d’être » (Le paradoxe de la Morale ch. 3, par. 14).

Un autre paradoxe de la Morale tient au fait que l’intention doit se traduire en acte, c’est-à-dire prendre les moyens bien limités de sa fin infinie, et, pire, « se déposer » en actes posés : cette traduction est forcément une trahison, car elle doit accepter les médiations, les compromis et les compromissions… si elle est vraiment sérieuse. Elle doit finalement accepter que ses œuvres se détachent et, parfois, s’éloignent d’elle. On touche ici à un point essentiel de la pensée de Jankélévitch qui est « une paradoxologie de l’organe-obstacle » (concept emprunté à Bergson) : « il ne suffit pas de dire que la volonté morale est reléguée dans une zone intermédiaire : la volonté peut ce qu’elle peut malgré l’obstacle et par là même grâce à lui. » (Le paradoxe de la morale ch. 3, par. 4).

L’esthétique de l’ineffable

Passionné par la musique (notamment le répertoire du piano) et musicologue, sa réflexion est autant philosophique qu’esthétique. Il a écrit une douzaine d’ouvrages sur la musique et les compositeurs qu’il admire (Gabriel Fauré, Maurice Ravel, Claude Debussy, Franz Liszt etc). C’est l’une des originalités de son œuvre qui se distingue également par les thèmes abordés. Influencé par Bergson, bien qu’il n’ait pas été son élève mais à qui il a consacré son premier ouvrage, Jankélévitch a aussi développé une réflexion sur l’existence de la conscience dans le temps. On peut trouver une introduction à sa pensée dans le livre d’entretiens Quelque part dans l’inachevé (Éditions Gallimard) où Béatrice Berlowitz dialogue avec le philosophe sur l’ensemble de ses thèmes. Pendant cinquante-sept ans, Vladimir Jankélévitch a écrit à Louis Beauduc, ancien coturne de l’École normale supérieure ; ces échanges rassemblés sous le titre Une vie en toutes lettres (Éditions Liana Levi) témoignent de l’itinéraire philosophique et personnel du philosophe.

Procédant par variations autour de quelques thèmes dominants – le temps et la mort, la pureté et l’équivoque, la musique et l’ineffable – la philosophie de Jankélévitch s’efforce de retraduire, dans l’ordre du discours, la précarité de l’existence. C’est tout d’abord l’essence très fragile de la moralité qui retient l’attention du philosophe : la fugace intention morale n’est qu’un « Je-ne-sais-quoi », constamment menacé de déchéance, c’est-à-dire de chute dans l’impureté. Seul l’amour en effet, inestimable dans sa générosité infinie, confère une valeur à tout ce qui est. Apaisante et voluptueuse, la musique témoigne elle aussi de ce « presque-rien » – présence éloquente, innocence purifiante – qui est pourtant quelque chose d’essentiel. Expression de la « plénitude exaltante de l’être » en même temps qu’évocation de l’« irrévocable », la musique constitue l’image exemplaire de la temporalité, c’est-à-dire de l’humaine condition. Car la vie, « parenthèse de rêverie dans la rhapsodie universelle », n’est peut-être qu’une « mélodie éphémère » découpée dans l’infini de la mort. Ce qui ne renvoie pourtant pas à son insignifiance ou à sa vanité : car le fait d’avoir vécu cette vie éphémère reste un fait éternel que ni la mort ni le désespoir ne peuvent annihiler.

20/02/23 : Reconsécration de la pierre angulaire du George Washington Masonic National Memorial

Un événement auquel le George Washington Masonic National Memorial, bâtiment maçonnique dédié à la mémoire de George Washington, premier président des États-Unis et Franc-Maçon, nous convie.

Pose de la première pierre du George Washington Masonic National Memorial à Alexandria, Virginie, le 1er novembre 1923.

Une invitation lancée aux Frères du monde entier par la Franc-Maçonnerie américaine qui célébrera, le 20 février prochain, le 100e anniversaire du début des travaux de la construction, à Alexandria en Virginie, du mausolée en mémoire de George Washington.

Vue de face du George Washington Masonic National Memorial.

Une cérémonie solennelle pour renouveler la dédicace de la pierre angulaire mais aussi et surtout représentant l’hommage de la franc-maçonnerie américaine aux valeurs de liberté.

Chaque année, des milliers d’invités du musée visitent ce Mémorial pour en savoir plus sur Washington et la Franc-Maçonnerie, et pour s’inspirer aussi du grand héritage laissé par le père des États-Unis et, selon certains, le plus grand Maçon du pays.

La célébration originelle de la pierre angulaire avait été un événement maçonnique national de très grande ampleur. Plus de 10 000 Frères avaient assisté à la pose de la première pierre du Mémorial en 1923. En 2023, les maçons se réuniront à nouveau au Mémorial pour assister à la réinauguration de cette pierre angulaire.

Maquette du George Washington Masonic National Memorial en 1922.

Par ailleurs, une pierre d’angle est, pour certains bâtiments, la première pierre à avoir été scellée lors de l’édification. Elle se distingue des autres par le fait qu’elle a été posée au cours d’une cérémonie, généralement par un officiel, acquérant ainsi une valeur symbolique. Pour mémoire, le prophète Ésaïe et l’auteur du Psaume 118 font de la pierre de tête ou pierre angulaire un symbole.

Toutes les Grandes Loges, les Loges, les groupes maçonniques et les Francs-Maçons de par le monde en amitié avec la Grande Loge de Virginie peuvent participer au défilé, à compter de 13 heures, depuis la vieille ville historique d’Alexandria jusqu’aux magnifiques terrains du Mémorial. Toutes les personnes participant aux événements du 20 février 2023 doivent s’inscrire sur le site Web.

Les initiatives, qui comprendront des rencontres et des visites, avec un accueil dans des Loges et des groupes maçonniques, se tiendront du vendredi 17 février au dimanche 19 février. Mark Tabbert et Shawn Eyer, parmi les plus grands experts américains de l’histoire de la Franc-Maçonnerie, seront à la disposition de répondre aux questions des invités qui se seront spécifiquement inscrits.

L’équerre et le compas, un grand symbole maçonnique construit en béton, ont été ajoutés au mémorial en 1999.

Point d’orgue du 20 février, à 15h30 précises, la réinauguration solennelle de la pierre angulaire.

Le George Washington Masonic National Memorial

L’idée de construire un mémorial maçonnique pour George Washington a été proposée pour la première fois en 1852 par la Loge Mère de la région de Washington, « Fredericksburg Lodge » No. 4, à l’Orient de Fredericksburg, en Virginie.

Des fonds ont été recherchés auprès des Grandes Loges à travers les États-Unis pour construire un temple maçonnique commémoratif avec une grande statue dans le vestibule. Assez de fonds ont été collectés pour commander une statue en bronze grandeur nature de Washington en décor maçonnique au célèbre sculpteur Hiram Powers qui vivait alors à Rome, en Italie. La statue est arrivée à Alexandria au début de 1861, juste avant le déclenchement de la « The Civil War », la guerre de Sécession ou guerre civile américaine. La statue, exposée à Alexandria jusqu’à l’été 1863, puis déplacée à Richmond, où elle a été détruite dans l’incendie du 3 avril 1865.

 « M.O.V.P.E.R. » est l’abréviation de Mystic Order of Veiled Prophets of the Enchanted Realm, soit l’Ordre Mystique des Prophètes Voilés du Royaume Enchanté.
 

Aujourd’hui, « Alexandria-Washington Lodge » # 22 expose nombre de ses précieux souvenirs de Washington. Ce mémorial accueille le public sept jours sur sept pour voir de très nombreuses expositions et profiter de la vue spectaculaire depuis le sommet de sa tour de 333 pieds, soit 101,50 m. Il fut construit uniquement avec les contributions volontaires des membres de la Franc-Maçonnerie.

Le président Truman portant son tablier, avec d’autres dignitaires au Masonic National Memorial, le 22 février 1950

Le George Washington Masonic National Memorial est de style néoclassique. ​​Des parties du bâtiment sont également de style néo-grec et néo-roman.

Le mémorial se compose de neuf étages. Le premier étage ou « rez-de-chaussée » semble, de l’extérieur, faire partie de la fondation. Au centre du premier étage se trouve le Grand Masonic Hall qui compte huit grandes colonnes de granit vert, quatre de chaque côté de la salle. Cette salle mesure 66 pieds (20 m) de long, 66 pieds (20 m) de large et 20 pieds (6,1 m) de haut. Les 12 dioramas commandés au milieu des années 1960 sont situés dans cette salle.

Peinture murale de la salle Cryptic Masonry au septième étage, détail.

L’architecture du monument

La forme du Mémorial s’inspire du phare d’Alexandrie, en Égypte, l’une des anciennes sept merveilles du monde, et sa conception reflète l’architecture classique de la Grèce et de Rome. Ces styles relient le Mémorial à l’architecture de l’époque de Washington, lorsque l’esthétique classique était utilisée pour exprimer les principes démocratiques guidant la nouvelle république.

L’autel de la chapelle de la salle des Templiers au huitième étage du Mémorial.

L’entrée du Mémorial, inspirée du Parthénon, est d’ordre dorique. L’intérieur du Memorial Hall est un ordre composite modernisé. Les trois sections de la tour montent en niveaux de complexité, avec des éléments doriques en bas, ioniques au milieu et corinthiens en haut. La Tour est coiffée d’une pyramide et surmontée d’un fleuron stylisé qui symbolise la Lumière. Le Mémorial est un phare qui diffuse la lumière de la Franc-Maçonnerie et l’héritage de Washington à toute l’humanité.

En 1942, le département du commerce fait don d’équipements pour éclairer le monument afin, tel un phare, qu’il diffuse la lumière de la Franc-Maçonnerie.

Sources : « Wikipédia, l’encyclopédie libre », Wikimedia Commons, Newsletter du Grand Orient d’Italie, George Washington Masonic National Memorial

Société secrète… Ordre hermétique de l’Aube dorée

The Hermetic Order of the Golden Dawn in the Outer (littéralement L’Ordre hermétique de l’Aube dorée à l’extérieur) est une ancienne société secrète britannique fondée à Londres par William Wynn Westcott en 1888, avant de se disloquer, de 1900 à 1905, à la suite de conflits internes. S’inscrivant dans la mouvance occultiste propre au dernier tiers du xixe siècle, la « Golden Dawn » (ainsi communément désignée) se présentait comme une école consacrée à l’étude des sciences occultes, à leur systématisation, leur organisation et à leur enseignement.

Origines de la Golden Dawn

On trouve trois hommes à l’origine de la Golden Dawn, par ailleurs membres d’un ordre maçonnique : la Societas Rosicruciana in Anglia.

  • le docteur William Wynn Westcott
  • William Robert Woodman
  • Samuel Liddell MacGregor Mathers

Aux origines de l’Ordre

L’anecdote entourant la fondation de la Golden Dawn est une histoire contestée. Tout aurait commencé en 1884, lorsque le Dr W.W. Westcott, membre haut placé de la S.R.I.A., soumit à ses « confrères » W.R. Woodman et S.L. Mathers des manuscrits codés. À l’en croire, c’est le révérend A.F.A. Woodford, pasteur anglican, qui, ayant trouvé ces obscurs textes dans les rayonnages poussiéreux d’une petite librairie de Farrington Street à Londres, lui aurait confié le soin de les déchiffrer.

William Wynn Wescott décode lesdits manuscrits et y découvre notamment les coordonnées d’une certaine Anna Sprengel, domiciliée en Allemagne et soi-disant membre d’une mystérieuse société secrète rosicrucienne. Westcott se serait alors résolu à engager, le 12 octobre 1887, une correspondance avec celle-ci.

Après cinq mois de prétendue liaison épistolaire, Westcott aurait reçu, par l’intermédiaire de Sprengel, une charte officielle de la dite société, ayant pour nom Temple Licht, Liebe und Leben – Lumière, Amour et Vie, Woodman et Mathers et leur donnant la permission de fonder en Grande-Bretagne une fraternité rattachée à celle d’Allemagne. Elle devait avoir pour nom « Aube dorée de l’extérieur » (Golden Dawn in the Outer).

Westcott demande l’aide de son compère Samuel Liddel Mathers afin de mettre en forme les ébauches des Rituels d’initiations de l’Ordre, ce qu’il fit remarquablement. Dès lors, Mathers s’occupera des enseignements Magique de l’Ordre, Westcott de la Kabbale et du système Rosicrucien et le Révérend Ayton de la branche Alchimique (qui ne verra jamais le jour).

Fondation et ramifications

En mars 1888, à Londres, fut inaugurée la loge « Isis-Urania », première loge « officielle » de l’Ordre hermétique de l’Aube dorée. L’événement fut publiquement annoncé dans une revue théosophique en 1889. L’« Isis-Urania » était également dénommée « Temple n°3 » du fait de la pseudo-existence de deux premières loges allemandes — n’étant pas, elles, « dans le monde extérieur » — (la première, le « temple-mère », étant celle dont était censée faire partie l’énigmatique Anna Sprengel, et la seconde étant désignée sous le nom de « loge Hermanubis » dans les lettres qu’elle aurait adressées à Westcott).

De 1889 à 1905, la Golden Dawn implanta des loges secondaires à Bristol (la loge « Hermès », n°4), à Bradford (« Horus », n°5), à Édimbourg (« Amon-Râ », n°6), à Paris (« Ahathöor », n°7), et enfin à Weston-super-Mare (« Osiris », n°8).

Au sein de la Golden Dawn

Le parcours initiatique au sein de la Golden Dawn, dénommé « Cursus studiorum magicorum », était subdivisé en treize niveaux :

  • Premier Ordre : l’Ordre de l’Aube Dorée ou « Ordre extérieur ». Ce premier ordre, dont le nom sert aussi à désigner la fraternité dans son ensemble, visait à la formation théorique des initiés :
  • un grade d’introduction, Néophyte 0=0
  • Zelator 1=10
  • Theoricus 2=9
  • Practicus 3=8
  • Philosophus 4=7
  • Seigneur du Portail : second grade d’introduction au second ordre.
  • Second Ordre : l’Ordre de la Rose Rouge et de la Croix d’Or (Ordo Rosae Rubeae et Aureae Crucis) ou « Ordre intérieur » : Ce deuxième ordre octroyait le statut d’« Adepte » et enseignait les techniques et rituels magiques pratiques jusqu’alors uniquement étudiés en théorie dans le premier Ordre. Ce troisième et dernier ordre comprenait les grades :
  • Adeptus Minor 5=6, grade sous divisé en Zelator Adeptus Minor (Z.A.M.), Théoricus Adeptus Minor (T.A.M.), Practicus Adeptus Minor (P.A.M.)
  • Adeptus Major 6=5
  • Adeptus Exemptus 7=4
  • Troisième Ordre : l’Ordre de l’étoile argentée (Ordo Astrum Argentum ou Argenteum Astrum) :
  • Magister Templi 8=3
  • Magus 9=2
  • Ipsissimus 10=1

Cette structure est inspirée de l’Arbre des Séphiroth (élément majeur de la Kabbale).

Membres

Parmi les membres de la Golden Dawn, on retrouvait Arthur Edward Waite, le poète William Butler Yeats, l’artiste Pamela Colman-Smith, l’actrice Florence Farr, le peintre Isabelle de Steiger, Algernon Blackwood, Allan Bennet, Aleister Crowley, John Brodie-Innes, Annie Horniman (fondatrice avec Yeats de la Société Théâtrale Nationale d’Irlande, puis de l’Abbey Theatre), les écrivains Arthur Machen dans la branche de A.E. Waite, et Enoch Soames, Henry Rider Haggard, Sax Rohmer, William Sharp, John Todhunter, l’auteure et journaliste Constance LLoyd Wilde, etc. Il est possible, mais non prouvé, que l’écrivain irlandais Bram Stoker ait fait partie de l’ordre.

Enseignements

L’enseignement de la Golden Dawn reposait principalement sur l’étude de la Kabbale, des arts Divinatoires :

  • l’Astrologie,
  • le Tarot divinatoire,
  • la Géomancie
  • l’Alchimie et l’Hermétisme,
  • la Talismanie,
  • le Voyage Astral (nommé projection Astrale par la Vision de l’esprit),
  • l’étude des textes traditionnels (exégèse guématrique),
  • la Gnose,
  • les religions monothéistes autant que le paganisme,
  • la Haute-Magie et tout ce que cela comprend de disciplines, afin que l’initié explore les tréfonds de son être intérieur, de sa nature et de la Nature qui l’environne,
  • l’apprentissage de la Magie énochienne.

L’étude de la Kabbale (également nommée Qabale lorsqu’elle est étudiée conjointement à l’hermétisme), commençait dans l‘« Ordre Extérieur » et était approfondie dans l’« Ordre Intérieur » ; l’énochien, quant à lui, était uniquement enseigné aux « Adeptes » (membres de l’« Ordre Intérieur »). En dehors de ces deux fondements, les initiés s’adonnaient également à des disciplines occultes « secondaires » telles que la tarologie, la géomancie, l’alchimie, etc.

La fin de la Golden Dawn

Douze années après sa fondation, la Golden Dawn partit en morceaux. Cet éclatement est l’aboutissement d’un vaste écheveau d’évènements qui, somme toute, découlerait fondamentalement de la lutte de pouvoir entre Mathers – basé à « Ahathöor » depuis 1890 – et Westcott – basé à « Isis-Urania » – qui durent se partager l’administration de la Golden Dawn à la suite du décès de Woodman en 1891.

Les deux hommes entrèrent en conflit au sujet des Rites de l’Ordre qu’ils devaient ensemble mettre au point. Mathers prétendit alors être en relation avec les « chefs secrets » censés diriger la Golden Dawn en coulisses, et s’en servit comme prétexte pour témoigner de penchants despotiques progressivement croissants, qui ne furent d’ailleurs pas au goût de tous les Adeptes… Les tensions occasionnées parmi les membres, en cette dernière décennie du xixe siècle, débouchèrent sur le « schisme de 1900 ».

Le « schisme de 1900 »

Ce rejet massif de l’autorité de S.L. Mathers fut la réaction de l’« Isis-Urania » lorsqu’il tenta de soumettre l’Ordre à son contrôle total. La méfiance des Adeptes de Londres s’intensifia à la suite de l’expulsion de Annie Horniman, qui fut la bienfaitrice, et la bourse du couple Mathers. Malgré ce que disent certains auteurs ne connaissant pas l’historique de l’Ordre, ce ne fut pas à la suite de l’initiation d’Aleister Crowley (à l’époque encore jeune initié que rien ne distinguait des autres) par Mathers au temple parisien « Ahathöor ». Aussi, après que Mathers eut envoyé son nouvel initié pour tenter de faire plier les membres du temple londonien et d’imposer à tous sa nouvelle vision autocratique de l’Ordre, ainsi que les Rituels et enseignements que lui seul avait écrits, ce dernier préféra faire scission, ne reconnaissant que l’autorité de Westcott et Florence Farr et entraînant en même temps dans son camp les autres Temples de Grande-Bretagne.

S.L. Mathers annonça alors, dans une lettre de 1900 adressée à Florence Farr (1860-1917, dirigeante de la loge Isis-Urania depuis 1897), que les écrits codés au fondement de la Golden Dawn n’étaient que des faux fabriqués de toutes pièces par Westcott. Ce dernier, à la fois excédé et harcelé par la bureaucratie Victorienne, argua être accaparé par ses nouvelles responsabilités à la Societas Rosicruciana in Anglia (S.R.I.A., où il était alors promu à un poste important) pour se retirer de ses fonctions de Chef Adepte, bien qu’il demeurât dans l’ombre.

Ce ne fut pas la première fois que Mathers souhaita éliminer Westcott de l’Ordre pour devenir le seul chef, ce ne fut qu’une tentative de plus.

À la même époque, Mathers fut éclaboussé par le scandale de l’« affaire Horos », un couple d’escrocs que Mathers avait pris pour des adeptes, croyant même que cette femme était un avatar de Madame Blavatsky, mais ces derniers vont se servir des rituels de l’Ordre pour escroquer et même abuser sexuellement de jeunes femmes. Les rituels de l’Ordre furent publiés dans la presse, et les temples britanniques changèrent le nom de l’Ordre en « Hermetic Society of the Morgen Rothe ». Les trois chefs sont alors, Brodie-Innes, J. Felkin et P. Bullock.

Après le retrait apparent de Westcott en 1901, Yeats fut élu pour le remplacer à la tête du Temple Isis Urania. Mais l’institution n’était pas à l’abri de nouveaux bouleversements… En effet, d’autres divergences apparurent — toutes reliées à celle d’ordre doctrinal qui opposa, de 1903 à 1905, Yeats et son successeur Waite au sujet d’une réforme entreprise par ce dernier : l’Ordre devait-il rester « magique » ? Oui pour la majorité, les autres préférant l’aspect « mystique », donnant lieu à un nouveau « schisme ».

La réforme de Arthur E. Waite

En 1903, Arthur Edward Waite succéda à Yeats comme Grand Maître. Le premier acte de celui-ci en vertu de son nouveau statut fut une réforme des principes fondamentaux de l’Ordre : il proclama la primauté de l’accomplissement spirituel (accent mis sur la connaissance ésotérique et la quête de la Vérité) sur l’accomplissement matériel (que présuppose l’occultisme en général, et la magie en particulier). Voyant dans cet acte de négation du fondement même de la Golden Dawn (à savoir la pratique des sciences occultes) l’annihilation pure et simple de l’Ordre, l’ancien Grand Maître Yeats s’opposa vivement à Waite. Deux camps se formèrent alors : l’un regroupant les partisans de la réforme et représenté par William Alexander Ayton, (relativement peureux en matière d’opérativité), bras droit de Waite, et l’autre rassemblant, aux côtés de l’ancien Grand Maître Yeats, les conservateurs.

La querelle dura deux ans, après quoi le camp Yeats4 finit par aller fonder son propre ordre (La Stella Matutina, l’« Étoile du Matin ») — transposition parfaite de la Golden Dawn avant la réforme de Waite, faisant sécession de ce qui prit alors le nom de Holy Order of the Golden Dawn (« Saint Ordre de l’Aube dorée » ; l’expression « saint ordre » illustrant davantage les nouvelles tendances mystiques insufflées par Waite) et qui continua du reste à être ébranlé par des luttes intestines jusqu’à sa dissolution en 1915, à la suite du départ de Waite. Après ce « schisme de 1905 », qui fut le véritable coup de grâce pour l’Ordre Hermétique de l’Aube dorée, certains initiés restés neutres dans la lutte entre le camp Yeats et le camp Ayton préférèrent aller fonder, seul ou par groupe, leur propre fraternité.

Plusieurs branches virent alors le jour :

  • L’Ordre hermétique de la Stella Matutina, qui fut dirigé par le Docteur Felkin, et qui existe encore de nos jours.
  • L’Ordre réformé de la Golden Dawn, qui devint The Holy Order of the Golden Dawn, puis Fellowship of Rosy Cross, par A.E. Waite.
  • L’Ordre rosicrucien de l’Alpha et Omega, fondé par Brodie-Innes, (qui passa de la Stella Matutina et retourna vers Mathers). Cet Ordre repris par Mathers, vivota pendant quelques années, puis à la mort de Samuel Mathers, sa femme Moina Mathers tint l’ordre d’une main de fer ; jusqu’à créer de nouveau schismes. Cette branche implantée aux États-Unis donna naissance plus tard à B.O.T.A. (Buiders of the Adytum), fondé par Paul Foster Case qui fut expulsée par madame Mathers, ou encore Society of the Inner Light, fondée par Dion Fortune, initié par Brodie-Innes au sein de l’Alpha et Omega. De nouvelles tentatives étranges de faire renaître l’Ordre Rosicrucien de l’Alpha et Omega, virent le jour à la fin des années 1990, en France, Suède et États-Unis.
  • L’A∴A∴ ou Argenteum Astrum, fondé par Aleister Crowley et d’autres anciens membres de la Golden Dawn, mais dont la vision intégra au cursus la mystique orientale et le Yoga ; sans parler de la « prétendue » révélation de Crowley, le Livre de la Loi — Liber Al vel Legis, qui transforme la Golden dawn en une structure Thélémite. Cette branche possède actuellement plusieurs visages et chefs qui s’entredéchirent. Seul l’Ordre associé à l’O.T.O. semble encore en activité à ce jour.
    Actuellement, et depuis la fin des années 1990, plusieurs structures se réclament de la filiation authentique de la Golden Dawn. La plupart d’entre elles proviennent des États-Unis et sont devenues très structurées et « business » :
  • The Hermetic Order of the Golden Dawn International, devenu Order of the Morning Star, puis récemment Esoteric Order of the Golden Dawn qui comprend de nombreux temples aux États-Unis et en Europe, fondée par Robert Zinc.
  • The Hermetic Order of the Golden Dawn, provenant des enseignements que Israel Regardie transmit à Chic Cicero. I. Regardie fut le secrétaire de Aleister Crowley, puis il rejoignit les branches survivantes et moribondes de la Stella Matutina et publia de nombreux ouvrages sur la Golden Dawn, ses pratiques et ses rituels.
    De ce groupe proviennent différentes branches, également nommées Stella Matutina :
  • Une branche (prétendument ininterrompue) de la Stella Matutina de Nouvelle-Zélande, fondée par le Dr Felkin et divulguée par Pat Zalewski, qui prend racine en Nouvelle-Zélande, en Australie et au Québec.
  • Une branche, aux filiations incertaines, de l’Ordre Rosicrucien de l’Alpha et Omega, fondée par J.P. Ruggiu (France), Robert Word (États-Unis) et D. Griffin (Suède et États-Unis).

Ordres issus de la Golden Dawn

Les plus connus des « ordres dérivés » de l’Ordre Hermétique de l’Aube dorée sont :

  • La Stella Matutina (« branche Yeats ») — sus-mentionnée ; groupe traditionaliste scissioniste qui, désapprouvant la réforme de Waite, fonda cet ordre pour faire perdurer la Golden Dawn originelle.
  • L’Ordre Rosicrucien Alpha & Omega (« branche Mathers ») — arrêté en 1939.
  • L’Astrum Argentum (« branche Crowley »).
  • L’Ordre Solaire (« branche Brodie-Innes »).
  • L’Ordre de la Lumière (« branche Pattinson »)
  • Builders Of The Adytum (« branche Paul Foster Case »).
  • Ordres dont les fondateurs ont été responsables dans différents organismes de Builders Of The Adytum – BOTA :
  • BOTA Europe (« branche Daniel Wagner »). Branche dissoute en 1996
  • BOTA Europe BE (« branche Daniel Wagner »). Branche dissoute à la suite d’accords juridiques entre BOTA et Daniel Wagner
  • Artisan of Light (« branche Jacob Fuss »)
  • Fraternitas Lvx Occulta (« branche Paul Clark»)
  • (« branche Robert Word »)
  • AOR (Branche issue de Fraternitas Lvx Occulta créée en 2004 et non pas 1989 comme le prétend son fondateur Hamid Mirzaie alias Elias Rubenstein » qui fut responsable FLO pour les pays de langue germanique).

Sous le Bandeau #64 – Perspectives 2023

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Dans cet épisode, nous avons discuté de la gratitude que nous avons ressentie en 2022 et de l’aspect de notre vie que nous souhaitons améliorer en 2023. Nous avons également partagé des conseils et des réflexions sur la manière de maintenir une attitude positive et de travailler en direction de nos objectifs pour l’année à venir.

Si vous êtes intéressé par la philosophie maçonnique et par l’introspection personnelle, n’hésitez pas à regarder cette vidéo jusqu’à la fin ! Nous espérons que vous y trouverez de l’inspiration et de l’aide pour votre propre cheminement en 2023.

Hésitez pas à écrire dans les commentaires vos aspirations pour cette nouvelle année!

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Néo-chamanisme : l’Occident en mal d’ésotérisme – Par Radio France

Peuplé d’une génération en quête de spiritualité, traversé par des considérations écologiques, l’Occident est devenu un terreau fertile pour des pratiques chamaniques revisitées. Reliant l’Amazonie à l’Europe en passant par la Sibérie, le néo-chamanisme se diffuse… et se monétise.

Avec :

  • Denise Lombardi Anthropologue et chercheuse au GSRL – Groupe Sociétés, Religions, Laïcités, laboratoire de recherche du CNRS et de l’École pratique des hautes études
  • Anne-Marie Losonczy Anthropologue, directrice d’études à l’École Pratique des Hautes Études et professeure à l’Université libre de Bruxelles
  • Clément Jacquemund Docteur de l’Ecole pratique des hautes études (EPHE), chercheur rattaché au laboratoire GSRL – Groupe Sociétés, Religions, Laïcités (laboratoire de recherche du CNRS et de l’École pratique des hautes études)

Loin de la Mongolie, de la Sibérie ou de la jungle péruvienne, les pratiques chamaniques ont fait leur apparition dans nos contrées européennes dans les années 1960. Si notre intérêt pour ces rituels ne date pas d’hier, l’engouement pour le chamanisme s’est accru depuis les vingt dernières années. Depuis, loin d’être marginalisée, une nouvelle génération d’adeptes pratique aujourd’hui, de manière décomplexée, le chamanisme que l’on peut définir comme une pratique spirituelle centrée sur la médiation entre les êtres humains, les esprits de la nature, les âmes des animaux, ou encore la communication avec les divinités. Une recherche spirituelle qui trouve un public sensible aux questions écologiques et à la puissance de la nature, jusqu’à remettre au gout du jour des chamanismes ancestraux, par exemple celtes, ou allant jusqu’à la prise de psychotropes comme l’ayahuasca – drogue tout droit venue des chamanes amazoniens. D’ailleurs, les rituels ayant évolués par rapport à ceux pratiqués anciennement en Amazonie ou en Sibérie, on parle désormais de néo-chamanisme. Et qui dit néo-chamanisme, dit nouveaux chamanes.

Qui sont ces néo-chamanes qui essaiment sur le Vieux continent et quel chamanisme enseignent-ils ? Développement personnel, recherche de spiritualité, quête d’authenticité… que recherchent les adeptes du néo-chamanisme ? Ce phénomène est-il révélateur d’une crise de spiritualité de l’Occident ? Cette pratique internationalisée est-elle source de revenus considérables et peut-on parler de business de la filière néo-chamanique ? Ce phénomène mondialisé est-il l’expression d’un changement des rapports de domination nord-sud ? Et quels impacts pour les régions latino-américaines, berceau du néo-chamanisme, qui voient arriver des touristes et pratiquants occidentaux ?

Au commencement était le verbe

Nous n’en parlons jamais !

Certes, en loge, nous remarquons que nos rituels maçonniques – quel que soit le rite pratiqué – sont à la fois des « conducteurs » qui articulent et rythment nos cérémonies et des recueils de bons principes de vie, voire de morale.

Certes, nous y apprécions les thèmes des planches présentées par nos frères et sœurs et nous permettent échanges et réflexions lors de débats, souvent passionnants, passionnés même, mais généralement enrichissants.

Certes, lors des agapes partagées après les tenues, nous poursuivons parfois les discussions, en donnant une large place aux rires et plaisanteries, traditionnellement de mise pour accompagner nos plaisirs de bouche.

Certes, de retour dans la Cité – parce que nous n’oublions pas notre devoir de transmission et aussi pour recueillir des avis « profanes » – il nous arrive de prolonger les sujets en cause en famille, au bureau ou autres lieux de rencontre.

 Nous sommes tout à la fois des êtres de comparaison, d’imitation et de répétition, en clair des « hommes et des femmes de paroles » et nous respectons ainsi notre engagement. Par notre volonté de nous rapprocher de l’autre, cet « autre Moi ». Bref, autant par désir que par plaisir de communiquer et d’être utile. Mais…dans toutes nos circonstances de communication, sommes-nous bien conscients, francs-maçons, franc-maçonnes de notre état, que nous utilisons un merveilleux outil qui est, non seulement le langage, mais LA LANGUE ? En l’occurrence, la langue française. Il en est de même, bien entendu, pour tous les francs-maçons et maçonnes du monde, dignes de ce nom, qui pratiquent la langue de leur pays.

Nous n’en parlons jamais, sinon, soyons francs, pour remarquer « gentiment » les tournures rituelliques ampoulées du 18ème siècle que nous reprenons pourtant avec cœur au fil des tenues, à l’ouverture et à la fermeture de nos travaux. A noter ici que le sempiternel commentaire de rites à longueur de tenues – qu’il s’agisse de disserter sur leurs auteurs réels ou supposés, sur les dates et lieux de rédactions ou encore sur les formes lexicales utilisées – ne signifie pas leur approfondissement et objet. A l’oreille, le rituel embellit. A la pensée, il suggère. A la raison, il enseigne.

Et, sans que nous y prêtions toujours attention, l’emploi de ces « envolées poétiques » d’un autre siècle, impriment et influencent notre « narratif » (pour user d’un mot, lui, à la mode actuelle) en loge et au dehors. Ordo ab chao : les rituels ordonnent les phases cérémonielles et – sans rien exagérer – favorisent le séquencement et l’épanouissement de notre idéation. Il n’est pas interdit de penser d’ailleurs que l’on peut distinguer un franc-maçon, précisément, à sa façon de s’exprimer et à son élégance verbale en société.

Nous l’avons dit dans d’autres textes, le mot n’est pas la chose. Il n’en est ni l’être ni l’âme. Que l’évocation, que la représentation, que l’ombre, en quelque sorte. Raison impérieuse de plus pour être le plus éclairant, le plus précis possible, le plus descriptif dans notre expression orale ! Serais-je en train de dire que, partant, la franc-maçonnerie, nous rend davantage présents, attentifs, jusqu’à devenir « amoureux » même du mot, des mots, des phrases, et au final – par la sculpture signifiante que nous leur donnons – soucieux de leur sens ? Réponse : Oui, je le pense et le soutiens ! D’autres, qui plus est célèbres et crédibles, l’ont bellement souligné avant moi. « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire viennent aisément » nous confirme Nicolas Boileau.

Cet art de parler, nous avons le bonheur de l’exercer en rédigeant puis en présentant ce que l’Art Royal nomme par métaphores des « morceaux d’architecture » ou plus communément des « planches ». Nous le vivons à chaque tenue : le frère conférencier, la sœur conférencière, nous offrent la lecture d’un texte auquel il ou elle a donné son temps, sa réflexion, sa générosité, bref son point de vue sincère avec sa façon personnelle d’écrire et de penser. Vous l’avez remarqué, que le narrateur, la narratrice lise son écrit les yeux baissés, prisonnier, prisonnière de son texte, nous en percevons le sens mais pas ou mal les sentiments contenus. Une vitre nous sépare. Qu’il ou elle lève les yeux vers l’assistance, alors les mots prennent vie dans le regard du locuteur, de la locutrice qui se libère. L’obstacle disparaît. Ses phrases bien articulées se parent d’émotions, de ressentis, lesquels nous gagnent et nous sommes en communion de pensée avec le « parlêtre ».

Un petit miracle s’accomplit : Quand les mots s’incarnent posément par la parole, quand le geste la souligne à propos, c’est précisément une part de l’Etre, une part de l’âme du frère, de la sœur sur l’estrade, qui s’échappent, s’élèvent et parviennent à notre « entendement », au signifiant et signifié du terme. Le fond monte avec la forme, l’art exulte avec la manière. « Les hommes sont comme les lapins, on les attrape par les oreilles ! » dit Honoré de Mirabeau, avec malice et justesse.

Nous sommes loin ici du débit des animateurs de radio ou de télévision qui déroulent davantage leurs paroles plus qu’ils ne les délivrent dans leurs micros. Parce qu’au siècle de la vitesse, la mode est au « parler vite » et au « tout, tout de suite ». Et nous voici à l’opposé même de la lenteur avec des textos sur les écrans des téléphones mobiles, où les mots sont « squelettisés »! Toujours au nom de l’accélération, de la performance et de cette nouveauté constante qui s’appelle le « progrès » !

Sans être passéistes excessifs ni conservateurs obstinés, nous devons bien admettre que la langue fleurie du 18ème siècle avait le mérite inestimable d’entretenir notre patrimoine linguistique. Et en même temps, l’orthographe ! A l’heure de l’écriture inclusive qui, soi-disant, assurerait par des modalités syntaxiques « une égalité des représentations entre hommes et femmes », il est heureux que la franc-maçonnerie soutienne, à sa façon, l’intégrité de la belle langue française. La pérennité des rituels, la qualité de nos échanges, le prouvent. L’Art royal a choisi son camp depuis longtemps et s’y maintient : il est du côté des grands esprits et de la philosophie, de la littérature et de la poésie, ancienne comme contemporaine. Au commencement était le Verbe, dit d’entrée la Bible.

Le jardin des penseurs et des poètes qui instruisent et enchantent le monde est vaste et foisonnant de leurs œuvres. Ainsi relient-elles les époques par un beau ruban conceptuel. De Socrate à Spinoza, de Molière à Voltaire, de Victor Hugo à Albert Camus, de Frédéric Nietzsche à Sigmund Freud, de Simone Weil à René Girard. Autant de lumières éclairantes et expressives qui ensoleillent les planches présentées en loges ! Mais…le plus souvent une seule fois lues, ces centaines de textes s’endorment dans les dossiers ou les tiroirs de nos frères et sœurs !

C’est tout le mérite de l’équipe de l’originale revue maçonnique « 450 fm » (360° du compas + 90° de l’équerre) de maintenir en éveil cette pensée maçonnique sous les diverses formes communicationnelles. Ainsi y apparaissent en un mouvement permanent, les articles, réflexions, photos, illustrations et vidéos de notre grande famille ! Ainsi, grâce à cette véritable plateforme vivante, de « concentrés intellectuels » nait et renait cette expression orale et écrite qui illustre et défend nos idées, en autant d’« agents de liaison ». Et ainsi, au vrai sens du mot, la parole circule !

« La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu’on l’aime de toute son âme et qu’on n’est jamais tenté de lui être infidèle »

dit joliment Anatole France.