Accueil Blog Page 602

Les compagnons Boulangers U.V.G.T. ?

De notre confrère levainbio – Par Laurent Bourcier

UVGT est connu : Union, Vertu, Génie ou Géométrie, Travail ou Talent selon les sources. Les trois statues représentent les Pères fondateurs des Compagnonnages : Soubise, Salomon (au milieu) et Jacques.

Nous sommes nombreux à penser que les fameuses lettres U.V.G.T. sont une exclusivité des compagnons Charpentiers du rite de Soubise… et bien, cela n’a pas toujours été le cas…

Mais dans un premier temps, il semble intéressant de remonter à la naissance d’U.V.G.T. chez nos amis les Charpentiers. Selon le compagnon Cordonnier du Devoir de la Famille du Cuir, Michel JUIGNET, Tourangeau va de bon cœur, ces abréviations apparaissent chez les compagnons passants Charpentiers à la Toussaint 1789, se substituant aux lettres J. M. J.

Nous voyons aussi les lettres U.F.G.T. utilisées par les compagnons Vitriers en 1879, les Compagnons Cordonniers Bottiers du Devoir utilisant eux U.V.F.T.

Les Compagnons Teinturiers du Devoir, aux rites et symboles très obscurs et rudimentaires, essaient de se rénover vers le milieu du XIXe siècle en se disant « enfants de Salomon », fondés en 558, et ils intègrent dans un grand tableau exposé au musée du Compagnonnage de Tours les lettres U.V.G.T. 

Sans titre2

U.V.G.T. juste sous le fronton.

Ce ne sont pas les seuls : les compagnons Tanneurs du Devoir, qui essaient de rénover leur société en déclin, font de même sous la plume de Jules Napoléon BastardSaintonge la Liberté, en 1864, celui-ci propose au Tour de France les lettres U.V.G.T.

Quant aux Sabotiers, corps à l’origine peu claire, qui se disent enfants « illégitimes » des charpentiers, ils font aussi figurer U.V.G.T. sur leurs lithographies de remerciement.

Lorsqu’une corporation est puissante et fortement marquée sur le plan des rites et des symboles, comme l’est celle des compagnons Charpentiers il est évident que d’autres corps la prennent  pour modèle et lui empruntent certains de ses éléments, parce que tout simplement ils leur plaisent.

Pourquoi vouloir inventer la bicyclette quand elle existe déjà ?

U.V.G.T. semble apparaître pour la première fois chez les Compagnons Boulangers du Devoir en 1912, sur le drapeau de la Cayenne de Troyes. Celui-ci est composé comme à l’habitude, de la pelle à enfourner, du rouable et de la balance, mais les lettres L.J.B.S.F.P.V. disparaissent pour être remplacées par U.V.G.T.

Sans titre3

Drapeau  des Compagnons boulangers du Devoir de la Cayenne de Troyes.

Ces quatre lettres seront également proposées comme devise lors du congrès de la Fédération Générale du Compagnonnage en 1922. Lors de la réunion du Comité central de la Fédération Générale, le 13 mai 1923 (voir le journal Le Compagnonnage, p. 3).

On lit dans le procès-verbal que  « La discussion étant close, le C. Robin demande ce que la F.G. entend faire de la décision des C. Charpentiers. D. D. en ce qui concerne la devise U.V.G.T., dont ils revendiquent la propriété. Le président G. répond qu’il ne connaît pas, tant qu’à lui, de monopole en matière de symbolisme compagnonnique, mais ne désirant pas soulever de discussion, ni sembler vouloir prendre d’office des allégories revendiquées par les C. Ch. , il sera facile de trouver d’autres formules au titre symbolique de la F. G. et à cet effet il déclare donner satisfaction aux C. Charpentiers. D.D. en annulant cette décision qui n’était en somme que provisoire : l’Assemblée approuve.

Le C. Poulet Mâconnais l’Ami du Progrès,  Compagnon Boulanger du Devoir, président général des Compagnons Boulangers du Devoir, secrétaire général de la Fédération générale du Compagnonnage, déclare cependant qu’il trouve étrange que les C. Charpentiers. D. D. revendiquent la propriété exclusive de ces quatre lettres, attendu que les C. Boulangers D. D. les pratiquent également dans leur symbolisme, et n’entendent pas les abandonner.

Le C. Robin dit qu’il ignorait ce fait et n’entend pas enlever des droits aux habitudes acquises mais tout simplement éviter des froissements. »

Nous retrouvons aussi une allusion à ces lettres dans un autre numéro du journal Le Compagnonnage, n° 43 de janvier 1923, où figure un article sur « Le symbolisme » par le compagnon G. Lagrèze, Bourguignon Fais ce que Doit, de l’Union Compagnonnique.

Les lettres U.V.G.T. sont utilisées par l’ensemble des Cayennes des Compagnons Boulangers en activité à cette période d’entre deux guerre. La Cayenne de Blois, sur l’enseigne du Louis XII, siège tenu par notre Mère Cailleau.

Sans titre4

Enseigne des compagnons Boulangers du Devoir de Blois, en portant attention sur cette photographie de mauvaise qualité, les lettres UVGT autour du compas et équerre entrelacées.

Les paroles du Compagnon Poulet, Mâconnais l’Ami du Progrèsprésident général des Compagnons Boulangers laissent aussi entendre que la Cayenne de Paris les utilisaient également, ainsi que l’ensemble des Cayennes des Boulangers du Devoir du tour de France.

Une convocation aux assemblées générales de la Cayenne des Compagnons Boulangers de Bordeaux, datant de cette période, nous confirme cette utilisation tout a fait officielle de ces quatre lettres symboliques nous y trouvons en effet L.J.U.V.G.T.S, incorporation d’U.V.G.T. de l’ancienne devise L.J.B.S.F.P.V., entrainant la suppression des lettres B.F.P.V.

Sans titre5

(ex-Musée des arts et traditions populaires)

Nous trouvons cette signification « Unis Vous Grandirez Toujours »,  découverte en 1995, dans un porte document ayant appartenu à mon arrière grand-père, Compagnon Charpentier, signification réservée probablement aux aspirants trop curieux, comme cela est pratiqué pour nos  jeunes Boulangers : «  Les Jeunes Boulangers Sont Faits Pour Voyager »…

Laurent Bourcier, Picard la Fidélité, C.P.R.F.A.D.

Franc-maçonnerie et Rosicruciens de l’Amorc s’associent pour améliorer l’humanité

De notre confrère brésilien ariquemesonline.com.br

Le jeudi 23 mars, le Grand Maître Frater Hélio de Moraes e Marques a reçu au siège de l’AMORC, à Curitiba au Brésil, la visite illustre de deux dirigeants maçonniques : le Grand Maître Marco Antônio Corrêa de Sá – de la Grande Loge maçonnique de l’État de Paraná et le Grand Maître Frater Ailton Elisiário de Souza – de la Grande Loge maçonnique de l’État de Paraíba.

L’Ordre Rosicrucien-AMORC et la franc-maçonnerie se félicitent mutuellement pour cette occasion propice au cours de laquelle le Grand Maître Marco Antônio Corrêa de Sá sera rituellement assermenté le 25 mars dans la Grande Loge maçonnique de l’État du Paraná avec son adjoint José de Faria.

Malgré leur indépendance, les deux Ordres s’efforcent d’améliorer l’humanité selon le fil à plomb et le carré de la bonne éthique et les principes de la trinité de la Lumière, de la Vie et de l’Amour sous l’inspiration du Cosmique et du Grand Architecte de l’Univers.

Cette perspective aide au développement personnel et spirituel de ses membres, promouvant des valeurs telles que la liberté, l’égalité et la fraternité sous les auspices du rosicrucianisme.

Tous deux ont des enseignements et des pratiques qui visent l’évolution de l’individu et des sociétés dans différents domaines de la vie, y compris l’intellect, l’émotionnel et le spirituel. De plus, la franc-maçonnerie et l’ordre rosicrucien ont des traditions séculaires d’étude et de réflexion avec des expériences très similaires à des moments difficiles de l’histoire humaine.

Pour le Grand Maître Frater Hélio de Moraes e Marques, ce fut un moment important pour souligner l’amitié et la solidarité entre les deux organisations. « Tout ce qui monte, va au même point et la mission est le bien commun », précise Hélio.

Grâce au travail effectué par ces deux organisations, de nombreux chercheurs trouvent une communauté de soutien et un environnement accueillant propice à la croissance personnelle et spirituelle dans la poursuite d’un but supérieur dans la vie. L’importance de la franc-maçonnerie et de l’ordre rosicrucien, AMORC peut être vue dans les moments les plus significatifs de l’histoire humaine.

Ce sont des institutions distinctes, qui se respectent et, surtout, préservent l’harmonie et l’empathie les unes envers les autres. La visite a été conduite par le conseiller juridique de l’URCI, frater et franc-maçon, José de Jesus Gonçalves Bambil.

Où se trouve le trésor des templiers ?

Depuis la disparition de l’ordre des templiers en 1312, un mythe sur l’existence d’un possible trésor alimente écrivains, cinéastes, chasseurs de trésors ou simples curieux. Mais qui sont les templiers et d’où provient leur immense richesse ? Un trésor des templiers peut -il réellement exister ?

Sources bibliographiques : – Demurger Alain,

Les Templiers : une chevalerie chrétienne au Moyen-Âge,

PTS Histoire, 2014, 720p. – Lamy Gautier,

Les Templiers, de l’apogée à la chute, Broché, 2015, 224p.

– Pernoux Régine, Que sais-je ? : Les Templiers, PUF, 2011, 128p.

– Leroy Thierry, Les Templiers, légendes et histoire, Imago, 2007, 163p. ++++++++++++++++++++

Liens Internet : – Carte des commanderies (et site très intéressant au passage) : http://bit.ly/2fezvs8

– Emission Au cœur de l’Histoire (Franck Ferrand, Europe1): http://bit.ly/2u87tkz

– Emission 2000 ans d’Histoire (France Inter): http://bit.ly/2wdD3i1

– Histoire des templiers et explications assez complètes sur les activités de l’ordre : http://bit.ly/2ws3T5p

– Wiki : http://bit.ly/2wrYz25

En Afrique, église et franc-maçonnerie ne font pas bon ménage

De note confrère africa.la-croix.com – Par Lucie Sarr

Notre confrère La Croix revient sur les évènements des dernières semaines avec le refus de célébrer une messe pour les obsèques de notre Frère du Togo Anani Kokouvi Clomegah. Nous vous invitons à ce sujet à lire les deux articles récemment parus (Passage à l’Orient Éternel du Grand Maître de la GLNTRites funéraires au Togo). Revenons à l’article de La Croix Africa.

Question de foi 

Fin février, l’épiscopat togolais a refusé de célébrer des obsèques catholiques au Grand Maître des francs-maçons de ce pays d’Afrique de l’Ouest.

Ce nouveau refus fait suite à plusieurs réitérations récentes par les épiscopats africains de l’interdiction d’appartenance à la franc-maçonnerie, sur fond d’inquiétude d’infiltrations des sociétés secrètes au sein de l’Église.

Côte d’Ivoire, République du Congo, Togo, Cameroun… Les épiscopats africains ne manquent pas de traiter dans leurs lettres pastorales la question de la franc-maçonnerie et plus largement des courants dits « ésotériques ». La question de l’incompatibilité entre la franc-maçonnerie et le catholicisme est également régulièrement abordée dans des livres et conférences à travers le continent tandis que les familles de francs-maçons notoirement connus se heurtent au refus des diocèses de célébrer des obsèques religieuses à leur parent décédé.

Le refus d’obsèques catholiques

Le cas le plus récent et qui défraie actuellement la chronique se déroule au Togo. Dans une circulaire datée du 13 mars adressée, l’archevêque de Lomé, Mgr Nicodème Anani Barrigah-Bénissan, a annoncé l’impossibilité pour l’Église de célébrer les obsèques d’Ignace Anani Kokouvi Clomegah notamment connu comme étant le Grand Maître des francs-maçons du pays mais également fidèle paroissien de la paroisse Cristo-Risorto-de-Hedzranawoé.

Pour justifier cette décision, l’ordinaire de Lomé fait référence à une lettre pastorale de la Conférence épiscopale togolaise publiée le 25 mars 2011 « sur la franc-maçonnerie et les autres sectes, factions séditieuses, assemblées, réunions, agrégations, conventicules para-maçonniques ».

En Côte d’Ivoire, la même question s’est posée en février 2017 quand le cardinal Jean-Pierre Kutwa, archevêque d’Abidjan, a refusé des obsèques catholiques à Magloire Clotaire Koffi, publiquement connu comme étant le Grand Maître des francs-maçons du pays à l’époque. S’en était suivi, en mai de la même année, une déclaration de la Conférence des évêques catholiques de Côte d’Ivoire (Cecci), appelant les catholiques à « résister à la franc-maçonnerie », puis en 2018, la publication d’une lettre pastorale sur l’incompatibilité entre la doctrine catholique et la franc-maçonnerie. « Les fidèles qui appartiennent aux associations maçonniques sont en état de péché grave ; ils ne peuvent accéder à la sainte communion ; ils ne peuvent, non plus, bénéficier des honneurs des funérailles chrétiennes », affirmaient alors les évêques ivoiriens.

En novembre 2017, leurs homologues du Congo-Brazzaville adoptaient une attitude tout aussi tranchée sur la question des groupes ésotériques et du syncrétisme religieux. « L’évêque, le prêtre ou le chrétien catholique qui appartient ou milite dans les associations ésotériques s’expose à l’interdiction de recevoir la sainte communion et les autres sacrements », prévenaient-ils se montrant catégoriques concernant la célébration d’obsèques religieuses catholiques pour les personnes appartenant à cercles ésotériques.

De leur point de vue – reprenant le code de droit canonique – de telles personnes devraient être privées de funérailles religieuses « à moins d’avoir montré quelques signes de repentance ou de pénitence avant la mort ». Une posture également adoptée au Bénin, en novembre 2017, au décès de José Dominique Loko, consul honoraire de la Côte d’Ivoire au Bénin et dignitaire d’une loge maçonnique. « La paroisse saint-Michel de Cotonou a décidé de ne pas célébrer d’obsèques religieuses pour José Dominique Loko à cause de son appartenance avérée à une loge maçonnique », annonçait laconiquement sous couvert d’anonymat, une source du diocèse de Cotonou, jointe par La Croix Africa.

Des francs-maçons qui financeraient des chantiers d’Église ?

Dans les discours de ces épiscopats africains, si la question de l’incompatibilité entre franc-maçonnerie (et autres courants dits ésotériques) et foi catholique est abordée en mettant en exergue les mêmes arguments (1), le point qui attire le plus l’attention concerne l’existence d’un groupe de pression franc-maçon qui aurait infiltré l’Église – ou qui chercherait à le faire – par le biais de ses moyens financiers. « Nous en appelons à la vigilance et au discernement des curés de paroisses, des responsables d’institutions et des communautés nouvelles face à certaines offres pour la réalisation de vos différents projets », mettait ainsi en garde l’épiscopat ivoirien dans sa lettre pastorale de 2018, une idée reprise par l’épiscopat camerounais dans sa lettre pastorale datant de 2019 sur la franc-maçonnerie et la Rose-Croix.

« En ce moment, dans certaines paroisses de nos diocèses, dans les conseils paroissiaux et même dans certains organismes diocésains, l’on trouve de plus en plus présentes et à des postes de responsabilité, des personnes appartenant à la franc-maçonnerie, à la Rose-Croix ou s’adonnant à la sorcellerie et à qui l’on administre sans scrupule les sacrements que Jésus-Christ a confiés à notre Sainte mère l’Église », déploraient avec assurance les évêques camerounais.

Pourquoi les chrétiens d’Afrique intègrent-ils la franc-maçonnerie et les cercles ésotériques ?

Un dirigeant d’un groupe de prière catholique, abordant cette question avec La Croix Africa, estime que la conception négative de l’« Évangile de la prospérité » est une cause du désintérêt de certaines personnes pour la doctrine catholique au profit d’autres courants religieux. « Le problème, dans l’Église catholique en Afrique, c’est que l’on a diabolisé l’argent et la richesse. Du coup, les catholiques n’ont pas une culture de la recherche des biens matériels. C’est dommage parce que nous sommes obligés, après, de solliciter des francs-maçons et autres rosicruciens pour financer nos chantiers d’Église », commente-t-il.

À ses yeux, le développement personnel promu par les communautés nouvelles issues du Renouveau charismatique et leur regard décomplexé sur les biens matériels est aussi moyen de retenir les chrétiens dans l’Église catholique.

Pour sa part, dans une interview accordée à la Croix Africa, réalisée en février 2019, le père Maurice Hounmènou, prêtre du diocèse de Cotonou au Bénin, auteur d’un livre sur l’ésotérisme et la foi chrétienne (1), évoquait trois raisons qui pourraient justifier l’attrait des chrétiens d’Afrique pour les cercles ésotériques. D’abord la perte de la symbolique rituelle chrétienne, avec des liturgies de plus en plus « bavardes et bruyantes » alors que le peuple est en quête d’intériorité. Ensuite, les réponses de l’Église aux préoccupations de ses membres manquent, selon lui de mordant. « Les jeunes, par exemple, n’ont pas toujours l’impression que leurs pasteurs les écoutent et les comprennent. Ils sont donc attirés par toutes formes de cercles ésotériques qui privilégient la fraternité, l’entraide, la libre-pensée, le dialogue franc et vrai » et enfin une théologie et des catéchèses trop cérébrales avec « une prédominance du discours “moralisateur” sur l’expérience rituelle, d’où la tendance de certains chrétiens à aller naturellement vers les théories du développement personnel qui semblent plus concrètes et plus actuelles ».

Lucie Sarr

(1) P. Jean-Philippe Diouf, Lettres à un ami franc-maçon, puis-je aller à la loge et à l’église ? Lomé, Éditions Saint-Augustin Afrique, 2015

(2) L’ésotérisme et la foi chrétienne : les raisons d’une incompatibilité, Les Éditions IdS, Cotonou 2019, 190 pages.

Qu’est-ce qui unit le Football à Séville à la Franc-maçonnerie ?

De notre confrère espagnol estadiodeportivo.com

Le Real Betis Balompié, couramment appelé Real Betis ou Betis, est un club de football espagnol fondé le 12 septembre 1907 et basé à Séville, en Andalousie. Là-bas, le foot et la maçonnerie ont un point commun… le logo !

La légende de l’écu verdiblanco ne s’arrête pas, il s’est déjà glissé sur la couverture de la foire dédiée au Centenaire de Séville et il se dessine sur le sol de la Plaza Nueva…

L’ écu du Bétis , en forme de triangle renversé, couronné comme celui d’une institution au titre de « Royal » et à treize barres, a eu et a encore une littérature de toutes sortes, pour la plupart louable, bien que maintenant, une « Histoire Inconnue » de Séville, l’œuvre de l’homme politique, écrivain et bétique Emilio Carrillo , lui a attribué une genèse maçonnique. Cette origine dans la Franc-maçonnerie , de l’avis de Carrillo, vient augmenter la légende d’un bouclier qui, entre autres vicissitudes, figure dessiné avec le fleuve chinois au pied de la sculpture de San Fernando qui préside la Plaza Nueva et « se faufile » sur la couverture de la Foire d’Avril qui a commémoré le centenaire du Sevilla FC.Carrillo , qui a été adjoint au maire et porte-parole du PSOE au conseil municipal de Séville, compile parmi les épisodes mystérieux de la ville de Séville depuis l’ancien Tartessos jusqu’à nos jours, celui du bouclier Verdiblanco et du Betis, qu’il décrit comme « une institution sportive référente de la Franc-maçonnerie ».

Le bouclier actuel du Betis date de 1957, lorsque le président Benito Villamarín a donné son feu vert à un croquis que lui a présenté José María de la Concha qui, selon Carrillo, a légèrement modifié celui qui était utilisé depuis la proclamation de la Deuxième République  en 1931, avec les dirigeants de la franc-maçonnerie desquels « le conseil d’administration qui adopta le nouvel emblème entretint des liens significatifs ».

A cette date, l’écu du Betis a été changé, un cercle surmonté d’une couronne et avec le double B du Betis Balompié entrelacé en son centre, par un décret interdisant la couronne dans tout type d’emblème, pour lequel le président de Verdiblanco, José Ignacio Mantecón Navasal , qui appartenait à la loge maçonnique Constancia, a organisé un concours remporté par Enrique Añino Ylzarbe-Andueza.

Enrique Añino a conçu le bouclier vert et blanc comme un triangle inversé avec treize bandes vertes et blanches et un losange plus petit, avec les initiales du club, dans sa partie centrale supérieure, qui, de l’avis de l’auteur de l’étude, montre son origine maçonnique. Carrillo soutient que le triangle est l’image géométrique du ternaire et que cette symbolique numérique équivaut au 3, la trinité (actif-passif-neutre), et représente la triple nature de l’Univers , traditionnellement constituée de triades (homme-ciel- terre ou père-mère-fils) et a donc été interprété par les cultures anciennes.

Il cite Juan Eduardo Cirlot dans son « Dictionnaire des symboles » pour soutenir que lorsque le triangle apparaît inversé, il devient une allégorie encore plus complexe, indiquant au moins trois choses : signe d’eau ; expression de l’innovation et de la force, en raison de la direction vers le bas de sa pointe ; et synonyme de cœur graphique.

Avec José María Albert, l’auteur souligne que le triangle inversé est une transcription du principe féminin et évoque le ventre, la Grande Mère, la divinité-femme qui complète la double et unique nature masculin-féminin (le principe hermétique du genre) d’Être Un, Tout ou Grand Architecte de l’Univers. Il soutient également que le triangle inversé a été incorporé par la franc-maçonnerie dans son esthétique à travers le carré, qui se croise avec le compas pour donner forme à ce qui est son distinctif le plus reconnu et qu’il s’agit de la deuxième des trois grandes lumières qui illuminent les loges maçonniques.

Emilio Carrillo se penche également sur le symbolisme des treize barres et souligne que treize « est le nombre le plus important pour la franc-maçonnerie » et qu’il « représente la transformation et la transmutation, l’accès à la sagesse et la connaissance des mystères à travers l’alchimie, la mort et la renaissance intérieure, c’est pourquoi il est généralement associé à la figure de l’Oiseau Phénix qui renaît de ses cendres ».

Entre autres questions, il soutient que le losange, éliminé de l’écu de 1957, « renforce les significations déjà esquissées par rapport au triangle inversé et aux treize barres », et que « sa forme et sa position sur l’écu évoquent la boussole de Mason sur le carré même ».

De plus, l’auteur de l’ouvrage cite Karl Hentze et Mircea Eliade pour souligner que « le losange est l’emblème de l’organe sexuel féminin, raison pour laquelle, entre autres, il était utilisé par les Grecs comme un instrument magique dont le mouvement pouvait inspirer ou accélérer les passions des hommes. »

La franc-maçonnerie discute du transhumanisme sur Gaïa

De notre confrère portugais sol.sapo.pt

Cet évènement ouvert au public a eu lieu à l’Auditorium de l’ancien couvent de Corpus Cristhis, à Vila Nova da Gaia, samedi à 17h30. Les 24, 25 et 26 mars, la 2e Conférence continentale des juridictions humanistes écossaises – Europe s’est tenue à Porto.

La conférence comprend, en plus de ses travaux réservés aux participants, une rencontre ouverte au public sous le thème « Transhumanisme », dans l’Auditorium de l’ancien couvent de Corpus Cristhis, à Vila Nova da Gaia, à 17h30.

L’initiative, ouverte au public, est promue par l’Associação Cale Mater et présente le professeur Rui Nunes comme l’un des orateurs.

La Conférence Continentale des Juridictions Humanistes Écossaises a lieu tous les deux ans dans les pays européens qui en font partie, le Portugal étant le pays choisi cette année pour l’organisation de cette 2ème Conférence.

Le Suprême Conseil du Rite Écossais Ancien et Accepté est un organe composé d’éléments cooptés parmi les francs-maçons détenteurs du 33e degré du rite.

Grand Orient de France, la médaille des 250 ans !

Lundi dernier, nous l’avions écrit « Semaine 13, c’est le GO qu’il vous faut ! ». Et pour cause…

Sceau du GODF

Cette fois-ci, le Grand Orient propose une médaille. Et quelle médaille ! Une médaille commémorative portant symboles et gravures représentant, en face, un dessin épuré du sceau de 1773 et, en revers, la commémoration des 250 ans de l’appellation GODF.

Saut du 1er Registre de la Chambre d’Administration 1773

L’adoption de l’appellation Grand Orient de France en 1773 marque une étape importante dans le processus de construction progressive de l’obédience. Celle-ci trouve son origine en 1728 par la désignation du duc de Wharton comme premier grand maître des francs-maçons en France. La constitution de loge en une première forme obédientielle en 1737, engagea la progression vers la forme aboutie de 1773 qui inscrit la fédération de la franc-maçonnerie française au cœur de la période des Lumières.

Cette étape fut franchie par la transformation de la première Grande Loge de France en un « Grand Orient » qui en est continuation. Elle marque le caractère libéral et adogmatique de l’obédience qui s’illustre par l’abolition de la propriété de la patente par le seul maître de la loge, la renonciation aux fonctions ad vitam et la pratique de l’élection pour les fonctions tenues dans les loges. Alors, l’obédience était prête à engager son chemin sur la voie de la liberté absolue de conscience et sur celle de l’engagement laïque et républicain qui marque aujourd’hui le Grand Orient de France.

Ainsi à l’expression de Pierre Mollier , qui nous explique qu’« au XVIIIe siècle, la franc-maçonnerie était l’école du soir de la démocratie », nous pouvons nous pouvons ajouter son rôle de sentinelle de la République pendant la période de fort engagement de ses membres dans la société et pour la période contemporaine celle de porteuse de l’espérance universaliste de préservation de la nature et de l’humain. »

Au recto, la médaille commémorative illustre l’ancrage de l’obédience au cœur des Lumières par la reprise du graphisme, que l’on nomme « Premier saut de 1773 ». Après étude, il s’avère qu’il s’agit probablement des armoiries de l’obédience, qui firent fonction de saut par impression dans le premier registre de la Chambre d’Administration en 1773. Une fois débarrassées des codes couleurs de l’héraldique, figurés par des traits et des pointillés, ces armoiries redessinées sous une forme épurée, présente un trait très moderne que reproduit pour la première fois cette médaille.

Au verso, la médaille évoque la permanence de la symbolique maçonnique qui signale, au travers des trois années : 1728 – 1773 – 2023, les étapes marquantes de son développement qui sont l’arrivée de la franc-maçonnerie en France, celle de sa constitution en obédience structurée et enfin la période contemporaine.

Cette médaille estampée de 60 millimètres de diamètre, finition vieil argent, a été réalisée par la maison Drago Paris, héritière avec Arthus Bertrand, du savoir-faire de la fabrication de la Légion d’honneur. Drago Paris est une référence nationale et internationale en matière de médailles et d’insignes.

La médaille commémorative est disponible au tarif de 60 € : – À la boutique du musée de la franc-maçonnerie ; – Sur les sites qui accueillent les événements « 250 ans de l’appellation du Grand Orient de France » (règlement par carte bancaire ou chèque à l’ordre du Grand Orient de France) ;

Musée de la Franc-maçonnerie
Musée de la franc-maçonnerie, labellisé « Musée de France ».

– Par réservation auprès du musée de la franc-maçonnerie en vue d’un retrait sur place (Renseignement au 01 45 23 74 09) ; – Par correspondance après expédition par colissimo suivi recommandé (règlement par chèque au prix de 60 € + 10 € de frais de port). La commande sera adressée à musée de la franc-Maçonnerie, 16 rue Cadet, 75009 Paris.

Des nouvelles du tour de France des 250 ans

Récemment, à Lyon, pour les 250 ans du Grand Orient de France, puissance symbolique régulière souveraine, Georges Sérignac, son grand maître, déclare au Progrès « notre objectif, c’est d’être mieux connu ». L’obédience, offrant un vrai projet pour la société et forte de ses 53 000 membres dont 8000 femmes maçonnant au sein de 1381 loges, souhaite rayonner à l’extérieur de ses temples (cf. notre article du 6 février dernier « GODF, une appellation de 250 ans d’âge »).

Pour de très  nombreux non maçons, il s’agit d’aller à la rencontre de la plus ancienne et de la plus importante des obédiences en France. D’une manière générale, le grand maître intervient autour de la thématique « La Franc-Maçonnerie d’hier à demain, entre Tradition et Modernité». Il est précédé par un exposé du précieux maçonnologue qu’est Pierre Mollier, historien et conservateur du musée de la franc-maçonnerie.

Société secrète… Majestic 12

L’expression Majestic 12 aussi connu sous les noms de Majestic Trust, M12, MJ 12, MAJI ou MJ XII, serait le nom de code d’un groupe secret formé de scientifiques, chefs militaires et dirigeants d’États, fondé en 1947 selon le souhait du président des États-Unis Harry S. Truman.

Leur objectif serait d’étudier les indices d’activité extraterrestre et l’éventuelle présence d’OVNI au sein de notre monde, notamment après l’affaire de Roswell au Nouveau-Mexique, où un engin extraterrestre se serait écrasé en juillet 1947. L’existence même de ce groupe, sujette à caution, est pourtant présentée comme un élément de preuve décisif par les partisans de la théorie du complot, tandis que les sceptiques y voient plutôt une expression du syndrome du vrai croyant.

Les documents Majestic 12 sont des passionnés d’OVNI légendaires. Ces documents, qui semblent être des mémos officiels déclassifiés du gouvernement américain écrits en 1947, semblent confirmer tout ce que beaucoup de la communauté des OVNIS croient : que les États-Unis savent tout sur les extraterrestres visitant la Terre dans leurs soucoupes volantes. Beaucoup disent que les documents sont un canular ; d’autres disent que les prétendants au canular font tous partie de la dissimulation. Mais peu importe ce qui est vrai, Majestic 12 a eu un impact majeur sur tout le cours de la croyance OVNI dans la culture populaire. Aujourd’hui, nous allons voir si nous pouvons savoir d’où ils viennent.

En décembre 1984, une enveloppe manille est tombée dans la fente à lettres de la porte d’entrée de Jaime Shandera, écrivain et ufologue. Il contenait un rouleau de film 35 mm. Le cachet de la poste sur l’enveloppe ne lui disait pas grand-chose ; il venait d’Albuquerque, au Nouveau-Mexique, mais il n’y avait aucune adresse de retour ou indication de qui aurait pu l’envoyer ou de quoi il s’agissait. Shandera a appelé son partenaire dans la recherche sur les ovnis, l’auteur Bill Moore. Ils ont développé le film et ont découvert que chaque image était une photographie d’une page d’un document. Imprimé, il a formé ce qui est devenu connu sous le nom de documents Majestic 12, généralement abrégés MJ-12.

Le document prétendait être une note écrite en 1952 par le directeur de la CIA, informant le président Eisenhower de l’existence d’un groupe de douze scientifiques et responsables militaires qui ont été réunis en 1947 sur les ordres du président Truman pour enquêter sur l’écrasement du vol soucoupe à Roswell . La note informait le président de l’importance du groupe Majestic 12 et suggérait de poursuivre le projet.

Moore et Shandera ont décidé de garder les documents secrets, ne les partageant qu’avec quelques ufologues sélectionnés, dont Stanton Friedman, l’auteur original de la mythologie de Roswell. Le mot a commencé à fuir dans la communauté OVNI que certains documents existaient, mais Moore, Shandera et Friedman ne les partageaient pas. En 1986, une source anonyme a décrit les documents à l’auteur britannique d’OVNI Jenny Randles, mais elle les a refusés. En 1987, les documents ont été reçus anonymement par un autre auteur britannique d’OVNI, Timothy Good. Il les a publiés dans son livre Above Top Secret. Moore s’est rendu compte que le temps du secret était révolu et il les a rendus publics lors d’une conférence sur les OVNI en juin de la même année. Tout à coup, tout le monde était au courant du MJ-12, et même les médias grand public en ont parlé.

L’auteur sceptique d’OVNI Philip Klass a envoyé une copie des documents au FBI, qui a immédiatement enquêté sur leur authenticité. Dans son rapport daté de décembre 1988, le FBI déclare :

Le Bureau des enquêtes spéciales de l’US Air Force a informé le 30 novembre 1988 que le document avait été fabriqué. Des copies de ce document ont été distribuées dans diverses régions des États-Unis. Le document est complètement faux.

Bien sûr, même si le document était authentique, sa large diffusion publique pourrait bien persuader le gouvernement de prétendre qu’il est faux. Comment savoir ? Un exercice utile pourrait être de regarder le contexte plus large dans lequel le document a été livré aux auteurs d’OVNIS.

Les détracteurs de cette émission m’accusent souvent d’être un agent de désinformation, employé par les pouvoirs en place pour discréditer et cacher certaines vérités : les capacités paranormales sont réelles, la médecine alternative est plus efficace que la vraie médecine, les théories du complot sont réelles ; à peu près n’importe quelle croyance étrange est leur vache sacrée particulière. Notre première réaction à de telles accusations est généralement de rouler des yeux et de sourire, mais en fait, la propagation délibérée de la désinformation est une chose très réelle. Il provient généralement de la sécurité nationale et est courant en temps de guerre. La propagande est un type de désinformation. Nous avons parlé d’un certain nombre de campagnes de désinformation sur Skeptoid dans le passé. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les pilotes mangeaient des carottes pour leur donner une meilleure vision nocturne . Pendant la guerre froide, ces campagnes de désinformation sont devenues extrêmement importantes, car nous étions à l’ère nucléaire, et l’espionnage entre les États-Unis et l’Union soviétique était une question de vie ou de mort. Voyons donc comment la désinformation liée aux OVNI a influencé le mouvement OVNI.

Le profil de l’amateur d’OVNI typique est longtemps resté cohérent. Il s’agit généralement d’un homme blanc d’âge moyen, politiquement conservateur, méfiant à l’égard du gouvernement et intensément patriotique. Il croit que le gouvernement cache des informations sur les ovnis et les extraterrestres, que c’est immoral et que ce secret représente une menace pour notre liberté et notre sécurité. Compte tenu de ce profil, il n’est pas surprenant que les croyants en OVNI aient une longue histoire de jalonnement des bases de l’US Air Force et d’autres endroits où ils pensent que le gouvernement collabore avec des extraterrestres. Dans de nombreux cas, ils ont leurs appareils photo et leurs jumelles et espèrent recueillir des preuves de cette collaboration, faire sauter le couvert et rendre cette information publique. Ils croient que c’est leur obligation morale et patriotique de le faire.

Pendant les premiers jours de la guerre froide, l’Armée de l’Air s’est inquiétée du fait que de tels groupes d’OVNI pourraient éventuellement collecter des informations sensibles réelles sur les capacités classifiées de l’Armée de l’Air. Il allait de soi que des espions soviétiques – qui n’étaient pas des mannequins – pourraient raisonnablement tenter d’infiltrer de tels groupes. Il était parfaitement plausible que les groupes d’OVNIS en surveillance aient formé un pipeline d’informations classifiées pour les espions soviétiques. Et donc, dans une tournure ironique, les groupes d’OVNIS, qui avaient l’intention de soutenir la sécurité nationale en révélant ce qu’ils pensaient être une menace extraterrestre, sont en fait devenus eux-mêmes la menace pour la sécurité nationale.

C’était une menace réaliste. Les groupes d’OVNI avaient tendance à se concentrer sur les installations de l’Air Force dans le sud-ouest américain, telles que Kirtland AFB et Holloman AFB au Nouveau-Mexique, et bien sûr le National Classified Test Facility au Nevada, mieux connu sous le nom de Area 51 . La zone 51 est depuis longtemps l’endroit où de nouvelles conceptions expérimentales sont testées, notamment les avions espions A-12 et SR-71 et le chasseur furtif F-117A. Une fois qu’ils ont été testés et sont devenus opérationnels, les chasseurs furtifs sont entrés en service à Holloman AFB même s’ils peuvent encore être classifiés. Kirtland ne pilote pas de conceptions expérimentales, mais ils ont développé et testé des bombardiers modifiés pour transporter des armes nucléaires et un certain nombre d’autres systèmes aéroportés. Sans aucun doute, l’Air Force ne voulait pas que des photographes avec de longs objectifs campent autour de ces bases.

Comment l’Air Force devait-elle gérer cette fuite potentielle ? Ils auraient pu arrêter les types d’OVNIS, mais parmi les différents types de retombées qui en résulteraient, il y avait le fait que de telles arrestations certifieraient à tout espion soviétique que l’information était effectivement précieuse. Une autre façon de traiter cela était la désinformation, pour discréditer les groupes d’OVNI en les persuadant que leurs observations concernaient effectivement les extraterrestres, et non les capacités réelles de l’Air Force. Les espions soviétiques étaient beaucoup moins susceptibles de s’intéresser aux allégations de soucoupes volantes qu’ils ne l’étaient aux films d’avions F-117A américains. Ainsi, l’Air Force Office of Special Investigations (AFOSI) a développé une nouvelle expertise : fournir aux passionnés d’ovnis une fausse information sur les extraterrestres et les ovnis, indiquant que les États-Unis avaient effectivement des relations profondes avec les extraterrestres. Dans certains cas,

En 1989, cela faisait presque cinq ans que Bill Moore avait été la deuxième personne à voir les documents du Majestic 12. Cela a surpris tout le monde lorsque, lors d’une conférence du MUFON (Mutual UFO Network), il a annoncé publiquement que pendant des années, avant même d’avoir vu MJ-12, il avait conclu de tels accords avec l’Air Force. Il avait fourni toutes sortes d’informations sur ses pairs OVNIS à l’AFOSI en échange du matériel qui figurait dans ses livres sur les OVNIS. Il pensait qu’on lui avait donné le MJ-12 en récompense de ses années de travail acharné à espionner ses collègues ufologues. Moore était considéré comme un traître et méprisé pour sa complicité, et a ensuite quitté la communauté OVNI.

L’une des actions révélées par Moore est devenue tristement célèbre. Ce fut le cas de Paul Bennewitz, propriétaire de Thunder Scientific dont le siège est à Albuquerque, qui a construit des instruments sensibles pour des clients dont l’Air Force. L’écoute clandestine de l’Air Force est devenue une obsession pour Bennewitz. Convaincu que des extraterrestres vivaient à l’intérieur d’Archuleta Mesa près de Dulce, au Nouveau-Mexique, au nord de Kirtland AFB, Bennewitz a fait voler son petit avion et a pris d’innombrables photos de choses qu’il croyait être des extraterrestres, les fournissant consciencieusement à l’armée de l’air car il estimait que c’était son devoir civique. . Un jour de 1985, il a photographié un avion à aile delta écrasé et l’a signalé à Bill Moore, qui à son tour a remis les photos à l’AFOSI. C’était au milieu des années 1981 à 1988 lorsque le F-117A, un engin à ailes delta, opérait à partir de Holloman mais était toujours un secret bien gardé. C’était une véritable fuite que l’Armée de l’Air devait discréditer. Ils ont confirmé les soupçons de Bennewitz selon lesquels des extraterrestres étaient impliqués, ont dispersé plus d’épaves et ont même construit des choses à photographier, et lui ont donné toutes sortes d’histoires sur les extraterrestres souterrains. Moore a affirmé qu’une partie de son travail avait consisté à conduire le Bennewitz déjà délirant dans une dépression psychologique complète, ce qui s’est finalement produit. Bennewitz a dû être hospitalisé et a vécu le reste de sa vie en reclus. Moore a affirmé qu’une partie de son travail avait consisté à conduire le Bennewitz déjà délirant dans une dépression psychologique complète, ce qui s’est finalement produit. Bennewitz a dû être hospitalisé et a vécu le reste de sa vie en reclus. Moore a affirmé qu’une partie de son travail avait consisté à conduire le Bennewitz déjà délirant dans une dépression psychologique complète, ce qui s’est finalement produit. Bennewitz a dû être hospitalisé et a vécu le reste de sa vie en reclus.

C’est dans cet environnement que les documents du Majestic 12 sont soudainement apparus. Le libellé du rapport du FBI est un peu vague : « (L’AFOSI) a indiqué… que le document a été fabriqué », cela ne signifie pas nécessairement qu’ils l’ont fabriqué , mais cela est généralement interprété comme tel. Quoi qu’il en soit, celui qui a créé les documents les a envoyés à au moins trois auteurs éminents d’OVNIS jusqu’à ce que l’un d’eux les rende finalement publics. Ils ont été écrits pour être claironnés partout.

Lors de sa confession de 1989 à la conférence du MUFON, Bill Moore a déclaré :

La désinformation est un jeu étrange et bizarre. Ceux qui y jouent sont parfaitement conscients que le succès d’une opération dépend de la diffusion de fausses informations sur une cible ou une « marque », de telle sorte que la personne l’acceptera comme la vérité et la répétera, voire la défendra aux autres comme si elle étaient vraies… Une fois l’information crue, le travail de contre-espionnage est terminé. Ils peuvent simplement se retirer dans la confiance que le sale boulot de répandre leurs graines vénéneuses sera fait par d’autres.

Et fidèles à leur forme, les documents MJ-12 sont encore promus à ce jour par de nombreux fidèles ufologues. Il s’agissait de désinformation classique, de faux documents créés pour jouer un rôle dans la véritable sécurité nationale. Ils ont été conçus et écrits pour des marques spécifiques qui en ont fait exactement ce à quoi ils étaient destinés. Ils ont profité de patriotes bien intentionnés qui voulaient une sécurité nationale renforcée et qui, en étant faciles à tromper, ont fini par fournir exactement cela.

Controverse

En 1988, deux services du FBI ont reçu des versions similaires d’un mémo intitulé « Opération Majestic-12 » qui prétendait être un document secret du gouvernement des États-Unis. La note de service semblait être un briefing pour le nouveau président Eisenhower concernant un comité secret créé pour exploiter la récupération d’un aéronef extraterrestre et pour cacher son existence au public. Une enquête de l’US Air Force a déterminé que le document était un faux. Certains adeptes de la théorie du complot pensent toutefois qu’il s’agit d’une conspiration du silence.

Certains documents sont disponibles sur le site du FBI, mais beaucoup de phrases ont été noircies.

Majestic 12 dans la culture populaire

Dark Skies : L’Impossible Vérité
  • Dark Skies : L’Impossible Vérité, série américaine de science-fiction créée en 1996 et diffusée sur NBC présente les Majestic 12 comme une organisation luttant contre une menace extra-terrestre.
  • Dans l’épisode Le Complot de la série X-Files, l’employé du Ministère de la Défense Michael Kritschgau révèle à Mulder que celui-ci est victime d’une vaste manipulation des militaires visant à maintenir une menace perpétuelle contre les États-Unis. Le but étant selon Kritschgau de maintenir l’économie américaine à flot. Michael Kritschgau évoque notamment le Projet Majestic, et un document portant le titre « Opération Majestic 12 » peut être aperçu à l’écran.
  • Dans la série d’animation Serial experiments Lain, le MJ12 y est évoqué dans l’épisode 9 en y détaillant l’activité de certains membres groupe.
  • Dans le film Engrenage mortel, Jeff (Michael Sean Tighe) demande, à travers l’interphone, un mot de passe à Joshua (Cuba Gooding Jr.) pour lui permettre de rentrer. Ce dernier lui donne alors le code « Majestic 12 ». Jeff lui ouvre alors la porte.
  • Alien Dominion : Majestic 12, pseudo documentaire sorti en 2020 et réalisé par O. H. Krill et scénarisé par Simon Oliver, traite du sujet d’un secret bien gardé par le gouvernement américain. Le dossier révèle l’existence de la présence d’extra-terrestres qui sont parmi nous via le dégagement accordé au comité secret UFO « eyes only » possédant les plus hauts niveaux de sécurité, même au-dessus du Président des États-Unis.

Livres

Erik L’Homme en dédicace lors du salon du livre 2012.
  • Le livre d’Erik L’Homme Phaenomen II, plus près du secret, publié chez Gallimard en 2007, le MJ12 cherche à capturer les héros du roman, quatre adolescents dotés de pouvoirs surnaturels.
  • L’auteur français de science-fiction Jimmy Guieu, dans son livre Nos Maîtres les Extraterrestres (1992), explique la part que prendraient les Majestic 12 dans la marche de notre monde.

Jeux

  • Dans la série des jeux vidéo Destroy All Humans! (THQPandemic Studios), il est fait mention d’une organisation nommée Majestic dont les agents sont des « hommes en noir », visant à contrôler la menace alien. L’organisation serait dirigée par une femme.
  • Le jeu vidéo Deus Ex met en scène les Majestic 12 comme une forme de société secrète dominant le monde.
  • Dans le mode zombie du jeu vidéo Call of Duty: Black Ops les Majestic 12 auraient travaillé sur des vestiges d’une technologie avancée utilisée par les Allemands.
  • Le jeu de rôle Delta Green, supplément indépendant du jeu de rôle L’Appel de Cthulhu présente Majestic 12 comme l’organisation chargée de la gestion des rapports avec les extra-terrestres présents sur Terre.

Musique

during Rocco del Schlacko 2016 at , Püttlingen, Saarland, Germany on 2016-08-12, Photo: Sven Mandel
  • Le groupe de Stoner rock Clutch y fait référence dans Animal Farm présente sur l’album éponyme du groupe sorti en 1995.
  • Le chanteur Tom DeLonge conclut la chanson Aliens Exist de Blink-182 par « Twelve majestic lies ».

Source : skeptoid par Brian Dunning

Des planches rédigées par Chat GPT font leur apparition en Tenue

En février dernier, nous consacrions un article au phénomène de Chat GPT, une des intelligences artificielles de pointe. La rédaction a reçu ces derniers jours une invitation pour une Tenue innovante, puisque le travail présenté était issu de cette intelligence artificielle. La question de fond qui anime chaque maçon est bien évidement « Où commence et où s’arrête l’apport de la technologie dans le travail maçonnique ? ». Cet outil s’inscrit dans la mouvance des Loges qui organisent des Tenues en visioconférences. Peut-on parler de progrès ou de régression ?

Loge SPLENDOR SOLIS

La Loge SPLENDOR SOLIS à Tours a proposé « La première planche rédigée par l’intelligence artificielle Chat GPT lue en Tenue ». Cette Loge travaille à l’Orient de Tours depuis plus de 10 ans. Elle a rejoint la Grande Loge Franco-Maltaise.

Au cours de sa dernière Tenue, et pour la première fois en Touraine, le Frère 1er diacre a lu une planche rédigée par Chat GPT en complément de la planche sur la Triquetra (symbole constitué de trois vesicae piscis, parfois accompagné d’un cercle intérieur ou extérieur. Cette forme a été utilisée pour symboliser des groupes de trois objets ou de trois personnes) présentée par le Frère Chancelier. La Loge entend ainsi s’inscrire dans une démarche maçonnique résolument contemporaine alliée à la symbolique celte.

D’autres lieux maçonniques se posent cette même question, puisque le Grand Orateur de la Loge Liberté des suisses Alpina abordait ce thème dans un discours du 16 janvier dernier. Il concluait par ces mots : « …l’IA est un outil puissant qui peut nous aider à atteindre nos objectifs les plus élevés, mais c’est notre propre sagesse qui nous permettra de l’utiliser de manière responsable et éthique. En tant que maçons, nous continuerons à explorer les implications de l’IA tout en poursuivant notre quête de la vérité et de la sagesse. »

Il n’est pas possible d’ignorer cette nouvelle technologie. Tous les pans de l’activité seront impactés dans les prochains mois ou prochaines années.

La semaine dernière, les créateurs de Chat GPT annonçaient que tous les métiers seraient impactés et pour « rassurer », ils dressaient la liste des 34 métiers qui seraient épargnés.

Tout cela est fortement anxiogène pour les esprits en quête de repères et de certitudes. Comment les maçons peuvent-ils utiliser cette technologie pour améliorer leur travail ? Cette question nouvelle va certainement en conduire certains à interroger Chat GPT pour répondre à leur place. Avant de vous proposer des pistes, nous vous laissons méditer sur ce thème. A très bientôt avec un développement sur ce sujet et son évolution.

De la responsabilité du Franc-maçon (et de la Franc-maçonne)

« La responsabilité est constitutive de la vie sociale : elle est ce par quoi nous nous concevons comme des personnes morales capables de suivre des règles, d’agir et de juger l’attitude d’autrui sur la base de celles-ci. Mais cette notion présuppose la liberté du sujet : je ne peux être responsable que d’un acte que je suis libre de réaliser (volonté libre) et capable de juger de façon autonome (libre-arbitre). Enfin, nulle responsabilité sans contrainte: la responsabilité est obligation de respecter les critères de cette responsabilité sous peine de sanctions. » (Emmanuel Diet , psychanalyste)

En faisant le pas de l’initiation maçonnique, le profane qui devient franc-maçon s’engage.

Il s’engage d’abord à se perfectionner, à devenir « meilleur », et aussi à œuvrer pour dans le monde profane.

Chacun peut comprendre que cette responsabilité est énorme !

Les francs-maçons sont avant tout des êtres humains confrontés aux difficultés de la vie quotidienne, aux passions, aux désirs et aux frustrations.

Théoriquement, pour aider l’initié à évoluer sur le chemin du perfectionnement, le travail en loge maçonnique est censé apporter une méthode, un soutien et un accompagnement.

Pratiquement, c’est très aléatoire car on sait bien que cela suppose de nombreuses conditions à remplir.

Le rite pratiqué importe peu ; certains sont plus exigeants que d’autres sur la gestuelle mais on est plus dans le formel.

L’essentiel, à mon humble avis, c’est la difficulté à assumer cette responsabilité qui nous tombe sur les épaules et dont on ne parle que très rarement.

« Quelle place a la responsabilité quand le désir s’est substitué à la morale ?  » (Emmanuel Diet , psychanalyste)

La 1ère responsabilité c’est de faire ce qu’il faut pour apprendre !

Celles et ceux qui croient que le bavardage est suffisant pour demander la parole se trompent. Chacun et chacune peut avoir une opinion sur n’importe quel sujet mais en quoi cela mériterait d’être partagé ?

En loge il n’y a pas de contrôle des connaissances maçonniques et philosophiques et on estime que chaque membre de la loge doit savoir ce qu’il a à faire !

La réalité, c’est que pour de multiples raisons, mais il me semble que la principale c’est le manque de disponibilité, il n’y a pas une réelle homogénéité et les échanges ne peuvent être que biaisés.

Apprendre, c’est lire, écouter, questionner, se faire expliquer ; c’est à la loge de faciliter ce travail d’acquisition des connaissances ! Combien de loges le font ? La loge n’est-elle pas irresponsable d’initier des profanes sans les accompagner dans leur parcours de connaissances ?

Comment s’étonner qu’une proportion importante d’apprentis et de compagnons démissionnent lorsqu’on donne le sentiment que tout cela n’est pas très sérieux ?

Une autre responsabilité : le savoir vivre !

Si nous sommes des francs-maçons et des francs-maçonnes rassemblés pour faire vivre un idéal, n’oublions pas que nous sommes des êtres humains qui avons à respecter un « savoir être » et un savoir vivre !

La familiarité ne justifie pas le laisser-aller, le non respect des codes de la politesse élémentaire et l’absence de discrétion !

Que cela soit en tenue, sur les parvis ou aux agapes, c’est pas toujours « la classe » ! L’ambiance 3ème mi-temps n’est pas faite pour élever le niveau ! Il suffit d’un fort en gueule, à l’humour facile pour imposer le style sans que personne ose s’en étonner !

Autre responsabilité : Que celles et ceux qui acceptent une charge l’assument !

C’est évident mais pour beaucoup c’est « Courage fuyons ! » « D’accord pour les honneurs mais pour le reste, j’ai d’autres choses à faire » !

Des archives qui traînent chez les uns ou les autres ou perdues, une bibliothèque de vieux livres poussiéreux, etc.

Ces trois déclinaisons d’une obligation morale pourraient être complétées par d’autres !

Les obédiences maçonniques sont manifestement handicapées par cette irresponsabilité chronique qui affecte plus ou moins tous les niveaux de la structure ! Heureusement, il y a des êtres conscients qui jouent complètement leurs rôles ! Que d’abnégation leur faut-il pour persévérer !

L’irresponsabilité c’est finalement la démission lente et progressive devant tout effort ! Quelle tristesse !

Comment redonner sa place à la responsabilité dans le parcours maçonnique ?

Quelques idées :

  • Rien de tel que l’exemple ! L’exemple est pédagogique !
  • Former les officiers ! Aujourd’hui il n’y a aucune formation sérieuse des officiers d’une loge ; pourquoi ne pas imaginer que la fonction d’officier ne serait accessible qu’à condition de suivre une formation d’un week-end organisée par la Région ou le conseil de l’Ordre ?
  • Soumettre les travaux présentés en loge à une commission de « sages » de la loge chargée d’évaluer son intérêt.
  • Proposer que les échanges consécutifs à la présentation d’une planche soit réalisés après la tenue sur une boucle d’échanges type « Telegram« .
  • Etre très sélectif sur les qualités morales des candidats aux fonctions ordinales, en particulier par les travaux personnels et l’engagement sociétal.