En ces temps rigoureux, s’il vous faut affronter les frimas matinaux et même s’il est de bon ton de fredonner la comptine de Noël « Vive le vent d’hiver », avouons parfois que nous sommes en carence de vitamine D ! Pour vous (re)donner le moral, nous vous offrons quelques citations revigorantes de Sir Winston Churchill (1874-1965). Mais avant, nous vous proposons un retour sur sa vie profane et maçonnique…
Armoiries de la famille Churchill.
Sir Winston Churchill, homme politique et écrivain
Il fut le Premier ministre du Royaume-Uni de 1940 à 1945 et de nouveau à partir de 1951 à 1955.
Sa ténacité face au nazisme, son action décisive en tant que Premier ministre du Royaume-Uni durant la Seconde Guerre mondiale, joints à ses talents d’orateur et à ses bons mots, ont fait de lui un des hommes politiques les plus reconnus du XXe siècle. Ne disposant pas d’une fortune personnelle, il tire l’essentiel de ses revenus de sa plume. Ses dons d’écriture seront couronnés à la fin de sa vie par le prix Nobel de littérature en 1953 – surtout pour ses six volumes sur la Seconde Guerre mondiale. Il est également un peintre estimé.
Sir Winston Churchill, alors âgé de plus de 80 ans, est interrogé sur les raisons de sa bonne santé. Sa réponse fut : « No sport ».
Photo Twitter Proud Freemason
Sir Winston Churchill, Franc-Maçon
Sir Winston Churchill a reçu la lumière au sein de la Respectable Loge « Studholme Lodge » n° 1591 qui, tout en ayant gardé à la matricule de la Grande Loge Unie d’Angleterre (GLUA) le même numéro, porte désormais le nom de « United Studholme Alliance Lodge », le 24 mai 1901.
Passé au deuxième grade le 19 juillet de la même année et est élevé Maître Maçon le 5 mars 1902.
Museum of Freemasonry, United Grand Lodge of England, London
Le tablier de Sir Winston Churchill, et l’étui dans lequel il était conservé, font partie des objets exposés dans « The Masonic Emporium » à la Library & Museum of Freemasonry (Freemasons’ Hall-Grande Loge Unie d’Angleterre). L’étui à tablier porte l’inscription – Bro. Winston LS Churchill Studholme Lodge No 1591 – en lettres d’or.
Photo Twitter Proud Freemason
Nos 10 citations choisies… pour garder le moral !
Winston Churchill était surnommé le « Vieux Lion ». Sa sagesse, sa pertinence, sa capacité à diriger et à fédérer, son sens de la négociation, sa verve et son tempérament en font une source d’inspiration pour de nombreuses personnes.
« Agissez comme s’il était impossible d’échouer. »
« Mieux vaut prendre le changement par la main avant qu’il ne nous prenne par la gorge. »
« Pour s’améliorer, il faut changer. Donc, pour être parfait, il faut avoir changé souvent. »
Sir Winston Churchill Œuvre du Sculpteur Jean Cardot, inaugurée le 11 novembre 1998 par Sa Majesté Élisabeth II, reine d’Angleterre, Monsieur Jacques Chirac, président de la République française et Monsieur Jean Tiberi, maire de Paris. Au pied de la statue est gravée « We shall never surrender – Winston Churchill – Londres le 4 juin 1940 ».
« Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté. »
« Le succès c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme. »
« Le succès n’est pas final, l’échec n’est pas fatal : c’est le courage de continuer qui compte. »
« On vit de ce que l’on obtient. On construit sa vie sur ce que l’on donne. »
« Si vous traversez l’enfer, continuez d’avancer. »
« En ravalant des paroles méchantes sans les avoir dites, personne ne s’est jamais abîmé l’estomac. »
« Il n’y a qu’une réponse à la défaite, et c’est la victoire. »
Allez, mes TTCCSS & TTCCFF que la Force – mais aussi la Sagesse et la Beauté – soit avec vous !
Les grands mythes sont des histoires sérieuses qui transmettent des enseignements authentiques et profonds qui sont à la source de notre conscience collective. Résumé des mythes de Prométhée et de Sisyphe. Le mystère de l’éveil de la conscience divine, ou Soi-conscience, par le don du feu de l’intelligence et de la volonté à l’homme.
La compassion des êtres spirituels libérés des cycles de la réincarnation. Rôle des hiérarchies divines. La libération de Prométhée enchaîné par Héraclès. La nature et les tribulations complexes de Sisyphe. Punition de Sisyphe de pousser le rocher. Le complexe d’échec. Orphée descend aux enfers. Les grandes lois de l’éveil spirituel. L’évolution universelle et de pèlerinage. Comparaison avec le mythe de la Genèse. Le chemin mystique et la promesse de la libération. La compassion est la Loi de la vie.
La palette des opinions reste très large dans la franc-maçonnerie française et la dissension guette toujours. La laïcité indique que le respect est dû à la personne mais que les idées sont critiquables. Le problème est que beaucoup définissent leur identité en y incluant leurs idées. Voici des pistes de solution.
Nous sommes un bon paquet à rêver de rassembler ce qui est épars, et en franc-maçonnerie française cela correspond à une palette qui va du plus indiscipliné sociétal, traversant toutes les nuances de libéral ou adogmatique, vers les déistes puis les théistes les plus farouches. Nous sommes beaucoup, mais pas deux pareils ! Saupoudrés dedans, il y a des « monogenristes » comme des « pro-mixité ».
Encore jeune maçon, j’écoutais ébahi le VM d’une célèbre loge, bien imbibé il est vrai, indiquer qu’il avait du mal à se concentrer sur sa charge alors que des culottes féminines étaient à portée de son regard.
L’autre jour, c’était la reprise, post-covid, des repas annuels interobédientiels de notre coin. A une table, le coup de la culotte est revenu pour justifier la non-mixité, en présence de l’épouse du frère qui amenait l’argument, épouse elle aussi sœur. Elle n’a pas relevé la chose, serait-ce au motif éculé que « la femme n’a pas des amies, que des ennemies ( rivales ) » ? En tous cas cela m’a choqué. Et après cela on nous dira que la franc-maçonnerie est pétrie d’ambitions progressistes !
Mais essayons de positiver. Nous sommes plusieurs à apprécier ces repas interobédientiels , nous pouvons en déduire que nous nous reconnaissons comme tels et apprécions la compagnie des sœurs et frères même si leurs idées sont assez différentes des nôtres.
Sur un réseau social dédié aux échanges entre maçons et profanes il était, un autre jour, question des racines judéo-chrétiennes de la culture en France.
L’affaire a démarré sur le fil « salle où on parle de tout », seul fil où tout sujet peut être abordé, lorsqu’un frère a parlé de sa spiritualité d’athée, puis a indiqué que « Je pense que la révolution française est surtout beaucoup plus présente dans la culture française qu’une quelconque religion ». Le « je pense » indique clairement qu’on est dans le domaine de l’opinion personnelle, et non dans l’affirmation d’une vérité quelconque. Néanmoins le dialogue est lentement parti en vrille à partir de là, administrateurs du réseau compris . La tension progressivement croissante se mesure aux qualificatifs utilisés. En grand résumé, les arguments évoqués ont été comme suit.
Taux de divorces plus élevé que jamais
Taux de divorce chez les croyants bien inférieur que chez les autres.
Taux de divorce supérieur chez les non-religieux : il provient de la levée du tabou sur les violences faites aux femmes
L’amalgame entre domination masculine, violence faite aux femmes avec mariage et religions est inacceptable : si le mari est violent avec sa femme, cela n’a rien à voir avec la religion.
Bien sûr que si : les textes sacrés l’autorisent explicitement.
Même problème pour l’homophobie, elle aussi soutenue par les textes religieux.
Les statistiques sur les taux d’athéisme ou non-croyance ne valent rien.
La discussion s’est terminée sur le constat du désaccord, puis les discussions politico-religieuses ont été interdites sur ce dernier fil.
Si nous essayons d’analyser cela sous l’angle de la laïcité, nous remarquons que le droit de chacun à son opinion a été maintenu, mais tout juste ; exemple : « Bon, tu commences à me gonfler avec tes tons insupportables et à prendre les gens de haut en croyant que tu as la science infuse. » Cela fait beaucoup sous la plume d’un administrateur du réseau, censé rester dans une neutralité bienveillante. Cette phrase pèche contre l’accord toltèque « que ta parole soit toujours impeccable ». Ce genre de phrase et l’émotion qui se dégage montrent que les protagonistes prennent les choses personnellement . Or dans nos formations à la laïcité et les débats afférant il est toujours souligné que la liberté de conscience est absolue, que le respect est dû à la personne, mais que tous sont libres de critiquer et pourquoi pas railler les idées.
Là gît la racine du problème. Réussir à maintenir une séparation permanente entre soi et ses idées suppose une grande maturité.
Beaucoup de nos contemporains ont un niveau plus bas, dans lequel les croyances sont des points d’appui, pour ne pas dire des béquilles. Si elles viennent à céder, leur monde s’écroule. Or les croyances religieuses sont dans nos sociétés fréquemment sapées par les avancées de la science et les railleries. D’où la crispation : elle est liée à la survie de la construction même de l’identité des personnes.
A ce stade, on peut se dire que les occidentaux n’ont pas significativement évolué depuis les interdictions du pasteur Anderson… ou, dit autrement, la bataille entre les Lumières et les anti-Lumières fait toujours rage. D’un côté ceux qui croient que le progrès humain cela existe et que c’est démontré, comme Steven Pinker, de l’autre ceux qui le nient plus ou moins, puisque la main de dieu ou d’un principe créateur a pondu un chef d’œuvre non améliorable par de vulgaires humains prédateurs et pollueurs.
Comment augmenter les chances de sortir de cette impasse ?
Le premier canard à descendre c’est d’appeler « identité » l’histoire qu’on se raconte sur soi : ses racines, sa famille, les circonstances de sa vie. Même si tout cela pèse beaucoup dans nos comportements et opinions, nous sommes tous susceptibles d’évoluer. Même notre génome est modifiable, avec parfois des modifications épigénétiques acquises mais transmissibles à nos enfants.
Mon histoire, c’est mon histoire, mais moi c’est moi à l’instant actuel. Pour mon futur, c’est moi qui déciderai ( sauf contraintes extérieures ), ce n’est pas mon histoire qui dicte mon destin.
Ici, ne nous leurrons pas, nous butons sur la faiblesse de l’individu isolé, auquel notre instinct tiré des temps ancestraux crie que la solitude c’est la mort. Il faut donc s’intégrer au groupe, et là …il faut montrer patte blanche, c’est-à-dire faire allégeance au meneur. Le meneur testera la soumission en faisant accomplir des actes qui vont à l’ encontre des règles communes, par exemple une agression contre le groupe rival.
Gros problème à ce stade donc : se faire admettre dans un groupe passe par le rejet des autres groupes ( ou de boucs émissaires ).
Comment traiter le problème ? D’abord, on réduit le danger par des mesures partielles comme par exemple consommer et/ou sublimer le trop-plein d’énergie dans des compétitions où l’agressivité est très normée, comme le sport, les concours littéraires ou les jeux vidéo. Pratiquer ces activités en groupe procure aussi le sentiment d’appartenance tant recherché. Dans certains groupes cette chaleur collective tant recherchée se nomme égrégore.
Mais à plus long terme il faut tuer la délétère équation « appartenir à mon groupe implique haïr les autres groupes ». Un outil pour cela : l’universalisme ! Nous avons plus de points communs que de différences. Le danger vient de l’hypothèse, trop souvent implicitement admise, que les différences sont immuables, confondant ainsi l’identité (actuelle) avec l’essence, vieille lune platonicienne. On ne se baigne pas deux fois dans le même fleuve !
N’écoutez pas les politiques qui vous serinent le contraire : vive les rassembleurs, dehors les clivants !
De notre confrère vénézuélien elnacional.com – Par Mario Muñera Muñoz PGM
En premier lieu, nous allons définir le mot « régulier » dans le domaine de l’initiation : c’est toute organisation initiatique qui est liée au « traditionnel », sans cette exigence fondamentale une initiation ne peut exister au sens « réel », et s’il n’est pas lié à la « tradition », nous l’appelons « irrégulier ». Quand on parle d’une « initiation régulière », c’est celle qui est liée à la « traditionnelle », où une seconde naissance est vécue, car l’initiation, symboliquement, est une seconde naissance et une première mort, l’initiation (spirituellement) parlant.
C’est une « renaissance », rétablissant ainsi cette prérogative de cet être, d’être comme aux premiers âges de l’humanité : un être intuitif, « état premier », avec un contact plus direct avec l’Être Suprême. L’homme actuel a perdu ce niveau de spiritualité originelle, et est tombé dans un monde physique matérialisé. La personne qui veut être initiée doit avoir deux aspects importants : « l’intention » d’être initiée et « d’être acceptée » par une organisation traditionnelle. L’homme doit faire l’expérience d’une réalisation intérieure, par l’initiation, pour atteindre à nouveau cet état « primordial » ou « primordial », qui est la plénitude spirituelle et la perfection de l’individualité humaine. Il y a des « profanes » (qui ne sont pas initiés) qui, nageant dans leur erreur, se réclamant des bibliothèques ambulantes, des intellectuels, se considèrent comme des personnes « qualifiées » pour entrer dans les moindres arcanes.
En effet, il ne s’agit pas d’érudition, puisque le savoir profane n’est pas tout pour s’initier, ici il manque de valeur, puisque l’apprentissage initiatique est progressif et avec méthode. C’est une chose à apprendre une autre à connaître et la plus importante est de « comprendre ». Celui qui s’intellectualise engraisse « l’ego » et la « raison » voile l’intuition spirituelle pour « comprendre », et sans « comprendre » il n’y a pas de connaissance initiatique, elle n’a que des informations. Il existe d’autres pseudo-écoles d’initiation qui, en envoyant les outils d’étude par correspondance, orientent le candidat, par des notes écrites, sur la façon de s’initier à la maison.
Si nous réfléchissions à cela, nous nous rendrions compte des conséquences malheureuses que cette expérience implique. Donc, au lieu d’avoir des « initiés virtuels », on aurait de simples laïcs qui se présentent abusivement comme des initiés, sans « transmission spirituelle », donc c’est « irrégulier », ça doit être en personne. Exemple: L’Église catholique recommande que si un enfant ou une personne adulte va mourir et n’a pas été baptisé, quiconque est à côté d’eux et a été baptisé, au nom de l’Église et de leur divinité, a le pouvoir de les baptiser, et sinon S’il meurt, il doit se présenter devant un « prêtre » au Temple pour se faire baptiser régulièrement, car c’est lui qui a le pouvoir de « transmission ou d’influence spirituelle » et est membre d’une institution « traditionnelle régulière ».
Il est trop évident que vous ne pouvez pas transmettre plus que ce que vous possédez vous-même, personne ne donne ce que vous n’avez pas ou ne possédez pas. Par conséquent, il est nécessaire qu’une organisation initiatique traditionnelle soit dépositaire de cette influence spirituelle afin de la communiquer aux individus qui lui sont liés. En l’absence d’affiliation « traditionnelle et régulière », la transmission de « l’influence spirituelle » est impossible et inexistante, il s’agirait donc d’une « caricature d’initiation ». Il faut tenir compte du fait qu’une organisation initiatique nouvelle et supposée régulière ne peut l’être, à moins qu’elle ne soit le prolongement d’une organisation traditionnelle pour maintenir la chaîne initiatique. Une organisation initiatique ne peut modifier ou incorporer des éléments dans ses rites, encore moins emprunter à d’autres formes traditionnelles, car cela serait inefficace du point de vue initiatique. Et enfin, nous dirions que l’objectif essentiel et final de l’initiation va au-delà de l’individualité, et que la présence d’un élément « Non-Humain », au-delà du physique, est nécessaire pour recevoir l’influence spirituelle, dont la transmission constitue « le l’initiation proprement dite. »
L’objectif essentiel de la franc-maçonnerie est « d’ouvrir la conscience » pour « comprendre » le chemin vers « l’état primordial », c’est-à-dire transcender la raison et la dualité. La franc-maçonnerie est une attitude de vie, pas une religion, où l’on s’engage volontairement sur le chemin à la recherche du chemin de l’épanouissement spirituel. Nous sommes dans les dernières heures de la fin de l’année 2022, qui nous a apporté un faible niveau de la force de la « pandémie de covid-19 », laissant une traînée de désolation de morts humaines et aussi, quelque chose de si grave pour la population survivante : un désastre économique, dû à des facteurs connus de tous. Mais il est connu de nous tous et de la science que la planète Terre et l’Univers vivent en constante création-conservation-destruction, c’est une loi constante dans l’Univers, et cette façon de se comporter dans la création de l’Univers, elle ne la fait jamais détruire et disparaître, comme l’exprime la science, l’énergie n’est jamais détruite, elle se transforme.
En résumé : « Tout dans l’Univers est énergie » qui contient « le Créateur », c’est pourquoi nous sommes infinis et immortels. Nous sommes à quelques heures de la fin de l’année 2022.
Je tiens à remercier ceux qui ont lu ces articles, pour leur générosité à y prêter attention, mes écrits se consacrent à fournir des orientations pour la recherche. Comme l’a dit l’enseignant Bouddha : « Ne croyez rien de ce que vous entendez, lisez et voyez, ni les enseignants eux-mêmes, ni ce que je dis. » Cherchez et méditez pour comprendre les Grandes Vérités. Vous vous demandez : Qu’est-ce que la vérité ?
La vérité est celle à laquelle vous arrivez avec votre compréhension selon votre niveau d’état de conscience, qui s’élargit à mesure que vous ouvrez davantage de conscience. Je souhaite à tous une bonne année 2023, plein de renouveau, de croissance spirituelle et matérielle, surtout plein de santé et plein d’amour. Baiser de paix.
« Signes, emblèmes et couleurs dans la France de la Renaissance », tel est le sous-titre de cette magnifique exposition temporaire qui nous conduit à la découverte de l’art du blason.
En amont de l’édition 2022 des Journées européennes du patrimoine, le Musée national de la Renaissance présente, jusqu’au 6 février 2023, une exposition consacrée à l’héraldique dans la France de la Renaissance. Comme le souligne Thierry Crépin-Leblond, directeur du musée national de la Renaissance et co-commissaire de l’exposition Le blason des temps nouveaux (Du 19 octobre 2022 au 6 janvier 2023), « l’usage de l’héraldique est une pratique générale et habituelle dans la vie sociale et artistique à la Renaissance. »
Née au XIIe siècle sur les champs de bataille, elle reste omniprésente dans le quotidien de toutes les couches de la société française de cette époque. Elle incarne l’expression visuelle de l’identité d’une personne, d’une famille, d’une profession ou d’une ville.
Exemple d’héraldique de la Renaissance – source « Héraldique de la Renaissance, au temps de François Ier et de Léonard de Vinci Gabriele Reina »
À travers une centaine d’œuvres et bénéficiant de prêts prestigieux (musée du Louvre, musée de Cluny, Château de Fontainebleau, Cité de la céramique, Petit Palais, musée de l’Armée, musée des Beaux-Arts de Lyon…), l’exposition Le blason des temps nouveaux tend à montrer combien l’héraldique – blasons, armoiries, emblèmes, signes, couleurs – croise les techniques (sculpture, peinture, tapisserie, enluminure, vitrail, orfèvrerie, émail, etc.) et les thématiques sociales (les rois, les femmes, nobles, bourgeois, religieux et laïcs, corporations).
Tout au long du XVIe siècle, l’héraldique constitue un miroir de l’époque et de l’évolution de ses mentalités. L’exposition fait revivre cette ambiance inventive et colorée qui marque la France de la Renaissance et en laisse voir encore bien des traces au XXIe siècle.
Château d’Écouen
Les décors du château d’Écouen et les collections qu’il abrite forment l’axe principal de la scénographie. Le parcours de l’exposition Le blason des temps nouveaux débute dans la chapelle du musée avec une introduction de Laurent Hablot, co-commissaire de l’exposition, directeur d’études à l’EPHE et auteur de manuel de Héraldique Emblématique Médiévale (Presses Universitaires François-Rabelais). L’exposition se déploie ensuite au rez-de-chaussée du musée, dans la grande salle de la Reine puis dans la chambre de la Reine. Enfin, le visiteur est invité à poursuivre le parcours dans les pièces du Château qui servent d’écrin aux collections permanentes du Musée national de la Renaissance.
Château d’Écouen
Visite-atelier en famille : Dimanche 5 février 2023 de 14h00 à 17h00
« Graph ton blason » (à partir de 8 ans) par le grapheur Géraud Delort
Dans un premier temps, les enfants accompagnés de leurs parents sont invités à découvrir les règles et codes de l’héraldique à travers une visite du musée. Blasons et emblèmes n’auront plus de secret pour eux ! Puis, avec l’aide du grapheur Géraud Delort, ils inventeront leur blason sur lequel figurera leur animal totem qu’ils grapheront sur une toile afin de repartir avec. Réservation obligatoire au 01 34 38 38 52/Tarif : 5€ par enfant (gratuit pour les parents)
Le château d’Écouen
Le château d’Écouen est un château du XVIe siècle, situé dans le Val-d’Oise, qui abrite depuis 1977 le musée national de la Renaissance. L’édifice appartient à la Grande Chancellerie de la Légion d’honneur. Le musée est sous tutelle du ministère de la Culture. Depuis 2005, le directeur du musée est Thierry Crépin-Leblond, conservateur général du patrimoine.
Des générations d’artistes notables se sont succédé au fil des siècles pour faire du château d’Écouen un imposant monument : l’architecte Jean Bullant, le sculpteur Jean Goujon, le potier et émailleur Bernard Palissy, le céramiste Masséot Abaquesne, l’architecte Jules Hardouin-Mansart.
Joyau architectural de la Renaissance, le château d’Ecouen abrite depuis 1977 le Musée national de la Renaissance, et donc les collections françaises de cette époque, qu’il s’agit de mobilier, de décoration, et d’orfèvrerie. Il dépend donc du ministère de la culture.
Il expose les collections françaises de l’époque de la Renaissance dans tous les domaines artistiques : tapisseries, armes, sculptures, vitraux, céramiques, mobiliers, orfèvreries, peintures… En France, il s’agit de l’unique musée entièrement consacré à la Renaissance.
Commissariat scientifique : Thierry Crépin-Leblond, directeur du musée national de la Renaissance/Laurent Hablot, directeur d’études à l’Ecole Pratique des Hautes Études/Anne Ritz-Guilbert, Chercheur au Centre de Recherche de l’École du Louvre
Commissariat scientifique :Thierry Crépin-Leblond, directeur du musée national de la Renaissance – Laurent Hablot, directeur d’études à l’École Pratique des Hautes Études – Anne Ritz-Guilbert, Chercheur au Centre de Recherche de l’École du Louvre
Le blason des temps nouveaux-Signes, emblèmes et couleurs dans la France de la Renaissance
Thierry Crépin-Leblond, Béatrice de Chancel-Bardelot, Jean-Vincent Jourd’heuil, Étienne Faisant, Françoise Perrot, Marina Viallon, Denise Turel – In Fine Éditions d’art, 2022, 272 pages, 39 €
Un beau livre publié à l’occasion de l’exposition. Un extrait du communiqué de presse : « À la Renaissance comme au Moyen-Âge, l’héraldique est présente dans tous les lieux et dans toutes les couches de la société. Elle en est à la fois le marqueur d’identité et le miroir qui ont reflété les mentalités. Conjuguant des textes d’une grande variété thématique avec un grand choix d’œuvres d’art, de toute technique, cet ouvrage se propose d’en éclairer les différentes formes d’emploi tout au long du 16e siècle français. Armoirie devise, emblème, chiffres et livrées, loin de relever d’un langage exclusif et crypté, composent un ensemble chatoyant qui accompagne les moments d’exception aussi bien que le décor du quotidien. » À noter aussi, une très belle présentation de la « Lecture des armoiries de la tenture de La Dame à la licorne : un bref état des lieux » que nous devons à la plume de Béatrice de Chancel-Bardelot. De la belle ouvrage !!!
Un livre jeu permet aux jeunes de participer activement à cette magnifique exposition organisée autour de six sections : l’usage social de l’héraldique, l’Église face à l’héraldique, l’emblématique royale française, la femme, le couple, l’héraldique comme décor, l’art funéraire.
Dans chaque partie de ladite exposition, ils devront répondre à une question sur les œuvres de la section mais aussi tamponner son livret grâce à un timbre de sceau – pour mémoire, au début du XIVe siècle, tout le monde peut posséder un sceau, les institutions comme les villes, mais aussi les corporations, les corps de métiers, les abbayes, les universités, etc. – et décoder la lettre composant un message en dernière page de l’opuscule.
Pierre Mollier
Et l’héraldique maçonnique, alors ?
Alors, nous ne pouvons que vous conseillez la lecture de l’article de l’excellentissime Frère Pierre Mollier, directeur de la bibliothèque du Grand Orient de France, conservateur du musée de la franc-maçonnerie (Musée de France) mais également rédacteur en chef de la revue d’études maçonniques Renaissance Traditionnelle, a consacré dans cette revue qui reçut le prix littéraire de l’IMF 2019, catégorie Revues(nouveauté 2019), intitulé « PETIT TRAITÉ D’HÉRALDIQUE MAÇONNIQUE » qui débute ainsi : « Pour transmettre l’enseignement qu’elle destine à ses adeptes, la Franc-maçonnerie met en œuvre des symboles qui sont d’abord des images ou des emblèmes… » « Transmettre un enseignement… », si cela ce n’est pas de la culture…
Informations pratiques
Jusqu’au 6 février 2023
Musée national de la Renaissance, Château d’Écouen, Rue Jean Bullan 95 440 Écouen
Tél. 01 34 38 38 50 – https://musee-renaissance.fr/ – Ouvert tous les jours sauf le mardi de 9 h 30 à 12 h 45 et de 14 h 00 à 17 h 15/Tarifs : 6 € (tarif plein), 3,50 € (tarif réduit)
Visite-guidée de l’exposition : Tous les samedis et dimanches (jusqu’au 5 février 2023) à 15h30
Château d’Écouen, cour intérieure avec les moulages des Esclaves de Michel-Ange dont les originaux ont été emportés au Louvre.
Sources : Musée national de la Renaissance, Wikipédia, Wikimedia Commons
Château d’Écouen, façade principale donnant sur la plaine de France.
NOUVELLE-GALLES DU SUD / AUSTRALIE – LES FRANCS-MAÇONS ET LES BOULEDOGUES COLLECTENT 22 000 $ POUR LES ENFANTS DANS LE BESOIN
Les francs-maçons de la côte centrale et les Bulldogs de la côte centrale ont uni leurs forces en novembre pour collecter des fonds pour les enfants dans le besoin de la côte centrale lors de leur journée de course caritative au Wyong Race Club.
L’événement avait été prévu plus tôt dans l’année mais les événements météorologiques ont conduit à le reporter à deux reprises. Le jour de la course a été un énorme succès avec plus de 200 personnes qui ont acheté des billets pour un événement phare. Avec la vente de billets, des tirages au sort et divers articles d’enchères donnés, l’événement a permis de recueillir plus de 22 000 $ qui ont été remis à Lorraine Churchill et Rhonda Doyle au Budgewoi Soccer Club le 19 novembre. L’événement a été un tel succès qu’une autre journée de course caritative a déjà eu lieu…
LINCOLNSHIRE / ANGLETERRE – LE WELLAND LODGE DES FRANCS-MAÇONS A SOUTENU THE LIGHTHOUSE PROJECT AVEC UN CADEAU AVANT NOËL
Le projet phare a reçu un cadeau de Noël anticipé grâce à la Welland Lodge des francs-maçons du Lincolnshire lorsqu’un chèque de 500 £ a été remis. The Lighthouse Project est une organisation caritative locale qui fournit un foyer aux jeunes et aux femmes ayant des problèmes de contrôle de la vie, ainsi qu’une unité pour les mères et les bébés. Le projet voit actuellement une augmentation du nombre de personnes cherchant de l’aide, même pendant la période de Noël qui a tendance à être plus calme…
CAROLINE DU SUD/ÉTATS-UNIS – LE NEUVIÈME DISTRICT MAÇONNIQUE MARQUE LA SAINT-JEAN AVEC UN SERVICE À KINGSTREE
Le neuvième district maçonnique de la juridiction de SC est vu après le service de la Saint-Jean à l’église baptiste Siloam à Kingstree le 18 décembre, où le révérend PGP frère Terry B. Law est le pasteur. Sur la photo assis…
CUMBRIA / ANGLETERRE – LES FRANCS-MAÇONS LÈVENT DES MILLIERS DE DOLLARS POUR AIDER LES SOIGNANTS NON RÉMUNÉRÉS
Des membres de Trinity Lodge à Kendal, qui fait partie des francs-maçons de Cumberland et Westmorland, ont organisé la collecte de fonds en guise de remerciement à l’organisme de bienfaisance qui soutient le partenaire d’un de ses membres atteint d’un cancer en phase terminale. L’événement, une soirée Fromage et Vin au Kendal Masonic Lodge, a permis de récolter plus de 3 000 £. Mais le montant a été porté à 5 000 £ grâce au soutien de la plateforme caritative Big Give – qui organise des campagnes de financement de contrepartie pour des organisations caritatives telles que Carer Support South Lakes. Tout l’argent va à Carer Support South Lakes’ Give Carers A Break Appeal qui aide à fournir des pauses de répit aux soignants non rémunérés – dont beaucoup ont du mal à obtenir du temps libre loin de leurs responsabilités de soins. « C’est une somme d’argent incroyable », déclare Nicola Edmondson, une jeune travailleuse de soutien aux aidants à Carer Support South Lakes, qui a célébré son 30e anniversaire cette année. « Nous sommes très reconnaissants aux francs-maçons de Cumberland et de Westmorland pour leur soutien et tenons à leur dire un immense merci. »
BUCKINGHAMSHIRE/ANGLETERRE – LE CLUB DE JUDO BÉNÉFICIE DU FONDS DU CENTENAIRE DES FRANCS-MAÇONS
Début 2022, le Buckinghamshire Masonic Centenary Fund a fait don de plus de 12 500 £ à des organisations locales et à des particuliers. Le fonds a été créé en 1991 pour aider des causes caritatives non maçonniques ayant de solides liens avec le Buckinghamshire. Il fait des dons à ces causes au nom des 3 000 francs-maçons du Buckinghamshire, qui sont la seule source de son soutien financier. Buckingham Judo Club était une organisation qui a bénéficié de la subvention en 2022. Le don leur a permis de fournir 80 mètres carrés.
ILLINOIS – DES RECRUES DE L’USNAVY ACCUEILLIES POUR LE JOUR DE NOËL À LA LOGE MAÇONNIQUE
Environ 50 recrues de la base navale des Grands Lacs ont été accueillies le jour de Noël au McHenry Masonic Lodge 158 AF & AM où Frank Heabler a déclaré avoir cuisiné au moins 150 œufs et 240 saucisses et 350 crêpes pour le petit-déjeuner. Pour de nombreux marins du camp d’entraînement à la base de North Chicago, qui sont venus de tout le pays, c’est leur premier Noël loin de chez eux, a déclaré Heabler, le vénérable maître du lodge, construit en 1854, où le jour de Noël a été accueilli. pour les recrues depuis 2003. Des recrues comme Dylan Rumantier, 19 ans, qui vit son premier Noël loin de sa famille à Riverside, en Californie. Il manque non seulement Noël, mais un certain nombre de fêtes d’anniversaire que sa « grande famille » de plus de 100 parents rassemble pour cette période de l’année, y compris l’anniversaire de son arrière-grand-mère le 31 décembre.
OHIO/ÉTATS-UNIS – DES BÉNÉVOLES MAÇONNIQUES DISTRIBUENT DES PANIERS DE FRUITS AUX PERSONNES ÂGÉES POUR LA SAISON DES FÊTES
Les membres du programme de bénévolat maçonnique de quatre loges maçonniques, Flushing #298 à Flushing, Friendship #89 à Barnesville, Point Pleasant #360 à Pleasant City et Harrison #219 à Cadix ont distribué des paniers de fruits aux veuves et aux membres seniors de la loge. Le programme de bénévolat maçonnique fait partie de la sensibilisation communautaire du Ohio Masonic Home Resource Center et est coordonné par DeAnna Kinney en s’associant aux loges maçonniques locales et aux chapitres Eastern Star. Cette année, 96 paniers de fruits ont été emballés et distribués. Les bénévoles peuvent témoigner de la satisfaction qu’ils ressentent en assemblant et en livrant les paniers. De nombreux récipiendaires ont exprimé leur gratitude pour le geste et se sont félicités d’une visite pendant la période des Fêtes. C’était encore plus significatif cette année, car tant de personnes ont été contraintes de rester à la maison et de limiter les contacts avec les autres pendant une troisième année, en raison du COVID-19 et de la grippe. Un principe important de la franc-maçonnerie est que les veuves et les orphelins doivent être pris en charge. Ces maçons utilisent les vacances non seulement pour offrir un cadeau à ces veuves, membres de l’Eastern Star et maçons seniors.
Empruntée aux alchimistes par les Francs-Maçons, la formule « VITRIOL », Visita Interiora Terrae Rectificando Invenies Occultam Lapidem, soit « Visite l’Intérieur de la Terre et en Rectifiant tu Trouveras la Pierre Cachée », est, pour certains rites, un mot-clé du cabinet de réflexion.
C’est sur cette thématique que nous vous proposons cette visite du premier lieu symbolique de cette nouvelle année 2023.
L’Auvergne, en occitan Auvèrnha ou Euvarnhàd, est une région historique et culturelle située dans le centre de la France, au cœur du Massif central et de notre beau pays de France. Elle était autrefois terre sacrée, contrée bénie des dieux, au centre de laquelle trônait le Mont Dumias, une divinité locale assimilée à Mercure.
Statère arverne au nom de Vercingétorix – Trésor de Pionsat – Musée d’Archéologie Nationale
C’était le pays de l’un des principaux peuples celtes de la Gaule indépendante, du VIIe siècle av. J.-C. à la conquête romaine, les Arvernes !
Le Bourbonnais est une région aux paysages envoûtants, terre d’histoires et de légendes… Parmi celles-ci, les souterrains annulaires restent encore un mystère archéologique.
C’est au XIXe siècle que l’on découvre par hasard de nombreux souterrains présentant une configuration similaire.
Mais qu’est-ce qu’un souterrain annulaire ?
Il se caractérise par la présence d’une galerie dont le tracé décrit un ou plusieurs anneaux.
Au regard des dernières recherches, le souterrain satisfait à trois critères :
– avoir été creusé par la main de l’homme (ce qui exclut tous les puits, cavernes, grottes façonnés par la nature) ;
– ne pas avoir un usage certain, d’ordre économique (silo, cave, mine), militaire (communications, les souterrains annulaires n’ayant qu’un débouché sur l’extérieur, servant d’entrée et de sortie) ou social (refuge pour les habitants) ;
– présenter des similitudes, soit dans son plan (une entrée, une galerie rectiligne, puis coudée, une sorte de chapelle) soit dans sa réalisation (creusement dans des matières friables, le « gore », une appellation régionale pour du schiste ou une arène granitique en décomposition, à l’aide d’un outil gallo-romain, sorte de petite hache,
l’ascia, en forme de hache, une herminette, un outil à tailler le bois ou à polir la pierre, l’instrument à tout faire du maçon).
L’ascia qui servit à creuser les souterrains, avait aussi une valeur symbolique, puisqu’elle était souvent gravée sur les pierres tombales gallo-romaines, étant censée protéger et assurer l’inviolabilité dudit tombeau.
Vous trouverez quelques dessins réalisés par quelques passionnés, des amateurs éclairés du XIXe et du XXe siècle – médecins, instituteurs, hommes d’Église – tels le docteur Noëlas (en 1875) qui explore le souterrain de Terrenoire, Francis Pérot (en 1884) qui explore les souterrains d’Arfeuilles, le docteur de Brinon qui en 1924, explore les galeries de Puyravel et du Cluzel, le docteur Chabrol qui visite et publie une enquête scientifique sur ces souterrains en 1929, puis Maurice Franc et Olivier Giron,
Plus de 34 souterrains annulaires ont été découverts par hasard dans la montagne bourbonnaise, dont 14 pour la seule commune d’Arfeuilles.
Tacite
Déjà Tacite…
L’historien, philosophe et sénateur romain Tacite (58 ap. J.-C.-c. 120 ap. J.-C.) en mention de ces souterrains dans son œuvre – Extrait du Livre XVI : « On sait assez que les Germains ne bâtissent point de villes ; ils ne souffrent pas même d’habitations réunies. Leurs demeures sont éparses, isolées, selon qu’une fontaine, un champ, un bocage, ont déterminé leur choix. Leurs villages ne sont pas, comme les nôtres, formés d’édifices contigus : chacun laisse un espace vide autour de sa maison, soit pour prévenir le danger des incendies, soit par ignorance dans l’art de bâtir. Ils n’emploient ni pierres ni tuiles ; ils se servent uniquement de bois brut, sans penser à la décoration ni à l’agrément. Toutefois ils enduisent certaines parties d’une terre fine et luisante, dont les veines nuancées imitent la peinture.
C. Corn. Tacitus et in eum M.Z. Boxhornii, etc. H. Grotii observationes, Venetiis, apud Nicolaum Pezzana, 1672
Ils se creusent aussi des souterrains, qu’ils chargent en dessus d’une épaisse couche de fumier. C’est là qu’ils se retirent l’hiver, et qu’ils déposent leurs grains. Ils y sentent moins la rigueur du froid ; et, si l’ennemi fait une incursion, il pille les lieux découverts, tandis que cette proie cachée sous la terre reste ignorée de lui, ou le déroute par les recherches mêmes qu’il fait pour la trouver. »
WEBTV Livradois Forez, pour tenter d’en savoir plus ?
Une véritable énigme, encore non élucidée : qu’elle est la fonction de ces souterrains aux formes étranges comportant un ou deux anneaux ? Ces souterrains liés à l’habitat et dont les datations situent entre 400 et 800 leur utilisation non rien révélés de leur secret. Des sociétés archéologiques cherchent depuis un siècle à lever cette énigme. Leur répartition géographique est aussi étonnante puisque l’on en trouve que dans certaines région et très abondamment en montagne thiernois, et Monts du Bourbonnais…mais aussi en Bavière et au nord de l’Espagne. Serait-il pour certain le lieu de villégiature des esprits après leur mort ? En tout cas l’aspect fonctionnel de ces souterrains semble à écarter. Mais laissons-nous guider par Hugues Dourvert spécialiste et découvreur de souterrains annulaires pour une visite sous terre.
Quoi qu’il en soit, les souterrains annulaires de la montagne bourbonnaise sont loin d’avoir livrés tous leurs secrets…
Sources : sites village de Laprugne, dans l’Allier ; Wikipédia ; Wikimedia Commons ; Le vagabond auvergnat ; agoravox.fr
Le Grand Maître démissionne de la Grande Loge et quitte le pays avec sa femme à l’invitation des francs-maçons de Veracruz. « A partir de maintenant, vous pouvez être certains que nous ne sommes pas aimés par ceux qui gouvernent ce pays », dit-il dans sa lettre de démission.
Francisco Javier Alfonso Vidal, chef des francs-maçons cubains, a décidé de ne pas retourner sur l’île après un voyage au Mexique avec sa femme, a rapporté la Grande Loge de Cuba dans un communiqué rendu public lundi et partagé avec les membres de la fraternité.
Selon le document auquel DIARIO DE CUBA a eu accès, le Grand Maître Alfonso Vidal a été invité par la Grande Loge de Veracruz, mais il n’est pas revenu sur l’île comme prévu le 21 décembre.
« Depuis ce moment, les tentatives de communication avec le frère sont restées vaines, ce qui dénote une démission tacite de son poste », indique la Grande Loge, qui admet ne pas connaître le sort de son chef.
Cependant, ce mardi, Alfonso Vidal a rendu publique une lettre de démission de son poste alléguant qu’il n’y a pas « possibilité de se conformer à la totale transparence, autonomie et liberté nécessaire qui est définie par la législation maçonnique cubaine pour assumer cette responsabilité ».
Dans la lettre, dont cette rédaction a obtenu copie, Alfonso Vidal accuse la Grande Loge de « déformer la Loi maçonnique » et rappelle qu’avant de partir en voyage, il a délégué ses fonctions au grand maître de cérémonie Armando Guerra Lozano, pour quoi qui rejette le prétendu abandon de sa position.
« Je suis conscient que ma destitution a été orchestrée par le biais d’une session extraordinaire », ajoute-t-il, et affirme que ceux qui l’accusent « se conforment expressément aux instructions données par la Sûreté de l’Etat à tous les fonctionnaires qui se sont portés volontaires, afin qu’ils la démission formelle ne saurait provenir du poste pour lequel j’ai été élu et dûment accepté et pour lequel je suis pleinement habilité à démissionner sans qu’il y ait plus de circonstance ou d’élément que l’impossibilité de pouvoir l’exercer en raison du gangstérisme politique qui opère dans la Grande Loge de Cuba ».
« Les francs-maçons cubains ont le droit de savoir que notre institution subit l’une des plus grandes attaques qu’elle ait subies ces dernières années depuis le 1er janvier 1959. Plusieurs événements ont précipité cet événement ces derniers temps, tels que les signes les plus clairs d’instabilité, non seulement économique et social, mais aussi politique, comme le montrent le plus les manifestations des 11 et 12 juillet 2021 à travers Cuba. »
« On sait que notre illustre frère José Ramón Viñas Alonso, Très Puissant Souverain Grand Commandeur du Suprême Conseil du 33e Degré pour la République de Cuba, a émis une lettre adressée au Président de Cuba , Miguel Díaz-Canel, donnant son avis sur l’appel à la confrontation entre Cubains que celui-ci a lancé quand tout allait pire, ce qui a poussé la sécurité de l’État à le convoquer avec l’encouragement qu’il se rétracterait et, compte tenu de son refus, jusqu’à présent, cela a eu de nombreuses implications, dont l’une est celle cela m’amène à faire ce document », souligne-t-il.
Alfonso Vidal souligne que Viñas Alonso est devenu « une nuisance pour le gouvernement cubain », et le soutien qu’il a reçu pour sa conduite « a mis la sécurité de l’État sur la mission de savoir comment l’écarter , et évidemment ils connaissent nos lois, pour alors ils ont proposé que moi, en tant que figure maximale du Symbolisme auquel il appartient, pour être un Maître Maçon d’une de nos loges, je sois accusé et suspendu de droits ».
« Chers frères, ce franc-maçon qui vous écrit a reçu plus de 70 appels en un mois d’un individu qui se fait appeler Sondage , je ne peux pas préciser le nombre exact car l’historique a été effacé, mais du 15 octobre au 12 novembre il y en a eu 19 et moi était hors de Cuba depuis près d’un mois à cette date. »
« Ce personnage m’a intercepté plusieurs fois dans la rue, c’est pourquoi j’ai fait le pas de marcher avec ma femme, et à plusieurs reprises ils m’ont convoqué à la Calle E n°456 entre le 19 et le 21, à Vedado. Selon ce policier La Sûreté de l’Etat travaille dans la franc-maçonnerie depuis 40 ans et assure qu’il y a des francs-maçons qui travaillent pour eux, ce qui est dommage », a-t-il dénoncé.
Dans sa lettre, Alfonso Vidal raconte les différents plans de l’appareil répressif pour prendre le contrôle de l’intérieur de la franc-maçonnerie cubaine , et souligne : « Il reste entre les mains des authentiques francs-maçons cubains de ne pas laisser faire cela et qu’une fois l’influence acquise connu de chacun qui cherche à exercer la Sûreté de l’État dans notre institution, quelqu’un probablement lié à ces organes ne devrait pas être autorisé à accéder au poste ».
« A partir de maintenant, vous pouvez avoir confiance que nous ne sommes pas du goût de ceux qui gouvernent ce pays », conclut sa lettre.
Alfonso Vidal précise également que lui et sa femme ont demandé l’asile politique aux États-Unis.
Il y a tout juste un mois, les États-Unis ont inscrit Cuba sur leur liste noire des pays qui violent systématiquement la liberté religieuse , à laquelle le gouvernement a réagi en se victimisant lui-même.
« Nous rejetons l’inclusion de Cuba dans cette liste arbitraire dans laquelle le gouvernement américain nous a inclus. Les institutions religieuses jouissent du droit de pratiquer leurs croyances religieuses conformément à la loi et au respect de tous », a répondu le chef du Bureau. aux Affaires Religieuses du Comité Central du Parti Communiste, Caridad Diego.
« Les croyants et les non-croyants participent au développement de notre société en tant que partie du peuple auquel nous appartenons », a déclaré le responsable, qui a assuré que le secteur religieux organise de nombreuses activités à Cuba, malgré le fait que les groupes qui sont au-delà du contrôle du PCC sont pénalisés et harcelés.
Oui ! La si belle fraternité adulée par notre pays républicain, au cœur de sa devise républicaine. Elle est lovée dans le doux cocon de l’harmonie entre les êtres. Mais, en fait, c’est un leurre ! Elle est très commode pour justifier nos valeurs, nos espoirs et nos affections. Car cette fraternité bêlante ressort d’une conception niaise des relations entre les humains. Car, certains le savent depuis toujours, la fraternité nait souvent de la « frérocité », terme clair forgé par Jacques Lacan. Sous les vernis de la fraternité se cachent les déchirures de cette frérocité.
Depuis les 400 000 ans que l’humain existe, les guerres les plus sauvages ont ravagé les meutes des « humanimaux » (Daniel Béresniak). L’autre est vite une menace à éliminer. Les prétextes sont très divers mais dans la société, les horreurs sont toujours justifiées par une raison bien pratique pour innocenter. En effet au-dessous de la fraternité les racines de la frérocité sont puissantes bien que peu nombreuses. Ses quelques motifs sont toujours les mêmes : les désirs, la jalousie, l’envie…Parce que l ’autre est différent, plus nanti et prospère. Conclusion : on veut ce qu’il représente, par la force. Et on se donne de bonnes raisons : Il est donc dangereux car il possède ce que je n’ai pas, il ne se soucie de rien : On en vient à être sûr que c’est l’autre qui me menace. Et cette pirouette de la frérocité, s’éveille, chez les humains, dès le plus jeune âge avant de devenir collective.
L’humanité ne cesse de borner son histoire avec les jalons de la frérocité. Les guerres incessantes et croissantes troublent la vie bancale et proliférante de l’espèce. 7 milliards d’humains dépassent largement les limites éthologiques de croissance d’une espèce : elle n’en finit plus de consommer les richesses de la nature. Pour agir il est temps d’aller plus loin que les classiques sciences humaines auto-justificatrices pour en venir à l’éthologie. Jacques Lacan ne se le laisse pas dire : « La férocité de l’homme à l’endroit de son semblable dépasse tout ce que peuvent les animaux, et [qu’] à la menace qu’elle jette à la nature entière, les carnassiers eux-mêmes reculent horrifiés ». La régulation naturelle est dépassée, elle qui se fonde sur les pandémies, les guerres, la sous-natalité, tout cela pour maintenir la vie de la meute. Le GIEC, dans son dernier rapport prétend qu’avec la quasi-disparition des ressources naturelles, à cause des guerres nucléaires qui ne vont plus tarder, les meutes animales (dont la nôtre) vont s’effondrer. Ce qui se joue collectivement est aussi inscrit dans les relations individuelles, voire fraternelles comme chez Caïn et Abel, pour prendre un exemple connu mais pas isolé. Les Frères maçons, les Sœurs seraient-ils exclus de cette machinerie prédatrice grâce à l’intercession magique des rituels et les pompeuses déclarations humanistes qui les enrubannent sans répit ?
En effet, face à cela, Les Francs-maçons font partie des thuriféraires de la douceur et de l’harmonie. Toute une tradition, reprise par l’Ordre, prétend que l’humain peut se débarrasser de la frérocité qui sourd en lui. Avec un accès à la fraternité. Les Lumières dont se targuent les initiés que nous sommes, nous l’affirment : L’humain a un bon fond et il peut être tout amour. Ah bon ! La violence, la fureur ne seraient que des égarements de l’éducation. C’est une des chansons bien dépassées du Siècle des Lumières : Pourquoi pas ? Oui peut être. Aujourd’hui, cette opinion se meut en croyance. Vraiment dommage ! Dorénavant on sait que la fraternité existe mais à une condition irréfragable : Admettre que la frérocité fait souvent le lit de cette fraternité. IL faut traiter le soubassement pour accéder à la lumière, sans ambages. Et, coups de génie, c’est ce qu’a compris la Maçonnerie : Avant de jouir des différentes formes de l’entente, rappelons les frérocités rituelles. De fait, dans les degrés bleus qui recèlent la doctrine initiatique, la violence est toujours présente et assumée.
Frérocité avouée en Franc-maçonnerie ? Mais bien sûr. Il suffit, en deux mots, de se rappeler la brutalité lancée à l’Apprenti : la porte basse, les épreuves qui secouent le corps, point de départ pour fonder notre vie. Mais, au degré de Compagnon, la frérocité n’est évoquée, hélas, que dans quelques rites. Elle repose sur une légende biblique. Rappel, si nécessaire : Deux tribus d’Israël sont en guerre ; la Galaadites et les Ephraïmites. Or ces dernier, acculés, doivent absolument franchir le Jourdain. Les Galaadites, qui tiennent l’autre rive, sont méfiants. Ils exigent des fuyards qu’ils donnent le mot de passe « Schibboleth ». Mais les pauvres ne savent prononcer que « Sibboleth ». Alors ils sont massacrés et leurs corps jetés dans le Jourdain. Conclusion : la frérocité, au degré de Compagnon, est trop peu évoquée voir pas du tout dans certains rites. C’est une vraie faiblesse eu égard à ce qu’est l’humain. Il est urgent que cette légende prenne une place bien plus effective dans le rituel. Il ne peut plus y avoir de rituel sans évocation de la frérocité. En comprenant en outre que les deux sont intimement interdépendants et se mêlent fort souvent l’une l’autre. Enfin, quelle satisfaction : Au degré de Maître, il y a de quoi être comblé avec le violent meurtre d’Hiram, étendard du meurtre du père pour la plupart des garçons. Je laisse aux lectrices le soin de réfléchir sur ce geste violent. M’est avis –humble- que la haine et l’amour se racontent différemment selon le sexe. Aux Sœurs de se prononcer. Mais, s’il y a des différences, la violence est toujours au rendez-vous.
Au- dessus de la frérocité et en s’en nourrissant, la fraternité s’éveille. Mais le mot est fou : il a tellement de lectures ! Bornons-nous à notre vécu simple. En fait, on peut distinguer plusieurs niveaux de fraternité qui se jouent dans une loge, appuyée très souvent, nous venons de le voir, sur la frérocité. Un trait génial de notre Ordre est d’avoir fait croître, par le rituel, notre densité d’amour fraternel au fur et à mesure des trois degrés. Mais il est bien entendu que les trois étages peuvent, dans la réalité de chacun, être assumés quel que soit le degré. Un profane est parfois fraternel, voire plus. Le rite, alors, conforte ses comportements. Mais revenons aux différentes acceptions du mot fraternité. A chaque fois, nous nous poserons la question : la Voie maçonnique incite-t-elle à vivre cet aspect de la fraternité ?
D’abord la convivialité, la forme la plus simple qui correspondrait à l’état d’Apprenti. Elle se joue pendant les agapes. Chacune, comme les autres, se régale du bon lait qui l’emplit, comme au temps de sa petite enfance. Que les Apprentis qui sont en nous tous, se rappellent le contraire, même inconsciemment. Pensons, par exemple, à la frérocité souvent visible chez les petits : le désir d’affamer l’autre en lui volant sa nourriture. Ou l’envie de lui prendre ses jouets.
Puis les Compagnons, moins bien lotis en frérocité, renforcent en eux, la complicité de jouer, rire et de travailler ensemble. Ils n’ignorent pas qu’ils peuvent se jalouser méchamment, dans une violente duplicité cachée sous de bonnes raisons. Nous n’en sommes pas absents, loin de là ; par exemple dans les manœuvres pour obtenir un office, un degré du dessus, une « haute » responsabilité. Ou pour que la loge admire sa planche.
Enfin, avec la Maîtrise, nait l’amitié. Elle est une fleur qui s’épanouit dans l’entente forte, affective, morale, sociale…Pourquoi ? Parce qu’elle amène à reconnaître en chacun le désir de tuer Hiram. Chez les garçons en se posant la question pour les filles. Ce meurtre est l’acmé de la jalousie, de l’envie et de la violence. La haine ! L’accepter favorise la comparaison avec l’autre : Il est semblable. Alors peut naître, sur cet accord profond, l’amitié partagée.
Encore une fois, ces trois types de fraternité relèvent d’un point de vue pédagogique, commode mais irréel : Un Apprenti peut devenir évidemment l’ami d’un maître chevronné. Et, pour couronner, ces trois aspects de la fraternité, la solidarité. Les trois degrés sont concernés. Elle devrait s’exercer dans nos loges, sans coup férir.
La Voie maçonnique nous aide donc à travailler notre frérocité (si difficile souvent à admettre au fond de soi) Hélas, la fraternité, celle qui est réellement vécue dans les loges, ignore encore trop souvent ses soubassements désagréables. Les rappels rituels ne jouent plus pleinement leur rôle introspectif. Voici la très puissante et sale ennemie de la fraternité, en ses multiples visages : l’indifférence. Ma longue vie maçonnique m’en a montré, hélas, plusieurs exemples qui m’ont révolté. En voici une pincée tirée du vécu. Dans la loge de l’Arpenteur, un Frère touché par une dépression terrible envoie à chacune la supplique : « Envoie-moi une ligne de réconfort ; j’en ai tellement besoin ». Résultat :6 réponses sur 32 membres ! On entend alors en tenue : « Je ne savais pas que c’était si grave ! Je n’ai donc pas essayé d’aller plus loin » Cette frérocité s’appelle « ignorance », un de des maux que les Maçons jurent de chasser. Allons à présent, écouter une autre excuse dissimulatrice : l’hypocrisie d’un Frère qui déclare : « Il y a un Hospitalier pour cela » Comme si la fraternité-solidarité ne nous commandait pas de nous entraider sans cesse. Nous sommes tous-tes des hospitaliers…Ah il nous reste, dans la triade maudite des Maîtres outre l’ignorance et l’hypocrisie, le fanatisme. Lisez bien cet autre exemple : Dans la loge Les Amis fidèles, une Sœur, après une maladie grave, se retrouve bloquée dans un fauteuil. Des voix s’élèvent, en vertu apparente et en frérocité cachée : « Anderson n’aurait jamais accepté une infirme en loge ; c’est clair dans les Constitutions. Alors démissionnons-la ». Bonjour le fanatisme, au nom de la tradition si confortable pour celles et ceux qui ne veulent rien changer, pour leur confort !
On m’a souvent dit que ces frérocités étaient plus le triste apanage des loges implantées dans les grandes villes. En province, la fraternité, dans ses couleurs bruissantes, aurait plus droit de cité. Je me range volontiers à cette constatation. Alors, en ville, la frérocité serait-elle donc gagnante sous les oripeaux trompeurs de l’ignorance, de l’hypocrisie et du fanatisme…et d’autre encore, bien sûr, selon les rites ? Je ne le crois pas. Nous avons vu que la frérocité était bien présente aux 1er et 3ème degrés, moins au 2ème. Et nous savons, surtout depuis les années 50 que fraternité et frérocité sont indissociables pour rendre les individus satisfaits de leur vie. On ne peut être heureux sans descendre en soi (le fil à plomb, les colonnes…) Avec l’alchimie absolument nécessaire : « Comment puis-je transformer la force de la frérocité en fraternité active ?
Pour gravir l’escalier qui me mène à être utile sur la terre des humains. Une réponse possible en guise de résumé :
L’un à coté de laure : la convivialité.
L’un avec l’autre :la complicité,
L’un pour l’autre, la solidarité,
L’un en l’autre ; l’amitié.
Le psychanalyste G.Haddad résume clairement : « On associe spontanément la fraternité à l’entraide et à la noblesse des sentiments, mais c’est manquer généralement sa dimension essentielle de rivalité et de meurtre potentiel »
Que tardons-nous, mes Frères, mes Sœurs à y réfléchir puis à agir concrètement et sans cesse, ensemble, en sincères alchimistes du cœur et de l’esprit ?
Lorsque les droits fondamentaux et l’État de droit sont en péril, la discrétion maçonnique cède devant le devoir d’indignation ! Tout demandeur d’asile a droit à un accueil lui permettant de mener une vie conforme à la dignité humaine. Ce principe est inscrit à l’article 3 de la loi du 12 janvier 2007 portant sur l’accueil des demandeurs d’asile. Ce droit à l’accueil permet à un demandeur de protection internationale de ne pas se retrouver dans une situation de dénuement matériel extrême l’empêchant de faire face à ses besoins les plus élémentaires, tels que notamment ceux de se nourrir, de se laver et de se loger.
Alors qu’il s’agit d’un droit à bénéficier d’une aide matérielle durant toute la procédure d’asile, force est de constater que pour pouvoir bénéficier de ce droit fondamental, il appartient au demandeur de protection internationale de saisir préalablement la justice.
Faute de volonté politique
En 2022, rien que sur la Région de Bruxelles-Capitale, plus de 6.500 personnes ont saisi en extrême urgence le Tribunal du travail de Bruxelles pour bénéficier de l’accueil qui leur est pourtant acquis par leur qualité de demandeur d’asile. Alors que l’agence Fedasil est dans la plupart des cas condamnée par jugement du Tribunal du travail à fournir un hébergement sous peine d’astreinte, plus de 3.000 enfants, femmes et hommes sont toujours en attente d’un hébergement. Malgré l’hiver, ces « invisibles » vivent à la rue dans des conditions de vie intenables et contraires à l’article 3 de la Convention européenne des Droits de l’Homme. Cette inexécution par l’État belge et Fedasil, pour « défaut de volonté politique », des décisions judiciaires, a été fustigée dans près de 750 arrêts de la Cour européenne des Droits de l’Homme.
Comble de l’absurdité, les milliers d’astreintes financières auxquelles l’État et Fedasil ont été condamnés suffiraient largement à héberger tout le monde. Mais en ce moment les demandeurs d’asile ont froid, faim et passent la nuit dehors et tombent malades. Ce sont des associations et des bénévoles, de toutes tendances et de toutes convictions philosophiques, qui leur viennent en aide, leur apportent quelque chose de chaud à boire ou à manger, leur fournissent des tentes, des vêtements d’hiver et des sacs de couchage. Cette situation est contraire aux principes d’une démocratie fondée sur l’État de droit.
Mesures structurelles
Institution apolitique, cosmopolite et pluraliste des opinions, la Franc-maçonnerie n’a pas pour objet, ni pour but d’exprimer une opinion collective. Toutefois, lorsque le respect des valeurs humaines est dépassé, le silence n’est plus de mise.
En toutes circonstances, les Francs-maçons défendent la nécessité absolue du respect des droits et libertés fondamentaux que toute démocratie se doit de respecter et promouvoir. C’est en ce sens que des Obédiences belges entendent rappeler leurs valeurs de Liberté, d’Égalité, de Fraternité universelle et de dignité pour tous les humains, quels que soient leur sexe et leur genre, la couleur de leur peau et leur culture.
Les droits humains sont premiers et universels, ce qui justifie notre appel à ce que cessent ces traitements inhumains et dégradants. Nous appelons le gouvernement à mettre en place urgemment des mesures structurelles pour respecter l’État de Droit et le droit d’asile. Il en va de notre commune humanité avec toutes les personnes victimes de cette situation intenable.
Il ne s’agit pas seulement de l’image que cette situation donne de la Belgique, mais aussi et surtout de notre conscience d’êtres humains, interrogés voire interpellés dans notre commune humanité avec des personnes qui ont dû fuir leur pays en prenant tous les risques pour être accueillies dans des démocraties européennes dignes de ce nom.
Puisse donc le gouvernement avoir ce sursaut de sagesse et de force pour représenter dignement les citoyens et accomplir avec beauté son devoir d’humanité à l’égard des plus démunis en quête d’asile.
En cela, le Grand Orient de Belgique, la Fédération belge du Droit humain, la Grande Loge féminine de Belgique font appel à la collaboration à tous les niveaux afin de mettre une fin immédiate à cette situation.
Alain Cornet, Grand Orient de Belgique.
Daniel Menschaert, Fédération belge de l’ordre mixte international du Droit-Humain.
Raymonda Verdyck, Grande Loge féminine de Belgique.
Jan Vanherck, Président Lithos Confédération de Loges.