En Europe une mystérieuse ligne imaginaire unit entre eux sept monastères, de l’Irlande jusqu’en Israël, et tous les sept sont dédiés à l’archange saint Michel.
Saint Michel
Michel est le chef de la milice céleste. Dans la Bible, il joue un rôle majeur dans l’Apocalypse, dernier livre du Nouveau Testament. Ce texte relate le combat de Michel contre le démon, représenté sous la forme du dragon. Aidé de ses anges, Michel parvient à terrasser la bête, qu’il précipite dans l’abîme.
Les monastères sont éloignés les uns des autres mais suivent un parfait alignement calqué sur la ligne formée par le tracé que suit le soleil le jour du solstice d’été de son lever à son coucher. Cette ligne sacrée, dite de saint Michel représente, dans la symbolique chrétienne et selon la légende, le coup d’épée que l’archange asséna au diable pour le renvoyer en enfer.
Quoi qu’il en soit, le parfait alignement de ces sanctuaires est surprenant. De plus les trois sites les plus importants : le Mont-Saint-Michel en France, l’abbaye Saint-Michel-de-la-Cluse (Sacra di San Michele en italien), à côté de Turin, et le sanctuaire du Monte Gargano en Italie, sont équidistants de 1000 km. La tradition racontant qu’il s’agit d’un avertissement du saint afin que les lois de Dieu soient toujours respectées et que les fidèles restent sur le droit chemin.
1- Île de Skellig Michael, Irlande
La ligne commence en Irlande, sur une île déserte culminant à 218 m au-dessus de l’Atlantique, au large de la péninsule d’Iveragh sur la côte Sud-Ouest de l’Irlande, dans le comté de Kerry. Son nom signifie « le rocher escarpé de l’archange Michel ». Le monastère aurait été fondé au VIe siècle par saint Fionan mais il aurait été vraisemblablement dédié à l’archange saint Michel entre 950 et 1050.
Île de Skellig Michael, ruines du monastère.
Suite à des changements climatiques le site aurait été progressivement abandonné entre la fin du XIIIe et le début du XIVe siècle. Récemment, le site inscrit à la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO, a servi de lieu de tournage pour certaines scènes des derniers épisodes de la saga Star Wars.
2- St Michael’s Mount, Royaume-Uni
La ligne se dirige ensuite vers le Sud et s’arrête en Angleterre, au St. Michael’s Mount (« Mont Saint-Michel »), une petite île dans les Cornouailles culminant à 60 m, accessible à marée basse, là où la Manche rejoint la mer Celtique.
À cet endroit-même saint Michel aurait parlé à un groupe de pécheurs. Vraisemblablement construit en 495 par un groupe de moines bénédictins de Normandie, le Saint Michael’s Mount s’est immédiatement imposé comme un lieu de culte important en l’honneur de saint Michel et comme un monastère jumeau du Mont-Saint-Michel normand.
3- Mont-Saint-Michel, France
Puis la ligne se poursuit en France, sur une autre île célèbre, située précisément à l’embouchure de la rivière Couesnon, le Mont-Saint-Michel où l’archange Michel serait également apparu. La beauté de son sanctuaire et de l’immense baie qui l’entoure en fait l’un des sites touristiques les plus visités du pays.
Il est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1979. Déjà au temps des Gaules, ce lieu était imprégné d’un fort mysticisme, puis en l’an 709 l’archange apparut à l’évêque d’Avranches, saint Aubert, à qui il demanda de construire une église dans le rocher. Les travaux commencèrent aussitôt mais ce n’est qu’en 900, avec les moines bénédictins, que l’abbaye fut vraiment construite. La statue placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 157,10 m au-dessus du rivage.
4- Abbaye Sacra di San Michele, Italie
À 1000 kilomètres de distance, à l’entrée du Val de Suse, à 30 km à l’ouest de Turin, au sommet du Mont Pichiriano, se dresse l’abbaye Saint-Michel-de-la-Cluse ou Sacra di San Michele en italien, l’une des architectures chrétiennes les plus importantes du territoire alpin. Avec le temps, il est devenu le symbole du Piémont. Le monastère fut probablement érigé à partir d’une petite église d’origine lombarde. La construction de l’abbaye commence vers l’an 1000, mais lui seront ajoutées de nouvelles structures au fil des siècles. Les moines bénédictins l’ont développé en lui ajoutant aussi une dépendance pour loger les pèlerins parcourant la voie Francigena. Cette abbaye qui a servi de modèle à Umberto Eco pour son roman « Le nom de la rose » est aussi un des mausolées de la famille royale de Piémont Sardaigne.
Crypte Monte Gargano
5- Sanctuaire du Monte Gargano, Italie
Mille kilomètres plus loin, dans la province de Foggia, la ligne franchit les Pouilles et l’on tombe sur le Gargano où une caverne inaccessible est devenue un lieu sacré : le Sanctuaire de Saint-Michel-Archange. La construction du site remonte à l’an 490, année de la première apparition de saint Michel à saint Laurent Maiorano, l’évêque de Siponto. Cela en fait le plus ancien sanctuaire d’Europe de l’Ouest consacré à l’archange Michel et le lieu est considéré comme un centre majeur de pèlerinage.
Monastère de Saint Michel, île de Symi.
6- Monastère de Saint Michel, île de Symi, Grèce
Puis de l’Italie, la ligne sacrée de saint Michel arrive au sixième sanctuaire, en Grèce, sur l’île de Symi dans le Dodécanèse, selon la tradition mythologique le lieu de naissance des 3 Grâces. Il s’agit du monastère orthodoxe de l’archange Michel et c’est le plus important lieu de culte micacélique de tout le pays. Selon les historiens, le monastère aurait pu être érigé vers 450 après J. -C. sur la base d’un ancien temple dédié au dieu Apollon. « Mixalis Panormitis» tel qu’on l’appelle en Grèce, abrite une effigie du saint de 3 mètres de haut, l’une des plus grandes au monde.
7- Monastère Stella Maris, Israël
La ligne sacrée se termine en Israël, sur le tronçon de la chaîne montagneuse du Mont Carmel, qui fait partie de la juridiction de la ville israélienne de Haïfa. Le Mont Carmel est symbole de Beauté et de fertilité.
Monastère Stella Maris
La Bible y faisant allusion : recevoir la « magnificence du Carmel » était une vraie bénédiction (Esa 35:2) ; le roi Salomon y loua sa bien-aimée « ta tête te couronne comme le Carmel » (Cant. 7:5). Ce lieu est vénéré depuis l’Antiquité. À l’époque byzantine, on fonda un monastère sur une grotte considérée comme la maison du prophète Elie. Rapidement l’endroit est devenu un lieu de culte dédié à saint Michel l’archange. Dernier mais non le moindre, vous croiserez le monastère Stella Maris à Haifa durant notre circuit Israël et Jordanie.
Mont-Saint-Michel, département de la Manche en Normandie.
En savoir + : en 2015 « Le mystère de la Ligne Sacrée de San Michele a été révélé » par le site de l’astrologue et auteur italien, apparaissant dans des émissions de radio et de télévision, sous le pseudonyme Al Rami, Guiseppe Galeota.
Pour aller plus loin au sujet de la géographie sacrée, vous pouvez lire Géographie sacrée-Le hasard, l’homme, le divin ?d’Henri Pornon publié en novembre dernier chez EME Éditions, collection « Explorations maçonniques ».
Entre terre et ciel, l’oiseau – Voler, le plus vieux rêve de l’Homme !
Sommes-nous venus sur terre avec des ailes, perdues aujourd’hui ? Nous pouvons marcher, courir, sauter, nager, mais notre structure physique ne nous permet pas de voler. D’où notre admiration teintée de regret – et même de quelque jalousie inconsciente, sans doute – envers l’oiseau, maître du ciel !
S’élever et se déplacer dans les airs ! La mythologie grecque l’a imaginé en dotant ses dieux d’ailes, tel Mercure ou Hermès itinérants aériens. Pour sa part, le philosophe Aristote essaie de comprendre celui des oiseaux, pour passer de la théorie à la pratique mais sans succès.
Les religions rêvent aussi. Les anges et archanges, séraphins et chérubins – la bonté par définition – sont décrits dans la Bible avec des ailes. Plusieurs autres livres saints (notamment l’Avesta, livre de la religion mazdéenne) mentionnent des êtres ailés bénéfiques dans leurs contes.
Ainsi, en mythologie et symbolique, l’oiseau est en général, positivement connoté. Avoir des ailes, c’est à la fois se soustraire à l’attraction terrestre et se rapprocher du divin ! Même si la légende d’Icare précitée met l’homme en garde contre toute vanité à dépasser les limites que lui impose sa nature !
L’imaginaire maçonnique n’est pas en reste en termes ornithologiques. Quatre oiseaux, du plus modeste au plus majestueux, porteurs de puissantes métaphores, sont en bonne place dans le bestiaire de ses rites. Au Rite Ecossais Ancien et Accepté, apparaissent la colombe, le phénix, le pélican et l’aigle. Approchons-les :
LA COLOMBE
Colombe de la paix
La colombe (du latin Colomba) est un volatile de la famille des pigeons, généralement blanc, et synonyme de pureté, dans l’imagerie populaire. Sa grâce a évoqué très tôt douceur et tendresse. Et en a fait un volatile de légende.
Dans la Bible, la colombe est liée à l’aventure de l’arche de Noé Celui-ci en lâche une pour vérifier si les eaux ont baissé, après le déluge. Au premier vol, elle ne trouve pas d’endroit où atterrir et revient sur le bateau. Il la lâche à nouveau sept jours après, et cette fois, elle revient se poser sur sa main, avec un rameau d’olivier tout frais dans le bec : pour Noé, c’est le signe de la fin du cataclysme : la terre est réapparue et la végétation avec elle. Il libère la colombe qui s’envole et file vers le jardin d’Eden. D’où l’image pacifique qui lui est attribuée. Ce symbole de la paix a été mondialement valorisé par Picasso avec son célèbre dessin sur affiche de la « Colombe au rameau d’olivier » (1949).
On retrouve la colombe, descendant du ciel, au-dessus des eaux du fleuve Jourdain, lors du baptême de Jésus par Jean le Baptiste. Elle se pose un instant sur sa tête, après son immersion. La colombe représente le Saint-Esprit (le souffle divin dans l’Ancien Testament). Elle est porteuse de sept privilèges et qualités (Sagesse, raison, conseil, savoir, force, piété, respect de Dieu) que sont censés recevoir, en sa présence, les premiers chrétiens lors de leur baptême. Ils en font ainsi un Christ spirituel.
Dans la Rome antique, la médecine avance que la colombe n’a pas de bile, ce qui la rend paisible. Les plantes médicinales dont elle se nourrit, procure soi-disant à sa chair, son sang et sa fiente un fort pouvoir guérisseur. La colombe apparaît plus tard (1688) en pendentif de la croix huguenote : elle symbolise, pour la religion protestante, le don de paix accompli pour les Hommes, par le sacrifice de Jésus.
En maçonnerie spéculative, la colombe s’inscrit dès le XVIIIème siècle, comme symbole de concorde et de fraternité, dans plusieurs rites : notamment, aux degrés de Chevalier Rose-Croix et Chevalier du Soleil du Rite Ecossais Ancien et Accepté, dans la structure de la maçonnerie « égyptienne », ainsi qu’en Loge des Mariniers de l’Arc Royal (Rite d’York- Grand Orient de France). Une séquence de son rituel invite les maçons à tendre la main droite, pour reproduire le geste de Noé, accueillant la colombe sur l’arche, au retour de son deuxième vol.
Le précité R.E.A.A. assimile la colombe à un « esprit universel », donneur de vie aux trois règnes de la nature : végétal, minéral et animal.
Le Phénix
Phénix
Le phénix, (mot issu du grec, signifiant couleur de feu) oiseau d’apparence mi-aigle, mi-héron, appartient au fonds légendaire égyptien. Son origine probable, si l’on peut dire son modèle, est l’oiseau sacré égyptien Benu, un héron cendré, premier être volant qui s’est posé sur la colline d’Héliopolis, ville antique égyptienne. Il y était vénéré, d’autant qu’il n’y apparaissait que tous les cinq cents ans ! Sa particularité était de vivre dans le soleil, perché sur ses rayons et de venir mourir sur la terre. Pour y renaître et s’envoler à nouveau vers l’astre de lumière.
Lors de son passage parmi les hommes, il bâtissait un nid de branches aromatiques, et s’enflammait en augmentant sa température, puis laissait un œuf dans ses cendres odorantes. D’où renaissait un nouvel oiseau, prêt à vivre un demi-millénaire. De nombreuses mythologies antiques se sont emparés de cet oiseau, avec pour symbolique mort et résurrection.
Dans la Rome antique, il représente la force vitale, d’où son apparition sur les pièces de monnaie et les décorations en mosaïques des Palais. Les chrétiens l’apprécient comme symbole de l’immortalité de l’âme et de la résurrection du Christ.
Pour les alchimistes, le phénix, sous la forme d’un œuf, signifie le chaos. Puis, par le jeu du feu, il se transforme. L’opération symbolise alors la libération de l’âme et son envol. De la destruction et la recomposition de la materia prima, surgit la pierre philosophale.
En Chine, il rejoint la dualité du yin et du yang. Dans les légendes juives, le phénix (nommé Milcham) ne se laisse pas tenter par le fruit défendu proposé par Eve. Il est ainsi récompensé par son entrée dans le cycle éternel « oiseau-poussin ». La mystique musulmane assimile le phénix au Simorgh, oiseau angélique qui voyage vers l’Orient et en revient, dans le même esprit cyclique. Le symbolisme du phénix rejoint celui de l’Ouroboros, le serpent qui se mord la queue, emblème de l’éternel retour.
La franc-maçonnerie spéculative, pour sa part, considère le phénix, comme un médiateur entre le ciel et la terre. Sa dimension sacrée est à voir dans la liaison qu’il est censé établir entre l’homme et le divin.
Le phénix, par ses morts et renaissances successives, symbolise parfaitement les démolitions et reconstructions du Temple de Salomon.
Le Pélican
Grand palmipède à long et large bec plat, le pélican possède sous la mandibule inférieure, une poche membraneuse dilatable, dans laquelle il stocke sa nourriture. Celle-ci, constituée principalement de poissons y est prédigéré. Il la régurgite pour nourrir ses petits.
Une légende tenace, née dans le bassin méditerranéen, persiste à faire croire que le pélican se déchire la poitrine avec son bec pour alimenter sa progéniture de ses entrailles ! En réalité, ce sont les régurgitations, parfois teintées du sang des poissons laissant des trainées rouges sur le plumage du pélican, qui évoquent son flanc béant. Alors qu’il n’en est rien !
Venue d’Egypte, du Liban ou de Judée, cette fable très ancienne, passée plus tard par la Grèce, a été ensuite adoptée par le Christianisme, qui l’a répandue aussi bien dans son imagerie et sa littérature, que dans les sculptures et sur les vitraux de ses monuments. Ainsi, plusieurs cathédrales européennes donnent à voir, en couleurs, le pélican les ailes déployées et le poitrail ouvert, offrant ses viscères ensanglantés, aux becs avides des oisillons.
Une autre interprétation, plus dramatique encore, raconte que le pélican, après avoir tué ses petits, leur redonne vie après trois jours, en se perforant l’abdomen et en les arrosant de son sang. Il s’agit ici de la Passion du Christ, auquel Dieu redonne la vie le troisième jour.
Pour l’alchimie, le pélican se présente comme symbole de la pierre philosophale, dissoute dans le plomb liquide, pour le transformer en or. Le fait de voir sept petits au lieu de trois, portée habituelle, renvoie au nombre de l’Homme : ses deux natures sont réunies par l’addition du quatre, nombre de la matière et du trois, nombre de l’esprit.
En franc-maçonnerie, au degré de Rose-croix du Rite Ecossais Ancien et Accepté, le pélican symbolise à la fois la purification du corps et du cœur et partant, l’Amour. Considérée dans sa version « dramatique », la légende évoque cet Amour, poussé jusqu’au sacrifice.
Vue « normalement », c’est à dire sans théâtralisation sanguinolente, la légende du pélican invite à l’Amour du prochain, à l’Amour de l’Humanité. Elle signifie aussi l’Amour des Frères et des Sœurs entre eux, dans la loge. Elle évoque enfin, la transmission du savoir et le don des connaissances des plus anciens aux plus jeunes. Le but même des francs-maçons et des franc-maçonnes.
L’Aigle
Aigle
Choisi comme symbole à divers titres depuis des siècles, l’aigle est bel et bien représentatif d’une puissance particulière, toujours « techniquement » impressionnante ! Avec en moyenne un poids de 6kg, 1 mètre de longueur, 2 mètres d’envergure les ailes déployées, une vue amplificatrice de la lumière (lui permettant de voir un objet de 15cm à 1500 mètres d’altitude) et une possibilité de domination d’un territoire de quelque 150km carrés : Un bel exemple d’adaptation animale, selon la théorie de l’évolution de Darwin !
L’aigle, roi des oiseaux
L’aigle serait le seul oiseau pouvant regarder le soleil. Il plane très haut et son œil perçant repère effectivement ses proies très loin. Il a une vision générale du monde sous forme de plan. Il observe aussi bien ce qui se passe au-dessus de lui qu’en dessous. Il inspire ainsi une idée d’universalité, de surnaturel même.
Pour le philosophe Pythagore, qui en possédait un, l’aigle tient sans aucun doute de Zeus ! Lors de l’enterrement de Marc-Aurèle (mort en 180 après JC) un aigle a été lâché au-dessus de sa tombe. Symbolisant le dieu des dieux, il était censé transporter l’âme de l’Empereur vers l’Olympe.
Dans la pratique occultiste, l’aigle, « roi des oiseaux », représente une synthèse, précisément divine : il réunit la puissance, l’esprit, l’intelligence, la sagesse et l’âme ! Cette notion de puissance a fait évoquer en première maçonnerie des Hauts-Grades, le « Saint-Empire » précité : Il convient de l’interpréter aujourd’hui, non plus dans son sens historique de « Saint-Empire romain germanique » mais avec son évocation spirituelle, c’est à dire l’union de tous les maçons pratiquant les Grades supérieurs (side degrees, « degrés latéraux », pour les anglais, qui les « pensent » horizontalement).
L’Aigle bicéphale
Aigle bicéphale, symbole d’Orient et d’Occident dans les hauts grades maçonniques du Rite écossais ancien et accepté.
Il est compréhensible que les capacités exceptionnelles de l’aigle aient pu enflammer l’imaginaire de nos ancêtres ! Jusqu’à lui ajouter une deuxième tête sur les armoiries et autres bannières de la palette héraldique ! Peut-être par souci graphique de symétrie avec les deux ailes déployées, ou pour souligner la faculté de l’oiseau de voir dans plusieurs directions ?!
L’aigle bicéphale est un symbole très ancien : il est présent chez le peuple Hittite en Asie Mineure 2000 ans avant Jésus-Christ. Puis au fronton des temples chaldéens, cinq siècles avant Jésus-Christ. Il est aussi gravé dans le sanctuaire de la Pythie de Delphes, qui ne manquait pas de l’interroger avant de délivrer ses prédictions.
On le retrouve ensuite au XIIIème siècle chez les Turcomans au Turkménistan et en Syrie. Puis enfin en France, notamment sur l’armure de Bertrand du Guesclin au début de la guerre de cent ans.
L’aigle à deux têtes entre ainsi dans l’armoirie des Chevaliers. Au XVème siècle, il investit les pays germaniques, pour constituer, précisément, l’emblème de l’empereur du Saint Empire germanique. Il réapparaît en France au XVIIIème, en 1761. Il y devient, l’emblème du Rite Ecossais Ancien et Accepté.
L’Aigle bicéphale en Art Royal
Si cet aigle bicéphale, rapace fabuleux, a évoqué puissance et autorité (pouvoir temporel et autorité spirituelle) au sein de l’Empire romain germanique précité, il est plutôt à interpréter en franc-maçonnerie des Hauts-Grades des années 1760, comme le symbole de prestige d’une organisation souveraine. Quoique privée, ne possédant évidemment de pouvoir que dans sa sphère d’influence.
Pour leur part, les historiens maçonniques décodent dans cet aigle bicéphale tenant dans ses serres une épée, une demande de vengeance divine en faveur du Chevalier Jacques de Molay, injustement supplicié et mis à mort par Philippe le Bel.
L’aigle bicéphale inspire une symbolique binaire (Adam et Eve, Soleil-Lune, Orient-Occident, Rome-Constantinople, Sacerdoce-Empire, Justice-Miséricorde, les deux Saint-Jean, les deux couleurs Blanc et Noir) autrement dit deux pouvoirs réunis en un seul corps. L’aigle bicéphale maçonnique apparaît précisément moitié blanc, moitié noir, une tête tournée vers le passé, l’autre vers l’avenir.
Comment lire « maçonniquement » aujourd’hui cet aigle bicéphale ? En tant que « logo », il est le signe de reconnaissance spécifique et « continuateur » de la symbolique première. Vu par chaque membre, il est d’évidence laissé à sa libre interprétation. Avec ses deux cerveaux, ledit aigle est censé disposer ainsi d’une double capacité de réflexion, donc d’une intelligence augmentée. L’une des têtes évoque la paix, l’autre la justice.
A noter que les ailes déployées de cet oiseau bicéphale exposent 22 rémiges (grandes plumes) qui renvoient – selon certains rituels – aux 22 lettres de l’alphabet hébraïque. Les plumes de la queue, quant à elles, sont au nombre de 7 : elles évoquent, entre autres, les 7 jours de la semaine et les 7 planètes correspondantes (Lune, Mars, Mercure, Jupiter, Vénus, Saturne, Soleil).
L’aigle représenté de face tient dans ses serres un glaive. Il est orienté de l’Orient vers l’Occident pour indiquer la direction de la lumière. Sur le glaive sont gravés ces deux mots : « Neccum Adonay » traduits en français par « Vengeance à Dieu ». Il s’agirait des dernières paroles de Jacques de Molay, dernier Grand Maître des Templiers. En forme de malédiction, dit-on, visant le pape Clément V et Philippe le Bel, qui moururent peu après.
Cette « bi-coloration » de l’aigle (séparation verticalement en deux parties, blanche et noire) peut suggérer l’opposition des contraires, notamment la victoire de la lumière sur les forces obscures. Mais elle évoque aussi, en l’occurrence, la tendance naturelle de l’imaginaire humain à la binarité. En effet, celui-ci nous fait sans cesse voir le monde de façon manichéenne, et en quelque sorte symétrique, alors qu’il est asymétrique (la femme n’est pas le contraire de l’homme, la lune n’est pas le contraire du soleil !). Blanc et noir nous inspire, presque naturellement bien et mal, bon et mauvais, beau et laid, facile et difficile, heureux et triste, etc. Nous faisons ainsi le constat que la pensée binaire (ou absolutiste) est limitante : voir les choses seulement en noir et blanc, limite le point de vue, au sens littéral du mot.
Laissons aller notre imagination quelques instants. Ainsi décrit, l’aigle bicéphale devient un pertinent miroir : il reflète notre image d’homme binaire et… il nous invite aussi, pourquoi pas, à élargir notre pensée ! C’est à dire à passer du binaire au ternaire, dans le sillage même du philosophe Emmanuel Kant, précisément promoteur de la « pensée élargie » ! En l’occurrence, l’élargissement peut se traduire ainsi : Qui dit pensée ternaire, dit nombre 3 vers lequel nous sommes renvoyés ! Or le 3 dérive de l’addition obligée des 2 premiers nombres : l’unité est toujours composée de trois éléments. La vraie compréhension commence donc avec l’appréhension du delta !
Continuons-nous raisonnement « imaginal ». En écartant symboliquement l’arête entre le noir et le blanc, sur la poitrine de l’aigle, nous ouvrons par métaphore notre esprit. Avec un regard positif, nous sortons du piège de nos limites : nous sommes disposés au compromis, à la coopération avec les autres et à l’acceptation de leurs visions du monde !
Exactement comme lorsque nous écartons en pensée l’arête sur le pavé mosaïque entre la dalle noire et la dalle blanche. Alors apparaissent entre les deux – nous l’avons plus haut – toutes les couleurs signifiantes de l’arc-en-ciel ! Alors nous sortons des sempiternels contraires pour laisser enfin s’étaler et vivre les éléments complémentaires, soudain mis en relief. Et nous passons bien de la sorte du binaire au ternaire, philosophie et but même de chaque degré du rite.
Ainsi devient panoramique notre champ de vision…et partant, notre point de vue ! Osons opérer de la même manière symbolique avec l’aigle bicéphale : Il nous est loisible – en nous positionnant sur l’arête séparant le noir et le blanc sur sa poitrine – de devenir sa troisième tête. Pour voir et vivre le présent, ici et maintenant. Avec des yeux d’aigle !
Colombe, Phénix, Pélican, Aigle. Quatre oiseaux prestigieux, porteurs d’imaginaire, de symbolique et de réel ! Respectivement, ils nous renvoient, par métaphores interposées, à la paix, au cycle mort/renaissance, à l’Amour, à la hauteur de vue. Un quaternaire spécifique qui démontre la puissance opérationnelle de la fiction ! Il illustre la condition humaine, les valeurs auxquelles sont attachés le franc-maçon et la franc-maçonne et leurs buts élevés, à poursuivre résolument, en droite ligne. A vol d’oiseau !
La Loge « La Rose Ecarlate » N° 888 de la Grande Loge de France, organise une Tenue Blanche Fermée sur ce thème :
Éric Mangin – Photo Ultreia !
Monsieur Éric MANGIN, philosophe, théologien spécialiste et traducteur des Sermons de Maître Eckhart est un philosophe et théologien français. Il est maître de conférences et doyen de la Faculté de philosophie de l’Université catholique de Lyon. Traducteur et spécialiste de Maître Eckhart, il est l’auteur de plusieurs articles et ouvrages dont L’intellect et ses actes chez Maître Eckhart (Vrin, 2017).
Monsieur Mangin se présente lui-même :
« Depuis plusieurs années mes recherches portent sur les rapports entre philosophie, théologie et littérature dans l’œuvre de maître Eckhart.J’enseigne également la philosophie médiévale, et en particulier la pensée arabe et celle des femmes comme Hadewijch d’Anvers ou Christine de Pisan.Depuis sept 2014, je suis doyen de la faculté de philo et du pôle SHS à Lyon.
Mes compétences :Philosophie et christianisme. Histoire de la philosophie antique et médiévale. Maître Eckhart, traductions et commentaires. »
Monsieur Mangin sera disponible pour une séance de dédicace à l’issue de la tenue, si les frères le souhaitent.
Eckhart von Hochheim, dit Maître Eckhart (vers 1260 — 28 janvier 1328), est un théologien et philosophe dominicain, le premier des mystiques rhénans. Il étudia la théologie à Erfurt, puis Cologne et Paris. Il enseigna à Paris, prêcha à Cologne et Strasbourg. Maître et théologien de la vie spirituelle, il administra également la province dominicaine de Teutonie depuis Erfurt.
Il est connu essentiellement pour ses « Sermons » qui sont d’une beauté et d’une profondeur spirituelle hors du commun.
Vous comprenez bien qu’il s’agit d’une soirée tout à fait exceptionnelle qui vous est proposée par les frères de la Loge « La Rose Ecarlate » de la Grande Loge de France. Venez nombreux pour découvrir Maître Eckhart et les mystiques rhénans et leur influence sur la spiritualité maçonnique
Une délégation du Conseil Fédéral de la Grande Loge de France sera présente, menée par le Second Grand Maître Adjoint de la Grande Loge de France, Jean-Laurent Turbet. Sera présent également l’Inspecteur de la loge, Gilles Gruel.
Les Loges Cosmos N°288, Goethe N° 379, Loi d’Action et Guillaume Tell réunis N° 475-704, L’Étoile Écossaise N° 635, Per Hank – Maison de vie N° 1464, et le Labyrinthe Écossais N° 1554, s’associent à la Loge organisatrice La Rose Écarlate, pour cette soirée.
Les frères de la Loge La Rose Écarlate nous ont préparé une soirée exceptionnelle !
Important : Ne peuvent donc assister à cette tenue blanche fermée que les frères de la Grande Loge de France et des obédiences connues.
Lundi 6 février 2023 à 19 h 45 – Grand Temple Pierre Brossolette – 8 rue Puteaux 75017 Paris/Métro Rome, bus Rome-Batignolles/Parkings à proximité.
La participation à cette tenue est évidemment gratuite (c’est une tenue, venir avec les décors de son grade) mais il convient, pour des raisons d’organisation et de sécurité de s’inscrire au préalable : Cliquez ici
Elle sera animée par Bernard Lancien, membre du Grand Orient de France.
Le « revenu universel inconditionnel », aussi appelé « revenu de base », consiste dans l’attribution à chaque citoyen, sans condition de revenus, sans contrepartie et cumulables avec d’autres revenus, d’une somme d’argent suffisante pour vivre dignement.
Il s’agit du sujet d’une conférence organisée par la loge Fraternité d’Armor du Grand Orient de France.
le samedi 4 février, à 15 h 30, à l’hôtel Le Chêne Vert de Plérin (Côtes d’Armor).
Cette conférence sera animée par Bernard Lancien, président du groupe régional de réflexion sur le revenu universel inconditionnel au sein du Grand Orient de France.
Présentation du « Revenu de base »
Pièces jaune au mieux de feux
Le revenu de base, encore appelé revenu d’existence, revenu universel ou allocation universelle, est une somme d’argent versée par une communauté politique à tous ses membres, de la naissance à la mort, sur une base individuelle, de façon inconditionnelle, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie. Ce mode de fonctionnement économique est appliqué dans quelques pays ou à titre expérimental dans certaines zones.
Parmi les arguments invoqués pour sa mise en œuvre on trouve les principes de liberté et d’égalité, la réduction voire l’élimination de la pauvreté, le combat pour des conditions de travail plus humaines, l’amélioration de l’éducation, la réduction de l’exode rural et des inégalités régionales. Le revenu de base peut aussi être justifié comme un dividende monétaire ou crédit social reçu par chacun lié à la propriété commune de la Terre et à un partage des progrès techniques reçus en héritage. Cette mesure permettrait aussi de lutter contre le chômage et d’améliorer la flexibilité du marché du travail en luttant contre les trappes à inactivité créées par les mesures de type revenu minimum ou les baisses de charges sur les bas salaires.
Cette forme de sécurité sociale est aussi appelée : « revenu universel », « revenu inconditionnel », « revenu inconditionnel suffisant », « revenu d’existence », « revenu minimum d’existence », « revenu social », « revenu social garanti », « allocation universelle », « revenu de vie », « revenu de citoyenneté », « revenu citoyen », « dotation inconditionnelle d’autonomie » ou « dividende universel ».
Définitions
Certaines définitions du revenu de base sont plus restrictives et impliquent par exemple un montant minimum permettant de satisfaire les besoins primaires d’une existence, ou de remplacer les transferts sociaux. Ces termes sont parfois aussi repris pour des mesures qui, proches de l’impôt négatif sur le revenu, versent cette allocation selon la situation des ménages, ou qui incluent des contreparties, et qui ne sont donc pas des formes de revenu de base selon la définition du BIEN.
Elle est parfois confondue ou mise en opposition avec celle de « salaire à vie » (ou « salaire à la qualification personnelle ») imaginé initialement par Bernard Friot et promu notamment par le réseau salariat.
Le revenu de base a été expérimenté notamment au Canada, en Inde et en Namibie. L’Alaska a mis en place l’Alaska Permanent Fund, une forme particulière de revenu de base financée par les revenus miniers et pétroliers de l’État. Le revenu de base est défendu au niveau mondial par des politiques allant des altermondialistes aux libéraux néoclassiques, des universitaires, des personnalités et des associations notamment regroupées au sein du BIEN.
Selon Liêm Hoang-Ngoc deux branches existent pour l’allocation universelle : une marxiste et une libérale ; la branche marxiste s’inspirerait de l’Introduction générale à la critique de l’économie politique, ouvrage dans lequel Karl Marx imagine le développement d’une société où l’humanité sera sortie du salariat et où les machines seules assureront la création de richesses, qui seront reversées sous la forme d’un « revenu socialisé universel ». La branche libérale considèrerait qu’il convient d’accorder une certaine somme d’argent aux citoyens, tantôt « filet de sécurité », tantôt « capital de départ », pour qu’ils puissent consommer et participer à la vie de la société. À chacun, ce faisant, d’organiser ses dépenses comme il l’entend.
Le voyage astral est une expression de l’ésotérisme qui désigne l’esprit qui se dissocie du corps physique pour vivre une existence autonome et explorer librement l’espace environnant. Il existe plusieurs synonymes de cette expression incluant « décorporation », « dédoublement astral », « excursion psychique », « expérience hors du corps » (EHC),« projection astrale », « projection du corps astral », « sortie hors du corps » (SHC), « transe ecsomatique », « voyage hors du corps », « sortie astrale » et « voyage astral ». L’expression d’expérience de hors-corps est plus récente et relève davantage de la médecine et la psychologie.
L’expression est liée à la croyance des occultistes en un corps astral et en un plan astral. L’expérience se produirait en diverses occasions : à l’approche de la mort, au cours d’une opération sous anesthésie, sous le coup d’une douleur intense, au cours d’une méditation, lorsque le corps est dans un état de relaxation avancé, lors du sommeil profond, sous l’emprise de drogues hallucinogènes, en période de stress, lors de paralysie du sommeil ou même sans aucune raison directe et à tout moment. Il n’existe pas de preuve acceptée par la communauté scientifique quant à la possibilité d’un « voyage astral » mais ce concept est utilisé dans certaines œuvres de science-fiction ou fantastiques ou dans des « fictions ésotériques » (comme dans les ouvrages de Lobsang Rampa) ou ceux d’Anne Givaudan et Daniel Meurois.
Introduction et définitions
« Séparation du corps et de l’esprit » issue de l’ouvrage chinois sur la méditation Le secret de la fleur d’or.
Les personnes les ayant pratiqués distinguent le voyage astral de l’autoscopie. Dans l’autoscopie, la personne verrait son double depuis son corps physique, à l’extérieur d’elle-même, alors que dans un voyage astral, la personne a la sensation de voir son corps physique depuis l’extérieur de celui-ci. Des descriptions de ces sensations sont perçues dans l’occultisme, dans la magie ou le chamanisme. Elles sont connues des milieux ésotériques, dans le mouvement hippie (les drogues pouvant induire la sensation) et étudiée par la métapsychique et la parapsychologie. Elles furent d’abord connues sous les noms de « bilocation », de « translation » puis de « dédoublement » ou de « décorporation ».
Elles sont étudiées par plusieurs communautés et associations.
Des recherches médicales, au début des années 2000, donnent plutôt une explication neurologique à cette sensation. D’après une étude datant de 2005, environ 10 % de la population aurait expérimenté dans sa vie une telle sensation de sortie du corps.
Histoire
Un passage du Dao De Jing (Voie de l’harmonie) est parfois cité comme une description du voyage astral (ou d’une extase chamanique). Le Moyen Âge occidental chrétien s’est davantage intéressé aux bilocations, une forme du voyage astra, dans lequel un individu aurait été vu en même temps en des endroits différents. Les historiens citent les noms suivants : Antoine de Padoue (1195-1231), François-Xavier (1506-1552), Philippe Neri (1515-1595), Jean de la Croix (1542-1591), Joseph de Copertino (1603-1663), Alphonse de Liguori (1696-1787), Padre Pio (1887-1968). Alphonse de Liguori a affirmé être allé assister à Rome le pape Clément XIV sur son lit de mort (1774), alors qu’il est resté au palais épiscopal. Hélène Renard note une différence entre bilocation et état hors du corps : dans la bilocation, les témoins disent avoir touché, entendu le mystique dédoublé, avoir dialogué avec lui, alors que dans l’état hors du corps, le sujet dédoublé ne se fait ni voir ni entendre, il ne communique pas, et il ne peut agir, déplacer les objets. L’extériorisation de la sensibilité et le dédoublement ont été étudiés à l’époque du magnétisme animal par Pelletier, Hector Durville, le docteur Sicard et le docteur Luys notamment. Ces expériences ont été confirmées par Gurney, Myers, de la Psychic Research Society (Londres), par Charles Lancelin, et par Camille Flammarion, qui ont recueilli plus d’un millier d’observations tendant à confirmer les sensations, notamment le cas célèbre d’Émilie Sagée.
Ernest Hemingway
Ernest Hemingway, blessé d’un éclat d’obus au cours de la Seconde Guerre mondiale, a eu l’impression de quitter son corps : « Mon âme ou quelque chose qui sortait de mon corps comme quand vous tirez un mouchoir de soie de votre poche, mon âme, donc, se déploya autour de moi, puis revint et réintégra mon corps, mais je n’étais pas mort ». La première expérience de voyage astral contrôlée scientifiquement a été conduite par Charles Tart, de l’université de Californie. Mme Z. devait lire ce qui était inscrit sur une feuille de papier et l’heure affichée sur une horloge, objets qu’elle ne pouvait atteindre, alors qu’elle se trouvait en sortie astrale. Expérience réussie, et attestée par le fait que l’électroencéphalogramme enregistre à l’heure vue par Mme Z. diverses anomalies.
Robert Monroe dit avoir trouvé des témoignages très anciens de ce phénomène dans le christianisme : Ecclésiaste, 12:6-7 : la corde d’argent ; Ezéchiel, 3:14 : « L’esprit m’enleva et me prit » ; Deuxième épître aux Corinthiens 12:2-4 : « Cet homme-là fut ravi jusqu’au troisième ciel ». ; Apocalypse de Jean 1:10 : « Je tombai en extase ». Surtout, Robert Monroe, qui dit avoir réalisé plus de 600 voyages astraux, a donné diverses techniques pour y arriver. L’une consiste à se relaxer, puis à inhiber les sens, puis à concentrer sur l’emplacement du troisième œil (entre les sourcils), puis à projeter vers le haut deux rayons lumineux qui partent des yeux pour se rejoindre à un point situé à trente centimètres, enfin à imaginer le point visualisé comme s’il était soumis à une pression et qu’il était projeté en arrière jusqu’à ce qu’il tombe sur le sol. Jeanne Guesné a laissé de nombreux témoignages sur ses dédoublements volontaires
Synthèse des témoignages
Les auteurs et « projecteurs » (un nom parfois donné à ceux qui disent vivre une « projection astrale » ou « voyage astral ») relatent que les expériences de sensations extra-corporelles sont limitées dans le temps et ne durent généralement pas plus de quelques dizaines de minutes ou, au maximum, quelques heures. Selon ces personnes, le temps lors de ce voyage astral diffère du temps dans la réalité. Cependant, Robert Monroe, quant à lui, notait des voyages d’une durée de moins de 10 minutes à plus d’une demi-heure.
Conceptions
Trois approches différentes se partagent les explications du phénomène des sensations de « sortie du corps » dont l’approche ésotérique, l’approche parapsychologique et l’approche scientifique.
Approche ésotérique
Selon le taoïsme, le bouddhisme, la théosophie, en Égypte, ou encore chez Platon, il existerait plusieurs corps dont les plus connus sont le corps éthérique et le corps astral qui pourraient se détacher du corps physique. Le corps énergétique/éthérique bioénergétique serait constamment lié au corps physique duquel il serait entièrement dépendant. Les organes du corps énergétique sont connus, dans la tradition yogique, sous le nom de « chakras ». Le corps énergétique/éthérique entrerait, pendant la relaxation, transe, ou sommeil, en expansion, afin de s’énergiser. En temps normal, il resterait contracté. Son expansion semble être nécessaire pour que puisse intervenir une expérience de sortie hors du corps, ce qui explique l’utilisation des techniques de transe et relaxation.
L’astral est un terme qui désigne, chez les occultistes (Helena Blavatsky, Papus, Rudolf Steiner) des plans de conscience non physiques, mais aussi un des corps subtils de l’homme. Des mouvements comme la théosophie séparent l’astral en sept niveaux, alors que certains bouddhistes en font état de 31. La majorité des auteurs distinguent de nombreux plans et sous-plans, comme le bas-astral, moyen-astral, et haut-astral. Ces notions sont non scientifiques et relèvent de la subjectivité des expérimentateurs. Plus le plan de conscience serait élevé, moins il serait « dense » et plus il serait « lumineux ». Par ailleurs, il semble que l’expérimentateur se retrouve dans le milieu lui convenant le mieux, parfois même entraîné par des entités. Les entités que les principaux auteurs sur la projection disent rencontrer sont de natures très diverses. Selon les auteurs plus ésotériques (dans la Wicca par exemple) Il existerait une « faune astrale », composée de nombreux organismes aux formes variées, qui se nourrissent d’énergie comme le suggère également Carlos Castadena. Il y aurait également des « negs » (entités négatives) plus ou moins intelligentes, qui elles tentent de se nourrir de l’énergie de l’esprit. Selon certaines croyances, le danger serait plus grand une fois le corps astral détaché du corps physique. Il est dit que l’on peut rencontrer d’autres entités nous ressemblant dans d’autres mondes, et parfois des entités plus évoluées ou protectrices comme le relatent les expériences de mort imminentes. Ces informations sont données par les auteurs sur la projection, la majorité des scientifiques considérant ces phénomènes comme hallucinatoires ou oniriques.
Approche parapsychologique
Représentation artistique de l’étape de séparation d’une expérience hors du corps, qui précède souvent la liberté de mouvement – Crédit photo Rad el Baluvar.
La théorie défendue par les milieux ésotériques se base sur la croyance en l’esprit. Lorsque nous dormons l’esprit ou l’âme sortirait du corps physique et irait dans l’astral, les rêves étant la création d’un monde de formes-pensées où l’âme visite un plan astral qu’il a conçu ou pas. Un certain état d’esprit et de détente (méditation), permettrait à la conscience de rester éveillée et ainsi de sortir du corps matériel lors d’un sommeil paradoxal. On appelle cela une transe. Ainsi, le corps astral pourrait se promener comme bon lui semble jusqu’à ce qu’il retourne, volontairement ou non au corps physique. Selon l’après-vie, de Hélène Renard, ou selon d’autres auteurs plus ésotériques comme Silver Raven Wolf, les sorties hors du corps peuvent intervenir sous diverses conditions ; par exemple lors d’une intervention chirurgicale, lors d’une émotion ou stress intense, ou lors d’états modifiés de conscience spécifiques (transes chamaniques ou transes des derviches tourneurs par exemple).
Différents niveaux de conscience peuvent être observés :
Niveau de conscience aussi élevé ou plus élevé que lors d’un état de conscience normal (veille).
C’est le cas lors de projections volontairement induites depuis une transe (sans qu’il y ait d’interruption de conscience), ou lors de certaines NDE.
Projection en semi-conscience.
Elle peut être induite pendant le sommeil (depuis un rêve lucide par exemple), et elle présente des interruptions de conscience au moment de la sortie ou de la réintégration. Les projections semi-conscientes sont les plus fréquentes. Lorsque le niveau de conscience est très bas, l’expérimentateur se souvient juste, au réveil, qu’il est sorti de son corps, mais sans plus de précisions. Avec l’entraînement, le niveau de conscience lors des projections peut être considérablement augmenté.
Ces sensations liées à un état favorable à la projection astrale sont les « symptômes » les plus fréquemment notés, lors de l’état d’un état de conscience modifié favorable au voyage astral se retrouvent dans plusieurs ouvrages traitant sur le sujet, par exemple le livre de William Buhlman : Voyages au-delà du corps ou encore Journey’s Out of the Body de Robert A. Monroe :
Bourdonnement ou rugissement,
Sensations inhabituelles de fourmillement ou d’énergie s’irradiant depuis la nuque ou apparaissant progressivement sur le corps tout entier,
Des voix, des rires, ou bien des appels,
Sensation d’apesanteur ou légèreté,
Toute vibration interne sortant de la norme,
Sensation d’énergie semblable à un courant électrique,
Un balancement, tournoiement, sensation de vertige léger,
Bras ou jambes qui semblent s’élever,
Afflux soudain d’énergie à travers le corps,
Tout bruit sortant de l’ordinaire, vent, moteur, musique, cloches, …
Impression de rater une marche à l’endormissement ou au réveil (signe d’un déphasage et retour brusque du corps astral dans le corps physique) Cette forte secousse est dite « hypnique ». Elle est souvent associée à une sensation de chute dans un trou,
Impression que le rythme cardiaque s’accélère considérablement sans que ce soit le cas.
Ces symptômes seraient le signe d’un état favorable à une décorporation. Le sujet aurait alors la possibilité de faire un voyage astral plus ou moins conscient.
Les auteurs et projecteurs ont développé de nombreuses méthodes afin de produire le voyage astral. Il faudrait d’abord un état modifié de conscience passant par la méditation, appelée la condition A (relaxation), puis une transe légère dans laquelle on pourrait percevoir des sons étranges et des visions. Ensuite, surviendrait une transe profonde où l’on perdrait l’usage de son corps entier tout en restant conscient. Enfin, apparaîtrait un état vibratoire plus ou moins aigu. Une action mentale (fort désir, volonté de sortir de son corps…), après avoir dépassé ses limites de peur (peur de l’inconnu, peur de mourir, peur de la possession, peur de ne pas pouvoir réintégrer son corps, …) et qui s’articulent, en général, autour de ces éléments : Tous ces éléments seraient très semblables à la marche à suivre pour provoquer un rêve lucide par le biais d’un endormissement conscient, le rêve lucide dont l’existence, contrairement à la projection astrale, est prouvée scientifiquement.
Visualisation
Exemples : visualiser son double et y déplacer sa conscience ou encore : visualiser un endroit, un lieu, une personne, et y déplacer sa conscience. Techniques de la cible.
Auto-suggestion
Exemples : se répéter en journée et avant de s’endormir que l’on va sortir de son corps.
Induction à partir du rêve lucide
Exemples : prise de lucidité dans un rêve et on se jette sur le ventre ce qui stoppe le rêve et provoque une sortie. Induire une sortie depuis un rêve lucide est une très bonne technique pour le débutant.
Utilisation des vibrations
Le phénomène vibratoire peut être amplifié et permettre une sortie. Puis appliquer une pression directe sur le corps astral. Exemples : pousser vers le haut, se sentir s’élever, rouler sur le côté, imaginer une corde et y grimper, etc..
Utilisation de programmes d’ondes cérébrales
Développés par l’Institut Monroe, les Brainwaves permettent la modification des ondes cérébrales. Les Brainwaves peuvent favoriser le phénomène de PA. Le processus équilibre l’activité du cerveau et centre la force cérébrale au milieu de celui-ci, les deux hémisphères intervenant à parts égales. Par ailleurs, c’est de cette manière que l’explique D.J. Conway : Lorsque les ondes cérébrales de l’hémisphère droit oscillent entre le niveau alpha et thêta surviennent généralement les expériences d’altération de conscience(entre Alpha : 4 à 13 cycles secondes et thêta : 4 à 7 cycles secondes) le cerveau est semi-conscient, semi-endormi, sachant que les ondes cérébrales de sommeil atteignent un très bas niveau (Delta : 0.5 à 3.).
Par l’hypnose ou magnétisme
Il est possible d’induire, par l’hypnose ou le magnétisme, l’extériorisation de la conscience.
Par méditation
À l’aide de la méditation qui relaxe le corps et la pensée, la transe peut être activée. Il s’agit alors de ne pas penser ni bouger. Si l’environnement est favorable (calme, sans interaction avec l’expérimentateur), certaines conditions favorables apparaissent comme un cillement dans l’oreille, puis un bourdonnement intense qui parcourt le corps. Ces conditions peuvent alors être poussées au maximum par l’autosuggestion et l’hypnose ou autres méthodes.
Par l’usage de drogues hallucinogènes
Comme le LSA, le LSD le Stilnox ou la salvia divinorum, qui bien que ne garantissant pas une expérience de dissociation durant le « trip », est le moyen le plus simple pour vivre une expérience de ce type.
D’après Robert Monroe, la fin d’un voyage astral peut aussi être causée par un manque d’énergie. Dans ce cas, une des techniques pour éviter de sombrer dans l’inconscience est de regarder sa main ou bras astral et d’« aspirer » l’énergie de son « corps énergétique » ou physique.
Approche scientifique
À l’heure actuelle, la recherche scientifique suggère que ces sensations sont liées à un dysfonctionnement de la jonction temporo-pariétale. Plusieurs personnes affirment avoir flotté au-dessus de leur corps après un accident (c’est l’expérience de mort imminente) ou lors d’un voyage astral. Des chercheurs suisses pensent avoir trouvé une explication rationnelle à ce phénomène. Selon les neurologues Olaf Blanke et Margitta Seeck, les expériences de mort imminente (EMI) proviendraient de perturbations d’un processus complexe de coordination, qu’ils localisent maintenant dans le cerveau. Pour eux, la représentation corporelle est troublée lorsqu’on stimule électriquement la jonction temporo-pariétale du cerveau. À ce moment, le cerveau génère une image délocalisée, comme projetée sous le corps, en face de lui ou derrière lui. Dans les deux premiers cas, les personnes reconnaissent encore leur propre image. Toutefois, dans le dernier, ils ressentent une présence autre, parfois sombre et menaçante. Ces observations ont été réalisées par hasard pendant que les scientifiques stimulaient électriquement des zones clés du cerveau afin d’ôter des parties du cortex responsables de formes sévères d’épilepsie. Les chercheurs travaillent au département de neurosciences cliniques de la Faculté de médecine de l’Université de Genève (UNIGE) et à l’Institut des neurosciences de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL).
Des psychologues s’étant intéressés au rêve lucide, comme Stephen LaBerge, Paul Tholey ou Susan Blackmore affirment que les projections astrales sont des rêves lucides et que les sensations de sortie du corps (que l’on retrouve lors de la pratique de certaines méthodes d’induction de rêves lucides) seraient d’ordre onirique et ne présumeraient pas de la sortie réelle d’un autre corps depuis le corps physique.
Conséquences et effets
Les souvenirs de ces expériences demeurent longtemps vivaces, mais sont parfois volontairement refoulés. De nombreuses personnes font état, après de telles sensations, d’un intérêt accru pour la spiritualité, la philosophie, les sciences, la psychologie, ainsi qu’une diminution de la peur de la mort.
Les drogues (narcotiques, électuaires, enthéogènes, LSD, etc.) et produits psychédéliques permettraient d’augmenter l’illusion d’un voyage astral, on les retrouve d’ailleurs dans le chamanisme amazonien (ayahuasca) ou dans des rites religieux pour le peuple Mazatèque en utilisant la Salvia Divinorum. La kétamine, plus particulièrement, a la réputation de provoquer des « sorties du corps ». Cependant, tous les auteurs sur la projection déconseillent leur consommation : en effet, l’expérimentateur en général, ne contrôle plus le phénomène (risque d’un bad trip, ou épisode délirant). Le voyage astral induit sans drogues est donc bien plus avantageux, l’expérimentateur est alors en pleine possession de ses moyens. En revanche, l’usage de sons (Hemi-Sync de Monroe par exemple), de parfums et d’ambiances colorées, ionisées (Yram)41 peuvent être des auxiliaires sans effets néfastes.
Science-fiction
De nombreux personnages de science-fiction sont capables de voyage astral.
Dans plusieurs œuvres de Marvel Comics. Dans Les X-Men, tous les télépathes peuvent se projeter (et combattre) sur le plan astral. Par ailleurs, le sorcier Docteur Strange et son mentor l’Ancien sont capables de se projeter hors de leur corps physique.
Dans le livre Les Thanatonautes de Bernard Werber qui parle de la découverte du continent des morts, les explorateurs (ou thanatonautes) utilisent des techniques médicales d’anesthésie ou la méditation pour provoquer une décorporation (ou voyage astral) et voyager à la découverte du paradis.
Dans l’épisode Corps astral de la troisième saison de X-Files : Aux frontières du réel, un homme-tronc se sert d’une technique asiatique d’auto hypnose pour projeter son corps astral, pleinement membré.
Dans Inception, film avec Leonardo DiCaprio et Marion Cotillard, les personnages se relient à une machine et font des rêves lucides et des rêves partagés à plusieurs (de même que dans le livre Les Thanatonautes). Les problématiques des projections astrales, des problèmes du subconscient non résolus, du temps relatif, du retour, etc. sont abordées.
Dans la série américaine Charmed, l’aînée des trois sœurs, Prue, peut projeter son corps astral où et quand elle le désire.
Dans le manga Ghost Hound, série animée du studio Production I.G, d’après un concept de Shirow Masamune, les trois personnages principaux Taro, Makoto et Masayuki, font régulièrement des expériences de voyage astral.
Dans le dessin animé Avatar, le dernier maître de l’air, Aang et les autres avatars ont la capacité d’entrer dans le monde des esprits grâce à une projection astrale.
Dans le dessin animé Conan, le fils du futur (épisode 26 : Le Dénouement), Lana retrouve Conan au milieu de l’océan grâce à un voyage astral.
Dans la série Stranger Things de Netflix, Eleven est capable de se voir et se déplacer dans le « monde à l’envers » sans y être présente.
Dans la série Mon amie Adèle, Adèle effectue des voyages astraux lors de sommeils profonds. Elle partage cette capacité avec Rob et Louise.
Dans la série Sabrina, l’apprentie sorcière, Sabrina, Ambroise et les autres sorciers utilisent les voyages astraux.
Dans le film britannique Astral de Chris Mul (2018), Alex essaie la projection astrale pour renouer le contact de sa défunte mère avant que cette expérience se tourne au cauchemar.
Une nouvelle vague technologique est en train de déferler sur nos ordinateurs. Elle porte le nom de ChatGPT. Elle est née en décembre dernier et seulement cinq jours après son lancement, plus de 5 millions d’utilisateurs avaient téléchargé ce programme. Il pourrait bien remplacer les planches déjà écrites, trouvées grâce à Google, par cette intelligence artificielle, développée par OpenAi. Il s’agit d’une entreprise spécialisée dans le domaine de l’IA, basée à San Francisco.
Concernant les réseaux sociaux et toutes les autres intelligences artificielles, en décembre dernier, le congrès américain a interdit à ses députés d’utiliser TikTok[1]. Pour ChatGPT le mouvement est plus fort encore et le phénomène est tel que des universités de renom sont en train d’interdire son usage. L’exemple le plus récent est la célèbre université de Stanford en Californie, qui développe DetectGPT, un logiciel pour contrer ChatGPT[2]. Depuis quelques jours[3], la ville de New York interdit ChatGPT dans ses écoles publiques pour éviter la triche. Le quotidien français « Le progrès » titrait[4] : « ChatGPT utilisé par la moitié des élèves de Master pour rédiger leurs devoirs. »
Logo ChatGPT
Pour être concret, Le chat est un fil de discussion interactif sur Internet et GPT est l’acronyme de : « Transformateur génératif pré-entraîné ». Le but de ChatGPT est d’offrir aux utilisateurs un site qui rédige automatiquement du texte. Ce dernier est produit par l’intelligence artificielle à partir d’une simple requête lancée par l’utilisateur.
La rédaction de 450fm s’est donc intéressée à l’utilisation de ce service pour le travail des planches de nos Sœurs et Frèresen Loge. Il faut avouer que le système est certes très intelligent, mais pas encore très efficace pour les initiés. La preuve, pour la recherche dans le domaine symbolique, il confond actuellement compas avec boussole. Cela résulte bien évidement de la mauvaise traduction de l’anglais. Mais ce n’est pas tout, notre enquêteur en chef à lancé une requête encore plus précise en posant la question suivante : « Qui a écrit – L’invention de la franc-maçonnerie… » ?
La machine indique comme auteur du livre de notre regretté Frère parti à l’Orient éternel il y a quelques semaines Alain Bernheim. Vous imaginez la tête de son réel auteur, j’ai nommé Roger Dachez[5] lorsqu’on l’a informé ?
Nous avons essayé avec un autre ouvrage assez célèbre. Vous allez le constater, le résultat est très décevant :
En revanche, cela n’a rien à voir avec le livre demandé. Il n’a jamais écrit le livre : Freemasons For Dummies dont l’auteur est Christopher Hodapp et la version française La Franc-maçonnerie pour les Nuls est adaptée par Philippe Benhamou, mais certainement pas Brent Morris !
Nous avons testé de nombreuses requêtes et nous vous confirmons qu’il est encore nécessaire de vérifier les résultats qui sont parfois approximatifs ou totalement erronés tel que nous venons de constater.
En résumé, pour le moment, les plagieurs peuvent rester sur Google pour faire du copier/coller, mais il est certain que d’ici très peu de temps, c’est-à-dire quelques mois tout au plus, nous allons assister à une évolution fulgurante de ces systèmes dits intelligents.
Les outils de contrôle qui analysent et comparent les textes potentiellement plagiés vont eux aussi faire d’énormes progrès.
Sous peu, les fraudeurs auront face à eux des systèmes de vérification et de traçage très performants grâce à la même Intelligence Artificielle. Pour résumer, c’est l’éternelle histoire de la course à l’innovation entre les cambrioleurs et de la résistance des coffres forts.
La seule question qui vaille la peine d’être posée concerne le travail personnel lors des instructions d’Apprentis et de Compagnons… et de Maîtres, car la recherche personnelle et l’introspection vont devenir des denrées de plus en plus rares.
Jouant sur la peur archétypale, la caste politique dominante multiplie les procédés de contrôle en instrumentalisant les dangers et menaces afin de contraindre les comportements individuels et de restreindre les relations sociales.
Guerre aux frontières de l’Europe, Crise climatique, pandémie, inflation … Tout devient sujet à injonctions, surveillances, théâtralisations, wokisme, lutte contre le complotisme , caricature des éléments de langage qui singeraient les formules magiques du maintien de la peur.
Mais les divers mouvements de rebellions de l’ère des soulèvements du peuple, prouvent que ce dernier peut refuser une idéologie mortifère. Après le paradigme de la modernité issu des « lumières » de 1789 dans laquelle le droit primait sur le devoir, émerge la post-modernité qui valorise un « enracinement dynamique » et le désir de vivre ensemble
Sommes-nous à une époque de mise à mal des logiques de domination , moment qui remplacerait le contrat social du XVIII e siècle par le pacte tribal du XXI e siècle, situation qui conduirait à la renaissance de la Tradition et du sacré ?
L’AUTEUR
Professeur émérite à la Sorbonne, où il a occupé la chaire de Durkheim, membre de l’Institut de France, Michel Maffesoli est l’auteur d’une œuvre sociologique et politique fondamentale.
Il a déjà publié (entre autres) car plus de 42 ouvrages parus
L’Ere des soulèvements ( Ed du Cerf)
Logique de l’Assentiment ( Ed du Cerf)
La France étroite ( Ed du moment)
Ecosophie ( ED Cerf)
L’ombre de dionysos ( Ed Cerf)
Le temps des tribus ( Le relié)
La force de l’imaginaire ( Liber)
La conquête du présent ( Descl »s Debrouwer)
La connaissance ordinaire ( librairie des méridiens)
De notre confrère italien iacchite.blog – Par Fabio Ménin
Il ressort désormais clairement des investigations que Matteo Messina Denaro est resté fugitif pendant 30 ans non seulement parce que les personnes qu’il fréquentait faisaient semblant de ne pas le connaître, mais grâce à un réseau de protection sociale qui a mis en place pour lui la franc-maçonnerie de Trapani. J’ai beaucoup de mal à l’appeler « franc-maçonnerie déviante » car il s’agit plutôt d’une loge maçonnique officiellement reconnue. Maintenant que la franc-maçonnerie gère les principaux postes de commandement également dans la province de Cosenza, dans la capitale et aussi dans la ville de Corigliano-Rossano, je pense que les démocrates sincères doivent se poser une sérieuse réflexion .
Des professionnels, des avocats, des entrepreneurs, des politiciens et même des mafiosi ont été signalés plus d’une fois par les forces de l’ordre et par des enquêtes judiciaires, également en Calabre et dans la province de Cosenza parmi les membres de la franc-maçonnerie. Je ne suis pas expert en franc-maçonnerie mais il faut dire aussi qu’il existe des loges secrètes dont les listes ne sont pas connues de la justice (mais elles peuvent être demandées par celle-ci si les investigations l’exigent), auxquelles appartiennent parfois des personnalités publiques importantes qui préfèrent rester anonymes concernant les relations avec les loges maçonniques.
Or, l’unification de l’Italie a été réalisée avec l’argent de la franc-maçonnerie anglaise et française prêté à la monarchie savoyarde donc on ne peut pas parler de cette association en se référant uniquement à la période historique actuelle. Mais aujourd’hui, il semble assez clair que s’inscrire à la franc-maçonnerie et en faire partie signifie accepter un compromis (ou le risque d’un compromis) avec des forces qui ne sont fidèles ni à la Constitution ni aux lois de la République italienne, c’est-à-dire à la mafia ou à Délinquance ‘Ndrangheta.
Je comprends que cette déclaration soit plutôt indigeste par les nombreux professionnels inscrits dans les loges maçonniques même dans notre province de Cosenza qui ne partagent certainement pas ces relations confidentielles avec le crime organisé. Et pourtant, il vérifie concrètement que l’économie légale de la Calabre et de Cosenza est de plus en plus assombrie par la présence d’activités qui ont de nombreux points de contact avec les activités criminelles de la ‘Ndrangheta (en Sicile la mafia de Messine Denaro et Totò Riina).
Je pense donc que les démocrates sincères, au-delà du fait qu’être membre de la franc-maçonnerie comporte certainement des avantages sociaux indéniables, doivent être clairs sur le fait qu’avec leur présence maçonnique, ils contribuent substantiellement à un mélange entre la légalité et l’illégalité. Peu importe si l’on dit : mais avec mes affaires je n’ai rien à faire avec des criminels. Très bon. Mais si vous participez effectivement à la franc-maçonnerie locale, au-delà de la volonté des individus, vous vous mettez en contact avec une association qui entretient des relations plus ou moins stables avec le crime organisé. Et cela est prouvé par de nombreuses enquêtes judiciaires et maintenant par la connivence évidente entre la franc-maçonnerie sicilienne et la mafia.
J’inviterais donc ceux qui aujourd’hui, par besoin de s’affirmer dans leur travail, ont accepté de faire partie de la franc-maçonnerie, à une réflexion sérieuse avec leur propre conscience. Une chose sont les intentions plus que réelles des individus, une autre chose totalement différente sont les faits qui prouvent objectivement le lien plutôt étroit entre la bourgeoisie maçonnique et la mafia.
J’ajoute également une réflexion plus large: y a-t-il quelqu’un qui puisse raisonnablement penser que la situation dégradée dans laquelle se trouve toute notre Calabre, en particulier ses institutions incapables de faire face aux problèmes qui étreignent la région depuis longtemps, est aussi lié au manque de classes dirigeantes modernes et à l’œuvre avec des implications délétères sur le plan social de la franc-maçonnerie qui accueille la classe dirigeante calabraise ?
Qu’a fait la franc-maçonnerie calabraise, qui compte de nombreux membres, pour moderniser les classes dirigeantes calabraises en leur faisant léguer l’héritage d’une mentalité post-féodale ? Rien ou presque, car l’appartenance maçonnique est servie et ne sert qu’à cristalliser l’existant en garantissant la suprématie sociale ou en tout cas la réussite sociale à des personnages individuels qui sont aidés à entrer dans diverses institutions politiques grâce auxquelles les individus peuvent travailler.
Par conséquent, étant donné qu’être dans une loge maçonnique ne signifie pas être un membre de la ‘Ndrangheta ou de la mafia, et nous sommes d’accord là-dessus, cependant le revers de la médaille nous dit que la même loge maçonnique dans son ensemble est également disposée à aider ceux qui sont contre la loi de la république.
Ce n’est que lorsque la franc-maçonnerie, à partir de ses groupes dirigeants nationaux, décidera d’abjurer publiquement les associations mafieuses et décidera d’expulser en son sein toute personne ayant eu des relations avec le crime organisé, alors la discussion pourra avoir un sens. Au lieu de cela, malheureusement, nous avons été témoins du fait que des personnes qui voulaient dénoncer publiquement la connivence entre la franc-maçonnerie et la mafia ont été expulsées d’une loge maçonnique dans notre région, en plein dans notre région, et je fais référence à l’épisode qui a impliqué l’ avocat AMERIGO MINNICELLI, expulsé après avoir écrit dans un article paru dans la presse des liens entre la franc-maçonnerie et le crime organisé. Je pense donc que si les vrais démocrates veulent être en paix avec leur conscience, ils doivent abandonner la franc-maçonnerie qui aujourd’hui a envahi les rues où les affaires se font dans le brouillard avec le crime organisé. Malheureusement, la franc-maçonnerie d’aujourd’hui est devenue un méli-mélo où les honnêtes gens ne peuvent s’empêcher d’avoir du mal à accorder la bonne foi.
Avec un thème exclusivement maçonnique, la dernière des quatre rencontres intitulées « Visites historiques à Recoleta » s’est tenue le samedi 28 janvier à 16h00, dans le cimetière du même nom.
Fabián Chamorro
Ainsi, avec la franc-maçonnerie de 1869 à 1900 comme thème, s’est terminé un cycle commencé au début du mois, proposé par l’historien Fabián Chamorro*, dont l’objectif est de partager des anecdotes de personnages notables de l’histoire paraguayenne dont les restes reposent dans le lieu, y compris d’anciens présidents, des héros de guerre et des éducateurs.
La visite comprend une visite des tombes de grands personnages de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, en accordant une attention particulière à l’architecture funéraire et aux sculptures.
L’activité est conçue pour les personnes de tous âges. La partie ancienne du cimetière est couverte, à proximité de l’église de la Recoleta.
Comme Chamorro l’a dit aux médias, ce type d’action vise à susciter l’intérêt du public pour un site qui, en plus de sa valeur historique, pourrait être un lieu d’attraction touristique. Des cimetières célèbres sont connus dans le monde entier et doivent être visités, comme le Père Lachaise à Paris, le cimetière Colón à La Havane ou la Recoleta à Buenos Aires.