L’Humanité dévoile la Loge « L’abbé Suger » qui rassemble GLNF et RN

Selon L’Humanité, plusieurs membres ou proches du Rassemblement national fréquenteraient la loge « L’abbé Suger », atelier rattaché à la Grande Loge Nationale Française. Une révélation sensible, tant la GLNF revendique une franc-maçonnerie spirituelle, régulière, étrangère aux débats politiques et religieux. Mais lorsque le temple semble frôler le salon d’influence, une double question revient avec insistance : où s’arrête la liberté du frère et où commence la dérive d’un atelier ?

Selon les informations publiées par L’Humanité sous la plume de Bruno Rieth, la loge « L’abbé Suger », rattachée à la Grande Loge Nationale Française (GLNF), réunirait en Île-de-France plusieurs profils politiquement marqués à droite, voire proches du Rassemblement national. Le journal évoque notamment la présence de policiers issus de syndicats minoritaires, dont France Police et Police Citoyenne, ainsi que celle d’élus ou anciens élus liés au RN. L’affaire, si les éléments rapportés sont confirmés, ne relève donc pas seulement d’une rumeur d’agapes. Elle touche à une question beaucoup plus profonde, presque opérative au sens initiatique du terme : que devient une loge lorsque l’atelier, lieu de silence, de dépouillement et de fraternité, semble servir de point de rencontre à une sensibilité partisane ?

Grande Loge Nationale Francaise GLNF Siege social 12 rue Christine de Pisan Paris 17e Photo : Yonnel Ghernaouti
Grande Loge Nationale Francaise GLNF

La prudence s’impose. Il ne s’agit pas de faire porter à toute une obédience le poids d’une loge ni à toute une loge celui de quelques appartenances individuelles. La franc-maçonnerie n’est pas un bloc ; la GLNF encore moins une caricature. Elle se présente publiquement comme une obédience dite régulière de 32 000 membres, «où l’on ne parle ni de politique ni de religion », en amitié avec 212 Grandes Loges étrangères.

Cette affirmation donne précisément toute sa gravité à l’affaire. Car plus une institution se réclame de l’apolitisme, plus elle doit veiller à ce que cet apolitisme ne devienne pas un paravent commode, une tenture tirée devant des fréquentations devenues trop voyantes.

Le cas de France Police ajoute une charge particulière au dossier. Ce syndicat, présenté par Le Parisien comme proche de l’extrême droite, avait été menacé de dissolution après des propos publiés à la suite de la mort de Nahel, propos dénoncés par le ministère de l’Intérieur comme « inacceptables » et « abjects »le ministre en exercice étant alors Gérald Darmanin. (leparisien.fr) Si des membres liés à cet univers gravitent effectivement autour d’un atelier maçonnique, la question n’est plus seulement celle d’une préférence électorale privée ; elle manifeste alors une porosité entre un espace initiatique et des imaginaires politiques de tension, d’ordre, d’identité et d’affrontement.

La GLNF a, d’ailleurs, déjà soulevé quelques interrogations de la Presse, à ce sujet. En effet, en février 2024, à la suite d’un article du Canard enchaîné évoquant un déjeuner organisé, au Cercle de l’Union Interalliée, par certains de ses membres avec Jordan Bardella, elle avait publié un démenti formel récusant la moindre implication de l’Obédience dans cette initiative, son communiqué rappelant solennellement sa volonté permanente de rester à l’écart des questions religieuses et politiques. Ce précédent éclaire le malaise actuel. À chaque fois, le même dilemme refait surface et demande à être résolu : la régularité maçonnique peut-elle se réduire efficacement – et contre vents et marées – à une intangible orthodoxie rituelle ou ne risque-t-elle pas – à un moment ou à un autre – de se dissoudre peu ou prou dans le reflet de certaines concentrations d’opinions, aussi bien au plan moral que civique, au gré de ce qui se vit entre les colonnes ?

Le problème n’est pas qu’un franc-maçon ait des opinions politiques. Ce serait absurde et même contraire à l’idée d’homme libre. Le maçon vote, pense, doute, se trompe parfois, revient sur ses pas, polit sa pierre dans le monde réel. Mais la loge n’est pas un club électoral. Ce n’est ni une succursale politique ni une arrière-boutique où se recomposeraient des fidélités partisanes, sous couvert de fraternité. Le temple ne demande pas au frère d’abandonner sa conscience à la porte. Il lui demande, au contraire, de la déposer sur l’autel intérieur, afin de pouvoir l’examiner, la rectifier et l’élever.

La formule souvent invoquée de la « loge libre » mérite donc d’être reprise avec rigueur. Libre ne signifie pas livrée à toutes les captations. Libre ne signifie pas disponible pour toutes les influences. Libre signifie responsable. Libre signifie capable de tenir l’équilibre entre l’indépendance des frères et la fidélité à l’esprit de l’Ordre. Une loge vraiment libre ne devient jamais le refuge confortable d’un entre-soi politique. Elle demeure un lieu d’épreuve, où chaque certitude doit accepter le maillet de la contradiction, l’équerre de la justice et le niveau de l’égalité fraternelle.

Suger représenté dans le vitrail de l’Arbre de Jessé de la basilique Saint-Denis, restitué par Eugène Viollet-le-Duc et Henri Gérente en 1848.

L’affaire « L’abbé Suger », si elle devait se confirmer dans toute son ampleur, poserait donc à la GLNF une question qui dépasse largement la seule gestion disciplinaire. Elle l’obligerait à dire ce qu’elle entend par apolitisme. Est-ce le silence absolu sur la cité ou l’exigence de ne pas importer la rivalité des partis dans le temple ? Est-ce une neutralité de façade ou une ascèse réelle imposant aux frères de ne pas transformer leur appartenance maçonnique en réseau d’influence ? Principes et pratiques différentes aux conséquences majeures. Car le silence maçonnique n’est pas l’absence de parole. C’est une discipline de la parole, qui protège le travail intérieur et ne doit jamais servir à soustraire l’institution au discernement.

Nous savons combien l’époque est dangereuse pour la franc-maçonnerie. L’antimaçonnisme prospère sur les demi-vérités, les insinuations et les fantasmes de pouvoir occulte. Chaque ambiguïté devient un brandon tendu aux entrepreneurs du soupçon. C’est pourquoi les obédiences ont aujourd’hui une responsabilité accrue. Elles doivent éviter deux pièges : le premier serait la panique morale, qui confondrait immédiatement opinion politique et faute maçonnique ; le second serait l’indifférence confortable, qui laisserait se constituer des foyers de connivence partisane, au motif que rien, officiellement, ne se dit en tenue.

Dans ce type d’affaire, la réponse la plus forte n’est pas nécessairement le communiqué. C’est la clarté : clarté sur les principes, clarté sur les limites, clarté sur ce qui distingue la liberté individuelle du frère et l’usage collectif d’un atelier. Car la franc-maçonnerie ne peut pas se contenter d’être irréprochable dans ses rituels. Elle doit aussi être vigilante dans ses fréquentations, dans ses images, dans les signes qu’elle adresse au monde profane. Le symbole n’est jamais neutre. Une loge porte un nom, une mémoire, une orientation spirituelle. Elle ne saurait devenir, sans dommage, le miroir d’un camp.

Suger est fait abbé de Saint-Denis, tableau de Juste d’Egmont, musée d’Arts de Nantes, XVIIe siècle.

L’abbé Suger, figure médiévale de Saint-Denis, fut associé à la lumière gothique, à l’élévation de la pierre, à l’art de faire descendre la clarté dans la matière. Que son nom se retrouve aujourd’hui au centre d’une polémique sur des proximités politiques supposées avec l’extrême droite donne à cette affaire une ironie presque symbolique : là où Suger ouvrait les murs pour laisser passer la lumière, certains semblent tentés de refermer les portes sur des affinités trop étroites.

La franc-maçonnerie n’a rien à gagner à nier ses tensions internes. Elle a tout à gagner à les regarder en face. Le pavé mosaïque n’est pas une décoration. Il enseigne que la lumière et l’ombre coexistent, mais qu’elles ne se confondent pas. Une obédience qui se dit spirituelle ne peut éluder cette exigence. Elle doit rappeler que la fraternité n’est ni une protection automatique ni un alibi ni un passe-droit. C’est une responsabilité.

Dans un temple, nous ne demandons pas aux frères de penser tous la même chose. Nous leur demandons de ne jamais oublier pourquoi ils sont venus.

Non pour faire entrer le bruit des partis entre les colonnes, mais pour apprendre patiemment à faire taire ce qui divise, abaisse et enferme. La loge libre est non seulement celle où personne n’importe ni a fortiori n’impose son camp mais c’est surtout celle où chacun accepte, enfin, de le dépasser et de se dépasser.

42 Commentaires

  1. Bonjour MBSS et MBFF,
    Sans vouloir accuser la GNLF dans son ensemble , mais enfin ce n’est pas une premiere en effet un ex grand Maitre avec un égo un peu important avait déja annoncé le soutien de la GNLF au candidat Sarkosy .
    Bien fraternellement
    NB Je suis membre du GODF dont le siège est à Paris, et non à Genève . Pour le RN nous somment trés clairement des ennemis des  » Gauchiasses » , ou des islamogauchistes, ou ils osent , c’est pour cela que je regrette, le silence médiatique des conseils de l’Ordre du GODF , comme de tous les autres dirigeants, il est vrai que l’heure n’est pas sombre , que la devise de la république n’est pas abimé , que la laïcité n’est dévoyée.
    Le manque de courage de certains , abime nos nos principes . Je sui en colère, je suis pas FM pour cela sinon je serais au Lions Club etc c’est minable .

  2. Cher ami Coimbra,
    Une Porsche sans rétroviseur finit souvent dans le décor. En franc-maçonnerie, c’est la même chose. Une obédience qui prétend avancer en méprisant sa mémoire rituelle ne file pas vers l’avenir, elle perd simplement le sens de sa route.
    Tu nous expliques que 2015 serait déjà de l’archéologie. C’est commode. Sauf qu’en matière initiatique, les modifications de rituel, l’appauvrissement des cérémonies d’installation, l’effacement progressif de la transmission liée à la maîtrise installée, tout cela ne relève pas du détail administratif. Cela dit quelque chose d’une conception du pouvoir, de l’autorité et de la fidélité à la tradition.
    Quand, sous Rollet, la cérémonie secrète d’installation du Vénérable a été rabotée, avec la complicité de la loge de Maîtres Installés a été réduite, quand l’on a commencé à traiter comme poussière du passé ce qui structurait pourtant la continuité initiatique, il ne s’agissait pas de modernité. Il s’agissait déjà d’une amnésie organisée.
    Et voici qu’aujourd’hui, sous Pennes, après avoir tant exalté hier le Vénérable comme chef de l’Ordre, certains découvrent soudain les vertus d’une discrète gomme institutionnelle.
    La suppression toute récente de cette mention, votée comme un seul homme par le Souverain Grand Comité, en dit plus long que bien des discours. Ce qui était présenté naguère comme une évidence sacrée devient, du jour au lendemain, une formule embarrassante qu’il faudrait faire disparaître. Voilà une belle leçon de constance.
    Tu écris qu’il faut partir si l’on n’est pas content. C’est l’argument des gestionnaires, jamais celui des bâtisseurs. Un Frère digne de ce nom ne quitte pas nécessairement le chantier parce qu’il voit une fissure dans la pierre. Il la montre. Il la nomme. Il rappelle le plan. Il refuse qu’on fasse passer une dénaturation pour une adaptation.
    Rester fidèle à soi-même, dis-tu. Fort bien. Encore faut-il savoir à quoi l’on reste fidèle. À une tradition vivante ou à ses réécritures successives.
    À la transmission ou à sa liquidation en douceur. À l’esprit de l’Ordre ou à sa communication du moment.
    Alors non, ne regardons pas seulement dans le rétroviseur. Regardons aussi qui tient le volant, qui a changé les panneaux, qui a démonté les balises, et qui vient ensuite nous expliquer avec un grand sourire que la route n’a jamais bougé.
    Au fait, en maçonnerie, oublier délibérément d’où l’on vient n’a jamais été un signe de progrès. C’est souvent le premier symptôme du reniement.

  3. Cher Eugène on ne conduit pas une porsche en regardant dans le rétroviseur ! Nous sommes en 2026 et ce qui s’est peut-être passé en 2015 n’est plus d’actualité. La France du Marechal Pétain n’est plus celle d’aujourd’hui. Comme dans toutes obédiences si on ne n’est pas satisfait de ce qui s’y déroule il faut s’en aller et voir si l’herbe est plus verte ailleurs. L’important c’est de rester fidèle à soi-même…

  4. Joab’s tu es sûr que tu parles de la GLNF et non pas du régime de Kim il Sung ! Non le GM de cette obédience n’est pas le lieutenant de Dieu ( lieu-tenant) . Ses attribution sont définies et s’il venait à ne pas les respecter il y a une instance nommée Conseil National des Sages dont les membres sont élus par les FF et non nommés par le GM qui pourrait initier la procédure de sa destitution ! Je ne pense pas que cela existe dans d’autres obédiences majeures !

    • @ Coimbra.S
      Je seconde bien volontiers la remarque de Frère Joab’s.
      Car enfin, il ne s’agit pas d’une caricature de comptoir.
      La formule existe dans le débat public maçonnique.
      Le 23 septembre 2015, un commentaire de Frère Guillaume sur un blog reproduisait explicitement la phrase attribuée à Jean-Pierre Servel, renvoyant à son intervention de 2007 comme Grand Orateur, selon laquelle le Grand Maître serait « l’ultime Trait d’Union entre les hommes et Dieu ».
      À partir du moment où une telle phrase a pu être proférée, il devient assez malaisé de jouer les vierges effarouchées dès que l’on parle d’hypertrophie du pouvoir ou de sacralisation de la fonction.
      Quant aux contre-pouvoirs théoriques, ils sont toujours magnifiques sur le papier. Mais les faits, eux, ont la cruauté des chiffres. Le 18 septembre 2015, la GLNF annonçait elle-même que Jean-Pierre Servel, candidat à sa propre succession, avait recueilli 377 voix sur 382 suffrages exprimés, soit 98,69 %.
      Avec de tels scores, on ne parle plus seulement de confiance fraternelle.
      On entre dans cette vieille liturgie des quasi-plébiscites où l’institution finit par confondre obéissance, unanimisme et dévotion.
      Donc oui, c’est du vécu. Et même du vécu très documenté.

    • Coimbra, a la difference de ton propos railleur, je n’ai fait qu’evoquer des FAITS :
      – Le discours Servel clamant le GM « ultime lien … »
      – La reforme Servel consistant à accroitre le « Souverain Grand Comité » (tous composés de nommés )
      – les loges n’ayant aucune existence associative (contrairement aux « private lodges » de la GLUA) ni financiere.
      Que contestes tu, au juste ?

      • Serge stp ne rentre pas dans la discussion du « lien » tu vas devenir fou 😂😂 15 ans que l’on réponds et la redondance de cette folie pourrait t’atteindre 😱🤣🤣. 15 ans cela te laisse imaginer ce qu’il peut se passer malheureusement dans certains cerveaux, ça fait peur 😱

        • Il est vrai que depuis 15 ans, jamais la direction de la GLNF n’est revenue sur cette clameur gourouesque, ses militants zélés se limitant à conspuer, mépriser si ce n’est insulter ceux qui s’étonnent de cette perversion.

  5. On esquive souvent un aspect important en prétendant Glnf apolitique.
    En fait ce n’est pas ce que disent les principes de la GLNF. Mais que les discussions politiques (et religieuses) sont interdites…
    Lorsqu’on examine le fonctionnement de la Glnf, il est totalement arbitraire, oppressif, totalitaire vis à vis des membres et des loges.
    Et ces dérives ce sont encore aggravées après la « crise Stifani « de 2010, le GM dispose ainsi en AG d’une large majorité de courtisans (nommés et ayant juré « allégeance »), les loges n’ont aucune existence associative ni financière…
    On pourrait rappeler aussi que le GM se considère « ultime lien entre Dieu et les hommes «  et ce n’est pas juste un dérapage mais un discours officiel…
    Ce qui est donc interdit c’est de discuter son idéologie politique… et religieuse. Extrême-droite et dévotion judéo-chrétienne .
    C n’est pas de l’apolitisme mais de l’interdit de discuter, interroger…

  6. Bon… Des FF qui sont proches du RN à la GLNF… OK.
    Et ceux de la même tendance au GODF, on en parle ou c’est tabou ?
    Quand un parti représente 35% des Français et quand une obédience prétend représenter la population française, c’est que 35% de ses membres ont cette tendance…
    On ne devrait faire ni politique ni religion.
    La maçonnerie n’étant pas au dessus des lois, elle doit respecter la démocratie et la Constitution de notre pays. Si le choix républicain permet le vote RN, il convient de s’y plier…
    Combien de maçons RN au GODF à Perpignan ?
    Beaucoup, selon toutes vraisemblances…
    Je veux bien qu’on condamne le RN – que la république ne condamne pas, mais il faut alors condamner LFI… Si on ne le fait pas, on n’est pas crédible… 😁

    • Entierement d’accord. les serments ne parle pas de politique ou d’extreme droite (ça c’est l’histoire de la FM qui sait ce que l’on doit à l’ED pour notre ordre) mais des personnes ou groupes qui divisent ou avec des discours qui divisent. Donc oui. le RN ou Reconquete sont clairement concernés. Mais pas moins qu’LFI et je suis pourtant dans une obédience libérale. Tous les FF&SS apparaissant sur ces listes devraient être écartés sine die.

  7. Dans notre belle République Française , lors d’une élection , vous devez prendre au minimum 2 bulletins différents , passez obligatoirement par l’isoloir pour glisser votre bulletin dans l’enveloppe , avant de mettre votre vote dans l’urne…
    Pourquoi ?
    Votre vote doit être secret…pour vous protéger…pour ne pas être soumis à une contrainte…et vous exprimer librement !
    Je rajouterais que « à partir du vendredi minuit » , on ne doit plus essayer de vous influencer !

    Donc que le frère soit membre GLNF GODF GLDF etc… personne ne peut vérifier son vote…

  8. J’ai connu une loge où il y avait un haut responsable socialiste et un de l’ancien Front National qui lors des réunions maçonniques se faisaient les trois bises et partageaient les travaux sans aucune animosités réciproques !! Preuve qu’en Franc-Maconnerie lorsque la religion et la politique n’ont pas leurs places , les hommes ou les femmes peuvent se reconnaître en humanité, ce qui ne peut pas être dans le monde profane et malheureusement pas dans certaines obédiences !

  9. certaines obédiences ont le fantasme du peril brun ou autre qualificatif du type fasciste . à force de communiquer sur le non à l’extrême droite l’ensemble des francs maçons toutes obédiences confondues se fait mal voir par 35 % des électeurs qui ne sont pas tous des abrutis ….Voila que la gauchosphere via ses délires s’attribue le monopole du bien..et trouve le coupable idéal aux maux de notre société ..

  10. du moment qu’on ne parle pas politique en loge, … de toutes façons le parrainage finit bien par rassembler des gens assez proches, non ?

  11. ce sujet complexe mérite de plus amples développements; ne soyons pas trop idéalistes les franc maçons sont des humains et par conséquent ont les limites des humains; à mon sens du moment que nous laissons les métaux à la porte du temple cela devrait suffire; cela dit deux éléments à porter à votre connaissance: une enquête interne de la gldf donnait environ 4% des frères se déclarant … »antisémites » (sic), autre fait récent: dans une obédience de taille moyenne un frère tenant des propos antisémites devant deux frères juifs a été radié sur-le-champ…au delà de ces faits graves, je pense qu’une loge est poreuse et ne peut faire que répercuter hélàs les fractures de notre société très préoccupantes; l’essentiel est de se montrer vigilant en loge…

    • « Ne soyons pas trop idéaliste , dis tu » . La messe est donc dite pour toi. Quand une loge ou un Frère véhicule des valeurs totalement opposées aux nôtres, on ne peut se contenter de ce genre de propos qui laissent la porte ouverte à toutes les dérives et ignominies. A quoi sert alors d ‘être maçon, de prêter serment et d’exiger des autres l’adhésion à ces valeurs si c’est pour les balayer d’un revers de main. Un peu facile de pratiquer ainsi l’exemplarité. S’il est vrai qu’ une loge ne peut « tout filtrer », elle dispose néanmoins d ‘outils propres à limiter « la casse » et visiblement ces outils ont été mis de coté dans cette loge dont nombre de Frères partagent semble t il des idées extrémistes ( gauche ou droite peu importe) contraires à notre ordre. A la GLNF de faire le ménage et vite!. Nous attendons des décisions et prises de position claires et nettes de la part de nos instances provinciales et nationales et non l’habituelle politique de l’autruche qui nous fait honte. TRGM Y. Pen∴ et TRF L; Chr∴, à vous de nous éclairer! A défaut chacun en conscience prendra ses décisions. Pour notre part nous voguerions vers des cieux plus sains sans aucune hésitation

  12. J’ai quitté la GLNF en 2011 suite à l’affaire du Grand maître de l’époque. J’étais dans une loge de Pisan où justement le milieu policier était bien représenté. Cet article est donc sans surprise. Initié dans cette obédience, je ne savais pas ce qui se passait ailleurs mais j’ai beaucoup visité et pu comparer. Les tenues étaient en général expédiées au plus vite. Il n’y avait quasiment jamais de présentation de planche; les travaux consistaient uniquement à lire les décrets du GM et à répartir des titres pompeux, reflets d’egos très parisiens. Nous passions rapidement aux agapes où les travaux de table consistaient à se répartir les bonnes affaires entre gérants de société. J’ai découvert enfin la FM en rejoignant la GLDF en 2012. A l’époque, le triangle de l’agape à Pisan était de 26 euros; en 2026, il est de 9 euros dans ma loge actuelle. Tout dans cette obédience était business et réseau. A fuir !

    • @Ramsay… Ce qui est bien c’est de constater la grandeur de connaissance et de hauteur de certains. Il y a 1500 loges à la GLNF et 34000 frères et lire ce que je viens de lire, me permet de ne surtout pas répondre en fait, tellement c’est ridicule, c’est bien de connaître l’ensemble des travaux fournis par ces 1500 loges … 😅

  13. C’est bien beau tout ça, mais pourquoi ne pas parler du GODF ou une grande majorité de « frères  » se revendiquent ouvertement « de gauche » et ou certaines loges sont de véritables officines politiques composées quasi exclusivement d’élus de gauche quîparlent d’appartenance à la « famille »…
    Un ancien de la Glnf et du Godf, actuellement membre de la Gldf .

  14. Un pseudo n’est pas seulement un paravent destiné à protéger l’individu social de la malignité de ses contemporains. Il ne peut non plus être réduit à une lâche dissimulation, même si ces raisons d’être ne sont pas contestables. Ceux d’entre nous qui sont en activité savent combien il est indispensable d’être prudent dans sa vie quotidienne.
    Mais un pseudo peut aussi avoir une toute autre signification, plus conforme à la démarche initiatique. Plus juste que le nom imposé par la naissance, il devient le nom choisi, celui sous lequel l’initié peut transmettre un message qu’il faudra dévoiler. Il peut aussi correspondre à l’état d’âme ou à la mission du moment. Rappelons-nous « Palingenius » ou « le sphinx » qui furent un temps les noms de René Guénon avant qu’il ne devienne « Abd el-Wahid Yahia », Jean, serviteur de l’Unique.
    Comme on dit chez nous, « recherchons l’idée sous le symbole ».

  15. Cet article mêle les propos justes et ce qui ressemble à de l’insinuation.
    La seule question qui vaille est : « font-ils de la politique en Loge ? » Si non, il n’y a rien à redire. Si oui, c’est condamnable.
    Bien sûr, on s’attend à ce que l’engagement maçonnique se traduise dans l’éthique personnelle de l’individu et colore ses choix politiques, mais une obédience n’est pas une instance de police de la pensée. Chacun est confié à la souveraineté de sa conscience, sans qu’aucun contrôle sur le vote ne soit effectué. L’obédience n’a pas à effectuer des jugements de nature politique tant que le membre reste fidèle aux lois.
    La GLNF a répondu au journal que « nous évitons que nos membres, qui ont les mêmes opinions politiques ou qui sont de la même profession, se regroupent au sein d’une même loge ». C’est la seule politique souhaitable.
    Il y a bien des membres du Grand Orient qui sont membres du Parti Socialiste et cela ne choque personne. Qu’il y ait des sympathisants du RN à la GLNF n’a rien de surprenant, ni de choquant. C’est le cas de plus d’un français sur trois. Le surprenant serait qu’il n’y en ait pas. Il y en a bien dans les syndicats y compris à la CGT et à la CFDT.
    Ce que cet article semblerait insinuer c’est qu’une obédience devrait être une instance de censure politique. Ce qui est contraire aux principes maçonniques. Si une obédience commence à faire de la politique, elle devient un « parti politique secret » ce qui engendre de l’anti-maçonnisme.
    L’époque est à la fois aux divisions et à la censure. La seconde n’est pas un remède efficace aux premières. Dans les deux cas, cela devrait être regretté par les obédiences qui ont la tolérance pour vertu.

    • Ce qui est choquant c’est qu un franc maçon porte des valeurs contraires à l’idéal maçonnique de fraternité, de respect de la différence, qu’elle soit sociale ethnique ou religieuse. On peut pas dire que le Front national porte ses valeurs…

    • Ce qui n’est pas de l’insinuation , c’est que la Franc-maçonnerie est porteuse de valeurs telles que l’humanisme et la fraternité
      En conséquence Des personnes qui adhérent à des idées xénophobes ou racistes , et pratiquent la préférence nationale , n’ont rien à faire en Franc-maçonnerie
      Peu importe le parti
      Tirez-en les conclusions que vous voulez , l’ambiguïté a ses limites

      • Je suis tout à fait d’accord pour dire que l’humanisme (= participation de l’Homme à la définition de sa finalité), la fraternité, le respect de la différence et le refus du racisme sont des valeurs maçonniques.
        Rien ne prouve de façon certaine que « la préférence nationale », quel que soit le sens que lui donne réellement le RN, viole ces principes. Affirmer que le RN, parti politique légal, ne respecte pas ces valeurs n’est pas une constatation objective, mais un jugement de nature politique. Si une obédience reprend ces idées, elle viole ipso facto les constitutions d’Anderson (= « aucune brouille ou querelle privée ne passe le seuil de la Loge, et moins encore aucune querelle sur la Religion, les Nations ou la Politique de l’État »).
        Une obédience n’est pas là pour faire la morale à ses membres, mais pour les aider à développer leur éthique. Si elle se lance dans le « contrôle de conformité » elle devient un lieu de flicage comme malheureusement le GODF de nos jours. Je rappelle que la GL de Londres et Westminster acceptait les catholiques à une époque où ceux-ci n’avaient aucun droits politiques. Je rappelle qui si une telle intolérance avait été appliquée par le GODF durant le 19ème siècle, jamais la majorité, anticléricale, républicaine, radicale et socialiste, qu’il a connu n’aurait vu le jour.
        Je me répète : une obédience maçonnique n’est pas un parti politique, si elle se lance dans cette activité, elle nourrit l’antimaçonnisme et la condamnation de son « secret/discrétion » qui n’aurait pas sa place dans une République (cf l’argument du duc d’Orléans lors de son reniement : « il ne doit plus y avoir de mystères, ni aucune assemblée secrète dans une République »).

  16. les journaux cités en références, justement n’en sont pas! faire monter la rumeur est d’avantage leur profit! donc à qui profite le crime? si des FF du PACA ont des preuves, qu’ils aient le courage de donner des noms !! et non de se confondre aux « journaleux » !mais déjà, ça arrange même, certaines S:. qui ronge leur « os » sur la GLNF !
    syndrome de la régularité, ou complexe. La pierre est dure à polir, quand on regarde autre part!

  17. Je me marre . La morale faut la pratiquer , pas la faire aux autres … demandez à  » l’huma  » journal communiste de nous écrire un papier sur l’entrisme islamiste et lf iste .
    En tout cas ça prouve que le RN s’il arrivait au pouvoir ne fermerait pas les loges maçonniques.
    Toutes ces histoires journalistiques ne servent qu’à nous diviser . Faisons un pas de côté et ne prenons pas tout pour argent comptant.

  18. Tout ceci ne sent pas bon et réclame une suite. Si les obédiences ne peuvent faire la police face à l’entrisme des extrêmes alors l’avenir de la FM me paraît bien sombre.
    Pour mémoire le GODF a mis fin à l’appartenance du trotstkyste responsable de la libre pensée avant d’être submergé par un entrisme extrémiste qui a tué cette belle organisation qu’était la LP devenue une officine de quelques milliers de membres.
    Je précise que j’interviens dans ces commentaires sous mon vrai nom…

  19. Peu importe les convictions politiques. On peut être de droite et humaniste. Il n’appartient pas à la gauche. Je ne vois aucun inconvénient à initier un profane souverainiste et patriote. En revanche, pas de politique dans le Temple

    • souverainiste et patriote certes mais pas raciste et xéonophobe. Les adeptes ou membres du FN ou RN sont génétiquement racistes et partisans du suprémacisme blanc et colonial

  20. Je n’ai jamais compris l’anonymat de parole sur un site qui se dit spécialiste en FM. Chacun comme en Loge devrait parler clairement et en toute liberté respectueuse comme en Loge.
    Est ce ces sites ou les réseaux asociaux qui doivent imprégner la FM ou la FM qui doit imprégner ces réseaux profanes? La parole en Loge ne doit elle pas faire évoluer soi et l’autre et cet anonymat est il positif pour la vision assumée d’un FM? 460 FM devrait s’il est représentatif de la FM supprimer l’anonymat pour être en phase avec ce qu’il DOIT ÊTRE et surtout ce qu’il dit être…

    • je revendique mon anonymat; il me permet de m’exprimer sans ce devoir d réserve que nous avons quand nous remplissons certaines fonctions par ce biais je peu intervenir à titre privé.
      pour moi c’est une illusion de croire que l’on peut tout dire en loge.

    • Vous avez raison. J’étais pédiatre et appartenais à un forum de pédiatres. Pour intervenir il fallait absolument le faire sous son nom et sa ville d’exercice.
      Eh bien je vous garantis que je n’ai jamais plus rencontré de forum aux propos modérés et pondérés, ou au moins clairement argumentés, ailleurs, et cela même si parfois des échanges étaient assez sévères et contradictoires (par exemple on s’et écharpé sur l’homéopathie et la détermination de l’âge des « mineurs » isolés.)
      Les arguments de Castor3 me semblent des faux-fuyants.

  21. L’affaire de la loge Abbé Suger, ce n’est pas seulement une histoire parisienne. Il ne faudrait pas que l’arbre de Paris cache toute la pinède. Parce qu’en PACA aussi, et surtout du côté de Nice, ça mérite qu’on ouvre les fenêtres. Et pas qu’un peu.
    Il n’y a pas qu’à Paris que certains milieux maçonniques semblent fricoter avec l’extrême droite. Chez nous aussi, dans le Sud, on voit bien certaines proximités, certains petits arrangements, certaines fréquentations de francs-maçons très proches d’Éric Ciotti. Et là, il ne faut pas nous raconter que tout cela relève seulement du hasard, du folklore local ou du simple voisinage politique.
    Il faut arrêter de tourner autour du pot. Le parti d’Éric Ciotti, l’UDR, a bien été rangé dans le bloc de l’extrême droite pour les municipales de 2026, et ce classement a été confirmé par le Conseil d’État. Alors quand des francs-maçons viennent nous parler de Tradition, de régularité, d’honneur initiatique, de spiritualité et de Lumière, tout en trouvant normal de marcher main dans la main avec ce petit monde-là, il y a comme une grosse ombre sur le pavé mosaïque.
    La franc-maçonnerie n’est pas faite pour servir de salon discret aux ambitions locales, aux réseaux d’influence et aux cuisines électorales. Le Temple n’est pas une arrière-salle de permanence politique. Quand certains confondent le maillet avec un carnet d’adresses, et la fraternité avec le copinage partisan, alors il ne faut pas s’étonner que la Lumière baisse.
    À Paris, la loge Abbé Suger fait du bruit. Mais à Nice et en PACA, il serait peut-être temps aussi de regarder ce qui se passe sous le tablier. Parce que, comme on dit chez nous, quand ça sent le roussi, ce n’est pas toujours la socca qui brûle.

  22. chers amis.es de 450, merci pour votre éclairage. Et vivement la suite sur cette  »belle » affaire.
    La GLNF prise les mains dans le pot de confiot !
    Ces donneurs de leçons du genre on est les seuls réguliers, et cetera.

  23. Il est des silences qui ne relèvent plus de la prudence, mais d’une défaillance. Dans l’affaire de la loge « Abbé Suger », la Grande Loge Nationale Française ne se contente plus d’observer une réserve traditionnelle. Elle s’enferme dans une forme d’aveuglement stratégique.
    Car enfin, à quoi sert une communication institutionnelle si elle disparaît précisément lorsque l’institution est interrogée ?
    À quoi bon revendiquer la maîtrise des outils contemporains (RS, IA, etc.) si ceux-ci restent muets lorsque le récit se construit ailleurs, souvent contre vous ?
    La question vaut tout particulièrement pour Alain Brau, communicant visible de la GLNF, Assistant Grand Maître d’Honneur, actuel Grand Inspecteur en charge des réseaux sociaux et membre de la Commission Communication. Lui qui rappelait avoir engagé dès 2008 une démarche personnelle de communication, notamment sur les réseaux sociaux, puis l’avoir inscrite à partir de 2012 dans un cadre officiel avec l’accord des Grands Maîtres successifs, semble aujourd’hui s’être perdu dans les brumes évanescentes d’un silence très peu opératif.
    Omniprésent quand il s’agit d’occuper l’espace numérique, beaucoup plus discret lorsque l’institution aurait besoin d’une parole claire, ferme et intelligible.
    Le problème n’est donc pas seulement médiatique. Il est symbolique. Une obédience qui affirme son exigence initiatique ne peut se contenter d’un retrait lorsque surgissent des questions touchant à son image, à ses valeurs et à ses frontières. Le silence, ici, n’élève rien. Il laisse prospérer le doute.
    Dans cet espace déserté, d’autres voix s’engouffrent. La presse, les réseaux, les adversaires de toujours. Faute d’une parole structurée et assumée, c’est une identité entière qui se trouve redessinée de l’extérieur.
    Certains répondront que la franc-maçonnerie ne fait pas de politique. Sans doute. Mais elle ne peut ignorer que des engagements profanes, lorsqu’ils deviennent visibles et collectifs, produisent des effets qui dépassent l’individu. Refuser de le voir, c’est confondre discrétion et déni.
    À trop vouloir préserver une façade de sérénité, la GLNF finit par donner l’image inverse. Non celle d’une institution au-dessus des turbulences, mais celle d’une structure incapable de nommer ce qui la traverse.
    Et dans ce décalage, ce n’est pas seulement une communication qui échoue. C’est une crédibilité qui se fissure.

    • 🤣🤣🤣 Pour faire simple… Alain BRAU ne s’est pas perdu dans la brume… Rassurez vous… Seulement il n’est pas à vos ordres, encore moins au petit pseudo qui se cache et qui n’assume pas… et il répondra quand il en aura envie… Pour l’instant on vous laisse suputer, imaginer, discuter, tourner en rond, et si je le décide je parlerais 🤣🤣, ce qui est sûr c’est que mon propos n’aura jamais de position politique, car je ne suis pas dans la tête des frères, la lecture des commentaires va être très sympathique.

    • Intéressante, la leçon donnée par ZZ (non pas Zinedine Zidane) qui n’a pas lu l’article de L’Humanité. Le journaliste a bien interrogé la GLNF, qui lui a répondu. C’est, de mémoire, à la fin de l’article. Mais c’est tellement plus sympa de « tirer sur le pianiste » sous pseudo…n’est pas journaliste qui il veut…

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Erwan Le Bihan
Erwan Le Bihan
Né à Quimper, Erwan Le Bihan, louveteau, a reçu la lumière à l’âge de 18 ans. Il maçonne au Rite Français selon le Régulateur du Maçon « 1801 ». Féru d’histoire, il s’intéresse notamment à l’étude des symboles et des rituels maçonniques.

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