Notre envoyé spécial s’est rendu dans la maison de retraite des très anciens Grands Maîtres

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Un établissement discret baptisé avec un sens de l’humour involontaire : « L’Orient bientôt Éternel ».

Comme chacun l’apprend très vite en Loge, en Franc-maçonnerie la valeur ne se bonifie pas toujours avec le nombre des années… ni avec les grades et moins encore avec les fonctions. Il y a cependant des Apprentis lumineux et des Grands Officiers admirables, c’est vrai. Mais il y a aussi l’exact contraire. Et nous les avons retrouvés. Nous avons infiltré ce sanctuaire secret où viennent finir (ou prolonger) leur carrière ceux qui ont mal tourné. Autant vous le dire tout de suite : ce n’est pas plus glorieux qu’en Loge. C’est même pire.

Dès qu’ils sont deux, ils critiquent le troisième. Dès qu’ils sont trois, ils s’en prennent au quatrième. Et quand ils sont quatre… ils forment une commission pour étudier le cas du cinquième.

La fraternité y est particulièrement vivace : on y parle beaucoup d’amour universel… surtout pour mieux démolir le frère ou la soeur d’à côté. Heureusement qu’ils ont été placés dans un endroit isolé loin du monde.

Nous ne divulguerons pas l’adresse : ce serait criminel de contaminer les Apprentis et les Compagnons encore pleins d’illusions. Certains pourraient perdre définitivement la foi.

La plus grande surprise de cette enquête ? Les anciennes Grandes Maîtresses sont nettement pires que leurs homologues masculins.

Plus vives, plus mordantes, plus expertes dans l’art de l’assassinat à fleuret moucheté. L’orgueil n’a pas de sexe, mais chez certaines anciennes grandes maîtresses, il semble avoir suivi une formation accélérée et survitaminée.

Pour certains Grands Maîtres du passé, le tablier fut un tremplin vers la Sagesse et la Fraternité. Pour d’autres, ce fut un vulgaire tobogan de l’orgueil, pour stimuler leur vanité, leur soif de pouvoir et tous les vices qui n’ont même pas eu la décence de rester enfermés dans les tombeaux symboliques.

Ici, les tabliers on les porte encore fièrement, tachés de café et de regrets, par-dessus le pyjama.

Bienvenue à « L’Orient bientôt Éternel », où l’on vient mourir… avec dignité, bien sûr. Et surtout, en ayant toujours raison contre le monde.

Note de la rédaction : ne cherchez pas l’adresse de « L’Orient bientôt Éternel », cet article est une pure fiction et aucun Grand Maître ne ressemble à ce cliché ci-dessus, sinon cela se saurait.

2 Commentaires

  1. « Ce n’est pas pour dire du mal, mais… »
    On regarde plus facilement le chaume de blé dans l’œil de sa Sœur ou son Frère que l’équerre plantée dans le sien.
    Merci pour ce rappel humoristique à la sagesse et à l’humilité.
    Heureusement, ce texte est une pure fiction, nullement basée sur des faits réels, et aucun animal n’a été blessé pendant sa rédaction.

    Bonnes vacances maç:. et à l’année prochaine pour de nouvelles aventures 🤩

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Alexandre Jones
Alexandre Jones
Passionné par l'Histoire, la Littérature, le Cinéma et, bien entendu, la Franc-maçonnerie, j'ai à cœur de partager mes passions. Mon objectif est de provoquer le débat, d'éveiller les esprits et de stimuler la curiosité intellectuelle. Je m'emploie à créer des espaces de discussion enrichissants où chacun peut explorer de nouvelles idées et perspectives, pour le plaisir et l'éducation de tous. À travers ces échanges, je cherche à développer une communauté où le savoir se transmet et se construit collectivement.

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