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Le livre blanc sur « La fin de vie » de la Grande Loge de France

Le jeudi 11 janvier 2024, la Grande Loge de France mettait gracieusement à disposition de tous son libre blanc La fin de vie-Pour un humanisme engagé. Ce travail est le fruit de la réflexion menée par les Frères de la Grande Loge de France sur la fin de vie, dans le cadre des « Questions à l’Étude des Loges ».

Tout d’abord, qu’est-ce qu’un livre blanc ?

Il s’agit d’un document officiel publié par une instance afin d’informer le public ou ses membres sur une politique, une pratique ou un problème spécifique, généralement utilisé pour présenter des informations, des politiques ou des approches, et pour guider ou influencer les décisions et les politiques. Un livre blanc est souvent perçu comme faisant autorité dans leur domaine, car ils sont généralement bien documentés et basés sur des recherches approfondies.

Le livre blanc de la Grande Loge de France (GLDF)

Cet ouvrage intitulé La fin de vie-Pour un humanisme engagé est une publication importante de la Grande Loge de France (GLDF). Ce document est le résultat d’une réflexion collective menée par les membres de la Grande Loge sur la thématique de la fin de vie, dans le cadre des « Questions à l’Étude des Loges ». Ce travail a été initié en décembre 2022 et a suscité une participation notable, avec plus de 42 % des Loges de la GLDF contribuant au sujet.

Le livre blanc aborde des questions essentielles relatives à la fin de vie, une préoccupation universelle et d’actualité, d’autant plus depuis la pandémie de Covid-19. Il explore cette thématique sous différents angles, y compris les aspects éthiques, sociaux, technologiques, médicaux et spirituels. La GLDF, en s’engageant dans cette démarche, met en lumière son rôle d’acteur dans la société et son engagement envers les questions humanistes.

Ce document, qui est une synthèse des travaux et réflexions des membres de la GLDF sur ce sujet, a été partagé non seulement au sein de l’obédience mais aussi avec les pouvoirs publics, y compris les membres de la Commission des Affaires sociales. Il reflète l’approche humaniste de la GLDF et son désir de contribuer à la réflexion sociétale sur des sujets d’importance majeure.

Nous vous invitons à prendre connaissance de la préface du Grand Maître Thierry Zaveroni.

« Héritière des Loges de 1728, restructurée en 1743, 1822 et 1894, la Grande Loge de France (GLDF) est une obédience maçonnique de 31 000 membres qui se réunissent dans 935 Loges, réparties dans l’Hexagone, les Outre-mer et à l’étranger.

Thierry Zaveroni, Grand Maître de la Grande Loge de France ©GLDF

La Grande Loge de France se veut le pôle de référence d’une franc-maçonnerie de Tradition qui s’appuie sur une démarche spirituelle et humaniste. À cet effet, les francs‑maçons travaillent à l’amélioration constante de la condition humaine, tant sur le plan spirituel et intellectuel que sur le plan du bien‑être matériel. Ils recherchent la conciliation des contraires et veulent unir les hommes, dans le respect de la personnalité de chacun, dans la pratique d’une morale universelle. Ils sont des citoyens éclairés qui s’efforcent de rendre leur existence compatible avec les impératifs de leur conscience.

Conformément à la tradition maçonnique séculaire qu’elle entend perpétuer, la Grande Loge de France invite ses membres à prolonger, au-dehors et de manière concrète, l’œuvre de réflexion qu’elle suscite dans ses Loges et ses Commissions.

Depuis de nombreuses années, sensibilisés par des actions menées dans le domaine du soin, de la santé et de la bioéthique, par l’un de ses anciens Grands Maîtres, Pierre Simon (1925-2008), gynécologue de profession, les membres de la Grande Loge de France se sentent concernés par les enjeux éthiques et politiques liés aux évolutions sociales, technologiques et médicales de notre société. Nombre d’entre eux ont participé aux réflexions suscitées par des lois de bioéthique et par leurs révisions successives, notamment la loi Claeys-Leonetti.

e sujet de « la fin de vie » est commun à tous les humains, conscients de leur finitude. Réfléchir sur ce sujet, pour les francs‑maçons, c’est se poser cette question : nous qui avons vécu la mort initiatique, nous qui sommes morts à la vie profane pour renaître en initiés, ne sommes-nous pas capables de témoigner de notre expérience initiatique et de contribuer à la réflexion sur la « véritable » fin de vie ?

Le thème de la mort est le premier qui s’offre dans le cabinet de réflexion où nous sommes placés dans l’attente d’une cérémonie initiatique essentielle : « Que ferais-tu et que penserais-tu si ta dernière heure était venue ? » Et la réflexion sur la mort poursuivra le nouvel initié tout au long de sa progression au côté du thème de la vie qui lui est consubstantiel.

S’interroger collectivement sur « la fin de vie » est donc parfaitement légitime au regard de notre démarche

S’interroger collectivement sur « la fin de vie » est donc parfaitement légitime au regard de notre démarche, car cette question ne concerne pas que l’aspect sociétal, mais elle offre une perspective largement ouverte sur la spiritualité. « Que philosopher, c’est apprendre à mourir » (Montaigne, Les Essais, livre 1, chapitre 19).

Nous avons donc lancé, au mois de décembre 2022, un grand chantier de réflexion sur la fin de vie dans le cadre des « Questions à l’Étude des Loges », lesquelles ont permis aux membres de notre obédience, mais seulement s’ils le souhaitaient, de réfléchir et de travailler sur un sujet contemporain particulièrement préoccupant.

Si la question de « la fin de vie » est au cœur de l’actualité, plus prégnante encore depuis l’épidémie de la Covid-19, notre société s’interroge aujourd’hui manifestement sur le bien mourir et les moyens à mettre en œuvre pour y parvenir.

Mais cette question est aussi et avant tout anthropologique, soumise parfois, et c’est bien légitime, à des convictions religieuses et politiques qui rendent ce débat complexe, d’où une vigilance et un discernement nécessaires pour l’aborder.

Nous avons veillé à cela, dans le respect de nos valeurs et de la démarche initiatique que nous avons engagée, avec à l’esprit cette pensée que Spinoza avait exprimée dans son Éthique : « Un homme libre ne pense à aucune chose moins qu’à la mort, et sa sagesse est une méditation non de la mort mais de la vie. »

Nous pouvons nous féliciter que 42 % de nos Loges ont répondu aux trois questions proposées sur ce thème de « la fin de vie ». Le fruit de toutes ces réflexions est désormais accessible dans ce livre blanc.

Il est l’expression publique de la pensée de nos Loges et apporte à la fois des idées concrètes sur cette problématique tout en répondant à un sujet dont la dimension doit rester humaniste avant d’être et de s’inscrire dans un acte politique.

Enfin, ce livre blanc démontre que la pensée et l’action sont, pour le franc‑maçon de la Grande Loge de France, intrinsèquement liées. Car sans cette vie de l’esprit, nous ne pouvons entrer dans cette vita activa évoquée par Hannah Arendt (Condition de l’homme moderne), c’est-à-dire une action qui a vocation à se manifester dans le domaine public, et à y laisser une trace. »

[NDLR : Pour mémoire, la Grande Loge de France (GLDF) compte parmi les cinq grandes obédiences françaises reconnues par les instances de la République. Elle qui se définit par une approche traditionnelle et spiritualiste de la franc-maçonnerie et s’inscrit dans une démarche initiatique et humaniste, visant l’amélioration constante de la condition humaine, tant sur le plan spirituel et intellectuel que sur le plan du bien-être matériel. La GLDF met l’accent sur la recherche de la conciliation des contraires et l’union des hommes dans le respect de leur personnalité individuelle, pratiquant une morale universelle.

Grande Loge de France (GLDF), rue Louis Puteaux, Paris 17e arr.
Grande Loge de France (GLDF), rue Louis Puteaux, Paris 17e arr.

Historiquement, la GLDF a été influencée par des courants chevaleresques et les hauts grades maçonniques développés en France au XVIIIe siècle. Elle travaille principalement les trois premiers degrés du Rite Écossais Ancien et Accepté, un rite caractérisé par sa dimension spirituelle. Ses principes fondamentaux incluent l’invocation au Grand Architecte de l’Univers, la présence en loge des Trois Grandes Lumières (la Bible, le compas et l’équerre), l’indépendance vis-à-vis d’autres structures maçonniques, et l’approche progressive et spirituelle du processus initiatique.

La Grande Loge de France est également active au-delà des frontières françaises, ayant des loges dans plusieurs pays du monde. Elle se définit par ses Constitutions et Règlements Généraux qui s’appliquent à tous ses membres, et est gouvernée par un Conseil Fédéral de 33 membres élus par les représentants de ses loges lors de son Assemblée Générale annuelle.

La fin de vie-Pour un humanisme engagé est accessible en téléchargement sur le site officiel de la Grande Loge de France. C’est ICI.]

« Mémoire(s) confisquée(s), mémoire(s) retrouvée(s) : les « sociétés secrètes » à l’épreuve de la Seconde Guerre mondiale », le séminaire au GODF

Il s’agit d’un séminaire de recherche du projet Saisir et transmettre les archives courantes des ennemis idéologiques (STACEI) organisé sous l’égide de l’Institut d’histoire du temps présent (UMR 8244, CNRS-Université Paris 8) en association avec le musée de la franc-maçonnerie et la bibliothèque du Grand Orient de France (GODF).

Le séminaire se tiendra, à raison de deux séances mensuelles, le mardi, de 18h-20h, à la bibliothèque du GODF, à Paris.

Pour des raisons de place limitée, de sécurité du bâtiment et de gestion de la visio-conférence, nous demandons aux participants de bien vouloir s’inscrire, avant le 15 février 2024, en cliquant sur le lien « Accéder aux réservations ».

Pour les participants désirant suivre le séminaire en visioconférence, nous vous remercions de vous inscrire en cliquant ici. (un e-mail précisant les modalités de connexion leur sera adressé dans la semaine précédant la première séance).

Séances :

– Mardi 5 mars 2024 Séance introductive

« Archiver, ficher, contrôler : le service des sociétés secrètes (1941-1944). Présentation du service des sociétés secrètes et du projet STACEI. »

Emmanuel Kreis

Aurore Duvoisin (Archiviste, Grand Orient de France et doctorante en Histoire, IHTP-Université Paris 8) et Emmanuel Kreis (Historien, IHTP-LabEx Les passés dans le présent)

– Mardi 19 mars 2024

« Le procès du service des sociétés secrètes dans les fonds des Archives nationales. » Présentation par le département de la Justice et de l’Intérieur des Archives nationales

– Mardi 2 avril 2024

« Des archives à la provenance inconnue : les fonds du service des sociétés secrètes et du service des associations dissoutes du Grand Orient de France. » Aurore Duvoisin (Achiviste, Grand Orient de France et doctorante en Histoire, IHTP-Université Paris 8)

– Mardi 23 avril 2024

« Pétain et les francs-maçons. » Projection du documentaire et discussion avec Laurent Joly (Directeur de recherche CNRS, CRH-EHESS)

– Mardi 7 mai 2024

« Le service des sociétés secrètes au travers des fonds maçonniques et institutionnels de la Bibliothèque nationale de France. » Anne Leblay-Kinoshita (Cheffe de la mission pour la gestion de la production documentaire et des archives, BnF) et Emmanuel Kreis (Historien, IHTP-LabEx Les passés dans le présent)

– Mardi 21 mai 2024

« La Franc-maçonnerie sous l’occupation : faire l’histoire de la répression antimaçonnique 1940-1944. » Discussion autour de son ouvrage avec André Combes (Agrégé d’Histoire)

[NDLR : Quel beau et bon moment de culture et d’histoire que ce séminaire de recherche du projet STACEI, organisé sous l’égide de l’Institut d’histoire du temps présent (IHTP) en association avec le musée de la franc-maçonnerie (Musée de France) et la bibliothèque du Grand Orient de France, représente une initiative remarquable pour explorer et discuter des archives courantes des ennemis idéologiques, en particulier dans le contexte de la franc-maçonnerie. En présentiel à la bibliothèque du Grand Orient de France, à Paris, ou en distanciel, deux séances mensuelles, le mardi, de 18h à 20h, sont proposées.

Concernant André Combes, historien et auteur aux Éditions du Rocher en 2013 de La Franc-Maçonnerie sous l’Occupation- Persécution et résistance (1939-1945), l’un des tous meilleurs spécialistes du sujet intervenant le 24 mai prochain, nous gardons de sa conférence « La lutte contre les francs-maçons : des lois antimaçonniques au service des sociétés secrètes et autres officines » donnée aux Archives Nationales le 7 février 2015 à Paris dans le cadre de la remarquable exposition sur « La Collaboration (1940-1945) » à l’occasion des commémorations du 70e anniversaire de la libération de la France et de la victoire contre le nazisme, un magnifique souvenir.

Ce séminaire propose une exploration profonde et variée des aspects historiques et archivistiques de la franc-maçonnerie, en particulier durant des périodes de répression. Il offre une occasion unique pour les chercheurs, historiens, et intéressés de plonger dans des discussions enrichissantes et des analyses approfondies sur ces sujets.

Cet événement s’inscrit dans le cadre des activités du GODF qui vise à promouvoir la recherche et la réflexion autour de thèmes historiques et contemporains, en lien avec les valeurs maçonniques. Par le biais de tels séminaires, le GODF cherche à approfondir la compréhension de son histoire et de son rôle dans la société, notamment pendant des périodes cruciales telles que la Seconde Guerre mondiale, où les sociétés secrètes, y compris les organisations maçonniques, ont été soumises à des épreuves sévères.

Pour nous, cette initiative est en accord avec les principes du GODF qui incluent la défense de l’idéal républicain, la promotion des valeurs de la démocratie, la laïcité, la solidarité, et la dignité humaine. Le GODF s’engage également dans la diffusion d’une culture de la mémoire et du devoir de mémoire, particulièrement en ce qui concerne les périodes historiques marquantes.

Une belle façon aussi de remettre Marianne au milieu du village !]

14/02/24 : « D’Albert le Grand aux Grands et Petits Albert : du savant et des magiciens » par le Groupe Île-de-France de Mythologie Française

Vous êtes cordialement invité à assister à la conférence publique et gratuite de Karin Ueltschi-Couchinoux, Professeur de langue et de littérature du Moyen-Âge à l’Université de Reims, sur « D’Albert le Grand aux Grands et Petits Albert : du savant et des magiciens ».

La présentation

À partir du XIIe siècle, l’attitude face au savoir (à la science et la connaissance…) devient le siège d’interrogations passionnées et parfois fatales ; ainsi, Virgile, le grand poète au savoir universel tourne sorcier, tandis qu’une rumeur attribue à Albert le Grand, immense savant et maître de saint Thomas d’Aquin, de son vivant encore, la paternité d’une manière de grimoire, toujours en circulation aujourd’hui sous deux formats : le Grand et le Petit Albert.

C’est que la polarisation tranchée permettant de séparer culture cléricale et techniques empiriques connaît alors une remise en question, la spéculation théorique de certains universitaires venant occasionnellement se frotter aux spécialisations des illettrés, artisans, paysans, femmes.

Nous allons retracer cette histoire passionnante qui parle d’hommes savants, de grandes inquiétudes, enfin, du manque de moyens de distinguer le possible de l’impossible, le naturel du surnaturel, enfin, la science de la magie.

Karin Ueltschi-Couchinoux.

Karin Ueltschi-Courchinoux, Professeur à l’Université de Reims. ​

Ses travaux portent sur l’histoire de la langue française ; l’articulation entre héritages chrétiens et préchrétiens ; la mythologie comparée ; enfin, le rapport entre traditions orales et savantes.

Elle a créé, en septembre 2018, un Séminaire dans le cadre du laboratoire CRIMEL (EA 3311, Université de Reims) ,« Grandes et Petites Mythologies ». Quelques publications avec la conférence :

Savoir des hommes, Sagesse des femmes. Savants ou magiciens, matrones ou sorcières, Paris, Imago, 2024.

La Mesnie Hellequin en conte et en rime. Mémoire mythique et poétique de la recomposition, Paris, Champion, 2008.

La main coupée.  Métonymie et mémoire mythique, Paris, Champion, 2010.

Le Pied qui cloche ou le lignage des boiteux, Paris, Champion, 2011.

Grandes et Petites mythologies 1. Monts et abîmes : des dieux et des hommes, (avec Flore Verdon), Reims, EPURE, 2020 ; Grandes et Petites mythologies 2. La Faune et la Flore, (avec Flore Verdon), Reims, EPURE, 2022.

Vous avez dit GIDFMF ?

Le Groupe Île-de-France de Mythologie Française (GIDFMF) est une association culturelle indépendante (loi 1901) constituée en 1999.

L’association sert de cadre d’échanges sur toutes disciplines en rapport avec le mythe, telles les traditions populaires, les croyances, les légendes, les chansons de geste et autres littératures.

Son territoire de prédilection est par définition l’Île-de-France, mais elle sait faire place aux  »voisins » lorsqu’il y a lieu.

Son domaine d’activité et d’études : selon l’intérêt des adhérents, des sociétés amies et des invités, les diverses mythologies sont interrogées en se confrontant à l’ethnologie, les folklores, le celtisme, la linguistique, la numismatique, l’archéologie, l’hermétisme…

L’association est ouverte à toutes les familles de pensée dans le respect des droits moraux fondamentaux. Parmi ses activités le GIDFMF organise des conférences publiques et des sorties et ateliers mythologiques en Île-de-France et publie un bulletin de liaison trimestriel : La Lettre d’Île-de-France. Le Groupe Île-de-France de Mythologie Française vient de se doter d’un site où paraîtront différents articles sur nos centres d’intérêt ou d’études et sur lequel nos événements seront annoncés. N’hésitez pas à vous inscrire à notre newsletter pour connaître nos activités et événements ,conférences et sorties mythologiques). Pour soutenir nos actions vous pouvez adhérer (10 €/an ) L’abonnement à La lettre IDF : 15 €). En savoir +

La thématique 2023-2024 est « MAGES, DEVINS ET SAINTS GUÉRISSEURS ».

[NDLR : Les conférences à la mairie du 9e arrondissement de Paris du Groupe Île-de-France de Mythologie Française (GIDFMF) présentent toujours un très grand intérêt. Nous les avons connus dès le début des années 2000 où nous avions grand plaisir à tenir le stand livres tenu par un libraire – du style ‘’Librairie du Merveilleux » » – du 2e arr. de Paris en appartement, offrant ainsi à la nombreuse assistance la possibilité d’acquérir des ouvrages neufs, anciens ou d’occasion sur diverses thématiques (Alchimie, druidisme, ésotérisme, franc-maçonnerie, mythologie, philosophie, religion, etc.).

Quant à Albert le Grand, également connu sous le nom d’Albertus Magnus ou Saint Albert le Grand, était un moine dominicain allemand et un éminent érudit médiéval, né vers 1200 et décédé en 1280. Il est surtout connu pour ses contributions exceptionnelles dans de nombreux domaines du savoir, y compris la philosophie, la théologie, les sciences naturelles, l’alchimie et l’astronomie.

Albert le Grand est souvent considéré comme l’un des plus grands philosophes et théologiens du Moyen Âge. Il a joué un rôle clé dans l’introduction et l’interprétation de la philosophie d’Aristote dans le monde chrétien occidental. Ses travaux ont servi de pont entre la pensée antique et la scolastique médiévale.

Il était également un naturaliste curieux, s’intéressant à une multitude de sujets scientifiques, notamment la botanique, la biologie, la géologie et la physique. Son approche empirique de l’étude du monde naturel était relativement avancée pour son époque.

Sceau d’Albert le Grand en tant qu’évêque de Ratisbonne, 1261.

Bien qu’aujourd’hui, l’alchimie soit souvent reléguée au rang de pseudo-science, à l’époque d’Albert, elle était considérée comme une branche sérieuse de l’étude naturelle. Albert a également écrit sur des sujets astronomiques, bien que ses contributions dans ce domaine soient moins connues que ses travaux en philosophie et en théologie.

Athanor.

« D’Albert le Grand aux Grands et Petits Albert : du savant et des magiciens » semble évoquer une évolution historique et culturelle intéressante. En revanche, les « Grands et Petits Albert » font référence à deux livres de magie populaire en France et dans d’autres parties de l’Europe, publiés bien après la mort d’Albert le Grand. Le « Grand Albert » et le « Petit Albert » sont des recueils de connaissances populaires, de recettes, de sortilèges, de charmes et de superstitions. Ils sont souvent attribués, sans preuve réelle, à Albert le Grand, mais leur contenu est largement éloigné des travaux savants et philosophiques d’Albert.

Ce contraste entre Albert le Grand, une figure importante de l’histoire intellectuelle, et les ouvrages de magie populaire qui portent son nom, illustre la manière dont les figures historiques peuvent être mythifiées et comment leurs noms peuvent être utilisés pour légitimer des pratiques et des croyances éloignées de leurs véritables enseignements et réalisations. Il met également en lumière les différences entre la connaissance académique et la culture populaire à travers les siècles. Une conférence des plus passionnantes !]

Infos pratiques

Mercredi 14 février 2024 à 19 h.

Mairie du 9e arr., 6, rue Drouot – Paris 9e (2e étage) (M° Richelieu-Drouot)

Groupe Île-de-France de Mythologie Française (GIDFMF), le programme 2024.

Se sustenter sans excès, en franc-maçonnerie…

Moment de partage à la suite d’une tenue, les agapes se vivent dans la convivialité. Il n’en demeure pas moins qu’elles ne doivent pas être prétexte à excès…

Qui étaient vraiment les illuminatis ?

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De notre confrère europe1.fr

Plongez dans l’univers fascinant des sociétés secrètes avec cet épisode de « Mystères & Inexpliqués ». Au micro de Bob Bellanca, Philippe Liénard, avocat, mais également auteur de “lluminatis : Au-delà de la théorie complotiste, la réalité” lève le voile sur les secrets des Illuminatis. Derrière le fantasme, ce spécialiste l’affirme, il y a une réalité, une histoire, et des projets novateurs.

Explorez les liens entre les Illuminatis et la franc-maçonnerie, la séduction opérée sur les intellectuels de l’époque, les actions menées et les complots fomentés. L’auteur analyse des détails fascinants des rituels illuminatis et des enseignements secrets. Explorez aussi les réactions de l’Église et des États-Unis face à l’influence des Illuminati. Philippe Liénard revient sur les débats passionnants sur les influences secrètes dans l’histoire, de la Bavière jusqu’aux États-Unis, en passant par les répercussions sur la Révolution française.

« Mystères & Inexpliqués » est un podcast créé par BTLV, adapté et diffusé par Europe 1. Si vous aimez les histoires paranormales et les événements qui dépassent la rationalité, ou que vous êtes curieux de nouvelles découvertes, ce podcast est fait pour vous. Les propos tenus dans cet épisode n’engagent que la ou les personnes invitées. »

Notre équipe éditoriale a utilisé un outil d’Intelligence artificielle pour accompagner la création de ce contenu écrit.

Crédits
Production : Hugo Maze-dit-Mieusement pour Europe 1 Studio
Visuel : Axelle Maurel avec Sidonie Mangin
Direction artistique : Xavier Jolly
Enregistrement Voix : Marc O. Grunfeld et Victor Naulleau
Direction de l’Innovation : Jamal Lassiri
Médiatisation : Lagardère Publicité News

La bibliothèque du Grand Orient de France inaugure un cycle de lectures maçonniques

La bibliothèque du Grand Orient de France propose un cycle de lectures maçonniques animé par Lionel Rougerie (bibliothécaire) et Laurent Segalini (chargé des collections du musée de la franc-maçonnerie, Musée de France).

Laurent Segalini.

Chaque séance donnera lieu à la lecture d’extraits, à quelques éclaircissements, et à un échange fraternel.

La franc-maçonnerie étant, entre autres, un espace de parole et l’oralité, le Grand Orient de France souhaite mettre cet aspect en lumière à travers un cycle de lecture publique donné à la bibliothèque du Grand Orient de France. Avec la lecture de grands textes de la tradition maçonnique, sera abordé succinctement le fond tout en faisant résonner la forme comme un hommage à la dimension corporelle, vibratoire et musicale de la franc-maçonnerie.

Après la première séance qui eut lieu le mercredi 31 janvier 2024 de 19h à 19h45 et avait pour thème la lecture d’extraits des plus vieux manuscrits de la maçonnerie opérative (XIVe – XVe siècle)

Les prochaines séances :

Mercredi 28 février 2024 de 19h à 19h45

Mercredi 27 mars 2024 de 19h à 19h45

Mercredi 24 avril 2024 de 19h à 19h45

Réservation Lionel Rougerie lionel.rougerie@godf.org

Bibliothèque du Grand Orient de France (GODF) – Photo © Yonnel Ghernaouti, YG.

[NDLR : La bibliothèque du Grand Orient de France (GODF), l’une des plus importantes obédiences maçonniques en France et sur le continent européen, propose un cycle de lectures maçonniques. Nous ne pouvons que saluer cette belle et intéressante initiative.

La franc-maçonnerie, ordre initiatique reposant sur l’enseignement et la transmission de connaissances spécifiques, permettra, grâce à ces lectures maçonniques, de donner un aperçu de ce processus d’éducation.

De plus, ces lectures offrent une plateforme pour partager des recherches, des idées et des perspectives sur différents aspects de l’art royal.

Bibliothèque du Grand Orient de France (GODF) – Photo © Yonnel Ghernaouti, YG.

Par ailleurs, en organisant ces cycles de lectures, le GODF renforce le sentiment de fraternité parmi ses membres. Cela permet aux francs-maçons de différentes loges de se rencontrer, d’échanger et de tisser des liens. Et d’offrir un regard nouveau de la maçonnerie pour les profanes.

Largement ouvert au grand public, ces moments offriront une opportunité de démystifier la franc-maçonnerie et d’engager le dialogue avec la société.

Un seul mot : Bravo ! Nous souhaitons un beau succès aux lectures maçonniques.]

19-20/10/24 : Masonica Bruxelles 2024, réservez la date !

Masonica fait référence à la franc-maçonnerie, une organisation fraternelle qui… Vous connaissez la chanson.

Bruxelles, capitale de la Belgique et ville importante de l’Union européenne, est connue pour ses monuments historiques et culturels, ainsi que pour être un centre de la politique internationale.

Annonce de l’édition 2024 et vieux des organisateurs.

Réunissez ces deux termes et vous avez une remarquable journée du livre maçonnique : Masonica Bruxelles !

Rue de Laeken à Bruxelles, le magnifique grand temple Henri La Fontaine à l’architecture néo-égyptienne, le plus grand temple d’Europe continentale, recevra, à nouveau, Masonica Bruxelles.

Une bonne nouvelle !

Retour sur la première édition, en 2013

Rue de Laeken, lieu de Masonica Bruxelles. Photo© YG.

Le 21 avril 2013, s’ouvre la première journée du livre maçonnique de Bruxelles dans les bâtiments maçonniques, sis 73 et 79 rue de Laeken. L’édition présente diverses conférences et tables-rondes dont une modérée par Jef Asselbergh, grand maître du Grand Orient de Belgique depuis 2011. Les thématiques abordées sont entre autres : le symbolisme, le roman maçonnique, les femmes en franc-maçonnerie, la vulgarisation de la maçonnerie, etc. De nombreux auteurs français et belges, des illustrateurs et des artistes participent à la journée du livre maçonnique de Bruxelles. Les visiteurs peuvent également découvrir le musée belge de la Franc-maçonnerie et divers temples maçonniques.

Photo© YG.

Masonica est le nom de la journée du livre maçonnique de Bruxelles, biennale consacrée au livre et à l’écrit, créée en 2013 et organisée au printemps. Il s’agit d’une initiative de francs-maçons, issus de deux loges maçonniques du Grand Orient de Belgique, dont le journaliste Jiri Pragman.

La journée a pour ambition de faire découvrir la littérature maçonnique, de permettre la rencontre entre auteurs et lecteurs et de réunir spécialistes et profanes dans les temples maçonniques de la rue de Laeken afin d’assister à des conférences et tables-rondes.

Grand temple Henri La Fontaine, préparatif 2019. Photo© YG.

La journée du livre Masonica a bénéficié en 2013 du soutien de la Ville de Bruxelles, de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de plusieurs obédiences belges.

Un peu d’histoire

Inspirée par la multiplication des salons francs-maçons dans de nombreuses villes françaises, des francs-maçons belges ont décidé en 2013 d’organiser un évènement similaire ouvert au public en organisant « Masonica ». Le nom latin est choisi car il « transcende les six langues dans lesquelles les maçons travaillent » en Belgique. Sous l’impulsion de deux journalistes, dont Jiri Pragman et une librairie – connue au début des années 90 sous le nom de TaPage, librairie générale précurseure des commandes de livres par téléphone en Belgique, puis la librairie maçonnique La Cale Sèche à Bruxelles (Etterbeek, très exactement) –, membres des loges « Fraternité » et « Les Amis philanthropes » du Grand Orient de Belgique, le projet voit le jour.

Alors que la première édition de « Masonica » avait en 2013 attiré 1 200 visiteurs et l’édition 2015 seulement 750 – dans le contexte post attentats de Bruxelles -, l’édition 2017 avait enregistré 800 entrées payantes, à 5 €. Un chiffre qu’il convient de relativiser, car si la phobie des attentats freine encore beaucoup de visiteurs potentiels, l’ambiance sur place était très conviviale et vivante, et les auteurs présents, les exposants et les visiteurs semblaient satisfaits. On pouvait, et c’est intéressant car c’est un des buts premiers de ces salons, voire de nombreux profanes dans l’assistance. Pour les organisateurs, cette journée a été un succès. Tout comme celle de 2019 qui dépassa les 1000 visiteurs, trouvant ainsi sa vitesse de croisière.

Photo© YG.

Les organisateurs

Masonica est soutenue par six obédiences maçonniques belges : le Grand Orient de Belgique, la Fédération belge du Droit humain, la Grande Loge féminine de Belgique, la Grande Loge de Belgique, la Grande Loge régulière de Belgique et Lithos – Confédération de loges. Celles-ci tiennent un stand lors de la journée du livre maçonnique.

Cette année la maçonnerie tiendra donc salon les 19 et 20 octobre prochains.

Nous reviendrons vers vous dès que nous aurons des informations quant aux programmes.

Blason officiel.
L’édition 2017.
Photo© YG.

10/02/24 : Dominique Segalen en dédicace chez DETRAD

Placée idéalement à côté du Grand Orient de France, la célèbre librairie DETRAD, qui propose plus de 3100 titres en rayon pour tous maçons, vous invite, samedi 10 février prochain à partir de 14h30, à passer un moment fraternel et convivial en compagnie de Dominique Segalen.

Dominique Segalen dédicacera, entre autres, Une nuit au parc son dernier roman paru dans la collection EnQuête Initiatique, chez DETRAD aVs.

Une nuit au parc, la présentation de DETRAD, son éditeur

« Pourquoi les hommes ont-ils une barbe qui pousse tous les jours et pas les femmes ? Les perce-oreilles percent-ils vraiment les oreilles ? Est-ce que les perroquets comprennent ce qu’ils disent ? Est-ce que ça fait peur de se voir à l’envers dans un miroir ? Est-ce qu’on pourrait faire un portrait-robot de Dieu ? Que veut dire être « heureux » ? EmMa, jeune Intelligence Artificielle, a tout à apprendre sur la nature humaine. Va-t-elle pouvoir évoluer à temps pour venir en aide à ce jeune couple, venu participer à un escape game dans un banal parc d’attractions et séquestré depuis la veille par un inconnu ?Après l’écriture d’une dizaine d’ouvrages historiques, d’essais et de fiction, ce premier roman initiatique de l’auteure nous plonge dans un huis clos qui mêle la symbolique maçonnique et ses traditions anciennes, les intrigues des jeux immersifs et les technologies numériques contemporaines. Un cocktail étonnant. »

La biographie de l’auteure

Auteure, Dominique Segalen est membre de la Commission Histoire de la Fédération française du DROIT HUMAIN. Ses travaux ont pour objet une reconstitution historique de la fondation de l’Ordre Maçonnique Mixte International Le Droit Humain, mais également de sa longue période de genèse (près de 30 ans avant la création de la première Loge parisienne en 1893) qui met à jour les revendications de Maria Deraismes, chef de file du féminisme réformateur du XIXe siècle, en faveur des droits des femmes et de l’égalité des sexes, autant de combats menés sous la IIIe République aux côtés de Georges Martin, cofondateur de l’Ordre, et des toutes premières Sœurs du Droit Humain, avec l’appui des libres-penseurs et législateurs républicains.

Notre sœur participe régulièrement à des salons maçonniques, tels celui des Estivales Maçonniques en Pays de Luchon où, en 2021, elle est intervenue, en compagnie de Jean Javanni, Grand Maître adjoint du Grand Orient de France d’alors, sur « Mixité, hier et aujourd’hui. Et demain, véritable enjeu des temps moderne ? »

Ses publications sur l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN :

« Marie Béquet de Vienne, une vie pour l’enfance », Conform Édition, 2013. 

« Maria Pognon, une frondeuse à la tribune », Éd. Detrad, 2015. 

« Genèse et fondation de l’OMMI Le Droit Humain, 1866-1916 », Éd. Detrad, 2016. (Ouvrage illustré, Prix de l’Institut Maçonnique de France 2016, catégorie Histoire)

Marie Bonnevial, communarde et syndicaliste », Éd. Detrad, 2018. 

« Mixité et Franc-maçonnerie », avec Philippe Liénard. Éd. Champs Elysées-Deauville, 2020. 

« Soyez parfaites, mes Sœurs » avec Annick Drogou. Éd. Numérilivre, 2020. 

Un ouvrage dédicacé reste toujours un cadeau idéal ! Avec DETRAD, vous pouvez aussi bénéficier du service « Dédicace en ligne ».

Retrouvez en interview Dominique Segalen sur 450.fm dans « Intelligence Artificielle & initiatique ».

Infos pratiques : Samedi 10 février 2024, à partir de 14h30

DETRAD – Fabricant Décors Bijoux Accessoires maçonniques Éditeur et Libraire – 18, rue Cadet, Paris IXe – Téléphone : 01 47 70 38 32. À acheter chez DETRAD.

Lieu symbolique : Le Temple maçonnique de Santa Cruz de Tenerife (îles Canaries, Espagne)

Santa Cruz de Tenerife, ville cosmopolite reconnue pour son atmosphère ouverte et accueillante, est située dans l’archipel des îles Canaries, en Espagne.

Armes de Santa Cruz de Tenerife.

C’est l’une des deux capitales de la communauté autonome des îles Canaries, partageant ce statut avec Las Palmas de Gran Canaria. Santa Cruz de Tenerife est située sur l’île de Tenerife, la plus grande des îles Canaries. La ville se trouve sur la côte nord-est de l’île et jouit d’un climat subtropical, caractérisé par des températures douces tout au long de l’année.

Fondée au XVe siècle, Santa Cruz a une histoire riche, marquée par des influences espagnoles, guanches (les habitants autochtones des îles Canaries), et d’autres cultures européennes et africaines. La ville est connue pour son architecture, ses musées et ses événements culturels.

Carnaval de Santa Cruz de Tenerife.
Carnaval de Santa Cruz de Tenerife.

Elle est aussi célèbre pour son carnaval annuel, l’un des plus importants et des plus spectaculaires au monde. Il est reconnu pour ses costumes colorés, ses défilés extravagants et sa musique animée, attirant des visiteurs du monde entier.

La ville est un important centre commercial et un hub pour le tourisme, grâce à ses plages, son climat agréable et ses attractions touristiques. Le port de Santa Cruz de Tenerife joue un rôle crucial dans le commerce et la communication entre l’Europe, l’Afrique et les Amériques.

Outre le carnaval, la ville offre diverses attractions telles que le Parc Maritime César Manrique, le Musée de la Nature et de l’Homme, le Palmetum (un jardin botanique de palmiers) et le théâtre Guimerá et le plus ancien Temple maçonnique d’Espagne, le seul qui ait survécu à la guerre civile…

Le Temple maçonnique de Santa Cruz de Tenerife

« Templo Masónico » mentionné sur un panneau indicatif.
« Templo Masónico », porte d’entrée.

Le Templo Masónico de Santa Cruz de Tenerife est un bâtiment situé au cœur de la ville. Il est édifié selon les plans de l’architecte Manuel de Cámara y Cruz entre 1899 et 1902 pour héberger la loge « Añaza », qui maçonne sous les auspices du Grand Orient Ibérique, puis passée de 1903 à 1922 sous ceux du Grand Orient d’Espagne et enfin sous la bienveillante autorité de la Grande Loge des Canaries. La construction totale dure plus de vingt années et il est considéré comme un des plus bels exemples de bâtiment maçonnique en Espagne. Il fut également le plus grand centre maçonnique d’Espagne jusqu’à sa réquisition par le régime franquiste.

Une bien belle histoire

Le 8 août 1895 voit la création de la loge « Añaza », qui participe à la structuration de la franc-maçonnerie dans les îles Canaries dans le premier tiers du XXe siècle. C’est sous son impulsion qu’un bâtiment à vocation de temple maçonnique est construit, le financement étant assumé entièrement par la loge. Cependant, les travaux, dont la façade, ne se terminent qu’en 1923. Le bâtiment a également été utilisé comme école gratuite, toujours financée par la respectable loge.

Son descriptif

La façade a une forte inspiration égyptienne, à chapiteaux avec des feuilles de palmier tenant un grand fronton triangulaire. Au fronton, un œil avec des rayons radiants, au pied de chaque colonne siègent deux sphinx (quatre au total). La porte d’entrée est sculptée en bois avec des motifs géométriques, au-dessus, le linteau est décoré avec des feuilles de palmiers et un soleil avec les ailes d’un aigle, symbole de Horus.

Le bâtiment dispose également d’un cabinet de réflexion creusé dans le sous-sol dans la roche volcanique naturelle ! À l’étage se trouve la salle de banquet avec des fenêtres donnant sur la façade principale. Le dernier niveau dispose de quelques chambres.

Le temple maçonnique de Santa Cruz de Tenerife est sur la même latitude (28° nord) du monastère de Sainte-Catherine en Égypte, site d’une grande importance religieuse et historique, situé au pied du mont Sinaï, où, selon la tradition de l’Ancien Testament, Moïse a reçu les Dix Commandements, les Tables de la Loi.

De la spoliation

Le 15 septembre 1936, à la suite du coup d’État, la loge « Añaza » ayant été dissoute et ses biens confisqués, dès le premier décret antimaçonnique édicté par le général Franco 1892-1975, qui instaura puis dirigea un régime dictatorial, le Temple est réquisitionné et cédé à la Phalange espagnole, une organisation politique espagnole nationaliste d’obédience fascisante fondée le 29 octobre 1933 par José Antonio Primo de Rivera, fils de Miguel Primo de Rivera, ancien dictateur d’Espagne de 1923 à 1930 – comme quoi « les chiens ne font pas des chats ». Une partie du bâtiment devient une pharmacie militaire, une autre partie sert de caserne pour les soldats du régime jusqu’en 1990.

Rappelons qu’après la mort du Caudillo, l’Espagne connue une transition démocratique espagnole, processus ayant permis la sortie du franquisme et la mise en place d’un régime démocratique. En vérité, après l’approbation de la Constitution de 1978, la franc-maçonnerie a été légalisée en Espagne le 19 mai 1979 par une sentence de le chambre du contentieux administratif de l’Audience nationale espagnole.

Le bâtiment est définitivement fermé en 1990. En 2001, l’État le vend à la ville de Santa Cruz pour la somme de 470 000 euros.

À la renaissance !

Dès novembre 2021, la presse espagnole annonçait que la ville de Santa Cruz de Tenerife s’engageait à rénover et transformer l’historique temple maçonnique de Santa Cruz de Tenerife en un musée et un centre de conférences.

Il faut dire que le site Earth Press News avait élu Santa Cruz de Tenerife comme étant la meilleure ville d’Espagne où il fait bon vivre. Détaillant ainsi comment la mairie de Santa Cruz projetait un vaste plan d’investissements pour les années à venir dont 44 millions d’euros investis dans le secteur touristique et 30 millions d’euros consacrés à la rénovation de son patrimoine historique. L’objectif étant de récupérer des bâtiments emblématiques afin de les mettre en valeur pour les rendre attractifs. Préserver et valoriser un patrimoine bâti historique présente toujours de nombreux avantages, tant sur les plans culturel, économique que social.

Dans ce cadre, 3 millions d’euros sont consacrés au travaux de rénovation du Temple, travaux qui devraient être terminés en 2025.

Le Temple est déclaré bâtiment d’intérêt culturel dans la catégorie monument historique et fait partie des plus bels exemples de bâtiment maçonnique espagnol.

Comme quoi, reconstruire le Temple, c’est possible !

Un clin d’œil à mes frères et sœurs et amis(ies) profanes de la 15e croisière maçonnique & philosophique.

Photos Temple maçonnique de Santa Cruz de Tenerife © Yonnel Ghernaouti, YG

Comment certaines célébrités démarraient-elles leur journée ?

De notre confrère nationalgeographic.com – Par PARISSA DJANGI

Avez-vous une routine matinale ? Voici comment certains personnages historiques commençaient leur journée

Marc Aurèle n’appuierait jamais sur la répétition. Ben Franklin adorait s’asseoir nu. Ces personnages historiques avaient des opinions sérieuses sur la façon de bien commencer la matinée.

Vaut-il mieux se lever tôt ou dormir tard ? Envie d’un expresso ou d’une tasse de thé ? Aimez-les ou détestez-les, les rituels matinaux peuvent donner le ton pour le reste de la journée.

Les coachs de vie et les pionniers des temps modernes conçoivent continuellement de nouvelles façons d’optimiser les heures de la journée, mais leur impulsion n’a rien de nouveau. De Marc Aurèle à Ludwig van Beethoven, les humains conçoivent depuis des siècles des routines matinales qui inspirent productivité et concentration.

Quelles pépites de sagesse certaines des personnalités les plus accomplies de l’histoire peuvent-elles donner aux personnes en quête de routine du 21e siècle ?

Marc Aurèle désapprouverait l’idée d’appuyer sur « snooze »

(Toulouse) Buste cuirassé de Marc Aurèle agè – Musée Saint-Raymond Ra 61 b

Avant qu’il y ait des gourous du développement personnel, il y avait Marc Aurèle. Né en 121 ap. également un philosophe stoïcien qui menait une vie vertueuse, promouvant la sagesse, la justice, la modération et le courage.

Marc Aurèle a réfléchi à ces idées dans un journal qui serait finalement publié sous le titre Méditations . Dans ce document, il a décrit les moyens de travailler à l’auto-amélioration.

Une chose avec laquelle il avait du mal : les routines matinales. Comme l’a observé le biographe Frank McLynn , « Marcus était un insomniaque qui détestait se lever le matin – un défaut grave dans la culture romaine où les gens considéraient comme une vertu de se lever tôt. »

En conséquence, Marc Aurèle faisait un effort concerté pour se sortir du lit chaque jour. « Le matin, lorsque vous vous levez à contrecœur, laissez cette pensée être présente : je me lève pour l’œuvre d’un être humain », a-t-il écrit . Il a utilisé ce mantra comme motivation pour démarrer sa journée, et non « m’allonger dans les draps et me garder au chaud », l’équivalent du deuxième siècle d’appuyer sur le bouton snooze. C’était la première étape pour accomplir le travail consistant à vivre une journée vertueuse.

Planifiez la journée comme Benjamin Franklin

Benjamin Franklin n’était peut-être pas un empereur romain, mais le père fondateur, imprimeur et inventeur se posait la même question que Marc Aurèle : que signifiait vivre une vie vertueuse ? Franklin maintenait sa propre liste de vertus : tempérance, silence, ordre, résolution, frugalité, industrie, sincérité, justice, modération, propreté, tranquillité, chasteté et humilité.

Il pensait que les actions étaient plus éloquentes que les mots, donc Franklin ne voulait pas seulement approuver ces vertus ; il voulait les pratiquer à travers des habitudes quotidiennes. Pour ce faire, Franklin planifiait sa journée heure par heure.

Chaque journée commençait par un réveil matinal. Il s’est levé du lit à 5 heures du matin et a passé les trois heures suivantes à se laver, à prendre son petit-déjeuner, à planifier sa journée et à réfléchir à une question clé : « À quoi vais-je faire de bien cette journée ? La méditation de ce matin l’a probablement aidé à apporter de l’intention, de la concentration et du sens à son travail.

Un autre de ses rituels matinaux était peut-être moins contemplatif, mais apparemment non moins revigorant : s’asseoir nu pendant au moins une demi-heure. Dans une lettre de 1768 adressée au médecin français Jacques Barbeu-Dubourg, Franklin décrit la pratique consistant à s’asseoir dans l’air froid comme étant comme « un bain vivifiant ou tonique », qu’il préférait au « choc » d’un bain d’eau froide.

Georgia O’Keeffe trouvait l’inspiration dans les promenades dans la nature

Comme Marc Aurèle et Benjamin Franklin, l’artiste Georgia O’Keeffe était une lève-tôt. «J’aime me lever quand l’aube arrive», a-t-elle déclaré au magazine Life en 1968.

Même si O’Keeffe préférait « s’asseoir dans son lit et regarder le soleil se lever », elle n’y resta pas longtemps. Elle commençait parfois ses journées par une promenade matinale autour de Ghost Ranch, sa maison près d’Abiquiu, au Nouveau-Mexique. Parfois, elle tombait sur des serpents à sonnettes, les tuait et empochait leurs hochets.

Cependant, elle ne limitait pas ses promenades au matin et était tout aussi susceptible de se promener le soir.

Mais quelle que soit l’heure de la journée à laquelle elle le faisait, marcher dans la nature semble avoir été un élément essentiel de sa démarche artistique. La terre sous ses pieds et le ciel couvert de nuages ​​lui ont inspiré de nombreuses peintures des paysages brûlants et vibrants du sud-ouest américain.

« Toutes les couleurs terrestres de la palette du peintre se trouvent dans les nombreux kilomètres de badlands », écrivait-elle dans un catalogue d’exposition en 1939. O’Keeffe collectait même des roches et des ossements intéressants lors de ses promenades, dont certains ont probablement inspiré ses peintures. .

Même Beethoven commençait sa journée avec une boisson

Longtemps consommé au Moyen-Orient, le café n’est devenu populaire en Europe qu’aux XVIIe et XVIIIe siècles. C’est rapidement devenu une boisson matinale appréciée, même si elle devient de plus en plus chère. Au début du XIXe siècle, à Vienne, une tasse de café coûtait à peu près le même prix qu’une demi-livre de bœuf.

Le compositeur allemand Ludwig van Beethoven chérissait tellement sa tasse de café du matin qu’il la préparait de la même manière chaque jour, allant même jusqu’à mesurer exactement 60 grains – ni plus, ni moins – à moudre. Comme le conclut la musicologue Laura Tunbridge : « Beethoven comptait ses grains non seulement à la recherche de la tasse parfaite, mais aussi par souci économique. »

Le café n’est pas la seule boisson sur laquelle les artistes comptent pour parfumer leurs matinées. Pour l’écrivain Maya Angelou, les matins étaient le moment idéal pour déguster sa liqueur de prédilection : le sherry. «Je peux le prendre à six heures quinze du matin […]», a-t-elle déclaré à George Plimpton en 1990, «mais en général, c’est vers onze heures que je prends un verre de sherry.»

Même les matins qui ne commençaient pas par du sherry, Angelou commençait néanmoins tôt sa journée. Elle préférait écrire dans des chambres d’hôtel, même dans les villes où elle vivait. En tant que lève-tôt, Angelou a quitté la maison, s’est rendue dans sa chambre louée et a commencé à écrire à 6h30 du matin.

Les rituels du matin ont toujours été aussi singuliers que les gens qui les pratiquent, mais l’éthique de travail d’Angelou avant le lever du soleil révèle une vérité plus vaste sur les esprits les plus réussis, les plus motivés et les plus créatifs de l’histoire : pour eux, il semble que celui qui s’est levé a vraiment attrapé le ver.