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01/02/1954 : L’abbé Pierre lance « L’insurrection de la bonté ». Qu’en est-il 70 ans après ?

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Henri Grouès, dit l’abbé Pierre (1912-2007), prêtre catholique français, ancien résistant et à la Libération, élu député (MRP) de Meurthe-et-Moselle. Il est connu pour être le cofondateur du mouvement Emmaüs, une organisation non confessionnelle de lutte contre l’exclusion comprenant la Fondation Abbé-Pierre pour le logement des défavorisés et de nombreuses autres associations, fondations et entreprises de l’économie sociale et solidaire en France.

Le 1er février 1954, il lance un appel historique sur les ondes de Radio Luxembourg, marquant un moment crucial dans l’histoire sociale de la France. Cet appel est devenu célèbre sous le nom de « L’insurrection de la bonté ».

Durant cet hiver particulièrement rigoureux, l’abbé Pierre a été profondément touché par la misère et le nombre croissant de sans-abris à Paris. En réponse à cette crise, il a utilisé sa notoriété et son accès aux médias pour sensibiliser le public à la détresse de ces personnes. Son appel passionné demandait aux citoyens d’offrir des couvertures, de la nourriture, et tout ce qui pourrait aider ceux qui étaient sans abri et souffraient du froid. Il a également exhorté les autorités à prendre des mesures plus efficaces pour résoudre la crise du logement.

La réponse à cet appel fut extraordinaire. Des milliers de personnes ont réagi, offrant de l’aide sous diverses formes, ce qui a mené à la création d’Emmaüs, une organisation caritative qui continue de lutter contre la pauvreté et l’exclusion aujourd’hui. L’appel de l’abbé Pierre est considéré comme un moment déterminant dans la prise de conscience sociale en France, et il a joué un rôle crucial dans le développement ultérieur de politiques sociales plus inclusives et humaines.

Aujourd’hui, quelles sont les initiatives en faveur des sans-abris en France. Aperçu général…

Abbé Pierre, Studio Harcourt.

Les politiques et initiatives en faveur des sans-abris en France ont souvent inclus des efforts qui ont été faits pour augmenter le nombre de places dans les centres d’hébergement d’urgence, en particulier pendant les mois d’hiver.

Par ailleurs, côté concept Housing First (Logement d’Abord), une approche innovante dans la lutte contre le sans-abrisme, de nombreux efforts, en France, restent encore à réaliser.

Plutôt que de suivre les modèles traditionnels où les sans-abris doivent souvent passer par plusieurs étapes (comme le traitement de la toxicomanie ou des problèmes de santé mentale) avant de se voir offrir un logement, le modèle Housing First inverse cette logique. Voici les principes clés de cette approche en fournissant aux personnes sans abri un accès direct à un logement permanent sans conditions préalables. Cela signifie qu’il n’est pas nécessaire de répondre à des exigences telles que la sobriété ou l’emploi avant d’obtenir un logement.

Il faudrait aussi renforcer les services d’aide sociale pour aider les sans-abris à accéder aux soins de santé, à l’emploi et à d’autres services essentiels et mettre en place des programmes pour aider les sans-abris à trouver un emploi et à se réinsérer dans la société.

Pour se faire, il faut encourager les initiatives communautaires et les partenariats entre les secteurs public et privé pour lutter contre le sans-abrisme. Et pendant ce temps-là, où sont les améliorations législatives et politiques ? Avec la mise en œuvre de lois et de politiques pour protéger les droits des sans-abris et promouvoir des solutions durables…

Rappelons aussi que le seuil de pauvreté en France, comme dans la plupart des pays européens, est généralement fixé à 60 % du revenu médian national. En 2023, cela signifiait que les individus vivant avec moins de cette limite étaient considérés comme vivant sous le seuil de pauvreté.

La crise économique, liée aussi à la pandémie de Covid-19, a également mis en lumière et parfois exacerbé les inégalités existantes en France, avec une attention particulière sur les disparités en termes d’accès aux soins de santé, à l’éducation, et aux opportunités économiques.

Que font les francs-maçons pour lutter contre la misère sociale ?

Les francs-maçons, connus pour leur engagement envers les principes de fraternité, de solidarité et d’amélioration sociale, participent activement à diverses initiatives pour lutter contre la misère sociale. En 2023, bien que les détails spécifiques des actions des frères et des sœurs puissent varier selon les loges et les juridictions, plusieurs activités clés sont généralement associées à leur engagement social.

Les loges maçonniques soutiennent souvent des œuvres de bienfaisance et des projets humanitaires, que ce soit par des dons financiers ou des actions bénévoles. Ces projets peuvent inclure l’aide aux sans-abris, le soutien aux banques alimentaires, ou l’assistance aux personnes en situation de précarité.

L’éducation est un pilier central de la philosophie maçonnique. Les maçons peuvent parrainer des bourses d’études ou des programmes éducatifs destinés aux jeunes issus de milieux défavorisés. Mais aussi, faciliter toutes initiatives en faveur des étudiants et doctorants (prix de thèse du Suprême Conseil de France (SCDF), prix de l’Institut d’études et de recherches maçonniques (IDERM), etc.).

Les loges peuvent aussi contribuer au financement de services de santé, notamment en soutenant les hôpitaux et les cliniques, ou en finançant la recherche médicale.

Les bâtisseurs du XXIe siècle que sont les maçons d’aujourd’hui s’engagent souvent dans des initiatives visant à promouvoir l’égalité et la justice sociale. Cela peut inclure le soutien à des causes liées aux droits de l’homme, à l’égalité des sexes, et à la lutte contre les discriminations. Ils peuvent collaborer avec d’autres organisations caritatives, ONG, ou institutions pour amplifier leur impact social.

Les loges maçonniques peuvent également participer à des campagnes de sensibilisation et de plaidoyer sur des questions sociales importantes, en utilisant leur influence pour promouvoir des changements politiques ou sociaux. Les questions à l’étude des loges (QEL) sont un bon moyen de participer, de façon intellectuelle, à la recherche de solution en faveur de la lutte contre la misère sociale.

Normalement, les actions des maçons peuvent ne pas toujours être largement publicisées.

Même si certaines structures claironnent sur les réseaux sociaux toutes leurs actions en faveur de telles ou telles causes – dans l’espoir de faire venir à eux de nouveaux adhérents ? –, rappelons qu’en raison de la nature discrète de certaines de leurs actions, les maçons préfèrent généralement rester dans l’anonymat.

Citons Matthieu 6:3-4 : « Mais quand ta main droite donne quelque chose à un pauvre, ta main gauche elle-même ne doit pas le savoir. Ainsi, il faut que ce don reste secret; et Dieu, ton Père, qui voit ce que tu fais en secret, te récompensera.»

Deux associations maçonniques très actives…

Au Grand Orient de France

Depuis 1987, la Fondation du Grand Orient de France, reconnue d’utilité publique, participe à la solidarité universelle, grâce aux actions humanitaires qu’elle promeut. Elle soutient, par des subventions, des associations sur le territoire national et à travers le monde. Visiter la Fondation.

À la Grande Loge de France

« Porter au dehors l’Œuvre commencée dans le Temple », telle est la devise du fonds de dotation.

« Fraternité & Humanisme ». Il a pour but essentiel « de mettre en œuvre la solidarité qui doit relier et unir tous les êtres humains, notamment par le soutien d’actions favorisant la prise en charge de personnes fragilisées dans leurs conditions de vie, de favoriser la vie culturelle, notamment par la présentation, la diffusion, et la promotion des valeurs éthiques de la Franc-Maçonnerie, en conformité avec celles de la République Française, définies par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen, et les préambules de ses Constitutions de 1946 et 1958… » Fraternité & Humanisme : Rétrospective des actions du Fonds de dotation de la GLDF.

Alors, selon vous, depuis 1954, la situation des personnes en itinérance, pour parler vrai les sans-abris, a-t-elle vraiment changé ? L’épisode de grand froid qui a touché très récemment encore la France a été particulièrement difficile pour les sans-abris. Au moins deux sans-abris ont trouvé la mort en France depuis lundi 8 janvier 2024… et, en 2022, 611 personnes sont mortes dans la rue, selon les chiffres du Collectif Les Morts de la rue. 

Avoir un parrain franc-maçon pour être pistonné, la dure réalité des jeunes congolais

Du site sacer-infos.com – Par Stany Frank

2024 a été déclarée par le tout puissant incompétent national Denis Sassou Nguesso comme leur année. Mais dans la réalité, les jeunes congolais continuent de vivre leur calvaire et décadence dont les principaux responsables sont bizarrement ceux qui leur font miroiter un avenir. En place depuis la main mise des loges maçonniques sur le fonctionnement de l’État, le système de parrainage bloque encore tout espoir juvénile.

Partout où les jeunes tentent de trouver une sortie professionnelle, on leur demande qui est leur parrain. Ainsi fonctionne désormais le beau Congo des ancêtres.

Des jeunes cinéastes ont peiné pour se faire un visa de France alors qu’ils étaient attendus à Amiens pour participer à un festival. Et quand ils se sont dirigés vers le ministère de la culture pour une intervention, on leur a fait savoir que cela revenait à leurs parrains respectifs. N’étant pas dans la bêtise de la Grande Loge du Congo, ils ont dû se débrouiller autrement pour convaincre l’ambassade de France.

Aujourd’hui en France, tous ont décidé de ne plus retourner au Congo qu’ils qualifient comme un pays des ténèbres. C’est la triste réalité que vivent les jeunes congolais à tous les niveaux. Il faut un parrainage pour accéder à leurs propres droits.

Même le recrutement dans les forces de défense où on est appelé pourtant à sacrifier sa vie pour la défense de la Nation, les candidats doivent être pistonnés par leurs parrains le plus souvent maçons.

Au sortir d’un entretien d’embauche dans une grande société publique, à défaut d’écarter ses jambes, il a été ouvertement demandé à une jeune diplômée en gestion des entreprises de se chercher un parrain pouvant plaider sa cause.

« Comment un pays peut s’émanciper si son avenir et sa gestion ont été confiés dans les mains des obscurantistes ? » se demandent un pasteur d’une église de réveil de Poto Poto dans le troisième arrondissement de Brazzaville. La méritocratie a été sabotée par le clientélisme obscurantiste.

A l’instar des années de la santé, de l’éducation, de patati patata, 2024 passera sans que les jeunes ne ressentent une avancée aucune. Qui ne sait pas que le régime actuel persiste dans la négation collective de leur incapacité à diriger le pays, qu’ils ont transformé en un bien familial et en champ.

« LiRE Magazine » nous transporte au cœur des écritures juives

Pourquoi le maçon s’intéresse-t-il aux écritures juives ? Parce que la franc-maçonnerie et le judaïsme ont une relation historique. Bien que la Franc-maçonnerie soit une association philanthropique distincte avec ses propres croyances et pratiques, celle-ci a emprunté certains éléments au judaïsme, ainsi qu’à d’autres traditions religieuses et philosophiques.

D’ailleurs, l’art royal n’utilise-t-il pas abondamment des symboles, des rituels et un langage tirés de la Bible, en particulier de l’Ancien Testament, qui est une partie centrale de la tradition juive. Des histoires comme celle de la construction du Temple de Salomon à Jérusalem jouent un rôle central dans la symbolique maçonnique. La maçonnerie promeut, elle aussi, des valeurs éthiques qui sont également présentes dans le judaïsme – mais aussi dans d’autres religions, cultures, civilisations et traditions –, telles que la fraternité, la charité, et la recherche de la vérité.

Et, compte tenu que dans certains rites et plus particulièrement dans leurs hauts grades, à certaines périodes de l’histoire, des penseurs et des intellectuels juifs ont influencé la franc-maçonnerie, soit par leur participation directe, soit par leurs œuvres philosophiques ou théologiques.

Et puis, gardons à l’esprit que franc-maçonnerie et judaïsme partagent un idéal d’universalisme, c’est-à-dire une croyance en des principes qui transcendent les frontières culturelles et religieuses.

Souvenons aussi, et c’est à mettre au crédit de la franc-maçonnerie, au fil du temps, de nombreux Juifs ont rejoint les loges maçonniques et ont contribué à leur développement, parfois en réponse à l’exclusion des autres sphères de la société…

Présentation de l’éditeur

« Hors-série Référence n°1 – Les livres sacrés du judaïsme. Découvrez ce magnifique hors-série richement illustré de 100 pages !

Joann Sfar.

100 pages pour mieux comprendre les textes de référence, les livres indispensables, et les idées qu’ils défendent. 100 pages pour inviter des signatures prestigieuses à commenter ces choix. 100 pages pour faire le tour d’un sujet en dehors de toute actualité. 

La rédaction répond aux questions essentielles : Que disent les ruses de Jacob, les infidélités de David, la violence de la conquête de Canaan, la confiance aveugle en son Dieu professée par Job, ou à l’inverse la fuite de Jonas face à sa mission ? … Parce qu’être juif, n’est pas une affaire de formalité mais d’état d’esprit : curiosité, ouverture aux autres, volonté de comprendre son prochain, amour de la Création, rires…

Jacques Attali, en 2020.

Ce hors-série exceptionnel est la preuve, s’il en fallait une que la Bible hébraïque peut ainsi se lire de mille manières.
Le premier numéro « Les livres sacrés du judaïsme » peut compter sur les participations exceptionnelles de Joann Sfar, Jacques Attali, Bernard-Henri Levy, Mireille Hadas-Lebel, Adam Biro ou Thomas Römer. »

Laurent Testot, par Astrid di Crollalanza, 2023.

Une lecture enrichissante…

Lire Magazine, souvent appelé simplement Lire, magazine français consacré à la littérature nous offre, à travers ce hors-série comme l’écrit son rédacteur en chef le journaliste et écrivain Laurent Testot, connu pour son travail dans le domaine du journalisme scientifique et historique, dans son édito, un « Voyage en Bible hébraïque ».

L’occasion nous est donc donnée de se plonger dans les livres sacrés du judaïsme. Ne manquons ce beau rendez-vous ! Pour notre plus grand profit et plaisir.

Ces textes sacrés forment un ensemble de textes fondamentaux qui guident la foi, la pratique religieuse, la loi et la philosophie juives.

Tanakh dans la collection du Musée juif de Suisse, imprimé en Israel, 1962.

Commençons par le texte le plus sacré du judaïsme, la Thorah. Il se compose de cinq livres, connus en hébreu comme la « Torah écrite » (Torah Shebichtav) : Genèse (Berechit), Exode (Shemot), Lévitique (Vayikra), Nombres (Bamidbar) et Deutéronome (Devarim). Ces livres racontent l’histoire des débuts du peuple juif et contiennent les lois et les commandements (mitzvot) donnés par Dieu à Moïse. Continuons avec les Nevi’im (Prophètes) incluant les récits des prophètes d’Israël. Elle est divisée en deux parties : les « Prophètes antérieurs » (Josué, Juges, Samuel et Rois) et les « Prophètes postérieurs » (Isaïe, Jérémie, Ézéchiel et les douze petits prophètes). Puis les Ketouvim (Écrits) comprenant divers genres littéraires, tels que la poésie, la sagesse, et l’histoire. Parmi les livres des Écrits, on trouve les Psaumes, les Proverbes, Job, le Cantique des Cantiques, Ruth, les Lamentations, l’Ecclésiaste, Esther, Daniel, Esdras-Néhémie et les Chroniques.

Puis la Torah, les Nevi’im et les Ketouvim ensemble forment le Tanakh, qui est le canon de la Bible hébraïque.

En plus de ces textes, il y a d’autres écrits importants dans la tradition juive, tel le Talmud, qui comprend une collection vaste et centrale de discussions rabbiniques sur la loi, l’éthique, la philosophie, les coutumes et l’histoire. Le Talmud se compose de la Mishna (loi orale codifiée vers 200 de notre ère) et de la Guemara (commentaires et discussions sur la Mishna).

Pour mémoire, il existe deux versions du Talmud : le Talmud de Babylone et le Talmud de Jérusalem.

Il faut compter aussi sur les commentaires et les codes juridiques. C’est ainsi qu’au fil des siècles, de nombreux commentaires, responsa juridiques (questions et réponses) et codes de loi juive ont été rédigés, clarifiant et expliquant la Torah et le Talmud.

Ces textes forment la base de l’enseignement, de la pratique et de la compréhension de la foi juive à travers le monde.

Tous ces textes nous éclairent au plus point.

Nous avons particulièrement apprécié l’article « La force de la Bible… » de Thomas Römer, éminent bibliste, spécialiste de l’Ancien Testament et professeur au Collège de France, où il occupe la chaire « Milieux bibliques ».

Rose de Damas

Nous avons aimé aussi la richesse des illustrations, le jeu, entre autres, « Les clés du judaïsme », la ‘’page’’ « De l’humour pas très orthodoxe », le symbolisme de « La divine couleur de la rose ».

LiRE Magazine-Les livres sacrés du judaïsme

Hors-série Référence n°1EMC2/Lire Magazine Littéraire, 2023, 98 pages, 8,90 €. Lire Magazine, le site.

Franc-maçonnerie : Découvrez le Top 10 des meilleures ventes de janvier 2024 chez DETRAD

450.fm a décidé, en ce début d’année, d’offrir à ses fidèles lecteurs le classement des meilleures ventes de livres maçonniques de DETRAD qui reste l’emblématique librairie – lieu de mémoire et de savoir –, située juste à côté du Grand Orient de France, puissance symbolique régulière souveraine, la plus ancienne obédience maçonnique française et la plus importante d’Europe continentale.

En effet, les classements de ventes servent souvent d’indicateurs pour les lecteurs sur ce qui est à la fois populaire et, bien évidemment, potentiellement de qualité.

Un livre, en général, et maçonnique, en particulier, se vendant bien, suggère qu’il est très bien reçu et apprécié. Il peut donc inciter d’autres lecteurs à s’y intéresser.

Rappelons aussi que DETRAD, en mettant en avant les livres maçonniques les plus vendus, contribue à promouvoir la culture et les enseignements maçonniques auprès d’un large public.

Le Paris G.O.
Le Paris G.O.

La franc-maçonnerie étant un sujet entouré de mystère et d’intérêt, connaître les livres les plus populaires dans ce domaine peut répondre, tout naturellement, à la curiosité du public.

Ce classement est une belle ressource informative pour nos amis(ies) lecteurs intéressés dan ce domaine

Janvier 2024, le TOP 10 

1 Le Paris G.O.: Petite histoire des adresses du Grand Orient De France, Jean-Luc Le Bras (DETRAD)

2 Combats Maçonniques, Philippe Foussier (Conform édition, 3e réédition)

3 La symbolique maçonnique du troisième millénaire, Irène Mainguy (DERVY, 3e éd.)

4 Le 1er Ordre du Rite Français-Maître Élu, Gérard Contremoulin (DETRAD)

5 Le 2e Ordre du Rite Français-Grand Élu, Gérard Contremoulin (DETRAD)

6 Manuel Pratique du Grand Expert et du Maître des Cérémonies, Gilbert Alban (DETRAD)

7 Le 4e Ordre du Rite Français-Parfait Maçon, Gérard Contremoulin (DETRAD)

8 Le 3e Ordre du Rite Français-Chevalier Maçon, Gérard Contremoulin (DETRAD)

9 Lapidarium Latomorum-Thrésor hermétique de la Maçonnerie Gallique, Eugène Hortulain

10 Thuileur 1-33 – Rite Écossais Ancien et Accepté Pascal Barbier (Éd. Emerek, 7e éd.)

Source : DETRAD

Infos pratiques

DETRAD – Fabricant : Décors-Bijoux-Accessoires maçonniques-Éditeur et Libraire

18, rue Cadet PARIS IX – Le site

Un jour de plus pour se purifier

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(Les « éditos » de Christian Roblin paraissent le 1er et le 15 de chaque mois.)

Février était le dernier mois de l’année dans le calendrier romain. On la clôturait ainsi, en rendant hommage aux morts par des fêtes dites februales, en hommage à Junon, déesse dont c’était le surnom : Februa. On y faisait ses expiations, februarius dérivant du verbe februare qui signifie «purifier». Février était donc le mois des purifications[1]

Si, dans une conception ordinaire, l’initiation maçonnique vise, en quelque sorte, à la purification et à l’amélioration de ses adeptes, notamment par la vertu de la fraternité, février pourrait constituer un temps de méditation et d’action servant à corriger les erreurs. Si le franc-maçon n’accomplit pas à proprement parler de « lustration », c’est-à-dire de cérémonie purificatoire, il n’en reste pas moins que ses rituels n’ont d’autre but que de l’installer dans des pensées et des actions justes qu’un exercice continu de raison pratique encourage assidument, tant il repose sur un précepte unique et formel : faire le bien et éviter le mal.

Tout est là. Tout est lâché, à ceci près que, dans le confort relatif de nos sociétés, tout risque d’être relâché. En effet, que sommes-nous prêts à sacrifier, que nous symbolisons volontiers en portant à nos lèvres un verre de vin, néanmoins destiné à réchauffer notre gosier ? De quels changements sommes-nous capables, au-delà des modestes efforts que, de longue date et comme un seul homme, nous avons pris l’habitude de déléguer aux services publics ?

Voyons le monde ! Que mettons-nous de nous-mêmes dans la balance, quand il s’agit de défendre notre liberté contre d’éventuelles agressions extérieures à nos portes ? Quand il s’agit de rétablir des équilibres fondamentaux dans la Nature pour sauvegarder voire plus encore restaurer nos « environnements », c’est-à-dire les écosystèmes auxquels nous appartenons inextricablement ? Quand il s’agit de réduire les « fractures » sociales dans nos pays comme à l’échelle de la planète ? Nous avons bien conscience que nos économies fondées sur la prédation des ressources et la surenchère des inégalités ne se perpétuent qu’en aggravant des risques majeurs, toutes tensions bouillonnant également dans nos propres conflits. Or nous continuons à regarder les choses petitement, tétanisés par la peur de perdre de menus avantages à des horizons rapprochés, atterrés par les violences qui se déchaînent sous nos fenêtres ou sur nos fenestrons électroniques.

Junon, déesse des femmes en parturition et des hommes en perdition, en quelque sorte, c’est-à-dire des êtres en partance à la fois pour la vie et pour la mort, Junon nous rappelle en creux que, pour vivre, il faut avoir les épaules et que, pour avoir les épaules, il faut avoir la tête. Car nous sommes dans cet entre-deux qui nous mène du berceau à la tombe : from womb to tomb, selon la célèbre allitération anglaise – commis d’aménager les étapes de notre séjour terrestre.

Brandissant un idéal de justice non point à la face de nos dieux respectifs (qui ne nous connaissent que trop) mais à celle de nos enfants communs (qui s’illusionnent encore sur nous), nous devons apprendre à être des « hommes debout », hommes ou femmes aussi bien, décidés à nous redresser entre nos positions initiale et finale et donc, en un sens qui fait une part égale à la liberté et à la responsabilité, à marcher droit… non par une obéissance aveugle mais dans la fidélité à un jugement éclairé. Lourde tâche que d’éliminer les scories et les entraves.

Heureusement, 2024 est une année bissextile : il n’y aura pas trop d’un jour de plus pour se purifier.


[1] Parmi les articles de Solange Sudarskis sur ce site, on peut utilement poursuivre ses interrogations sur la notion de pureté dans la tradition maçonnique, en cliquant ici.

06/02/24 : LE DROIT HUMAIN rend hommage à Maria Deraismes au cimetière de Montmartre

À l’appel du très respectable frère Sylvain Zeghni, Grand Maître National, LE DROIT HUMAIN vous invite à participer à une cérémonie d’hommage à Maria Deraismes, fondatrice de la Grande Loge Symbolique Écossaise LE DROIT HUMAIN.

Marie Adélaïde Deraismes, plus connue sous le nom de Maria Deraismes, était une figure importante dans le mouvement féministe ainsi qu’au sein de la franc-maçonnerie. Née le 17 août 1828 à Paris, elle est partie pour la Grande Loge Éternelle le 6 février 1894. Il y a 130 ans.

Son rôle dans la franc-maçonnerie est particulièrement remarquable. En étant la première femme initiée à la franc-maçonnerie en France à la fin du XIXe siècle, Maria Deraismes a brisé les barrières de genre dans une institution traditionnellement dominée par les hommes. Sa démarche audacieuse a jeté les bases pour une plus grande inclusion dans ce milieu.

Sylvain Zeghni, Grand Maître National.

La création de l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN est en grande partie attribuée à son initiative et à son engagement. Ce faisant, elle a contribué à ouvrir la voie à un mouvement maçonnique où hommes et femmes pouvaient travailler côte à côte sur un pied d’égalité, une idée révolutionnaire pour l’époque.

Son héritage dans le féminisme et la franc-maçonnerie reste significatif, symbolisant la lutte pour l’égalité des sexes et l’émancipation des femmes dans tous les domaines de la société.

Rendez-vous est donné le mardi 6 février 2024 à 11h45 au cimetière de Montmartre (Division n° 31), également connu sous le nom de Cimetière du Nord, un des cimetières les plus célèbres de Paris. Situé dans le 18e arrondissement de la ville, au 20 avenue Rachel, il a été inauguré en 1825.

DH, site Internet, détail.

Ce cimetière est particulièrement connu pour son cadre pittoresque, avec ses arbres anciens, ses escaliers sinueux et ses nombreux chats errants, ainsi que pour être le lieu de repos final de nombreuses figures célèbres de l’art, de la littérature, de la musique et d’autres domaines : Émile Zola (avant son transfert au Panthéon), Edgar Degas, le célèbre peintre et sculpteur. François Truffaut, le réalisateur de renom, Hector Berlioz, le compositeur, Gustave Moreau, le peintre symboliste, Stendhal (Henri Beyle), l’écrivain – initié le 3 août 1806 au sein de la loge « Sainte-Catherine », à l’orient de Paris, sans toutefois avoir eu une grande activité maçonnique – Alexandre Dumas fils, l’auteur de La Dame aux camélias, Iolanda Cristina Gigliotti, dite Dalida, chanteuse et actrice… et Maria Deraismes.

Source : X, anciennement Twitter, du DROIT HUMAIN

Sépulture Maria deraismes, cimetière de Montmartre, division n° 31 – Photo © Yonnel Ghernaouti, YG.

Vocabulaire du mobilier religieux : Par Laurent Ridel

Du site de www.decoder-eglises-chateaux.fr

Autel, tabernacle, retable, fonts baptismaux… : les églises sont remplies de mobilier à la fonction méconnue ou obsolète. On dresse l’inventaire. Par définition, le mobilier d’une église regroupe tout ce qui mobile. Vous pouvez déplacer une chaire à prêcher ; vous ne pouvez pas pousser un mur. La première relève donc du mobilier ; le second de l’architecture.

L’aménagement mobilier est nécessaire au moins pour l’exercice du culte catholique. Je pense à l’autel. Il faut aussi pouvoir s’asseoir. D’où les cathèdres, stalles, bancs… En revanche, certains meubles ont une fonction plus accessoire. Par exemple, le retable, le baldaquin ou l’orgue se limitent à donner plus de faste aux cérémonies.

En comptant aussi les différentes tribunes (jubé, ambon, chaire…), ça fait beaucoup !

Chœur de la cathédrale de Saint-Omer.
Protégée des vols et des destructions, la cathédrale de Saint-Omer (Pas-de-Calais) conserve un riche mobilier ancien.

Comme certains d’entre vous n’ont jamais vu un office religieux, comme des éléments ne servent plus aujourd’hui, j’ai pensé utile de vous définir une quinzaine de meubles ou aménagements religieux. Vous vous rendrez compte que certains éléments sont enracinés au point de douter de leur caractère mobile.

Autour de l’autel

L’autel

Autel secondaire de la cathédrale de Dax.
Autel secondaire de la cathédrale de Dax (Landes). Il porte un tabernacle (je le définis plus bas), lui-même surmonté d’une croix.

Dans l’histoire du christianisme, il fut sûrement le premier mobilier installé dans l’église. Pas de culte chrétien sans autel. Sur ce meuble, le prêtre célèbre l’eucharistie, sacrement qui commémore le dernier repas du Christ auprès des apôtres et le sacrifice de sa personne : chez les catholiques, le prêtre rend présents le corps et le sang de Jésus à travers l’hostie et le vin. Ce moment est l’apogée de la messe.

Selon leur morphologie, les autels se classent en :

  • table, en rappel de la Cène, dernier repas du Christ.
  • tombeau

Une église accueille souvent plusieurs autels. Le principal prend le nom de maître-autel, les autres, d’autels secondaires. Ces derniers se trouvent plutôt dans des chapelles latérales.  

Depuis le concile de Vatican II (1962-1965), le maître-autel a été déplacé vers le centre de l’église et leur forme moderne se résume couramment à un bloc de pierre.

Le retable

Placé en arrière de l’autel, cet ensemble décoratif vertical sert de support à un décor religieux, sculpté ou peint.

Discret au milieu du Moyen Âge, il se monumentalise au fil des siècles au point de devenir le point focal de l’église. Convergence renforcée par les formes spectaculaires et baroques des retables créés aux XVIIe et XVIIIe siècles, jusque dans les églises les plus modestes. Ils saisissent le visiteur et le fidèle par leur ampleur et leur décoration de peintures et de statues. Le but de ces panneaux est de mettre en valeur l’autel et le tabernacle.

retable de Saint-Jean de Luz
Difficile de trouver retable plus magnifique que celui de l’église de Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques).

Dans les édifices modernes, le retable n’a plus la cote. A quand le retour du retable ?

Le tabernacle

Cette petite armoire contient les hosties consacrées par le prêtre. Hosties conservées en vue d’être portées aux malades ou distribuées, en l’absence de prêtre, lors d’une assemblée dominicale. Cette réserve eucharistique fait l’objet d’une adoration chez les catholiques sous le nom de Saint-Sacrement. La fermeture à clé du tabernacle garantit contre les profanations.

Autrefois ce tabernacle trônait au milieu de l’autel. Depuis le concile de Vatican, sa place se trouve quelque part dans le chœur (souvent sur l’ancien autel) ou dans une chapelle dite du Saint-Sacrement. Pour localiser ce tabernacle, fiez-vous à la petite lumière rouge qui indique, à proximité, la présence effective de ces hosties.

Tabernacle de la cathédrale du Havre
Le tabernacle en pierre de la cathédrale du Havre et sa lumière rouge

Le baldaquin

Au lieu du retable, certaines églises font le choix du baldaquin pour magnifier le tabernacle. Cette construction, souvent portée par des colonnes, forme un dais protecteur au-dessus de l’autel. Le résultat est pompeux.

Baldaquin XVIIIe siècle de l'église Saint-Sauveur de Dina
Baldaquin XVIIIe siècle de l’église Saint-Sauveur de Dinan (Côtes-d’Armor).

La clôture de chœur

Dans les grandes églises, le chœur liturgique — l’espace dévolu aux clercs et à l’autel — était isolé du reste de l’église par une clôture de pierre ou de bois. Le jubé (voir plus bas) en constituait la face avant. Avec cet exemple, on touche aux limites de la définition de mobilier : une clôture ne se déplace pas, sauf à être l’incroyable Hulk.

Cependant, on n’a pas hésité à en démolir. Dans certains édifices, une grille la remplace.

Clôture en pierre et en bois de la cathédrale d'Amiens.
Clôture en pierre et en bois de la cathédrale d’Amiens.

À chacun sa place : stalle, cathèdre et bancs

Les stalles

Stalles XIVe siècle de l'église Notre-Dame d'Ecouis (Eure)
Stalles XIVe siècle de l’église Notre-Dame d’Ecouis (Eure)

Placée dans le chœur, cette série de sièges, généralement en bois, accueillait les communautés de clercs ou de religieux : moines et chanoines principalement. Aujourd’hui elles ne sont plus utilisées, sauf dans les grandes villes où exercent un clergé plus nombreux pendant les offices, ainsi que des chantres et des servants d’autel.

Je vous conseille de regarder ces stalles de près. Les artisans du Moyen Âge et de la Renaissance les ont sculptées de personnages voire de scènes. La preuve dans cette vidéo de ma chaîne Youtube.

La cathèdre

Propre aux cathédrales qui leur doivent leur nom, la cathédrale est le siège où s’assoit l’évêque lorsqu’il préside les cérémonies.

Cathèdre de la cathédrale d'Avignon.
Cathèdre de la cathédrale d’Avignon, protégé par un dais de velours rouge.

Dans les églises paroissiales, le prêtre bénéficie aussi d’une assise spécifique, dit siège de présidence. On voit aussi un « banc du célébrant ou de l’officiant ». Ses trois places accueillent le célébrant et deux assistants (diacre et sous-diacre).

Les chaises et bancs

Autrefois les nefs étaient largement vides d’assises. On suivait les cérémonies debout ou agenouillé sur les dalles ou la terre battue. Mais à la fin du Moyen Âge, les aristocrates bénéficient d’un peu plus d’égards et de confort : ils glissent un tapis ou un coussin sous leurs genoux, s’appuient sur un prie-dieu ou prennent place sur le banc seigneurial.

Dès le XVIIe siècle, les bancs puis les chaises se généralisent dans la nef. Les laïcs gérant la paroisse (les fabriciens ou marguilliers) ont en effet l’idée de louer les places assises afin d’augmenter les revenus paroissiaux. Eux-mêmes ont droit à leurs places spécifiques regroupées dans le « banc d’œuvre ». Et ce n’est pas une simple planche sur deux pieds.

Bancs de l'église de Bonneville-la-Louvet
L’église de Bonneville-la-Louvet (Calvados) a conservé ses bancs clos. Parfois, on peut surprendre le nom des anciens locataires encore inscrit dessus.

L’Église a abandonné l’idée de faire payer bancs et chaises ou d’avoir un emplacement réservé. Si vous avez connu ce principe, n’hésitez pas à l’écrire en commentaire. J’ai l’impression que ça existait encore avant-guerre.

Le mobilier de la parole et de la musique : chaire, lutrin, jubé, ambon et orgue

La chaire à prêcher

Chaire à prêcher
L’allégorie de la foi domine la chaire à prêcher de la cathédrale de Saint-Omer (Pas-de-Calais)

Sauf dans quelques églises traditionalistes, la chaire est un meuble obsolète. Rare au Moyen Âge, cette tribune connaît son âge d’or entre le XVIIe et le début du XXe siècle, lorsque l’Église oblige les curés à instruire leurs paroissiens. En conséquence, au cours de la messe, le prêtre doit temporairement quitter son chœur, gagner la nef et monter en chaire pour prononcer un sermon.

Au XVIIe siècle, dans les églises parisiennes, certains prennent goût à l’exercice et discourent pendant 1 h à 2 h. Les marguilliers et fabriciens se frottent les mains : de plus en plus de fidèles, fatigués par la station debout, demandent à louer des chaises.

L’ambon

À l’inverse de la chaire à prêcher, cette autre tribune connaît un « come-back » dans les églises. Les premières églises disposaient d’ambon. Mais il fut concurrencé par les jubés et les chaires à prêcher. Aujourd’hui, l’ambon est surtout un pupitre situé près de l’autel, d’où un fidèle ou le curé fait des lectures.

Ambon et autel de l'église de Villedieu-les-Poêles
Ambon et autel de l’église de Villedieu-les-Poêles (Manche)

Le jubé

C’est peut-être l’aménagement liturgique le plus mystérieux pour un visiteur ou un fidèle, car rares sont les églises qui le conservent. Cette clôture a souvent été détruite entre le XVIe et le XVIIIe siècle. En 2023, les fouilles archéologiques dans la cathédrale Notre-Dame de Paris ont d’ailleurs mis à jour plusieurs de ses éléments enterrés sous le sol du transept.

Lire : Notre-Dame de Paris : enjeux des fouilles archéologiques

Souvent en pierre sculptée, cette construction séparait le chœur liturgique de la nef. Elle servait à isoler les moines ou les chanoines qui chantaient l’office dans le chœur. Grâce à un escalier, un clerc y montait parfois pour faire des lectures aux fidèles. Le jubé empêchait les fidèles de bien voir le déroulement du culte, d’où leurs protestations et les destructions.

Jubé de l'abbatiale de Brou
Jubé de l’abbatiale de Brou (Ain). La porte au centre laisse peu deviner ce que se passe dans le chœur.

Lire mon article : Les jubés : fonctions, architecture et histoire

Le lutrin

Installé dans le chœur, ce pupitre est destiné à déposer un livre ouvert afin d’en faciliter la lecture. Les ouvrages en question sont souvent de gros livres de chants liturgiques.

Les lutrins les plus frappants ont la forme d’un aigle dont les ailes déployées soutiennent le livre.

Lutrin de l'église de Villedieu-les-Poêles
Lutrin XVIIIe siècle de l’église de Villedieu-les-Poêles (Manche).

Les orgues

Souvent perché, cet énorme instrument à vent accompagne, avec faste, les cérémonies religieuses par une musique tantôt grave, tantôt enjouée, tantôt tonitruante. Leur emplacement varie d’une église à l’autre et selon l’époque, mais les plus gros occupent en majorité le fond de la nef, sur une tribune capable de supporter leur poids.

Car, depuis la fin du Moyen Âge, la musique prend de l’importance dans le culte et l’orgue prend du coffre. Les grands orgues renferment des centaines voire des milliers de tuyaux métalliques de toute taille qu’un organiste, caché derrière, fait chanter à partir de son clavier.

Grande orgue de l'église Saint-Germain des Prés à Paris
Grande orgue de l’église Saint-Germain-des-Prés à Paris

Le mobilier spécifique à certains rites

Les fonts baptismaux

Fonts baptismaux et baptistère de l'église Saint-Louis de Brest.
Fonts baptismaux et baptistère de l’église Saint-Louis de Brest.

Cette cuve reçoit l’eau nécessaire au baptême. Élevée à hauteur de main, elle permet au prêtre de puiser l’eau et de la verser sur la tête du baptisé. Un couvercle protège l’eau de toute souillure.

Dans les églises très anciennes, les fonts baptismaux ressemblaient à des bassins creusés dans le sol afin que le futur baptisé s’y tienne debout.

On place généralement les fonts baptismaux à l’entrée de l’église, souvent dans une chapelle spécifique appelée baptistère.

Le bénitier

Disposée à l’entrée de l’église, cette vasque, plus petite que les fonts baptismaux, contient l’eau bénite. Les fidèles y plongent leur doigt et se signent en entrant afin de se purifier. Ce rite itère le baptême. Au début de l’épidémie de COVID-19, les bénitiers ont été vidés pour limiter la contagion du virus.

bénitier
Miracle ! Un vitrail est apparu dans l’eau bénite du bénitier. En fait, c’est juste un reflet. Église Notre-Dame-la-Grande de Poitiers.

Le confessionnal

Ce meuble relève de l’armoire dans sa forme et de l’isoloir dans sa fonction. Il ressemble en effet à une armoire dont on aurait retiré les étagères pour y faire entrer le prêtre et un fidèle. D’ailleurs, les fabricants de confessionnaux et d’armoires étaient les mêmes.

Sa fonction rappelle l’isoloir des salles de vote. Il soustrait aux regards le confessé venu avouer ses fautes. Il le met aussi à l’abri des oreilles indiscrètes.

Confessionnal Notre-Dame de Bordeaux
Comme la plupart, le confessionnal de l’église Notre-Dame de Bordeaux accueillent trois places : deux pour les pénitents et une pour le prêtre au centre. Ne croyez pas que le prêtre confessait les deux en même temps.

Ce meuble arrive assez tardivement dans les églises bien qu’on se confessait depuis longtemps. Il fait partie des instruments de la Contre-Réforme qui, à partir du XVIe siècle, essaie de reprendre le contrôle sur les paroissiens. Une partie des fidèles avait en effet déserté l’Église catholique pour le protestantisme.

Si vous avez des choses à ajouter à cet inventaire mobilier, confessez-le en commentaire. Mais je ne vous garantis pas l’absolution 

« Devenir franc-maçon∴ne ?-Le guide 2024 » : Comme un beau voyage où l’initiation, c’est maintenant !

Écrire un ouvrage à quatre mains, c’est-à-dire par deux auteurs en collaboration, ici deux maîtres maçons Pierre de Vacqueyras* et Sylvie Rahm**, cela offre toujours plusieurs avantages significatifs, à commencer par une complémentarité des compétences, enrichissant le contenu de l’ouvrage au regard des expériences vécues. Ainsi qu’une amélioration significative de l’argumentation et de la structure de l’ouvrage.

C’est ainsi que l’ouvrage s’ouvre avec un prélude, du latin praeludere, se préparer à jouer, c’est-à-dire ce qui précède, annonce, prépare, fait présager quelque chose. Une technique littéraire qui sert à introduire l’histoire, à établir le ton, ou à présenter des éléments clés dudit livre. Ici, à présenter la façon, dans le respect de la tradition de discrétion, un des piliers de la franc-maçonnerie, de rejoindre celles et ceux qui souhaitent travailler à la recherche de la vérité, l’étude de la morale et la pratique de la solidarité mais aussi travailler à l’amélioration matérielle et morale, au perfectionnement intellectuel et social de l’Humanité. Comme écrit dans les « Principes Généraux de l’Ordre Maçonnique », article 1er de la Constitution et Règlement Général du Grand Orient de France, obédience à laquelle appartient Pierre de Vacqueyras. Un ouvrage qui s’adresse donc plutôt au monde profane, se présentant d’ailleurs comme un guide qui accompagnera dans sa démarche la personne désireuse de rejoindre la franc-maçonnerie. Mais il reste d’une aide précieuse et actualisée pour l’initié€ qui souhaite mieux comprendre le paysage maçonnique français.

Devenir franc-maçon∴ne ?-Le guide 2024 est donc, comme l’indique fort justement son sous-titre, un guide complet pour ceux qui envisagent de rejoindre les rangs de la franc-maçonnerie. Abordant le contexte de la franc-maçonnerie, société discrète à secrets, le livre met l’accent, dans un premier temps, sur son origine, son histoire, ses principes et ses valeurs, notamment les idéaux républicains.

Pour les lecteurs intéressés par la franc-maçonnerie, les auteurs décrivent et fournissent des informations essentielles sur ce qu’implique de devenir franc-maçon(ne).

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Le guide décrypte aussi les diverses pratiques rituelles qui sont au cœur de ses activités. Il propose des réflexions introspectives pour aider le lecteur à déterminer si la franc-maçonnerie correspond à ses valeurs personnelles et à ses aspirations. Sans oublier un large tour d’horizon qui donne au lecteur un panorama des rites pratiqués – histoire, principaux mythes, obédience où il est pratiqué – : le Rite Écossais Ancien et Accepté, le Rite Français, historiquement lié à la franc-maçonnerie française, le Rite de Memphis-Misraïm, rite ésotérique et symbolique, qui incorpore des éléments de la mythologie égyptienne, le Rite Écossais Rectifié qui occupe toujours une place unique dans le paysage maçonnique, combinant des éléments du christianisme mystique avec la tradition maçonnique, le Rite d’York et le Rite Opératif de Salomon, plus récent et moins répandu, et s’inspirant des pratiques des anciens bâtisseurs de cathédrales et mettant l’accent sur le travail manuel et la construction symbolique.

4e de couverture, détail.

L’ouvrage reprend les qualités que se doivent de posséder tout maçon, ou de maçonner à son amélioration afin d’y parvenir : être en recherche, être sincère, être libre, être engagé(e), être fraternel(le), être discret€, être tolérant(e), être humble, être bienveillant€, être persévérant(e), être intègre, être assidu(e) et fiable, mais enfin et surtout… ne pas partir !

Unique en son genre, le livre démythifie les idées reçues et ouvre une fenêtre sur le monde souvent mystérieux de la franc-maçonnerie. Donnant quelques conseils utiles sur le processus de candidature et d’admission au sein la franc-maçonnerie, les auteurs nous présentent un schéma de base dressant les étapes typiques – et celles à ne pas commettre – jusqu’à l’initiation : intérêt et recherche personnelle,  prise de contact, entretien informel, dossier de candidature, enquête, vote, initiation…

Bandeau site musée de la franc-maçonnerie.

Après avoir établi la liste des principales obédiences françaises, onze au total, Pierre de Vacqueyras et Sylvie Rahm présentent les musées maçonniques, accordant une large place à celui situé à Paris, au sein de l’Hôtel du Grand Orient de France, Musée de France depuis 2003.

Ce livre, d’une lecture fluide et harmonieuse, offre un mélange d’informations historiques, de conseils pratiques, et de réflexions philosophiques pour aider les lecteurs dans leur parcours vers l’initiation maçonnique.

*Pierre de Vacqueyras est un maître maçon, initié à la Grande Loge de France, au Rite Écossais Ancien et Accepté où il restera de nombreuses années avant de rejoindre le Grand Orient de France et son Rite Français. Enseignant à l’université, collaborateur de député, membre de la Fraternelle Parlementaire (FRAPAR) – association professionnelle regroupant des élus, leurs collaborateurs, des membres du Conseil économique, social et environnemental et des journalistes parlementaires -, il a occupé différents postes d’officier en Loge dont celui de chargé de la formation des Compagnons maçons.

Sceau GLFF
Sceau GLFF

**Sylvie Rahm est une maîtresse maçonne de la Grande Loge Féminine de France. Son fort engagement en franc-maçonnerie qui l’a mené jusqu’au vénéralat lui a donné à connaître de nombreux rites et biens des loges.

Devenir franc-maçon∴ne ?-Le guide 2024

Pierre de Vacqueyras – Sylvie RahmÉditions de l’Initié, 2024, 140 pages, 13,57 €Format Kindle 7,53 €

Le site des Éditions de l’Initié. Disponible chez DETRAD. ISBN 978-2-959-16380-7

Combat de la science contre l’ignorance et les superstitions

Du site objet-scientifique.fr – Par Raphaël

Dans un monde où l’ignorance et les superstitions ont souvent impacté la société, la science s’est imposée comme un rempart face à ces croyances irrationnelles. Depuis des siècles, la lutte entre le savoir scientifique et les superstitions façonne notre histoire, notre éducation et notre quotidien. Dans cet article, nous aborderons les définitions de l’ignorance et des superstitions, ainsi que le rôle de la science dans ce combat.

Définition de l’ignorance et des superstitions

L’ignorance se définit comme l’absence de connaissance, de compréhension ou de conscience d’un sujet particulier. Les superstitions, quant à elles, sont des croyances irrationnelles basées sur des traditions, des peurs et des préjugés, et non sur des preuves ou des faits établis. Elles peuvent être transmises de génération en génération et s’ancrent profondément dans la culture et la société.

Les superstitions peuvent prendre diverses formes, comme les rituels, les porte-bonheur, les malédictions ou encore les croyances en des forces surnaturelles. Bien qu’elles puissent paraître inoffensives, les superstitions ont parfois conduit à des actes de discrimination, de violence et d’oppression.

Rôle historique de la science dans la démystification

Depuis ses débuts, la science a joué un rôle majeur dans la démystification des superstitions en apportant des explications rationnelles aux phénomènes naturels et sociaux. Les scientifiques ont souvent défié les croyances populaires en proposant des théories basées sur l’observation, l’expérimentation et la logique.

Par exemple, l’astronomie a permis de comprendre les mouvements des astres et de détruire les mythes liés à leur influence sur les événements terrestres. De même, la médecine a dévoilé les véritables causes des maladies et des épidémies, mettant fin aux croyances en des forces surnaturelles responsables de ces maux.

Exemples marquants de victoires scientifiques

De nombreuses victoires scientifiques ont permis de déconstruire les superstitions et d’éclairer l’humanité. L’une des plus célèbres est la découverte de la structure de l’ADN par James Watson et Francis Crick en 1953, qui a donné lieu à une meilleure compréhension de l’hérédité et des maladies génétiques.

Un autre exemple marquant est la révolution copernicienne du XVIe siècle, qui a bouleversé la vision géocentrique de l’univers en proposant un modèle héliocentrique où la Terre orbite autour du Soleil. Cette découverte a remis en question les croyances religieuses et les superstitions liées à l’astronomie, ouvrant la voie à une nouvelle ère de connaissance scientifique.

La méthode scientifique comme outil de lutte

La méthode scientifique est un processus rigoureux et systématique qui permet d’acquérir de nouvelles connaissances en se basant sur des preuves empiriques et des raisonnements logiques. Elle repose sur l’observation, la formulation d’hypothèses, l’expérimentation, l’analyse des résultats et la communication des découvertes. Cette méthode constitue un outil essentiel dans la lutte contre l’ignorance et les superstitions, car elle permet de distinguer les croyances fondées sur des preuves des croyances irrationnelles.

L’éducation scientifique, en enseignant la méthode scientifique et en encourageant la pensée critique, joue un rôle crucial dans la formation des individus capables de remettre en question les superstitions et de promouvoir la connaissance rationnelle. Elle contribue ainsi à l’édification d’une société plus éclairée et plus démocratique.

Impact de l’éducation scientifique sur la société

L’éducation scientifique a un impact profond sur la société en permettant aux individus de développer une pensée critique, de comprendre le monde qui les entoure et de prendre des décisions éclairées. Elle contribue également à réduire la prévalence des superstitions et à promouvoir la tolérance, l’égalité et la justice sociale.

En outre, l’éducation scientifique favorise l’innovation et le progrès technologique, créant ainsi de nouvelles opportunités économiques et améliorant la qualité de vie des individus. Elle prépare également les citoyens à affronter les défis contemporains tels que le changement climatique, les pandémies et la désinformation.

Défis contemporains dans le combat contre l’ignorance

Bien que la science ait remporté de nombreuses victoires sur les superstitions, la lutte contre l’ignorance et les croyances irrationnelles demeure un défi majeur. Les défis contemporains incluent la prolifération de la désinformation, l’influence des médias sociaux et la résurgence de certaines superstitions modernes.

La polarisation politique et les clivages culturels peuvent également entraver l’éducation scientifique et la diffusion de la connaissance. Par conséquent, il est crucial de continuer à promouvoir la science, l’éducation et la pensée critique pour combattre l’ignorance et les superstitions dans notre société moderne.

Superstitions modernes et la réponse scientifique

La désinformation : un nouvel adversaire

La désinformation, définie comme la diffusion intentionnelle d’informations fausses ou trompeuses, constitue un nouvel adversaire dans le combat contre l’ignorance et les superstitions. Propagée par les médias traditionnels, les réseaux sociaux et d’autres plateformes en ligne, la désinformation peut renforcer les croyances irrationnelles et affaiblir la confiance dans la science.

La réponse scientifique face à la désinformation consiste à promouvoir la pensée critique, l’éducation aux médias et la vérification des faits. Les chercheurs, les éducateurs et les journalistes ont un rôle essentiel à jouer dans la lutte contre la désinformation en aidant le public à développer les compétences nécessaires pour distinguer les faits des mensonges.

Stratégies pour promouvoir la pensée critique

Pour promouvoir la pensée critique et combattre l’ignorance, plusieurs stratégies peuvent être mises en place. L’éducation formelle doit intégrer l’enseignement de la méthode scientifique, l’évaluation des sources d’information et l’analyse critique des arguments. Les programmes d’éducation aux médias doivent également être développés pour aider les individus à naviguer dans le paysage médiatique complexe et à reconnaître la désinformation.

De plus, la collaboration entre les chercheurs, les éducateurs, les journalistes et les décideurs politiques est essentielle pour créer un environnement propice à la pensée critique et à la diffusion de la connaissance scientifique. Les initiatives visant à promouvoir la communication scientifique, les partenariats entre les institutions de recherche et les médias, ainsi que le soutien aux organisations de vérification des faits sont autant de mesures qui peuvent contribuer à cette fin.

Cas d’études : succès de la science contre les fausses croyances

Il existe de nombreux exemples où la science a réussi à démanteler des fausses croyances et superstitions. L’un d’eux concerne la vaccination et les mythes qui l’entourent. Malgré les preuves indiscutables de l’efficacité et de la sécurité des vaccins, certaines personnes continuent de croire en des théories infondées, comme le lien supposé entre les vaccins et l’autisme. La science a permis de démontrer l’absence de ce lien et de rétablir la confiance dans les programmes de vaccination.

Un autre exemple est le débat sur le réchauffement climatique. Malgré les preuves scientifiques écrasantes, certaines personnes continuent de nier l’existence du changement climatique ou le rôle de l’activité humaine dans ce phénomène. Les scientifiques ont réussi à démontrer l’urgence d’agir pour limiter les conséquences du changement climatique et à convaincre une grande partie de la population de la nécessité d’adopter des mesures de protection de l’environnement.

Rôle des médias et des réseaux sociaux

Contribution de la communauté scientifique

La communauté scientifique a un rôle clé à jouer dans la lutte contre l’ignorance et les superstitions. En menant des recherches rigoureuses, en partageant leurs découvertes et en communiquant avec le public, les chercheurs contribuent à la diffusion de la connaissance et à la promotion de la pensée critique. Ils peuvent également s’engager dans des actions de vulgarisation scientifique, en participant à des conférences, des ateliers et des événements grand public pour partager leur expertise et sensibiliser à l’importance de la science dans notre société.

Il est également important pour les scientifiques de collaborer avec les médias et les journalistes pour garantir une couverture médiatique précise et équilibrée des découvertes scientifiques. Cette collaboration peut contribuer à renforcer la confiance du public dans la science et à combattre les croyances irrationnelles et les superstitions.

Importance de la communication scientifique

La communication scientifique est cruciale pour lutter contre l’ignorance et les superstitions. Elle permet de diffuser les connaissances, d’éduquer le public sur les enjeux scientifiques et de promouvoir la pensée critique. Une communication scientifique efficace doit être accessible, précise et engageante, afin de capter l’attention du public et de favoriser la compréhension des concepts scientifiques. L’utilisation d’objets scientifiques dans la communication aide à concrétiser les concepts abstraits et à renforcer l’intérêt et la curiosité pour la science.

Les médias, les réseaux sociaux et les plateformes en ligne offrent de nombreuses opportunités pour la communication scientifique. Toutefois, ils présentent également des défis, tels que la prolifération de la désinformation et la polarisation des opinions. Les scientifiques, les journalistes et les éducateurs doivent donc travailler ensemble pour développer des stratégies de communication adaptées, capables de toucher un large public et de renforcer la confiance dans la science.

En conclusion, la science représente un rempart essentiel contre l’ignorance et les superstitions. Grâce à la méthode scientifique, l’éducation, la communication et la collaboration entre les différents acteurs, nous pouvons continuer à lutter contre les croyances irrationnelles et à promouvoir une société éclairée et rationnelle. Les défis contemporains tels que la désinformation et les clivages politiques rendent cette lutte plus importante que jamais, et il est essentiel de renforcer notre engagement en faveur de la science et de la pensée critique pour construire un avenir meilleur.

Cette loge maçonnique de Saint-Malo se dévoile

De notre confrère ouest-france.fr

La loge maçonnique La Rose et le Sillon accueillera le Grand Maître du Grand Orient de France, pour une conférence publique, samedi 3 février. Sa présidente explique le fonctionnement de cette loge. Entretien avec Nelly Grangé Cabane, présidente de la Loge maçonnique La Rose et le Sillon à Saint-Malo.

Qu’est-ce qu’une loge maçonnique ?

C’est d’abord un lieu, dénommé temple, où se rassemblent des femmes et des hommes partageant les mêmes valeurs humanistes. C’est aussi un groupe distinct de personnes qui se retrouvent régulièrement dans ce temple, pour réfléchir et travailler ensemble au perfectionnement de soi tout d’abord, et qui tentent de participer à l’amélioration de l’humain pour un monde plus juste. Le premier travail d’une loge est de privilégier une fraternité apaisante, propice aux débats et aux échanges.

Que fait-on en loge ?

On y apprend à penser librement, hors de tout cadre idéologique et dogmatique. Les réunions, qui ont lieu généralement deux fois par mois, se déroulent selon un rituel qui permet de s’abstraire momentanément du quotidien. Un membre de la loge peut faire un exposé sur un sujet imposé ou choisi, selon son ancienneté dans la loge. Ensuite, chacune et chacun apportent une contribution orale sur cet exposé. Les sujets choisis sont de trois ordres, symboliques – les symboles sont issus des rituels maçonniques – philosophiques et sociétaux. Chacun est libre dans la manière d’exprimer son opinion, tout en respectant une éthique humaniste. La parole est accordée aux membres de la loge sur demande.

C’est-à-dire ?

Le président distribue la parole, l’orateur ne doit pas être interrompu, l’écoute attentive est de mise. Le respect de l’autre est une obligation dans les échanges sans qu’ils perdent pour cela leur force de conviction. Chacun a le droit de s’exprimer librement, sauf les nouveaux arrivants dans la loge qui, après une période d’apprentissage de quelque mois de silence, pourront eux aussi avoir voix au chapitre.

Comment entre-t-on en franc-maçonnerie ?

Il se dit qu’il est difficile de rentrer en franc-maçonnerie et c’est vrai, mais il est aussi aisé d’en sortir. Pour postuler dans une loge du Grand Orient de France, la démarche est simple. Soit on écrit directement au siège – rue Cadet, 75009 Paris (godf.org) – soit on le fait par l’intermédiaire d’un parrainage. S’ensuit une rencontre avec le président(e), qui désigne trois membres de la loge, pour interviewer le candidat. En dernier lieu, le candidat est introduit dans le temple, les yeux bandés, pour garder l’anonymat, et répondre aux questions des membres de la loge. Il est accepté ou refusé. Dans ce dernier cas, le président l’informe, en lui en donnant le motif.

Samedi 3 février, à 14 h 30, à la maison de quartier de Château-Malo, 5, rue Paul-Cézanne, à Saint-Malo, conférence publique du Grand Maître du Grand Orient de France, Guillaume Trichard, La franc-maçonnerie face aux défis d’aujourd’hui et de demain. Entrée gratuite sur inscription.

Contact : scribe.rose.sillon@gmail.com