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Sacrilège : Les frontières du sacré, l’expo aux Archives nationales

En vérité « Sacrilège ! L’État, les religions et le sacré, de l’Antiquité à nos jours », tel est le titre exact de cette belle exposition temporaire.

Hôtel de Soubise – La cour d’honneur

Pourquoi les rois de France poursuivaient-ils le blasphème au même titre que le crime de lèse-majesté ? Comment l’État, monarchique ou républicain, compose-t-il avec le pouvoir religieux ? Même laïc, l’État peut-il se passer de toute forme de sacré ? Autant de questions au coeur de l’exposition Sacrilège ! L’État, les religions et le sacré, présentée par les Archives nationales du 20 mars au 1er juillet 2024 à l’Hôtel de Soubise.

Dans une ambiance solennelle – qui n’est pas sans rappeler celle d’un lieu de culte ! –, plus d’une centaine d’œuvres et de documents d’archives inédits illustrent l’histoire du sacrilège. De Socrate (399 av. J.-C.) au chevalier de La Barre (1766), de l’attentat de Damiens contre Louis XV (1757) à l’affaire du Casse-toi, pov’ con !, les commissaires de l’exposition ont eu à cœur de rendre au sacrilège et au blasphème leur dimension politique.

Pédagogique, l’exposition raconte ainsi l’histoire des rapports que le pouvoir entretient – non sans ambiguïté – avec les religions. Les visiteurs pourront ainsi se plonger dans la lente montée en puissance (à partir du XIIe siècle) et le déclin d’une « religion royale », ébranlée par la Réforme protestante et les guerres de Religion (1562-1598), éradiquée par la Révolution, mais à laquelle la République a longtemps cherché un substitut. République elle-même mise sous pression par le récent retour en force du fait religieux.
Par un subtil jeu de miroirs, l’exposition bouscule les frontières entre le spirituel et le temporel, le religieux et le laïc, le sacré et le profane.

Autour de l’exposition / Deux conférences sont proposées au public. Elles se dérouleront à l’hôtel de Soubise, à Paris (accès gratuit sur inscription dans la limite des places disponibles).

  • 27 avril 2024 « Histoire, théologie et actualité du blasphème en Islam », par Olivier Hanne
  • 8 juin 2024 « De la lèse-majesté à l’offense au chef de l’État », par Amable Sablon du Corail et Jacques de Saint Victor
Le catalogue

Le catalogue de l’exposition / Sacrilège ! l’Etat, les religions et le sacré

Amable Sablon du Corail, Jacques de Saint Victor, Nathalie Droin et Olivier Hanne

Éditions Gallimard – Prix : 35 € – 192 pages – ISBN : 978-2-07-303845-6

Hôtel de Clisson, hôtel de Soubise dont la porte fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1862.

[NDLR : Cette exposition temporaire aborde des thèmes variés, tels que les lois et politiques étatiques sur la religion, les conflits entre différents groupes religieux et entre la religion et l’État, ainsi que les moments où la définition même du sacré a été mise en question ou a évolué. En s’appuyant sur des documents d’archives, des artéfacts, et même des œuvres d’art et des témoignages, « Sacrilège ! » offre aux visiteurs une perspective riche et nuancée sur le rôle que le sacré joue dans la vie publique et privée, ainsi que sur les façons dont il a été utilisé, contesté, ou redéfini au fil du temps.

Les Archives nationales à Paris, en accueillant cette exposition, continuent leur mission d’éducation et de mise en lumière des aspects importants de l’histoire et de la culture, en fournissant un cadre unique pour réfléchir aux interactions entre religion, société, et gouvernance. Pour les amateurs d’histoire, de sociologie de la religion, ou simplement pour ceux intéressés par les questions de la laïcité et du rôle du sacré dans le monde contemporain, cette exposition représente une opportunité à ne pas manquer.]

Infos pratiques : Musée des Archives nationales – Hôtel de Soubise 6 60 rue des Francs-Bourgeois, 75003 Paris – Téléphone : +33 (0)1 40 27 60 96/Métro : Hôtel de Ville (ligne 1), Rambuteau (ligne 11), Arts et Métiers (ligne 3)/Bus : lignes 29 et 75, arrêt « Archives-Haudriettes » ou « Archives-Rambuteau ». Du 20 mars au 1er juillet 2024 – Exposition gratuite

Visites guidées pour les individuels / Les vendredis 29 mars, 5, 26 avril, 3, 17, 24, 31 mai, 7, 14, 21, 28 juin Horaires : de 14h30 à 16h00 Tarif par personne : 8 €/Réservation obligatoire ou sur l’application mobile Affluences + 33 (0) 1 40 27 60 71 – developpement-publics.an@culture.gouv.fr

Vernissage pédagogique pour les enseignants, présentation de l’exposition par Amable Sablon du Corail, co-commissaire de l’exposition Mercredi 20 mars (17h00-19h00), sur inscription

Conférence pour les enseignants sur le thème « Pouvoir et religion du Moyen Âge à nos jours » par Jacques de Saint Victor, historien du droit et co-commissaire de l’exposition : Mercredi 3 avril (17h30 à 18h30), sur inscription – Réservation et renseignements pour les visites et ateliers pour les enseignants et pour les classes  : service-educatif.an@culture.gouv.fr 6 01 75 47 20 06

Esprit maçonnique, es-tu là ?

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Il nous arrive souvent d’entendre dire il n’y a pas de hasard…

Quel heureux hasard !

Il nous arrive souvent d’entendre dire il n’y a pas de hasard, phrase banale à classer dans les lieux communs ou dans les expressions qui agacent un peu car tellement rabattues. Et pourtant moi aussi j’en ai été la cible.

Je me suis rendu dernièrement sur le média YouTube et à plusieurs reprises j’ai ouvert des vidéos spécialisées sur l’aviation, une passion qui me vient de mon enfance après avoir découvert  Antoine de Saint-Exupéry, Saint-Exupéry tiens comme c’est bizarre !? 

J’ai visionné d’autres videos sur les avions dont celles de ce « Youtuber » qui se nomme Aldo, elles m’ont plu, j’ai fini par y retourner, à tel point que je me suis abonné à sa chaîne.

J’ai cédé comme le font certaines personnes qui regardent ma chaîne vidéo « Le Grand René » sur Youtube par hasard.

 Ça mange pas de pain de se faire un peu de pub au hasard et au passage. Je mets ainsi en pratique le proverbe : « Charité bien ordonnée commence par soi-même »

Au passage aussi je viens de m’apercevoir qu’en italien ordonner donne « ordinare » qui veut dire passer commande, bon c’est un peu tiré par les cheveux et sans intérêt, passons.

Bref, je me suis donc abonné à cette chaîne.

J’ai continué à visionner d’autres vidéos et ma surprise a été grande quand j’ai découvert que notre « YouTuber » Aldo faisait partie de la Franc-maçonnerie et ne manquait pas de l’afficher dans certains de ses sujets.

Quel heureux hasard me direz-vous !

Ce hasard relève t-il de la mise en place de l’algorithme de Youtube ?

Je ne suis pas informaticien. Certaines sœurs et certains frères, plus avertis en la matière, ont déjà une réponse à mon questionnement. 

Pour ma part, j’ai l’impression qu’au-delà de cette anecdote, nous, Francs-maçons, nous développerions une sorte d’algorithme personnel. Il semblerait que nous nous attirons entre nous, une sorte de « qui se ressemble s’assemble ». C’est sans doute ce qui nous fait dire : Il n’y pas de hasard !

Je laisse la discussion ouverte comme on dit. 

Peut-être que ma vidéo, la minute du Grand René va compléter mes recherches ésotériques, car c’est reconnu LE HASARD FAIT BIEN LES CHOSES !

Olivier Debarre, fondateur de Masons Hospitality : L’interview exclusive !

Interviewer notre frère Olivier Debarre, fondateur de Masons Hospitality, offre une occasion unique de plonger dans l’univers d’une plateforme de réservation d’hébergement en ligne spécifiquement conçue pour la communauté franc-maçonne et leurs proches.

Olivier Debarre

Le 9 février dernier, déjà en avant-première, 450fm vous présentait Masons Hospitality.

Aujourd’hui, nous remercions Olivier Debarre de nous accorder sa première interview publique. Il répond à toutes les questions que vous auriez pu vous poser… ou presque !

450.fm : Quelle a été votre inspiration pour créer une plateforme de réservation dédiée à la communauté franc-maçonne et à leurs proches ?

Olivier Debarre : Lorsque j’étais en Franc-maçonnerie à Paris, à la GLNF, je voyais trop souvent des frères de l’étranger ou de l’autre bout de la France, se plaindre de payer des nuits d’hôtels parfois chères et de ne pas pouvoir dormir chez un frère ou une sœur. Ils auraient aimé aussi, à travers la fraternité, en savoir plus sur la ville où ils allaient afin de passer des moments conviviaux et de partages.

Blason réalisé par Jean-Luc Leguay, maître enlumineur

 450.fm : En quoi Masons Hospitality se distingue-t-elle des autres plateformes de réservation d’hébergement en ligne ?

O. D. : Elle est à destination des francs-maçons afin de leur permettre de voyager en fraternité, en confiance et moins cher. Son objectif est de permettre de faciliter et de renforcer les liens logistiques entre initiés, de façon moderne.

450.fm : Pouvez-vous décrire les services ou les caractéristiques spécifiques que Masons Hospitality offre pour répondre aux besoins de la communauté franc-maçonne ?

O. D. : La franc-maçonnerie doit vivre dans son temps. Elle hérite d’un âge d’or du XVIIIe siècle jusqu’au début du XXe siècle où elle était porteuse d’idées nouvelles, audacieuses, pour le progrès de l’humanité. J’ai créé Masons Hospitality car je suis convaincu que la franc-maçonnerie doit s’organiser, se moderniser afin de renforcer les liens entre les sœurs et les frères.

Page Facebook

450.fm : Quels sont les principaux défis que vous avez rencontrés en créant une plateforme dédiée à une niche spécifique, et comment les avez-vous surmontés ?

O. D. : Avant tout, des défis techniques et financiers inhérents au projet, j’ai traversé un long désert. J’ai tenu bon, parce que je crois aux valeurs de la franc-maçonnerie. J’ai tâché d’appliquer notre adage : il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer. Ce site a vu le jour après cinq ans et demi de travail, parce que je reste convaincu qu’il peut servir notre ordre et nos valeurs.

450.fm : Comment Masons Hospitality assure-t-elle la confidentialité et la sécurité des données de ses utilisateurs, en particulier compte tenu de la discrétion souvent associée à la franc-maçonnerie ?

O. D. : Masons Hospitality ne parle pas des rituels de franc-maçonnerie et ne dévoile aucun secret. Il a fallu des années pour qu’il soit en conformité avec les règles RGPD et les obligations légales, notamment sur la collecte et le reversement de la taxe de séjour qui ont été un vrai casse-tête. Enfin, j’ai choisi de payer les offres les plus chères en matière d’hébergement, de certificat SSL et de sécurisation des données afin que le site soit au meilleur niveau possible.

450.fm : Avez-vous des projets d’expansion pour Masons Hospitality ? Si oui, dans quelles directions envisagez-vous de croître ?

O. D. : Oui bien sûr, je souhaiterais que Masons Hospitality soit un outil qui fortifie notre chaîne d’union dans le monde entier. Qu’il permette de faire des ponts entre nous, ce qui explique d’ailleurs notamment le logo du site. Il me parait fondamental aujourd’hui qu’on se rassemble, qu’on partage plus, qu’on s’ouvre les uns aux autres. Cela passe notamment, selon moi, par l’hospitalité. C’est une valeur qui me semble aujourd’hui fondamentale. Masons Hospitality invite à la mettre en pratique et tâche de la faire vivre.

450.fm : Quel type de retour avez-vous reçu de la part de la communauté franc-maçonne depuis le lancement de la plateforme ? En France ? À l’internationale ?

O. D. : Je suis très heureux de constater que ce site est très bien accueilli. Je valide des inscriptions tous les jours, de frères et sœurs de différentes obédiences. Je compte beaucoup sur le « bouche à oreille » et sur l’affichage dans les temples afin que son existence puisse être davantage connue. Le projet ayant commencé dans la région d’Angers, il y a déjà quelques offres de logements chez l’habitant, dans cette région. J’invite les sœurs et les frères à s’inscrire et à publier sur Masons Hospitality de nouvelles annonces de logements.

450.fm : « Masons Hospitality » envisage-t-elle de former des partenariats avec d’autres organisations ou entreprises au sein de la communauté franc-maçonne ou au-delà ?

O. D. : Masons Hospitality est un outil moderne ayant pour but de vivifier notre chaîne d’union et à renforcer nos liens logistiques pour mettre en pratique la fraternité. Il va sûrement bientôt y avoir des partenariats, je salue et encourage les autres initiatives qui s’inscrivent dans cette philosophie et peuvent nous aider dans nos travaux et à nous rassembler. À l’heure actuelle, il existe par exemple l’application MA LOGE que des frères de la GLTSO et de la GLTF développent. Cette application permet de faciliter communication au sein des loges et permettra peut-être de faciliter la gestion administrative.

450.fm : Quelle est votre vision à long terme pour Masons Hospitality ? Comment voyez-vous votre plateforme évoluer dans les prochaines années ?

O. D. : J’espère que les sœurs et frères verront dans ce site un outil pratique pour que l’on multiplie les voyages et les échanges entre nous. Cela pour renforcer notre ordre et la fraternité. Dans un monde changeant où les défis sont nombreux, il me semble important et fondamental que l’on renforce nos liens, que l’on se modernise, pour pouvoir plus facilement nous connecter, nous rencontrer et nous entraider. Je souhaite à Masons Hospitality de pouvoir contribuer à cela partout où il pourra servir. Il me semble aussi important que l’on se modernise et que l’on vive dans notre époque, notamment pour attirer les jeunes. La création d’un intranet dans nos obédiences a été une première marche.

Cher Olivier, merci beaucoup d’avoir répondu à nos questions qui visaient à offrir à nos fidèles lecteurs un panorama complet de Masons Hospitality, depuis sa genèse jusqu’à ses plans futurs, tout en abordant les défis spécifiques et les opportunités uniques liés à son positionnement au sein de la franc-maçonnerie, qui nous l’avons bien compris, est universelle et est présente sur toute la surface de la Terre…

Le Facebook Masonshospitality.com 

Nos cathédrales sont des bois sacrés. Et nos temples ?

Rechercher ses racines, c’est vouloir retrouver l’origine des feuilles.  Nous construisons en pierre mais tout vient de la terre et y revient. Les bois sacrés sont devenus des temples de bois, puis de pierre. Mais la pierre retourne à  la ruine que les mauvaises herbes finissent par manger. Au moment où nous nous demandons comment renouer les fils avec la nature, nos temples se souviennent-ils qu’ils ont été des jardins ? 

Il ne reste pas grand chose des druides, à la fois savants, mages, prêtres et aussi architectes, chez les Celtes, nos “ancêtres les Gaulois”. Parce qu’ils écrivaient peu et ne bâtissaient pas en dur. On sait pourtant qu’ils célébraient des cérémonies religieuses très proches de la nature, ils saluaient les grandes périodes du calendrier : Imbold (hiver), Beltaine (printemps), Lugnasad (été) Samain (automne). Ils rendaient des cultes aux dieux de la nature, certains avec des figures tutélaires comme Anna, la déesse-mère ou Lug, le dieu de la lumière. D’autres représentaient des figures totémiques comme Cernunnos,  le dieu-cerf ou Epona, la protectrice des chevaux. D’autres enfin, héritiers de l’animisme, étaient liés à un  lieu, une rivière, une plaine, une source, une forêt. 

Les lieux de cérémonie étaient donc en rapport avec cette mystique, des grottes, des fontaines, des rivières, des clairières…et des bois sacrés. Ces nemetona n’étaient pas nécessairement construits ni en bois ni en pierre, c’est la cérémonie elle-même qui les consacrait et l’énergie qu’ils étaient censés incarner. Les arbres jouaient un rôle essentiel dans les cultes menés par les druides, ils représentaient un chemin vers les forces naturelles. Principalement l’if (Ioho) qui incarnait la mort et la renaissance. De par son envergure, il pouvait abriter des assemblées nombreuses, comme le ferait une voûte. Le chêne (Duir),qui a peut-être donné son nom aux druides. Il représente la  force, la protection, la  sagesse. Et aussi  le sorbier, le coudrier, le pommier. Cette symbolique des arbres, avec leurs fûts et leurs branchages, se retrouve tout naturellement dans les colonnes des temples. Chez les Grecs, des décorations végétales viennent encore renforcer cet aspect. Les colonnes doriques, non décorées, sont les héritières directes des premiers temples en bois. Les colonnes ioniques portent sur leur chapiteau un motif en forme de corne de bélier, symbole de l’ouverture du printemps. Enfin le style corinthien développe un encorbellement fait de feuilles d’acanthe. 

Motif préféré des architectes, la feuille d’acanthe symbolise le triomphe des épreuves et particulièrement la victoire de la vie sur la mort. La légende raconte que le sculpteur Callimaque, au Vème siècle avant notre ère, découvrit sur la tombe d’une jeune fille morte le jour de ses noces, des feuilles d’acanthe qui avaient poussé par-dessus des offrandes funéraires et avaient formé une sorte de corbeille. Il aurait décidé de reprendre ce motif d’encorbeillement pour décorer ses colonnes, il initia ainsi le style corinthien. Les descendants d’Hiram trouveront sans doute matière à méditer dans cette légende. 

Au III ème siècle, sous l’empereur Constantin, lorsque les premiers chrétiens ont commencé à construire des églises, ils ont largement repris le modèle des basiliques romaines. Du grec basileus (le roi), la basilique civile était une salle royale :  basilika oikia. L’archonte y rendait la justice, y donnait des audiences, elles pouvaient  recevoir des assemblées publiques ou servir de marché couvert. Elles étaient composées d’une abside, où siégeait le roi, et d’une nef centrale avec un plafond en voûte supporté par des piliers, parfois complétée de nefs latérales. C’est ce modèle qui sera repris par les chrétiens qui généraliseront le transept pour  marquer la forme de la croix. Piliers et voûtes, dans les églises on retrouve donc bien la symbolique des arbres, venue des bois sacrés, avec souvent des décorations empruntées à la nature. C’est particulièrement visible dans le style gothique où les croisées d’ogive, aux dessus des colonnes forment comme des branches qui se rejoignent. Mais beaucoup d’autres décorations végétales sont venues témoigner des origines, de l’acanthe, bien sûr, mais aussi de l’olivier, du hêtre, du chêne, du lierre, de la vigne vierge….

On peut, pour s’en convaincre, aller visiter l’interprétation plus moderne qui en a été faite par Antoni Gaudi à la Sagrada Familia de Barcelone. En pleine période Art Nouveau, sa  source d’inspiration principale de l’architecte était la nature. Il donnait à ses bâtiments des formes calquées sur des squelettes d’animaux, depuis la structure générale, la charpente par exemple; jusqu’aux détails de décoration, les poignées de portes, les lampadaires. Les colonnes de cette basilique ont ceci de particulier qu’elles sont légèrement inclinées vers le centre, elles montent du sol jusqu’au sommet, à la clef de voûte.  Il n’y a pas de rupture entre la croisée d’ogive et les colonnes qui la supportent. La voûte n’est pas posée sur les colonnes et sur les murs, elle n’exerce pas de poussée latérale et donc les contreforts, caractéristiques du style gothique, ne sont pas nécessaires. Les  fûts qui s’élancent jusqu’au sommet se terminent par une sorte de frondaison. L’impression de se trouver au cœur d’un bois sacré, faits d’arbres de pierres, est à son maximum. 

On peut aussi faire le voyage jusqu’à Bergame, en Italie. Là, un artiste du nom de Giuliano Mauri, créateur de “l’architecture naturelle”  a conçu une “Cattedrale Vegetale” composée de 42 plants de châtaigniers, emmaillotés dans des branches de noisetiers qui leurs servent pour l’instant de tuteur. Plantés en 2010 de manière à composer cinq nefs, les arbres sont destinés à former une véritable cathédrale végétale, le temps que les arbres atteignent leur taille adulte, ce qui devrait prendre encore une quarantaine d’années, il faudra être patient. Ils culmineront alors à une vingtaine de mètres, ce qui n’est pas si mal pour une nef centrale. Son créateur ne le verra pas, il est décédé en 2009. Dommage. Les châtaigniers peuvent vivre jusqu’à 1500 ans. Ils sont de taille à rivaliser avec les cathédrales. 

Ces nemetona chrétiens sont habités, comme l’étaient les bois sacrés. Le génie du christianisme a été de ne pas chercher à éradiquer les cultes paÏens mais de les digérer, de les transformer pour mieux les faire disparaître tout en les maintenant sous une autre forme. L’iconographie, les mythes, les symboles ont été christianisés, les dieux païens sont devenus des saints. Sur la colline de Fourvière, à Lyon, Vénus est devenue Marie, sans que personne ne s’en émeuve. L’étymologie même du nom Fourvière renvoie à Forum Veneris, c’est-à-dire Forum de Vénus. Anne (Celte), Vénus (Romaine) Marie (Chrétienne), même combat. Dans les cathédrales et dans les églises, à chaque niche son saint, dédié à une mission bien précise. Certains jouent un rôle tutélaire. Saint Benoît protège les maçons et les architectes, mais aussi les agriculteurs ; Saint Christophe : les voyageurs, et les orfèvres fêtent ensemble la Saint Eloi, d’après la chanson. A d’autres saints, on accorde  le pouvoir d’intercéder pour les solliciteurs, d’exaucer leurs vœux. On implore Saint Raphaël pour la guérison, Saint Antoine de Padoue pour retrouver l’amour, Saint Anne pour avoir un bébé et Sainte Rita pour les causes perdues. C’est exactement ce qu’on faisait dans les temples romains en présentant des offrandes à Esculape (santé), Cupidon (Amour) ou aux dieux lares (famille). Le christianisme est un monothéisme habillé de polythéisme. Il y a continuité entre l’animisme des Celtes, les religions gréco-romaines et le christianisme, comme il y a continuité entre la sacralisation du vivant, les temples de bois, les temples de pierre, les églises et les cathédrales. 

Qu’en est-il de nos temples maçonniques ? Ils se veulent héritiers de celui de Salomon. On y trouve deux colonnes à l’entrée. Elles sont passées de l’âge de pierre à l’âge de bronze. Elles ne sont pas décorées de feuilles d’acanthe mais de grenades, de lys et de treillis végétaux. Boaz et Jakin. L’une représente le pilier de  la rigueur et l’autre la miséricorde.  En face, à l’orient, Kether (la couronne), entouré de Chokhmah (la sagesse) incarnée par l’orateur et Binah (la compréhension), incarnée par le secrétaire. Le temple est organisé selon le plan de l’arbre de vie, avec ses dix sephiroth. La boucle est bouclée. Nous nous réunissons encore sous l’arbre primordial, comme l’if de Mugna en Irlande, qui, selon la légende pouvait abriter mille personnes et produisait à la fois  des  glands (prospérité) des noix (intelligence) et des pommes (immortalité). D’ailleurs, un des poèmes maçonniques les plus célèbres n’est-il pas celui de Rudyard Kipling : If

31/05/24 : à Genève Migrations, Climat et Frontières aux XXIème Siècle

Conférence publique de François Gemenne

Le Grand Orient de Suisse est heureux d’organiser une conférence publique sur le thème Migrations, climat et frontières au XXIème siècle, avec pour orateur M. François Gemenne le 31 mai à Genève.

François Gemenne

Spécialiste des questions de géopolitique de l’environnement et des migrations, François Gemenne est professeur à HEC Paris, où il dirige le Master ‘Sustainability and Social Innovation’. Il est également chercheur qualifié du FNRS à l’Université de Liège (Belgique), où il dirige l’Observatoire Hugo. Il a été auteur principal pour le 6ème rapport du GIEC, et enseigne également les politiques du climat et les migrations internationales dans plusieurs universités, notamment à Sciences Po Paris et à la Sorbonne. Il est par ailleurs le co-directeur (avec Julia Tasse) de l’Observatoire Défense et Climat du Ministère des Armées (France), établi à l’IRIS.

Ses recherches sont essentiellement consacrées à la gouvernance internationale du climat et des migrations. Il a notamment beaucoup travaillé sur les déplacements de populations liés aux dégradations de l’environnement, sur les politiques d’adaptation au changement climatique, ainsi que sur les politiques d’asile et d’immigration.

Il est titulaire d’un doctorat en sciences politiques de Sciences Po Paris et de l’Université de Liège, en Belgique (double diplôme). Il possède également un Master d’études en Développement, Environnement et Sociétés de l’Université de Louvain, et un Master de Recherche en Science politique de la London School of Economics, où il a aussi enseigné.

Il a publié ses travaux dans de nombreuses revues, dont Science et Global Environmental Change, et est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont L’écologie n’est pas un consensus(Fayard 2022), On a tous un ami noir (Fayard 2020), Géopolitique du climat (Armand Colin, 2009 et 2015), ainsi que deux atlas : un Atlas des Migrations Environnementales avec D. Ionesco et D. Mokhnacheva (Presses de Sciences Po et Routledge 2016) et un Atlas de l’Anthropocène, avec A. Rankovic et l’Atelier de Cartographie de Sciences Po (Presses de Sciences Po 2019).

Il a également de nombreux engagements éditoriaux et associatifs : en particulier, il est président du Conseil scientifique de la Fondation pour la Nature et l’Homme (FNH) et président du Conseil d’Administration de l’ONG Climate Voices, qui cherche à relier les jeunes du Nord et du Sud autour des enjeux climatiques. Par ailleurs, il est directeur du domaine Politiques de la Terre aux Presses de Sciences Po.

Enfin, il est chroniqueur régulier à la radio et à la télévision en France et en Belgique (notamment Zéro Émission, sur France Info). Il est très souvent invité sur les plateaux en qualité d’expert pour participer à des débats d’idées et rendre la science accessible au plus grand nombre.

Inscription via : https://my.weezevent.com/migrations-climatiques

« Adogma », la revue de réflexion des libres penseurs qui ose parler de l’éducation sans tabou !

Adogma est une revue bimestrielle qui se consacre à la réflexion libre et indépendante. Elle propose des articles, des interviews et des dossiers sur une variété de sujets, y compris la religion, la philosophie, la politique, la science et la société.

Son dossier spécial, cette fois-ci, est consacré au dualisme scolaire.

Ligne éditoriale et contenu

Adogma n’est affiliée à aucune idéologie ou religion particulière. La revue encourage la pensée critique et le questionnement des dogmes et des idées reçues. Elle offre un espace de dialogue et de débat pour les libres penseurs de tous horizons.

Chaque numéro d’Adogma comprend des articles de fond sur des sujets d’actualité ou de réflexion générale, des interviews de personnalités du monde intellectuel, artistique ou politique, des dossiers thématiques approfondis ainsi que des chroniques et des tribunes libres.

Le dernier numéro d’Adogma (№ 10-11, année 2023) est consacré au « Dualisme scolaire ». Voici un résumé détaillé des articles. En suivant, le sommaire, pages 4 et 5, nous avons, en « Tribunes libres », la philosophe, spécialiste de l’esthétique et de la laïcité, Catherine Kintzler qui s’attaque aux « bons sentiments » et à l’hypocrisie de certains acteurs du débat sur l’école. Puis

Ferri Briquet, maître de conférences HDR en Sciences de Gestion à l’IAE de Nancy – Université de Lorraine où il dispense des cours stratégie, psychosociologie et de sociologie des organisations, propose une réflexion sur la pensée de Nicolas Malebranche (1638-1715), théologien, prêtre oratorien et philosophe qui, dans son œuvre, a synthétisé la pensée de saint Augustin et celle de René Descartes. Ensuite, Roland Labregère rend hommage à l’écrivain Milan Kundera. Des propos suivis par ceux de Bernard Kerdraon et Françoise Labregère reviennant sur une conférence d’Henri Peña-Ruiz consacrée à la laïcité.

Quant à Gérard Delfau, il rend hommage à Monique Cabotte-Carillon, figure du mouvement pour l’école publique. Il salue « une grande dame [qui] nous a quittés ». Elle était présidente du CEDEC (Chrétiens pour une Église Dégagée de l’École Confessionnelle).

Le dossier central a donc pour thématique « Le dualisme scolaire », détaillé de la façon suivante :

  • Jean-Paul Scot analyse l’influence croissante de l’Église catholique sur l’école en France.
  • Un entretien avec François Dubet porte sur le plan Langevin-Wallon et son ambition d’une école unique et laïque.
  • Monique Cabotte-Carillon (texte posthume) critique la mainmise du privé sur l’éducation.
  • Eddy Khaldi explore les liens complexes entre laïcité et école.
  • Charles Arambourou dénonce les dérives du financement public de l’enseignement privé.
  • Charles Coutel propose dix mesures pour « réinstituer l’École de la République ».

Nous trouvons ensuite les classiques « Lectures ».

Ce numéro d’Adogma offre une analyse riche et stimulante d’un sujet brûlant d’actualité. Il donne la parole à des experts de divers horizons et propose des pistes de réflexion pour l’avenir de l’école en France. Nous avons relevé les points saillants de ce dossier : le dualisme scolaire est une réalité bien ancrée en France, avec un secteur privé qui ne cesse de se développer ; ce système est source d’inégalités sociales et scolaires et il fragilise la laïcité ; il existe des alternatives, comme le plan Langevin-Wallon, qui visent à créer une école unique et émancipatrice ; le débat sur l’école est loin d’être clos et il est important de continuer à réfléchir à ce sujet crucial pour l’avenir de la société française.

Dans certains contextes, le dualisme scolaire peut refléter une séparation entre les écoles financées par l’État, accessibles à tous sans frais, et les écoles privées, qui peuvent exiger des frais de scolarité et offrir des programmes ou des environnements pédagogiques distincts. Dans d’autres cas, il peut exister une distinction entre les écoles laïques et les écoles confessionnelles qui sont parfois subventionnées par l’État mais gérées par des organisations religieuses.

Les débats autour du dualisme scolaire portent souvent sur des questions d’égalité des chances, de cohésion sociale et de qualité de l’éducation offerte par les différents systèmes. Les partisans du maintien ou du développement de systèmes éducatifs dualistes avancent souvent l’argument de la liberté de choix pour les familles et de la diversité des offres éducatives, observant de surcroît que la situation des établissements publics d’enseignement est trop souvent dégradée. À l’inverse, les critiques du dualisme scolaire soulignent le risque de fragmentation sociale et d’aggravation des inégalités, en fonction de la capacité des familles à accéder aux différentes options éducatives, incitant donc l’État à renforcer sa crédibilité en se donnant les moyens de relever le gant.

Dans un monde de plus en plus diversifié et en changement, la question du dualisme scolaire reste un objet très vif de réflexion et de débat, tant au niveau national qu’international, invitant à repenser les modalités d’organisation des systèmes éducatifs pour répondre aux besoins de tous les élèves.

Alfred de Falloux (1811-1886), ministre sous la Deuxième République. Auteur de la célèbre loi qui porte son nom, relative à l’enseignement privé.

Rappelons que l’enseignement public est géré par l’État, laïc et gratuit, ouvert à tous et financé par l’impôt. Quant à l’enseignement privé, il est géré par des associations religieuses ou laïques. Il est souvent confessionnel, payant et, pour les établissements sous contrat d’association, néanmoins principalement financé par des subventions publiques, les frais de scolarité ne représentant qu’une moindre fraction de leurs ressources !

Revenons sur l’histoire avec les différentes lois.

La loi Falloux de 1850 a permis la création d’écoles privées sous contrat avec l’État.

La loi Debré de 1959 a donné aux écoles privées le statut d’écoles « sous service public ».

Avançons quelques arguments en faveur du dualisme scolaire : liberté de choix pour les familles, diversité pédagogique ; complémentarité des deux systèmes.

Les arguments contre le dualisme scolaire : Risque de ségrégation sociale et religieuse, coût élevé de l’enseignement privé, manque de transparence dans la gestion des écoles privées

Le débat actuel

Le dualisme scolaire est un sujet de débat en France. Certains partisans d’une école unique et laïque remettent en question le financement public des écoles privées. D’autres défendent la liberté de choix des familles et la diversité pédagogique.

Jules Ferry, portrait par Léon Bonnat (1888).

Souvenons-nous des lois Jules Ferry sur la gratuité de l’école puis l’instruction obligatoire et l’enseignement public furent votées, sous la IIIe République, en 1881 et 1882. Le combat pour que l’école échappe à l’Église catholique rassemble les francs-maçons au temps de Jules Ferry ! La loi du 16 juin 1881 rend l’enseignement primaire gratuit dans toutes les écoles publiques. Elle représente une première étape vers la démocratisation de l’accès à l’éducation, permettant à un plus grand nombre d’enfants, quel que soit leur milieu social, de fréquenter l’école.

André Gill : caricature de Jules Ferry croquant un prêtre (La Petite Lune, 1878).

Et celle du 28 mars 1882 rend l’enseignement primaire obligatoire pour les enfants des deux sexes, âgés de 6 à 13 ans. Elle introduit également la laïcité de l’enseignement dans les écoles publiques, excluant l’enseignement religieux du curriculum pour le remplacer par l’enseignement moral et civique. Cette loi marque une étape cruciale dans la séparation de l’Église et de l’État dans le domaine de l’éducation.

Elles représentent la démocratisation de l’éducation,  sa lcisation de l’école ainsi que l’obligation scolaire. Les lois Jules Ferry ont eu un impact durable sur le système éducatif français et sont souvent célébrées comme un tournant majeur vers la modernisation et l’égalité d’accès à l’éducation en France.

4e de couv.

La 4e de couverture
Douter, chercher, comprendre, éduquer : un voyage intellectuel

Le nuage de mots « douter, chercher, comprendre, éduquer » évoque un voyage intellectuel fascinant. Il met en lumière les étapes clés de l’apprentissage et de la découverte, soulignant l’importance du questionnement, de la recherche et de la transmission du savoir.

Douter est le point de départ de tout apprentissage. C’est remettre en question les connaissances acquises, accepter de ne pas tout savoir et se montrer ouvert à de nouvelles idées. Le doute est moteur de la curiosité et incite à la recherche.

Chercher est l’étape suivante. C’est explorer de nouveaux horizons, se plonger dans des sources d’information variées et accumuler des connaissances. La recherche implique de la patience, de la persévérance et une soif insatiable d’apprendre.

Comprendre est la culmination de l’apprentissage. C’est saisir le sens des informations collectées, les assembler et les organiser pour en tirer une vision cohérente. La compréhension est un processus actif qui nécessite réflexion, analyse et synthèse.

Éduquer est le partage de ce savoir acquis. C’est transmettre les connaissances et les compétences aux générations futures, les encourager à douter, à chercher et à comprendre à leur tour. L’éducation est un pilier fondamental du progrès et de l’émancipation individuelle et collective.

4e de couv., détail

Un cycle vertueux : Ces quatre termes ne sont pas statiques, mais forment un cycle vertueux. La compréhension nourrit le doute, qui incite à la recherche, qui à son tour permet une meilleure compréhension. L’éducation joue un rôle crucial dans ce cycle en transmettant les connaissances et les outils nécessaires à la réflexion et à l’apprentissage.

Un message inspirant : Le nuage de mots « douter, chercher, comprendre, éduquer » est un message inspirant qui nous encourage à ne jamais cesser d’apprendre et à partager notre savoir avec les autres. Il nous rappelle que l’éducation est un processus continu qui se déroule tout au long de la vie et qui est essentiel à la construction d’une société plus éclairée et plus juste.

Adogma s’adresse à tous ceux qui s’intéressent à la réflexion libre et indépendante, sans distinction d’âge, de sexe, de nationalité ou de religion.

3e de couv.

Adogma – Revue de réflexion libres penseurs

Le dualisme scolaire

Collectif – Thierry Mesny (dir.)

Association des Libres Penseurs de France, 2024, 160 pages, Abonnement 1 an 2 numéros port compris 20 €

Le formulaire d’abonnement – Association des Libres Penseurs de France, le site.

Vous trouverez ci-dessous le bulletin d’abonnement et la lettre de soutien.

Le temps sacré et l’ordre établi en franc-maçonnerie

 « Nous ne sommes plus dans le monde profane ; nous avons laissé nos métaux à la porte du temple… Que nos regards se tournent vers la lumière. »

Le franc-maçon travaille pendant des heures, non conventionnelles, dans un temps sacré, dans un ordre établi, de midi à minuit, de l’aube à la fin du jour, de la première heure… Enfin, toujours hors du temps profane, le travail se jalonne d’une ouverture, d’un appel aux présents, de tracés, de travaux, de prises de paroles, de prises de paroles, d’une conclusion

… De salutations jusqu’à la fermeture des travaux et les agapes. Alors, quoique la longueur de temps du travail à couvert est nécessaire, que le chemin à parcourir ne se fait jamais sans l’idée qu’il faut dépasser l’état naturel de l’être, la réalité rappelle que le réveil du lendemain pourrait être difficile…

« Pour ceux qui vont chercher midi à 14 h, la minute de vérité risque de se faire longtemps attendre ». Pierre DAC

Aujourd’hui, DETRAD vous accueille aux « Rencontres Initiatiques » (au MAS, Paris XIIIe)

Les Rencontres, c’est maintenant ! L’annonce de la présence de DETRAD, en tant que librairie générale, aux Rencontres Initiatiques – Spiritualité en Franc-Maçonnerie, aux côtés de parrains tels que Franc-Maçonnerie magazine et 450.fm, Journal de la Franc-Maçonnerie sous tous ses angles, marque un événement important pour la communauté franc-maçonnique et ceux intéressés par la spiritualité maçonnique. L’événement, prévu pour le 23 mars 2024 à la Maison des Associations de Solidarité1 (MAS) à Paris, souligne l’importance de la littérature et des publications dans la diffusion des connaissances et des réflexions autour de la franc-maçonnerie.

DETRAD, connu pour sa spécialisation dans les ouvrages liés à la franc-maçonnerie et à l’ésotérisme, joue un rôle crucial en fournissant un accès à une vaste gamme de ressources littéraires pour les initiés et les intéressés. Sa participation en tant que librairie générale à cet événement souligne la reconnaissance de l’importance de la littérature maçonnique dans l’exploration des dimensions spirituelles et symboliques de cette tradition séculaire.

Les Rencontres Initiatiques – Spiritualité en Franc-Maçonnerie offrent une plateforme unique pour les échanges et les discussions autour des aspects spirituels et initiatiques de la franc-maçonnerie. L’événement attire des conférenciers, des auteurs, des chercheurs et des praticiens de divers horizons, permettant un dialogue enrichissant et une diffusion plus large des connaissances et des expériences maçonniques.

La contribution de parrains tels que Franc-Maçonnerie magazine et 450.fm est essentielle pour la visibilité et le succès de l’événement. Ces publications, en offrant des perspectives variées sur la franc-maçonnerie, enrichissent le débat et la réflexion autour des thèmes abordés pendant les rencontres. Leur soutien témoigne de l’engagement de la communauté maçonnique dans la quête de compréhension et de partage de ses valeurs et de sa spiritualité.

La participation de DETRAD aux Rencontres Initiatiques – Spiritualité en Franc-Maçonnerie, avec le soutien de parrains influents dans le monde maçonnique, met en lumière l’importance de la littérature et de la réflexion intellectuelle dans le parcours initiatique et spirituel maçonnique. Cet événement promet d’être un moment clé pour tous ceux qui s’intéressent à la profondeur et à la richesse de la tradition maçonnique, offrant une occasion précieuse de découvrir, d’apprendre et de partager dans un esprit de fraternité et de quête commune.

1Maison des Associations de Solidarité (MAS) 10/18 rue des Terres au Curé 75013 Paris.

Le Facebook des Rencontres Initiatiques

Maçons, gnomes et sorcières : où voir des maisons mystérieuses dans le Dniepr

De notre confrère dp.informator.ua – Par Alexeï Alexandrov

Dans le Dniepr, il existe de nombreux monuments architecturaux uniques vieux de plus de 100 ans. Cependant, en raison du rythme de vie rapide des gens modernes, il est possible que les objets historiques ne soient même pas visibles. L’informateur a parcouru la ville et les a filmés pour vous.

Chacun de ces monuments a sa propre histoire, et certains sont même associés à des légendes. L’informateur le rapporte.

« Maison avec grenouilles »

Cette maison est située au 5, rue Pisarzhevsky. Selon l’une des légendes urbaines, les grenouilles sur le bâtiment sont apparues à cause d’un amour non partagé. Ce monument architectural a été construit par l’entrepreneur Emil Würgler. Emil était une personne privée, c’est pourquoi de nombreuses légendes sont apparues dans la société. Lorsque sa fille est tombée amoureuse pour la première fois, son élu s’est avéré être un voyou. La relation avec lui s’est rapidement terminée. Cependant, la jeune fille ne pouvait pas l’oublier et se tourna vers la sorcière. Je lui ai demandé de faire un philtre d’amour.

La sorcière dit à la jeune fille d’aller au marais et de trouver cinq grenouilles pour la potion. La sorcière dit au père affligé : pour que le marais rende sa fille, il faut l’apaiser. Emil Würgler a ensuite installé ces cinq grenouilles sur la façade du bâtiment. Bien sûr, le marais n’a pas rendu la jeune fille, mais les grenouilles sont restées sur la façade.

Quel escalier !
Quel escalier !
Cette maison est située rue Pisarzhevsky, 5
Cette maison est située rue Pisarzhevsky, 5
Des grenouilles sont apparues sur le bâtiment à cause d'un amour non partagé
Des grenouilles sont apparues sur le bâtiment à cause d’un amour non partagé
Ce monument architectural a été construit par l'entrepreneur Emil Würgler
Ce monument architectural a été construit par l’entrepreneur Emil Würgler
Emil était une personne privée, c'est pourquoi de nombreuses légendes sont apparues dans la société
Emil était une personne privée, c’est pourquoi de nombreuses légendes sont apparues dans la société
Cependant, la jeune fille ne pouvait pas oublier son amour et se tourna vers la sorcière.
Cependant, la jeune fille ne pouvait pas oublier son amour et se tourna vers la sorcière.
Le monument architectural de notre ville
Monument architectural de notre ville
La fille s'est perdue dans le marais
La fille s’est perdue dans le marais
Ils ont vu l'histoire
Ils ont vu l’histoire
Des grenouilles décorent encore la façade
Des grenouilles décorent encore la façade

« Maison avec des nains et des maçons »

Cette maison est apparue à la fin du XIXème siècle en 1894. Il a été construit par Boris Stein, un marchand bien connu de la première guilde de la ville. La légende raconte que Boris Stein, en plus d’être développeur, a également parrainé la franc-maçonnerie d’Ekaterinoslav. Et selon les mythes, ce bâtiment est associé aux francs-maçons, et le gnome est leur symbole. Après tout, entre les mains des gnomes, le symbole des maçons est un marteau et une pioche. La maison est située rue Olesya Gonchar, 4.

Cette maison est apparue à la fin du XIXème siècle en 1894.
Cette maison est apparue à la fin du 19ème siècle en 1894
Il a été construit par Boris Stein, un marchand bien connu de la première guilde de la ville.
Il a été construit par Boris Stein, un marchand bien connu de la première guilde de la ville.
La légende des francs-maçons leur est associée
La légende des francs-maçons leur est associée
Y aura-t-il des reptiliens ?
Y aura-t-il des reptiliens ?
Dans les mains des gnomes, le symbole des maçons est un marteau et une pioche
Dans les mains des gnomes, le symbole des maçons est un marteau et une pioche
Aspect moderne du bâtiment
Aspect moderne du bâtiment

« Maison murale » sur Ispolkomovskaya

Ce bâtiment a également été construit à la fin du XIXe siècle comme immeuble d’habitation. Selon une légende, le propriétaire de l’immeuble était très inquiet du sort de la maison. Parce qu’avant, il y avait de fortes inondations lors de fortes pluies. Les incendies étaient également fréquents.

À cette époque, un quartier entier pouvait brûler en une semaine. Et le propriétaire de la maison a décidé de se tourner vers les Roms pour qu’ils jettent un sort sur la maison afin de la protéger. Ils ont tenu leur promesse, mais il est étrange que « personne ne trouve la maison », car elle n’a qu’un seul mur. Un bâtiment similaire avec un seul mur est situé dans la ville d’Odessa.

Il y a une maison similaire à Odessa
Il y a une maison similaire à Odessa
Il a un mur
Il a un mur
Ce bâtiment a été entretenu à la fin du 19ème siècle comme immeuble d'habitation
Ce bâtiment a été construit à la fin du 19ème siècle comme immeuble d’habitation
Selon la légende, la maison serait encore enchantée
Selon la légende, la maison serait encore enchantée
Il y a aussi une légende urbaine qui lui est associée
Il y a aussi une légende urbaine qui lui est associée
Il aime vraiment se cacher
Il aime vraiment se cacher

Rappelons qu’à proximité du Théâtre d’Opéra et de Ballet du Dniepr, le directeur de l’établissement a tabassé un acteur . De plus, un chef pâtissier de Dnepr a créé un gâteau en 3D sous la forme d’un personnage d’anime populaire. Ils ont également écrit que l’artiste du Dniepr Vladimir Loboda était décédé à Lviv .

Photo : Anton Gordienko

Nouveau Grand Maître de la Franc-maçonnerie anglaise au Portugal

De notre confrère theportugalnews.com

Pierre Caeiro a été nommé à la tête de la franc-maçonnerie anglaise au Portugal. Il a été investi lors d’une réunion de la Loge des Découvertes basée à Lagos, qui s’est tenue à l’hôtel Tivoli, à Lagos en janvier dernier.

La cérémonie s’est déroulée en présence de Derek Tilbury, Grand Maître du District de la Grande Loge de Gibraltar. Derek a investi Pierre au nom de la Grande Loge Unie d’Angleterre. Paulo Rola, le Grand Maître adjoint de la Grande Loja Legal de Portugal, GLLP, les francs-maçons portugais, était également présent.

La franc-maçonnerie anglaise est pratiquée au Portugal depuis 1990 sous la direction de la Grande Loge Unie d’Angleterre (UGLE). Elle s’est développée régulièrement depuis lors et compte aujourd’hui quatre Loges et trois Chapitres de l’Arche Royale, opérant à travers l’Algarve et la région de Lisbonne. Le titre officiel de Pierre est Grand Inspecteur du groupe de loges anglaises de l’UGLE au Portugal. Il succède à Robert Levitt.

La cérémonie s’est déroulée dans le cadre d’une des réunions régulières de la Loge des Découvertes. Plus de 50 francs-maçons ont assisté à la cérémonie, dont des visiteurs de la Loge et du Chapitre Surrey de Pierre au Royaume-Uni, des francs-maçons de Gibraltar, des francs-maçons du GLLP et des membres de la Loge des Découvertes. La cérémonie a été suivie d’un fabuleux dîner organisé par l’hôtel Tivoli, au cours duquel 670 euros ont été récoltés au profit d’associations caritatives locales.

La franc-maçonnerie est l’une des plus anciennes organisations sociales et caritatives au monde. C’est une organisation ouverte, basée sur quatre principes fondamentaux : l’intégrité, l’amitié, le respect et le service à la communauté. Dans le monde actuel, souvent divisé et incertain, ces principes sont toujours d’actualité.

Pierre Caeiro a déclaré : « Les francs-maçons jouent un rôle actif dans nos communautés locales, en consacrant bénévolement leur temps et leurs compétences à de bonnes causes et en soutenant un large éventail d’organisations caritatives diverses par le biais de partenariats caritatifs permanents et de la formation de nouvelles amitiés et de réseaux de soutien.

Il y a de nombreuses raisons de rejoindre la franc-maçonnerie, mais quels que soient vos intérêts, qu’il s’agisse de sport, de la recherche de nouvelles amitiés et de l’élargissement de votre cercle social actuel, du souhait d’explorer la riche histoire de la franc-maçonnerie ou peut-être du désir de soutenir les bonnes causes et les organisations caritatives locales ou de rechercher le défi d’un nouveau passe-temps. Une fois que vous aurez adhéré, vous rencontrerez des gens de tous horizons et aurez l’occasion de suivre vos intérêts et de faire partie d’une scène sociale passionnante et dynamique.

J’adore être franc-maçon. J’apprécie énormément nos cérémonies, l’atmosphère conviviale de nos dîners, les événements sociaux et caritatifs, mais surtout, je m’amuse beaucoup à faire toutes ces choses, tout en apportant quelque chose à ma communauté ».

Pierre est devenu franc-maçon pour la première fois à Surrey en 1988. Son père était également franc-maçon. Outre ses nouvelles fonctions, Pierre est l’actuel Vénérable Maître de la Loge des Découvertes, qui se réunit au Tivoli à Lagos.