Un grand-Maître de la Franc-maçonnerie se promenait un jour en forêt lorsqu’un chêne qui vivait là, depuis plus de cent ans, s’adressa à lui : « On dit que tu es un homme puissant, car tu gouvernes les humains et tu influences la société grâce aux travaux de ton obédience, est-ce vrai ? »
Le dignitaire d’abord surpris, puis flatté de cet intérêt répondit aussitôt : « En effet le chêne, sous mon autorité le monde a été transformé. J’ai influencé mon pays en militant pour la laïcité par exemple ! »
Le chêne : « Tu veux dire que tu t’es fait débaptiser et cela a été un exemple pour tous, au point que la religion n’a plus d’influence désormais ? »
Le Grand Maître : « Euh non, pas exactement, j’ai transmis des idées »
Le Chêne : « Comment peux-tu transmettre des idées que tu n’appliques pas à toi-même ? Comment veux-tu changer le monde si tu ne représentes pas toi-même ce changement ? En fait, la question principale est : Douterais-tu de ta laïcité ? »
Le Grand Maître : « Chez-nous les humains, on fait avancer la société par l’action sur les esprits. Nos faisons évoluer nos consciences par le dialogue »
Le Chêne : « C’est étonnant ce que tu me dis là, car je vois souvent dans ma forêt les humains que tu gouvernes. Leur conscience me semble justement moins évoluée aujourd’hui qu’à l’époque de mon grand père qui vivait à dix mètres d’ici. Ils ne prennent plus le temps de prendre le temps, ils fuient et sont remplis de peurs »
Le Grand Maître : « Grâce à nos rituels maçonniques et notre lien fraternel, nous évoluons, tu comprends ce que je veux dire ? Tout cela n’existe pas chez les arbres, non ? »
Le Chêne : « Je vais t’instruire, car tu me sembles bien ignorant. Tu milites pour la laïcité et cela est devenu pour toi une forme de religion. Tu ressembles donc à ceux que tu combats. Avoue que ta vraie motivation est ailleurs. Tu me parles de rituel, mais qu’en sais-tu réellement ? Tu me parais avoir bien des contradictions, humain qui se croit puissant. Permets-moi de t’expliquer comment se passe l’élévation spirituelle dans notre monde végétal.
Notre instructeur est un sylviculteur, il plante une graine puis tout autour il crée un autre cercle de graines, puis encore un autre cercle de graines et ainsi de suite de manière assez serrée.
Notre second surveillant est le soleil. C’est lui qui nous permet de nous élever en verticalité. Il est notre fil à plomb. Dès que nous sommes assez hauts, nous passons au second degré, celui des compagnons. Notre instructeur coupe alors le premier cercle, celui de l’horizontalité, celui qui nous a permis de rester droits, grâce aux forces latérales des autres arbres. Ces autres faisaient office de niveau à plomb par leur simple présence bienveillante. Ce bois coupé va ensuite servir à notre instructeur pour réchauffer sa famille. Puis les cendres deviendront engrais pour les générations d’arbres futures.
Alors, vois-tu homme d’influence, notre œuvre comme la vôtre consiste à travailler la verticalité avec le soleil et l’horizontalité avec nos congénères. Il me semble pourtant, quand je vois le résultat de ton obédience, que beaucoup trop de glands sont restés à l’état sauvage, est-ce que je me trompe ? »
Le Grand Maître n’avait pas attendu la fin de cette conversation bien embarrassante, il avait repris son chemin. Il était déjà dans ses pensées qui consistaient à préparer ses futures élections… pour changer le monde évidement.

Pas un trajet en train, bus ou métro sans PARTAGER, par smartphone interposé, la vie personnelle – et souvent insipide- de nos concitoyens. Qu’il est loin le temps des cabines téléphoniques ou la discrétion et l’intimité régnaient pour tous comme pour chacun. En fait le téléphone portable n’est, peut-être, qu’un signe extérieur de détresse. Comment faire autrement ? si l’on ne s’en sert que chez soi, à quoi bon posséder un portable ? Un peu plus d’un demi million de smartphones sont volés chaque année et, comme l’a finement analysé Laurent Ruquier, juridiquement compassionnel , on peut en conclure que : « les agresseurs sont généralement sans mobiles ».
Touche pas à ma bagnole. Après la limitation des vitesses à 80, Le prix de l’essence est un déclencheur qui cache une révolte de fond.En 1789 on disait à ceux qui manquaient de pain » qu’ils mangent de la brioche » – En 2019 on dit à ceux qui manquent d’essence : » qu’ils roulent en voiture électrique » Les gilets jaunes sont des révoltés 2.0. Trois milles casseurs, ce samedi premier décembre à midi place de l’Etoile de Paris, sont devenus dix mille samedi soir. Ce que Macron ne voit pas c’est que ce qui a fait son succès : le « DEGAGISME » est un succès qui devient celui des gilets jaunes aujourd’hui. » MACRON DEMISSION » est une révolte symbolique contre les ELITES dont on brûle les voitures sur les boulevards chics de Paris. Une amertume contre une fiscalité jugée injuste et une défiance envers l’autorité étatique considérée comme « hors sol ». Un Gilet Jaune déclarait ressembler à « un citron beaucoup trop pressé et chargé de pépins » Mais que signifie, symboliquement un gilet jaune sinon un moyen d’ETRE VU afin de ne PAS ETRE ECRASE ? On usait autrefois, dans les mines, de canaris ( jaunes) pour prévenir du grisou. Puissent les CANARIS 2.0 ne pas être l’annonce que demain TOUT RISQUE DE PETER !