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Le 18e congrès de l’AMMLA ou l’art de transmettre sans momifier

Du 2 au 4 juillet 2026, Berne a accueilli le 18e congrès de l’Association of Masonic Museums, Libraries and Archives. Cinquante participants représentant vingt institutions de quinze pays, auxquels se sont joints invités, bénévoles et accompagnants, ont travaillé sur la numérisation, la recherche, la sécurité des collections, la coopération académique et l’ouverture des institutions maçonniques à la société. Au-delà du renouvellement de sa présidence, l’AMMLA a posé une question essentielle : comment conserver la mémoire de la Franc-Maçonnerie sans l’enfermer dans le passé ?

L’AMMLA, un réseau international au service du patrimoine maçonnique
Avant de rendre compte du congrès de Berne, il convient de rappeler ce qu’est réellement l’AMMLA.
Son sigle désigne l’Association of Masonic Museums, Libraries and Archives, en français l’Association des musées, bibliothèques et archives maçonniques. Elle fut fondée le 4 juin 1989 à Bayreuth, ville où se trouve le Deutsches Freimaurermuseum. Ses statuts actuels, adoptés lors de l’assemblée générale de Bruxelles du 4 juillet 2025, en font une association internationale sans but lucratif de droit belge, établie rue de Laeken à Bruxelles. Elle se déclare politiquement neutre et indépendante de toute confession.

Cette indépendance est essentielle
L’AMMLA n’est ni une Obédience supplémentaire, ni un organisme chargé de délivrer une quelconque régularité maçonnique, ni une structure destinée à harmoniser les rites. Elle rassemble des institutions patrimoniales qui peuvent dépendre d’organisations maçonniques très différentes, mais aussi des bibliothèques ou centres de recherche publics. Leur terrain commun n’est pas l’autorité initiatique : c’est la conservation raisonnée des traces.
Sa mission statutaire consiste à promouvoir la gestion, la préservation et la visibilité du patrimoine maçonnique par l’éducation, la communication, la coordination des efforts, la recherche, les publications, les conférences et les rencontres internationales. L’association entend également favoriser la compréhension mutuelle des cultures.
Pour devenir membre actif, une institution doit gérer une collection maçonnique d’importance historique ou culturelle, la rendre accessible au public, respecter les normes internationales des musées, bibliothèques ou archives, disposer d’un financement stable et constituer un lieu de référence dans sa région. L’appartenance à l’AMMLA représente donc, au moins dans son principe, autre chose qu’une inscription dans un annuaire : elle suppose une responsabilité scientifique et publique.
Le répertoire public de l’association recense actuellement vingt institutions, dont quinze musées, onze bibliothèques et onze services d’archives, plusieurs établissements relevant simultanément de deux ou trois catégories. Le réseau s’étend de Paris à Londres, de Bruxelles à Bayreuth, de Berne à Helsinki, de Stockholm à Corfou, de Barcelone à Poznań et jusqu’au Scottish Rite Masonic Museum & Library de Lexington, aux États-Unis.
La France y occupe une place significative


Avec, notamment, le musée de la franc-maçonnerie de la rue Cadet (Paris 9e) – fondé en 1889, il offre une remarquable muséographie (musée de France depuis 2003) –, le Musée de la Grande Loge de France (musée de France depuis 2025), la bibliothèque et les archives (MAB) de la rue Louis Puteaux (Paris 17e), ainsi que l’Association des Amies des Archives, des Collections et des Musées liée à la Grande Loge Féminine de France (Paris 12e). Cette présence plurielle confirme que le patrimoine maçonnique ne saurait appartenir à une seule famille d’esprit ou à une seule juridiction.
Berne, capitale fédérale et carrefour maçonnique

Le congrès s’est tenu du jeudi 2 au samedi 4 juillet dans les locaux de la Maison des Francs-Maçons de Berne, ainsi que dans ceux des Loges Bon Accord et Zur Hoffnung. L’organisation matérielle a été assurée autour du Musée Maçonnique Suisse, avec le concours d’une douzaine de bénévoles et le soutien financier déterminant de l’Association des Amis du musée.
La participation témoigne de la vitalité du réseau

Cinquante congressistes et accompagnants, vingt institutions membres représentées, quinze pays, une douzaine d’invités supplémentaires. À l’échelle d’un secteur spécialisé, souvent animé par des équipes réduites et de nombreux bénévoles, ce rassemblement constitue une mobilisation notable.
Le choix de Berne n’était pas neutre. Inauguré en novembre 2018, le Musée Maçonnique Suisse (MMS) se veut à la fois un espace d’exposition, un centre de médiation et un forum de discussion. Il présente sur plus de 300 mètres carrés plusieurs siècles d’histoire maçonnique et conserve environ cinq mille objets, dont des décors, livres, documents, outils, meubles et éléments de Temple.
Il est surtout conçu comme un lieu où l’objet ne demeure pas muet. Un tablier, un bijou, un diplôme ou une bannière n’y valent pas seulement par leur ancienneté ou leur beauté. Ils deviennent les témoins d’une pratique, d’une sociabilité, d’une spiritualité et parfois d’une persécution.

Le musée maçonnique accomplit ainsi un travail délicat. Il doit montrer sans dévoiler artificiellement, expliquer sans banaliser, contextualiser sans transformer le symbole en curiosité folklorique. Il lui faut éviter deux écueils symétriques : le cabinet de reliques réservé aux initiés et la vitrine spectaculaire réduisant l’initiation à ses accessoires.
Trois discours d’accueil, trois dimensions du patrimoine

Le Grand Maître de la Grande Loge Suisse Alpina, Mauro Rossi, a présenté la Maison des Francs-Maçons comme un lieu particulièrement approprié à une rencontre internationale. Il a insisté sur la fonction formatrice du Musée Maçonnique Suisse, où les Obédiences et les rites du pays peuvent présenter au public non seulement des objets, mais les traces d’une histoire vivante, spirituelle et fraternelle.
Cette formule mérite attention. Un musée maçonnique ne conserve pas des vestiges d’une civilisation disparue. Il documente une tradition toujours pratiquée. Sa matière appartient au passé, mais les questions qu’elle soulève demeurent présentes : liberté de conscience, fraternité, transmission, perfectionnement moral, rapport entre secret et espace public.

Chris Fischer, président de l’Association des Amis du Musée Maçonnique Suisse, a souligné que le travail de l’AMMLA contribue à mieux faire comprendre la Franc-Maçonnerie, à combattre les préjugés et à rendre visibles ses valeurs. Il a également relié cette action patrimoniale à l’avenir même de l’Ordre, estimant qu’une meilleure connaissance publique pouvait participer à enrayer le recul des effectifs.
Le rapprochement entre musée et recrutement doit cependant être manié avec prudence. Un musée n’est pas une agence de communication obédientielle. Sa crédibilité repose précisément sur sa capacité à présenter aussi les crises, les divisions, les exclusions, les compromissions, les persécutions et les zones d’ombre de l’histoire maçonnique. C’est en acceptant la complexité du réel qu’il peut contribuer à dissiper les fantasmes.

Représentant officiellement la Ville de Berne, Alec von Graffenried, qui avait inauguré le musée en 2018 alors qu’il présidait la ville, a rappelé l’importance sociale des valeurs maçonniques et souhaité qu’elles touchent davantage les femmes et les hommes d’aujourd’hui. Sa présence donnait au congrès une véritable dimension civique : la mémoire maçonnique n’était pas seulement reconnue par les Maçons eux-mêmes, mais accueillie par la cité.
Une pluralité obédientielle rendue visible
Le dîner de gala du vendredi soir s’est déroulé en présence de Nadine Oberhauser, Grande Maîtresse de la Grande Loge Féminine de Suisse, et de Pierre Jéronimo, Grand Maître du Grand Orient de Suisse.

Cette présence conjointe de la Grande Loge Suisse Alpina, de la Grande Loge Féminine de Suisse et du Grand Orient de Suisse n’est pas anecdotique. Elle rappelle que la conservation patrimoniale peut ouvrir un espace de coopération là où les conceptions de la régularité, de la mixité, de la spiritualité ou de la référence au Grand Architecte de l’Univers divergent.
Les objets échappent parfois aux frontières que les institutions dressent. Un fonds d’archives peut documenter simultanément plusieurs Obédiences. Une correspondance privée traverse les appartenances. Une médaille commémore une rencontre interobédientielle. Une persécution frappe indistinctement des Maçons dont les descendants institutionnels ne se reconnaissent plus toujours entre eux.

La mémoire devient alors un lieu de rencontre. Non parce qu’elle effacerait les différences, mais parce qu’elle oblige chacun à reconnaître que l’histoire maçonnique est plus vaste que sa propre généalogie.
Nadine Oberhauser a défini les musées comme des lieux rendant accessibles l’histoire, les valeurs et le symbolisme de la Franc-Maçonnerie. Elle les a également présentés comme des espaces de résistance à l’oubli, à la simplification, à la désinformation et aux théories du complot.

Pierre Jéronimo a prolongé cette réflexion en invitant les musées à devenir des espaces de dialogue et d’inspiration. Face aux crises contemporaines et aux bouleversements technologiques liés notamment à l’intelligence artificielle, il a appelé la Franc-Maçonnerie à défendre la liberté de conscience, l’humanisme, le dialogue et l’esprit critique.
Le principal acte institutionnel du congrès fut le renouvellement du comité directeur.
Robin Heizmann prend la présidence
Après l’hommage rendu à l’équipe sortante, un nouveau conseil de cinq membres a été élu à l’unanimité. Robin Heizmann, directeur du Musée Maçonnique Suisse, devient président de l’AMMLA. Son parcours à la tête du musée bernois, où il assure la direction générale et les relations publiques, correspond à la volonté d’accroître la visibilité et la capacité de coopération du réseau.

Il sera entouré de :
– Lauri Helaniemi, ancien Grand Maître adjoint finlandais, vice-président et responsable du nouveau département « Développement et coopération institutionnelle » ;
– Anaïs Petre, responsable culturelle du Musée belge de la Franc-Maçonnerie, secrétaire de l’association ;
– Stefan Kehl, président de la Bibliotheca Masonica August Belz de Saint-Gall, trésorier ;
– David Vergauwen, directeur du Centre d’étude et de documentation de la Franc-Maçonnerie belge, responsable du nouveau département « Recherche et coopération académique ».

La création de deux départements explicitement consacrés, l’un au développement institutionnel, l’autre à la recherche académique, indique une évolution importante. L’AMMLA veut dépasser la seule rencontre annuelle pour devenir un réseau capable de monter des projets, de rechercher des partenariats, d’élaborer des outils communs et de rapprocher les collections des chercheurs.
Le mandat du conseil est de trois ans. Les statuts autorisent son renouvellement dans la limite de douze années cumulées et prévoient que les fonctions soient exercées gratuitement. Ils invitent également l’assemblée à rechercher la complémentarité des compétences et, autant que possible, une représentation équilibrée des femmes et des hommes.
Numériser n’est pas simplement photographier
La partie scientifique du congrès a abordé la numérisation du patrimoine, les projets de thésaurus et d’archives, les nouveaux concepts muséographiques, la sécurité, la communication publique, la recherche historique et les coopérations avec les pouvoirs publics. La newsletter ne publie malheureusement ni le programme détaillé, ni le nom de tous les intervenants, ni le titre des communications. Elle permet donc d’identifier les grands axes du travail, mais non de restituer chaque conférence individuellement.
La numérisation constitue l’un des défis majeurs. Elle ne consiste pas à accumuler des photographies dans un serveur. Elle suppose une politique de sélection, une qualité d’image suffisante, des métadonnées fiables, une indexation cohérente, une gestion des droits et un dispositif de conservation à long terme.

L’UNESCO rappelle que la préservation du patrimoine documentaire est un processus continu concernant à la fois les supports analogiques et numériques. Elle recommande également de conserver les originaux matériels lorsqu’ils possèdent une valeur d’authenticité, d’information ou de témoignage.
Un registre de Loge numérisé devient plus facilement consultable, mais son image ne remplace pas le document. Le papier, l’encre, la reliure, les corrections, les différences de main, les traces d’humidité ou de censure appartiennent eux aussi à l’histoire.
La numérisation doit donc être pensée comme une nouvelle modalité d’accès, non comme une substitution magique au patrimoine matériel.
Le thésaurus, outil discret contre la confusion
Le travail annoncé sur les thésaurus peut sembler technique. Il est pourtant décisif.

Comment cataloguer un même objet appelé « cordon », « sautoir », « collier » ou « décor » selon les pays et les traditions ? Comment distinguer un Chapitre, un Aréopage, un Consistoire ou un Grand Chapitre ? Comment indexer des symboles dont le sens varie selon les rites et les grades ?
Un thésaurus commun permet de relier des termes équivalents, de signaler les différences de sens et d’améliorer les recherches multilingues. Il évite qu’une même réalité soit dispersée sous plusieurs mots ou, inversement, que des réalités différentes soient artificiellement confondues.
Dans le domaine maçonnique, où le vocabulaire est à la fois historique, symbolique, rituel et parfois volontairement polysémique, l’outil documentaire devient presque un exercice de rectification. Il ne fixe pas une vérité initiatique ; il rend les sources comparables.
Sécurité, spoliations et provenance
La sécurité figurait également parmi les thèmes du congrès. Elle concerne la prévention des vols, des incendies, des dégâts des eaux et des cyberattaques, mais aussi la traçabilité des acquisitions.

De nombreuses collections maçonniques européennes ont été saisies, déplacées ou dispersées durant les régimes totalitaires et les guerres du XXe siècle. L’AMMLA a d’ailleurs mis en avant en janvier 2026 la restitution au Grand Orient des Pays-Bas d’une nature morte de Johannes Bosschaert spoliée pendant la Seconde Guerre mondiale.
La question de la provenance n’est donc pas théorique. Chaque objet doit être accompagné de son histoire de propriété, de déplacement et d’acquisition. Le Code de déontologie du Conseil international des musées insiste précisément sur la diligence nécessaire, la provenance, la lutte contre le trafic illicite, les retours et les restitutions.
Pour les institutions maçonniques, ce devoir est d’autant plus important que leurs collections ont parfois été constituées par dons informels, dépôts anciens ou transferts insuffisamment documentés. La fraternité ne dispense pas de l’inventaire ; elle l’exige.
Communiquer sans transformer l’histoire en propagande
La communication publique fut un autre axe majeur. L’ICOM définit aujourd’hui le musée comme une institution permanente, sans but lucratif, au service de la société, qui recherche, collecte, conserve, interprète et expose le patrimoine. Il doit être ouvert au public, accessible, inclusif et favoriser le partage des connaissances.

À cette lumière, le musée maçonnique ne peut plus être seulement la salle des trésors d’une Obédience. Il doit accueillir les chercheurs, les scolaires, les familles, les non-Maçons, les sceptiques et même les visiteurs porteurs de préjugés.
Il lui appartient de présenter les idéaux maçonniques, mais aussi leur confrontation avec l’histoire réelle. Les engagements émancipateurs côtoient les conformismes d’époque. Les proclamations universalistes n’ont pas toujours empêché les exclusions. Les discours de fraternité ont parfois été contredits par des querelles institutionnelles.
L’honnêteté historique ne diminue pas la Franc-Maçonnerie. Elle l’arrache à l’hagiographie et lui rend sa profondeur humaine.

L’intelligence artificielle (IA) devant les archives
L’évocation de l’intelligence artificielle par Pierre Jéronimo ouvre un chantier que l’AMMLA devra probablement approfondir.
L’IA peut faciliter la reconnaissance de caractères, la transcription de manuscrits, la traduction, l’identification de personnes ou de lieux, le rapprochement de catalogues dispersés et l’exploration de corpus immenses.
Mais elle peut aussi produire de fausses attributions, uniformiser des vocabulaires rituels, inventer des lacunes, reproduire les erreurs des catalogues existants et présenter comme certaines des hypothèses fragiles.
Une archive incomplète impose parfois de dire : « nous ne savons pas ». Or la machine est tentée de combler le silence. Le rôle du conservateur, de l’archiviste et de l’historien restera donc irremplaçable : vérifier, contextualiser, signaler le doute et distinguer le document de son interprétation.
Le numérique augmente la puissance de la recherche ; il ne remplace ni la méthode critique ni la responsabilité humaine.

Musée, bibliothèque, archives : les trois dimensions d’une même mémoire
Le mérite premier de l’AMMLA est de réunir trois métiers que l’on sépare trop souvent.
Le musée donne un corps à l’histoire. Il expose les objets, les formes, les couleurs et les usages.
La bibliothèque donne accès à la parole publiée, aux rituels imprimés, aux revues, aux essais, aux controverses et aux constructions doctrinales.
Les archives conservent la preuve fragile : procès-verbaux, correspondances, listes de membres, dossiers administratifs, esquisses de rituels, photographies et témoignages.
L’objet montre. Le livre explique. L’archive atteste.
Réunis, ils permettent d’éviter deux illusions : croire que le symbole se suffit à lui-même, ou imaginer que l’histoire peut être reconstruite sans traces matérielles.
Ce que le congrès de Berne laisse encore attendre

La newsletter du Musée Maçonnique Suisse offre un bilan institutionnel solide, mais demeure peu précise sur le contenu des communications scientifiques. Pour mesurer pleinement l’apport du congrès, il serait souhaitable que l’AMMLA publie ultérieurement le programme, les résumés des interventions, les projets adoptés et, lorsque cela est possible, les actes de la rencontre.
Une association patrimoniale se doit aussi de conserver sa propre mémoire. Les congrès ne devraient pas seulement produire des échanges féconds entre leurs participants ; ils devraient laisser aux chercheurs de demain une documentation accessible.
Le nouveau comité dispose désormais d’une feuille de route implicite : consolider le réseau, publier davantage, développer des instruments communs, soutenir les petites structures, renforcer les liens universitaires et accompagner les institutions dans leurs transitions numériques.
Le regard du Franc-Maçon
Pour le Franc-Maçon, une archive n’est pas un amas de vieux papiers. Elle rappelle que toute construction laisse des traces et que toute transmission engage une responsabilité.
Nous recevons des mots, des gestes, des objets et des récits que nous n’avons pas créés seuls. Nous en devenons momentanément les dépositaires. Nous devons les conserver sans les idolâtrer, les étudier sans les dessécher et les transmettre sans les falsifier.
Le patrimoine maçonnique n’est pas un mausolée dressé à la gloire des générations passées. Il est une pierre d’attente.
À Berne, l’AMMLA a rappelé qu’une tradition ne demeure vivante ni par la répétition mécanique, ni par la nostalgie, mais par un patient travail de conservation, de connaissance et de partage.
Conserver n’est pas enfermer. C’est rendre à nouveau visible, intelligible et transmissible. La mémoire maçonnique ne doit pas dormir derrière une vitrine : elle doit continuer d’éclairer l’atelier des vivants.

Sources : Newsletter de juillet 2026 du Musée Maçonnique Suisse, consacrée au congrès de Berne ; présentation, statuts et répertoire institutionnel de l’AMMLA ; présentation du Musée Maçonnique Suisse et de sa direction ; définition du musée et Code de déontologie du Conseil international des musées ; recommandation de l’UNESCO sur la préservation et l’accès au patrimoine documentaire, y compris numérique.

Certaines « créations numériques » ne sont en réalité que des prompts bien léchés. Pas de talent, pas de sueur, juste de l’IA. On appelle ça de l’art aujourd’hui… et on ose encore parler de « créateur ». Lol.
