Rencontre au miroir du temps – Notre invitée : Maria Deraismes

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Maria Deraismes (1828-1894), femme de lettres, militante féministe, libre-penseuse et l’une des figures fondatrices de la Franc-maçonnerie mixte, accepte de dialoguer avec nous depuis le XXIe siècle. Plus d’un siècle après son passage à l’Orient éternel, sa parole traverse le temps avec une étonnante actualité.

Introduction : Une vie au service de l’émancipation

Maria Deraismes

Née le 15 août 1828 à Paris, dans une famille bourgeoise acquise aux Lumières et au républicanisme libéral, Maria Deraismes grandit dans un environnement intellectuel stimulant. Son père, anticlérical fervent et admirateur de Voltaire, lui assure une éducation solide et les ressources nécessaires à sa liberté personnelle.

Après avoir envisagé une carrière de peintre à l’image de Rosa Bonheur, elle se tourne finalement vers l’écriture et devient journaliste, animant une plume acérée dans de nombreux journaux comme Le Grand Journal, L’Époque, Le Nain Jaune, ainsi que dans la revue Le Droit des Femmes. Elle crée même le journal La Libre Pensée de Seine-et-Oise.

Oratrice remarquée dès sa jeunesse, Maria Deraismes s’engage très tôt en faveur du droit des femmes. En 1866, elle accepte l’invitation de Léon Richer à la loge du Grand Orient de France pour réagir à un article misogyne intitulé « Les bas-bleus », rédigé par l’auteur Barbey d’Aurevilly. Cette première conférence marque le début d’une longue série de prises de parole publiques sur des thèmes féministes.

Elle participe à l’organisation du premier congrès international du droit des femmes et anime La Société pour la revendication des femmes, qui se bat pour le développement de l’enseignement féminin. En 1870, elle fonde l’Association pour le Droit des femmes, dont le but est d’obtenir par tous les moyens légaux la réforme des mœurs, des lois et des salaires. Ses premières revendications portent sur l’égalité entre homme et femme quant à la gestion des biens, le droit au travail, le rétablissement du divorce, la lutte contre la prostitution, l’instruction et de meilleures paies pour les salariées.

Face aux refus successifs des obédiences d’accueillir et d’initier des femmes — la franc-maçonnerie étant alors un univers d’hommes qui voient d’un très mauvais œil l’initiation des femmes — quelques loges entrent en résistance. Le 14 janvier 1882, Maria Deraismes devient la première femme initiée à la franc-maçonnerie en France, dans la loge « Les Libres-Penseurs » située au Pecq, dans les Yvelines, sous l’égide de la Grande Loge Symbolique Écossaise.

Onze ans plus tard, le 4 avril 1893, Maria Deraismes et Georges Martin créent une loge mixte nommée « Grande Loge Symbolique Écossaise de France Le Droit Humain », première obédience maçonnique mixte de France. Elle meurt d’un cancer en février 1894, laissant derrière elle une œuvre considérable et un héritage qui continue d’inspirer des milliers de maçons et maçonnes à travers le monde.

450.fm : Madame Deraismes, c’est un immense honneur de vous recevoir depuis le XXIe siècle. Acceptez-vous de partager avec nos lecteurs votre parcours et votre vision de la Franc-maçonnerie, plus d’un siècle après votre passage à l’Orient éternel ?

Maria Deraismes : Je l’accepte avec joie, car la Franc-maçonnerie que j’ai connue et aimée n’était pas une chapelle fermée, mais une école de liberté et d’égalité. Si mon action a survécu, c’est parce qu’elle touchait à l’essence même de l’idéal maçonnique : la perfectibilité de l’être humain, sans distinction de sexe. J’ai toujours cru que la Maçonnerie ne pouvait prétendre à l’universalité si elle excluait la moitié de l’humanité. Mon combat n’était pas contre les hommes, mais pour l’humanité tout entière.

450.fm : Comment avez-vous découvert la Franc-maçonnerie ?

Maria Deraismes : Par la voie de la raison et de la justice. Issue d’une famille libérale, je fréquentais les milieux républicains et libres-penseurs où l’on parlait beaucoup des Loges. J’y voyais un espace où se construisait l’avenir de la société, où des hommes se réunissaient pour réfléchir aux grands principes qui devraient guider l’humanité : liberté, égalité, fraternité, laïcité, progrès social.

Mais je constatais avec douleur que cet espace restait fermé aux femmes. Cela me paraissait une contradiction insurmontable avec les principes de liberté, d’égalité et de fraternité que les Frères proclamaient. Comment pouvait-on prétendre œuvrer pour le progrès de l’humanité tout en maintenant les femmes dans l’ombre ? Comment pouvait-on parler d’universalité en excluant la moitié du genre humain ? Cette contradiction m’a profondément révoltée et m’a poussée à agir.

450.fm : Pourquoi avoir accepté d’être initiée en 1882 ?

Maria Deraismes : Parce qu’une Loge : « Les Libres Penseurs » du Pecq, eut le courage de me recevoir. Ce fut un acte de désobéissance maçonnique assumé, un geste de bravoure dans un contexte où les obédiences régulières refusaient catégoriquement l’initiation des femmes.

Je ne demandais pas une faveur, mais la reconnaissance d’un droit. Mon initiation fut pour moi le couronnement logique de toute une vie consacrée à l’émancipation des femmes et à la défense de la dignité humaine. J’avais déjà consacré près de vingt ans à la cause féministe, multipliant les conférences, les articles, les associations. L’initiation maçonnique apparaissait comme l’aboutissement naturel de ce combat, la reconnaissance symbolique que les femmes avaient toute leur place dans la réflexion philosophique et spirituelle.

Il faut comprendre le contexte : nous étions en 1882, sous la Troisième République naissante. Les femmes n’avaient toujours pas le droit de vote, étaient interdites d’accès à de nombreuses professions, et leur statut juridique était largement inférieur à celui des hommes. Dans ce contexte, mon initiation était un acte politique autant que philosophique.

450.fm : Qu’avez-vous ressenti lors de votre initiation ?

Maria Deraismes : Une émotion profonde, mêlée d’une grande sérénité. Lorsque j’ai franchi les portes du Temple, j’ai compris que je ne rentrais pas seulement dans une Loge, mais dans l’Histoire de la Franc-maçonnerie. J’étais consciente de porter sur mes épaules l’espoir de milliers de femmes qui viendraient après moi.

Ce moment fut à la fois intime et universel. Intime car je réalisais un rêve personnel de longue date : accéder à cet espace de réflexion et de fraternité que j’admirais depuis tant d’années. Universel car je savais que mon geste ouvrirait la voie à d’autres femmes. Chaque parole prononcée, chaque geste accompli lors de cette initiation était chargé d’une signification qui dépassait ma personne.

Je me souviens de la lumière du Temple, des visages de ces Frères qui avaient pris le risque de m’initier, du sentiment d’appartenir enfin à cette grande famille maçonnique dont j’avais tant admiré les principes. Mais je savais aussi que cette initiation n’était qu’un début, qu’il restait à faire reconnaître la légitimité de la présence des femmes en Loge.

450.fm : Quelle fut la réaction de l’obédience régulière ?

Maria Deraismes : Violente et prévisible. Finalement, quoiqu’initiée et reconnue comme telle, je me suis retrouvée exclue et j’ai dû attendre onze ans avant de pouvoir de nouveau « maçonner ». Entre-temps, je fus vilipendée, calomniée et, au bas mot, traitée d’intruse. Les obédiences régulières ont condamné cet acte. On m’a accusée de tous les travers, de toutes les folies. La presse de l’époque s’est déchaînée contre moi, tantôt pour me ridiculiser, tantôt pour me diaboliser.

Mais cette opposition confirmait précisément ce que je combattais : le dogmatisme et l’esprit de caste. La Franc-maçonnerie ne peut prétendre éclairer le monde si elle maintient dans l’ombre la moitié de l’humanité. Comment pouvait-on se prétendre gardien des Lumières tout en maintenant les femmes dans l’obscurité de l’exclusion ?

Cette réaction m’a confortée dans ma conviction : la Maçonnerie traditionnelle avait besoin d’être réformée, ou du moins complétée par une Maçonnerie fidèle à ses principes originels d’universalité et d’égalité. L’opposition que je rencontrai était tout le contraire d’un motif de renoncement, c’était une démonstration supplémentaire de la nécessité de mon combat.

450.fm : Vous avez cofondé Le Droit Humain en 1893 avec Georges Martin. Pourquoi ce choix ?

Statue de Maria Deraismes

Maria Deraismes : Parce qu’il fallait créer une Maçonnerie cohérente avec ses propres principes. Onze ans s’étaient écoulés depuis mon initiation, comme je vous l’ai dit, et, durant cette période, j’avais continué à militer, à réfléchir, à rencontrer des hommes et des femmes partageant la même conviction : la Franc-maçonnerie ne pouvait continuer à se prétendre universelle, en refusant de s’ouvrir à la moitié de l’humanité.

Georges Martin, médecin et franc-maçon, était l’un de ces hommes visionnaires. Il avait compris, comme moi, que la mixité était un impératif, une obligation morale absolue pourque la Maçonnerie soit fidèle à ses principes. Ensemble, nous avons œuvré pour créer une obédience où hommes et femmes travailleraient de concert, non seulement sur un pied d’égalité, mais sans distinction de sexe.

Le Droit Humain est né de cette conviction profonde. Le 4 avril 1893, nous fondions la première loge mixte française : la « Grande Loge Symbolique Écossaise de France « Le Droit Humain ». C’était une révolution tranquille mais radicale. Nous ne voulions pas créer une Maçonnerie féminine en marge de la Maçonnerie masculine, mais une Maçonnerie réunissant les deux moitiés de l’humanité, leurs représentants participant d’un même cœur à l’œuvre commune.

Georges Martin fut un allié précieux et même déterminant. Contrairement à beaucoup de ses contemporains, il ne voyait pas dans la mixité une menace, mais une promesse d’enrichissement mutuel. Notre collaboration fut fondée sur une amitié intellectuelle profonde et un partage de convictions inébranlables. Après mon décès en 1894, Georges Martin a poursuivi seul l’œuvre que nous avions entreprise, développant le Droit Humain et posant les bases constitutionnelles de l’Ordre en 1896.

450.fm : Quelle était votre vision du rôle de la femme en Loge ?

Maria Deraismes : La femme n’est pas là pour imiter l’homme, mais pour apporter sa sensibilité, son intuition et sa vision spécifique du monde. Ensemble, nous sommes plus complets. La mixité n’affaiblit pas la Maçonnerie, elle l’enrichit et la rend enfin fidèle à l’idéal d’universalité.

Je refusais l’idée que les femmes devraient se « masculiniser » pour être acceptées en Loge. Au contraire, je croyais que la présence féminine apportait une dimension complémentaire essentielle à la réflexion maçonnique. Les femmes ont un rapport au monde, à la spiritualité, à la société qui diffère de celui des hommes, et cette différence est une richesse, non un obstacle.

La Loge mixte devient ainsi un espace où les regards se croisent, où les expériences se complètent, où la réflexion gagne en profondeur et en justesse. L’homme et la femme, unis dans le même travail initiatique, s’élèvent mutuellement vers plus de sagesse et de compréhension.

450.fm : Quels combats meniez-vous en Loge ?

Maria Deraismes : L’instruction des filles, le droit de vote des femmes, la laïcité, la lutte contre les préjugés religieux et sociaux. Je considérais que la Maçonnerie devait être un laboratoire d’idées pour le progrès social. La Loge n’est pas un refuge où l’on se retire du monde, mais un atelier où l’on prépare les outils pour transformer le monde.

Nous travaillions sur des sujets concrets : comment améliorer l’accès des femmes à l’éducation ? Comment obtenir l’égalité juridique entre époux ? Comment lutter contre la prostitution et l’exploitation des femmes ? Comment promouvoir la laïcité et la liberté de conscience ? Ces questions n’étaient pas abstraites pour nous, elles étaient au cœur de notre engagement quotidien.

Je considérais que la Maçonnerie avait une responsabilité sociale. Elle ne pouvait se contenter de réflexions philosophiques détachées de la réalité. Elle devait s’engager dans les combats de son temps, être une force de proposition et de transformation sociale.

450.fm : Comment définissiez-vous la fraternité maçonnique ?

Maria Deraismes : Comme une fraternité humaine, et non seulement masculine. La vraie fraternité ne peut exclure la moitié du genre humain sans se renier elle-même. Le terme « fraternité » lui-même posait problème dans son acception exclusive. Je préférais parler « d’humanité » ou de « solidarité humaine ».

La fraternité maçonnique, telle que je la concevais, devait englober tous les êtres humains, sans distinction de sexe, de race, de religion ou de condition sociale. C’était une fraternité universelle, fondée sur la reconnaissance de la dignité inhérente à chaque être humain.

Cette vision de la fraternité était révolutionnaire pour l’époque. Elle impliquait une refonte complète des pratiques maçonniques, une ouverture des Loges à toutes les composantes de l’humanité. C’était un idéal ambitieux, mais nécessaire si la Maçonnerie voulait rester fidèle à ses principes fondateurs.

450.fm : Quel est selon vous l’apport majeur de votre action maçonnique ?

Timbre Maria Deraismes

Maria Deraismes : Avoir ouvert la porte. Avoir prouvé qu’une femme pouvait être Maçonne, travailler avec dignité et contribuer à l’œuvre commune. Le reste est venu naturellement. Mon initiation en 1882 a constitué un symbole fort, affirmant la place pleinement légitime des femmes en Loge, pour y apporter une contribution d’égale importance à celle des hommes.

La création du Droit Humain en 1893 a consolidé cette avancée en créant une structure pérenne permettant aux hommes et aux femmes de travailler ensemble. Aujourd’hui encore, le Droit Humain est l’une des principales obédiences maçonniques en France et dans le monde, avec des dizaines de milliers de membres.

Mais au-delà des aspects structurels, mon apport fut peut-être d’avoir fait évoluer les mentalités. J’ai contribué à rendre l’idée de la mixité maçonnique possible, mais plausible, au sens que l’on donnait à cet adjectif à mon époque, c.-à-d. digne d’estime et méritant approbation. Ce qui paraissait inacceptable voire scandaleux en 1882 est devenu juste voire évident pour la plupart de vos contemporains, avec des poches de résistance en France, certes, et des impossibilités encore plus répandues dans d’autres pays, de sorte que cette mixité demeure un combat pertinent, quasiment un siècle et demi après mon initiation…

450.fm : Le Droit Humain a-t-il tenu ses promesses, selon vous ?

Maria Deraismes : Au-delà de mes espérances. Il est aujourd’hui présent dans de nombreux pays et continue de porter l’idéal d’une Maçonnerie mixte, adogmatique et engagée. C’est une grande satisfaction de voir que cette œuvre a survécu, qu’elle a essaimé à travers le monde, qu’elle continue d’attirer des hommes et des femmes désireux de travailler ensemble à l’amélioration de l’humanité.

Le Droit Humain est aujourd’hui l’Ordre Mixte International « Le Droit Humain », présent dans une cinquantaine de pays, avec environ 32 000 membres. Il a su évoluer, s’adapter aux contextes culturels variés, tout en restant fidèle à ses principes fondateurs : mixité, adogmatisme, engagement humaniste.

En 2023, le Droit Humain a célébré ses 130 ans d’existence, une longévité qui témoigne de la solidité et de la pertinence du projet initial. Cette pérennité est la meilleure preuve que notre vision correspondait à une nécessité historique et à une exigence de Justice sans laquelle la notion de progrès revendiquée par la maçonnerie serait demeurée bancale en son propre sein.

Statue de Maria Deraismes, square des Épinettes à Paris, détail
Statue de Maria Deraismes, square des Épinettes à Paris, détail

450.fm : La mixité reste-t-elle un combat aujourd’hui ?

Maria Deraismes : Dans certaines obédiences oui, dans d’autres non. Mais l’Histoire avance. Le panorama maçonnique a beaucoup changé. La mixité n’est plus ni un tabou ni une exception, elle est une voie d’épanouissement et d’avenir.

Je constate avec satisfaction que de nombreuses obédiences ont évolué depuis mon époque. Certaines, traditionnellement masculines, ont ouvert leurs portes aux femmes. D’autres ont créé des structures parallèles féminines ou mixtes. Le paysage maçonnique s’est diversifié, et c’est une bonne chose.

Cependant, il reste des résistances, des obédiences qui maintiennent l’exclusion des femmes, jusqu’à continuer de leur interdire une participation occasionnelle à leurs travaux. Ces résistances sont le signe que le combat n’est pas totalement achevé. Mais je suis confiante : l’Histoire est du côté de l’égalité et de l’universalité. Tôt ou tard, toutes les Maçonneries s’achemineront vers la reconnaissance de la place légitime des femmes en leur sein et, comme voie moyenne, l’accueil de leur présence en des occasions de plus en plus larges.

450.fm : Quel message adressez-vous aux Sœurs du XXIe siècle ?

Maria Deraismes : Ne vous contentez jamais d’être tolérées. Exigez d’être égales. Apportez votre lumière sans complexe. La Maçonnerie a besoin de vous pour rester vivante et fidèle à ses principes.

Je sais que les femmes d’aujourd’hui ont accompli des progrès immenses par rapport aux fragiles avancées qu’elles ont tentées en mon temps. Vous avez le droit de vote, vous avez accès à l’éducation, à de nombreuses professions. Mais il reste des combats à mener, notamment dans le domaine des responsabilités maçonniques où, notamment dans les hauts grades, les proportions continuent toujours de s’inverser en faveur des hommes…

450.fm : Madame Deraismes, merci pour cette rencontre lumineuse et courageuse. Votre parole traverse le temps avec une étonnante actualité et continuera d’inspirer les générations futures de maçons et de maçonnes. Que votre mémoire soit honorée dans toutes les Loges où hommes et femmes travaillent ensemble à l’édification d’un monde plus juste et plus fraternel.

Conclusion

Cette rencontre imaginaire avec Maria Deraismes nous rappelle que les combats pour l’égalité et l’universalité ne connaissent pas de frontières temporelles. Plus d’un siècle après son passage à l’Orient éternel, la voix de la cofondatrice du Droit Humain résonne avec une force intacte, nous invitant à poursuivre l’œuvre qu’elle a initiée.

Son héritage nous enseigne que la Franc-maçonnerie ne peut prétendre à l’universalité si elle exclut une partie de l’humanité. La mixité n’est pas une option, comme on dirait aujourd’hui, mais un commandement pour que la Maçonnerie accomplisse le sens de ses principes fondateurs dans leur portée générale. Aux Sœurs et aux Frères d’aujourd’hui, elle lance un appel à la vigilance : ne jamais céder au conformisme, ne jamais renoncer à l’idéal d’égalité, ne jamais cesser de construire.

La brèche qu’elle a ouverte en 1882 est devenue une grande porte lumineuse. À nous désormais de la maintenir ouverte, de l’élargir encore et d’accueillir toutes celles et tous ceux qui, sans distinction, souhaitent œuvrer à l’amélioration de l’humanité.

Source Wikipedia

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