- Date de parution : 21/11/14
- ISBN : 978-2-955712-047-3
- EAN : 97829557120473
- Présentation : Broché
- Poids : 0,25 Kg
- Dimensions : 16,0 cm × 24,0 cm × 0,7 cm
- Editions L’O.L. www.editions-lol.com
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Combien d’Apprentis franc-maçons fraîchement initiés (et parfois même des Compagnons… quand il ne s’agit pas de Maîtres) pensent qu’ils se sont trompés de loge ou d’obédience ? Les déceptions se succèdent, les regrets apparaissent et il devient urgent de changer d’atelier ou de démissionner. Ce manuel de survie propose, avec plein de lucidité et d’humour, des pistes pour profiter de ces expériences de manière maçonnique. Comme l’explique l’auteur : « Si vous êtes entré en loge sans aucune attente, la déception ne peut pas exister ! ». Il convient donc de redonner du sens à son initiation et au travail sur sa pierre brute. Vous reconnaitrez sans peine des Frères et Sœurs croisés en loge grâce aux « 14 portraits de franc-maçons types ». Les propositions de l’auteur sont issues d’une expérience de deux mandats de Vénérable Maître qui lui ont permis d’initier des dizaines de profanes, et de « sauver » bon nombre de ses Frères et Sœurs, qui ont pu ainsi trouver le chemin initiatique. La seconde partie de l’ouvrage est constituée d’anecdotes qui illustrent les situations parfois insolites que vivent certains Apprentis franc-maçons en loge. En conclusion, avant d’envoyer votre demande de démission, lisez vite ce manuel, prenez ensuite quelques respirations profondes et attendez 3 jours…
Utilité de ce manuel de survie ?
» Il y a des choses que l’intelligence seule est capable de chercher, mais que
par elle-même elle ne trouvera jamais. Ces choses, l’instinct seul les trouverait, mais il ne les cherchera jamais. » (Henri Bergson)
Rassurez-vous, à l’heure où vous lisez ces lignes, vous n’êtes pas le seul franc-maçon à vous dire « c’est pire que dans le monde profane, j’arrête tout ! ». Car avouez-le, avant votre Initiation, vous aviez de hautes attentes quant à la Franc-maçonnerie. Très rares sont les franc-maçons qui sont entrés en Loge l’esprit totalement vierge d’attentes et d’illusions. En règle générale, chacun de nous a intellectualisé, pour ne pas dire fantasmé, le moment de son Initiation. Quel que soit notre état d’esprit, cette épreuve reste d’ailleurs un moment inoubliable de notre vie, même si le Vénérable Maître et son Collège étaient un tantinet maladroits quant à la théâtralité de cette épreuve.
Souvenez-vous de ce moment tant attendu, lorsque le Tablier vous fut passé, puis que les Gants Blancs vous furent enfin remis. Souvenez-vous le jour de votre Initiation, vous avez eu peur de mal faire. Juste un léger excès de politesse avec ceux qui savent, les gradés, les anciens en somme. Vous étiez impressionnés et enfin, vous avez reçu la Lumière. Quel souvenir mémorable… avant de déchanter !
Car les mois ont passé, les habitudes se sont installées. Vous avez fini par retrouver au sein de la Loge ce que vous déploriez au dehors, les mêmes problèmes, les mêmes défauts et pire… les mêmes individus. En d’autres termes, les premières déceptions sont apparues. Tout cela s’est produit sans que vous ne vous en rendiez compte. Tout a commencé par l’écart de langage d’un Maître, ou peut-être une instruction annulée par le Second Surveillant, juste une heure avant la réunion, sans que vous ne soyez préalablement prévenu. Il s’est peut-être aussi agi d’un jumeau ou d’une jumelle qui échappe systématiquement aux corvées lors des travaux de table, sans que votre Surveillant commun ne le lui fasse remarquer. Les raisons sont certainement nombreuses et totalement recevables. Il n’en fallut pas plus pour commencer à éveiller vos soupçons et faire naître quelques méfiances envers ce qui promettait d’être un monde idéal de Fraternité et de Solidarité. Le monde rêvé en somme, celui du « Un ». Celui que tant de maçons recherchent… celui de la fusion.
« On m’avait dit que la Franc-maçonnerie était un réseau de gens puissants, je m’attendais donc à autre chose ! ». Qui n’a jamais entendu ce propos désabusé dans la bouche d’un Frère ou d’une Sœur dont la bavette est encore levée ? Les réponses des anciens sont invariablement les mêmes : « Si tu travailles, tu comprendras. C’est toujours comme ça quand on commence, il faut être patient, tu es Apprenti. » Or, les mois passent et parfois les choses empirent. Il faut donc agir vite, fuir ou réagir. Alors, sans rien dire aux anciens de la Loge, on a toujours un bon copain, membre d’une Loge tellement plus fraternelle, qui nous invite à lui rendre visite pendant ses travaux, très discrètement bien entendu. C’est vrai que sa Loge est beaucoup plus agréable. Il m’avait prévenu avant d’arriver, « Tu verras, tout le monde s’entend bien et se respecte. Les Apprentis font même un travail très profond sur le symbolisme. D’ailleurs, une fois par mois ils présentent une planche à leur Surveillant, lors de la réunion d’instruction. ».
Commencent alors à naître les regrets. Vous vous dites : « Mais que diable suis-je allé faire dans cette fraternelle galère ? » en songeant que votre Loge n’est certainement pas celle que vous méritez. Le directeur de casting a certainement dû se tromper. Pourquoi les trois enquêteurs ne vous ont-ils rien dit ? Il est maintenant temps de migrer chez votre ami au plus vite. Vous savez, cette magnifique Loge où tout le monde s’entend bien. Car une fois que vous serez là-bas, vous pourrez enfin trouver ce que vous êtes venu chercher : la réelle Fraternité !
Si cette question vous hante depuis quelque temps, pas de panique, cela se soigne. Ce petit guide va vous aider à survivre dans cet environnement hostile, qui résulte de ce que vous croyez être une erreur d’aiguillage. Je parle bien entendu de votre arrivée dans votre Loge mère. Les réponses ne seront peut-être pas celles que vous attendez, mais comme le disait une Sœur, qui avait traversé son Afrique natale pour venir s’asseoir à mes côtés : « On ne peut pas remplir un bol qui est déjà plein ». En d’autres termes, ouvrez votre esprit et laissez-vous surprendre par des points de vue encore inconnus ou inattendus. De toutes les façons, vous n’avez rien à perdre et vous avez même songé à démissionner. Alors asseyez-vous, restez dans le silence de l’Apprenti, respirez par le nez et savourez ces quelques pages que vous allez parcourir. Il est possible que votre parachutage initial ne soit pas si mauvais que cela, mais il est encore trop tôt pour en parler…

Mon amie gynéco fait des conférences expertes et passe à la TV. Mais mesure, dans son cabinet, combien le médecin d’aujourd’hui remplace le confesseur d’autrefois. La révolution sexuelle de 68 aurait ébranlé les certitudes de la gente masculine. Pourtant la gente féminine du XXI e siècle s’en plaint en consultation. C’est la philosophe Bérénice Levet qui scrute le problème dans son dernier ouvrage : « libérons-nous du féminisme » Essai qui dénonce la guerre des sexes – face cachée de comportements d’importation américaine. Une idéologie qui victimise la femme et criminalise les hommes. Les jeunes garçons, n’auront-ils plus qu’un seul objectif pour se construire : « devenir une fille comme les autres » ? Sur Internet des centaines de citations féministes fleurissent . Une seule, de Philippe Sollers, parle de guerre des sexes ! Pour regretter que ce ne soit, peut-être, qu’ « une illusion sociale imposée ». JC
Les constructeurs de cathédrale et leurs successeurs spéculatifs usaient d’un discours symbolique signifiant que, faute de savoir académique, ils s’engageaient à se perfectionner en épelant ce qu’ils ne savaient décrypter. Il est, aujourd’hui fait un procès en sorcellerie à une ministre de la culture qui a eu le tort de déclarer apprécier les écoles STEINER. Faudra t’il désormais brûler en place publique les enseignants qui ont pratiqué les méthodes d’apprentissage, Decroly, Freinet ou Montessori qui, comme les écoles Steiner , donnaient la priorité à la connaissance sur le savoir. Certes la priorité de ces méthodes ne visait pas à former des générations d’ouvriers sachant lire et écrire et exécuter ce que la société industrielle attendait d’eux mais visait plutôt à former des citoyens libres et capables de gérer cette liberté. Cela ne convient pas à tous les gouvernements ayant traditionnellement besoin de main d’œuvre faite pour exécuter plus que pour réfléchir. Le HIC de l’histoire c’es que le progrès technique propose, aujourd’hui les ROBOTS capables de les remplacer, sans rechigner, sans arrêt maladie, sans salaire et sans grèves. Ne serait-il pas temps de s’interroger sur ces méthodes pédagogiques qui visaient à former des citoyens capables de réfléchir, plus qu’à exécuter ? JC
Tout bon gélotologue* vous le dira, Nietzsche avait raison lorsqu’il déclarait que « L’homme souffre si profondément qu’il a dû inventer le rire ». A en juger par le très haut degré d’humour qui règne dans nos ateliers, j’en conclus que la souffrance n’a pas pu passer l’épreuve du tuilage. Les bons mots de semestre était-ils trop austères ou périmés ?
chemin pour trouver un autre ambassadeur de l’humour maçonnique. On m’a susurré le nom d’un certain André Isaac qui semble-t-il avait été très drôle en son temps. Ce dernier avait réécrit un rituel égrillard sous le pseudo de Pierre Dac. Dans son chef d’œuvre littéraire, il était question de taulier et de matons…
Mais à propos, pourquoi ne pas imaginer une Loge où le Vénérable remplacerait la triple Batterie par un triple éclat de rire. Cette manifestation de bonheur ne serait-elle pas une saine activité symbolique pour reprendre nos travaux suspendus ? Pourquoi le tuilage ne serait-il pas remplacé par quelques chatouilles qui nous mettraient de bonne humeur. Un ancien Président gaulois portant le même prénom que l’actuel nous appelait bien « les frères la gratouille », pourquoi pas nous baptiser désormais « les frères la chatouille », car au moins, nous pourrions en rire.