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MEXIQUE : Que signifient les symboles sur le billet d’un dollar ?

De notre confrère mexicain www.televisa.com

Non, ce ne sont pas les signes Illuminati ou Reptiliens, qui apparaissent sur les billets d’un dollar, ce sont les vrais symboles porteurs de sens qui apparaissent sur les billets d’un dollar. Bien qu’on affirme que beaucoup sont des symboles qui reflètent les Illuminati, les Reptiliens ou les Francs-maçons, tout cela est faux.

Si vous êtes un amoureux des théories du complot, vous avez sûrement entendu dire que certains symboles qui apparaissent sur le billet d’un dollar sont des signes que les Illuminati, les Francs-maçons, les reptiliens ou d’autres puissances contrôlent le monde et sont derrière tout. Aussi séduisantes soient-elles, toutes ces théories sont erronées, car le vrai sens est un peu loin de ce que ces hypothèses sont censées indiquer.

Le billet d’un dollar est peut-être le plus étudié de toute l’histoire. Il a été fabriqué pour la première fois en 1863 et depuis lors, il a circulé entre les mains de millions de personnes. Parmi les signes qui causent le plus de confusion, il y a la pyramide qui est brisée et qui montre à son sommet, un œil à l’intérieur d’un delta lumineux ainsi qu’un aigle surplombé de 13 étoiles. Et enfin, on y lit des phrases en latin. Bien que ces symboles soient récurrents au sein de la franc-maçonnerie, cela ne signifie pas pour autant que cette société discrète soit derrière tout et à commencer par le gouvernement des États-Unis.

Selon l’explication officielle des États-Unis, la pyramide représente la force et la pérennité de ce pays, et elle est incomplète puisqu’elle est le symbole du travail continu des Américains pour bâtir une nation en croissance .

Mais alors, que signifie l’œil ? Bien qu’il soit largement admis qu’il s’agit de « l’œil qui voit tout » et qui contrôle tout, cette signification n’est pas forcément la bonne. Selon l’histoire de Benjamin Franklin, Thomas Jefferson et John Adams se sont réunis pour concevoir les éléments du billet, à l’encontre de la pyramide qui n’était pas projetée initialement,l’œil a toujours fait partie du plan. Ils voulaient inclure un symbole chrétien dans le billet, représenté par l’œil de la Providence. C’est un signereligieux assez commun à la fin du XVIIIe siècle, qui exprime la vigilance constante de Dieu sur l’humanité.

Une autre question concerne la présence à plusieurs reprises du nombre 13. Il est matérialisé par 13 étoiles sur la tête de l’aigle, les 13 feuilles et les 13 fruits qu’il tient dans une serre et les 13 flèches qu’il serre dans l’autre; ainsi que les 13 marches de la pyramide. Généralement, ce nombre a été associé à un trait positif pour la franc-maçonnerie qui signifie la transformation. Mais ce qu’il symbolise vraiment, ce sont les 13 colonies d’origine qui constituaient les États-Unis et qui sont devenues indépendantes.
(Suite sur le site de notre confrère)

Les origines de la Franc-Maçonnerie Forestière restent à ce jour mystérieuses.

L’Ordre actuel de la Fenderie ou Foresterie, société maçonnique forestière, faisait remonter son ancienneté à l’ancienne Égypte (comme bien d’autres rites maçonniques connus). Comme toujours en pareil cas, les avis divergent. Pour les uns, il s’agit d’un fait indiscutable, pour les autres d’une pure fiction.

Ceci étant dit, le Rite Forestier actuel, moderne, peut avoir un sens si il est pratiqué en forêts et loin des grandes oreilles pour la simple raison, et à force de le pratiquer, que nos connotations naturelles avec la vraie vie, remontent à la surface de notre épiderme.

On est certains de l’instauration en France en 1747, d’une franc-maçonnerie forestière sans références judéo-chrétiennes, mais la résurgence des rites forestiers tels que nous les vivons actuellement remonte à 1996.

En effet, Nôtre bien aimé frère Régis Blanchet a bien voulu fixer, en rituel maçonnique, une certaine connaissance des rituels pratiqués par nos Druides en Nutura Naturmda.

On trouve plusieurs Ventes (= Loges) dans différentes régions de France. Bien qu’elles se connaissent et se fréquentent, elles restent libres et indépendantes sans obédience ni aucun regroupement. D’ailleurs, plusieurs tentatives  de création de Grandes Ventes (Grandes Loges) ont échoué car la racine de notre philosophie reste et restera enracinée dans les bonnes mœurs, la courtoisie et la Liberté de penser, donc d’agir.  

Existent trois degrés d’évolution, parfois un quatrième, et ce quatrième est purement et simplement magique.Certains ont considéré la maçonnerie forestière comme des hauts grades de la maçonnerie dite de la pierre (pour les différencier).

Les membres (cousins) de la franc-maçonnerie forestière travaillent généralement sous les Auspices de la Nature Sacrée sans aucune référence religieuse. Mais attention, il faut bien reconnaître que les premières ventes ( loges) ont été enfantées par un souci de défense pour s’isoler des polices qui poursuivaient les défendeurs de Souveraineté et de République. Il arrive souvent d’y croiser des femmes et des hommes politique ou serviteurs des pauvres,

Les Ventes se réunissent quatre ou huit fois par an, au plus près des fêtes celtiques. Elles accueillent, en visiteur, tout franc-maçon quel que soit son degré.

La Franc-Maçonnerie Forestière dite du « Bois », tout comme celle « de la Pierre », participe à une réflexion et un travail en profondeur sur soi pour s’inscrire dans  le Grand-Oeuvre, ainsi que dans la vie profane.

j’ai bûché

le Cousin Maître Th B

Pourquoi l’extrême droite en veut-elle aux francs-maçons ?

De notre confrère SLATE par Robin Tutenges — 17 mai 2021 à 7h00

Il n’y a qu’à regarder l’actualité récente pour trouver des traces de ce phénomène: le 4 mai, six membres d’un groupuscule d’ultradroite ont été interpellés dans le Doubs et le Bas-Rhin pour avoir projeté d’organiser un attentat visant, entre autres, une loge maçonnique, et potentiellement Jean-Philippe Hubsch, l’ancien grand maître du Grand Orient de France.

Fascinés par Adolf Hitler, adeptes de la théorie du complot judéo-maçonnique et membres d’un groupe d’ultradroite baptisé «Honneur et nation», ces individus, dont trois d’entre eux ont été mis en examen pour «association de malfaiteurs terroriste criminelle», cherchaient à acquérir des armes tout en s’intéressant de près à la fabrication d’explosifs. Heureusement, la police leur a coupé l’herbe sous le pied avant qu’ils ne passent à l’acte.

Cet événement vient mettre en relief la haine que portent les mouvances d’extrême droite à l’encontre de la franc-maçonnerie. Une animosité qui n’est pas nouvelle et dont les racines profondes remontent à des siècles. Aujourd’hui, l’antimaçonnisme connaîtrait même une certaine résurgence. Comment expliquer ce phénomène? Pourquoi, par le passé comme de nos jours, l’extrême droite en veut-elle aux francs-maçons?

Complot judéo-maçonnique

L’antimaçonnisme ne date pas d’hier. Cette société de réflexion et de pensée, qui rassemble des groupes d’individus divers et variés à travers le monde, a toujours suscité les fantasmes les plus fous. Sa nature initiatique, discrète et ésotérique déchaîne les passions, au point d’être souvent prise pour cible au cours de l’histoire par ses détracteurs, dont l’extrême droite fait partie.

La naissance de la critique à l’encontre des francs-maçons en France remonte à la fin du XVIIIe siècle. «La franc-maçonnerie a été vilipendée d’abord par les contre-révolutionnaires qui la tenaient pour responsable de l’esprit philosophique et donc antireligieux qui avait conduit à la Révolution française», relate Jean-Yves Camus, politologue et directeur de l’Observatoire des radicalités politiques à la Fondation Jean-Jaurès.

Au sein des milieux contre-révolutionnaires et catholiques naît alors une théorie du complot, exprimée publiquement par l’abbé Barruel au début du siècle suivant, selon laquelle francs-maçons et juifs auraient noué une alliance secrète contre les valeurs de l’Église et de la royauté. De façon plus large, ils se seraient unis dans le but de dominer la société française et le monde. Ce complot judéo-maçonnique sera régulièrement mis en avant pour justifier les attaques à l’encontre des juifs et des maçons par les diverses mouvances d’extrême droite, depuis la Révolution française jusqu’à nos jours. (Suite de l’article sur le site Slate)

Sous le Bandeau #54 – Est-ce que la Liberté et l’Égalité sont compatibles sans Fraternité?

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Voici un extrait du site de 450.fm à propos de notre sujet:

Liberté : les maçons sont-ils libres ? Force est de constater qu’il existe dans la masse des SS∴ et des FF∴ de la communauté, une minorité de maçons(nes) pour laquelle la rébellion contre les injustices et la recherche de liberté sont une seconde nature.

Egalité : les maçons se considèrent-ils égaux. Vous connaissez tous « La Ferme des animaux » de George Orwell. Lorsque la jument Douce demande à l’âne Benjamin de lui lire les commandements inscrits sur le mur, il lui dit qu’il n’en reste plus qu’un seul : « Tous les animaux sont égaux, mais certains sont plus égaux que d’autres. »

Fraternité : Le dictionnaire nous dit qu’il s’agit de l’expression du lien affectif et moral qui unit une fratrie et par extension désigne aussi un lien de solidarité et d’amitié. Alors je me suis mis en recherche des réalisations ou des implications officielles de structures maçonniques en matière de solidarité. Les 10 plus grosses associations du pays sont : « La Croix-Rouge – Association des paralysés de France – Médecins sans frontières – Action contre la faim – Les Restos du cœur – Le Secours catholique – L’Association française contre les myopathies – La Ligue contre le cancer – Le Secours populaire – Médecins du Monde. »

L’équipe des interviewers-chroniqueurs Sous le Bandeau présente pour cette journée : Franco H., Sylvain et Claudia et nos invités:

  • Yves V. – Grand Maître du GODQ
  • Dominique L. – Vénérable Maître du GODQ
  • Franck Fouqueray – Fondateur du site de nouvelles maçonniques 450.FM

Merci à nos Patrons (https://www.patreon.com/SousleBandeau)

Pierres brutes: le Fat Pack – Podcast et Gloria E.
Auditeurs flamboyants: Michael S., Cyndie, Carl-Henri, Vincent R. et Thomas D.
Maîtres podcasteurs: Éric B., Raymond N., KapJazz, Dominique L., Michel B., Laurent, Cedric T., Thibault Adam S., Ronan G., Joe A., Shawn Q. et Sylvain C.
Très Illustre Patron: Pierre D.

#SousLeBandeau​​ #Franc​Maçonnerie​ #FrancMaçon

AMERIQUE : Les influenceurs de TikTok poussent de dangereuses théories du complot d’extrême droite à leur jeune public

De notre confrère Media Matters for America – ÉCRIT PAR OLIVIA LITTLE –

PUBLIÉ 30/04/21 15H06 HAE

https://www.mediamatters.org/tiktok/tiktok-influencers-are-pushing-dangerous-far-right-conspiracy-theories-their-young-audience

Dans un autre exemple encore de la façon dont la communauté «ConspiracyTok» sur TikTok peut être une passerelle vers la désinformation, quatre créateurs, dont l’un est vérifié, poussent des théories du complot d’extrême droite dangereuses à leurs téléspectateurs inconscients, recueillant souvent des millions de vues. 

Conspiracy TikTok, également connu sous le nom de «ConspiracyTok», est une communauté qui discute fréquemment des théories du complot. Cependant, certains créateurs populaires de ConspiracyTok sont passés de la discussion des théories du complot à leur vente active. Le problème d’extrême droite de ConspiracyTok n’est pas nouveau , et il existe des preuves suggérant que l’algorithme de recommandation de TikTok peut même promouvoir des comptes d’extrême droite ou extrémistes. 

Un créateur vérifié de TikTok diffuse la propagande d’Alex Jones et la désinformation sur le trafic d’enfants 

Austinvro, un créateur vérifié avec plus de 4,2 millions d’adeptes , utilise cette plate-forme pour promouvoir de dangereuses théories du complot extrémiste. Dans une vidéo, Austinvro cite «un homme nommé Alex Jones» comme preuve qu’une théorie du complot est réelle. 

Jones, un théoricien du complot d’ extrême droite et chef du réseau Infowars, s’est vanté de sa popularité TikTok même s’il aurait été banni de la plate-forme. Jones a été poursuivi pour sa fausse affirmation selon laquelle la fusillade de masse de Sandy Hook en 2012 – qui a tué 26 jeunes enfants et employés de l’école – était un canular. Il a également aidé à financer l’événement pro-Trump du 6 janvier qui a conduit à une violente insurrection ratée au Capitole américain. 

«Les choses suivantes que je suis sur le point de dire sont réelles à 100% et cette partie n’est pas une conspiration», déclare austinvro. Il continue ensuite en citant Jones et en lisant une vidéo Infowars qui comprend l’URL d’Infowars. La vidéo a plus de 6,9 millions de vues .

Dans une autre vidéo, Austinvro affirme que «selon certains sites Web» (il ne dit pas lesquels), «au moins 200 enfants sont enlevés à Disneyland chaque année et ensuite trafiqués» via des tunnels sous le parc. Le reste de la vidéo parle des francs-maçons. 

«Ils ont aussi un club appelé« 33 »et le numéro 33 représente le plus haut niveau de franc-maçonnerie auquel vous pouvez accéder», dit austinvro à propos de Disney. «En plus de cela, la route sur laquelle ce club est censé se trouver est le 33 Royal Street et au moment de son ouverture, il y avait 33 entreprises commanditaires. Peut-tu discerner une structure logique? » 

Un créateur populaire de ConspiracyTok publie régulièrement des vidéos transphobes d’extrême droite et du contenu de panique satanique ciblant d’autres TikTokers 

Vraiseekerzmac , un autre créateur de ConspiracyTok, compte plus de 428 800 abonnés et publie régulièrement des vidéos transphobes d’extrême droite ciblant les femmes noires. Il affirme que Michelle Obama et la rappeuse Megan Thee Stallion sont «de sexe masculin», ce qui est un sujet de discussion favori des théoriciens du complot de droite depuis des années. 

Truthseekerzmac a également réalisé plusieurs vidéos tentant de prouver que des célébrités ont vendu leur âme ou font des sacrifices humains (une autre théorie classique du complot d’extrême droite ). Il a même ciblé d’autres créateurs de TikTok comme Charli D’Amelio et Bella Poarch , réalisant des vidéos spéculant s’ils vendaient leur âme pour un gain matériel. 

Une théorie du complot sur le trafic d’enfants adjacente à Wayfair devient virale à cause d’un créateur de ConspiracyTok 

Dontghostme, un créateur avec près d’un million d’abonnés , a réalisé une vidéo affirmant qu’Amazon était impliqué dans le trafic d’enfants en raison de chapeaux à des prix suspects qui, selon lui, pourraient être une façade pour des activités illégales. «Amazon est peut-être impliqué dans le trafic, mais il existe des preuves à l’appui», déclare dontghostme. 

Sa série en deux parties, qui rappelle la théorie virale du complot sur le trafic d’enfants de Wayfair , a accumulé plus de 6 millions de vues combinées . 

Lire l’article intégral

Émission « Affaires sensibles » sur France-Inter : Loge P2 – ITALIE

Présentée par Fabrice Drouelle

Dans les années 1970 en Italie, un homme, Licio Gelli, a pris la tête d’une loge maçonnique regroupant les personnes les plus influentes du pays. En quelques années, cet homme a quasiment réussi à créer un Etat dans l’Etat.

Cette loge P2, pour « Propaganda Due », dépendait du Grand Orient d’Italie, la plus ancienne obédience maçonnique du pays. En 1976, le Grand Orient suspend cette loge P2 qui enfreint les règles de la franc-maçonnerie.

Devenue secrète et donc illégale, la loge P2 a laissé planer son ombre dans de nombreuses affaires qui ont secoué la société italienne des années 70 : la mort de Jean Paul 1er, la faillite de la Banque Ambrosiano, l’attentat de la gare Bologne ou encore l’assassinat d’Aldo Moro.

Dans cette période qu’on qualifie souvent « d’années de plomb », la loge P2 a joué un rôle actif dans la « stratégie de la tension » qui visait à encourager la violence politique, d’extrême-droite et d’extrême gauche, afin de faire émerger un Etat autoritaire.

Mais l’histoire de cette loge P2, c’est aussi l’histoire d’un homme qui se considérait comme le grand marionnettiste : Licio Gelli. A travers son parcours, nous allons revisiter une grande partie du 20ème siècle. De la guerre d’Espagne à l’émergence de Silvio Berlusconi à la tête de l’Italie, en passant par la guerre froide, Licio Gelli a laissé une empreinte. Une empreinte sulfureuse.

Sur le chemin de cet homme qu’on a surnommé Belphégor, nous croiserons Franco, Mussolini, la mafia, la CIA, le Vatican, les banques suisses… Bref, tous les éléments d’une affaire sensible.

BELGIQUE : Qui sont les francs-maçons ? Voyages intimes en franc-maçonnerie

De notre confrère de la RTBF – Marie-Paule Jeunehomme

https://www.rtbf.be/lapremiere/emissions/detail_les-podcasts-de-la-premiere/accueil/article_podcast-qui-sont-les-francs-macons-voyages-intimes-en-franc-maconnerie?id=10642853&programId=16224

La franc-maçonnerie intrigue, et elle alimente aussi encore aujourd’hui bien des fantasmes. Dans notre pays, la franc-maçonnerie compte quelques vingt-six mille membres, si l’on tient compte de toutes les obédiences présentes.

Qui sont ces francs-maçons, ces frères et ces sœurs, comme ils se désignent entre eux ? Qu’est-ce que la franc-maçonnerie représente pour eux ? Qu’est-ce qu’ils y recherchent et qu’est-ce qu’ils en retirent sur le plan personnel ?

Pour le savoir, Marie-Paule Jeunehomme et Christophe Bernard sont partis à la rencontre de quelques-uns d’entre eux.

Mais qu’est-ce qui anime les francs-maçons ?

Les témoignages de Carine, Julien, Valentin, Martine et Viviane Tam, se complètent l’un l’autre. Ils évoquent chacun une expérience intérieure, une expérience personnelle, mais qui se déploie à travers le groupe. 

Avec bien sûr aussi des références communes, et partagées, quand il s’agit d’évoquer la démarche initiatique, les symboles et les rites, ou encore les valeurs de la franc-maçonnerie, comme la fraternité, sur lesquels ils lèvent à leur manière un coin du voile.

Chacun y trouve ce qu’il y veut, rien n’est imposé. Et chacun y apporte une part de soi-même, afin d’œuvrer aussi au progrès de l’humanité. Avec au bout du chemin, le constat que la franc-maçonnerie les a fait évoluer.

 » La franc-maçonnerie est un lieu où il y a plus d’interrogations que de réponses « 

Martine y a trouvé  » un lieu où il y a plus d’interrogations, plus de questions que de réponses « .  Martine, qui a frappé elle-même  » à la porte du Temple « , comme elle le dit.

Une démarche qui reste rare en franc-maçonnerie.   » On travaille sur des symboles, des outils propres à la franc-maçonnerie, chacun est appelé à donner son point de vue, si le vôtre est différent du mien, vous allez l’enrichir et vice versa, et ça dans la vie de tous les jours, ce n’est pas toujours facile à exercer « . Pour elle, il n’y a pas de secret.

 » Le chemin initiatique est indicible et donc forcément secret « , elle préfère donc parler de discrétion. Pour elle, la découverte de la fraternité a été essentielle.

Au bout de 15 ans,  » mon regard sur la société a évolué, mon regard sur les autres aussi. J’ai gagné en tolérance et en ouverture « , dit Martine,  » ce n’est déjà pas mal je trouve « .

Suite de l’article + vidéos de témoignages sur RTBF

https://www.rtbf.be/lapremiere/emissions/detail_les-podcasts-de-la-premiere/accueil/article_podcast-qui-sont-les-francs-macons-voyages-intimes-en-franc-maconnerie?id=10642853&programId=16224

Sans ton corps, mon Frère, ma Sœur ?

Nous ne sommes pas composés de trois parties comme on le croyait facilement dans ce fameux Siècle des Lumières, qui est un peu vieilli, dussent certains Maçons affirmer que je casse les valeurs de l’Ordre. Il y aurait la tête qui réfléchit, le cœur siège des émotions et le corps pour maintenir le reste.

Nos Frères anglo-saxons n’aiment pas trop se tripoter : mais ils devinent bien que l’on ne peut déclarer son  affection, du moins sa considération sans. se toucher; d’ailleurs les psychologues du monde entier, particulièrement ls leurs, ont mis en évidence le système cervical tripartite reptilien, limbique et préfrontal. En clair, aujourd’hui, nous savons bien que le corps et les émotions sont en correspondance permanente. Certains cancers auraient même des racines psychologiques. Et tout cela est trié, filtré, reformulé par les paroles intérieures ou extérieures. Ne faut-il pas que nous nous apparaissions comme des gens acceptables par la bande des autres bipèdes.? Et tout cela se mélange. Le « connais-toi toi-même », c’est, sans prétention, faire un peu le ménage et ne pas se raconter d’histoires. Voilà une lecture au pied de la lettre de la belle mixe « ordo ab chao ». Aujourd’hui, nous devons rassembler ce qui est épars dans nos rituels : corps; émotions et pensées. Nous avons du chemin à faire. Je te propose quelques améliorations qui rendent au physique sa part manquante, ou nettement trop discrète pour que les souvenirs s’impriment.

Trois vrais baisers de paix

Nos Frères anglo-saxons n’aiment pas trop se tripoter : mais ils devinent bien que l’on ne peut déclarer son  affection, du moins sa considération sans. se toucher; Alors il fallait se rendre à l’évidence : les Frères d’Outre-Atlantique ne pouvaient ne pas se toucher et d’autre aussi, en Europe,  s’effraient à l’idée de se serrer contre le corps d’un autre homme, fût-il initié. On ne sait jamais!!! Alors on imagina que les poignées de main entre James et Jean-Théophile éteint plus un aumône coincée qu’une déclaration de fraternité. Vint l’accolade : on  se rapproche un peu; les bras effleurent les épaules, avec quelques trois tapotements : ne sommes-nos pas chez des initiés? Aujourd’hui, des procès ont été faits et l’approche est plus directe quand même.
Mais mon Frère, ma Sœur, nous sommes loin du compte de la mystérieuse et chantante correspondance entre le corps et l’émotion affectueuse.

Nous, les latins, allons plus loin, heureusement. mais il ya des progrès à faire pour faire comprendre à l’autre, en arrivant pour le saluer : « Qui que tu sois, a priori j’ai de l’affection pour toi ». Voyons ça. D’abord, en arrivant près de lui, elle, le SOURIRE. C’est obligatoire car les experts ont bien mis en évidence les effets apaisants et gratifiants, de surcroît réciproques. Alors, ne te retiens pas, même si tu es fatigué, même si tu ne limes guère, même si le Grand Expert t’appelle d’urgence : prends ton temps et souris.

Puis enlace son corps ; pas mollement , en gardant tes distances physique. Il, elle le sentira tout de suite, inconsciemment mais durablement., avec tes deux bras comme pour le protéger et lui dire que tu l’aimes proche de toi. Le rapprochement physique lui racontera tout ça! Tu vas me dire : « j’aime pas me coller à quelqu’un« . Fort bien . Voici une belle occasion de travailler sur toi

Et viennent les baisers. Alors là, la simulation est reine dans plus de la moitié des cas. Observe bien comment le autres pratiquent : tu verras comme c’est formel! Un net exemple d’ennui rituel ! Et regarde bien  ceux et celles qui montrent leur plaisir à embrasser. On commence par la droite ou par la gauche :sauf à tortiller le symbolisme, c’est purement culturel : dans les usages du rite ou de ta loge. Alors, obéis ou fais comme tu l’entends. Chez moi, nous commençons plutôt par la joue gauche ; et je m’y soumets pour éviter les têtes qui se cherchent. J’ai bien écrit « la joue ». Cela va de soi, diras-tu! Et non, ce n’est pas ce que j’observe. Je vois des tempes et des maxillaires supérieurs qui s’effleurent : os contre os! Ça ne va pas du tout si tu veux que la fraternité soit de qualité dans ta Loge. Alors, n’hésite pas « embrasse » trois fois les joues, avec la bouche, comme on embrasse un enfant. Tu n’y arrives pas spontanément, à  cette intimité des chairs? À la limite dégoûtant! Merveilleux :cela cache quelque chose de précieux en toi : une résistance à débusquer.

Le Minotaure, un homme -taureau fréquentable !

Dans les structures anthropologiques de l’imagination, dans le bestiaire occidental et indo européen, la figure du taureau est très appréciée. Sans doute parce que le taureau n’est pas un prédateur pour l’homme, il devient estimable ! Le bovin a de nature un fort caractère et même sous la forme du Minotaure, il peut être de bonne compagnie …

Les endroits réservés au taureau ou au bœuf, son castrat, sont nombreux, plus ou moins spacieux tout de même : l’étable depuis la naissance du divin enfant, ou bien avant cela, des enclos (déjà déterminés comme sacrés dans les civilisations les plus anciennes). A ce jour il n’est pas rare de voir des espèces de la race taurine résider dans de verts pâturages, loin des édifices cultuels, dans les zones humides et salées de la Camargue en pleine liberté, mais aussi en Espagne et dans des arènes ensoleillées où ils glissent avec vaillance leur corpulence entre deux passes de cape rouge faites par des toréadors en habit de lumière… A l’inventaire des lieux, ajoutons les foires aux bestiaux les plus prestigieuses du Nord au Sud et hélas ! les étals des boucheries pour les amoureux du carné ! Quel que soit « le topos », cet animal cornu incarne l’énergie vitale, une force domesticable et nourricière ! L’espèce la plus intéressante ou la moins banale en tout cas reste le Minotaure. Il est une figure hybride qui rassemble une tête et un cou de taureau sur un corps d’homme  et une telle apparence  le rend éligible au rang d’animal familier très fréquentable.

S’occuper d’un tel phénomène vivant, un « Homme-Taureau », exige toutefois de démontrer un goût persistant pour la légende, de cultiver une réflexion conséquente sur l’ambivalence originelle de la créature : le Minotaure est en effet au départ de sa création, fils de la reine de Crète Pasiphaé et du taureau blanc qui avait été envoyé sur l’île par Poséidon. Une bête si belle, si magnifique qu’elle fut mise aussitôt au pré par Minos dans son troupeau ! Mais une bête si instinctive que Pasiphaé craqua ! Grâce à Dédale l’architecte ingénieux qui fabriqua un leurre, elle put s’approcher des flancs de la bête et céder au vertige d’une passion qui fut conséquente et mémorielle ! Ce poids d’un passé sacrilège afflige encore la conscience du Minotaure contemporain : il oblige la personne qui veut s’en occuper à posséder de sérieuses connaissances associées à une grande à patience. Ainsi est-il essentiel d’aller puiser des conseils dans les meilleurs ouvrages des psychanalystes : comme ceux de Freud qui sait tout des malaises des vivants écartelés entre Eros et Thanatos, ou de ceux plus explicites de Françoise Dolto qui a eu l’intelligence de mettre en mots simples les désirs et besoins de l’enfant avec sa mère ou avec ses parents ! En effet, ne sachant pas s’il est animal ou homme, le Minotaure souffre de troubles névrotiques récurrents qui posent de vifs problèmes à ses maîtres : par exemple  le Minotaure de manière obsessionnelle s’interroge s’il doit se dépouiller du vieil homme en lui pour renaitre comme un Dieu altier sous la lumière des astres ? Il est vrai qu’un de ses amis Taureau a pu se loger sur la voûte céleste au septentrion avec quelques compagnons dont le Minotaure dans sa solitude terrestre reste envieux et jaloux. Ce triste départ dans la vie du Minotaure ne  laisse personne insensible !

Pour ceux qui n’ont pas peur de prendre le taureau par les cornes, il faut donc le chérir, lui donner une image gratifiante de lui et surtout l’encourager à ne pas se plaindre si le chemin est caillouteux lors de vos promenades quotidiennes. En tenant d’une main ferme la corde à nœuds autour de son cou (mais sans l’étrangler), il est judicieux de ne pas lui murmurer à l’oreille des sentences affligeantes à savoir que la pente est difficile à gravir, que le haut de la montagne est encore loin et qu’il faut se dépêcher pour rentrer avant qu’il ne pleuve ! Le Minotaure s’irrite très vite à devoir choisir entre penser, marcher ou brouter ! L’état de conflit est contraire à son bonheur ;  vous devez sur ce plan vous remettre vous-même en question pour dialoguer avec lui de manière riche et féconde !

Dans votre rapport à l’animal-homme, vous devez tenir compte de cette tragédie de l’agapè : elle conduit tous les Minotaures malgré les attentions des éleveurs soucieux à les habituer à une nourriture plus légère, (mais pas moins bio), à se remémorer des délices de la dégustation que leur apportaient chaque année au fond du labyrinthe, sept jeunes gens bien nés et sept jeunes filles vierges, un lot délivré avec régularité par les habitants de l’île à l’entrée de son habitat ténébreux. Comment lutter contre ce qui peut être une résurgence calamiteuse et qui devient une urgence à traiter : trouver rapidement quatorze âmes de bonne facture, libres et de bonnes mœurs. Mais à quelle adresse ? Et comment vérifier si l’accès à une élite victimaire se justifie par l’âge, la qualité ou  la vertu ?

Face à ce qu’on identifie comme «  le retour du refoulé », faites alors appel à une équipe pluridisciplinaire : un psychiatre, une physio-nutritionniste, voire un maître zen disponible ou mieux, un Grand Commandeur encore attaché aux mystères initiatiques ! Dans votre quête, évitez les services de « Docto-lib » qui prolongent infiniment l’attente en ligne et brisez là les avis des experts qui comme ceux invités sur les plateaux de télévision prônent une éradication radicale de tous les êtres déviants ! Vous ne vous remettriez pas du chagrin que vous causerait alors un tel grand remplacement dans votre vie si vous abandonniez votre Minotaure au bureau des mythes et des légendes pour adopter ou un yorshire-terrier d’un élevage français ou le chat siamois offert par votre sœur tant aimée ou par un vieux frangin compatissant ! Pour votre Minotaure ne lâchez rien ! Restez de la fibre des héros ! 

Auteure : Claude Laporte, « Fièvres sans conséquence passé minuit », Edition Bayers-Bas, 2021

Jidu Krishnamurti : la maîtrise de soi par soi

Jiddu Krishnamurti est un esprit libre et en même temps proche du bouddhisme. Le XIVème Dalaï-Lama l’a rencontré en 1956 et Jiddu Krishnamurti lui fit une forte impression, en raison de son ouverture aux principales religions du monde. Il y a une phrase qui explique bien cette personnalité hors du commun :« L’important c’est d’être à soi-même sa propre lumière, son propre maître et son propre disciple ».

« L’instructeur du monde »

Krishnamurti est né en 1895 à Madanapalle au sein d’une famille de brahmanes de l’Andhra Pradesh dans l’Inde sous administration britannique. Huitième enfant masculin, il lui fut donné, selon la tradition hindoue, le nom de Krishna (murti signifiant la forme, ou la manifestation). Sa mère, Sanjeevamma, dont il était très proche, mourut quand il avait 10 ans5. Selon la biographie de Mary Lutyens, il était un enfant de santé fragile et régulièrement battu par ses instituteurs et son père, Narainiah.

En 1909, il n’a que 14 ans quand, accompagné de son frère Nityananda, il croisa Charles Webster Leadbeater sur une plage privée dépendant du siège de la Société théosophique, où était employé son père, à Adyar, un quartier de Chennai. Leadbeater prétendit avoir décelé chez le jeune garçon une aura exceptionnelle. Leadbeater qui disait pouvoir explorer les vies antérieures des personnes qu’il connaissait aurait découvert que la destinée de Krishnamurti était d’être sur terre le véhicule de l’« instructeur du monde », le « Lord Maitreya » que les théosophes attendaient. Cet « instructeur » est décrit comme une figure messianique combinant divers aspects du Christ, du Maitreya bouddhiste, et des avatars hindous. Krishnamurti considéra cette période d’éducation à la société théosophique comme salutaire, y compris sur le plan de sa santé. Il déclara que sans la rencontre avec Leadbeater, il n’aurait pas survécu.

Durant son éducation, en 1910, Krishnamurti passa deux jours et deux nuits dans les appartements d’Annie Besant, enfermé seul avec Leadbeater pour son « initiation ». Il serait alors remonté dans ses vies antérieures (il en fit le récit dans son ouvrage The Lives of Alcyone publié à l’automne 1910) et aurait finalement été accepté par les mahatmas de la théosophie.

Annie Besant

À l’été 1922,  il vécut une expérience « transformatrice » qui, bien que systématiquement accompagnée de violents maux de tête, fut qualifiée par lui-même d’éveil spirituel, qui devait changer sa vie. Ce qu’il baptisa « le processus » (the process) et au cours duquel il dit avoir ressenti une « Présence », une « bénédiction », une « immensité », un « état Autre » (Otherness) et un sens du « sacré » auxquels il fit souvent référence en ces termes dans son enseignement, en particulier dans ses « carnets », réapparut de façon récurrente tout au long de sa vie. À cela s’ajouta la mort de son frère en 1925, à l’âge de 27 ans qui l’ébranla fortement. Si bien qu’après avoir passé toutes ces années soumis à la vision que ses tuteurs avaient de lui, déclarant même souvent qu’il ferait tout ce qu’on lui demandait, il commença à partir de ces événements à contester les directives qui lui avaient été imposées sans pourtant tout à fait désavouer l’idée selon laquelle il serait ce messie.

En août 1929, il décida de dissoudre l’organisation mondiale, établie en 1913, pour le soutenir et qui avait été appelée « l’Ordre de l’Étoile du Matin », déclarant à cette occasion : « La Vérité est un pays sans chemin, que l’on ne peut atteindre par aucune route, quelle qu’elle soit : aucune religion, aucune secte. ». Il considérait que les rituels et exercices spirituels de cet ordre étaient au mieux dénués d’intérêt et au pire absurdes. Il déclara aussi que dans cet ordre, la seule personne réellement sincère était Annie Besant. Son opposition à toute notion de sauveur, de gourou ou de tout médiateur pour faire l’expérience de la « réalité » allait devenir sa ligne directrice. Selon Mary Lutyens, le dernier lien avec la société théosophique fut rompu avec la mort d’Annie Besant en 1933.

« Toute autorité, particulièrement dans le domaine de la pensée, est destructrice, une mauvaise chose. Les leaders détruisent leurs adeptes et les adeptes détruisent les leaders. Vous devez être votre propre enseignant et votre propre disciple. Vous devez mettre en doute tout ce que l’homme a accepté comme valable ou nécessaire»

Une autre direction

Il se consacra alors à voyager à travers le monde pour exposer ses idées qui firent rapidement de lui une attraction inhabituelle en son temps par la distance parfois virulente qu’il prenait avec les religions et les gourous, même s’il finissait, inévitablement, par être perçu lui-même comme tel.

C’est à cette même époque qu’il fonda les premières écoles selon sa vision de l’éducation (Rosalind fut la directrice de la Happy Valley School). Dans cette période, Krishnamurti réside principalement à Ojai en Californie où il reçut la visite de plusieurs personnalités comme Aldous Huxley, Igor Stravinsky, Bertolt Brecht, Thomas Mann, Bertrand Russell ainsi que Greta Garbo qui se présenta à lui comme une aspirante spirituelle sérieuse. Aldous Huxley étant, parmi eux, l’ami le plus proche. En 1946, il subit une sérieuse infection des reins qu’il ne souhaita d’abord pas voir soigner, ne tolérant que la présence de Rosalind Rajagopal près de lui. Il accepta plus tard d’être soigné.

Ville de Ojai – Californie

Il commence à évoquer un thème qui devait revenir fréquemment dans ses conférences, celui de la « véritable méditation », dont le sens est différent de celui qui était acquis à cette époque. De la même façon, il critiquait fréquemment la division faite entre le conscient et l’inconscient.

À partir de 1950, il vit en partie à Paris, et rencontre Léon de Vidas qui possédait une propriété à Cuzorn, en Lot-et-Garonne, où il séjourna et rédigea une partie de Commentaires sur la vie, sur le conseil d’Aldous Huxley. S’ajoute alors, à ses discours sur l’introspection méditative, des critiques acerbes des structures de la société. En 1953 son premier ouvrage est publié par un éditeur important et non spécialisé en spiritualité.

Krishnamurti se plaignait fréquemment autant de la vénération dont il était l’objet en Inde que de l’approbation molle et inactive de ses auditoires occidentaux. Il mentionna un cas de conférence durant laquelle il se réjouit d’avoir entendu un désaccord de la part de son public, indiquant qu’ils commençaient à penser par eux-mêmes. En Inde, sa popularité était très importante et il rencontra plusieurs autres figures notables de la spiritualité telles que Ramana Maharshi, Mâ Ananda Moyî et Vimala Thakar. En 1956, il rencontra également Tenzin Gyatso, le XIVème dalaï-lama, avec qui il eut une relation de respect mutuel.

En 1960, il rencontre le physicien David Bohm dont les vues lui semblent proches des siennes. Les deux hommes devinrent rapidement amis et enregistrèrent un certain nombre de dialogues qui se déroulèrent sur une vingtaine d’années. Selon certains observateurs, le langage de Krishnamurti gagna en précision et en vocabulaire au contact des scientifiques. C’est à partir de ces années 1960 que son entourage note une modification générale de son comportement, auparavant joyeux rieur, il devint plus sérieux parfois impatient et véhément. Il interpelle son auditoire de façon plus radicale, comme s’il y avait une urgence à comprendre ce qu’il voulait leur transmettre. Or, ce changement intervient au moment des divers mouvements de la contreculture, et il apparaît à beaucoup trop austère dans cette période, ce qui ne l’empêcha pas d’organiser des rassemblements à succès à Saanen en Suisse, dédiés aux « personnes sérieuses, concernées par les énormes défis de l’humanité ». Krishnamurti n’admettait pas l’existence d’un changement intervenu en lui, il ne reconnaissait qu’un changement dans la « formulation, le vocabulaire et la gestuelle ». En 1970, il rencontre Indira Gandhi à plusieurs occasions et Pupul Jayakar, proche de Gandhi, affirme que Krishnamurti aurait eu une influence sur la politique indienne après ces discussions.

En 1980, il réaffirme les grandes lignes de sa philosophie dans une déclaration écrite connue sous le nom « le cœur des enseignements ». Au même moment, il affirme à son entourage que l’expérience intérieure, le « processus », qu’il décrivait les premières années, avait pris une force nouvelle, que ce mouvement intérieur aurait atteint la « source de toute énergie » et qu’il ne restait en lui qu’« espace incroyable et une immense beauté ». En 1981, à la suite d’une grippe qui l’affecta profondément, au point de dire qu’il lui aurait « été plus facile de se laisser mourir que de survivre », il commença à évoquer plus fréquemment le thème de la mort dans ses écrits et ses conférences. Bien que dans les années 1980, certains notèrent des signes de fatigue physique et mentale, après une vie où s’étaient succédées diverses maladies, il continua à donner une moyenne de 120 conférences par an jusqu’à sa mort Son mode de vie était austère et rigoureux, il ne fumait pas, ne buvait pas d’alcool, ne consommait pas de caféine et faisait un exercice physique régulier.

À l’âge de 90 ans, il s’est adressé aux Nations unies sur le sujet de la paix et de la conscience et a reçu la Médaille de l’ONU pour l’année 1984.

Son dernier entretien public eut lieu à Madras, en Inde, en janvier 1986, un mois avant son décès, à Ojai, en Californie. S’étant préparé à sa mort, il avait demandé que personne ne soit désigné ou ne se désigne comme son représentant, interprète ou porte-parole. Au cours d’une des dernières réunions avec son entourage, il aurait également demandé que « ses résidences ne deviennent pas des lieux de pèlerinage et qu’aucun culte ne soit développé autour de sa personne ». Il mourut en février 1986, quelques semaines après qu’un cancer du pancréas avait été diagnostiqué.

La pensée de Krishnamurti

La pensée de Krishnamurti est, selon lui, résumée dans son texte de 1980 « Le cœur des enseignements ». Il se fonde sur sa citation de 1929, selon laquelle « La Vérité est un pays sans chemins ». L’acquisition de cette « vérité » (qu’il appelait aussi « l’art de voir ») ne peut, selon lui, se faire au travers d’aucune organisation, aucun credo, aucun dogme, prêtre ou rituel, ni aucune philosophie ou technique psychologique. Elle serait mieux connue par le miroir des relations et l’observation du contenu de son propre esprit. Les images, les symboles, les idées, les croyances seraient tous des obstacles et la cause des difficultés humaines. La perception de la vie serait conditionnée par les concepts enracinés dans l’esprit. L’individu ne serait ainsi que le produit superficiel d’une culture. À partir de ce constat, une liberté peut être entrevue dans l’observation attentive de son propre manque de liberté. La connaissance du mouvement de ses propres pensées révèle l’esclavage au passé, la division entre le penseur et sa propre pensée, l’observateur et l’objet d’observation, l’expérimentateur et son expérience. Quand cette division se résorbe, l’observation « pure », libérée du temps et des conditionnements provoquerait une mutation radicale de l’esprit. Bien que sujet britannique par sa naissance dans la période où l’Inde était sous administration britannique, puis résident américain (un visa qu’il devait renouveler pour demeurer à Ojai), il se disait libre de toute nationalité (comme de toute culture ou religion) parce que, selon lui, l’attachement à la nationalité provoque la séparation qui est à son tour à l’origine des conflits.

Les écoles Krishnamurti

Des élèves à l’école d’Oak Grove

Krishnamurti est à l’origine de plusieurs écoles : de la KFT, Krishnamurti Foundation Trust en 1968, du Centre éducatif Krishnamurti de Brockwood Park en 1969 et d’Oak Grove à Ojaï en Californie en 1975. Plusieurs écoles ont été ouvertes en Inde, à Rishi Valley, et Rajghat Besant, auxquelles il rendait visite tous les ans. Une autre école a été créée à Wolf Lake au Canada. Selon Krishnamurti, leur vocation était de susciter l’apparition d’une nouvelle génération d’êtres humains, libre d’égocentrisme et de permettre à la fois à l’enseignant et à l’enseigné d’explorer non seulement le monde du savoir mais aussi leur propre pensée et leur propre comportement.

Le paradoxe Krishnamurti ?

Krishnamurti était connu pour critiquer la pensée, la religion et la philosophie. Ce qui lui faisait répondre, quand on le questionnait sur son statut, qu’il n’était ni penseur, ni gourou, ni philosophe. Enfant au regard vague, peu enclin aux études, fragile, il a été propulsé « messie » à l’adolescence, sous le tutorat de personnalités de la théosophie avant de prendre une direction apparemment très opposée aux projets théosophiques, pour finir par être vénéré par des milliers de personnes comme un maître spirituel.

Selon le professeur de philosophie Raymond Martin, la pensée de Krishnamurti est assez éloignée de la philosophie académique, particulièrement dans la tradition analytique. Il trouve cependant des similitudes avec la méthode socratique et l’enseignement originel de Siddhārtha Gautama. Toujours selon ce philosophe, l’approche de Krishnamurti s’apparente plutôt à une « méditation guidée ».

Des personnalités de tous bords ont cependant mentionné avoir été influencées par Krishnamurti, comme Joseph Campbell, Jackson Pollock Beatrice Wood, Alan Watts, Bruce Lee et plus récemment Eckhart Tolle, Pierre Rabhi, Deepak Chopra, Denis Robert.

Deepak Chopra

Controverses

Une carte de membre de « l’Ordre de l’étoile d’Orient », lequel avait été fondé pour la promotion de « l’instructeur du monde » que devait devenir Krishnamurti. Ce dernier a ensuite rejeté ce projet pour fonder son propre enseignement

Un conflit avec D. Rajagopal, directeur du Star Publishing Trust et organisateur des activités de Krishnamurti, au sujet de droits d’auteurs les conduisit tous deux dans une bataille légale qui eut raison de leur amitié. Le conflit qui débuta officiellement en 1971 dura plusieurs années. Une quantité importante d’ouvrages retournèrent en la possession de Krishnamurti de son vivant mais l’affaire n’arriva à son terme qu’après sa mort.

 Certains documents sont cependant restés en la possession de D. Rajagopal. Les échanges verbaux et écrits des deux parties étaient si acerbes, et certains rendus publics, que la réputation de Krishnamurti fut ternie durant cette période. Selon Lutyens, cela était dû au ressentiment consécutif à la perte d’influence progressive de Rajagopal sur Krishnamurti. Selon Radha, la fille de Rajagopal, les causes sont simplement en rapport avec le litige lui-même.

La vie privée de Krishnamurti n’a jamais été publique de son vivant, il ne l’évoquait jamais dans ses conférences, ne parlant jamais de lui, ou toujours à la troisième personne, selon ses dires afin que « l’attention ne soit pas sur l’orateur mais sur ce qu’il dit ». La biographie de 1991 écrite par Radha Rajagopal qui avait vécu plusieurs années dans la résidence de Krishnamurti, fut la première cause de controverses. Le portrait qu’elle faisait de Krishnamurti était en effet très différent de celui de Lutyens, par exemple, au point que cette dernière publia divers droits de réponses et réfutations. Selon Radha Rajagopal, les personnes qui connaissaient bien Krishnamurti lui trouvaient une « double personnalité », l’une confiante, forte, charismatique et une autre, quand il n’enseignait pas où il semblait vulnérable et démuni, parfois puéril. Le passage de l’une à l’autre aurait plus d’une fois surpris ses proches. Pour certains il n’était qu’inspirant, amical et pour d’autres, il pouvait être très froid et manquer de tact.

L’insistance de Krishnamurti sur l’inutilité voire la dangerosité de chercher « une aide extérieure » a produit de nombreuses réactions, exprimées fréquemment au cours de ses conférences, concernant, chez lui, un éventuel manque de compassion. Lutyens indique dans sa biographie que le message de Krishnamurti n’était pas destiné à fournir un soutien psychologique ou des solutions clé en main mais voulait inciter les auditeurs à trouver leurs réponses eux-mêmes.

Enfin, pour beaucoup d’observateurs, l’ironie suprême tient dans le fait que Krishnamurti est généralement considéré comme un des gourous les plus notoires du XXe siècle après avoir été celui qui avait le plus critiqué ce genre de statut, sans l’avoir, selon certains, assez franchement combattu pour lui-même.

L’évolution de Krishnamurti au cours de toutes ces années est assez remarquable car il a toujours défendu la recherche personnelle en dehors des religions et de leurs dogmes. Il est à noter que son « message » est profond dans le sens où il cherche avant tout à ce que chaque individu soit son propre « maître ». Ce qui à mon avis n’est pas toujours possible pour tout le monde. Mais il peut être inspirant pour certain (es).

J’ai lu quelques livres de lui et je le trouve toujours très intéressant bien que parfois un peu « radical » et peut-être dangereux pour des êtres instables car il me semble qu’une référence extérieure à nous, est utile pour éviter de s’égarer, ce qui est le cas dans le bouddhisme ainsi que dans la Franc-maçonnerie.

Ida Radogowski (largement inspirée par les textes de Krishnamurti et quelques articles retrouvés).

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