Il fut Pic de la Mirandole – Chapitre 6 – Les neuf cents flammes

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Il alla à Paris en 1485.

Le voyage fut long, inconfortable, traversant les Alpes par le col du Mont-Cenis dans un froid qui fendait les lèvres et faisait souffrir les chevaux, puis descendant vers Lyon, puis remontant vers la capitale du royaume de France par des routes qui n’étaient plus des routes mais des suggestions de chemins, des ornières gelées bordées de forêts sombres d’où surgissaient, parfois, des bandes de vagabonds ou des soldats sans maître qui arrêtaient les voyageurs pour inspecter leurs bagages.

Giovanni voyageait avec deux domestiques, une mule chargée de manuscrits, car il ne se déplaçait jamais sans ses livres, et une curiosité intense à l’égard de ce pays du Nord dont les humanistes italiens parlaient avec un mélange de condescendance et d’inquiétude.

Le royaume de France était puissant, militairement dangereux pour les petits États italiens, et culturellement en retard ; on le disait, à Florence, avec une politesse qui voilait mal le mépris. Mais l’Université de Paris, elle, n’était en retard sur rien. Elle était la capitale intellectuelle de l’Europe scolastique, l’endroit où les grands débats théologiques et philosophiques se jouaient depuis des siècles, et où vivaient et enseignaient des maîtres que même les Italiens respectaient.

C’est là que Giovanni voulait défier ses neuf cents thèses.

Paris l’accueillit par une bruine de novembre qui semblait devoir ne jamais finir.
La ville, deux fois plus grande que Florence, chaotique, malodorante, magnifique, s’étalait de part et d’autre de la Seine en une accumulation de quartiers qui n’avaient jamais été planifiés mais s’étaient simplement emboîtés au fil des siècles, comme des pièces d’un puzzle fait par plusieurs générations de joueurs différents.

La Cité, l’île centrale avec ses deux cathédrales et ses labyrinthes de ruelles étroites. La Rive droite avec ses marchés et ses ateliers. Et la Rive gauche, le Quartier Latin, où les collèges s’agglutinaient dans un désordre productif, où les étudiants venus de toute l’Europe dormaient à six par chambre, disputaient à longueur de nuit des questions qui n’intéressaient plus personne depuis deux siècles, buvaient du mauvais vin de la Loire, et s’amouraient avec la férocité qui est le propre de la jeunesse intellectuelle.

Giovanni s’installa dans un logement proche du collège de la Sorbonne, dans une maison tenue par un relieur qui louait ses chambres aux étudiants aisés et savait maintenir des standards minimaux de propreté et de chauffage.

Il était à Paris depuis trois jours quand il commença à fréquenter les cours. Pas en étudiant régulier, mais en auditeur libre, ce que son statut de comte lui permettait sans difficultés.
L’enseignement de la Sorbonne était, pour quelqu’un venant de Florence, une expérience ambivalente.
D’un côté, la rigueur. Les maîtres de Paris raisonnaient avec une précision que même del Medigo n’atteignait pas toujours, une capacité à démêler les distinctions, à identifier les présupposés cachés dans les arguments, à construire des preuves formelles dont chaque étape était vérifiable. Giovanni y apprit beaucoup, et il reconnut honnêtement qu’il y avait dans la scolastique parisienne quelque chose de précieux que les humanistes italiens avaient tort de dédaigner.
De l’autre, la clôture. Les maîtres de Paris savaient tout sur les questions qu’ils avaient décidé de poser, et rien sur les questions qu’ils avaient décidé d’ignorer. La Kabbale ? De la superstition juive. L’hermétisme ? Des fables alexandrines. Le néoplatonisme de Ficin ? Du galvanisme sentimental. Il y avait dans l’université parisienne une frontière nette, rigoureusement gardée, entre ce qui méritait d’être discuté et ce qui n’en valait pas la peine  et cette frontière coïncidait, avec une précision troublante, avec les frontières entre la chrétienté latine et tout le reste.

Giovanni écoutait, prenait des notes, discutait après les cours avec les maîtres qui acceptaient de dialoguer, et rentrait chaque soir dans sa chambre pour travailler.

C’est dans cette chambre parisienne, au rythme de la pluie sur les toits et du bruit des rues qui montait par les fenêtres, qu’il rédigea la plus grande partie de ses neuf cents thèses.

Pour comprendre ce que Giovanni Pico cherchait à accomplir, il faut d’abord comprendre ce qu’était la thèse dans l’université médiévale et renaissante. Une thèse n’était pas simplement une affirmation. C’était une proposition formelle qu’on s’engageait à défendre contre tous les contradicteurs, selon les règles codifiées de la disputatio scolastique. Le maître ou l’étudiant énonçait sa thèse, et les objecteurs soulevaient des objections auxquelles il devait répondre de façon argumentée. C’était un exercice à la fois intellectuel et performatif, un théâtre du savoir où les enjeux étaient réels.

Proposer neuf cents thèses d’un seul coup, c’était donc proposer un programme de débat colossal, une sorte de festival intellectuel qui durerait plusieurs semaines, ou même des mois, et où l’Europe entière des érudits serait invitée à participer. Giovanni offrait même de payer les frais de voyage de tous ceux qui viendraient disputer à Rome.

Mais le contenu était encore plus ambitieux que la forme.
Les neuf cents thèses se répartissaient en plusieurs sections :
Les premières, environ quatre cents, étaient ce que Giovanni appelait des  conclusions selon l’opinion propre : des propositions originales, issues de sa propre réflexion, qui n’étaient pas des citations ou des paraphrases d’auteurs anciens mais bien des affirmations personnelles. Ces thèses-là étaient les plus provocatrices, car Giovanni y avançait des idées que personne n’avait formulées avant lui.
Les suivantes reprenaient et discutaient les positions des philosophes anciens, Platon, Aristote, Plotin, Porphyre, en montrant comment ces positions, correctement comprises, se réconciliaient avec la théologie chrétienne.
D’autres sections traitaient des traditions hermétiques : les textes attribués à Hermès Trismégiste, les Oracles Chaldaïques, la philosophie zoroastrienne. Il soutenait que ces traditions antiques conservaient une révélation primitive que le christianisme accomplit sans la détruire.
Et puis, les plus importantes et les plus dangereuses : les thèses kabbalistiques.
Dans ces thèses, environ quarante-sept, réparties en plusieurs sections, Giovanni soutenait que la Kabbale juive, correctement interprétée, démontrait la vérité du christianisme avec plus de force que n’importe quel argument philosophique ordinaire. Non pas parce que la Kabbale était chrétienne, elle ne l’était pas, mais parce qu’elle accédait, par ses propres voies, aux mêmes vérités fondamentales que la révélation chrétienne. L’arbre des sephirot, avec ses dix émanations de la divinité, correspondait à la hiérarchie des êtres néoplatonicienne et, au-delà, à la Trinité chrétienne. La théorie kabbalistique du tsimtsoum, le retrait de Dieu pour créer l’espace de la création, correspondait à la kenosis du Christ quand Dieu se dépouille volontairement de certains attributs de sa divinité.

C’était là une idée explosive.
Car en soutenant que la Kabbale confirmait le christianisme, Giovanni ne se contentait pas de faire une concession généreuse aux Juifs. Il remettait en question l’idée que le christianisme avait besoin d’une confirmation extérieure. Il suggérait, implicitement, que la révélation divine était plus large que ce que l’Église avait voulu admettre, qu’elle se trouvait aussi dans des textes que l’Église avait officiellement condamnés. Il soutenait que la vérité ne s’arrêtait pas aux frontières de la Révélation biblique, mais qu’elle se retrouvait, sous des formes diverses, dans toutes les grandes traditions spirituelles de l’humanité.
C’était, au sens le plus précis du terme, de l’hérésie. Pas parce que Giovanni niait la foi chrétienne, au contraire, il l’affirmait avec une conviction sincère, mais parce qu’il élargissait son périmètre d’une façon que l’institution ecclésiastique ne pouvait pas accepter.
Il le savait.
Il le savait, et il continua d’écrire.

Il y avait à Paris, ce printemps de 1485, un autre homme qui comptait pour lui. Flavius Mithridate avait refait son apparition.

Il était à Paris depuis quelques semaines, venu de Rome avec une mission peu claire, peut-être des traductions à faire pour un cardinal, peut-être la vente d’autres manuscrits. Il habitait dans une pension de la Rive gauche, à vingt minutes à pied de chez Giovanni, et ils se retrouvaient presque chaque soir, soit chez l’un soit chez l’autre, pour continuer le travail commencé à Padoue.

Flavius Mithridate, Giovanni avait maintenant du mal à penser à lui sous son nom hébraïque d’origine, était un homme plus difficile à cerner qu’il n’y paraissait. Sa conversion au christianisme était sincère mais complexe : il ne considérait pas avoir abandonné sa tradition juive, mais l’avoir portée à son accomplissement. C’était exactement la façon dont Giovanni voyait les choses, depuis un angle différent. Ils se comprenaient dans cette complexité avec une facilité qui surprenait les deux.

Leurs échangent se poursuivaient jour et presque nuit.
— J’ai terminé la traduction des derniers passages du Zohar que vous demandiez. Les thèses cabalistiques sont prêtes à être intégrées. Giovanni, vous avez structuré tout cela avec une audace extraordinaire. Expliquez-moi à nouveau votre plan. Je veux comprendre comment vous allez présenter ces neuf cents flammes au monde.

Pic s’approcha de la table et désigna les liasses soigneusement classées.
— Tout repose sur l’ordre. La première partie, quatre cent deux thèses, expose les opinions des autres. Je les ai organisées selon les nations et les âges, en commençant par les plus récents pour remonter jusqu’aux sources les plus anciennes.

Il souleva une liasse.
— D’abord les scolastiques latins : Albert le Grand, Thomas d’Aquin, Duns Scot. Puis les Arabes : Avicenne, Averroès. Ensuite les Grecs : Platon, Aristote, Plotin, Proclus. Puis les Chaldéens, les Égyptiens, et enfin les Hébreux, les sages cabalistes.
Mithridate intervint.
— Et dans la seconde partie ?
Pic sourit, presque exalté.
— Là, je résous les contradictions. Je montre que toutes ces voix ne sont que les reflets d’une unique vérité : la religio prisca. Et surtout…
Il posa la main sur une section plus épaisse, marquée de caractères hébraïques.
— Les thèses cabalistiques. Soixante-douze d’entre elles, les plus puissantes. Je démontre que la magie naturelle et la kabbale prouvent mieux que toute autre science la divinité du Christ. Regardez.
Il cita de mémoire, la voix vibrante :
— Aucune science ne peut mieux nous convaincre de la divinité de Jésus-Christ que la magie et la cabale. Les lettres hébraïques sont les fondements du monde. Celui qui les connaît et les unit correctement participe à l’œuvre créatrice de Dieu. Quand on insère le Shin dans le Tétragramme, IHVH devient IHShVH, le Nom qui fait des merveilles.

Alemanno hocha la tête, inquiet.
— C’est magnifique… mais extrêmement dangereux. Vous révélez des secrets que les kabbalistes gardent pour les initiés.
Pic marchait de long en large.
— Précisément. Je ne les révèle pas au vulgaire. Je les offre aux esprits capables de les comprendre. Ces neuf cents thèses ne sont pas un chaos. Elles forment un arbre. Chaque opposition apparente se résout dans une harmonie supérieure. C’est la concordia universelle.

Mithridate déroula un grand schéma.
— Et l’introduction ? Le discours que vous préparez…
— L’Oratio de hominis dignitate. J’y montrerai que l’homme n’est pas une créature fixe, mais un être libre de se modeler lui-même, entre la bête et l’ange. Grâce à la connaissance, il peut remonter vers le divin.

Mais Mithridate était aussi un homme de contradictions. Brillant et parfois paresseux, généreux et parfois vénal, capable d’une analyse textuelle d’une finesse extraordinaire et capable aussi, dans d’autres moments, de bâcler un travail pour aller boire et jouer aux cartes. Il avait des dettes, que Giovanni payait parfois sans qu’on le lui demande explicitement, et une façon de disparaître pendant plusieurs jours pour revenir sans explication que Giovanni avait appris à accepter comme une donnée fixe de leur relation.

Un soir de mars, tard, dans la chambre de Giovanni encombrée de manuscrits et chauffée par un feu insuffisant, Mithridate leva les yeux de la traduction qu’il était en train de revoir et dit, sans préambule :
— Vous savez que ces thèses vont vous attirer des ennuis.
— Tout le monde me le dit.
— Je ne vous le dis pas comme avertissement. Je vous le dis comme constatation. Il y a dans vos thèses kabbalistiques des choses que les rabbins orthodoxes n’accepteront pas non plus. Vous nous utilisez, nous, les Juifs, pour vos fins syncrétistes. Vous faites dire à la Kabbale ce qu’elle ne dit pas nécessairement.
— Ou ce qu’elle dit sans le savoir, dit Giovanni.
— Voilà le problème exactement. Vous croyez pouvoir mieux comprendre un texte que la tradition qui l’a produit.
— Parfois, oui. L’auteur n’a pas toujours conscience de toutes les implications de ce qu’il dit.
— Vous êtes arrogant, Pico.
— Oui. Cela fait partie du paquet.

Mithridate rit malgré lui. C’était toujours ainsi avec Giovanni, on voulait être en colère, et il vous désarmait avec une franchise si totale qu’elle rendait la colère impossible.
— Vos thèses sur le Christ et le tétragramme, dit Mithridate plus sérieusement. Avez-vous bien réfléchi à ce que vous dites là ?
— Oui. La magie et la kabbale sont les deux sciences qui prouvent le plus sûrement la divinité du Christ. Les lettres hébraïques ne contredisent pas Platon… elles l’accomplissent.

Ficin hocha lentement la tête, un sourire éclairant son visage.
— Vous allez loin, très loin, mon jeune ami. Montrez-moi encore ce que vous avez vu.

Pic sortit un petit parchemin de sa manche et traça les lettres : IHVH puis IHShVH.
— Le Tétragramme. Quand on y insère le Shin, la lettre du Messie, il devient le Nom de Jésus, le Verbe qui fait des merveilles. Les kabbalistes disent que ces lettres sont vivantes. Hier soir, en les prononçant… j’ai senti une lumière, un arbre dont les branches reliaient tous les mondes.
Mithridate toucha les lettres du bout des doigts, presque avec révérence. Sa voix devint un murmure :
– C’est la prisca theologia. Hermès, Moïse, Platon, Orphée, et maintenant les Hébreux… tous disent la même chose sous des voiles différents. Mais prenez garde, Giovanni. L’Église n’est pas prête. Et certains dominicains… Parce que si je comprends bien votre argument, vous soutenez que le nom hébreu de Dieu, le tétragramme, YHVH, devient, si on y insère la lettre shin, le nom de Jésus en hébreu, Yeshua. Et que cette transformation formelle révèle que l’Incarnation était inscrite dans la structure même du nom divin.
— C’est ce que je soutiens, oui.
— C’est… vertigineux. Et profondément irrecevable pour un Juif qui croit que le nom divin est intouché et inchangeable.
— Je comprends. Mais pour un chrétien convaincu comme moi, qui a étudié la Kabbale et qui croit à la fois à la vérité de la révélation divine dans la Torah et à l’Incarnation, ce n’est pas une manipulation, c’est une découverte. L’Incarnation était annoncée dans le nom même de Dieu.

Mithridate le regarda longtemps.
— Vous êtes un homme qui croit vraiment ce qu’il dit.
— Cela vous surprend ?
— Non. Cela me touche, dit Mithridate. Et cela me rend triste, aussi. Parce que les hommes qui croient vraiment ce qu’ils disent finissent généralement par en souffrir.

Un silence. Le feu crépita.
— Il y a dans vos yeux, quand vous parlez de vos thèses, dit Mithridate plus doucement, quelque chose que je n’ai vu que rarement. Une certitude qui ressemble à une vocation. Ce n’est pas seulement un projet intellectuel pour vous. C’est…
— C’est ma mission, dit Giovanni simplement.
Mithridate hocha la tête.
— Alors il n’y a rien à ajouter.

La nuit continua, les bougies baissèrent, et ils travaillèrent encore jusqu’à l’aube sur des textes kabbalistiques que personne en Europe, hormis quelques rabbins âgés, n’avait encore lus en latin.

Les nuits parisiennes avec Mithridate ne furent pas toutes consacrées à la philosophie.

Il y avait des tavernes, dans ce Paris de 1485, des endroits sombres et chauds qui sentaient la bière et le suif, où on jouait aux dés et aux cartes, où on chantait des chansons grailleuses en plusieurs langues simultanément, où les étudiants et les clercs et les marchands et les prostituées et les soldats se côtoyaient avec cette démocratie particulière que la boisson inspire. Mithridate aimait ces endroits. Giovanni, qui les trouvait d’abord assommants, finit par y prendre un plaisir qu’il n’aurait pas su analyser complétement.

Il aimait regarder. Il aimait écouter. Il aimait cette accumulation d’humanité qui ne cherchait pas à être autre chose que ce qu’elle est, qui buvait et criait et pleurait et riait sans arrière-pensée philosophique, sans programme de réconciliation des traditions, sans mission.
Et dans ces soirs de taverne parisienne, entre deux pintes d’une bière épaisse dont le goût lui resta longtemps sur la langue, quelque chose se construisit entre Giovanni et Mithridate que ni l’un ni l’autre ne nomma jamais directement. C’était plus ancien que les mots, plus simple et plus complexe à la fois, une compréhension mutuelle qui passait par le corps autant que par l’esprit, une façon d’être ensemble qui ne demandait pas d’explication et n’en tolérait pas non plus.

Giovanni pensa parfois à Politien, à ce qu’il avait vécu avec lui à Florence, à la façon dont cela avait transformé sa façon de penser le monde. Avec Mithridate, c’était différent. Politien lui avait appris la beauté. Mithridate lui apprenait quelque chose d’autre, quelque chose de plus dépouillé, de plus risqué, une façon d’être présent dans le monde sans le filet de la beauté et de la culture.

Ils se séparèrent à l’été 1485, quand Mithridate repartit pour Rome et Giovanni décida de rentrer en Italie, les neuf cents thèses presque terminées dans ses cahiers.

Au moment de la séparation, Mithridate lui promit :
— Quand vous présenterez vos thèses au pape, je serai là.
— Comment le savez-vous ?
— Parce que vous aurez besoin de quelqu’un pour vous aider avec l’hébreu et l’araméen dans vos thèses kabbalistiques. Et il n’y a pas beaucoup de gens capables de faire ça.
— Ce n’est pas la seule raison, dit Giovanni.
Mithridate sourit. Ce sourire asymétrique.
— Non, dit-il. Ce n’est pas la seule raison, vous le savez bien.

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Solange Sudarskis
Solange Sudarskis
Maître de conférences honoraire, chevalier des Palmes académiques. Initiée au Droit Humain en 1977. Auteur de nombreux livres maçonniques, romancière, conférencière. Lauréate du prix littéraire de l'Institut Maçonnique de France 2017, catégorie « Essais et Symbolisme ». Lauréate pour son œuvre du prix littéraire Cadet Roussel des Imaginales maçonniques et ésotériques d'Épinal, 2026.

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