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Avec l’Arche Royale de Gérard Mayau, l’ouvrage défend une idée centrale : la Sainte Arche Royale ne constitue pas un « haut grade » ajouté aux trois premiers degrés, mais l’achèvement naturel de la maîtrise, permettant de retrouver le sens spirituel de la « Parole perdue ». Son approche est à la fois historique, biblique, symbolique et initiatique.

L’ouvrage s’ouvre sur une réflexion historique concernant les origines de la Franc-Maçonnerie anglaise. Gérard Mayau rappelle que l’Arche Royale ne peut être comprise indépendamment de la naissance de la maçonnerie spéculative au XVIIIᵉ siècle. Il montre que les fondateurs de cette tradition furent profondément marqués par le déisme, la pensée de la Loi naturelle, l’exégèse biblique et les travaux de savants comme Isaac Newton ou Jean-Théophile Desaguliers. Derrière les rituels se cache une véritable philosophie spirituelle davantage qu’un simple cérémonial.
L’auteur s’attache ensuite à démontrer que le troisième degré laisse volontairement une question ouverte : la disparition de la Parole sacrée. La mort symbolique d’Hiram n’est pas une conclusion mais un commencement. Le Maître découvre qu’il possède désormais le désir de la vérité, mais non encore la vérité elle-même. Cette incomplétude prépare naturellement l’Arche Royale.
La seconde partie est consacrée aux fondements historiques et bibliques de la tradition. L’histoire d’Israël n’est donc pas seulement étudiée comme une succession d’événements : elle devient le langage symbolique de la reconstruction intérieure de l’être humain.
L’Arche Royale met alors en scène la redécouverte de ce qui semblait perdu. Lors des travaux de reconstruction du Temple, les compagnons découvrent sous les anciennes fondations un lieu secret où est conservé le Nom divin. Cette descente dans les profondeurs représente la descente de l’homme en lui-même. Plus l’initié s’enfonce sous les apparences, plus il s’approche du principe qui fonde son existence.
L’ouvrage s’intéresse aussi aux influences philosophiques qui ont nourri la maçonnerie anglaise. Philon d’Alexandrie, la tradition du Logos, la lecture allégorique des Écritures, la pensée de Newton ou encore la théologie naturelle.

Une autre contribution importante du livre consiste à replacer les débats maçonniques dans leur contexte historique. Gérard Mayau montre que les formes actuelles des rituels sont souvent le résultat de compromis politiques, religieux ou institutionnels. Comprendre cette évolution évite de prendre les formulations rituelles comme des vérités intemporelles et permet d’en retrouver le sens originel.

Enfin, l’auteur conclut que l’Arche Royale représente moins un degré supplémentaire qu’une clé de lecture de toute la Franc- Maçonnerie. Elle éclaire rétrospectivement l’Apprentissage, le Compagnonnage et la Maîtrise. La quête initiatique ne consiste pas à accumuler des connaissances, mais à retrouver progressivement l’unité intérieure symbolisée par la Parole retrouvée.
L’auteur Gérard MAYAU :
Études supérieures : 2e cycle : histoire 3e cycle : droit ; sciences éco ; sciences po ; criminologie. Carrière : Ville nouvelle de Marne-la-Vallée : directeur juridique et des affaires immobilières Cogedim : Secrétaire Général : Président de filiales régionales, directeur général adjoint ; Groupe Ribourel : Président Directeur Général Groupe Dumez Immobilier : Président Directeur Général : Dumez Real Estate North America : Chairman C.E.O. Compagnie Générale d’Engeeniering Immobilier : Président
