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Les incendies qui affectent actuellement l’Europe semblent générer un affolement aussi bien au niveau de l’Etat que dans les populations. Tout se passe comme si nous ne comprenions pas la réalité d’un phénomène que nous ne savons plus maîtriser. Pas assez de moyens. Imprévision. Gestes incendiaires irresponsables. Dérèglement climatique. Incompétence des experts.
Les accusations fusent et chacun en prend pour son grade. Et pourtant il suffirait de se référer à la connaissance symbolique et à l’histoire de l’Humanité pour raison garder. L’histoire de l’Humanité nous enseigne deux catégories d’informations :
Les gigantesques incendies existent depuis la nuit des temps : que ce soit les grandes forêts canadiennes, sibériennes ou africaines, elles ont toutes régulièrement été victimes du feu. Lorsque des incendies gigantesques ont affecté les villes c’était le fait des incendiaires qui utilisent le feu comme mode d’expression contestataire. L’hyperactivité humaine détruit notre environnement. Les êtres humains jouent les apprentis sorciers et s’étonnent des dégâts qu’ils causent.
Les réalités d’aujourd’hui convergent pour affirmer que le dérèglement climatique qui favorise la propagation des incendies est le fait de l’activité humaine mondiale avec l’augmentation des gaz à effet de serre.

A la question de savoir qui est responsable, la connaissance du symbolisme du feu nous donne la réponse : le feu est nécessaire car il détruit afin de favoriser une renaissance salvatrice mais aujourd’hui le feu qui détruit les zones urbanisées est le produit des êtres humains.
Que cela soit du fait des pervers incendiaires ou des décideurs de l’économie et de la politique, nous sommes les premiers responsables.
La situation actuelle est kafkaïenne : on est obligé de tout faire pour sauver des vies humaines mais une fois l’incendie éteint on continue à construire à tout va. Et l’année suivante on s’étonne que les incendies soient encore plus dévastateurs. Le feu ne peut plus jouer son rôle régulateur : lui-même devient fou au point de s’en prendre aux humains.
Symboliquement, le feu symbole de la déité s’en prend aux êtres humains comme pour les punir de leur irresponsabilité. Lorsque l’on entend les politiques s’écharper en s’accusant de n’avoir pas « tout » fait, on ne peut que pleurer de tant de puérilité médiocre.
La solution c’est bien sûr de mieux maîtriser l’hyperactivité humaine sur la planète afin de respecter les grandes lois de la Nature.
Cette maîtrise nécessaire s’accompagnera bien sûr d’une autolimitation ! Nous devons accepter que des zones protégées excluent toute activité humaine. Sans cela, notre perte sera programmée et nous irons de mal en pis.

