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Musée de la franc-maçonnerie : réouverture le 19 mai 2021

Le musée de la franc maçonnerie annonce, sur son Facebook, la réouverture de ses portes le 19 mai 2021, aux horaires habituels :

  • Du mardi au vendredi et le dimanche, de 10h00 à 12h30 et de 14h00 à 18h00,
  • Le samedi de 10h00 à 13h00 et de 14h00 à 19h00.

L’équipe de bénévoles propose une visite guidée du musée et d’un temple maçonnique, exclusivement sur réservation par courriel, le samedi à 14h30 et à 16h00, le dimanche à 14h30.

Une demande de réservation à poster à l’adresse suivante : evenementmuseefm@godf.org en précisant nom, prénom ainsi que la date de visite.

Le protocole sanitaire permet de découvrir les collections permanentes et l’exposition photographique Pierre & Lumière en toute sécurité et dans les meilleures conditions.

Pour en savoir plus sur l’exposante Marie Vidal, auteure, photographe et artiste : http://www.marievidal.com/

Infos pratiques :

 Siège du Grand Orient de France – 16, rue Cadet, 75009 Paris

Tel 01 45 23 74 09

Source : Facebook musée de la franc-maçonnerie

Au cœur des loges

Au cœur des loges

Le Livre de la franc-maçonnerie II

dir. Alain Bauer – Roger Dachez

Que sais-je ?, 2021, pages, 22,90 €

Avec « Le Livre de la franc-maçonnerie » publié en septembre 2019 sous la direction de Alain Bauer, auteur ou coauteur de nombreux ouvrages sur la criminalité et la Franc-Maçonnerie mais aussi directeur de la publication du guide gastronomique Champérard, et Roger Dachez, Grand Maître des Loges Nationales Françaises Unies (LNFU) et président l’Institut Maçonnique de France, ceux-ci nous invitaient à un merveilleux voyage à travers rites et obédiences au sein de notre paysage maçonnique français. Ce dernier opus en est la suite et regroupe d’autres « Que sais-je ? » déjà publiés, mais, pour certains, actualisés. Nous y trouvons les contributions de Andrée Prat et Colette Loubatière (Droit Humain), Marie-France Picart (GLFF), Pierre Mollier (GODF), Alain Graesel (GLDF), Jean E. Murat et Jean-Pierre Rollet (GLNF). Un volume complémentaire qui présente toute la diversité, et donc la richesse, de la Franc-Maçonnerie française.

TRANSMETTRE POUR DEVENIR

TRANSMETTRE POUR DEVENIR

Ginette Kawka-Aubart

Préface Marie-Claude Kervella-Boux

Conform édition, Coll. VOIX D’INITIÉES, 2021, 96 pages, 13 €

Cet ouvrage du médecin Ginette Kawka-Aubart, dernier de la collection « VOIX D’INITIÉES » de la Grande Loge Féminine de France, traite de la transmission, acte fondamental pour assurer la survie de nos sociétés et tisser des liens entre les êtres humains. Ce livre interroge toutes les facettes de la transmission qui est au cœur de la démarche maçonnique car la méthode initiatique permet de s’approprier une tradition propre à libérer autant la pensée constructive que l’imaginaire créateur.

Le Serment en Franc-maçonnerie

Boris Nicaise

MdV Éditeur, Coll. Franc-Maçonnerie initiatique, 2021, 144 pages, 17,50 €

Membre de la Grande Loge de Belgique, Boris Nicaise nous livre ici une étude approfondie de cette pratique maçonnique importante qu’est le serment. Très compète, fondée sur une vaste érudition et une longue pratique – l’auteur a exercé diverses fonctions, a été Vénérable Maître et a aussi présidé un Aréopage – elle est rédigée dans un style simple, concret et plein d’humour, qui rend sa lecture aisée.

MATIÈRES à penser – Hiver 2020

MATIÈRES à penser

SE REPÈRER- ANALYSER – SE PROJETER – ANTICIPER

PROMESSES ET ENGAGEMENTS

Collectif,

Éditions du Cosmogone, N° 20, avril 2021, 112 pages, 20 €

Pour beaucoup « Matières à penser » est l’émission de fin de semaine de Antoine Garapon sur France Culture qui s’ouvre avec la désormais célèbre musique de « Requiem pour un con » de Serge Gainsbourg. Mais pas que…

Depuis le printemps 2016, MATIÈRES à penser est aussi une remarquable et belle revue, en couleur, traitant de thématiques qui ne peuvent laisser les Sœurs et les Frères indifférents.

Le sous-titre d’ailleurs – se repérer analyser projeter anticiper – éveille en nous curiosité, désir et envie d’aller plus loin.

Ce dernier numéro a pour titre PROMESSES ETENGAGEMENTS. Tout un programme…

Au sommaire, divisé en deux grandes familles du numéro Hiver 2020 paru en ce mois d’avril 2021 :

  • L’objet de l’engagement. Ave les textes de François Brin « Promesse et annonciations », de Jean-Claude Émériau avec « Rythmes, règles et promesses » et Philippe Heckmann avec « les voies de l’âme »,
  • La promesse voie du cœur avec David Frapet pour son « Variations et fantaisies sur les douze promesses du Sacré-Cœur de Paray-le-Monial ».

Cette revue, éditant parfois des SS & FF écrivant sous pseudo, aborde des sujets tels que les sciences humaines, la philosophie et les traditions ésotériques. J’en veux pour preuve les sujets des numéros précédents : Le Temps, la Lumière, le Feu, le Chaos, la Pierre, l’Eau, le Sacré, etc.

En savoir plus sur l’éditeur :

Basées dans le septième arrondissement de Lyon, au cœur du quartier de la Guillotière, les Éditions du Cosmogone existent depuis 1990. Leur ligne éditoriale est orientée dans l’édition d’ouvrages en sciences humaines, en traditions ésotériques et hébraïques et plus récemment en littérature, beaux livres, théâtre et jeunesse.

« Antidote » sur France Inter ou 3 minutes pour mieux comprendre les thèses conspirationnistes…

Nous vous invitons à écouter cette chronique de Tristan Mendès France, blogueur, essayiste, réalisateur et petit-fils de Pierre Mendès France (1907-1982).

Rappelons que la Franc-Maçonnerie a longtemps accompagné Pierre Mendès France, dont le père était lui-même Franc-Maçon. Initié le 19 mai 1928 au sein de la Loge « Paris », située dans la capitale, il s’éloignera de la Franc-Maçonnerie en 1945, après son refus de remplir une attestation sur l’honneur établissant qu’il n’a pas pactisé avec Vichy ou les Allemands, attestation qui est alors demandée à tous les frères souhaitant réintégrer le Grand Orient de France. Pierre Mendès France est surtout resté un modèle de vertu pour les humanistes et les républicains, au point qu’une loge du Grand Orient porte son nom (source BnF).

« Antidote » se veut une chronique qui permet de mieux comprendre les thèses conspirationnistes, leur genèse, les liens, les financements, ceux qui sont à la base, ceux qui les relaient…

La chronique de ce vendredi 14 mai, à écouter en podcast et/ou à lire, a pour sujet :

« Le projet néo-nazi d’attentat contre une loge maçonnique et l’antimaçonnisme »

https://www.franceinter.fr/emissions/antidote/antidote-14-mai-2021

Source : France Inter

Billet d’humour

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Sans origine antique clairement reconnue, ce mot se trouve conjointement dans le champ sémantique du grec *hygros et du latin *humere (*hug-s-mere), qui désignent ainsi ce qui est humide.

Les Grecs inventent l’hygrométrie. Le latin humecte.*humor, c’est le liquide en général. La médecine hippocratique repose sur les quatre humeurs, en miroir des quatre éléments, la bile et le feu, le sang et l’air, le phlegme ou pituite et l’eau, la bile noire ou atrabile et la terre. Leur équilibre relatif détermine l’état physique et mental, par leur déséquilibre on tanguera entre mélancolie ou joie expansive, sérénité ou nervosité, etc.

Les Anglais, passés maîtres dans ce domaine, parlent d’« humour », une gaieté d’imagination née de la disposition du sang, donc de l’esprit. Ces excentriques « humours », dès le 17e siècle, développent la lucidité du rire pour dénoncer travers et hypocrisies. Tout en subtilité décapante parce que décalée.

Le français adopte l’humoriste, en le confondant souvent à tort et à excès avec le rire rabelaisien, l’« esprit » voltairien, les jeux de mots ou de situation.

L’humour est à rebours de la normalité, du sérieux plein de componction. Pour exorciser le réel par l’insolite du regard. « Un excès de sérieux », plaisante Tristan Bernard.

Incontournable et nécessaire en Maçonnerie ! Le pas du Compagnon en est l’amorce évidente. Non par dérision gratuite, mais avec le clin d’oeil en coin porté sur un rituel d’autant plus vécu de l’intérieur qu’on en mesure ainsi la force théâtrale et qu’on s’en fait complice.

« Il promenait son humour en laisse tout autour de sa vie », avec Jules Renard ne pourrions-nous promener notre humour rituel tout autour de nos temples ?

Annick DROGOU

“L’humour, c’est le nom laïc de l’humilité“, a écrit un auteur anonyme. L’humour ouvre un espace de liberté qui vient à bout de toutes les affirmations péremptoires et trop souvent vaniteuses. En cela, l’humour est aussi le petit frère du symbole. Comme lui, il nous interdit les mots qui enferment dans des concepts et les définitions qui verrouillent toutes les réponses. Que de sagesse dans un trait d’humour, une saillie drolatique qui déboulonne nos fausses certitudes.

Clin d’œil de l’histoire, le mot même d’humour nous revient d’Albion, comme la Franc-maçonnerie. Dans son aller-et-retour Transmanche, l’humeur est devenue “humour“, voulant traduire et signifier l’humeur joyeuse et la capacité de l’homme à être enjoué.

L’humour est donc d’humeur. Bonne ou mauvaise ? Assurément, pour rester fraternel, il sera nécessairement de bonne humeur. En cela, l’humour ne devrait pas oublier l’humilité. Si dérision il y a, elle ne pourra être qu’auto-dérision. Hélas, rien de tel chez celui qui manie l’ironie qui blesse, qui trouve sa satisfaction dans un mot d’esprit assassin. Même dans la caricature, la liberté d’expression ne peut faire fi de liberté de conscience.

Les mots ont une puissance atomique et on ne peut pas faire n’importe quoi pour un bon mot. Même dans cette rubrique.

Jean DUMONTEIL

Nos rituels, est-ce bien sérieux dans notre société contemporaine ?

Si nous conservons des rituels,  c’est pour de bonnes raisons initiatiques :  transmission et cohésion. Mais y aurait-il, par ailleurs, des côtés négatifs ?

Nos rituels ont été créés à l’époque historique dite moderne, à laquelle les temps contemporains ont succédé. Le changement d’époque justifie-t-il qu’on vire l’eau du bain maçonnique avec son bébé initiatique ?

Tout de même, l’usage de rituels date de bien avant, c’est-à-dire du temps des religions animistes, antérieures aux religions théistes du temps présent.

Problème :  les rituels des temps anciens étaient souvent violents et coûteux. Les aztèques allaient jusqu’à sacrifier des milliers de jeunes chaque année. Et, si on en croit la bible, Abraham acceptait d’égorger son fils aîné sans sourciller. Puis un premier substitut fut le sacrifice d’animaux. L’idée est que le sang doit couler :  le sacrifice est la preuve de l’amour porté à la divinité, laquelle peut alors, si elle est bien disposée, accepter l’alliance avec les humains et accorder quelques faveurs comme une bonne récolte, peu de maladies ou catastrophes naturelles, etc. Dans le christianisme, c’est Jésus qui est sacrifié, et il reste des  souffrances imposées dans certains ordres religieux, souvent associés au mysticisme.

Les rites et rituels ont deux fonctions principales.

La première est de servir de preuve de la justesse de la croyance placée dans les divinités . L’homme est un animal social, et beaucoup d’actions humaines, depuis l’enfance mais aussi bien plus tard, sont fondées sur l’imitation pure et simple des gestes d’autrui. Et, si l’autrui en question est désigné comme une autorité, comme le sont les parents, l’imitation devient presque automatique. C’est pourquoi la religion des parents est le premier déterminant, et de loin,  de la religion d’un jeune partout sur la planète.

L’adoption de croyances s’appuie plus sur les actes que sur les paroles. Et plus les actes sont forts, douloureux, coûteux, spectaculaires, plus ils entraînent l’adhésion. La souffrance est indissociable de l’initiatique, remarquaient Freud, Lévi-Strauss et Eliade.

Si les actes sont incompréhensibles, c’est la preuve de l’ existence mystérieuse de la divinité et de sa puissance.

Une cérémonie de passage frappante s’inscrit de manière indélébile dans l’esprit des nouveaux convertis, qui deviendront naturellement prosélytes :  le buzz des réseaux sociaux avant l’heure, quoi, surtout si on ajoute des récits de terribles martyres ou de merveilleux miracles. Les djihadistes en attentats suicides d’aujourd’hui provoquent une admiration virale très proche de celle des saints martyres d’antan.

Bref, nous avons là une fonction de transmission et stabilisation/ancrage des religions et autres croyances.

Une seconde fonction des rituels est de créer et cimenter la cohésion du groupe. Depuis le néolithique et sa sédentarisation, les villes sont apparues, avec leur cortège de tentations de transgressions grâce à l’anonymat et son impunité. Une manière d’intégrer l’inconnu, qui parle parfois un autre idiome, dans un groupe est la pratique en commun des rites. Le rituel réunit, et on finit par s’appeler sœur ou frère. La pratique devient le signal que l’on adhère aussi aux valeurs culturelles et morales du groupe. Mais l’inconvénient, indissociable, est l’envie d’exclure celui qui ne pratique pas le même rituel , voire de l’agresser ou de l’ostraciser.  Certaines apostasies sont toujours punies de mort.

Mais revenons aux aspects positifs, démontrés par moult études psychosociologiques récentes.

La synchronie des gestuelles et les paroles identiques créent un sentiment d’affiliation très puissant et accroît la sensation de fusion avec le groupe. En chantant ou dansant ensemble le niveau de confiance mutuel croît fortement ; il en va de même pour les solidarités actives. Le collectif créé éprouve un important plaisir et un sentiment de fusion. Certains gourous s’en servent, parfois négativement.   

Et la franc-maçonnerie, dans tout ça ?

Née au 17e siècle ( Kilwinning etc. ), elle a bénéficié des efforts civilisationnels accomplis jusque-là : les sacrifices sanglants sont remplacés par du symbolisme . Des souffrances imposées il semble ne rester tout au plus que quelques obligations d’apprendre des rituels entiers par cœur dans certaines loges ( comme dans les écoles religieuses ), et le silence de l’apprenti . Nous avons donc perdu un peu en force de frappe des esprits. Nous nous raccrochons un peu aux branches grâce à la force évocatrice des récits et mythes :  les cérémonies de passage restent pour le moment gravées dans nos mémoires …espérons que les réalités virtuelles du monde numérique, toujours plus performantes, ne créeront pas des jeunes blasés, ringardisant nos rituels d’initiation tels qu’hérités de nos anciens .

Bref, la première fonction, celle de la transmission, doit être l’objet de toute notre vigilance, et nous avons sous les yeux la chute raide des effectifs dans le monde anglo-saxon.  

La seconde fonction, celle du renforcement de la cohésion, me semble toujours bien présente , y compris l’accueil et l’intégration des « étrangers », le plaisir de partager les valeurs, d’être ensemble et de se soutenir.

Oserais je dire que la franc-maçonnerie a réussi à retenir les avantages des rites et à repousser, dans la majorité des cas, les points négatifs ? Si c’est bien le cas, ils ont toujours leur place dans notre société.

Qu’en pensez-vous ?

Être sous influence ! Un risque pour tous !

La manipulation mentale est une conséquence d’une relation amicale, parfois « fraternelle », qui se pervertit. Il faut en avoir conscience, la pressentir, pour éviter de tomber dans son piège. Cet article a pour but d’aider à la comprendre pour la prévenir.

Rappelons tout d’abord qu’une relation interpersonnelle normale voire harmonieuse sous-entend le partage, la bienveillance et l’absence d’ascendant ; elle n’induit pas la déstabilisation, l’inquiétude ou la dépendance affective.

Tout devient différend lorsque l’amitié débouche sur une relation d’influence qui évolue vers la manipulation mentale.

La manipulation se définit comme une relation psychologique particulière (le plus souvent perverse) soit interpersonnelle (c’est-à-dire entre deux êtres humains) soit dans le cadre d’un groupe humain et cela peut se voir en loge maçonnique.

Dans la relation interpersonnelle, il y a un manipulateur (ou une manipulatrice) et une personne dite manipulée, c’est-à-dire sous influence perverse.

Dans la relation de groupe, le manipulateur (ou la manipulatrice) exerce généralement son influence perverse sur une partie du groupe. Il y a aussi une manipulation mentale possible dans le cadre des comportements collectifs induits par des communications élaborées grâce aux techniques d’intelligence artificielle.

La relation perverse aboutit à créer chez la personne manipulée un vécu douloureux capable d’engendrer des troubles psychopathologiques du comportement.

Le risque principal de ce type de relation est la « destruction morale » de la personne manipulée.

Le mécanisme de la manipulation

Que ce soit dans le milieu familial, professionnel ou associatif, toute manipulation se déroule le plus souvent en trois phases :

  • L’emprise : Le manipulateur (ou la manipulatrice) suscite toujours une grande empathie, c’est-à-dire la capacité de donner à l’autre l’impression d’être compris. Cette empathie suscite la confiance et la proximité. Petit à petit, l’empathie laissera la place à une certaine froideur cynique. L’emprise deviendra manifeste avec l’apparition de la dépendance affective du manipulé (ou de la manipulée) vis-à-vis du manipulateur (ou de la manipulatrice). L’empathie initiale se transforme ensuite pour susciter la culpabilité et la dévalorisation.
  • Le harcèlement : C’est le deuxième stade de la relation ; la pression morale et ou affective devient omniprésente déclenchant des émotions intenses de nature variable alternant entre joie et détresse, rires et pleurs, bonheurs et malheurs.
  • La soumission : c’est l’aboutissement de la manipulation qui permet au manipulateur (ou à la manipulatrice) de « jouer » en fonction de ses propres pulsions.

Le processus de la manipulation utilise plusieurs outils :

  • La séduction,
  • Le mensonge et l’affabulation,
  • Les critiques culpabilisantes plus ou moins fondées,
  • Les menaces.

Comment savoir si on est manipulé-e dans le cadre d’une relation interpersonnelle ?

La question peut se poser si ces ressentis sont éprouvés :

1. Le sentiment de douter de plus en plus de soi-même :

2. Une relation intense sur le plan émotionnel qui produit une grande attractivité du manipulateur (ou de la manipulatrice) à qui on attribut toutes les qualités,

3. La peur de l’abandon, fruit de la dépendance affective

4. Le sentiment que la relation induit un malaise et une insécurité.

5. L’exigence de l’exclusivité de la relation. Le manipulateur (ou la manipulatrice) ne supporte pas qu’une autre relation existe avec d’autres personnes.

6. La perte d’autres liens relationnels en dehors de la relation avec le manipulateur (ou la manipulatrice).

7. L’utilisation de la violence qu’elle soit verbale ou physique par le manipulateur (ou la manipulatrice).

sources : https://devenirmentaliste.fr/comment-manipuler-les-gens-13-techniques-de-manipulation-mentale/

Manipulation dans les relations de groupe.

Le processus est le même avec des spécificités :

  • La manipulateur (ou la manipulatrice) a très souvent une grande intelligence qui lui permet de s’impliquer fortement dans l’activité associative et d’en connaître les rouages.
  • L’accès aux fonctions de leadership facilite l’emprise.
  • Le rôle important du verbe et du discours comme vecteur de l’emprise et ensuite comme outil de harcèlement et d’autoritarisme,
  • Le harcèlement se produit, en fonction des circonstances, sur des différents membres du groupe soit vers des sujets manipulés soit à l’égard de celles et/ou de ceux qui refusent la manipulation,
  • La réunionite est un élément facilitateur de la manipulation.

Le cas particulier des manipulations commerciales et politiques grâce à l’intelligence artificielle :

C’est une forme de manipulation de groupes ; elle connaît aujourd’hui une actualité particulière avec l’utilisation de l’intelligence artificielle et des blocks chains. Grâce aux algorithmes il est facile d’analyser les comportements des consommateurs ou des citoyens, ce qui permet de concevoir des messages qui seront compris comme les éléments classiques d’une manipulation mentale : emprise, dépendance affective, dévalorisation, harcèlement. Dans ce cas particulier, l’objectif final c’est d’inciter le consommateur (ou le citoyen en cas de vote) à adopter l’attitude demandée : acheter un produit ou voter dans un certain sens.

Le fonctionnement d’une loge maçonnique facilite la démarche du manipulateur (ou de la manipulatrice) grâce à :

  • Une intrusion facilitée dans l’intimité,
  • Une proximité liée à la fréquence des rencontres fraternelles,
  • La pseudo-hiérarchie des grades.

La manipulation en loge se manifeste soit dans le cadre de relations interpersonnelles soit dans le fonctionnement même de la loge.

La présence d’un manipulateur (ou d’une manipulatrice) dans une loge est toujours suivie de problèmes relationnels qui ne sont pas faciles à gérer. Peuvent s’en suivre des départs sous différentes formes, des scissions ou des mises en sommeil.

Que faire dans une situation de manipulation ?

Sachant la difficulté de trouver une solution de « conciliation », deux attitudes s’imposent :

  • Rechercher une aide psychothérapique : la personne manipulée a besoin d’une aide ; seul un-e psychothérapeute est à même de lui apporter cette aide pour l’aider à prendre des distances avec son manipulateur (ou sa manipulatrice) ;
  • Rompre la relation ; il n’y a pas de négociation possible avec un manipulateur (ou une manipulatrice), seule la rupture de la relation perverse peut sauver la personne manipulée.
  • En ce qui concerne la manipulation induite par les messages conçus par l’intelligence artificielle, là aussi, seul l’arrêt de la fréquentation des informations en continu est la solution.

Comment prévenir et éviter de se trouver dans une telle situation :

Tout le monde peut être amené à être manipulé ! Il ne faut pas croire que seules les personnes dites « fragiles » sont concernées.

Quelle que soit la sympathie que l’on peut ressentir pour quelqu’un, la prudence dans l’établissement d’une nouvelle relation doit prévaloir.

Il est toujours important de préserver son intimité. C’est toujours difficile dans une relation amoureuse ou familiale mais il faut quand même y veiller ; cela doit s’imposer de façon automatique pour tous les autres types de relation interpersonnelle ou dans les relations de groupe.

Il est toujours préférable d’éviter une relation unique. Être capable de diversifier ses relations est un bon moyen d’éviter de tomber dans le piège d’une manipulation.

Pour éviter la manipulation mentale pouvant être induite par l’utilisation de l’intelligence artificielle, la prévention consiste à diversifier ses sources d’information et de maîtriser son utilisation des GAFA.


Pour aller plus loin :

« Le Harcèlement moral – La violence perverse au quotidien » de Marie-France Hirigoyen – Editeur Pocket – 2018

Le site contre les manipulations mentales

Effets cachés de l’influence et de la persuasion par Stéphane Laurens

Internet et manipulation: les mises en garde d’un ancien de Google

AI can manipulate your emotions now!

La légende du mariage

 Le sens caché du mariage : Les textes nous préviennent : C’est pour le meilleur et pour le pire

  • « On n’en a jamais fini avec tout ce qui nous arrive, chère Madame ! Et le plus surprenant, c’est l’inattendu. Surtout quand ça se produit à l’improviste.
  • « C’est bien vrai ! La surprise survient toujours quand on s’y attend le moins, très cher.
  • « Sans doute ! Mais les temps sont durs et le consensus mou.
  • « C’est pourquoi je préfère le temps, mon cher. Il permet d’extraire le suc des choses.
  • « Encore faut-il y mettre du sien, Madame !
  • « C’est sûr, très cher ! Il faut prendre les choses en main, ensuite tout va pour le mieux.
  • « J’habite à deux pas. Faisons-les ensemble !

Et ils s’emboîtèrent les pas. Et pas que… Car ce dialogue, pris sur le vif voilà quelques années, conduisit Joyeux Luron, à se mettre en ménage avec Belle Lurette. Luron-Lurette, Joyeux Luron, qui était très drôle, n’avait pas manqué d’évoquer le rapprochement d’un sourire entendu. Belle Lurette, elle, n’était jamais pressée, mais, pour une fois, comprit très vite, du coup, si j’ose dire, l’un dans l’autre et l’autre dans l’un, ce fut le bonheur. Ils se disaient, ils se faisaient, ils se faisaient en le disant, ne se disaient jamais sans le faire, et ça rendait leurs jours bien moins longs que leurs nuits. On prétend même que la béatitude les applaudissait, c’est dire. Enfin… la béatitude c’est pour le féminin ; pour le masculin c’était le ravissement. À cette époque, le rêve avait vingt-quatre heures. Aussi décidèrent-ils… Ah, demain est toujours terriblement loin jusqu’au moment où il arrive ! Ils décidèrent donc de se marier.

On sait qu’aujourd’hui le mariage n’est demandé que par les gens de même sexe, les autres ont déjà donné ! D’ailleurs, il suffit de relire l’histoire du Paradis terrestre. Adam et Ève vivaient heureux, ils ne faisaient rien, du moins rien de tout ça, même pas mine de rien, à tel point qu’ils ne savaient pas qu’ils étaient nus, ce qui est un peu frustrant, mais bon, on peut s’en remettre si la soupe est bonne, je veux dire la manne. Et elle l’était, sauf qu’un jour ils se sont dit qu’ils pourraient varier, de la manne, encore de la manne, toujours de la manne, le matin, à midi et le soir… alors, ils ont craqué pour une pomme, je veux dire qu’ils ont croqué la pomme, puis se sont regardés sous le nombril, et là Dieu s’est fâché tout rouge et il leur a dit « puisque vous avez croqué la pomme, vous aurez les pépins » ! Alors, il a créé le mariage. Vous comprenez, maintenant ?

Jean François Maury