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O6/03/22 : GODF-France Culture/Divers aspects de la pensée contemporaine

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Invité : Georges BENSOUSSAN, historien français spécialiste d’histoire culturelle de l’Europe des XIXe et XXe siècles et, en particulier, des mondes juifs ; ancien responsable éditorial au Mémorial de la Shoah.


Thème : D’un bon usage de la mémoire
 
Emission présentée par Alexis LACROIX et Thierry NERZIC.

Divers aspects de la pensée contemporaine, le dimanche de 9h42 à 10h, une émission confiée en alternance aux différentes obédiences maçonniques et de libre pensée.

Francs-maçons (Réalité – Influence – Histoire – Avenir)

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L’OUVRAGE

Les francs-maçons sont ils des personnes proches du pouvoir ? Ont-ils une moralité ? Ont-ils une influence sur la société. Représentent-ils une école de sagesse ou un club d’affaires influent ? Les propos de ce livre ne sont ni de défendre la franc-maçonnerie ni de l’attaquer.

Elle n’est pas née en 1717, elle a été d’obédience catholique, anglicane ou protestante. Elle a prospéré dans le monde entier ou presque. Mais son image peut générer des inquiétudes. Elle n’est pas anticléricale bien qu’une partie de la maçonnerie continentale ait choisi cette position. Une partie des francs-maçons croient en un Dieu révélé, d’autres préfèrent imaginer un Grand Architecte de l’Univers. L’excommunication les frappe depuis 1738. Les loges sont très masculines et demeurent entourées d’une sorte de secret qui nourrit tout et son contraire.

L’AUTEUR

Philippe Liénard, franc-maçon de haut grade, est conférencier connu pour un franc-parler passionnant. Il est auteur de nombreux ouvrages sur les mouvances de pensées, l’histoire des Templiers, de l’Islam, de l’Opus Dei, des Illuminati, etc. Il a mené une carrière d’avocat international et de magistrat.

Jazzmen Franc-Maçons épisode 3 Nat King Cole

Nathaniel Adams Cole (March 17, 1919 – February 15, 1965)

Bien oublié aujourd’hui, le roi Cole avant de devenir à la fin des années 40 et début des années 50 l’équivalent d’un Michael Jackson ou un Prince de l’époque, fut un pianiste de jazz ayant participé à de nombreuses sessions célèbres.

Il fut reçu en janvier 1944 à la Thomas Waller Lodge N° 49 California, Prince Hall. (Thomas Waller est le nom du célèbre pianiste Fats Waller)

Comme beaucoup, si ce n’est la majorité des musiciens de jazz, il vécut une enfance et jeunesse sous le signe de l’église. Son père était pasteur baptiste et sa mère organiste d’église. Il commença donc très tôt son apprentissage et donna son premier spectacle à l’âge de quatre ans en chantant et jouant : « Yes ! We Have No Bananas ».

C’est à l’âge de 12 ans qu’il étudia le piano en passant de Bach à Rachmaninov, et du gospel au jazz. Il bénéficia d’un programme d’éducation musicale (Walter Dyett’s musical program) à la DuSable High School de Chicago, qui format un nombre impressionnant de jazzmen et women célèbres. La liste est longue mais on peut citer Gene Ammons, Jerome Cooper,  Richard Davis, le rocker bluesman Bo Diddley, Johnny Griffin, Johnny Hartman, le contrebassiste et TCF :. Milt Hinton, Dinah Washington etc.  Une bonne cinquantaine de célébrité du jazz, pour les connaisseurs ont étudié grâce à ce programme.

Nat commença par faire le mur de chez lui pour aller écouter Louis Armstrong, Earl Hines ou Jimmy Noone, en restant en dehors, vu son âge. Mais à 15 ans, il quitte l’école pour entamer une carrière musicale et enregistre avec son frère Eddy à la contrebasse un premier disque dès 1936. En 1937 il commence à tourner et se marie ( !) avec une musicienne du sextet. Installés à Los Angeles, c’est à la demande d’un patron de club qu’il va former son fameux trio (le meilleur pour ma part), avec Wesley Prince à la contrebasse et le très très talentueux Oscar Moore à la guitare. Là encore, au même titre que Duke, Count et autres, la radio va jouer un rôle primordial dans la diffusion et la popularité de ce trio.

Chante moi un truc

En 1940, un client ivre lui demande de lui chanter une chanson. Nat ne la connaissant pas, lui chante « Sweet Lorraine » à la place. En écoutant sa voix si particulière, le public en redemanda et c’est ainsi que sa carrière de chanteur débuta. Dans les années qui suivirent il se partagea entre sa carrière de pianiste et de chanteur, mais en 1944 il intégra la série des concerts du « Jazz At The Philarmonic » créé et organisé par le célèbre Norman Granz, l’ami et producteur des jazzmen et women. NKC enregistra avec Illinois Jacquet, Lester Young, le guitariste Les Paul, des faces absolument extraordinaires, à la fois de virtuosité et d’humour, jouant avec un public complice, attentif et répondant à chaque sollicitation du musicien.

1946-1950

En 1946 il entame une série d’émissions, et jusqu’en 1948 il enregistrera ces sessions pour la firme Capitol. Il participera à de nombreux autres programmes, notamment celui d’Orson Welles.

C’est à partir de ce moment qu’il va parallèlement enregistrer des choses plus commerciales, avec grand orchestre à cordes, ce qui élargira son public hors des limites du monde du jazz. Il cristallisera ainsi sa popularité en interprétant des grands standards du répertoire américain, tels que « All Of You », « Route 66 », « The Christmas Song », « Nature Boy », etc.

Le 5 novembre 1956 il va travailler pour la chaine de télévision NBC. Ce sera un des tous premiers spectacles de variétés avec un africain-américain comme animateur principal. Il reçut des grandes vedettes comme Harry Belafonte, Tony Bennett, Ella Fitzgerald, Peggy Lee, Frankie Laine, Mel Tormé et beaucoup d’autres.

Le show s’arrêtera faute d’argent, mais NCK continuera d’enregistrer et de vendre des millions et des millions de disques à travers le monde.

En 1959 il reçoit un Grammy Award pour ses « meilleurs succès du top 40 ».

En 1964 il apparaît une dernière fois à la télévision dans le Jack Benny Show, et le film Cat Ballou (1965) dans lequel il apparaît sortira après sa mort.

Le célèbre Route 66 avec Wesley Prince et Oscar Moore.

Polémiques

NKC s’est vu reproché d’avoir abandonné le jazz pour la variété, mais il enregistra en 1956 Jazz Midnight, entièrement consacré au jazz.  Toutefois, tout son art est emprunt de jazz, y compris dans ses faces les plus commerciales, et il faut également tenir compte de l’engagement politique sous-jacent dans une période particulièrement dure pour les noirs américains. Avoir une telle popularité mondialement reconnue, permettait de légitimer l’art et l’existence de toute une communauté exclue de la société blanche.

Nat et le racisme

Lorsque le couple Cole décida d’acheter la maison de l’actrice du muet Lois Weber à Los Angeles, le Ku-Klux-Klan très actif, plaça un croix enflammée dans sa pelouse. Les membres du syndicat des copropriétaires de l’endroit, lui firent comprendre qu’ils ne souhaitaient pas avoir « d’indésirables » dans ce groupement de villas, bien propres.

À Cuba en 1956, on lui refusa une boisson dans un bar réservé aux blancs. Toujours la même année il dut fuir un assaut pendant un concert à Birmingham dans l’Alabama dans lequel il se fit agresser. Les membres de ce petit groupe raciste qui voulaient le kidnapper, lui reprochaient de faire circuler des photos de lui avec des femmes blanches de son fan club.

NCK essaya d’éteindre le feu contre lui, mais en vain. Il fit ce qu’il pu et contribua financièrement à la NAACP (National Association For The Advancement of Colored People) comme beaucoup d’artistes noirs tout au long de leur carrière. Malgré tout, le président de la NAACP lui reprocha très méchamment d’être un « Oncletomiste » et Roy Wilkins le secrétaire, lui adressa une lettre lui expliquant que quoiqu’il fasse, dise ou pense, il subira toujours le racisme tout en l’enjoignant de s’engager dans la croisade antiraciste états-unienne.

Ce qu’il fit en étant un membre actif permanent de la branche de Detroit de la NAACP et participant à de nombreuses marches sur Washington.

En 1960 il chanta pour la « convention » du parti démocrate de John Kennedy, recruté pour l’occasion par Frank Sinatra, il fut même consulté par le président concernant les problèmes de racisme.

À partir de 1964 il commença à maigrir et lors du concert qu’il donna au Sands Hotel en septembre il s’écroula avec de grandes douleurs au dos, et se résigna enfin à consulter. On lui détecta un cancer à la gorge (pour un chanteur, c’est symboliquement assez … parlant). NCK était un grand fumeur et on lui annonça qu’il n’avait plus que quelques mois à vivre.

Contre l’avis de sa femme et de son docteur il enregistra son dernier disque les 1er et 3 décembre à San Francisco avec l’orchestre de Ralph Carmichael. L’album sortit rapidement après sa mort sous le titre L-O-V-E.

Swing, humour, élégance, virtuosité, sensation de facilité, la perfection.

HOMMAGES

Aux funérailles de NKC à la St. James Episcopal Church de Los Angeles parmi les 400 personnes présentes dans l’église, on pouvait en compter des milliers au dehors. Le jour d’après une foule considérable défila dont, Robert Kennedy, Count Basie, Frank Sinatra, Sammy Davis Jr, Johnny Mathis et beaucoup d’autres peu connus ici mais célèbres aux États-Unis. Peu de temps avant sa mort, en révélant sa maladie au public, NKC reçut à l’hôpital des millions de lettres de soutien du monde entier.

NKC était un virtuose au piano avec cette apparente facilité de jeu et une décontraction incroyable. Une classe et une élégance pour compléter le tout ainsi qu’une diction de l’anglais absolument impeccable.  Un sens du swing absolument implacable, un phrasé délié un toucher puissant un sens harmonique et des trouvailles humoristiques en firent sa marque de fabrique.

L’immense pianiste Bill Evans disait et revendiquait même, que NKC fut une de ses premières grandes influences.

Il apparaît également à partir de 1943 dans 43 courts-métrages et films, soi en tant que lui-même, soit en tant qu’acteur/chanteur.

De 1950 à 1964 il apparaît dans le Ed Sullivan show durant 14 épisodes, et ainsi chaque année dans de nombreuses émissions dont la BBC jusqu’au dernier Jack Benny Program.

Il est au « Alabama Music Hall Of Fame », a obtenu le « Grammy Lifetime Achievement Award » en 1990, au « Dow beat Jazz Hall Of Fame » en 1997 et le « Hit Parade Hall Of Fame » en 2007.

On compte environ 50 millions de disques vendus pendant sa carrière et la chanson « The Christmas Tree » arrive toujours en tête du classement pendant les fêtes de Noël, y compris en 2021 !

Discographie sélective

Avec une quarantaine d’albums à son nom de 1944 aux sorties posthumes de 1966, je vous recommande quelques galettes vraiment superbes.

Une courte sélection à voir sur la toile (en anglais seulement)

Documentaire de 45 mn par Jack Perkins, réalisé en 1998 : https://youtu.be/KdsKiSlivJs

Documentaire sur la récupération des vinyles : https://youtu.be/SEX25KaoDgA
Une interview après l’attaque de Birmingham Alabama :https://youtu.be/SEX25KaoDgA

Surnaturelles – Une histoire visuelle des femmes médiums

Philippe Baudouin – Éditions Pyramyd, 2021, 176 pages, 29 €

Présentation de l’éditeur :

Situé à la croisée de l’histoire et de l’anthropologie, Surnaturelles s’intéresse au destin des femmes médiums qui, depuis la seconde moitié du XIXe siècle, ont contribué à la naissance du spiritisme. Richement illustré par des photographies et des documents rares, l’ouvrage de Philippe Baudouin explore la culture visuelle de ce mouvement né en Amérique du Nord en 1848, à travers notamment la question du corps et du genre, mais également celle de notre propre rapport aux croyances et à l’irrationnel. S’appuyant sur une sélection d’archives inexplorées, il porte ainsi un regard neuf sur l’œuvre de ces femmes qui, avant de devenir les cobayes de scientifiques au début du XXe siècle, furent tour à tour maîtresses de cérémonie, messagères de l’au-delà et visionnaires d’utopies.

Biographie de l’auteur :

Philippe Baudouin est maître de conférences associé en sciences de l’information et de la communication à l’IUT de Cachan et membre du Centre de recherche en design de l’ENS Paris-Saclay. Il a dirigé la publication du recueil Écrits radiophoniques de Walter Benjamin (Allia, 2014). Par ailleurs, ses recherches sur l’histoire de l’occultisme l’ont amené à publier plusieurs articles et ouvrages dont Les Forces de l’ordre invisible.

Il est l’auteur de l’ouvrage Au microphone : Dr. Walter Benjamin . W. Benjamin et la création radiophonique – 1929-1933 (MSH, Prix Inathèque 2009) et a dirigé la publication du recueil Écrits radiophoniques de W. Benjamin (Allia, mars 2014). Par ailleurs, il a préfacé et dirigé la réédition du texte Le Royaume de l’au-delà de Thomas A. Edison (Editions Jérôme Millon, mars 2015).

Auteur aussi de Les forces de l’ordre invisible, un livre grand format qui compile en fac-similé les archives d’un gendarme français. Il s’appelait Emile Tizané, il est mort en 1982 et il a amassé durant toute sa carrière des documents, des rapports, des notes sur des phénomènes d’apparition, des maisons hantées et toutes sortes de phénomènes étranges.

Biographie de la préfacière :

Nicole Edelman est agrégée d’histoire et maîtresse de conférences honoraire en histoire contemporaine à l’université Paris X-Nanterre. Elle a été la première en France à s’emparer de la question du spiritisme sous son aspect historique, s’attachant alors à étudier le rôle et le parcours des femmes au sein de ce mouvement. Elle est notamment l’autrice de Voyantes, guérisseuses, visionnaires en France, 1875-1914 (Albin Michel, 1995) et d’Histoire de la voyance et du paranormal : du XVIIIe siècle à nos jours (Le Seuil, 2006).

[NDLR : Un beau-livre remarquablement illustré de troublantes et énigmatiques photos en noir et blanc, mais ô combien réalistes et témoins de son temps. Il faut dire que l’expression graphique est l’une des spécialités des éditions Pyramyd qui, depuis 2001, publient des ouvrages consacrés à la création et à la communication visuelle. Leurs sujets de prédilection sont aussi la typographie, l’illustration, le street-art, la photographie, l’animation, le cinéma, le design, l’architecture et la mode. Des livraisons toujours de très belle qualité. Cet ouvrage n’y échappe donc pas !

Franz-Anton Mesmer,MRF-Vizille

Pour beaucoup de Maçons, ce monde de l’étrange commence avec le médecin allemand Franz-Anton Mesmer (1734-1815), fondateur du « magnétisme animal », qu’on en vint ainsi à appeler « mesmérisme », phénomène extrêmement important dont les Francs-Maçons de l’époque se passionnent devenant sujet favori des salons parisiens dont certains écrivaient que le fluide magnétique se décline comme une «rosée bienfaisante », une « pluie d’or », etc.

À la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle, la chanoinesse Marie-Louise de Monspey (1733-1813), dite l’Agent inconnu, écrivit plus de cent cahiers sous l’inspiration de la Vierge Marie. Ses écritures, étudiées par les Frères dont ceux appartenant aux plus hauts grades, contiennent la « vraie » doctrine du magnétisme, ainsi qu’une interprétation ésotérique de l’anatomie humaine…

À tel point que les médecins de la Faculté finirent par obtenir l’interdiction des séances !

Mesmer, de Puységur et Deleuze.

Puis, en 1784, vint le temps du colonel d’artillerie Amand Marc Jacques de Chastenet, marquis de Puységur (1751-1825), émule de Mesmer, qui découvre le somnambulisme. L’ouvrage de Philippe Baudouin s‘en fait justement l’écho.

Mais ce « Surnaturelles » nous impressionne plus par l’étrangeté et la spontanéité – à saisir le moment présent – des remarquables photos qui sont de véritables messages – de l’au-delà ? D’ailleurs, nous faut-il une maitrise du langage de cet univers si particulier pour arriver à décoder l’ensemble de ces signes ?

Serions-nous touchés par un délire de médiumnité comme si nous entrions en un moment second, dans un état mental pathologique dans lequel dominent des idées de puissance mystérieuse et particulièrement d’avoir la conviction de pouvoir servir d’intermédiaire entre les hommes – ici en l’occurrence les femmes – et les esprits ?

Bien évidemment non, mais nous considérons toutes ces médiums comme des personnes douées de facultés psychiques lui permettant de percevoir des éléments de connaissance par des moyens supranormaux. C’est peut-être cela la clairvoyance.

La force des titres, tous écris en majuscules, fait écho à celle des illustrations.

La table des matières nous offre : « PIONNIÈRES ET MAÎTRESSES DE CÉRÉMONIE » ; « MESSAGÈRES DE L’AU-DELÀ ET FAISEUSES DE SPECTRES » ; « MACHINES, COBAYES ET FEMMES OBJETS » et enfin « VIES DE MÉDIUMS – Index biographique ». À commencer par : Marthe Béraud, dite Éva Carrière ou Éva C. (1886-1969), Frances Ann Conant, dite Fanny Conant (1831-1875), Florence Eliza Cook, dite Florence Cook (1856-1904), Henriette Couëdon (1867-1941), Mina Crandon, dite Margery (1889-1941), Ann O’Delia Diss Debar, Linda Gazzera (1890-1942), etc. Des personnages finalement peu connus mais dont la vie n’est pas que simple illusion.

Nous vous offrons un extrait de la préface – avec l’aimable accord des Éditions Pyramid :

-« Faire apparaître l’invisible, éclairer l’incompréhensible, figer le moment d’une action extraordinaire, saisir la transe d’un visage ou d’un corps, telle est la gageure de ces extraordinaires photographies de femmes, réunies ici par Philippe Baudouin. Solitaires en pied, ou au sein d’un groupe, les femmes représentées y sont toujours les protagonistes, les actrices essentielles de ce qui se joue dans ce moment immobilisé par le photographe. Ces femmes médiums disent voir l’invisible, affirment pouvoir accéder à des ailleurs inconnus et posséder des pouvoirs supranaturels. Elles communiquent avec les morts, les écoutent, les font parler ou même apparaître à travers d’étranges fantômes matérialisés. Ces figures de voyantes, de guérisseuses et de visionnaires, ces médiatrices entre vivants et morts ne sont pas nouvelles, elles sont présentes dans tous les temps de l’histoire et dans tous les espaces géographiques. Mais toujours différentes, elles sont le fruit d’une culture et d’un mode de penser le monde… »

Puisse cet ouvrage nous aider à mieux comprendre, et pourquoi pas résoudre ces mystères, en homme de science et de raison, et à faire la lumière sur tous ces phénomènes étranges.]

Les Compagnons du Tour de France : Apprendre les « Tours de main »

Du site internet du Musée du Quai Branly

Avec Nicolas Adell, Anne-Christine Taylor

Pour le nouveau cycle de son Université populaire en 2022, le musée du quai Branly – Jacques Chirac a souhaité croiser les disciplines et confronter les points de vue. Pour ce faire, il a confié la programmation à l’historienne de l’art Anne Lafont et l’anthropologue Anne-Christine Taylor, qui ont conçu un programme ouvert et exigent autour de la notion de transmission.

La conférence est également accessible en ligne sur YouTube

Artisans réputés dans le monde entier pour la haute technicité et l’excellence de leurs savoirs et de leurs savoir-faire, les compagnons du Tour de France ont vu récemment leurs modes singuliers de transmission des connaissances inscrits au Patrimoine Culturel Immatériel de l’UNESCO. A quoi tient la réussite de la formule compagnonnique ? Comment les gestes les plus incorporés et les plus personnels – ce que l’on appelle communément des « tours de main » – passent-ils d’un individu à un autre ? Que transporte avec lui un « tour de main » quand il voyage entre deux artisans : de la technique ? Des sensations ? De l’identité ? Une culture de métier ? A partir du cas du compagnonnage, la conférence développera une réflexion quant aux manières dont les gestes se transmettent dans les mondes ouvriers et artisanaux.

Nicolas Adell est maître de conférences en anthropologie à l’université de Toulouse – Jean Jaurès, rattaché au LISST – Centre d’anthropologie sociale. Après des travaux consacrés aux communautés initiatiques de métiers artisanaux (Des hommes de Devoir. Les compagnons du Tour de France, XVIIIe – XXe siècle, Éditions de la MSH, 2008), il a orienté ses travaux dans une double direction : une analyse critique de la notion de patrimoine culturel immatériel d’un côté ([dir., avec Y. Pourcher] Transmettre, quel(s) patrimoine(s) ? Autour du patrimoine culturel immatériel, Michel Houdiard, 2011 ; [dir., avec R. Bendix, C. Bortolotto et M. Tauschek], Between Imagined Communities and Communities of Practice. Participation, Territory and the Making of Heritage, Universitätverlag Göttingen, 2015), et de l’autre une anthropologie des savoirs et des savants (Anthropologie des savoirs, Armand Colin, 2011 ; [dir. avec Jérôme Lamy] Ce que la science fait la vie, Éditions du CTHS, 2016). Il se consacre à présent à une anthropologie des réflexivités dans le monde contemporain, développée à partir des mondes savants (dir., La vie savante, PUF, à paraître) et artisanaux (La vie-devant-soi, à paraître). Depuis 2017, il dirige la revue Ethnologie française.

  • INTERVENANTS
    • Nicolas Adell, Maître de conférences en anthropologie, Université de Toulouse Jean-Jaurès, LISST-Centre d’anthropologie sociale
    • Anne-Christine Taylor 
    Cycle : Le corps
  • Durée : 01:30
  • Lieu :  Théâtre Claude Lévi-Strauss
  • Dates :
    Le mercredi 09 mars 2022 de 18:30 à 20:00
  • Public :  Tous publics
  • Categorie : Université populaire
  • Gratuit (dans la limite des places disponibles)

Hommage à Bernard de Bosson

HOMMAGE À BERNARD DE BOSSON

Mardi 22 mars 2022, FM&S organise un Dîner-Hommage à

Bernard de BOSSON, ancien GM de la GLTSO, qui fut le Président de Warner Music. Interviewé par Éric JEANJEAN, journaliste-animateur RTL.

Une soirée d’Hommage, de Fraternité et de Musique.

Pour toute information et recevoir le lien d’inscription : contactfms@yahoo.fr

Un jour dans la mystique Sintra – Franc-maçonnerie et occultisme à la portugaise

De notre confrère serbe rts.rs

Située dans une région vallonnée pittoresque à 30 kilomètres au nord-ouest de Lisbonne, Sintra est un petit paradis climatique et un lieu de pique-nique préféré des habitants de la capitale portugaise. De nombreux palais et résidences d’été, dont la plupart sont sous la protection de l’UNESCO, témoignent du luxe, de la richesse, mais aussi de l’excentricité de l’aristocratie et de la bourgeoisie portugaises.

Peu importe la température ou la chaleur dans la ville voisine de Lisbonne, vous vous sentirez toujours à l’aise à Sintra.SintraSintra

La ville est une véritable station thermale aérienne, avec de nombreuses sources d’eau et une végétation luxuriante qui coulent de tous côtés, reposant vos yeux et votre âme. Cela a d’abord été remarqué par les rois portugais au XVIe siècle, puis par de riches nobles, de sorte que de magnifiques palais ont vu le jour à Sintra, qui attirent aujourd’hui des milliers de touristes avec leur architecture, leur style et leur choix de couleur.Forteresse mauresque sur la collineForteresse mauresque sur la colline

La forteresse mauresque du VIIIe siècle sur la colline semble surveiller les nombreux parcs qui caractérisent la ville.

Parmi les plus beaux châteaux, qui semblent sortis d’un film de Disney, figurent : la pittoresque résidence royale, le Palais National de Pena ; Quinta da Regaleira , un édifice néo-gothique avec son jardin luxuriant plein de passages secrets et de grottes cachées, qui, selon la légende, aurait probablement servi à l’initiation des Templiers ; le château médiéval des premiers souverains portugais Palacio nasional de Sintra ; le pittoresque palais de Montserrat , inspiré du style mauresque, avec ses arabesques en pierre, comme celles des contes des 1001 nuits.Quinta da RegaleiraQuinta da Regaleira

Si vous venez à Sintra pour une seule journée, ce qui est généralement le cas, vous ne pourrez guère tous les visiter.

Nous avons choisi la plus intrigante et mystique d’entre elles – Quinta da Regaleira.

Le fait même que le palais et le parc aient été construits sur une propriété dont la forme ressemble à un pentagramme inversé nous fait réfléchir.Végétation luxuriante des jardins féeriquesVégétation luxuriante des jardins féeriques

Le domaine de quatre hectares a été acheté par un riche portugais, propriétaire d’une mine au Brésil et plus grand importateur de café de l’époque, Antonio Augusto Carvalho Monteiro, à la fin du XIXe siècle, il a construit un palais de conte de fées en néo -Style gothique manuélin en 1904.

Il confie le projet au célèbre architecte, peintre, scénographe et artiste italien de l’époque, Luigi Manini. Manini était un noble, comte de Fanjan, et il s’est fait connaître en concevant des scénographies pour les opéras de la Scala de Milan.

La construction du palais a duré six ans.Puits d'initiationPuits d’initiation

Grand amateur d’alchimie et d’occultisme, lui-même franc-maçon et templier, le dépensier Monteiro n’a ménagé aucune dfolie. En plus du palais et de la chapelle, il a demandé à Manini de faire des chemins secrets, des grottes, des puits, des tours, des lacs, des étangs, des statues de créatures mythologiques dans un magnifique jardin tropical, le tout imprégné de symboles cachés maçonnique, rosicrucien et Illuminati.

Le plus célèbre de tous ces édifices mystérieux reste à ce jour le puits d’initiation, ressemblant à une tour renversée style Renaissance, qui s’enfonce en spirale à 27 mètres de profondeur dans le sol.Sur les traces des maçons et des templiersSur les traces des maçons et des templiers

Quel genre de rituels d’initiation exactement ont eu lieu ici pendant la vie du créateur de ce complexe, personne ne peut le confirmer avec certitude. Mais les hôtes titilleront certainement votre imagination en disant que les amoureux de l’occulte, les futurs maçons, les templiers ou les membres d’une autre société secrète avaient pour tâche de descendre ce labyrinthe en spirale vers l’abîme au milieu de la nuit, après la tombée de la nuit, comme s’ils passaient neuf heures. cercles de l’ Enfer de Dante . Tout en bas, un pavé, symbole de la croix templière les attendaient les orientant vers des voies souterraines et trois chemins menant à des versants différents.Des passages secrets et des grottes qui réveillent l'horreurDes passages secrets et des grottes qui réveillent l’horreur

Ils ont dû surmonter la peur sans fin qui les submergeait, à cause de l’incertitude et du danger de chaque étape future, pour oublier tous leurs sens et sentiments et simplement ouvrir leur cœur, croyant profondément que le droit chemin apparaîtra devant eux s’ils gardent foi en eux-mêmes et suivent leurs propres instincts.

Même un touriste ordinaire, qui passe sur cette route par une journée ensoleillée, en compagnie d’autres curieux, alors que des routes éclairées et des guides l’attendent pour s’assurer que quelqu’un ne s’égare pas, doit ressentir une légère horreur et un malaise rien qu’à la pensée de ce que c’était pour ces novices, ils descendent dans l’inconnu les nuits sans lune, tâtonnant et écoutant les échos de leur propre cœur dans l’obscurité.Quelle voie choisir ?Quelle voie choisir ?

Quand ils arrivent enfin au fond, ils ont trois voies devant eux. Une seule d’entre elles les emmène dans un lieu paradisiaque et idyllique d’abondance, où un ruisseau murmure et des cascades coulent à travers une végétation tropicale luxuriante. Les deux autres voies se jettent dans un labyrinthe de pierre brut, semblable à celui d’où elles venaient.

Ensuite, ils doivent essayer d’arrêter le pouls, afin de savoir d’où vient ce murmure d’eau et de commencer sur le bon chemin. A son extrémité, ils rencontrent un lac, apparemment impossible à franchir, mais qui permettra à ceux qui auront la foi et le courage de le traverser.Une vue du gouffre du puits d'initiationUne vue du gouffre du puits d’initiation

Comme plusieurs années plus tard dans l’un des films d’Indiana Jones. Il y a un chemin de pierres cachées dans le lac, invisible dans l’obscurité, qu’il ne découvrira que s’il marche courageusement dessus et avance, sans hésitation, en croyant en ses propres instincts.

Il y a encore des rumeurs parmi les habitants que parfois des cris ont été entendus la nuit dans la propriété, résonnant dans l’obscurité.Difficile chemin vers le cielDifficile chemin vers le ciel

Difficile de rester une heure ou deux dans ces jardins enchantés qui entourent le palais, pleins de fleurs exotiques, de plantes, de fontaines, d’arbres centenaires et d’allées de pierre couvertes de mousse. C’est comme si quelqu’un fabriquait un décor idyllique pour filmer un fantasme.Intérieur luxueux du palais luxueux intérieur du palais

Le palais lui-même est un imposant bâtiment de cinq étages de style néo-gothique avec de riches ornements et des gargouilles reconnaissables sur la façade. Au rez-de-chaussée, des salons et des chambres joliment décorés avec des plafonds en bois sculpté et des carreaux de céramique colorés du style portugais mondialement connus ont été préservés.

Les étages n’étaient pas ouverts aux visiteurs en raison de rénovations.Chambre de musiqueCabinet de musique

Monteiro a veillé à pimenter l’histoire du domaine qu’il a construit avec un mystère supplémentaire. A savoir, la porte d’entrée du château s’ouvre avec la même clé, que sa maison familiale à Lisbonne, mais aussi sa tombe maçonnique au cimetière de Prazeres. Une clé pour trois serrures et tous ses secrets.

Après la mort de Carvalho Monteiro, le domaine fut acheté par Valdemar d’Ori en 1942, et en 1987 il passa aux mains d’une société japonaise. Depuis 1997, il appartient à la ville de Sintra en tant que bien culturel et est ouvert aux visiteurs, il figure sur la liste du patrimoine mondial de l’Humanité dressée par l’UNESCO .Palais et ChapellePalais et Chapelle

Par la route qui mène à Sintra, ne manquez pas d’essayer la spécialité locale, le gâteau traveseiro , qui signifie oreiller. Différent du fameux pastel de nata de Lisbonne,  un panier de pâte feuilletée croustillante garni de crème à la vanille, dont nous avons déjà parlé. Le  Traveseiro est extrêmement savoureux, mais avec une tarte complètement différente faite de fines croûtes, remplie d’amandes et de sucre. Notre aimable hôtesse et guide Nadia nous a offert ce régal à la fin de la visite.

L’Atlantique n’est qu’à dix kilomètres d’ici. Une fois sur place, ce serait un péché de ne pas visiter Cabo da Roca, le point le plus occidental du continent européen, une haute falaise avec une vue fascinante sur l’océan turbulent, des rochers sombres et durs et de longues plages de sable doré.CascaisCascais

Ou bien la station balnéaire à la mode de Cascais, qui, avec ses bâtiments insolites, rappelle parfois les villages alsaciens ou les châteaux de Transylvanie.
Terminez le voyage en profitant d’un coucher de soleil inoubliable, avec un traveseiro, un verre de vin portugais,  ou plongez dans les flots pétillants du champagne atlantique.

Fondation GODF : Ukraine – Appel à dons

Alors que l’on pouvait penser l’Europe à l’écart d’un conflit armé, une nouvelle fois, nous assistons au déplacement de centaines de milliers de personnes dans des conditions humanitaires n’assurant pas le minimum de dignité que toute personne est en droit d’attendre.

La mission essentielle de la Fondation du Grand Orient de France est d’être au côté des personnes en difficulté. Pour ce faire, elle soutient les associations qui hébergent, nourrissent et soignent ces nouveaux migrants.

Afin de pleinement réaliser sa mission, la Fondation fait appel à votre générosité. Vous pouvez faire un don en faveur de nos actions humanitaires en utilisant le document joint* ou directement par le site de Fondation : https://www.fondation-godf.org

Le Président et tous les membres du Conseil d’Administration vous en remercie par avance.

*Je soutiens les actions humanitaires de la Fondation du GODF https://bit.ly/3MimFDU

Notre Frère Frédérick Tristan, lauréat du prix Goncourt en 1983, est passé à l’Orient Éternel

Jean-Paul Baron (1931-2022), dit Frédérick Tristan, également connu sous les pseudonymes de Danielle Sarréra et de Mary London, écrivain et poète, a également reçu le Grand prix de littérature de la Société des Gens de Lettres en 2000.

L’ensemble des archives de Frédérick Tristan (manuscrits, livres parus et traduits, documentations sonore et visuelle, critiques, etc.) est consultable à l’Institut mémoires de l’édition contemporaine (IMEC), association française créée en 1988 à l’initiative de chercheurs et de professionnels de l’édition pour rassembler des fonds d’archives et d’études consacrés aux principales maisons d’édition, aux revues et aux différents acteurs de la vie du livre et de l’écrit du XXe siècle.

Sur le plan maçonnique, notre Frère Frédérick Tristan fut Grand Orateur de la Grande Loge Nationale Française et Vénérable Maître de la Respectable Loge « Villard de Honnecourt » n° 81, Loge Nationale de Recherche.

Dans l’ouvrage d’Olivier Gissey « Frédérick Tristan, l’appel de l’Orient intérieur », il nous convie à son exceptionnel parcours spirituel où surgissent maintes grandes figures comme Henry Corbin, Mircea Eliade, Jean Tourniac… mais aussi les chevaleries célestielles iraniennes ou les sociétés initiatiques taoïstes… À cette occasion, Frédérick Tristan avait donné une conférence publique à la GLNF le 1er jour du 1er mois de l’année de la Vraie Lumière 6016.

« Fiction et réalités initiatiques », tel était le thème. L’auteur avait posé quelques questions fondamentales telles que « Entre mystère et révélation que se passe-t-il ? » ou encore « Quel est le rôle des rencontres existentielles ou livresques déterminantes dans le processus d’une réalisation intérieure ? » et « En quelle mesure la tradition vivante sous ses différents aspects peut-elle accompagner le pèlerinage vers la source torrentueuse de l’être ? »

La parole circula en étant particulièrement axée sur les rencontres avec de grands philosophes et historiens que côtoya Frédérick Tristan tels que Henry Corbin (Le chiisme), membre de la GLNF, Mircea Eliade (Histoire des religions), René Alleau (L’alchimie), Marie-Madeleine Davy (La pensée romane), Gilbert Durand (Les structures de l’imaginaire) et Antoine Faivre (L’ésotérisme), membre de la GLNF, qui participa, à ses côtés, à cette conférence.

Photo Frédérick Tristan © Yonnel Ghernaouti

Tintin et son chien Milou sont-ils des illuminés?

03/03/1983: La fin du combat pour Hergé

Ce jour-là, Tintin et son chien Milou, le capitaine Haddock, le professeur Tournesol et les Dupond-Dupont sont orphelins.

Hergé vient de perdre son combat contre le cancer, à l’âge de 75 ans. De son vrai nom Georges Rémi, il avait trouvé son nom d’auteur en inversant ses initiales. Hergé avait publié ses premières histoires en 1923. Les aventures du reporter Tintin ont été publiées dans 27 langues et tirées à 60 millions d’exemplaires pour la seule langue française.

Tintin et ses acolytes au pays des Francs-Maçons ?

Sur le site de la Bibliothèque nationale de France, l’article « L’imaginaire, la bande dessinée et la franc-maçonnerie » de Jack Chaboud nous donne quelque précisions quant à Tintin fonctionnant en mode illuminé ! Nous le reproduisons ci-dessous :

« Les tintinologues, souvent atteints du syndrome de Peter Pan, expliquent que des symboles maçonniques seraient entrés chez Tintin grâce à Jacques Van Melkebeke, son principal scénariste occulte, déchu de sa nationalité après la guerre pour collaboration. Hergé et lui, amis du rexisme, n’avaient pu résister et collaborèrent au Soir nazi. Il avait donc peu le profil d’un initié, bien qu’il ait eu l’outrecuidance de l’affirmer tout en ne tarissant pas d’injures sur la maçonnerie. Toujours est-il qu’il n’y a aucun Jacques Alexandre Van Melkebeke, né à Bruxelles en 1904, figurant sur les états des loges du Droit humain belge. Pour le reste, trouver des symboles maçonniques dans les albums de Tintin relève d’une marotte d’illuminés ou de gogos, sur le modèle des chercheurs de trésor à Rennes-le-Château. Hergé ne pouvait donc être que le porteur de symboles ésotériques ou occultistes dans l’esprit du Matin des magicien. »

Source : https://bit.ly/3MfFFDb

Couverture antimaçonnique inspiré de « Les cigares du pharaon »

Qu’en pensez-vous ?