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Marie-Claude BATIER réélue à la Grande Maîtrise de la GLIFF

La Grande Loge Initiatique Féminine Francophone a tenu son convent à Lyon ce week-end dernier. Sans grande surprise, l’actuelle Grand-Maître, Marie-Claude BATIER a été réélue. 

La tenue de la St Jean d’été qui clôture habituellement l’année maçonnique a été l’occasion de signer un protocole d’amitié avec la LNFU représentée par son Grand Maître Roger DACHEZ. 

Marie-Claude Batier et Roger Dachez

Il a rappelé à cette occasion que la G.L.I.F.F., créée en 2017 par des sœurs issues de la Grande Loge Féminine de France, trouvait sa particularité et son originalité dans le choix d’axer le travail maçonnique dans les seuls domaines de la spiritualité et du symbolisme.

La loge de recherche Terre de lumière, loge itinérante, vient de clore son premier cycle dédié à la Joie et dont les travaux feront l’objet d’une publication.

La sœur Grand Maître a souligné l’engagement des sœurs fondatrices et de toutes les sœurs de l’obédience qui, comme aux premiers temps de la franc-maçonnerie, parcourent des kilomètres et donnent leur enthousiasme à la consolidation de l’édifice.

La Grand-Maître Marie-Claude Batier durant la signature avec Roger Dachez

Les « catéchismes » maçonniques… ou l’art de la mémoire

Le terme de « catéchisme maçonnique » est communément employé pour désigner les Instructions par questions-réponses qui concluent la presque totalité des rituels. Elles doivent être apprises par cœur et l’on est dûment « tuilé », c’est-à-dire rigoureusement interrogé lors des changements de grade. Il faut répondre sans hésitations et, même s’il ne s’agit pas d’un grand oral car la fraternité demeure, beaucoup sont décontenancés. Les termes du questionnement varient assez peu d’un rite à un autre, l’essentiel des références demeure. Voici quelques exemples de ces catéchismes :

  • « Qu’est-ce qu’un Maçon ?
  • C’est un homme libre, également ami du pauvre et du riche, s’ils sont vertueux. » (Rite Français moderne) ;
  • « Comment faut-il être pour se rendre digne d’être Maçon ?
  • Juste, droit, né libre, être majeur, d’un jugement sain et de bonnes mœurs. »

(Rite Émulation) ;

  • « Que venez-vous faire en Loge ?
  • Vaincre mes passions, soumettre ma volonté (à mes devoirs) et faire de nouveaux progrès en maçonnerie. »

(Rite Écossais Ancien et Accepté).

En fait la méthode du catéchisme, en tant que procédé d’enseignement par échange de brèves questions-réponses qui font appel à la mémoire, avait été imaginée par Luther en 1529 avec son Petit et grand catéchisme et repris par Calvin qui publie, en 1541, son fameux Formulaire (Formulaire d’instruire les enfants en la Chrétienté). Les catholiques reprennent à leur tour l’idée en 1555 avec le Catechismus minor de Pierre Canisius, et en 1566 le Pape Pie V donne un statut au genre en accompagnant d’un motu proprio la parution du Catéchisme romain.

Lucas Cranach (1527-1529) : illustration du troisième commandement dans le Catéchisme de Martin Luther.

C’est néanmoins la fameuse Bibliothèque Bleue de Troyes qui donnera sa popularité à cette forme dialoguée.

Robert Mandrou nous en explique la création dans son ouvrage De la culture populaire aux XVIIe et XVIIIe siècles, (Paris, 1975) : « C’est dans les premières années du XVIIe siècle qu’un certain Nicolas Oudot a l’idée d’utiliser des caractères fatigués et des bois défraîchis pour éditer aux moindres frais des contes, quelques romans médiévaux déjà récrits au cours du XVIe siècle et un certain nombre de vies de saints ; les textes sont repris, simplifiés pour ainsi dire, par des ouvriers typographes, et publiés sans nom d’auteur ni d’autre indication que le titre et le nom de l’éditeur. La formule ainsi définie réussit assez bien pour qu’à sa mort, en 1636, l’opération se soit déjà étendue à une centaine de titres. » Le nom de Bibliothèque Bleue lui viendra de la couverture bon marché des livres, un carton souple de couleur bleu foncé. L’idée sera, bien entendu, copiée par d’autres éditeurs du XVIIIe siècle, dont Garnier, et on la retrouve aujourd’hui actualisée dans Le livre de poche et autres collections de même type…

Or, parmi les ouvrages de la Bibliothèque bleue, il en est un dont le succès ne s’est pas démenti durant plus d’un siècle, c’est L’enfant sage à trois ans, contenant les demandes que lui fit l’empereur Adrien et les réponses de l’enfant. Il s’agit d’un texte du début du XVIe siècle qui empruntait au catéchisme de Calvin le mode d’expression par demandes et réponses. Il est clair qu’autant l’empereur que l’enfant sont des personnages fictifs, le prestige du premier servant de faire-valoir au second, un enfant qui n’avait pas « l’âge de raison » et dont les réponses, très doctes, ne peuvent qu’émerveiller le lecteur. Voici le début du dialogue ; l’orthographe a été conservée.

  • « D. : L’Empereur. Comment est fait le Ciel ?
  • R. : L’Enfant. S’il eût été fait par main d’homme, il seroit déjà tombé, et s’il eût été né, il seroit mort depuis long-temps.
  • D. : Qu’est-ce que Dieu fit premierement ?
  • R. : Lumière et clarté en tous tems.
  • D. : Comment peut-on entendre que la Trinité soit en un seul Dieu régnant en trois personnes ?
  • R. : Par le soleil auquel tu trouveras touts choses, c’est à savoir substance, splendeur et chaleur, qui sont inséparables ; car l’une ne peut être sans l’autre. » Etc.

Ce même procédé se retrouve dans les Old Charges britanniques des XVIIe et début du XVIIIe. L’intention en est toutefois sensiblement différente : il ne s’agit plus d’un étalage de savoirs et de sagesse visant à susciter l’émerveillement, ni d’un procédé mnémotechnique d’apprentissage, mais s’y ajoute un but de reconnaissance, de « tuilage », qui permet de vérifier si celui qui est questionné est réellement franc-maçon.

Cette modalité avait des antécédents, non seulement dans les cultes à mystères, en particulier chez les pythagoriciens qui masquaient leurs secrets sous des sentences anodines, mais jusque dans le récit biblique où est évoqué le mot de passe des Galaadites, le fameux « Shibboleth », que leurs ennemis, les Ephraïmites, ne savaient pas prononcer, ce qui permettait de les démasquer (Livre des Juges 12, 5-6).

Les catéchismes maçonniques relèvent plutôt de l’ « Art de la Mémoire » préconisé par William Schaw (1550-1602) dans ses Statuts destinés à doter la maçonnerie opérative du royaume d’Écosse de règles communes. Ainsi lit-on, dans ses seconds statuts de 1599 : « XIII. Item, il a été ordonné, par le Surveillant général, que la loge de Kilwinning, étant la seconde loge d’Écosse, fasse l’examen de l’art de la mémoire de chaque compagnon et de chaque apprenti, selon leur état particulier, et, au cas où ils en auraient perdu quelque point, de leur faire payer, pour leur négligence, les pénalités qui suivent : les compagnons 20 sh., les apprentis 10 sh. Cela sera versé à la caisse de la loge pour une durée courante d’un an, selon l’usage habituel des loges ordinaires du royaume. » On ne badinait donc pas avec les secrets du métier. D’ailleurs, aujourd’hui encore, le Rite Émulation que pratiquent les Anglais doit être entièrement mémorisé. Cet art de la mémoire a été développé par de nombreux auteurs de la Renaissance, en particulier par Giordano Bruno qui l’a enseigné à Paris – où il se rend en 1582 – au roi Henri III qui sera assassiné en 1589.

Les premiers catéchismes maçonniques apparaissent à la fin du XVIIe siècle avec la naissance de la Maçonnerie spéculative. L’un des plus anciens se trouve dans le Manuscrit d’Édimbourg daté de 1696. Sa provenance écossaise renforce indéniablement la thèse actuelle qui situe en Écosse la source de la maçonnerie spéculative. On y retrouve le schéma qui est toujours le nôtre, mais avec certaines étrangetés.

Par exemple :

  • « Qu’est-ce qui rend la loge juste et parfaite ?
  • Sept maîtres, cinq apprentis, à une journée de marche de la ville, pour que l’on ne puisse entendre ni l’aboi d’un chien ni le chant du coq.
  • Moins de maçons ne rendent la loge juste et parfaite ?
  • Cinq maçons et trois apprentis reçus.
  • Rien d’autre ?
  • Plus on est et plus il y a de la joie, moins on est meilleure est la chère. […]
  • Quelle est la clef de la loge ?
  • Une langue bien pendue.
  • Où repose cette clef ?
  • Dans une boîte d’os. »

Si dans ce manuscrit l’existence du grade de Maître n’est pas certaine, elle l’est en revanche dans le manuscrit « Sloane 3329 » daté de quatre ans plus tard, 1700, qui décrit en outre les mots et les signes des Francs-maçons et éclaire certaines énigmes du manuscrit précédent :

  • « Qu’est-ce qu’une loge juste et parfaite, ou juste et légitime ?
  • Une loge juste et parfaite, c’est deux apprentis entrés, deux compagnons et deux maîtres, plus ou moins. Plus on est, plus on rit. Moins on est, meilleure est la chère. En cas de nécessité, cinq suffiront : deux apprentis, deux compagnons et un maître. Tous réunis sur la plus haute colline ou la vallée la plus profonde dans le monde, là où l’on n’entend ni le coq chanter ni le chien aboyer. […]
  • En quoi est faite la clef de la porte de la loge ?
  • Ni de bois, ni de pierre, ni de fer, ni d’acier, ni d’aucun autre métal. C’est la langue de bonne renommée qui peut parler devant un frère aussi bien que dans son dos. […]
  • Combien y a-t-il de lumières dans la loge ?
  • Trois : le soleil, la lune et l’équerre. »

Dans ce même manuscrit, très riche, on trouve aussi quelques indications précieuses comme « la poignée de main, pour les compagnons [qui] consiste à se saisir mutuellement la main droite en pressant avec le bout du pouce la troisième jointure de l’index. » De même la griffe de maître est révélée et le texte ajoute qu’« il est un mot, qu’ils appellent “ Mot de maître ”, qui est Mahabyn, et qu’ils divisent toujours en deux. Ils sont debout l’un contre l’autre, poitrine contre poitrine, pied droit contre pied droit, faisant de leur main droite la poignée de maître, la main gauche appuyant fortement sur le dos de l’autre. Ils restent ainsi le temps de se murmurer à l’oreille l’un Maha, l’autre Byn. »

Légende de l’estampe : « Assemblée de Francs-Maçons pour la réception des Maîtres. Le Grand Maître relève le Récipiendaire en lui donnant l’attouchement, l’accolade et en lui disant le mot du Maître.

Dédié au très Galant, très sincère et très véridique Frère Profane Leonard Gabaon, Auteur du Catéchisme des Francs-Maçons. »

Car le catéchisme n’est pas isolé ; il vient après des explications dont il est le couronnement. Il remplit, en fait, une triple fonction : d’explication de la doctrine du grade, de « tuilage » qui unit les initiés, et de résumé à retenir, comme dans les manuels scolaires de l’époque. Il révèle aussi le Mot de Maçon, « the Mason word », qui n’est pas qu’un mot, mais la façon de le communiquer, tant il est vrai que « l’art n’est pas dans la lettre, mais dans sa manière », dans la façon de dire bien plus que dans ce qu’on dit, comme le savent bien les maîtres de la magie et les guérisseurs qui savent enlever le feu, le zona ou les verrues, eux qui connaissent les liens tissés entre l’homme, la nature, l’univers et Dieu, eux qui ont perçu le mystère de l’Un.

Ces catéchismes ont été des divulgations, mi documents diffusés entre initiés mi révélations anti-maçonniques. On en trouve jusqu’en 1760, avec Les Trois coups distincts, et ils sont à la source de notre histoire…

Selon le Magazine Marianne « Un vent de mécontentement gronde au sein des différentes obédiences… »

Depuis le départ de François Koch de l’Express, conjugué au silence quasi maçonnique de Sophie Coignard du Point, nous nous demandions qui reprendrait le flambeau des fameux marronniers de la rentrée ? Nous avons trouvé la réponse, c’est le Journal Marianne, avec un article bourré d’approximations et de lieux communs. 450.fm vous l’annonçait le 30 avril dernier, une journaliste enquêtait auprès des obédiences afin d’en savoir plus sur « la Bourse des Profanes » du Réseau OnVaRentrer.fr.

Le verdict est tombé, le magazine est dans tous les kiosques depuis ce matin. On ne peut pas le manquer, car le bandeau bas de couverture annonce la couleur « Enquête sur le Facebook des francs-maçons ».

La une de Marianne

Ça commence très mal, car une simple visite du site en question aurait permis d’emboiter le pas de notre confrère de GADLU.info le 31 Octobre 2016 lorsqu’il titrait à l’époque « OnVaRentrer.com : « Le Bon Coin » pour Francs-maçons ! ». Nous ne voyons pas en quoi OnVaRentrer ressemble au Réseau Facebook ?

Pourtant, le meilleur est à venir. Selon le titre intérieur, un vent de mécontentement gronderait au sein des différentes obédiences maçonniques françaises.

Nous pouvons vous confirmer qu’à ce jour, aucun grondement d’obédience française ne s’est manifesté directement ou indirectement sur « la Bourse des Profanes », objet du supposé courroux en question.

La raison est compréhensible, aucune obédience ne peut, ni ne veut prendre le risque d’intervenir sur une action qui ne nuit nullement à la Franc-maçonnerie et qui ne la concerne en aucune manière. En résumé, aucune obédience n’est propriétaire de la Franc-maçonnerie. N’importe quel maçon comprend instinctivement cette nuance.

Le reste de l’article est une suite d’incohérences. Il informe à tort ses lecteurs que les données personnelles concernant les Compagnons (?) et les candidats sont en affichage public. Cette contre vérité a fortement inquiété notre rédaction sur la crédibilité de la suite de cet article dit d’information.

Nous apprenons ensuite qu’un certain Julien a reçu comme consigne d’acheter un livre. Cela laisse supposer qu’il existe une condition pour pouvoir postuler dans la Bourse. Or les centaines de Loges de France qui profitent depuis 2016 de la Bourse aux Profanes savent pertinemment qu’aucun acte de vente n’est imposé. Le postulant est totalement libre de faire sa demande sans devoir débourser la moindre somme.

La suite ne manque pas d’intérêt. La journaliste en mal de sensationnel, informe son lecteur que le formulaire permettant aux profanes de s’inscrire dans la Bourse est très suspect. La preuve est que la rédaction de Marianne a pu s’inscrire comme n’importe quel profane. Quelle découverte en effet ! Est-il utile de rappeler aux journalistes de Marianne que tous les formulaires d’obédiences, de loges, ou de bourses comme OnVaRentrer.fr peuvent être remplis par n’importe qui, car ils sont là pour cela. C’est même la fonction première d’un formulaire. Toutes les obédiences du monde confirment qu’elles reçoivent chaque jour des dizaines de demandes de farfelus en tous genres. Était-il utile de noircir trois pages de Marianne pour effrayer le quidam à ce sujet ?

Pour rendre ce reportage plus crédible, la journaliste a fait intervenir Irène, Vénérable d’une Loge du Droit Humain pour lui faire dire des contre-vérités. Selon ses propos, les obédiences reçoivent sur leurs sites des formulaires de candidatures, les trient… et contrôlent que les candidats ne sont pas radiés des autres obédiences en les échangeant entre obédiences. Soit la journaliste n’a pas compris le processus de recrutement des Loges, soit Irène était très mal informée. En effet, on peut difficilement imaginer les 10 grandes obédiences françaises s’envoyer tous les matins les formulaires reçus afin de croiser les fichiers de données (ce que la loi réprouve d’ailleurs). C’est donc bien mal connaitre le processus de recrutement des Loges que d’écrire de telles choses.

Entre ensuite en scène un certain Gérard qui semble avoir été déçu, 2 fois sur 3 candidats reçus par la Bourse. Il est donc à noter qu’un membre de sa Loge doit donc venir de la Bourse en question. La journaliste n’en parle pas.

Ce qui a choqué notre Gérard, c’est cette rencontre avec un pasteur exorciste qui venait de Côte d’Ivoire lors d’une enquête.

Comme chacun le sait, depuis les années 90, Mike Godwin nous rappelle que dans une conversation, immanquablement une référence au nazisme interviendra. C’est donc fait, grâce à Irène qui rappelle le sombre passé des Loges maçonniques durant l’occupation nazie. Mais surtout… le moment effrayant intervient lorsqu’elle nous informe qu’un attentat était prévu dans sa région. Elle conclut en affirmant qu’il sera trop tard pour y penser lorsqu’un fanatique fera un massacre à la Kalachnikov. Tout ceci est très inquiétant en effet,

on se demande bien ce que cela vient faire avec notre sujet de Bourse aux profanes ?

Toute cette suite d’erreurs et de banalités pour finalement conclure avec la levée du secret maçonnique. Vous vous demandez bien quel est le rapport. La rédaction de 450.fm s’est posée la question elle aussi.

Nous nous sommes demandés quel était le lien entre le secret maçonnique et un formulaire de candidature envoyé à des loges demandeuses.

Si on y réfléchit bien, quelle différence existe-t-il entre le formulaire de la Bourse de OnVaRentrer et celui du Grand Orient de France ou de la Grande Loge de France ? Dans les deux cas, aucune loge n’est mise en danger, aucun secret maçonnique n’est dévoilé. Par ailleurs, contrairement à ce qui est dit, le processus de recrutement est exactement le même. La Loge reste souveraine dans ses choix et ses refus. En revanche, elle bénéficie d’un apport gratuit de candidats en période de COVID, cela n’est pas négligeable.

Photo de Marianne

Décidemment, il semblerait que la rédactrice de l’article a manqué une partie du circuit de traitement. Il est possible que sa méconnaissance de la Franc-maçonnerie l’a rendu suspicieuse. Nous n’osons pas croire que son seul mobile était d’alimenter, 2 mois avant tout le monde un énième marronnier pour booster les ventes de son magazine dans une période ou ni la COVID, ni les élections ne font plus recette. La rédaction de 450.fm va immédiatement contacter Gérard et Irène pour leur demander leur avis. 

Pour mémoire, en 2021, le magazine Marianne était diffusé à 131 337 exemplaires (diffusion France payée) et en diffusion totale à 135 406 – (source : https://www.acpm.fr/site/Support/marianne).

Rappelons aussi qu’au titre des aides à la presse Marianne/marianne.net, entre 2012 à 2017, a obtenu 6 060 378 € d’aides à la presse. Ce qui représente une moyenne annuelle de 1 010 063 € d’aides pour une diffusion totale de 55 151 931 exemplaires. Cela représente une aide moyenne par numéro de 0,10989 € (source : https://www.politologue.com/aides-a-la-presse/aide-presse.MARIANNE-MARIANNE-NET.jFD).

Faits intéressants sur les francs-maçons en Russie

De notre confrère Russe kulturologia.ru

Le 13 janvier 1822, les activités de toutes les sociétés secrètes et loges maçonniques ont été interdites en Russie, et en 2007 l’organisation la plus mystérieuse du monde a rouvert sa loge en Russie. Aujourd’hui, il comprend déjà environ 400 personnes. Voici quelques faits concernant les maçons en Russie.

La franc-maçonnerie, dont l’histoire remonte à 300 ans, reste aujourd’hui l’organisation la plus fermée. Les maçons sont crédités d’une richesse incalculable, d’une influence incroyable dans le monde, de conspirations secrètes, de révolutions et du renversement de dirigeants.

Histoire de la franc-maçonnerie

La franc-maçonnerie est née à Londres le 24 juin 1717. Ce jour-là, 4 loges, qui comprenaient des artisans et qui portaient le nom des tavernes où se réunissaient les artisans – « L’Oie et le Grill », « La Couronne », « Le Pommier », « Le Gobelet et les Raisins » – se sont unies et sont devenues la Grande Loge de Londres. Plus tard, la noblesse, les marchands et l’intelligentsia ont commencé à rejoindre la confrérie des « francs-maçons« . Ce jour et aujourd’hui encore, les membres de la loge célèbrent comme la principale fête maçonnique.

Certains historiens affirment que la franc-maçonnerie est apparue en Russie au milieu du XVIIIe siècle et que ses fondateurs étaient Pierre Ier et ses associés Franz Lefort et Patrick Gordon. Mais cette version n’a aucune confirmation documentaire.

La franc-maçonnerie est fermée aux femmes

Réunion des francs-maçons à l'époque d'Alexandre I. Peinture d'A.V. Moravov.

Tenues maçonniques à l’époque d’Alexandre I. Peinture d’A.V. Moravov.

On sait que la loge maçonnique russe se réunit une fois par mois. Un candidat à la franc-maçonnerie doit avoir des recommandations de 2-3 « frères ». Un préalable est de réussir l’épreuve « sous le bandeau » (posé devant les yeux). La principale question qui est posée au candidat est ses motivations pour rejoindre la loge. Le vote a lieu avec des boules blanches et noires. Si le candidat a marqué d’une certaine quantité de boules noires, alors l’accès lui est interdit, non seulement à la maçonnique, mais aussi à toute autre loge.

Lors des Tenues, les membres actuels lisent des rapports d’enquête à caractère moral et philosophique, les soi-disant « morceaux d’architecture ». Après la partie officielle – agapes (dîner). Les maçons portent toujours le premier toast à la Russie, le deuxième au président de la Russie et le troisième à la loge. Les femmes ne sont pas acceptées comme « francs-maçons » (il existe depuis des Loges féminines… et même certaines mixtes).

Les symboles maçonniques sont associés au thème de la construction

Les symboles maçonniques sont principalement associés à des œuvres de construction: une règle et un fil à plomb – symbole de l’égalité des biens, un maillet- symbole du fait que les membres de la loge ne refusent pas la vie profane, des compas – symbole de la société, un goniomètre – un symbole de justice. De plus, les étoiles à cinq et six branches, un triangle avec un œil qui voit tout placé à l’intérieur, un chapeau rond, un cercueil, un crâne, des os, une pierre, etc., sont considérés comme des symboles maçonniques.

Symboles maçonniques sur les médailles de l'époque de la Russie tsariste.

Symboles maçonniques sur les médailles de l’époque de la Russie tsariste.

Des symboles maçonniques peuvent être vus sur les médailles et les pièces de monnaie russes de l’époque tsariste. Il existe une opinion selon laquelle les armoiries de l’URSS contiennent plusieurs symboles maçonniques à la fois. Le marteau est l’un des principaux attributs de la franc-maçonnerie, la faucille est un symbole de mort, et l’intersection de ces deux symboles est interprétée comme établissant et maintenant le pouvoir des francs-maçons à l’aide des répressions les plus cruelles et les plus sanglantes. Les adeptes de cette version interprètent les épis de blé comme un symbole de richesse, d’argent et de prospérité.

Si nous parlons d’autres pays, le signe maçonnique figure également sur le billet d’un dollar américain. Cependant, l’affiliation de la plupart des présidents américains à la franc-maçonnerie aujourd’hui ne fait aucun doute.

Symbole maçonnique sur un billet d'un dollar.

Symbole maçonnique sur un billet d’un dollar.

Sur le billet de banque ukrainien de 500 hryvnia – « The All-Seeing Eye ». Cet élément fait partie du dessin « Triangle de Pythagore » du poète et philosophe ukrainien Hryhoriy Skovoroda. Sur la pièce ukrainienne de 1 hryvnia (émission de 2001), il y a un acacia, qui est un arbre sacré des maçons et signifie l’immortalité.

Dans les capitales russes, vous pouvez effectuer une excursion de sites maçonniques

L'emblème du musée-réserve d'État Tsaritsyno est un symbole maçonnique.

L’emblème du musée-réserve d’État Tsaritsyno est un symbole maçonnique.

Les connaisseurs de l’architecture moscovite sont convaincus qu’il est tout à fait possible d’organiser une visite maçonnique de Moscou dans la capitale russe. Jusqu’à notre époque, des bâtiments aux symboles maçonniques, érigés au XVIIIe siècle par l’architecte franc-maçon Vasily Bazhenov, ont survécu: le domaine Tsaritsyno et le palais itinérant du tsar sur l’autoroute Leningradskoye. Il y a des signes maçonniques sur le manoir du célèbre prince franc-maçon Gagarine dans Gagarinsky Lane et sur l’ancien bâtiment de l’Université d’État de Moscou sur Mokhovaya.

Symboles maçonniques sur la cathédrale de Kazan à Saint-Pétersbourg.

Symboles maçonniques sur la cathédrale de Kazan à Saint-Pétersbourg.

Mais la ville la plus maçonnique de Russie reste Saint-Pétersbourg. Dans la capitale culturelle de la Russie, plusieurs milliers d’artefacts maçonniques ont été conservés aujourd’hui: le palais Stroganov, la cathédrale de Kazan, le château Mikhailovsky, les dômes de la cathédrale de la Trinité – chacun de ces bâtiments porte des signes et des symboles maçonniques.

Les maçons ont des signes secrets

Aucune des loges maçonniques n’acceptera un maçon en visite sans une lettre de recommandation ou un appel téléphonique de la « loge fraternelle ». Ayant trouvé un étranger dans leur cercle, les maçons, s’avertissant mutuellement, disent : « Il pleut. L’appel de l’organisation pionnière mondiale « Soyez prêts ! » – une devise purement maçonnique.

Les francs-maçons qualifient les non-maçons de « profanes »

Le mot « profane » en relation avec les non-membres de la loge secrète que les maçons utilisent dans son sens original – « pro fane », qui signifie « se tenir au seuil ». Cela indique que la personne n’est pas initiée aux mystères de l’Ordre. Par conséquent, « profane » parmi les maçons n’est pas un mot offensant. Oui, et le dictionnaire d’Ozhegov interprète ce mot comme « ignorant dans n’importe quel domaine ».

Parmi les francs-maçons russes se trouvaient Pouchkine et Kerensky

Anneaux maçonniques.

Bagues maçonniques.

Il n’existe aucun algorithme permettant de calculer l’appartenance d’une personne à la loge maçonnique. Cette organisation secrète garde les listes de ses membres dans la plus stricte confidentialité. Si la personne elle-même n’a pas confirmé ouvertement qu’elle est membre de la loge, il est alors impossible d’obtenir une réponse fiable à la question sur la franc-maçonnerie.

Selon des informations non confirmées, Pouchkine, Kutuzov, Radishchev, Suvorov, Fonvizin, Karamzin, Muravyov-Apostol, Ryleev, l’artiste Bryullov, Petlyura, le compositeur Rimsky-Korsakov, les princes Volkonsky, Golitsyn, Vyazemsky, Trubetskoy, Kurakins, Razumovsky étaient des maçons.

Fait intéressant
Le compositeur préféré des maçons est Mozart. Selon la légende, il a été empoisonné parce qu’il a révélé des secrets maçonniques dans sa flûte enchantée. Lorsque La Flûte enchantée est jouée à l’Opéra de Vienne, plusieurs dizaines de personnes dans la salle se lèvent à coup sûr – ce sont des francs-maçons.

C’est quoi la franc-maçonnerie ?

De notre confrère mexicain noroeste.com.mx – Par OMAR LIZARRAGA MORALES

Pendant des siècles, la franc-maçonnerie a été un mystère et un objet de curiosité pour de nombreuses personnes. En raison de l’ancienne persécution par l’église et les gouvernements autoritaires, c’est une organisation qui s’appuie sur le secret, mais grâce aux libertés dont jouissent tous les citoyens dans la modernité, elle est passée d’une organisation secrète à discrète. Mais cette question hante encore l’esprit de beaucoup de gens : Qu’est-ce que la franc-maçonnerie ?

Il existe une définition ésotérique universelle partagée par tous les francs-maçons du monde et c’est que « c’est l’étude de la philosophie, et en particulier de la morale, de connaître et de pratiquer les vertus ».

L’autre définition exotérique, ou « vue de l’extérieur », est qu’il s’agit d’une Institution universelle de nature initiatique, discrète et philanthropique, mue par un sentiment de fraternité.

L’institution est organisée en groupes de personnes qui se réunissent dans un certain lieu, appelé Loges, et celles-ci, à leur tour, appartiennent à des structures plus larges appelées Grandes Loges, qui ont généralement une compétence territoriale. Certaines loges sont régies par l’ancienne réglementation, ils n’acceptent donc pas les femmes. D’autres sont plus progressistes et comptent des femmes dans leurs rangs, voire ont des loges entièrement féminines.

L’origine de la franc-maçonnerie est incertaine, mais une date de référence est le 24 juin 1717, lorsque la première Grande Loge de Londres et de Westminster a été formellement structurée, et ils l’ont fait avec une Constitution – en 1723 – qui régit les actions de ses membres. Grâce à son système de réseau, il s’est rapidement propagé à travers l’Europe et l’Amérique, et avec lui les principes fondamentaux de la liberté, de l’égalité et de la fraternité.

Ses membres doivent passer par un rite d’initiation, dans lequel la tempérance et la force (deux des vertus cardinales) sont mises à l’épreuve. Une fois que le candidat a passé son initiation, paroles et salutations lui sont révélées ; moyens de communication, qui ne peuvent être partagés qu’avec un autre franc-maçon légitime.

La didactique passe par les symboles et les allégories, et les savoirs sont transmis de manière échelonnée sous forme de diplômes ; trente-trois en tout.

La charité est une tâche continue et permanente pour ses membres, à tel point qu’ils ont formé certaines des institutions philanthropiques les plus importantes au monde, telles que la Croix-Rouge, le Lions Club, Shriners International et bien d’autres.

Qu’est-ce quE n’est PAS la franc-maçonnerie ?

La franc-maçonnerie n’est PAS une religion. Ses membres sont des adeptes de différentes religions : il y a des catholiques, des protestants, des juifs, etc. Toutes les religions sont les bienvenues. Une des conditions requises pour appartenir à l’institution est de croire en un Être Suprême, quel qu’il soit. Il n’y a pas d’athées.

La franc-maçonnerie n’est PAS un parti politique. Comme pour la Foi, il y a ceux de différentes idéologies politiques ; conservateurs et libéraux. La politique n’est pas faite comme une institution, mais les francs-maçons peuvent influencer le collectif à partir de l’exercice du droit public. Beaucoup pratiquent la politique, et cela peut être fait par le franc-maçon de sa liberté, faisant partie d’entités non maçonniques, mais jamais au nom de la franc-maçonnerie. Il existe de grandes nations et entités fondées ou gouvernées par des francs-maçons, et non par la franc-maçonnerie.

La franc-maçonnerie n’est PAS une agence de placement ou d’influence. La fraternité doit toujours régner dans les loges, ce jumelage permet d’avoir des réseaux sociaux et des contacts de soutien ou de refuge, mais ce n’est pas l’objectif principal de ses membres.

Dans toutes les loges maçonniques, les idéaux de liberté et d’égalité entre les individus sont inculqués. Les vices et les dogmes doctrinaux sont combattus. Cela a conduit à son interdiction dans les systèmes gouvernementaux répressifs et autoritaires.

Les francs-maçons sont actuellement dans toutes les villes du monde et dans tous les domaines de la vie publique ; ce sont des universitaires, des politiciens, des artistes, des athlètes, des professionnels, et ils ont promu et dirigé bon nombre des mouvements sociaux les plus importants des trois derniers siècles. Au Mexique, ils ont été les précurseurs de l’Indépendance, de la Réforme et de la Révolution.

Enfin, la franc-maçonnerie en tant qu’école de formation humaine est belle. C’est un guide parfait du comportement éthique et moral, mais les francs-maçons sont autre chose, que, comme tous les êtres humains, nous sommes si imparfaits.

Je suis Hiram

Au commencement était la Chevalerie…

Le dictionnaire la définit comme une « institution militaro-religieuse propre à la noblesse féodale. Les règles de la chevalerie étaient la bravoure, la courtoisie, la loyauté, la protection des faibles ». D’où l’adjectif « chevaleresque ».

Dans les faits, nous sommes d’évidence renvoyés aux Croisades. Certes, celles-ci sont le résultat des conflits précédents qui ont enflammé le bassin méditerranéen et ont été provisoirement interrompus à Poitiers en 731 par Charles Martel. Mais ces expéditions du Moyen-Âge qui ont suivi sont reconnues par tous les historiens, tel un « désastre « politico-ecclésial ». Et nombreux s’accordent à dire que l’attentat du 11 septembre 2001 contre les « Twin towers » de New York a ouvert un prolongement auxdites Croisades, avec un nouveau type de guerre : le terrorisme. Celui-ci ne cesse de s’amplifier sur la planète depuis cette date et les drames des 7, 8 et 9 janvier 2015 à Paris, s’inscrivent malheureusement dans cette succession macabre ! Nous pouvons craindre d’autres épisodes dramatiques, à cause de la folie criminelle de l’Homme, emporté par le cycle des revanches interminables.

Les mythes, précieux « récits-miroirs », jalonnent le temps de leurs reflets, pour nous rappeler l’histoire du monde. Si l’effondrement des tours new-yorkaises nous rappelle celui de la Tour de Babel, les trois assassins des récentes et tragiques journées, remémorent étrangement aux francs-maçons que nous sommes, les trois mauvais compagnons et leur représentation meurtrière : ignorance, fanatisme, ambition démesurée !! Sensibilisés comme tous les citoyens, nous pouvons dire aujourd’hui, dans un juste élan compassionnel :

JE SUIS HIRAM !

Le temple maçonnique, sans couverture, est la métaphore même de l’Homme inachevé, dont le cerveau ne comporte pas encore de « centre de l’amour » ! Souhaitons que l’évolution l’en gratifie ! Le mythe se différencie de la légende par une fin ouverte, laquelle permet à la légende d’Hiram de devenir le mythe d’Hiram, et au Rite Ecossais Ancien et Accepté de se déployer. Dans sa progressivité, il débouche sur l’épopée templière, en passant symboliquement de la chevalerie de l’épée à celle de l’esprit. Aux règles chevaleresques toujours d’actualité, ne convient-il pas que nous y ajoutions une valeur en perdition, à reconquérir et à répandre : LA RESPONSABILITÉ ?! Parce que chacun est responsable de chacun, il est impératif d’interrompre le cycle mortifère précité par tous les dialogues possibles.

L’homo sapiens est encore dans l’enfance de l’esprit : il lui reste à GRANDIR dans sa tête. Cette croissance, passe par la CULTURE, synonyme de civilisation. En termes de croyance, je dois respecter le ciel sacré de mon semblable comme il doit respecter le mien. Sur terre, « le geste qui relie », commence avec ma main serrant celle de l’autre. Symbole même de notre chaîne d’union à l’opposé de toute pratique dévoyée.

« La superstition n’est que la caricature du vrai sentiment religieux », dit André Gide.

 Gil GARIBAL

Le Cardo révélé… et tant pis pour Dan Brown

Vous connaissez tous les tribulations du célèbre Abbé Saunières et du trésor de Rennes le Château. Tant d’encre a coulé, depuis la découverte de Saunières que vous pensez que tout a été dit sur les lieux magiques ourlés de fantasmatique réécriture de l’histoire... Quant à la mystérieuse progéniture de Jésus Christ populairement exposé dans le Da Vinci Code de Dan Brown, je parie que vous pensez que plus aucun thriller mystico religieux ne saurait vous surprendre …et si…

Les voies de la vérité sont-elles impénétrables?

Les légendes sont pour l’homme ce qu’est l’ambroisie pour les Dieux: une délectation gourmande promise à ceux qui font fi de toute paresse. Alors préparez votre bâton de pèlerin, mais surtout armez vous d’humilité lorsque vous aborderez le roman de Rhonan de Bar co-écrit avec Athanhorus. En premier lieu: un portrait de l’Abbé Saunières, rondement écrit et documenté, ontologiquement bâti strate par strate, appuyé par des documents découverts à Alet Les bains. Et en second lieu: les métamorphoses et les questionnements des héros qui suivent la voie du Cardo.

Les Emeralidistes-Le Cardo révélé. Disponible en format broché sur AMAZON-21 euros

L’histoire

Extrait de la quatrième de couverture:

« A partir de Rennes le Château et de ses mystères, Jean et Remy décident de se mettre en route tels deux pèlerins sur le chemin. Ils traversent le pays selon un axe vertical et vont de révélations en révélations. Leur quête initiatique se transforme rapidement en œuvre collective dépassant tout entendement. Alchimie et transcendance s’imposent. »

La quête de l’Eternel repose sur la volonté guidée par l’instinct du devoir.

« Une vie trop calme est une aurore monotone » comme l’avancent Rhonan de Bar et Athanhorus. ORA et LABORA. Prie et travaille. La voie du Cardo est avant tout spirituelle. Elle se déploie par le feu attisé par l’éther. Et concrètement, le Cardo est une voie verticale qui regroupe différents lieux hautement et historiquement énergétiques et dont chacun a un signifié ésotérique précis. Par analogie, ces lieux entretiennent des liens avec le trésor de Rennes-le Château. Cependant ce sont la Foi et la Fraternité qui maintiennent l’édifice.

La rencontre entre Rhonan de Bar et Athanhorus

L’histoire du Cardo révélé est largement autobiographique et a d’abord pris racine chez les deux auteurs dans la volonté d’épouser les mêmes valeurs. L’Amour pour la Vérité et pour la voie spirituelle sont la preuve que la fraternité existe au delà des distances. Et quand celle-ci se rassemble c’est dans le creuset de la littérature. L’imagination reste et restera toujours la meilleure parade à la paresse. Et ce feu de l’Esprit permet de se surpasser sans se brûler au contact d’un soleil incandescent. Pour le Juste et l’humble…

Imagination, ô toi qui nous emportes

Parfois si loin de nous qu’on ne s’aperçoit pas

Que sonnent à l’entour plus de mille trompettes,

Qu’est-ce qui t’émeut donc, si les sens ne t’éveillent?

C’est un rayon de feu qui prend sa forme au ciel,

Ou de soi-même, ou par un vouloir qui l’envoie.

Dante-Chant XVII purgatoire. Les paresseux-Divine Comédie

Dan Brown n’a plus qu’à prier et travailler!

Rhonan de Bar co-auteur du Cardo révélé

Vous souhaitez en savoir davantage sur les travaux de Rhonan de Bar et d’Athanhorus ? Retrouvez-les respectivement sur leur blog: (Cliquez ici)

Athanhorus co-auteur du Cardo révélé

Blog du co-auteur Athanhorus: (Cliquez ici)

Nous leur souhaitons tout le succès qu’ils méritent!

Retrouvez la dernière chronique Des Livres et Vous (Cliquez ici)

Zoomons sur le monde réel !

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(Les « éditos » de Christian Roblin paraissent le 1er et le 15 de chaque mois.)

La pandémie a, du moins, eu ce bénéfice de nous aider à actualiser notre pratique de différents systèmes informatiques entre Sœurs et Frères. Les réunions en ligne et autres messageries instantanées nous ont aidés à traverser de longues périodes d’isolement, en conservant un contact actif et en partageant des échanges. Revient, désormais, le temps de se retrouver en loge. D’être physiquement présents en ce lieu si singulier et familier, à la fois, qu’est un temple maçonnique, de sentir circuler la parole et l’énergie, aussi bien lors des tenues elles-mêmes que dans nos agapes fraternelles qui en sont le prolongement obligé.

La loge potentialise notre être au monde. Nous y déployons notre accueil de l’instant présent, en élargissant du mieux possible la conscience de notre petite diversité, de nos irréductibles individualités, du microcosme que nous constituons, à l’unité de l’univers, unité qui traduit l’imbrication de tous les phénomènes entre eux, ce que nous avons coutume d’appeler le macrocosme.

Aujourd’hui où s’annonce le métavers, c’est-à-dire une entrée qui se voudrait intégrale dans un monde virtuel, où, caparaçonnés d’une combinaison totale et muni de lunettes magiques reproduisant les trois dimensions dans lesquelles nous serions immergés, nous aurions la sensation permanente d’agir et d’évoluer dans une « réalité fictive », triomphe collectif d’un oxymore majeur, quelle serait la place de l’initiation ? Aurait-elle besoin de quelqu’un d’autre que d’un Mark Zuckerberg en nouvel haruspice découpant dans un ciel encore plus imaginaire le quadrilatère du temple… Et du Temps ?

J’ignore ce que ressentiront comme vrai les générations qui viendront après celles qui s’agitent déjà sur leurs « smartphones » à la manière des Chinois, autrefois, sur leurs bouliers ; mais, moi, je sens encore trotter dans ma tête le fameux poème de Rudyard Kipling, La loge-mère, quand, les longues tenues terminées, il revivait avec nostalgie le retour de chacun chez soi :

« Comme après tant de paroles
Nous nous en revenions à cheval,
Mahomet, Dieu et Shiva
Jouaient étrangement à cache-cache dans nos têtes
. »

Bref, aujourd’hui, en l’état où se trouve notre pauvre monde – qui n’est « augmenté » que de nos propres horreurs et incohérences –, je crains qu’il ait bien besoin de nous et que ce soit encore là, pour longtemps, la place de nos principaux défis.

L’initiation est un double engagement : un engagement en soi et un engagement dans le monde. Toute conscience accrue des réalités, telle qu’elle doit résulter de nos exercices spirituels, ne peut que renforcer notre responsabilité d’homme parmi nos Frères humains et, au-delà, au service des équilibres, aussi bien généraux qu’élémentaires et souvent subtils, qui, à tous les degrés, doivent régir la planète. Nous sommes partie prenante des écosystèmes qui la composent et la température de nos sociétés y participe tout également, elle n’est pas indépendante de l’évolution des climats… Prêtons attention à tous les phénomènes : Zoomons sur le monde réel !

La Grande Loge des Cultures et de la Spiritualité a 20 ans !

C’est dans la verdure et les magnifiques pièces du Château de Condé Sainte Libiaire que le séminaire annuel de la Grande Loge des Cultures et de la Spiritualité s’est tenu les 10 et 11 juin 2022. Une année toute particulière puisqu’on célèbre cette année le vingtième anniversaire de la G∴L∴C∴S∴. Vingt ans d’existence et de progression qui réjouissent ses quelques 1300 membres répartis dans des loges implantées dans différents points de la planète : en France bien sûr, mais aussi en Pologne, en Polynésie, en Nouvelle-Calédonie, ou en Afrique…

Le séminaire, c’est la réception dans les divers grades du Rite Écossais Ancien et Accepté des Sœurs et des Frères dont le travail a été reconnu par le Suprême Conseil – pour les Hauts Grades – ou par le Grand Maître et son Collège – pour les Grades Symboliques.

Les travaux sont ouverts au 33e Degré par le Souverain Grand Commandeur et les membres du Suprême Conseil des Cultures et de la Spiritualité, puis les cérémonies de réception s’effectuent « en descendant », jusqu’au 4e degré, Maître Secret, en passant, cette année par le 32e, le 30e, le 28e, le 25e, etc. Si les degrés sont rarement « communiqués », ils sont avant tout vécus ! Les passages au Grade de Compagnon et les élévations à la Maîtrise sont effectués par le Très Respectable Grand Maître et son Collège, les Maîtres étant relevés par les 33es pour souligner l’union de tous et la continuité du Rite.

Ce sont 171 Frères et Sœurs de tous grades qui se sont donc retrouvés ce week-end, chacun portant les décors de son degré afin de souder la fraternité et l’égalité entre tous dans un lieu assez grand pour se rencontrer. La transformation des grandes salles de réception en temples adaptés à l’exécution des cérémonies a exigé certes un lourd travail préparatoire mais il a abouti à un résultat grandiose dans un tel écrin.

Outre les Temples, il fallait encore des salles, en l’occurrence des salons, où effectuer l’instruction qui, à la G∴L∴C∴S∴, précède obligatoirement la réception dans un degré plus élevé. L’Obédience met en effet l’accent sur la transmission fraternelle. Aussi les récipiendaires sont-ils dûment préparés à leur réception, en écoutant, conformément à la tradition, les plus anciens qui leurs dispensent savoir et conseils avec bienveillance et authenticité, afin d’éclairer la voie initiatique et la portée symbolique des différents grades auxquels ils accèdent.

Eu égard à la jeunesse des membres de G∴L∴C∴S∴, étaient venus prêter leur concours une dizaine de formateurs aux grades élevés provenant d’autres Obédiences, qui considèrent que leur engagement maçonnique est (aussi) de participer à la transmission des enseignements du R∴E∴A∴A∴ pour témoigner de la vitalité de l’Écossisme.

Ce week-end, le G∴A∴D∴L.U∴ était de la partie : le temps était superbe et les jardins du château, avec ses nombreuses tables ombragées par des parasols, ont accueilli non seulement un repas frugal qui a permis les échanges et la récréation, mais aussi les groupes qui préféraient le grand air aux salons pour donner et recevoir les formations.

Beaucoup ont déploré qu’il n’y ait qu’un séminaire par an ! On ne se lasse pas de la joie d’être ensemble. Peut-être ne connaissent-ils pas le proverbe latin qui affirme « Sans les excès, l’homme vivrait cent ans ». Comme la G∴L∴C∴S∴ n’a que vingt ans, il vaut mieux qu’elle évite les excès pour parvenir jusque-là…

C. Laporte et J.-F. Maury

Le mystère de Vasily Bazhenov : un franc-maçon de Moscou et un architecte russe emblématique, dont les bâtiments n’ont presque pas survécu

De notre confrère russe kulturologia.ru

L’architecte Vasily Ivanovich Bazhenov est entré dans l’histoire de l’art russe en tant que personnage mystérieux et controversé. C’était un génie – et ses meilleures œuvres ont été reconstruites, démolies au sol, restées sur papier. On l’appelle la figure clé du classicisme russe – cependant, dans l’étude de son héritage créatif, il existe de nombreuses hypothèses, ambiguïtés et hypothèses. Il a introduit des motifs gothiques, une interprétation audacieuse de l’architecture d’Europe occidentale et le symbolisme subtil de la franc-maçonnerie dans l’architecture de la Russie.

Vraisemblablement – et ce mot apparaîtra constamment dans la biographie de Bajenov – il est né à Moscou le 12 mars 1738. Son père était un psalmiste pauvre dans l’église de la cour du Kremlin de Moscou, ce qui signifie que dès son plus jeune âge, Vasily Ivanovich était entouré des meilleurs exemples de l’architecture russe. Et il a peint tout ce qu’il voyait autour de lui. Il peignait partout et partout, à chaque instant libre – des silhouettes d’immeubles, des images de monuments, des détails de pierres tombales apparaissaient sur le sable, sur du papier, sur les murs. Son père comprenait sa passion et n’intervenait pas, mais ne comprenait pas à tout ce qu’il faut faire avec un garçon doué qui rêve de faire de l’art. Il n’avait ni relations ni argent pour donner à son fils une éducation décente. Cependant, le fils l’a fait lui-même.

Petit Palais à Tsaritsyno.

Petit Palais à Tsaritsyno.

À l’âge de seize ans, Bajenov se rend aux travaux de restauration du palais d’Annengof, où des peintres sont nécessaires. Là, le jeune homme s’est vu confier la peinture de poêles en marbre – le travail n’est pas le plus excitant, cependant, il s’y est montré du meilleur côté. Le chef de la restauration, le célèbre architecte Dmitry Ukhtomsky, a attiré l’attention sur lui, s’est lié d’amitié avec lui, a vu ses dessins et a décidé de contribuer à la carrière d’un jeune artiste. Ukhtomsky a accepté Bazhenov dans la première école d’architecture de Russie, puis a contribué à son admission au gymnase de l’Université de Moscou.

Projet de reconstruction du Kremlin de Moscou.

Projet de reconstruction du Kremlin de Moscou.

En 1758, Bazhenov est devenu l’un des premiers étudiants de l’Académie des Arts de Saint-Pétersbourg, et un an plus tard, apparemment, il a créé son premier projet. Puis il a étudié à Paris, et à Rome il est devenu membre de l’Académie de Saint-Luc. En Russie, Bazhenov a reçu le titre d’académicien et les premières grandes commandes, dont le projet de construction de l’Institut des Nobles Jeunes Filles et le légendaire projet de reconstruction du Kremlin de Moscou, dont l’architecte lui-même était en feu, et l’invita aux travaux de l’impératrice Catherine II. C’est un travail que les urbanistes modernes envieraient – un aménagement rationnel des rues, des places, des lieux de mémoire et des remblais, mais un enchaînement d’événements fatals a empêché la réalisation de ces projets ambitieux.

Gothique Tsaritsyno

L'un des corps de cavaliers.

L’un des corps de cavaliers.

Au milieu des années 1770, Catherine II invite Bajenov à développer un projet de reconstruction du domaine de Tsaritsyno. Elle a signé ses croquis sans une seule retouche, en regardant à peine. Pendant dix ans, il s’y est littéralement installé. Des palais, des ponts, des tourelles pseudo-gothiques ont été érigés pierre par pierre. Cependant, en 1785, l’impératrice a soudainement ordonné la démolition de deux palais presque achevés et a retiré Vasily Ivanovich du travail. Les raisons à cela sont nombreuses. Quelqu’un relie cette défaveur au fait que Bajenov était un franc-maçon ouvert et utilisait des symboles maçonniques dans la décoration des bâtiments, et que l’impératrice ne favorisait pas les sociétés secrètes (et ouvertes), quelqu’un souligne sa proximité avec le fils de l’impératrice, Pavel, dans lequel elle n’a pas vu un digne héritier du trône. Cependant, l’un des bâtiments de Bazhenov est très étroitement lié au nom de Pavel – Château Mikhailovsky.

Les secrets du château Mikhailovsky

Château Mikhaïlovski.

Château Mikhaïlovski.

Le tsarévitch Pavel était enclin au mysticisme, il aimait appeler ses palais personnels des « châteaux » et leur donner des noms inattendus. Et le lieu n’a pas été choisi par hasard – ici, lors du coup d’État de 1762, Catherine II a été proclamée impératrice. De nombreux architectes et artistes ont travaillé sur le projet, Pavel lui-même a pris une part active, mais le premier projet a été développé par Bazhenov. La construction selon son plan avait déjà commencé lorsque l’architecte a de nouveau été suspendu de ses travaux. Cette fois, il s’est permis de critiquer les idées de Paul, qui, bien sûr, n’aimait pas ça.

Vue d'en-haut.

Vue d’en-haut.

Cependant, cela ne signifiait pas la disgrâce et une rupture des relations – après la mort de l’impératrice, Pavel accorda à Bazhenov le grade de général, un domaine et mille âmes de serfs. Plus tard, Pavel I a nommé Bazhenov vice-président de l’Académie des Arts et l’a invité à créer un ouvrage fondamental sur l’architecture russe, mais l’architecte, étant assez célèbre en tant que théoricien, n’a pas eu le temps d’achever ce travail – il est décédé en 1799.

Manoirs de Moscou

La maison de Pachkov.

La maison de Pachkov.

La Maison Pachkov apparaît dans le roman de Boulgakov Le Maître et Marguerite, est devenue l’un des symboles de Moscou et est souvent répertoriée comme le bâtiment le plus célèbre de Bajenov. Ce n’est que maintenant que les documents confirmant sa paternité n’ont pas été conservés – seulement un style caractéristique qui combine des éléments de baroque et de classicisme. Certes, l’architecte Osip Bove a contribué à l’aspect moderne du bâtiment, car il a été endommagé lors d’un incendie en 1812.

Le domaine de Rumyantsev-Zadunaisky sur Maroseyka.

Le domaine de Rumyantsev-Zadunaisky sur Maroseyka.

Un autre manoir attribué à Bazhenov est le domaine Rumyantsev-Zadunaisky sur Maroseyka, un bâtiment strict mais richement décoré (bien que des sculptures soient déjà apparues au XIXe siècle), qui était à une époque le centre d’attraction des poètes, philosophes et artistes de Moscou.

Églises de Bajenov

Église toute douloureuse.

Église toute douloureuse.

Plusieurs édifices religieux sont également associés au nom de Bajenov. L’un d’eux est l’église de l’icône de la Mère de Dieu « Joie de tous ceux qui souffrent » sur Bolshaya Ordynka. Dans les années 1830, le volume principal de l’église a été reconstruit par le même Osip Bove, et il est difficile de dire quelle partie de l’œuvre originale de Bazhenov a été conservée. La combinaison de motifs classiques, baroques et néo-gothiques permet aux chercheurs de supposer que Bajenov a été directement impliqué dans la construction de l’église de Vladimir dans le domaine de Bykovo. De plan ovale, l’édifice est bordé de pierre blanche et couronné de plusieurs flèches.

Église dans le domaine de Bykovo.

Église dans le domaine de Bykovo.

Un certain nombre de bâtiments attribués à Bajenov ne peuvent en aucun cas être liés à lui – que ce soit sur le plan stylistique ou documentaire. Cependant, Bajenov s’est avéré être une sorte de symbole de l’architecture russe, un mystérieux génie méconnu, victime de jeux politiques, et ses références ont permis d’attirer l’attention des responsables sur l’état d’urgence de nombreux bâtiments historiques. Vasily Ivanovich Bazhenov, de son vivant, s’est efforcé de tout son cœur de servir son pays natal – et même après sa mort, devenant une figure presque mythologique, il a réussi à le faire.

Bajenov n’était pas le seul architecte à travailler dans le style néo-gothique – il existe de nombreux bâtiments de ce style en Russie.