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La Rose et le Lotus… ou le R.E.A.A. et le Bouddhisme

Être initié n’est pas le fruit d’un hasard, mais plutôt celui d’une recherche inconsciente, aboutissement de voyages et de rencontres. Ce qui nous pousse à être initié, est purement personnelle, fruit d’idées, de conceptions des choses, définition d’une vision du monde propre à chaque individu. Même si l’initiation est, au départ, centrée sur soi-même, elle ne peut exister qu’à travers l’Autre ou plutôt les Autres, pour finalement créer une œuvre Ternaire. 

Cette œuvre conduit l’initié vers la Connaissance, mais il lui faudra encore et encore pratiquer, s’employer à, le « travail ne s’arrête jamais ». C’est pour cela qu’Être initié nous conduit donc naturellement vers un nouveau « savoir-faire », vers un nouveau « savoir-être », « Savoir et ne pas Faire, cela n’est pas Connaître » !

J’ai dans ma vie, vécu deux initiations, tout d’abord à travers le massage Thaïlandais ou NUAT BORAN, puis comme apprenti Franc-maçon au R.E.A.A. Deux pays, deux cultures, deux visions de la spiritualité, et pourtant malgré ce qui semble être des différences, je n’y ai trouvé que des similitudes, comme le symbolisme de la fleur de Lotus chez les Bouddhistes, et la Rose Rouge chez les Francs-maçons, entre autres.

A la suite d’un dysfonctionnement de l’épaule, et afin d’échapper à une opération chirurgicale, je rencontre un masseur-kinésithérapeute, qui par une méthode non traditionnelle, me soigne l’épaule sans jamais la toucher, en « rééquilibrant mon squelette ».

Quelques années plus tard, je suis en Thaïlande dans le cadre de mon activité professionnelle. Cela fait déjà plusieurs mois que je voyage à travers le monde. Hôtels, avions, travail, le stress, le dérèglement alimentaire, mais aussi cette entrainement dans une spirale ou le temps ne s’arrête pas. Cocktail réussi pour déclencher un mal de dos terrible et douloureux, le corps et l’esprit n’était plus du tout en adéquation ! Ce que nous n’apprenons pas par Sagesse, nous l’apprenons dans la Douleur !

Le chemin de l’initiation au massage, commence banalement vers la recherche d’un massage « traditionnel Thaïlandais ». Contrairement aux idées reçues, cette pratique est née en Inde, il y a plus de 2500 ans, à l’initiative du Docteur Jivako Kumar Bhacca, yogi et ami de l’éveillé Siddhârta Gautama, communément appelé Bouddha. Inspirée du shiatsu, de l’ayurveda et du yoga, cette pratique s’est développée en Thaïlande dans les temples bouddhistes pour apaiser les muscles après les longues heures de méditation ou de travail dans les champs.

Transmis oralement de moine en élève, ce massage, appelé Nuad (pression) Bo Rahn (ancien), a connu un véritable essor dès 1830 lorsque le roi Rama III a créé à Bangkok l’école de Wat Pho. Implantée dans le Temple du Bouddha Couché, cette pratique fait partie d’un « art de vivre » quotidien, familial pour harmoniser le corps et l’esprit.

Je rencontre Samtchu Porn pour la première fois, petite femme âgée de 40 ans, qui me regard dans les yeux en écoutant mon problème, je ne suis pas sûr que sa pratique de l’Anglais soit suffisante, mais l’assurance de son regard me laisse penser « qu’elle Connaît, qu’elle comprend ! ». Quelques instants plus tard, en tenu de « massé », je me retrouve dans ce petit espace de 2,50 m de long pour 1,60 m de large, entourée par des cloisons de bois, sans plafond. D’autres de ces cabines exigus, identiques sont alignées dans cette grande pièce commune. Il y fait sombre, je ne vois pas grand chose, hormis cette natte tressée protégée d’un tissus L’environnement est sobre. 

Allongé à même le sol, je sens ses doigts parcourir mon dos, ces gestes sont précis, cherchant, je la devine en train de saisir ce qui me provoque ces douleurs, je le devine car je ne la vois pas. L’exactitude, la justesse, la sûreté de son touché me rassure et me fait penser à celui de mon Kiné en France. Cette femme qui n’a fait aucune école médicale, possède un geste acquis empiriquement, acquis par l’expérience et la pratique répétée, je découvrirais plus tard qu’il y avait autre chose ! Elle m’explique brièvement d’où viennent mes douleurs en appuyant sur les endroits sensibles. Immédiatement je la reconnais comme maîtrisant son art.

Je me laisse complètement aller, n’offrant aucune résistance, car sans la connaître j’ai confiance. Après 90 minutes de massage, je réalise que tous les gestes, sont des techniques souveraines. Ce qui est marquant, est le silence dans lequel se déroule la séance, pas un mot, pas de paroles, le calme, la pose fait partie de la pratique, ont dirait que le monde est stoppé. Je suis donc, comme un Apprenti en Loge, j’observe, j’écoute, je ressens dans le silence. Je ressens à cet instant sans pouvoir le comprendre, l’état de conscience dans lequel se trouve Samtchu Porn pour exercer sans art. 

Sans le vouloir, pendant des mois je retourne voir Samtchu Porn régulièrement, elle me prodigue des soins de plus en plus technique. Je suis émerveillé par ses connaissances, je réalise qu’elles sont de plus en plus sophistiquées, cette science de l’art de dénouer les tensions musculaires et d’en libérer les énergies et d’une efficacité redoutable. En débloquant ces énergies, elle soulage les maux. 

Le massage n’est qu’une partie de la philosophie de l’hygiène de vie en Thaïlande, la population estime que chacun de nous est animé par le « Prana », souffle vital qui parcourt le corps suivant des lignes appelées « Sen », ils sont difficiles à appréhender pour les occidentaux, car il faut les ressentir, sans les voir”. Le massage Thaï est une médecine des sens, des sensations, des émotions, sans mots et sans langage. Il n’y a pas d’explication à entendre, il faut ressentir les choses. 

Après plusieurs mois de massage régulier, je demande à Samtchu Porn, s’il elle veut bien m’enseigner le Nuat Boran. L’élève trouve son Maître, le maître trouve son élève! J’acquiesce immédiatement un refus, l’élève à trouvé son Maître, mais ce n’est pas réciproque. Ces fins de non-recevoir seront répétées pendant 16 semaines. Apprendre demande de la persévérance, dans ce cas là, il ne s’agit pas de s’inscrire à une formation « catalogue », mais de s’engager dans une expérience, où ni le temps, ni l’argent n’a sa place et d’ailleurs ou rien de ce qui représente nos « valeurs » occidentales n’ont leurs places. 

J’accepte donc toutes les conditions de Samtchu Porn, elle m’informe, qu’il me faudra travailler pendant plusieurs heures tous les jours, pas de livres, pas de schémas, aucune explication biomécanique, pas de photos. Je suis cependant autorisé à dessiner à mon domicile les protocoles acquis. Elle me confirme qu’elle ne fixe pas de somme d’argent pour ce « stage », elle laisse cela à ma discrétion, à combien j’évalue cet enseignement ?

C’est donc dans le silence et la pénombre que je dois sentir, ressentir, comprendre, interpréter, visualiser sans voir, les mouvements, les gestes, le positionnement de ces mains, paumes, doigts, genoux, avant-bras, pieds. Le massage Thaï est un équilibre représentant un polygone, où les pieds, les mains, le corps, forment un équilibre harmonieux en trois points, pour que d’en un rythme immuable, prodiguer simultanément, une pression équilibrée et précise, un peu comme la marche de l’éléphant. Il faut donc pratiquer, persévérer, encore et encore.

Sous le flot de mes questions, Samtchu Porn me réponds qu’elle ne sait pas ! et que nous les occidentaux, nous avons le défaut de toujours « chercher à comprendre », il faut donc se laisser-aller et laisser aller !

Plusieurs semaines d’apprentissages se sont écoulées, lorsque qu’un soir, Samtchu Porn me demande si « ça va » ? Je profite pour lui dire de façon la plus honnête et respectueuse, que je m’ennuie, car je n’apprends que des techniques et que je suis venue apprendre comment ressentir et comprendre ces sensations. A cette instant, sans aucun sourire, elle me demande de lui donner 13 baht (environ 0,38€) et de la retrouver demain soir au même endroit. Je ressens à ce moment un basculement dans notre relation, que je ne sais ni comprendre, ni expliquer. Mais je suis toujours dans le même état d’esprit, celui de « faire confiance ». 

Le lendemain, Samtchu Porn, m’informe qu’elle est allée au Temple Bouddhiste. Tout d’abord pour demander l’autorisation des moines de la reconnaître comme mon « Maître d’apprentissage » et dans un deuxième temps, de me reconnaître comme un « Neukliane » (traduction phonique), ou “apprenant”. Dorénavant, je suis reconnu comme tel et je devrais avant de commencer tout massage, me présenter devant l’autel de prière, ou siège les statues du Bouddha et celle du Docteur Jivako Kumar Bhacca. Je devrais prier avec elle et ensuite sans elle, chaque fois que je commencerais une journée de massage, ces prières sont à apprendre en Sanskrit (langue de l’époque du Bouddha), je vais les apprendre par cœur, sans difficulté, car avec le « Cœur ». 

Les jours qui ont suivie, Samtchu Porn modifia sa méthode d’apprentissage. Par respect je ne peux les communiquer, mais tout était tournée vers le fait de ne pas chercher à comprendre; Entendre l’inouï, voir l’invisible, sentir l’immatériel, ont été mes guides.

 Quelques semaines plus tard, Samtchu Porn, m’informe que son travail est fini, et qu’elle n’a “plus rien à m’apprendre”. Je suis bien sûr dévasté par cette nouvelle, car il me semble que j’aurai encore tant de chose à apprendre à ses côtés, tant sa connaissance me semble cyclopéenne. Elle m’informe que pour reconnaître son travail et aller plus loin, je devrais dorénavant me rendre à Bangkok et intégrer l’école de massage de Wat Pho. 

Comme une évidence, je m’y suis rendu pour suivre l’ensemble des cours. Je ne sais toujours pas pourquoi, ni comment le Maître qui m’a reçu et formé, à dès le premier jour, sans que je connaisse personnes, sans que je ne parle de Samtchu Porn, sans même ne rien à dire à personne, m’a identifié comme un « Neukliane » ! Là aussi, j’ai reçu un apprentissage différent, chaque Maîtres de cette prestigieuse école, m’en demandais toujours plus, d’aller plus loin, je ressentais la même sensation d’état de conscience enseignées par Samtchu Porn. 

Pour finir cette aventure, une fois diplômé de Wat Pho, j’ai parcouru comme un Compagnon, le Nord de la Thaïlande pendant plusieurs mois, à la rencontre d’autres praticiennes et praticiens, d’autres techniques, d’autres méthodes. Décidément le travail ne s’arrête jamais, j’ai rapidement compris que le cycle de l’initiation était celui d’une spirale parcourant par rotation le temps de notre vie. 

Prières au Docteur Jivako Kumar Bhacca – 

Nous invitons l’esprit de notre fondateur, le Père Docteur « Jivako », qui nous a enseigné tout au long de sa vie sainte.

Veuillez nous apporter la connaissance de la nature et nous montrer la vraie médecine dans l’univers.

A travers cette prière, nous sollicitons votre aide; qu’à travers nos mains, vous apporterez intégrité et santé au corps de la personne que nous massons.

Le dieu de la guérison habite dans les cieux, tandis que l’humanité reste dans le monde en dessous. Au nom du fondateur, que les cieux soient reflétés sur la terre, afin que cette médecine guérissante puisse encercler le monde.

Nous prions pour celui que nous touchons, qu’il soit heureux et que toute maladie soit libérée de lui.

En Loge nous entendons cette phrase « Le bandeau qui couvre vos yeux est le symbole de l’aveuglement dans lequel se trouve l’homme, dominé par ses passions et plongé dans l’ignorance, est-ce de votre propre volonté, en pleine liberté et sans aucune suggestion, que vous vous présentez ici ? » Dit rapidement le Vénérable Maître au postulant après avoir franchit la porte du Temple. 

Pour être initié, il faut être libre, c’est à dire accepter de s’aventurer dans une expérience unique. Nous savons aussi que nous ne risquons rien, personne ne va attenter à notre vie, car l’initiation est avant tout symbolique, alors allons voir!! Il y a beaucoup de curiosité dans notre volonté première d’être initié. Nous découvrons bien plus tard que ce n’est pas le fait d’être initié qui nous permet d’être libre, mais bien l’accomplissement d’un travail et d’un devoir. 

Sans le savoir, nous entrons dans des voies où il n’y a rien « à Voir » … le bandeau du néophyte, l’obscurité du box de massage, le faible éclairage du Temple, nous montre que la voie que nous nous apprêtons à suivre sera celle du cœur et non celle de la raison. Le silence est prédominant, il n’y a rien à dire, non plus … Il va nous falloir nous ouvrir et accepter l’espace du vide dans notre essence, « l’ouverture d’esprit n’est pas une fracture du crâne » disait Pierre DESPROGES ! Stopper le monde, ouvrir notre personnalité, laisser aller notre intelligence, déconstruire nos certitudes, et tout cela pourquoi ? 

Ce qui nous rassemble et nous ressemble, et le fait de vouloir nous détacher de la « Souffrance », comme le définit Matthieu RICARD (docteur en génétique cellulaire, moine bouddhiste tibétain, auteur et photographe) dans son livre « Le moine et le Philosophe », « la souffrance est un état d’insatisfaction profonde est parfois associé à la douleur physique, mais qui est avant tout une expérience de l’esprit », elle naît du désir, de l’attachement, de la haine, de l’orgueil, de la jalousie, du manque de discernement et de tous les facteurs mentaux que l’on appelle « négatif » ou « obscurcissant, parce qu’ils troublent l’esprit et le plonge dans un état de confusion et d’insécurité ». 

Nous allons devoir trimarder de Loge en Loge, de livre en livre, d’occasion en occasion, sur un chemin personnel. Aller à la rencontre de l’Autre, cette Autre qui ne nous ressemble pas, qui nous dérange et que notre regard aveugle nous limite de voir ; Le Prologue de St JEAN nous permet d’aller plus loin : « La vrai Lumière était celle qui éclaire tout homme venant en ce monde. Il était dans le monde; le monde a été fait par lui, et le monde ne l’a pas reçu. Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné pouvoir de devenir enfants de Dieu : à ceux-là qui croient en son nom, qui ne sont nés ni du sang, ni du désir de la chair, ni du désir de l’Homme, mais de Dieu ». Mais avons-nous vraiment enlever ce bandeau à la fin de notre initiation ?

Ce bandeau couvre nos yeux, représente le symbole de notre aveuglement dans lequel se trouve l’Homme, dominé par ses passions et plongée dans l’ignorance, ce que nous pourrions appeler la « souffrance » (voir les quatre nobles vérités du Bouddhisme). 

Mais ne regardons pas trop cette Lumière car les yeux de notre esprit ne sont pas encore disposés à « voir ». L’initiation est surprenante, nous venons chercher la lumière mais ne devrions-nous pas plus tôt avancer sur le chemin de « l’Outre-Noir » propre au peintre Pierre SOULAGE. Car il n’y a pas de noir absolu, même si par exemple le Carbone absorbe 99,99% de lumière ! il reste toujours de la Lumière  « l’Outre-Noir est une lumière, pour dire au delà du noir, une lumière reflétée, transmutée par le noir, Outre-Noir, Noir qui cessant de l’être devient émetteur de clarté, de lumière secrète. »

Ce carbone pour les Bouddhistes est composé des trois poisons que sont la soif ou l’avidité, la colère ou l’aversion, et l’ignorance. L’initiation nous offre l’ouverture d’une porte que nous possédons en nous, porte sur laquelle commence un chemin. Celui de l’Inconscient, révélateur de chaos dans un premier temps, ce qui nous plonge dans l’Avoir, du Faire et du Être dans un second temps. Puis s’offrira à nous des choix tirés de l’inconnu à nous de donner du sens, d’être créateur et responsable, et de cet instant nous pourrons nous « Autoriser », nous « permettre » de poursuivre en prenant le pouvoir de notre vie, être dans cet état de conscience de guérison de nous-même, pour que la spirale de l’espace de notre temps, nous transforme en Être, un Avoir et un Faire (voir Martine DUSSART – Les trésors oubliés de l’arc-en-ciel – Tome 8 – martine-dussart.be).

Cette voie sur laquelle nous nous engageons, va nous transformer quoi qu’il en soit en combattant. Nous devons puiser dans notre courage, notre persévérance, lutter contre l’adversité. Dans la plupart des spiritualités orientales, le travail consiste à faire mourir l’ancienne personne en nous pour renaître, c’est à partir de la mort que la vie s’envisage !

Nous avons le privilège d’être Bouddhiste et Franc-Maçon, issu de la culture de la Rose et du Lotus. Cette Voie du milieu, ou plutôt c’est deux voies du milieu, médiane, nous dote de parvenir à l’éveil et à la libération de la souffrance : la juste intention, la juste vision, la juste action, la juste parole, la juste conscience, la juste subsistance, la juste concentration, le juste effort !

« Je t’aime comme le soleil aime la pluie, comme la pluie aime le soleil, c’était pas gagné… » Thierry C.

Thierry est un des collaborateurs de LA LETTRE DES DEUX VOIES pour favoriser des échanges et des liens entre Francs-Maçon (nes) qui sont déjà dans une démarche bouddhiste ou qui souhaite connaître un peu mieux le bouddhisme.

La lettre est trimestrielle et gratuite, on peut s’y inscrire en précisant son Ob., sa L. et la Ville de résidence à ce mail : lesdeuxvoies@orange.fr

La franc-maçonnerie rend hommage aux pompiers de Penquista

De notre confrère chilien adprensa.cl

Avec la participation du Grand Maître de la Grande Loge du Chili, Sebastián Jans Pérez, hier, mercredi 20 juillet, à 19h30, l’hommage de la Franc-Maçonnerie Penquista pour la « Journée des Pompiers Volontaires« .  

L’activité a été suivie par différents pompiers, la communauté, les autorités maçonniques et les bénévoles du service d’incendie, les loges maçonniques de la juridiction de Concepción.

La cérémonie émouvante s’est déroulée dans le temple « Enrique Pastor López » de la maison de la franc-maçonnerie Concepción, au 560, rue Castellón, où les compagnies de pompiers Concepción, San Pedro et Chiguayante ont fait une reconnaissance.

À cette occasion, les volontaires ont reçu la médaille « Germán Tenderini« , pour être des représentants des valeurs des pompiers du Chili et une carrière exceptionnelle en tant que volontaires des communes susmentionnées.

Le Grand Maître, Sebastián Jans, a souligné le travail altruiste et anonyme, l’esprit de sacrifice et de patriotisme qui caractérise les professionnels de l’urgence, incarnés par certains volontaires de Concepción, Chiguayante et San Pedro de la Paz.

La plus haute autorité de la franc-maçonnerie a souligné la valeur de l’Ordre maçonnique, en tant qu’institution républicaine, qui vise l’amélioration de l’être humain, dans une vision laïque et sans dogmes.

« Cet hommage aux Pompiers Volontaires est rendu dans ce contexte, comprenant le rôle de la franc-maçonnerie dans la citoyenneté, car nous sommes conscients que dans leur effort, leur dévouement et leur force, il y a un exemple de citoyen libre et de bonnes mœurs , des gens qui pratiquent la fraternité », a exprimé le Grand Maître. Enfin, Sebastian Jans a affirmé que les sapeurs-pompiers ont des valeurs communes avec la franc-maçonnerie.

Un moment historique pour la franc-maçonnerie et pour le Brésil

De notre confrère brésilien folhadolitoral.com.br

Conférence de la franc-maçonnerie régulière brésilienne Gob/Cmsb/Coma

Florianópolis a accueilli, le 15 juillet 2022, la première Conférence de la franc-maçonnerie régulière brésilienne, un événement qui est entré dans l’histoire comme une étape importante dans les relations interpuissances.

Ce fut une démonstration que la franc-maçonnerie est unie et prête à répondre aux défis auxquels la société brésilienne et l’institution elle-même sont confrontées, comme l’une des forces qui ont toujours été du côté de la liberté et de la consolidation de la démocratie, au Brésil et dans le monde.

La conférence était dirigée par les principaux dirigeants des trois organisations de la franc-maçonnerie régulière brésilienne : par la CMSB – Confédération de la franc-maçonnerie symbolique du Brésil, le secrétaire général, Frère Flávio Graff, Grand Maître du GLSC – Grande Loge de Santa Catarina ; pour la COMAB – Confédération maçonnique du Brésil, le président, Frère, Vanderlei Geraldo de Assis, Grand Maître du Grand Orient de Minas Gerais et, pour le GOB – Grand Orient du Brésil, le Grand Maître Adjoint Frère Ademir Cândido da Silva.

Les Grands Maîtres d’État et les représentants légaux des trois puissances, de tous les États du pays, ont participé en poids à cette réunion qui a traité de questions d’intérêt commun entre les trois courants maçonniques, compris en trois blocs thématiques, tels que :

• Relations nationales inter-puissances ou d’intérêt commun.

• Projets communs.

• Ordres maçonniques, para-maçonniques, alliés et associés.

Suivant ces lignes thématiques, les Frères des trois forces ont présenté des propositions pour l’élaboration de matériel pédagogique complémentaire, sans préjudice du travail traditionnel développé par les Loges ; le mot semestriel commun; la démystification de la franc-maçonnerie pour la société ; et, la formation d’un groupe de travail, pour élire une action nationale commune, entre autres.

Pour le secrétaire général de la CMSB, frère Flávio Graff, « cette conférence est venue ratifier les véritables objectifs pour nous de faire une franc-maçonnerie mûre, consciente et unie, pour prospecter des scénarios d’avenir propices pour la franc-maçonnerie brésilienne et mondiale ». À son tour, le président de la COMAB, le frère Vanderlei Geraldo de Assis, a défini cette rencontre comme « importante pour sauver l’union de la franc-maçonnerie brésilienne, pour montrer notre force, non seulement pour le Brésil, mais aussi pour l’étranger ». Au nom du Grand Orient du Brésil, le Frère Ademir Cândido da Silva a déclaré qu’«aux yeux du GOB, cette réunion symbolise ce que chaque juridiction de la franc-maçonnerie régulière au Brésil entend. C’est-à-dire voir une franc-maçonnerie unie et renforcée et montrer non seulement au Brésil, mais au monde, à quoi sert la franc-maçonnerie ».

Plus de 200 francs-maçons des trois branches de la franc-maçonnerie régulière brésilienne, de tous les États du pays, ont participé à l’événement sans précédent de ce siècle.

Les travaux ont été dirigés par les principaux dirigeants des trois organisations maçonniques régulières du Brésil : le secrétaire général de la CMSB, le frère Flávio Graff, le président de la COMB, le frère Vanderlei Geraldo de Assis et le grand maître général adjoint du GOB, le frère Ademir Cândido da Silva.

Ces 5 sociétés secrètes ont changé le monde, à huis clos

De notre confrère nationalgeographic.co.uk – Par JEAN-PIERRE ISBOUTS

Les sociétés secrètes existent depuis l’essor des premières grandes civilisations, allant des cultes religieux aux associations politiques en passant par les fraternités universitaires. Y compris des philosophes, des artistes, des présidents et même des astronautes dans leurs rangs, les membres menaient généralement leurs affaires en privé, cachant leurs activités – et parfois leur identité – au public. Certains utilisent des poignées de main secrètes et des symboles, tandis que d’autres portent des vêtements ou des bijoux codés. Ils ont renversé des dirigeants et remodelé des nations ; écrivains et artistes influencés; et ont changé la façon dont les gens pensent de Dieu. Et ils sont toujours là.

Que faisaient-ils exactement dans l’ombre ? Qu’y a-t-il derrière leurs mystérieux rituels ? Voici les vraies histoires derrière certaines des sociétés les plus secrètes de l’histoire.

Oracle de Delphes

La sibylle delphique est l’une des cinq sibylles représentées sur la fresque du plafond de la chapelle Sixtine par Michel-Ange, achevée en 1512.

Le temple d’Apollon à Delphes a été construit au VIIe siècle avant notre ère dans le style dorique.

Dans la Grèce antique, les citoyens qui avaient une question brûlante pouvaient rechercher la sagesse des dieux par le biais d’oracles – et il n’y avait pas d’oracle plus influent que celui de Delphes. Atteignant son apogée entre le VIIIe et le VIe siècle av. J.-C., ce temple massif dédié au dieu Apollon se dressait au cœur du sanctuaire de Delphes qui, la plupart du temps, servait de lieu de culte. Mais pendant neuf jours par an, le temple est devenu un oracle lorsqu’un médium spécial, appelé la Pythie, a reçu un groupe restreint de visiteurs (qui avaient fait un don important pour le privilège). 

Au jour fixé, Pythia, généralement une jeune femme originaire de Delphes, buvait et se baignait dans les eaux de la fontaine de Kassotis. Elle entra ensuite dans le temple pour prendre place dans le sanctuaire intérieur, l’ adyton. L’oracle elle-même n’a jamais « parlé ». Au lieu de cela, elle est entrée dans une transe, provoquée, selon l’historien grec Plutarque, par de mystérieuses « vapeurs », se tordant et se convulsant en émettant des sons et des cris étranges. Les prêtres interprétaient ces paroles et produisaient une réponse, ce qui leur donnait un pouvoir énorme, surtout si la question concernait des questions politiques importantes.

Culte de Mithra

Les Mystères mithraïques, une société secrète qui s’est développée au 1er siècle après JC dans tout l’Empire romain – en grande partie grâce à sa popularité parmi les troupes romaines – a été inspirée par une divinité indo-persane connue sous le nom de Mithra qui serait née d’un rocher. Dépeint comme un dieu semblable à un sauveur, Mithra était souvent représenté en train d’abattre un taureau sacrificiel ou de partager un banquet avec le dieu solaire, Sol. 

Mithra Cult ou ouvreur

Le Mithraeum sous la Basilique de San Clemente à Rome. PHOTOGRAPHIE PAR ICE BOY TELLWIKIMEDIA COMMONS

On ne sait pas grand-chose sur le fonctionnement interne de ce culte exclusif, bien qu’il soit entendu que l’objectif était de glorifier la guerre, de vaincre le mal et d’atteindre le salut. Tous les candidats devaient passer sept niveaux complexes d’initiation – y compris la réalisation de sacrifices d’animaux – avant d’être considérés comme des membres pleinement investis ou syndexioi,  « scellés par une poignée de main ». 

Jusqu’à 30 fidèles se sont réunis dans un espace ressemblant à une grotte connue sous le nom de mithraeum (plus de 45 sur au moins 680 ont été découverts par des archéologues rien qu’à Rome) pour partager un repas de pain et de vin et organiser des cérémonies secrètes devant une effigie du dieu tuant un taureau. À son apogée, le culte est devenu un défi majeur pour une autre religion en plein essor : le christianisme. En fait, les premiers chrétiens les ont persécutés et la société a été supprimée à la fin du 4ème siècle.

Les Templiers

Sur sept croisades majeures lancées pour libérer la Terre sainte de la domination musulmane, seule la première croisade a réalisé des gains tangibles, prenant Jérusalem en 1099 et massacrant la plupart des habitants juifs et musulmans qui tentaient de défendre la ville. Le mouvement croisé a inspiré la fondation de plusieurs ordres militaro-religieux voués à la tenue et à la défense de la Terre Sainte, dont les plus célèbres étaient les Templiers.

Formé vers 1119 lorsque Baudouin II, alors roi de Jérusalem, chargea un groupe de chevaliers de protéger tous les pèlerins chrétiens en Terre Sainte, les Templiers étaient facilement reconnaissables à leurs robes blanches marquées d’une croix rouge. Ils développèrent une expertise particulière dans la finance et devinrent rapidement l’une des organisations chevaleresques les plus puissantes, créditée même d’avoir développé un nouveau système bancaire. 

Après que les croisés aient été vaincus lors du siège d’Acre en 1291 et forcés de fuir la Terre Sainte pour Chypre, les Templiers n’ont jamais formulé de nouvelles missions . Le roi Philippe IV de France, qui était profondément endetté envers l’ordre, a exploité son désarroi – et sa réputation de secret – en arrêtant la plupart des dirigeants templiers en France. Plusieurs Templiers ont été brûlés sur le bûcher sur de fausses accusations, ce qui n’a fait qu’accroître la mystique de l’ordre. 

Il a été officiellement dissous en 1307, mais sa légende perdure. Aujourd’hui, de nombreuses sociétés secrètes en France, en Allemagne et en Italie prétendent être des descendants des Templiers, y compris l’Association Française des Chevaliers du Christ, qui bénéficie du soutien du Vatican.

La croisade des enfants partit pour la Terre Sainte en 1212. Elle n’arriva jamais. )

Les francs-maçons

Connus pour leurs tabliers blancs, leurs poignées de main secrètes et leurs symboles mystérieux, les francs-maçons auraient aidé à tracer les révolutions américaine et française et à planifier la conception de Washington, DC. Avec des chapitres dans le monde entier, les membres ont inclus George Washington, Voltaire, Wolfgang Amadeus Mozart , Harry Houdini, Franklin D. Roosevelt, Winston Churchill, Gerald Ford et Buzz Aldrin. 

Les origines de cette mystérieuse organisation sont obscures, mais on pense qu’elle a commencé en Europe dès le Moyen Âge. Les premiers membres étaient une guilde de maçons professionnels ou de tailleurs de pierre qui, contrairement à la plupart des autres roturiers, avaient les moyens de voyager dans différentes villes et terres, ce qui donnait à ces artisans une vision du monde unique et libérale qui transcendait les coutumes locales. 

Au fil du temps, les francs-maçons ont minimisé le travail de la pierre alors qu’ils discutaient des idées philosophiques et intellectuelles occidentales fondées sur les Lumières, notamment l’anti-monarchisme, le gouvernement constitutionnel et le républicanisme. En tant que société non religieuse et non politique, la franc-maçonnerie a défini un nouvel ensemble de valeurs morales et spirituelles, qui ont été inculquées par une série de cérémonies et de rituels, par lesquels les membres ont progressivement progressé dans les rangs (en utilisant la taille de pierre comme métaphore directrice – ils sont passés d’apprentis à compagnons à maîtres maçons). Les francs-maçons restent une organisation florissante aujourd’hui, avec de nombreuses unités membres à travers le monde consacrées à la charité et à d’autres bonnes œuvres.

Le Tiandihui et les Hongmen

Au cours du XVIIIe siècle turbulent en Chine, la Tiandihui, ou Société du Ciel et de la Terre, s’est formée en tant que culte spirituel dirigé par des chefs charismatiques dans la province du Fujian. Ils ont été contraints à la clandestinité par la dynastie Qing, devenant un mouvement de résistance féroce contre les dirigeants mandchous Qing. Ils ont eu recours au vol à main armée pour maintenir la stabilité financière. 

Le Tiandihui a inspiré d’autres sociétés, dont une organisation de type maçonnique connue sous le nom de Hung Mun ou « Hongmen ». Parmi les membres figuraient Sun Yat-sen, fondateur de la première république de Chine ; et le général Chiang Kai-shek, fondateur de Taiwan. Certains sont restés fidèles aux idéaux de patriotisme, de loyauté et de justice de Tiandihui, mais d’autres ont dérivé vers la criminalité, inspirés par le penchant de Tiandihui pour les hold-up à la Robin des bois. Le plus célèbre d’entre eux est un groupe connu sous le nom de Triades, qui est aujourd’hui l’un des plus grands syndicats du crime asiatique au monde.

Guidée par la foi, la rébellion de Taiping a failli renverser la dynastie Qing. )

Des parties de ce travail ont déjà paru dans Secret Societies. Copyright © 2017 National Geographic Partners, LLC. Texte copyright Jean-Pierre Isbouts 2017. Tous droits réservés.

La franc-maçonnerie – une hérésie qui séduit toujours les catholiques

De notre confrère polonais fronda.pl

Pour égayer votre week-end, la rédaction de 450.fm a sélectionné pour vous un nouveau délire anti FM

« Il y a (…) plusieurs faits sur la franc-maçonnerie, attestés à la fois par ses propres documents et par les paroles de ses propres membres, qui indiquent qu’elle n’a pas seulement des inclinations religieuses, mais qu’elle est une religion pleinement développée », écrit Raymund Maria sur le portail Life Site News. Et si c’est le cas, cela signifie qu’un Catholique ne peut pas être Maçon, contrairement aux assurances des Maçons eux-mêmes que la Loge est ouverte à toutes les religions.

Afin d’apprécier si la franc-maçonnerie a quelque chose à voir avec la religion, selon l’auteur, il convient de répondre à plusieurs questions concernant « certains éléments (…) essentiels à la religion » : a-t-elle, par exemple, « sa propre doctrine théologique de Dieu (…)? A-t-elle son propre système moral ? A-t-elle ses propres rituels de culte, ses propres secrets ou des cérémonies sacrées ? Promet-elle à ses membres le bonheur, le salut, ou une récompense dans cette vie ou après la mort ? »

En prouvant que la franc-maçonnerie est une religion, Raymund Maria cite la soi-disant La « Constitution des francs-maçons » du pasteur James Anderson de 1723. Ce document est aussi appelé la « Constitution d’Anderson » du nom de son créateur. Selon le journaliste, les documents qui s’y trouvent montrent que dès le début, « la franc-maçonnerie revendique le privilège d’être une religion universelle sur chaque secte, dénomination ou religion personnelle« .

« La franc-maçonnerie est censée être cette religion dans laquelle tous les peuples s’accordent, laissant leurs opinions concrètes à eux-mêmes et au centre de l’unité . En d’autres termes, l’affirmation maçonnique que la loge est une confrérie universelle est précisément l’affirmation qu’elle est une religion universelle », écrit l’auteur.

La franc-maçonnerie ne tire des autres religions que ce qui leur est commun quant à la foi en Dieu, mais en même temps s’en distingue en se plaçant au-dessus d’elles. Le chroniqueur énumère quatre choses à la suite desquelles la franc-maçonnerie devient la religion universelle : 1) elle abaisse la religion de ses propres membres à une simple opinion, qui est une condition pour l’établissement d’un État laïc ; 2) elle soumet la religion à une appréciation de la raison humaine naturelle, faisant de la raison un arbitre dans les affaires divines ; 3) elle met de côté toutes les religions, pour faire place à quelque chose de nouveau « dans lequel tous sont d’accord » ; 4) elle se subordonne toutes les religions, devenant elle-même une religion.

L’auteur écrit également sur le rôle de la Réforme protestante et des Lumières dans le développement de la franc-maçonnerie. La révolte protestante brisa l’unité de l’Europe, abandonna les Écritures,  l’interprétation de la raison individuelle et a contribué à la multiplication des dénominations successives. Les Lumières ont soumis les questions de foi au jugement de la raison humaine naturelle. Tout cela a conduit à une perte de foi. La franc-maçonnerie est apparue comme un facteur unificateur et une nouvelle religion naturaliste universelle dans laquelle Dieu devient le « Grand Architecte de l’Univers ».

Le chroniqueur souligne que le caractère religieux de la franc-maçonnerie se manifeste aussi par ses « autels propres, son sacerdoce hiérarchique, ses vêtements sacrés, ses rites et ses serments ». Et citant l’expérience de David Gray, un ancien franc-maçon converti au catholicisme, il montre que ces rites, sacrements et cérémonies maçonniques sont destinés à servir l’auto-salut, faisant de la franc-maçonnerie une nouvelle forme d’hérésie pélagienne.

Maria souligne le trait commun de toutes les loges, qui les unit malgré leurs différences : « l’hostilité au christianisme, et en particulier à l’Église catholique ».

La Zélée, Orient de Bayonne, fête ses 250 ans. L’expo à ne pas manquer !

La Franc-Maçonnerie bayonnaise commémore les 250 ans de La Zélée

Du 4 juin au 31 août 2022, le Musée Basque et de l’histoire de Bayonne présente l’histoire de la loge bayonnaise, à la faveur d’un parcours dans ses salles d’exposition.

La bannière de La Zélée

Origine et naissance de La Zélée

La Franc-Maçonnerie bayonnaise est l’une des plus anciennes de France. Le relevé des Loges dans l’État royal du 6 novembre 1744 mentionne déjà l’existence de 19 loges de province, dont celle de Bayonne. La cité de l’Adour était alors un lieu de passage et un port très important en relation avec l’Angleterre, la Hollande et l’Espagne.

La première loge bayonnaise avait été fondée le 3 juin 1743 par La Française de Bordeaux et nommée au début Saint-Jean de l’Union Cordiale, présidée par Timothée Lichigaray le jeune, originaire d’une famille protestante de commerçants basques installés à Orthez. Remplacée par La Saint-Jean des Arts en 1765, à la suite de l’entrée de divers artisans appartenant aux métiers de la Marine (charpentiers, forgerons, cordiers), elle marque l’entrée des maîtres de corporation, des tonneliers et des charrons.

Initié à La Française de Bordeaux, le 10 Janvier 1743, le capitaine d’infanterie Pierre Salleneuve (né à Bayonne en 1713) fut le plus ancien Bayonnais connu appartenant à la franc-maçonnerie, encore inscrit en 1776 comme orateur au tableau de La Zélée, nouveau nom de l’ancienne loge qui reçut du Grand Orient de France, une patente datée de 1772, pour prendre rang au 21 février 1770, date de la demande initiale. La Zélée fut présidée jusqu’en 1776 par Jean-Claude Verney, imprimeur rue des Tendes à Bayonne, vénérable qui signe la première patente.

Dès 1772, les Juifs créent une autre loge à Saint-Esprit nommée La Fidélité, rattachée à La Zélée. Elle disparaît quelques années plus tard, pour renaître en 1805, sous le nom de La Parfaite Réunion. On y trouve les membres des neuf familles juives les plus en vue, mais également des fonctionnaires de l’armée et des bourgeois bayonnais, comme les Berdeco, les Bastiat, les Etchats, les Simonet… Cette loge vit en parfaite harmonie avec La Zélée.

En savoir +

Le site de la Loge http://la-zelee.com

L’article de 2002 L’empreinte la Zélée – L’Express, réservé aux abonnés https://www.lexpress.fr/actualite/societe/l-empreinte-la-z-eacute-l-eacute-e_498023.html

L’article Sud Ouest, quotidien régional fondé le 29 août 1944 : La loge maçonnique du Grand Orient de France « La Zélée » commémore les 250 ans de sa fondation à Bayonne, les 3 et 4 juin 2022. Un choix qui n’est pas dû au hasard

https://www.sudouest.fr/pyrenees-atlantiques/bayonne/bayonne-la-loge-maconnique-du-grand-orient-de-france-celebre-ses-250-ans-11156901.php

Le musée basque et de l’histoire de Bayonne présente une collection historiographique et ethnographique consacrée au Pays basque en France. Cela va du quotidien du berger et de l’agriculteur depuis la protohistoire, des outils, des arts domestiques et traditionnels, des peintures, des jeux et danses, en passant par l’identité basque à travers les siècles. Situé à Bayonne, il a reçu en 2003 le label musée de France et est géré depuis 2007 par le Syndicat mixte du musée basque constitué par la ville de Bayonne, l’agglomération Côte Basque-Adour et le conseil général des Pyrénées-Atlantiques.

Infos pratiques :

Musée Basque et de l’histoire de Bayonne – 37 quai des Corsaires 64100 BAYONNE

+33 (0)5 59 59 08 98

Bayonne, maison dite de Dagourette ou musée basque

Conférences « La FM sous Napoléon III » à La Teste-de-Buch (33)

La Teste-de-Buch est une commune du Sud-Ouest de la France, située près d’Arcachon dans le département de la Gironde, en région Nouvelle-Aquitaine.

C’est au sein de l’une des plus grandes communes de France en superficie que la Société Nationale d’Entraide de la Médaille Militaire* (SNEMM) – 41e Section District Arcachon – La Teste de Buch – a choisi de vous inviter tous les soirs 18H30 du lundi 25 à 14H00 au dimanche 31 juillet 2022, salle « La Source ART GALERIE » rue Victor Hugo en plein centre-ville de la Teste à une exposition, à l’occasion des 170 ans de la création de la médaille militaire.

Ainsi qu’à une conférence, chaque soir, sur la Franc-Maçonnerie par l’écrivain Alain Queruel, prix littéraire de l’Institut Maçonnique de France 2018 et 2019 et membre Frère du Grand Orient de France, suivie d’une dédicace et d’un vin d’honneur, offert.

Entrée libre et gratuite. Et avec la participation d’associations et sociétés partenaires.

Plus de renseignements snemm41@claude-laporte

*La SNEMM : apolitique et non-confessionnelle, la SNEMM dispose d’un réseau de 650 sections réparties en France, dans les DOM-TOM et à l’étranger, qui contribuent à son action sociale et s’attachent avec elle au rayonnement de la médaille militaire, ainsi qu’au culte de la mémoire. En savoir + https://www.snemm.fr/page/925699-l-association

La médaille militaire est une décoration militaire française, instituée le 22 janvier 1852 par Louis-Napoléon Bonaparte destinée aux militaires du rang, aux sous-officiers, et à titre exceptionnel, aux officiers généraux. Elle est parfois appelée Légion d’honneur du sous-officier, Médaille des braves ou bijou de la nation. Elle est décernée par le président de la République sur proposition du ministre des Armées, dans les conditions prévues par le Code de la Légion d’honneur, de la médaille militaire et de l’ordre national du Mérite. Il s’agit de toutes les décorations militaires françaises, la plus haute distinction récompensant, en temps de guerre, les maréchaux de France et les généraux, déjà grands croix de la Légion d’honneur.

Alain Queruel

L’ouvrage d’Alain Queruel, préfacé par Yves Hyvert-Messeca, et édité par Cépaduès en 2019 :

La Franc-Maçonnerie sous Napoléon III

Le résumé : Suite au coup d’Etat de 1852, les francs-maçons connaissent quelques inquiétudes quant à l’avenir de leurs obédiences. Pourtant, les loges reprennent de la vigueur et initient quelques-uns des débats qui exploseront sous la IIIe République : l’indépendance vis-à-vis du pouvoir politique, la place des femmes, le principe de l’école laïque, entre autres sujets de réflexion. ©Electre 2022

La quatrième de couverture : Si la Troisième République, d’après les historiens spécialisés, fut un âge d’or pour la franc-maçonnerie, celle-ci le dut très certainement au Second Empire. Pourtant, dès le coup d’État de 1852, les francs-maçons pouvaient s’interroger avec raison sur l’avenir de leurs obédiences, le nouveau maître de la France n’ayant pas caché ses intentions de les mettre au pas. Cependant, petit à petit, le carcan se desserra et les loges purent reprendre force et vigueur.

Les principales résolutions de la franc-maçonnerie sous le régime républicain prirent racine dans les débats entamés sous l’Empire ; l’indépendance vis-à-vis du pouvoir politique, l’entrée des femmes en maçonnerie, les discussions sur les sujets sociaux (dont les principaux courants « socialistes » furent représentés dans les ateliers maçonniques), les questions religieuses, le principe de l’école laïque étaient déjà en germe…

Le maçon est le loup du maçon

De notre confrère mexicain elsoldedurango.com.mx – Par SERGIO VM SANCHEZ

Précision pertinente, depuis plus de 35 ans que nous sommes dans cet espace touchant et analysant les questions liées à la franc-maçonnerie, nous avons pris soin de préciser que chacun peut écrire, commenter ou donner un avis sur cet ordre initiatique.

Ce qui n’est permis à personne, c’est de parler ou de déclarer au nom de ce groupe, faculté et droit exclusif de l’autorité maçonnique.

Par exemple, Sergueï Renauld de la Ferrière, franc-maçon du 33e degré, a écrit Le Livre noir de la franc-maçonnerie, très illustratif sur les thèmes, les rituels et les symboles et leur application à l’intérieur et à l’extérieur des loges ; Mario Molina MM a publié le précieux livre Trazados Masonicos, Jaime Ayala Ponce, MM degré 33 du Rite Écossais AA, comme ce dernier, a publié « Introduction à la franc-maçonnerie », une précieuse collection en trois volumes qui touche à l’histoire, aux rites, aux usages et coutumes de la franc-maçonnerie, etc. De plus, de multiples portails apparaissent sur internet où francs-maçons et non-francs-maçons abordent librement les questions liées à cet ordre respectable.

Après ce préambule, nul ne peut nier que les passions ou les déviations de l’être humain le font échouer, quelle que soit son affiliation à telle ou telle organisation à laquelle il appartient, que ce soit religion, franc-maçonnerie, parti politique, gouvernement, etc. nonobstant les préceptes, lois, règlements, constitutions, postulats, etc. qu’ils ont juré, respectent, accomplissent et font respecter et que nous répétons dans un moment de faiblesse humaine ou obéissant à des intérêts personnels ou de groupe, ont failli à leur tâche et les membres de la franc-maçonnerie ne pourraient être l’exception de ne pas se conformer à ce qu’ils sont obligé de respecter et d’observer.

Nous ferons référence à des cas très précis, par exemple Salvador Allende était un grand président ainsi qu’un franc-maçon, Richard Nixon appartenait également à la franc-maçonnerie. En raison des intérêts économiques et politiques de son pays, il a organisé, par l’intermédiaire de la CIA, le coup d’État qui a abouti au renversement et à l’assassinat d’Allende et de nombreux autres francs-maçons tels que Pablo Neruda et une grande partie du peuple chilien. ; un autre franc-maçon organisa et provoqua la chute de Nixon. Martin Luther King, était un autre grand franc-maçon qui, pour d’autres raisons, a reçu l’ordre d’être exécuté par un autre franc-maçon du gouvernement des États-Unis.

Et au Mexique nous ne pouvions pas être exempts de trahisons entre francs-maçons, par exemple Hidalgo appartenait à la franc-maçonnerie tout comme Iturbide. Avant le début de la lutte pour l’indépendance, le père de la patrie l’a invité à se joindre, lui offrant un poste de commandement élevé, auquel il a refusé de diriger, avec Calleja, les forces qui ont combattu avec acharnement l’armée libératrice.

Par la suite, après le triomphe de l’indépendance, un soutien aux proches d’Hidalgo avait été envisagé, ce qu’Iturbide a invalidé. Au cours de cette guerre, des contingents militaires sont venus d’Espagne pour renforcer les forces royalistes. Ils appartenaient à la franc-maçonnerie, mais pour ne pas être confondus avec les francs-maçons indépendants qui étaient inclus dans le rite écossais, tout comme eux, ils ont ajouté à leur signature Rite Écossais Ancien et Accepté. Des frères envahisseurs qui combattent des frères qui se battent pour la liberté.

Le dictateur Santana appartenait également à la franc-maçonnerie, mais en raison de ses aberrations, il est entré en collision avec Juárez, qu’il avait emprisonné à Tehuacán, il l’a même envoyé à San Juan de Ulúa pendant un certain temps et l’a ensuite déporté, l’envoyant en exil. Un autre franc-maçon Porfirio Diaz ne pouvait pas être l’exception, car pour imposer ses dispositions et même ses caprices, il ne s’arrêtait pas dans des contemplations qui comprenaient des francs-maçons méritants tels que Manuel Altamirano, Lerdo de Tejada, Francisco I. Madero qu’il emprisonna à San Luis Potosí avec intentions criminelles et où l’apôtre de la démocratie a réussi à s’évader.

Victoriano Huerta était également franc-maçon, mais l’ambition du pouvoir et la trahison du président Madero (33e degré de la franc-maçonnerie), orchestrée par l’ambassadeur des États-Unis et d’autres traîtres au pays, ont conduit à l’assassinat du président et du vice-président José María Pine. Suarez.

Parce que ce sujet est à la fois controversé et étendu sur les trahisons entre francs-maçons, nous le poursuivrons plus tard.

Lina Chelli : Personne ne vend autant de livres maçonniques qu’elle !

Si vous fréquentez les salons maçonniques du livre, vous connaissez immanquablement Lina Chelli. Lorsque vous vous arrêtez sur son stand pour regarder ses livres, vous pouvez être certain que vous repartirez avec une partie de sa collection dans les bras. Elle ne vous lâchera pas et trouvera en quelques secondes l’argument idéal qui vous fera craquer.

Le secret de sa réussite repose sur un ensemble de détails qui font toute la différence, mais surtout une motivation qui ne lui laisse pas le choix. Car avouons-le, lorsque la concurrence vend difficilement 10 livres dans la journée, elle est capable d’en faire 200 à la table d’à côté. La rédaction s’est penchée sur ce personnage hors du commun et sur sa méthode. Nous vous livrons quelques-uns des « trucs » qu’elle a mis au point. Mais avant, présentons le personnage :

Lina est née le 30 mars 1954 à Tunis, elle vient en France avec ses parents en 1957 pour résider à Meaux en Seine et Marne. Neuf ans plus tard, tout le monde déménage, direction Marseille. Elle poursuit ses études deux années après le Bac et nous sommes en 1973. Deux ans plus tard, elle rentre au service  du PMU jusqu’en 2000. Ensuite, elle devient responsable magasin en 2001.

En mars 2014, c’est le grand tournant de sa vie. Elle se lance avec son premier Roman : « La Guérisseuse de Marseille » qu’elle négocie avec les éditions l’Harmattan. Elle y raconte l’histoire d’Esther, sa mère guérisseuse pour laquelle, France 3 Alpes Côte d’Azur avait consacré un reportage en 2014.

Puis c’est la révélation, la même année, elle trouve sa voie. Elle écrit « Vibrations Maçonniques 3,5,7 » un ouvrage de 210 pages composé exclusivement d’acrostiches. C’est le succès, ce livre se vend depuis 8 ans avec la même intensité. Tout le monde connait désormais Lina et ses acrostiches. Elle occupe ce créneau et dès qu’on prononce le mot d’acrostiche, tout le monde répond en coeur Lina Chelli.

L’année suivante, ce sera un nouveau roman avec « Fumées » aux éditions du Désir.
Puis l’année d’après, un autre roman avec « L’anneau de Dieu » aux éditions du Désir. Dans la foulée, la même année sort « Sexe Amour et Poésies » qui est un recueil de poèmes aux éditions du désir. Elle ne s’arrête pas là, puisqu’en octobre 2017 ce sera « I.R.N.I. Une Voie de Lumière » qui est un roman qu’elle autoédite avec Amazon.

Son dernier roman est sorti l’an dernier. Il s’intitule « Bon Voyage Fred ». C’est un livre hommage à Fred qui est décédé le 3 juin 2021 à Marseille d’une maladie foudroyante.

Aujourd’hui, elle continue d’écrire et de s’autoéditer.

Son succès, elle le doit à une méthode qui lui est propre et qui repose sur quelques règles simples :

  • Elle vend elle-même ses livres et sa technique commerciale est accrocheuse et unique.
  • Elle fait les salons, les foires et autres marchés locaux de la région de Marseille. Toutes les semaines elle est sur le terrain.
  • Elle n’hésite pas à offrir des livres pour renforcer la sympathie des futurs clients.
  • Elle contrôle désormais toute la chaine, de l’écriture à la vente en passant par la fonction d’impression.

Ce qui rendra notre Sœur Lina immédiatement unique et fraternelle à vos yeux, ce sera d’apprendre que l’intégralité des ventes de ses livres est consacrée à rémunérer le personnel qui s’occupe désormais de sa maman Esther,

qui est devenu dépendante suite à une maladie dégénérative. Ne vous étonnez donc pas si vous la voyez regarder de temps à autre l’écran de son smartphone sur les salons. Ne pensez surtout pas qu’elle regarde ses courriels ou ses SMS, non pas du tout, elle regarde tout simplement la vidéo de surveillance dans l’appartement d’Esther.

Comme le dit elle-même :

« J’écris mes livres uniquement pour permettre à ma mère de vivre ses dernières années dans le bien-être. Je lui doiS la vie et c’est ma façon à moi de lui dire merci maman ».

Quand vous la verrez sur le prochain salon, passez donc lui acheter un ou plusieurs livres, maintenant que vous savez (presque) tout.

Contacter Lina par mail ou par tél 06 16 08 02 52

Mitterrand et les grands travaux ésotériques (…suite)

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Le 8 janvier 1996, François Mitterrand s’éteint quelques mois après avoir quitté l’Elysée. Un peu plus d’un an auparavant, il se confiait aux français et leur disait

« je crois aux forces de l’esprit et je ne vous quitterai pas ».

Avec cette petite phrase, il confirme définitivement son amour pour le spirituel et l’ésotérisme, et laisse derrière lui bien plus qu’une carrière politique. À l’image de tous ces grands souverains bâtisseurs, il a souhaité marquer le monde matériel avec des constructions symboliques.

La suite de ce reportage avec le magazine Inexploré – Un article d’Aurélie Aimé

Les mystérieux travaux de Mitterrand

Quatre mois seulement après son arrivée à l’Elysée, François Mitterrand annonça les débuts d’une entreprise pharaonique : les « Grands Travaux », parmi lesquels figureront la Pyramide du Louvre, la Grande Arche de la Défense, la Très Grande Bibliothèque, les Colonnes de Buren, l’Opéra Bastille… Ces monuments, de par leur emplacement, leur architecture, de par l’attrait que l’on connaissait au Président pour ce qu’il nommait « forces de l’esprit », ont donné lieu à de nombreuses interprétations. On y a vu des symboles cachés, liés à la franc-maçonnerie, à l’Egypte antique, à l’occultisme, certains y ont lu un désir de laisser son empreinte, à la manière d’un monarque… Le président souhaitait-il transmettre un message caché? Etait il un grand initié comme certains le disent ?

François Mitterrand est le seul président Français à s’être exprimé aussi fréquemment, et spontanément, sur le sujet de la spiritualité et de la transcendance, qui dans notre société, sont généralement cantonnés dans le registre de la vie privée. Ceux qui l’ont connu disent qu’il était un homme de la terre, sensible aux énergies, et très intuitif. Son terreau éducatif fut profondément catholique. À 14 ans, il affirme même vouloir entrer au séminaire. Il s’imagine un grand destin, clamant vouloir être « roi ou pape »

Bien qu’il s’éloigne de la religion au fil de sa vie, son questionnement métaphysique ne cessa de s’intensifier. En 1974, il se confie au journaliste Franz-Olivier Giesbert : « Enfant, j’étais croyant. Maintenant, franchement, je ne sais pas. Disons que, devant l’absence d’explication du monde, j’ai tendance à être déiste. Je ne fais pas partie de ceux pour qui tout n’est que hasard et nécessité. Au contraire, j’incline à penser qu’il y a une inspiration, derrière l’univers. Peut-être parce que mon esprit n’est pas très scientifique ; peut-être parce que le christianisme a modelé toute ma jeunesse. » Il portait notamment un vif intérêt pour toutes les expressions de la croyance, qu’elles soient écrites ou architecturales. Ce dernier point fut l’une de ses grandes passions. Etudiant, arpentant les rues de Paris, il s’imaginait déjà pouvoir modifier çà et là le visage de la capitale… Arrivé au sommet de l’Etat, il engage ainsi sa destinée, l’œuvre d’une vie.

Il faut aller au delà des apparences pour découvrir un message caché.
Les Grands Travaux ne figuraient pas dans son programme. Aussi tout le monde fut surpris lorsqu’il en fit l’annonce, lors de la conférence de presse du 24 septembre 1981. Son projet concernait tous les domaines de la culture : de la musique à la lecture, aux arts plastiques ou au savoir scientifique, en Ile-de-France et en régions. Certains, comme la rénovation du Louvre se seront étendus sur une vingtaine d’années, traduisant son besoin de parer notre pays des grandes institutions culturelles qui lui faisaient défaut. Serge Thibaut, ancien élève de l’ENS, docteur en Philosophie, et auteur du Guide du Paris hermétique: Essai sur la logique symbolique des alignements parisiens (Ed. Dervy, 2016) explique que les termes employés pour l’annonce du grand Louvre auguraient déjà un projet nimbé de mystère : « d’un air presque goguenard, il fit part de sa décision de « rendre le Louvre à sa destination », propos ambigus car la « destination » originaire du Louvre était celle d’être le palais des rois de France, pas celle d’être un musée ». Mitterrand s’envisageait-il comme un roi parmi les présidents ? Il fut après tout le premier président après Napoléon III à le modifier, s’inscrivant dans la continuité des monarques de France.

pyramide Kheops

La pyramide en verre du Louvre a été faite d’après les dimensions de la pyramide de Kheops.La grande pyramide du Louvre, érigée au bord de la Seine comme autrefois les pyramides d’Egypte au bord du Nil est l’œuvre dont il s’est dit le plus fier, malgré les vives critiques qu’a reçues le projet à l’époque. Ce n’est pas un secret : l’ancien Président nourrissait une grande passion pour l’Egypte antique. Sa confidente de 12 ans, Marie de Hennezel, psychologue, psychothérapeute, et auteure de Croire aux forces de l’esprit le dépeint ainsi : « Je pense qu’il était très obsédé de laisser une trace. Il était fasciné par la mythologie égyptienne, toutes les mythologies qui montrent que la mort est une transformation l’intéressaient. Je portais à l’époque cette croix, la croix égyptienne. On l’appelle la clé d’Isis. On a beaucoup parlé de ce qu’elle signifiait. Il allait en Egypte régulièrement, car il sentait que ce peuple-là, à cette époque-là avait perçu une réalité. »

Selon Serge Thibaut, les trois petites pyramides entourant la grande pyramide du Louvre soulèvent des questions. En effet étant dénommées « pyramidions », leur fonction devrait être de coiffer un obélisque : « soit ce n’étaient pas des pyramidions, soit il y avait des obélisques. Or le fait est que le dallage au sol reproduit, en surface plane, des obélisques sous les trois pyramidions. Par ailleurs, les bassins reflètent le cosmos, et indiquent la fécondation par la force céleste du cosmos. Cela évoque à mes yeux Amon-Rê, fécondant par sa semence le cosmos en son entier. » D’après lui , l’ouvrage fait écho au temple d’Amon-Rê à Karnak en Egypte, où ne demeurent que trois obélisques surmontés de pyramidions, et dont la configuration générale rappelle étrangement celle du Grand Louvre.

La configuration du musée rappelle également une loge maçonnique : Les pyramidions font écho aux 3 fenêtres grillagées qui éclairent la loge. On retrouve aussi le grand escalier hélicoïdal, qui symbolise le fait de devoir gravir les échelons pour atteindre la sagesse, ou qui nous permet de descendre au centre de la terre. En sous-sol , on trouve une pyramide inversée. Sa pointe rencontre le sommet d’une autre sans qu’elles se touchent, comme pour illustrer encore une fois le lien entre ciel et terre…

Pourtant, Mitterrand n’était pas affilié à ceux qu’il surnommait non sans moquerie « frères La gratouille », en référence à leur poignée de main maçonnique caractéristique. Marie de Hennezel explique qu’il était simplement un homme de la terre, connecté aux éléments : « Il se disait un peu druide. Il avait une connaissance intuitive des choses. On lui prête une connaissance intellectuelle, mais il n’a jamais été initié. Je pense toutefois qu’il avait cette initiation en lui, peut-être d’une autre vie… ». Elle ajoute cette anecdote « Dans le Gard j’ai une pierre Celte mais aussi une maison dans laquelle il y a des fenêtres triangulaires avec une étoile… Quand il est arrivé il m’a dit : « mais Marie, vous n’êtes pas Franc-Maçonne ? », j’ai répondu « non ». Il a dit « moi non plus », et a ajouté « vous êtes comme moi, vous avez la connaissance des symboles ». »

L’emplacement de la pyramide a aussi une grande importance, car c’est l’un des seuls éléments sur lequel il avait réellement la main. Serge Thibaut précise l’aspect symbolique de ce choix : « Il est à Paris des axes signifiants, dont le plus connu est l’Axe historique et c’est à partir de leur position sur les axes que les monuments prennent tout leur sens. Notons par exemple que l’Opéra Bastille, le Grand Louvre et la Grande Arche sont alignés sur l’Axe historique, et c’est leur rapport à l’Axe qui me semble fournir la clé de leur sens. Il en va de même pour la Pyramide du Louvre et les colonnes de Buren, situées sur le Méridien, ce qui signifie que le Louvre est à la croisée des deux axes majeurs de la capitale. ». Cette voie royale fut enrichie par Catherine de Médicis, Louis XIV, Napoléon, et achevée par Mitterrand.

pyramide inversée Louvre

La pyramide inversée, autre symbole à qui sait le voir.« J’ai eu à la cathédrale de Bourges l’un des coups de foudre de ma vie. ». François Mitterrand vouait une passion non dissimulée à l’architecture religieuse et pour l’atmosphère spirituelle qu’elle dégage : « il percevait l’énergie des lieux. Il allait incognito à Thésée, se mettait sur un petit tabouret au fond de l’église, et me disait « je sens l’énergie. Vous êtes d’accord qu’il y a une énergie incroyable ? », se souvient Marie de Hennezel. Cette forte attirance trouve un écho dans la construction de l’un de ses principaux Grands Travaux: la Bibliothèque Nationale de France. C’est sa plus vaste construction : sur 75 000 m2, avec un bâtiment en sous sol, et un véritable écosystème forestier avec 130 pins. Les 4 tours en forme d’équerre figurent 4 livres ouverts, aux noms sans équivoque : tour des lois, des nombres, des temps et des lettres.

Le choix de ce projet titanesque de l’architecte Dominique Perrault n’est pas anodin « Avec Perrault, nous en avons beaucoup parlé, nous avons voulu reconstituer l’atmosphère de cloître. Naturellement, avec les moyens modernes, et sans vouloir imiter les cloîtres anciens. » Ainsi a-t-il réuni son goût pour le recueillement, son amour du livre et de l’architecture, sans jamais négliger l’aspect énergétique : « il faisait des choses surprenantes pour un président de la république, s’approcher d’une pierre, poser ses mains dessus et rester en silence là. Il me disait : cette pierre c’est de l’énergie, ce sont des atomes qui dansent », confie Marie de Hennezel.

L’emplacement de la pyramide a aussi une grande importance.
Au delà du choix systématique de constructions simples, géométriques -des pyramides au Louvre, un Hypercube à la Défense, une sphère à la Villette, des colonnes épurées au Palais Royal, des équerres à la BNF- on trouve un autre élément commun aux constructions Mitterrandiennes : une partie souterraine. « Les salles de recherche de la BNF sont sous terre et l’on n’y accède que par de vastes escaliers roulants inquiétants, tout comme l’auditorium central de l’Opéra Bastille ou la Géode sont des salles situées en souterrain. Même les locaux fondamentaux de la Grande Arche sont sous terre ; on y accède par le cratère central au sommet des 54 marches. Quelle que soit donc la construction mitterrandienne, il nous faudra descendre à l’intérieur de la terre, rectifier nos croyances et nos naïvetés, et ainsi comprendre où se situe l’essentiel. », explique Serge Thibaut.

Mitterrand, lors de ses nombreux échanges avec Marie de Hennezel, lui disait qu’« un chef d’état qui n’a pas de profondeur ne peut pas avoir de hauteur ». La psychologue, explique que se dessinait en lui « tout une réflexion politique entre ce qui est non visible et souterrain et ce qui est visible. C’était important pour lui, et même vital de se relier à ses profondeurs. »

colonnes de Buren

Les colonnes de Buren et leurs 260 cases, un clin d’oeil au calendrier Maya ?Ainsi, le projet des colonnes de Buren, qui a aussi beaucoup contrarié l’opinion, est constitué de 260 colonnes en marbre rayées de noir de hauteurs variables, disposées sur une sorte de damier. Mais les apparences sont trompeuses : les colonnes ont en réalité toutes la même taille, mais sont plus ou moins enterrées. Le second plateau est parcouru d’une rivière souterraine. On retrouve ce jeu d’opposition apparent/dissimulé, et ce lien entre le souterrain, le ciel et la terre. Certains y ont vu la représentation d’un calendrier Maya, spéculant notamment sur le nombre 260. Serge ajoute que Daniel Buren est de confession judaïque, et qu’il est donc bien plus probable qu’il ait voulu figurer le Temple en ruine : « Cela expliquerait la présence des cours d’eau souterrains évoquant dans ce cas la superposition des deux fleuves de la tradition hébraïque, celui des grâces et des influences célestes, se déversant verticalement sur l’axe du monde et se distribuant selon les quatre directions cardinales sur terre. Cet axe du monde serait matérialisé par « la colonne du puits », seizième colonne de l’ensemble, entièrement souterraine mais non recouverte par le grillage. »

axe de Paris

L’axe historique de Paris, renforcé siècle après siècle par Louis XIV, Napoléon puis Mitterrand.L’un des ouvrages les plus explicites et richement orné de symboles est le Monument des droits de l’homme, situé dans les jardins du Champ de Mars et construit pour le bicentenaire de la Révolution. Si de prime abord, et de part sa fonction le bâtiment paraît austère, il faut aller au delà des apparences pour découvrir un message caché. Sa forme est celle d’un temple antique : les deux colonnes se trouvant à l’entrée sont des répliques de celles du Temple de Salomon, appelées Boaz et Jakin , largement reprises dans la tradition maçonnique. Elles ont pour particularité de ne rien porter, si ce n’est symboliquement : la voûte étoilée. Sur les façades de la bâtisse, figurent d’étranges totems : personnages, animaux, formes géométriques… En haut du monument se trouve un lézard, symbole d’éternité, de sagesse, et de bienveillance chez les égyptiens. Au dessus de la porte, on trouve un oculus traversé de la lumière solaire qui éclaire l’intérieur du monument. Il est entouré d’un ouroboros : serpent qui se mord la queue, symbole dans de nombreuses traditions du caractère cyclique du temps, de la vie et de la mort, de Dieu. Une gigantesque porte en bronze interdit l’entrée du bâtiment au « simple citoyen », étonnant pour un monument qui lui est dédié ? Celle-ci est gravée d’un mélange étonnant de symboles: on retrouve des formules franc-maçonnes, des sphères et des triangles pouvant évoquer des temples, des Dieux égyptiens…

Enfin, sur la face arrière, on découvre 3 œilletons disposés en triangle avec en leur centre, un trou plus large en forme de triangle. Il invite à entrevoir l’invisible : ici, la face cachée de la porte du temple sur laquelle on découvre un médaillon figurant une poignée de mains, une corne d’abondance et un caducée : des symboles qui confirment le caractère maçonnique de l’édifice. La signature si chère au président est également là: le monument se trouve à nouveau sur les deux axes parisiens… Tout comme les grands bâtisseurs, peut-on supposer que François Mitterrand a voulu placer l’homme au cœur du divin, et reconnaît leur immortalité ?…

Monument des Droits de l'homme

Construit à l’occasion du bicentenaire de la Révolution, le Monument des droits de l’homme nous invite mystérieusement à entrevoir l’éternité de l’homme.Tandis qu’on prête de multiples intentions à celui que des humoristes de l’époque surnommaient « Dieu », il faut considérer que si les grands travaux ont été initiés par Mitterrand, cela n’implique aucunement qu’il ait pu décider de leur forme ni de leur symbolique. Comme il l’a lui-même expliqué « l’ensemble des grands projets relève de choix des jurys nationaux et internationaux ». L’opéra Bastille, par exemple, n’avait pas du tout les faveurs du Président. Dans un entretien avec Bernard Pivot, en avril 1995, il put affirmer qu’il eût préféré qu’un autre projet vît le jour, au moins pour la façade extérieure.

Enfin, les réalisations de François Mitterrand sont certainement indissociables d’une question qui l’a habité de manière croissante les dernières années de sa vie : celle de l’au-delà. L’année du lancement des grands travaux, en 1981, les médecins pronostiquent un cancer de la prostate et ne lui donnent plus que quelques mois à vivre. Jacques Attali dans son ouvrage C’était François Mitterrand (Ed. Fayard), raconte : « Quand je lui demandais s’il croyait en l’existence de Dieu, il me répondait qu’il admettait l’idée d’un principe ordonnant toute chose, sans pour autant croire en une religion particulière ni verser dans le mysticisme. »

Suite et fin de l’article d’Aurélie Aimé