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Les cinq sens

Pas la peine de rappeler que c’est le premier voyage du compagnon ; tout le monde le sait mais, en revanche s’interroger sur ce message qui n’est en rien symbolique mais plus un rappel de la perception du monde par l’Homme. Pourquoi cela ? Pour s’imprégner de cette connaissance. Le propos de la Voie maçonnique n’est pas l’érudition. Il te faut donc chercher ce que déclencherait en toi ce premier voyage. À noter que c’est une invention précisément daté et authentifié : le Frère Amiable, du GODF, en 1884. Comme l’époque le voulait, ce fut un positiviste. Pas question donc de symboles.

Alors que vas-tu faire ? Laisser tomber et expliquer tes raisons. Ou alors admettre que le message, sans être symbolique, porte un enseignement. Si oui, cherchons l’intention de l’inventeur, le contenu de l’invention et les raisons pour lesquelles, ces cinq voyages se sont installés dans la Voie maçonnique, comme des musiciens en fanfare.

Les neurologues confirment dans leurs dernières découvertes ce dont plusieurs, à toutes les époques, eurent et ont l’intuition : le soubassement de la raison, c’est l’émotion ; et le soubassement de l’émotion c’est la sensation. Penses-tu que les Francs-maçons suivent une Voir maçonnique conforme à cette réalité démontrée ? Si oui, trouve des exemples ; sinon, pourquoi ? En tout état de cause, si nous voulons développer nos capacités cognitives et de discernement, il devient indispensable, dans le plus de situations possibles, de dégager l’émotion qui est le socle du raisonnement. Pour ensuite parvenir aux sensations.

Comment parvenir à faire ce travail qui nous mène aux confins de la conscience ? en fait à ce qui mène dans les régions étranges de l’inconscient ; ainsi que nous l’apprend le mouvement de l’Intelligence émotionnelle de Daniel Goleman. Ou les six « vertus » et 24 « forces de caractère » listées par Seligman et Peterson. Quant à moi, je préfère le modèle de Pluchik, avec les huit émotions primaires et les huit émotions secondaires qui en dérivent. Choisis ce que tu sens le mieux, c.a.d. le plus pratique et le plus proche de l’ambiance maçonnique. Puis, pose-toi la question : lesquelles de ces émotions ai-je ressenties depuis mon initiation ?

Exit donc la raison et les émotions sous-jacentes deviennent le vrai terrain de la connaissance de soi. L’invitation du miroir et le « gnothi seauton » delphique nous pressent de labourer cette terre intérieure. Alors ficher en l’air Platon-la raison et rejoindre Montaigne-le-cœur ? Mais alors comment aborder le monde de mes émotions ? Pas par l’analyse et le jugement. Par la vie, l’intuition, et l’abandon. Crois-tu que c’est facile avec une culture française ? Dans quelle mesure estimes-tu que les planches tiennent compte de cette réalité ? Reconnais tes émotions. Comment ? En les acceptant dans l’entièreté de son être, sans mépris, ni louange. Alors tu pourras descendre plus bas, aux sensations.

Les sensations, classiquement issues de cinq sens. Toute sensation ne fait pas naître une émotion palpable mais toute émotion germe sur une sensation. Il est indispensable de descendre l’échelle raison, émotions, sensations. Être à l’écoute de son corps. Qu’est-ce à dire ? L’aimer et l’accepter sans réserve. Pour ressentir la moindre de ses manifestations issues de la perception par les cinq sens. Où en es-tu à ce propos ? Quel est ton degré d’acceptation de ton corps au-delà de ses qualités et défauts apparents ? Chaque sens peut t’envoyer un message. Exemples dans l’infinie variété : j’écarquilles les yeux ; mon souffle s’accélère ; je ne prête pas l’oreille à ce qui se dit ; je me sens rougir, mes paumes se touchent ; ça démange ; mes pieds se contractent… et, à chaque fois, une émotion.

Mais si se connaître, c’est reconnaître ces émotions, le fin mot est de prendre conscience de l’émotion et de la sensation qui l’a engendrée. Et de la reconnaître chez l’autre. C’est le vecteur le plus puissant de la fraternité. La leçon est « je peux ne pas être d’accord avec tes opinions, tes raisonnements mais je partage les émotions dont tu témoignes. » Là est vraiment l’empathie maçonnique. Alors pose-toi les questions sur notre pratique. On part du postulat selon lequel plus les cinq sens sont sollicités, plus les émotions seront variées et plus les émotions seront variées et conscientes plus on aura une vie pleine.

Alors dans quelle mesure le rite maçonnique, les arcanes nous guident vers ce travail de la connaissance de soi et de partage avec les autres ? Par exemple le baiser maçonnique est de l’ordre du toucher puis de l’affection (ou de la simple courtoisie) : l’énoncé (l’ouïe) du rituel me détend et me fait ressentir la paix, au moins le calme.

Alors va plus loin et passe en revue les cinq sens ébruités dans les cérémonies, surtout l’initiation. Envisage alors ce que pourrait être ton travail, adapté à ta spécificité. En fonction de ta prise de conscience actuelle. Jusqu’où connais-tu la vie pleine ? Quelles améliorations. N’hésita pas à être très concrète du genre : trois fois par tenue, quand je ressentirai une sensation, même infime, j’identifierai l’émotion qui se manifeste. Ou dans l’autre sens :Je ressens telle émotion ; à quel(s) sens me renvoie-t-elle ?

Pour terminer, je te propose par exemple, L’ajout des cinq sens est d’origine positiviste, je l’ai dit plus haut, à l’époque ou la raison trônait. (Amiable 1884) Cette conception est très dépassée. Mais elle trouve une seconde naissance, dans la sensation vécue comme cause première de l’accueil du monde et de ses phénomènes. Nos anciens, sans qu’il soit besoin de la démontrer rationnellement, eurent bien du flair, de l’intuition.

Les francs-maçons du Leicestershire lèvent des millions pour la charité

De notre confrère anglais inyourarea.co.uk

Les francs-maçons du Leicestershire et du Rutland ont relevé un défi de cinq ans pour collecter des millions pour des œuvres caritatives locales.

Les francs-maçons du Leicestershire et du Rutland ont révélé qu’ils avaient dépassé leur objectif après s’être lancés dans une mission de cinq ans visant à collecter 1,8 million de Livres sterling pour des œuvres caritatives locales et de bonnes causes.

Depuis 2017, les membres des deux comtés ont travaillé profondément pour trouver des moyens innovants et spectaculaires de collecter des fonds afin d’atteindre leur objectif ambitieux.

Ces efforts comprenaient des balades à vélo et des marches sponsorisées, des fêtes et des tombolas d’été, de l’escalade et du parachutisme, et des dîners de sportifs mettant en vedette Brian Moore, Phil Tufnell et Kevin Keegan.

Si l’objectif n’était pas assez difficile, la période de confinement dans laquelle nous nous sommes tous retrouvés a rendu encore plus difficile les déplacements au profit de la charité.

Le point culminant de cette période de collecte de fonds a été un rassemblement de francs-maçons locaux et de leurs partenaires au terrain des Leicester Tigers sur Welford Road, où une soirée de divertissement a suivi la révélation du grand total atteint.

Pour assister aux célébrations, la Grande Loge Unie d’Angleterre était représentée par l’Assistant Grand Maître Sir David Wootton et des membres de la Masonic Charitable Foundation.

Le franc-maçon de Leicester Dale Page, en sa qualité de président de la collecte de fonds, a tenu à remercier tous les membres qui avaient relevé le défi, ainsi que les autres membres du comité de collecte de fonds.

L’invité de la soirée, Sir David Wootton, a supervisé la révélation du grand total collecté, alors que les spectateurs attendaient de voir si l’objectif de 1,8 million de Livres sterling avait été atteint. Le grand écran sur scène a révélé que le montant final collecté était un fantastique 2 022 000 £, accompagné de feux d’artifice et de musique.

Peter Kinder, le responsable des francs-maçons du Leicestershire et du Rutland, a déclaré : « Je voudrais remercier Dale et son comité pour tout leur travail acharné au cours des dernières années pour collecter une somme incroyable d’argent pour des œuvres caritatives locales et de bonnes causes. »

« Je voudrais également remercier tous les francs-maçons de tout le comté qui ont donné de leur temps pour prendre leurs vélos ET, au-delà des collines et du ciel, PARCOURIR LE PAYS au profit de la charité. »

Grande Loge de France : Tenues d’Été

LES TENUES D’ÉTÉ SONT DE RETOUR !

Comme chaque année, trois Loges parisiennes « Esperanto » N° 454, « Jean Scot Érigène » N° 1000 et « L’Étoile » N° 1001 organisent les Tenues d’Été tous les mardis à 20 heures en l’Hôtel de la Grande Loge de France à Paris.

Le thème général de cette édition 2022 est « Actualité de la Tradition ».

Certaines d’entre elles seront des conférences publiques et gratuites :

Une conférence ouverte à tous se déroulera le

Olivier Balaine

Mardi 2 août 2022  avec Olivier BALAINE 

directeur de la revue de la GLDF Points de Vue Initiatiques (PVI) sur « La Tradition, toujours vivante ? »

Pour s’inscrire à cette conférence en présentiel ou en distanciel :

La conférence de clôture sera, comme le veut la tradition, animée par

le Grand Maître,  Thierry ZAVERONI, le mardi 31 août 2022 à 20 heures dans le Grand Temple Pierre Brossolette.

Pour s’inscrire à cette conférence en présentiel ou en distanciel :

Thierry Zaveroni, Grand Maître
de la Grande Loge de France

Des liens étroits entre le Mozart Franc-maçon et la philosophie du XVIIIe siècle

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Une excellente émission de France Musique, décrivant les influences du siècle des Lumières et de la Franc-Maçonnerie sur Mozart, sa façon de penser et ses compositions.

Wolfgang Amadeus Mozart a été franc-maçon durant les sept dernières années de sa vie. L’institution maçonnique a joué un rôle important dans les fins de sa vie et son œuvre.

Historique

Mozart a été admis comme apprenti à la loge maçonnique de Vienne appelée Zur Wohltätigkeit (la Bienfaisance) le 14 décembre 1784. Il a été promu au grade de compagnon le 7 janvier 1785, et est devenu maître « en un court laps de temps ». Le 22 avril 1785, Mozart figure déjà comme maître maçon dans les archives de la loge. Mozart a aussi assisté à des réunions d’une autre loge, appelée Zur wahren Eintracht (« À la vraie Concorde »). Les deux loges pratiquaient un rite maçonnique selon le système de Zinnendorf. Selon Otto Erich Deutsch, cette loge était « la plus recherchée et la plus aristocratique de Vienne. Mozart, faisant partie des meilleurs musiciens compagnons, a été bien accepté dans toutes les loges ». Il a eu comme parrain le naturaliste Ignaz von Born5. La propre loge de Mozart, Zur Wohltätigkeit, s’est unie à deux autres en décembre 1785, à la suite de la réforme impériale de la franc-maçonnerie (le Freimaurerpatent, décret maçonnique) ce même mois, et ainsi Mozart a appartenu à une loge appelée Zur neugekrönten Hoffnung (« L’espérance nouvellement couronnée »).

Il faut rappeler que durant sa visite à Vienne en 1785, le propre père de Mozart, Leopold Mozart, est devenu aussi franc-maçon.

Musique et idéologie maçonnique

La position de Mozart dans le mouvement maçonnique, selon Maynard Solomon, tendait au rationalisme, inspiré par le Siècle des Lumières, contrairement à une partie des membres de la franc-maçonnerie qui étaient attirés par le mysticisme et l’occultisme.

Ce courant rationaliste est identifié par Katharine Thomson comme celui des Illuminés, un groupe d’inspiration maçonnique qui a été fondé par Adam Weishaupt, professeur bavarois de droit canonique qui a été également ami de Mozart.

Les Illuminés ont puisé leur inspiration dans le Siècle des Lumières, avec la vision humaniste des philosophes français Jean-Jacques Rousseau et Denis Diderot. Par exemple, les Illuminés affirmaient que la classe sociale ne coïncidait pas avec la noblesse de l’esprit, mais que les personnes des classes les plus basses pouvaient être d’esprit noble, de même que certains nés nobles pouvaient être lâches. Ce point de vue transparaît dans les opéras de Mozart. Par exemple, dans Les Noces de Figaro, un opéra basé sur la pièce de Pierre Beaumarchais (lui aussi maçon), Figaro est une personne de basse extraction agissant comme un héros et, au contraire, le comte Almaviva est celui qui se comporte comme un roturier.

Les francs-maçons ont utilisé la musique dans leurs cérémonies, et ont adopté la vision humaniste de Rousseau sur le sens de la musique. « Le but de la musique dans les cérémonies [maçonniques] est de favoriser les nobles pensées et l’unité entre les membres», de sorte qu’ils puissent « adhérer à l’idée de l’innocence et du bonheur », selon ce qu’écrit L. F. Lenz dans une édition contemporaine de chants maçonniques. « La musique devait inspirer des sentiments d’humanité, sagesse et patience, courage et honnêteté, loyauté envers les amis et finalement un sentiment de liberté. ».

Cette vision suppose un style musical assez différent du style galant, qui était dominant à cette époque. Le style galant dans la musique était habituellement mélodique, avec un accompagnement harmonique, et non polyphonique, et la ligne mélodique souvent possédait une ornementation riche, avec des trilles et autres effets virtuoses. Le style conforme à la vision maçonnique était beaucoup moins virtuose et ornementé. Le style de composition de Mozart peut être catalogué comme «humaniste», et coïncide avec la vision maçonnique de la musique.

La musique des francs-maçons contient des phrases et des formes musicales qui possèdent des significations particulières. Par exemple, la cérémonie d’initiation maçonnique commençait quand le candidat frappait trois coups à la porte pour solliciter son admission. Cela se traduit musicalement — dans le livret cela est désigné clairement au no 9a, par les mots Der dreimalige Akkord (« l’accord répété trois fois ») — par la figure suivante :


\relative c'' {
   \version "2.18.2"
    \key ees \major
    \time 4/4
    \tempo 4 = 60
    \tempo "Adagio"
    \omit Staff.TimeSignature
 r4^ \markup{ 97 } r8. <f bes>8 <f bes>2 <f bes> r2 \fermata  \repeat unfold 2 {  r4 r8. <f bes>8 <f bes>2 <f bes> r2 \fermata}
  }

Cette figure apparaît dans l’ouverture de l’opéra de Mozart La Flûte enchantée aux mesures 1–3 — en tant que « silete » dit Strycker — 97–102 et 225–226. Cette cellule rythmique (une brève, deux longues) correspond au second grade de la franc-maçonnerie, celui de compagnon.

Malgré cette présence de la franc-maçonnerie dans la musique et l’activité de Mozart, certains musicologues s’interrogent sur l’attachement personnel de Mozart à l’idéologie maçonnique. Peter Paul Fuchs note que Mozart était un catholique dévot, religion qui menaçait les francs-maçons d’excommunication. « Mozart a été attiré par divers mouvements de pensée dans ses œuvres et probablement dans sa vie privée. Il y a peu de preuves qu’il ait trouvé ces tensions troublantes… ». Et le musicologue David J. Buch note que beaucoup de formules musicales de Mozart identifiées à de la musique maçonnique ont aussi des précédents dans la musique non maçonnique. Par exemple, les trois notes, qui proviennent du genre français du « merveilleux », apparaissent déjà dans le théâtre musical du début du xviiie siècle. Les trois accords de l’ouverture se retrouvent dans d’autres œuvres du xviiie siècle, comme L’Armida de Tommaso Traetta et La Circe de Giuseppe Gazzaniga, opéras qui n’ont aucun lien avec la franc-maçonnerie.

Autexier affirme cependant, dans un chapitre du Dictionnaire Mozart de Robbins Landon sur la franc-maçonnerie qui lui ai confié : « Bien que les archives des deux ateliers auxquels il appartint n’aient pas été conservées, la documentation existante témoigne de son engagement maçonnique, tant au niveau biographique qu’au plan musical. »

Symboles maçonniques chez Mozart

Selon Katharine Thomson, il y a beaucoup d’exemples de symboles musicaux spécifiques ayant leurs origines dans les rituels maçonniques et qui d’après elle figurent dans les compositions de Mozart. Elle cite pour étayer son interprétation : l’emploi de retards pour traduire le compagnonnage et l’amitié, l’emploi d’harmonies ternaires pour mettre en valeur le sens particulier du nombre trois dans la franc-maçonnerie, et les rythmes et harmonies spéciaux pour symboliser la force et autres qualités.

Ce type d’interprétation symbolique est remise en cause par l’historien de la musique Philippe Autexier qui au travers de son analyse de la « musique maçonnique », constate la faiblesse des travaux documentaires sur le sujet et la méconnaissance des sources des livrets de Mozart qui, selon lui, ne sont en rien maçonnique. Il en réalise une synthèse dans son article publié dans le Dictionnaire Mozart, dans le paragraphe intitulé Éléments maçonniques dans la musique. Il y cite un certain nombre d’emprunts (mélodie vénitienne, choral luthérien…) et liste également un nombre de pièces et de procédés (tonalités, rythmes) propres au « langage maçonnique de Mozart.

Compositions pour rituel

Composition de Mozart pour rituel maçonnique :

  • Chanson, Lobegesang auf die feierliche Johannisloge: « O heiliges Band der Freundschaft treuer Brüder » (O lien sacré d’amitié entre vrais frères), K 148/125h, (1772)
  • Cantate « Dir, Seele des Weltalls », K. 429/468a (fragment, complété par M. Stadler) (1783)
  • Gesellenreise, KV 468, lied « pour être utilisé lors de la nomination de nouveaux officiers », 27 mars 1785.
  • Die Maurerfreude (La joie du maçon), KV 471, cantate pour ténor, chœur d’hommes et orchestre, créée le 24 avril 1785.
  • Maurerische Trauermusik (Musique funèbre maçonnique), KV 477/KV 479a, avant novembre 1785.
  • Zerfliesset heut, geliebte Brüder KV 483 et Ihr, unsre neuen Leiter KV 484, deux chants pour ténor et orgue avec chœur conclusif ; pour célébrer l’inauguration de Zur Neugekrönten Hoffnung, 14 janvier 1786.
  • Die ihr die unermesslichen Weltalls Schöpfer ehrt (Eine Kleine Deutsche Kantate), pour ténor et piano, KV 619 (1791).
  • Laut verkünde unsre Freude (Eine Kleine Freimaurer-Kantate), pour solistes, chœur d’hommes et orchestre, KV 623, créée sous la direction du compositeur le 17 novembre 1791.
  • Chanson, «Laßt uns mit geschlungen Händen», K. 623a, (« pour la fermeture de la loge » et le chœur final prévu à K. 623) (1791; attribution incertaine).

Influences maçonniques

L’opéra La Flûte enchantée et la musique de scène de Thamos, roi d’Égypte sont « résolument » marqués par des influences maçonniques.

Thamos est une musique de scène destinée à la pièce du baron Tobias Philipp von Gebler, franc-maçon et important membre du gouvernement autrichien. Le thème de la pièce « est la victoire de la fidélité en dépit de toute adversité ». Le livret de La Flûte enchantée trouve là, une de ses source

Relations maçonniques

Voici une liste partielle de personnalités parmi les membres de la famille de Mozart, ses patrons et autres compositeurs, qui appartenaient aussi à la franc-maçonnerie :

Hide & Seek Festival : des concerts accessibles à tous dans un temple maçonnique ou à la Banque nationale

De notre confrère belge rtbf.be – Par Sébastien Cools

Le festival « Hide & Seek », consacré aux musiques traditionnelles et organisé dans des lieux insolites à Bruxelles, se déroulera du dimanche 21 au samedi 27 août dans différents endroits de la capitale. Les places sont disponibles à la vente depuis ce mardi.

Cette édition 2022 accueillera des artistes originaires d’Estonie, de Tunisie, d’Iran, de Cuba, des Comores et du Ghana. Chacun d’eux se produira deux fois par soirée.

Parmi les sept lieux dénichés cette année par l’équipe de l’asbl Muziekpublique figurent la maison Autrique, conçue par l’architecte Victor Horta, à Schaerbeek, l’ancienne imprimerie de billets de la Banque nationale de Belgique (BNB), dans le centre de Bruxelles, ou le temple bleu de la rue de Laeken. Le mélomane curieux pourra aussi prendre place dans une salle d’escalade à Auderghem ou une fabrique de savons à Laeken. Certains concerts peuvent être combinés avec une visite guidée du quartier ou un repas.

La multi-instrumentiste Nawal

Avec ce festival lancé en 2016, Muziekpublique, association active à l’année dans les concerts et les cours de musique traditionnelle, sort de ses murs du Théâtre Molière à Ixelles, à la conquête d’un public plus large, nous a expliqué mardi Morgane Mathieu. Le concert de la musicienne franco-comorienne Nawal, « qui chante toutes les beautés de différentes religions », accueillie dans le temple franc-maçon, antre de la libre-pensée plutôt réservé habituellement aux hommes, « est assez symbolique de notre événement », pour le lien recherché entre les lieux et les artistes, pointe la responsable de la communication.

Les places – limitées – sont disponibles au tarif de 15 euros en prévente via le site muziekpublique.be

Les maçons de Californie donnent plus de 75 000 $ pour l’aide humanitaire en Ukraine au Comité international de la Croix-Rouge

De notre confrère globenewswire.com

SAN FRANCISCO, Californie, 21 juill. 2022 (GLOBE NEWSWIRE) – Masons of California, la plus grande organisation fraternelle au monde, a récemment remis un don de 76 500 dollars au Comité international de la Croix-Rouge pour apporter soutien et secours aux citoyens ukrainiens. Le total comprend les dons de maçons individuels de toute la Californie, ainsi que les contributions des loges et de la California Masonic Foundation.

Le Comité international de la Croix-Rouge distribue des articles de secours aux personnes déplacées, fournit des médicaments et des fournitures aux établissements de santé, rétablit l’approvisionnement en eau de millions de personnes et s’engage dans de nombreuses autres activités vitales. Ce don des maçons de Californie servira spécifiquement à fournir ce soutien vital aux civils ukrainiens alors qu’ils poursuivent leur combat pour la liberté contre les forces russes.

« La charité et le secours sont des valeurs chères aux francs-maçons partout, et en tant que maçons, nous nous engageons à aider ceux qui en ont besoin dans toutes les communautés », a déclaré Jeffrey M. Wilkins, grand maître des maçons de Californie. « Ce don au Comité international de la Croix-Rouge fournira des services importants au peuple ukrainien dans ses heures les plus sombres.« 

C’est la première fois que trois juridictions maçonniques se réunissent pour présenter un cadeau. Le Grand Maître Jeffrey M. Wilkins de la Grande Loge de Californie, Jean-Claude Zambelli, grand commandant souverain du Conseil suprême de la George Washington Union Grand Lodge, et le Grand Maître David San Juan du Most Worshipful Prince Hall Masons of California, Inc. étaient présents pour remettre le chèque et partager leur engagement en faveur de l’aide humanitaire et caritative.

Hanna Malak, directrice générale régionale, et Amy Currin, directrice du développement, étaient présentes pour recevoir le cadeau du Comité international de la Croix-Rouge.

À propos des maçons de Californie
La franc-maçonnerie est la plus grande organisation fraternelle au monde, guidée par la conviction persistante que chacun a la responsabilité de rendre le monde meilleur. Depuis 300 ans, la franc-maçonnerie a amélioré et renforcé le caractère de ses membres et de sa communauté en offrant des opportunités de fraternité, de charité et de recherche de la vérité, individuellement et dans le monde entier. Grâce à la franc-maçonnerie, nous nous faisons de vrais amis, nous nous améliorons et avons un impact positif sur nos communautés. Apprenez-en plus sur la Grande Loge de Californie sur notre site Web et suivez-nous sur Facebook et Instagram . En savoir plus sur la George Washington Union Grand Lodge sur georgewashingtonunion.org. Apprenez-en plus sur la Grande Loge du Très Vénérable Prince Hall de Californie sur https://mwphglcal.org .

Contact média
Emily Limón
elimon@freemason.org
(415) 292-9120

Une photo accompagnant cette annonce est disponible sur https://www.globenewswire.com/NewsRoom/AttachmentNg/d3ffa2cc-261f-467f-8392-f016926f25a1

Avec une réunion internationale, les francs-maçons commémoreront le bicentenaire de la rencontre entre Simón Bolívar et San Martín

De notre confrère eluniverso.com

Dans le même événement aura lieu la quinzième assemblée générale de la convention de la Confédération maçonnique bolivarienne.

À partir de ce samedi 23 juillet et pendant quatre jours, une réunion internationale des francs-maçons se tiendra pour commémorer la rencontre entre Simón Bolívar et José de San Martín, un rendez-vous qui aura 200 ans en 2022.

Les 26 et 27 juillet 1822, les deux généraux, considérés comme les plus grands chefs maçonniques de l’indépendance, se réunirent à Guayaquil pour définir les politiques qui concrétisèrent la liberté de l’Amérique du Sud.

La Grande Loge de l’Équateur organise l’événement, qui réunira les grandes loges du monde et est parrainé par la Confédération maçonnique interaméricaine, la Confédération maçonnique bolivarienne et la municipalité de Guayaquil.

L’événement aura lieu à l’hôtel Hilton Colón, situé au nord du port principal.

Dans le cadre du même événement, aura lieu la quinzième assemblée générale de la convention de la Confédération maçonnique bolivarienne, au cours de laquelle auront lieu des présentations et des conférences liées à la commémoration.

Héctor Vanegas Cortázar, Grand Maître de la Loge de l’Équateur, a souligné que c’est la première fois que le pays accueillera une rencontre maçonnique internationale d’une telle ampleur.

Un total de 51 loges nationales et 7 internationales, en plus des représentants des confédérations maçonniques interaméricaine et bolivarienne, participeront à l’événement.

Les participants internationaux profiteront d’une visite guidée de la ville. Le dernier jour, le mardi 26 juillet, les grands maîtres seront déclarés invités d’honneur de Guayaquil lors d’un acte solennel à l’hôtel de ville de la municipalité de Guayaquil, où ils recevront également les médailles du mérite Eloy Alfaro.

Ce même jour une offrande florale sera déposée dans l’hémicycle de la Rotonde. Et plus tard, le soir, l’événement se clôturera par une soirée de gala. (YO)

Qui sont les célèbres francs-maçons de Roumanie ?

De notre confrère roumain romaniatv.net – Par Oana Angel

La franc-maçonnerie est la plus grande organisation caritative fraternelle vouée à l’épanouissement spirituel de l’initié. Bon nombre des personnes les plus influentes du monde font partie de cette organisation. Des Roumains célèbres – historiens, hommes politiques, écrivains, médecins – ont également rejoint cet ordre initiatique.

Les membres de la franc-maçonnerie doivent avoir des idéaux moraux, spirituels et sociaux communs. De nombreux maçons sont soumis à un « grand architecte de l’univers« . Depuis les temps anciens jusqu’à aujourd’hui, il y avait même des Roumains qui faisaient partie de cette organisation.

Au fil du temps, des esprits plus éclairés ont accepté d’entrer dans la franc-maçonnerie. Parmi eux Vasile Alecsandri, Constantin Argetoianu, Nicolae Bălcescu, Eugen Barbu, Dimitrie Brătianu, Dimitrie Cantemir, Carol II, Carol Davila, Octavian Goga, Bogdan Petriceicu Hasdeu, Mihail Kogălniceanu, Titu Maiorescu, CA Rosetti, Mihail Sadoveanu ou Traian.

Quelles conditions faut-il remplir pour faire partie de la franc-maçonnerie

Pour devenir franc-maçon, les aspirants doivent remplir un certain nombre de conditions :

  • croire au Grand Architecte de l’Univers (Dieu), à sa volonté révélée et surtout à l’immortalité de l’âme ;
  • être un homme libre et surtout un bon exemple dans la société ;
  • être âgé d’au moins 21 ans et en bonne santé financière ;
  • avoir un sens développé de l’honneur et de l’honneur;
  • avoir un niveau culturel développé pour pouvoir comprendre les enseignements maçonniques.

Qui dirige la franc-maçonnerie en Roumanie

En Roumanie, la franc-maçonnerie est divisée en plusieurs groupes : la Grande Loge Nationale Roumaine fondée en 1880, la Grande Loge Nationale Unie de Roumanie, puis la Grande Loge Nationale de Roumanie, le Grand Orient de Rite Ecossais Ancien et Accepté de Roumanie, la Grande Loge Régulière de Roumanie, la Grande Loge Nationale de Roumanie, le Grand Orient de Roumanie UMSOI et le Grand Orient de Roumanie.

La franc-maçonnerie roumaine est dirigée par des artistes et des personnes de culture, car le Grand Maître de la Grande Loge Nationale de Roumanie et le chef du Rite Écossais Ancien et Accepté de Roumanie sont issus de cette guilde. La Grande Loge Nationale de Roumanie est dirigée par le Prof. Univ. Dr. Radu Bălănescu, Président Honoraire de la Conférence Mondiale des Grandes Loges Régulières. Le mandat du Grand Maître MLNR se termine en novembre 2023.

Le secret de leurs réunions et de leurs organisations est de la plus haute importance pour les francs-maçons. Le secret est préservé par de lourds serments, que chaque maçon doit prêter.

La liberté de penser : De l’ouverture d’esprit à la raison pratique

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Penser : du bas latin pensare, peser.

L’étymologie du verbe « penser » nous indique d’entrée, au sens figuré, une notion d’évaluation, d’appréciation, de jugement. De la sorte, nous pouvons définir l’acte de penser comme la disposition de l’esprit à former et à combiner des idées, à comparer, à peser les choses à la balance de la raison. Grâce à cette faculté de former des représentations mentales, l’homme peut aussi, en lui-même et pour lui-même, se souvenir, imaginer, spéculer, méditer, réfléchir. Apparaît ici « l’état d’indépendance » qui caractérise l’intellect individuel. C’est cette spécificité, à type d’autonomie, qui permet d’évoquer judicieusement la « liberté de penser ».

Qui dit penser, dit parler. La pensée, associée au langage, évoque bien entendu la communication. Et pose indirectement la question originelle récurrente : la pensée est-elle venue avant le langage, ou inversement ? Quoi qu’il en soit, il est certain que l’Homme, animal social, a besoin pour se construire, physiquement et mentalement, du contact permanent avec les autres. Ainsi la pensée, comme la fleur du même nom, nécessite d’être alimentée en « nutriments de croissance » que sont les multiples signes de reconnaissance donnés à autrui et reçus de lui, au quotidien, pour vivre et prospérer.

L’animal supérieur

Depuis notre naissance et nos premiers rapports gestuels et verbaux avec notre mère d’abord, puis notre père, la fratrie éventuelle et l’entourage familial, amical et éducatif-qui s’agrandit au fil des rencontres – nous ne cessons, grâce à eux, d’enrichir nos sens, notre bagage culturel, notre vocabulaire et donc notre pensée. Celle-ci est en permanence constituée par le stock d’images et de mots appris et engrangés permettant la formation et l’expression – orale ou écrite – des idées à un auditoire ou à un lectorat, lesquels émettent les leurs, en retour. C’est par le biais des échanges, du « frottement aux autres », librement consentis, que nous nous pensons nous-mêmes et nous pensons le monde.

Sans cet acquis, cette éducation de base suivie d’une instruction permanente, sans la possibilité de se mouvoir et de faire, la liberté de penser précitée n’est pour l’individu qu’une expression vide de sens. Il est clair que les peuples opprimés, analphabètes et cloués sur place, peuvent toujours penser mais avec un intellect appauvri, desséché même, parce que privés de la liberté d’agir et de se nourrir du regard, de la pensée et de la parole de l’autre. Il en est de même pour le prisonnier au fond de sa cellule, libre de penser certes…mais sans vraiment disposer de « matière à penser », s’il n’a pas de contacts autres qu’avec son geôlier et ne reçoit pas d’informations de l’extérieur. Les pouvoirs persécuteurs le savaient bien pour avoir imposé le sinistre « lavage de cerveau » dans les camps de travail où ont été enfermés pendant des années, de nombreux opposants aux régimes en place, notamment au temps de la Russie soviétique. Un système qui perdure en Chine et dans le turbulent Moyen-Orient… Un exemple encore que nous fournit régulièrement l’actualité : il est possible qu’une autre forme perverse de persécution compromette soudain le discernement et la liberté de penser de personnes prises en otages, en l’occurrence dans un avion. Leur esprit manipulé et privé de sens critique peut, contre toute attente, par contagion émotionnelle, leur faire prendre le parti du preneur d’otages ! Un phénomène que l’on a appelé le « syndrome de Stockholm », depuis qu’il s’est produit la première fois sur l’aéroport de cette ville, en 1978.

L’Homme pense, parce que l’évolution l’a équipé d’un système nerveux performant, apte à la pensée précisément, et qui n’a d’ailleurs pas forcément atteint aujourd’hui le maximum de ses possibilités. Grâce à cette faculté de penser assortie de la parole, il se dit « animal supérieur », sans être vraiment sûr que les autres animaux ne pensent pas ! Il est en tout cas perfectible, car ne disposant pas (encore ?) de « centre de l’amour » dans le cerveau, il conserve depuis son origine un caractère belliqueux et, au-delà même du nécessaire instinct de conservation, il entretient toujours le désir de détruire l’autre, son semblable !

Certes, l’Homme est doté de cette forme de « bon sens » qu’il nomme la raison. Cette raison devenue un credo maçonnique depuis l’époque des Lumières. Mais, les francs-maçons le savent aussi, la raison n’est pas forcément toujours raisonnable… Chacun de nous est en fait pris dans cette contradiction de la condition humaine qui veut qu’il soit à la fois indépendant, par nature, et dépendant de son groupe, par nécessité vitale ! Sa liberté de penser, expression même de cette indépendance, voudrait qu’il n’obéisse qu’à sa raison personnelle, c’est à dire à sa seule conscience et à sa seule logique, pour aboutir à un mode de vie partant anarchique, donc hors d’un champ social, lui délimité et réglementé ! Or cette conception égotique ne prend pas en compte que la raison, précisément en tant que faculté humaine, n’est pas la propriété d’un seul être humain, mais d’une communauté entière qui s’en sert comme outil de réflexion et d’action. Ce qui permet d’affirmer qu ‘il ne s’agit pas d’avoir raison, mais de raisonner !

Les trois blessures narcissiques

Raisonner revient ici à comprendre que le concept de « liberté de penser » n’échappe pas au principe de la loi, par l’homme inventé. Sans forcément prendre la nature pour modèle, on sait que l’univers lui-même obéit à des lois. De son côté et à son échelle, toute vie terrestre, individuelle ou « groupale », est contrainte d’observer une ou des règles, ne serait-ce que, tout bonnement, pour survivre. Le libertaire, qui se dit sans « Dieu ni maître », donc « sans foi ni loi », est évidemment dans la totale illusion, quand il prétend vivre selon sa ou ses propres et seules décisions. Vivre implique, pour « la mécanique humaine », d’échanger avec soi et les autres. C’est à dire se donner (des consignes et des satisfactions), mais aussi donner, recevoir, demander, refuser.

L’exercice d’une loi individuelle entraîne l’acceptation de la Loi commune, créée par le groupe. Parce qu’il n’est d’Homme qu’en relation. Ce qui permet de penser que l’homme « fraternise » d’abord parce qu’il a besoin de l’autre ! Et cette « coopération imposée » lui fait refouler ses ressentiments… qui éclatent soudain avec conflits et guerres ! Exister parmi ses semblables, impose donc à l’homo sapiens condamné à cette communauté, une maîtrise permanente de ses pulsions physiologiques, dominatrices et meurtrières !

Nous venons d’examiner la liberté de penser dans le cadre de vie communautaire. Nous pourrions dès lors évoquer une liberté de penser devenue « liberté d’expression », quand cette dernière signifie la formulation et la verbalisation en public, d’un point de vue, d’une position, d’une opinion. Il pourrait même être question d’une « liberté d’opposition » quand, politiquement parlant, ladite opinion exprimée par une personne ou un groupe de personnes, est non seulement différente de celle d’un autre groupe, mais encore cherche à combattre cette pensée adverse, voire à la supprimer pour s’imposer en remplaçante.

Il est également intéressant de considérer une liberté de réflexion particulière : celle qui existe dans le silence même de la pensée individuelle, dans son intimité, pour ne pas dire dans son secret, seul véritable « isolement » possible. Il n’est d’évidence plus question d’échange ici, mais tout au contraire d’une volonté de se taire, donc de ne pas révéler ce que l’on pense, une attitude qui nous éloigne de toute obligation, telles les contraintes imposées aux prisonniers et otages précités. Il s’agit d’une forme puissante de liberté de penser : celle correspondant au refus de communiquer. On peut dire que ce mutisme est en soi une véritable loi que le « taiseux » s’impose. C’est un choix calculé, raisonné, à l’image de ces résistants capturés par les nazis pendant la dernière guerre mondiale qui ont refusé de livrer leurs camarades et après d’affreuses tortures, sont morts fusillés. La liberté de pensée guidée par la raison, n’obéit ici qu’à sa propre loi. L’homme qui préfère mourir que de trahir met un point d’honneur à respecter son engagement, voire son serment, et partant, ne s’incline pas sous le joug des lois de l’ennemi. La liberté de pensée, quelle qu’en soit la forme d’expression, ne répond pas forcément à une fantaisie ou un caprice de l’intellect, mais peut bel et bien relever – si elle est considérée comme le résultat d’une vraie réflexion – de la responsabilité individuelle. Nous venons de le voir. Lorsque la raison s’impose à elle-même une loi, en quelque sorte à la manière d’un filtre volontairement interposé entre la pensée et la parole, intervient sans nul doute une forme d’auto-discipline : celle que justement observe, tout homme libre et maître de sa pensée.

Cette possibilité d’accès à l’autonomie de la pensée est de fait, assez récente : elle n’a été acquise, rappelons-le, que progressivement, et au prix de trois « blessures narcissiques » infligées à l’humanité – qui à la fois, ont tempéré sa vanité et remis en question ses croyances premières par le développement des sciences. En l’occurrence, grâce aux découvertes incontestables de trois grands scientifiques, à savoir :

  • La terre n’est pas le centre de l’univers, mais une planète dans les multitudes de galaxies (Copernic, 1473-1543)
  • L’homme est le fruit de l’évolution, et donc un animal comme les autres (Darwin, 1809-1882)
  • L’homme n’est pas maître à bord de ses pulsions. Ce n’est pas lui le rameur qui mène sa barque, mais un passager clandestin, l’inconscient (Freud, 1856-1939).

Une théorie de la vie mentale

Il est de bon ton en France de brocarder régulièrement la psychanalyse freudienne*, voire de la condamner au bûcher et son concepteur avec, taxé d’imposture, par magazines à gros titres et livres pamphlétaires interposés ! Faut-il rappeler que les nazis ont brûlé, avec ceux de Karl Marx et de Stephan Sweig, les livres de Sigmund Freud en place publique (autodafé du 10 mai 1933 à Berlin) ?! Doit-on souligner que les franquistes ont également brûlé les livres de Lamartine, Rousseau et Voltaire, puis le lendemain, à nouveau les livres de Freud (autodafés du 30 avril et 1er mai 1939) ?! Comme par hasard, lors de l’avènement du nazisme puis juste avant la seconde guerre mondiale, la poésie et la philosophie, c’est-à-dire l’imaginaire et la raison, ces deux formes d’expression de la liberté, ont aussi été bannies par le feu ! Comme par hasard, la toute jeune psychanalyse, avec sa dimension libératrice, faisait donc déjà peur !

Rappelons très succinctement le principe psychanalytique, proposé par Freud* : Permettre à l’homme tourmenté, par la verbalisation d’idées associées et le transfert vers un tiers, d’évacuer ses souvenirs enfouis douloureux (retour du refoulé), ses préjugés acquis par la socio-culture (Surmoi), et de dominer ses instincts blottis dans son inconscient (Ca) pour enfin ouvrir au monde sa vraie personnalité consciente (Moi). Autant de sacrilèges pour la société bourgeoise bien-pensante, reine de l’hypocrisie et du camouflage, du début du siècle dernier ! Autant de conditionnements et d’auto-manipulations mentales douteuses, pour une frange intellectuelle d’aujourd’hui, qui vise, par esprit de nivellement, à substituer au sujet, être pensant, l’individu, maillon de la chaîne collective. Or, tenter d’empêcher un être humain d’avoir sa vision sociale et sociétale personnelle, c’est non seulement nier son statut d’être désirant, et de décideur pour lui-même, mais c’est finalement contribuer à la production d’adultes infantilisés, faibles et « étroits », flexibles et soumis.

Alors même que la psychanalyse, bien comprise, si elle n’est certes pas une science exacte ni miraculeuse – et si elle peut connaître des échecs, parce que non adaptée à tout un chacun – est avant tout une pratique émancipatrice. Fondée sur la topique précitée – non démentie à ce jour, notons-le – elle a fait largement ses preuves en libérant le psychisme de millions de souffrants dans le monde entier, depuis plus d’un siècle. Il est à noter que ses détracteurs les plus féroces, n’ont souvent qu’une approche superficielle de la psychanalyse, quand ils ne se posent pas en simples relayeurs de rumeurs destructives, en toute méconnaissance ! D’autres, au nom de fumeuses sociétés mystiques dédiées à la « descente en soi » de leurs adeptes, escortée d’occultisme et de magie (dans lesquels la franc-maçonnerie du 19ème siècle aurait pu complètement basculer !) déclarent avec suffisance la méthode freudienne, inapte aux plongées en grandes profondeurs ! Au vrai, ces « spiritualistes », sans même évoquer l’aventure du divan dont ils ne savent rien, n’ont jamais appréhendé cette « théorie de la vie mentale » qu’est aussi la psychanalyse, en dehors de la cure classique. Une dimension, entre autres, à portée linguistique et symbolique, qui éclaire quotidiennement la pensée, dans de nombreux secteurs. Mais cette plus que centenaire, alerte et généreuse, a l’habitude des attaques jalouses périodiques et y est heureusement devenue imperméable !

Ce n’est d’ailleurs pas une coïncidence si la psychanalyse, comme la franc-maçonnerie, sont encore pourchassées ou carrément interdites dans les pays totalitaires. Bien entendu parce que le but, autant dire le credo commun à l’une et l’autre, est la liberté de penser et d’agir de chacun. Celle-ci ne peut évidemment que déranger quand la règle d’Etat est l’idée unique imposée à tous. Ainsi, nous ne mesurons pas toujours la chance dont nous bénéficions en Occident de pouvoir vivre en démocratie, avec toute la valeur que porte ce mot, en termes de souveraineté des citoyens. Franc-maçonnerie et psychanalyse sont également des indicateurs rassurants : Tant que fonctionneront des loges en « Loi 1901 » (Loi d’origine maçonnique autorisant la liberté d’association), tant qu’il y aura des « médecins de l’âme » certifiés et ayant pignon sur rue, nous vivrons dans une Europe ouverte, où prospèrera encore, avec une pluralité de pensées, l’écoute et le dialogue.

Il est de la sorte à souhaiter que ces deux méthodes, en soi modèles de communication, qui jusqu’à présent ont eu tendance à s’ignorer, voire à se critiquer, découvrent leur complémentarité. Le constat pourra alors être fait qu’elles s’inscrivent avec bonheur dans le même cadre social, nourri par le même terreau : celui des sciences humaines. C’est sur le thème de la construction monumentale et de ses outils qu’Anderson et Desaguliers, promoteurs de la franc-maçonnerie spéculative moderne, ont systématisé une symbolique de réflexion. C’est en visitant les ruines de Pompéi, la ville ensevelie, que Freud s’est représenté l’inconscient, imaginé comme des couches superposées « d’éléments psychiques ». La franc-maçonnerie et la psychanalyse sont ainsi nées du même « principe d’élévation » et de la même matière métaphorisée : la pierre ! Avec la même idée noble : permettre à l’homme de grandir, en toute liberté !

Un bouquet de savoirs

Bien sûr, le mot n’est pas la chose : cet homme est prisonnier d’entrée de son vocabulaire. Et surtout de ses déterminismes, nous rappelle la philosophie*.

  • Déterminisme biologique. Nous sommes locataires d’un corps exposé (besoins, pathologies, finitude…).
  • Déterminisme psychologique. Chacun de nous est un « roman vivant » (passé, vécu, personnalité).
  • Déterminisme social. Selon notre lieu de vie, nous évoluons tous dans un cadre traditionnel répétitif (coutumes, mœurs, lois).

On pourrait ainsi déduire qu’il nous reste bien peu de place, pour « vivre une liberté », hors de ces causes ! Ces déterminismes font évidemment le profit des rédacteurs d’horoscopes, des voyants et clairvoyants. Parce que les « choses de la vie » qui jalonnent nos chemins individuels ne dépendent pas toujours de notre volonté : la santé, le travail, les rencontres, l’amour, l’argent, la chance, etc. Même si comme l’assure Paul Léautaud : « il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous ! ». C’est bien pourquoi des millions de clientes et clients fréquentent les « marchands d’avenir ». Pour tenter de savoir. Parce qu’un « regard d’avance » est à même de donner le sentiment d’être libre de penser et de faire, de maîtriser son destin ! Et quand la raison n’est plus vraiment aux commandes, les illusions renouvelées deviennent des aides à vivre. Pour essayer de s’échapper de la cage du quotidien. Mais combien de gens « se croient » libres de la sorte, alors qu’ils sont inconsciemment cramponnés aux barreaux du verbe « croire » qui les encerclent ?!

Ces fausses libertés ne doivent pas nous faire oublier les vraies ! Celles qui, précisément, en nous donnant la possibilité, autant que faire se peut, de dépasser nos déterminismes précités, participent à notre liberté de réflexion, donc d’action. Trois d’entre elles figurent dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, notamment :

  • La liberté de conscience, permettant à chacun de pratiquer ou non une religion. En ce sens, le principe de laïcité, cher à la franc-maçonnerie qui a participé à son instauration en 1905, est une valeur précieuse à plus que jamais entretenir.
  • La liberté d’opinion et d’expression, qui implique le droit de ne pas être inquiété pour leur exercice, souligne ladite Déclaration.
  • La liberté de communication, qui autorise, outre la parole publique, l’écriture et l’imprimerie, à l’évidence, dans le cadre de la loi correspondante.

A ces libertés fondamentales, s’ajoute pour qui le veut, la liberté d’apprendre, au vrai la joie d’apprendre ! Celle-là même qu’éprouve le franc-maçon en loge et au dehors, lorsque l’étude de la méthode symbolique l’invite, selon les Constitutions d’Anderson, à aller plus loin. A entendre comme donner de l’amplitude à la pensée. Par exemple, en embrassant parallèlement ce « bouquet de savoirs » constitué par les arts et les sciences humaines : poésie, art, anthropologie, linguistique, musique, morale, littérature, philosophie, psychologie, sociologie et psychanalyse précitée. Autant d’approches en constants progrès, nouvelles pour le maçon ou revisitées, si enrichissantes pour l’esprit curieux.

Ce concept de « pensée élargie », dans le sillage du philosophe Emmanuel Kant – qui va jusqu’à y voir le sens même de la vie – est d’une importance majeure en ce que, non seulement, il offre l’opportunité au sujet responsable, de nourrir son intellect en nutriments supplémentaires de grande qualité, mais encore, il lui ouvre le chemin de l’autre. En effet, cette vision du monde, soudain panoramique, ne peut que « faire sortir de soi » et de la sorte, éveiller une curiosité neuve pour les êtres et les évènements. Parce qu’il n’est d’homme libre qu’en relation.

« La liberté des uns s’arrête là ou commence celles des autres ! ». Combien de fois entendons-nous cette affirmation définitive, qui, après une seconde lecture attentive, s’avère pourtant irrecevable. Précisément par son caractère compétiteur, voire hégémonique ! Elle signifierait, en effet, que j’ai le loisir d’agrandir mon jardin, en empiétant sans vergogne sur celui du voisin ! Et donc que, tout simplement, ma volonté peut prévaloir sur la sienne ! Il y a une différence totale entre « se rendre maître de la place » et « se mettre à la place de ». Cette dernière et noble attitude illustre parfaitement l’idée kantienne de « pensée élargie » m’invitant, tout au contraire du sans-gêne, à m’identifier à autrui pour appréhender son point de vue. Pour ressentir son ressenti. Définition même de l’empathie, qui m’indique que ma liberté de penser et d’agir doit accepter celle de mes semblables, libres dans le même instant, de penser et d’agir autrement que moi. Dans la mesure, bien sûr, où avec cette pluralité d’opinions et d’actions, les uns ne nuisent pas aux autres. Je dois donc admettre avec générosité qu’autrui est aussi important que moi sur terre. Ce n’est qu’en sortant de mon ego que je peux comprendre et accepter mes égaux !

Encore faut-il que ma liberté de penser ne me cantonne pas aux belles promesses du discours mais m’engage du projet au devoir. Du dire au faire. Il s’agit, à la sortie du Temple, de mettre le symbole en œuvre. De passer de la lumière à la lucidité. D’amplifier ainsi mon humanité dans la cité, cette loge sans les murs. Pour rencontrer et aimer. Davantage et mieux.

Alors et seulement, je serai en parfait accord avec le poète et peintre libanais Khalil Gibran, lorsqu’il dit joliment : « Toute pensée que j’ai emprisonnée dans la parole, force m’est de la libérer par mes actes ».

L’Ordre du Carlin était une société secrète dont les membres portaient des colliers de chien

De notre confrère indie88.com

Tout a commencé en France dans les années 1740…

L’Ordre du Carlin était un groupe organisé de personnes qui présentaient les caractéristiques du chien carlin. Le carlin a été choisi en raison de ses qualités de loyauté, de confiance et d’un caractère inébranlable. Le groupe remonte au milieu des années 1700 et a essentiellement commencé par l’interdiction de la franc-maçonnerie.

Vous voyez, à l’époque, être franc-maçon était une grande chose. En fait, cela a commencé en 1717 en tant que confrérie bien connue mais ultra mystérieuse. Les détails de leurs cérémonies étaient gardés secrets et ils étaient très sélectifs avec qui ils laissaient entrer.

Naturellement, la religion jouait un rôle dans tout groupe organisé à l’époque, en particulier en Europe, qui était fortement influencée par l’église. Ce qui s’est passé, cependant, c’est que si la franc-maçonnerie ne niait  pas nécessairement l’existence de Dieu, la religion ne jouait pas un rôle central dans leur esprit de groupe.

De ce fait, l’Église catholique considérait la fraternité comme un vivier d’idées politiques dangereuses. En 1738, le pape Clément XII interdit aux catholiques de rejoindre la confrérie des francs-maçons, qualifiant le décret de « bulle papale ».

Qui Était L’Ordre Du Carlin?

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Image : @realitynperspective sur Instagram

Après l’adoption du décret, un homme du nom de Clemens August de Wittelsback, l’ électeur de Cologne , eut une idée. Il a créé un groupe de francs-maçons en Allemagne, mais a révisé le format pour faciliter leurs activités récemment interdites.

Pour devenir membre, alias « mop » qui signifie carlin en allemand, il fallait se mettre à quatre pattes, gratter à la porte et porter un collier autour du cou. Une fois que le groupe a décidé de vous laisser entrer, vous seriez affolé par le groupe assemblé.

Oh, et tu devais aussi embrasser les fesses d’un chien. Un chien de porcelaine, mais des fesses de chien quand même.

Mais pourquoi « Pugs? »

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Image : @itsdougthepug sur Instagram

En tant qu’amoureux des carlins, je ne peux pas croire que quelqu’un demanderait « pourquoi les carlins? » mais je suppose que c’est une question valable. Pourquoi pas un bouledogue qui représente la force et le courage ? Pourquoi pas un Berger qui représente l’agilité et la férocité ?

Le carlin a été choisi comme symbole officiel de ce groupe dérivé en raison de sa loyauté, de sa fiabilité et de sa constance de caractère. Toutes qualités souhaitables, le plus drôle est que le groupe représentait essentiellement le défi du pape, qui est aussi une caractéristique commune du chien carlin hilarant.

Ils avaient un tas de rituels et de symboles farfelus

En plus d’embrasser les fesses d’un chien en porcelaine, les membres devaient faire d’autres choses pour prouver leur loyauté.

Ils devaient porter un médaillon de carlin en argent, obéir à l’ordre du Grand Carlin et accepter de tout garder secret. Ils portaient également, comme indiqué, des colliers de chien. Afin d’être acceptés dans le groupe, les membres potentiels ont été invités à se promener à quatre pattes afin de prouver leur humilité.

Ils ont ensuite eu les yeux bandés et ont été conduits neuf fois autour d’une tapisserie, tandis que les autres membres (appelés « Mops« ) leur aboyaient dessus et criaient différentes phrases.

Ils étaient « progressistes » pour leur époque 

Un autre aspect important qui distinguait l’Ordre du Carlin était qu’il autorisait les membres féminins. Dans un monde qu’on appelait une « fraternité », qui vient du mot latin fraternitas, qui signifie « fraternité ».

Plus progressivement encore, ils ont eu un chef féminin et un chef masculin qui se sont relayés à la barre. Dans d’autres fraternités, l’importance était une fraternité, mais dans L’Ordre du Carlin, ils s’appelaient frère et sœur, et alternaient femme/homme à table.

Exposé! La fin de l’ordre du carlin

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Image : @itsdougthepug sur Instagram

En 1745, le groupe secret qui tournait autour du carlin fut démasqué par un abbé catholique avec son livre : « L’Ordre des francs-maçons trahi et le secret des Mopses révélé ». Cela se traduit par : « L’ordre des francs-maçons trahis et le secret du carlin révélé ».

À cause de ce livre, l’Ordre du Carlin a été immédiatement interdit. Cependant, des rumeurs suggéraient que le groupe poursuivait ses activités carlin en France jusqu’en 1902.

Rebelles, ces carlins.

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