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Sésame pour l’avenir – Comprendre ce qui va bouleverser nos vies

Robert Salmon et Dr Rémy Salmon – avec la collaboration de Dorothée Lagard

Diateino, 2022, 184 pages, 18 €

Robert Salmon

Robert Salmon est un homme d’affaires accompli. Ancien vice-président de L’Oréal en charge de la prospective et du strategic planning, il synthétise les transformations du monde dans des essais et dans son autobiographie, De L’Oréal à Lhassa, itinéraire d’un iconoclaste (Le Passeur, 2016), à retrouver ici-même https://bit.ly/3b9neCq. Son best-seller Tous les chemins mènent à l’homme (Interéditions, 1994), a reçu le prix du livre de l’entreprise.

Dr Rémy Salmon

Son frère de sang, le docteur Rémy Salmon, membre de l’Académie nationale de chirurgie, est spécialisé en cancérologie et a dirigé le département de chirurgie de l’Institut Curie – en savoir plus http://docteursalmon.com/ – s’associe au talent et à la vision de Robert, afin de nous livrer, à quatre mains et deux cœurs, cette essai audacieux. Il signe d’ailleurs l’avant-propos qui nous donne tenants et aboutissants de la genèse de cette dernière livraison. Au moment même où, il y a plus de 10 ans, dans l’esprit de son frère, qui a dirigé la cellule de prospective du groupe L’Oréal, une pandémie mettrait le monde sur pause. Prémonition ? Non. Simplement visionnaire !

Avec la collaboration de Dorothée Lagard, journaliste freelance, auteure passionnée notamment de botanique, et ancienne reporter pour la presse magazine (Paris Match, Elle…), et sous la direction de  Jean Staune, fondateur de l’Université interdisciplinaire de Paris,

« Diateino, L’éditeur du monde qui vient », marque du groupe Guy Trédaniel, fort de 178 publications liées aux sciences humaines, au développement professionnel et personnel ainsi qu’au monde de l’entreprise, donne l’occasion aux coauteurs de décrypter les enjeux majeurs de notre siècle.

L’ouvrage débute, dès avant le sommaire, les « Éloges » adressés à un Robert Salmon. De Bruno Pinchard, écrivain et philosophe à Trihn Xuan Thuan, astrophysicien… Éloges figurant sur les deux rabats de la couverture de l’ouvrage.

Depuis, une crise sanitaire est bien passée par là. Un arrêt définitif ? Certes non, l’Homme moderne a toujours des ambitions – sont-elles toujours bonnes ? – des aspirations, des désirs, avoués ou non, et pourquoi pas aussi des rêves de réussite ? Pour le bien de l’humanité ? Et surtout comment y arriver. Cet ouvrage est, en quelque sorte, un message d’espoir que nous adressent les coauteurs.

Il retrace les grands enjeux de l’histoire humaine. Et analyse aussi le basculement de l’Occident vers l’Orient. En détaillant tous les malheurs de l’Europe, ce vieux continent. Leur troisième et dernière partie, intitulée « Ce qui nous attend », prend en compte toutes les différentes et très récentes évolutions et mutations technologiques et le contexte géopolitique : digital revolution, cyber espace et espionnage, post work society, évolution du monde économique – gap riches-pauvres –, société des loisirs mais aussi et surtout, triste constat, celui d’une démocratie en péril, la nôtre… Disruptions et changements de paradigme sont à l’ordre du jour. Et de nous livrer ce que pourrait être notre monde demain et d’après-demain.

La conclusion s’ouvre avec la phrase du philosophe grec Héraclite de la fin du VIe siècle av. J.-C.  « Seul le changement est éternel ». Un véritable sésame pour l’avenir. Et pour s’adapter !

L’exposition maçonnique « 160 ans de transcendance » visitera San Fernando

De notre confrère Chilien diarioviregion.cl

La Grande Loge du Chili vient de fêter ses 160 ans de fonctionnement dans notre pays. C’est dans ce contexte que différentes activités culturelles seront menées tout au long de l’année 2022 pour rapprocher les gens des clés de la franc-maçonnerie, révéler les jalons de l’institution, raconter les histoires de ses plus grands représentants et mettre à la disposition du public des pièces phares qui sont partie de la tradition républicaine de notre pays.

Ce lundi 1er août et jusqu’au vendredi 2 septembre, l’exposition préparée par l’équipe de l’espace patrimonial de la Grande Loge du Chili, intitulée « 160 ans de transcendance » sera présentée à San Fernando, qui compile en 24 panneaux la plupart de l’Ordre maçonnique depuis sa fondation, mettant en lumière les figures d’anciens présidents de la République, hommes politiques, médecins, écrivains et musiciens liés à la franc-maçonnerie et qui ont apporté de grandes contributions au pays.

L’exposition a commencé dans la salle des gouverneurs du Musée historique national et tout au long du mois d’août, elle restera au « Centro Cultural San Fernando College », situé Calle Chacabuco Nº940, du lundi au vendredi de 10h00 à 13h00. 14h00 à 18h00

Toute cette initiative de déplacer l’échantillon dans cette belle ville, découle de la Loge Respectable Colchagua Nº28, qui célèbre le 27 août, 125 ans de travail maçonnique.

FONDATION RESPECTABLE COLCHAGUA LODGE Nº 28

L’histoire a commencé avec un groupe d’hommes, dirigé par Lucindo Bisiwinger Vergara, un franc-maçon exceptionnel, un soldat de la guerre du Pacifique appartenant au régiment Buin, qui, selon l’histoire, par ordre spécial du Grand Maître de l’époque, Alejo Palma Guzmán, arrivée dans cette vallée accompagnée de frères des Loges Justice et Liberté n° 5 et Étoile du Chili n° 17 ; tous deux de Santiago pour organiser l’Arturo Prat Lodge n ° 28, un nom qui deviendra plus tard Colchagua n ° 28.

Yakin et Bo’az, un compte guématrique

Je vous propose une narration de l’installation des colonnes du Temple. Pour imaginaire qu’elle soit, je me suis servi de références bibliques. Sans connaître la guématrie, vous pourrez lire ce texte. Les notes de fin, séparées, permettent de comprendre les choix d’analogie opérés par des comptes guématriques.

יָכִין et בֹּעַז

Les voilà ! Le cri des guetteurs coula le long de la colline de Moriah. La foule venue de multiples pays[1] se tourna, alors, comme une seule face d’un peuple, dans la direction indiquée, reprenant le cri et le propageant par des acclamations. Sur la route, des chars tirés par 12 bœufs convoyaient les monumentales colonnes encore gisantes et en morceaux pour la commodité du transport. Le voyage était lent, retardé par la lourdeur et l’encombrement du convoi ; des tonnes d’airain pour chaque chariot supportant, chacun, la répartition morcelée des 12 mètres de chaque colonne[2].

Il fallait ramener les ouvrages d’au-delà du Jourdain, de Saredatha. La ville de la tribu de Gad, entre Souccot et Çaretân[3], s’enorgueillissait de sa fonderie où tous les objets de bronze destinés au temple furent fondus, puis ramenés, ici, à Jérusalem.

C’était le jour de la consécration de la porte du Temple avant d’y déposer l’Arche. Depuis l’aube, la foule innombrable, amassée tout le long de la colline faisait une haie d’honneur pour accueillir les derniers éléments du Temple, ses deux colonnes du portique.

En tête du convoi venait Hiram, le fondeur phénicien qui accompagnait et surveillait son œuvre. Inspiré par les piliers similaires, qui flanquaient le parvis des sanctuaires phéniciens, avec Salomon, il avait choisi de créer deux colonnes, pour marquer l’entrée du Temple, en faisant le symbole de la présence divine auquel le Temple était dédié. Hiram est un homme marqué par le destin et adombré par l’Unique. De même que l’Éternel avait désigné à Moïse Bethsaléel, un homme rempli d’intelligence, de sagesse et de savoir-faire dans les ouvrages de bronze, en tant qu’architecte du 1er Temple nomade du désert qui abrita les tables de la loi sur lesquelles furent gravées les 10 paroles par l’Éternel lui-même, de même, le roi de Tyr, envoya à Salomon, sur sa demande, un homme rempli d’intelligence, de sagesse et de savoir-faire, le maître Hiram. Le lien entre les deux fondeurs est d’autant plus marqué que Bethsaléel avait eu pour aide un nommé Oholiab, un homme de la tribu de Dan et qu’il se trouvât qu’Hiram était le fils d’une femme, également, de la tribu de Dan[4]. Les savoirs, par tradition de métier, se transmettaient-ils au sein de la même famille ?

Dans le cortège, il y avait aussi Ornan, le jébusien, à qui David avait acheté pour 600 sicles d’or[5] l’emplacement montagneux pour bâtir l’autel à son dieu et que son fils, le roi Salomon, allait inaugurer ce jour. Cette colline, le mont Moriah, était un terrain qui, pour les hébreux marquait et fondait son histoire spirituelle. Pour les anciens, c’est sur ce massif qu’eut lieu la ligature d’Isaac, devenant ainsi l’endroit où fut donné un enseignement à Israël : la crainte de Dieu.

Il fallut longtemps pour faire approcher les composantes des colonnes de leur emplacement définitif. Pourtant, le soleil était encore haut quand Salomon donna l’ordre d’activer les mécanismes qui allaient rassembler ce qui était encore épars et permettraient de dresser les colonnes pour les positionner de chaque côté de l’entrée du Temple.

Face au peuple regroupé dans la vallée de Josaphat[6], en haut de l’escalier à sept degrés[7], dans l’embrasure du Hékal, Salomon regardait la lente et prudente élévation des colonnes. Quand elles furent stabilisées verticalement, dans un silence expectatif que fit la foule, on put entendre le roi les présenter en les nommant. Il commença par celle à sa main droite et lui donna le nom de Yakin, puis celle sur sa gauche et lui donna le nom de Bo’az[8]. Le son de sa voix était amplifié par la capacité de résonance du creux des piliers d’airain. Certains entendirent, en Bo’az, le nom de l’ancêtre de Salomon, le mari de Ruth, en Yakin le nom du premier prêtre installé à Jérusalem[9]. Ainsi placés, au-devant du peuple qui n’avait pas le droit d’entrer dans le Temple, Salomon et le grand prêtre, donnaient toutefois à con-templer à Israël, sous les noms de Bo’az et Yakin, l’ordonnancement de ses fondements, le misphat[10] et le tsédek[11], la loi et l’équité, le concept et la révélation, la royauté et le sacerdoce, le monde terrestre et le monde du ciel. 

Le peuple des Hébreux en frémit car, initié, il entendit, ainsi, dans le phrasé du roi Salomon, se prononcer également le nom du «Seigneur». Comme le buisson ardent l’avait demandé à Moïse, le Nom lu, יהוה, avait été substitué par une parole pour le prononcer, Adon אדו, Seigneur[12]. Les sages savaient que, par la voix de Salomon, l’Éternel communiquait aux colonnes, avec leur nom, cette incarnation engendrée par la parole qui les rendait témoins de sa présence dans l’édifice ; les deux colonnes venaient d’être rendues vivantes. Une clameur enfla le souffle des Hébreux et de leurs hôtes, ils ne furent plus qu’une onde de vibrations couvrant le murmure du grand prêtre qui, placé entre les colonnes, sur la droite de Salomon, prononça en secret le plus sacré des 72 noms de Dieu, le tétragramme יהוה. Les colonnes en frémirent aussi[13]. Les archanges Raphaël et Gabriel, qui gardaient les portes du paradis pour que les humains n’y retournent pas[14], se déplacèrent alors pour soutenir les nouveaux piliers de l’entrée du Temple, Yakin et Bo’az, marquant ainsi l’accès à un nouveau paradis, celui de l’arbre des séphiroth[15].

Dorénavant, les deux sentinelles d’airain du Temple tracent un seuil où se révèlent les vertus qui les ont rendues possibles[16] : la sagesse, l’intelligence et la connaissance. Ce qui se trouve entre les colonnes, qui les cimentent en quelque sorte, ce sont les trois attributs attribués au maître Hiram qui les façonna.

À la fin de la cérémonie, la nuit venant de tomber, la foule se dispersa.

Tard dans la nuit, il restait cependant une étrange lueur qui irradiait dans les reflets nocturnes de la lune sur les grands témoins de bronze, indicateurs-phares d’un voyage à entreprendre vers cette brillance qui supportait le ciel étoilé[17]. Vivantes, les colonnes s’accouplaient en une hiérogamie sémantique, associant les lettres de leur nom pour continuer de murmurer le saint nom qui se montre et se dissimule[18].

Par cet entre-deux, encadrés par les deux totems, le lait et le miel se mirent à ruisseler[19], augurant le Temple comme une terre promise de spiritualité.


[1]II Chroniques 2, 16. Salomon compta tous les étrangers qui étaient dans le pays d`Israël, et dont le dénombrement avait été fait par son père David, ils s’élevaient au nombre de cent cinquante-trois mille six cents.

[2]I Rois 7, 15 et 16. Il moula les deux colonnes de cuivre, dont l’une était haute de dix-huit coudées, et un fil de douze coudées mesurait le tour de l’autre. Il fit ensuite deux chapiteaux, coulés en cuivre, pour les fixer au sommet des colonnes; ces chapiteaux avaient chacun cinq coudées de hauteur. Soit au total 23 coudées, environ 11,5 mètres

[3]I Rois 7, 15 et 16. Il moula les deux colonnes de cuivre, dont l’une était haute de dix-huit coudées, et un fil de douze coudées mesurait le tour de l’autre. Il fit ensuite deux chapiteaux, coulés en cuivre, pour les fixer au sommet des colonnes; ces chapiteaux avaient chacun cinq coudées de hauteur. Soit au total 23 coudées, environ 11,5 mètres I Rois 7,46 et 47. C’est dans la plaine du Jourdain, entre Souccot et Çaretân, que le roi les fit fondre dans une terre grasse. Salomon renonça à évaluer tant d’objets, à cause de leur quantité prodigieuse; le poids du cuivre ne fut pas vérifié.

[4]Exode 35,32 à 35. L’Éternel dit à Moïse: «Sache que j’ai choisi Betsaleel, … Je lui ai moi-même donné pour aide Oholiab, fils d’Ahisamac, de la tribu de Dan.[L’Éternel lui a appris] à mettre en œuvre l’or, l’argent et le cuivre ; à tailler la pierre pour la sertir, à travailler le bois, à exécuter toute œuvre d’artiste. II chroniques 2,13. Or, j’envoie un homme habile, plein de savoir: Maître Houram. C’est le fils d’une femme, d’entre les filles de Dan, et son père était un Tyrien ; il sait travailler l’or, l’argent, le cuivre, le fer, les pierres, le bois, les étoffes de pourpre, d’azur, de byssus et de cramoisi; il connaît l’art de la sculpture, est capable de combiner toute œuvre d’artiste

[5]1 Chroniques 21, 22à 25. David dit à Ornan : Cède-moi l’emplacement de l’aire pour que j’y bâtisse un autel à l’Éternel; cède-le-moi contre sa valeur en argent, afin que la plaie se retire de dessus le peuple. Ornan répondit à David : Prends-le, et que mon seigneur le roi fasse ce qui lui semblera bon; vois, je donne les bœufs pour l’holocauste, les chars pour le bois, et le froment pour l’offrande, je donne tout cela. Mais le roi David dit à Ornan : Non ! Je veux l’acheter contre sa valeur en argent, car je ne présenterai point à l’Eternel ce qui est à toi, et je n’offrirai point un holocauste qui ne me coûte rien. Et David donna à Ornan six cents sicles d’or pour l’emplacement. Mais en 2 Samuel ; 24,24 ce fut cinquante sicles d’argent. 2 Chroniques  3, 1. Salomon commença à bâtir la maison de l’Éternel à Jérusalem, sur la montagne de Morija, qui avait été indiquée à David, son père, dans le lieu préparé par David sur l’aire d’Ornan (‘Ornan), le Jébusien.

[6] Rite Français: des divulgations, nouveau catéchisme des francs-maçons de 1780. Demande : Où était située votre Loge ? Réponse. Dans la vallée de Josaphat, au pied de la plus haute montagne.

[7]Ézéchiel 40, 22. Ses fenêtres, son vestibule, ses palmes, avaient la même mesure que la porte orientale; on y montait par sept degrés, devant lesquels était son vestibule.

[8]I Rois 7, 21 et II Chroniques 3, 17. Il dressa (établit, releva) ensuite les colonnes près du oulam (vestibule) de l’hékhal, il érigea la colonne de (à) droite, Il lut (appela, cria, donna) le nom Yakin, il érigea la colonne de (à) gauche, Il lut (appela, cria, donna) le nom Bo’az. Cela donne une importante information sur l’orientation du Temple : il s’ouvre sur l’est, le Saint des saints est donc à l’ouest. Quand nous sommes en loge au premier degré, nous sommes donc à l’extérieur ; le Temple est celui de la Nature (voûte étoilée, place des colonnes, Vénérable à l’est…). Gravir, ensuite, les 7 marches [de l’accès au Temple] permet d’entrer seulement dans le Temple.

[9]Jérémie, 11, 10.Parmi les prêtres : Yedaïa, fils de Joyarib, Yakin 

[10]Définition de « Mishpat ». Généralement traduit par : Jugement, justice, habitude, ordonnances, loi, le droit, règles, la cause, le modèle, règles établies, . . .Action de décider d’une cause ; Lieu, cour, siège du jugement ; Procès, procédure, litige (devant des juges) ; Cas, cause (présentée au jugement) ; Sentence, décision (du jugement) ; Exécution (du jugement).

[11]Définition de « Tsédeq ». Généralement traduit par : Justice, juste, innocence, se justifier, droiture, bonté, vrai, équité, salut, triomphant, bonheur, injustice. Ce qui est droit ou juste ou normal, droiture, justesse (de poids et mesures) ; Justice (d’un gouvernement) ; En général équité effective , Du roi selon David, le Messie ; De Jérusalem comme siège d’un gouvernement juste ; De l’attribut de Dieu ; Justice (dans une affaire ou une cause) ; Droiture (dans le discours) ; Justice (ce qui est moralement, éthiquement droit) ; Justice (défendue), justification (en controverse), délivrance, victoire, prospérité ; De Dieu comme gardien de l’alliance dans la rédemption ; Dans le nom du roi Messianique ; Du peuple qui se réjouit du salut

[12]Yakin « יָכִין» s’écrit yod, kaph, yod, noun final soit 10+20+10+700 = 740 ; Bo’az «בֹּעַז» s’écrit beth, eïn, zaïn soit 2+70+7 = 79. Yakin + Bo’az  =  740+79 = 819, en réduction 9 de même valeur que le  mot substitué au tétragramme (voir l’article 450.fm/2022/03/29/la-parole-qui-ne-peut-etre-prononcee-le-tetragramme/), Adon אדו, dans sa valeur développée puis réduite, dans un mouvement d’apparition et de retrait  dirions-nous. Adon (Aleph, daleth, vav, noun) correspond à  111+434+12+106 = 1314 valeur réduite à 1+3+1+4 = 9 [La valeur développée s’obtient par accumulation des énergies de chaque lettre qui permettent de prononcer son phonème. Par exemple, la lettre aleph peut prendre la valeur de aleph+lamed+phe soit 1+30+80 =111 ; la lettre daleth vaut ainsi daleth+lamed+tav soit 4+30+400 = 434…]. Nous employons ce procédé pour le calcul des mots se référant à toutes les énergies (qui apparaissent dans les mondes séphirotiques d’émanation, création, formation) et la guématrie simple pour les éléments du monde de l’action (ou réalisation), lieu où les éléments prennent forme, s’élèvent, résistent et se dégradent. À remarquer que la valeur réduite de 819 est de 8+1+9 = 18 ; c’est la hauteur visible (en coudées) des colonnes.

Les lettres en plénitude (Noun final 756)

[13]Isaïe, 6, 3 et 4. S’adressant l’un à l’autre, ils s’écriaient: « Saint, saint, saint est l’Eternel-Cebaot! Toute la terre est pleine de sa gloire! » Et les colonnes des portes s’agitèrent au bruit de cet appel, tandis que l’enceinte s’emplissait de fumée.

[14]Genèse 3:24 : «il chassa l’homme, et plaça à l’orient du jardin d’Éden les chérubins et la lame de l’épée qui tournait çà et là, pour garder le chemin de l’arbre de vie».

[15]Yakin (avec noun final) + Bo’az = 819, en valeur réduite = 9 (voir supra). Gabriel גבריאל + Raphaël ראפאאל : en valeur pleine puis réduite (apparition, dissimulation) = 73+412+510+20+11+74 = 1180 et 510+111+81+111+111+74 = 998 soit 1180+998 = 3178, en valeur réduite = 9 Yakin et Bo’az sont semblables à Gabriel et Raphaël. Elles marquent l’entrée du paradis spirituel, le PARDES. On dit que c’est seulement dans le Temple que pouvait se réaliser l’élévation spirituelle à travers les 4 niveaux d’étude du PARDES, domaine réservé de la Connaissance ésotérique de la Torah. 1 – Pshat : Sens littéral du texte qui ne traite que monde sensible. 2- Remez : Allusion, «Insinuation». C’est le niveau plus élevé de l’étude, d’où la racine ram qui veut dire «élevé». 3 – Derash : Interprétation figurée. C’est la parabole, la légende, le proverbe, etc. 4 – Sod : Secret. C’est le niveau ésotérique concernant la théosophie, la métaphysique et la révélation des choses surnaturelles, secrètes et mystérieuses.

Le PARDES est une référence  aux quatre niveaux de compréhension de la Torah et aux quatre branches de l’enseignement de la Torah : Mikrah (versets), Mishnah (enseignement légaux), Talmud (enseignements élaborés de la Mishnah), et Kabbale (explication ésotérique de la Torah).

[16]Si, comme en guématrie simple on ne donne pas une valeur particulière aux lettres finales, Yakin s’écrit aussi yod, kaph, yod, noun soit 10+20+10+50 = 90 ; Bo’az s’écrit beth, eïn, zaïn soit 2+70+7 = 79. Entre les deux il y a une différence, une présence de 11 c’est-à-dire 10+1, les dix séphiroth, le tout manifesté, qui attestent de l’unité.

C’est grâce à 3 vertus que le premier temple fut construit par Betsaléel car il est écrit en Exode 31,3 : «Je [dieu] l’ai rempli de l’esprit d’Élohim en sagesse, en intelligence et en savoir»,

Vertus que l’on retrouve en Hiram dans I Roi 7, 14 «rempli de sagesse, d’intelligence et de savoir». Les trois vertus, concepts, attributs divins, types de forces, niveaux de conscience, des processus à l’œuvre dans des structures vivantes, les 3 séphiroth retenues sont : Hokhmah, la sagesse, (heith, kaph, mem, hé) soit 8+20+40+5 = 73. Tébouna, alias Binah, l’intelligence (tav, beith, vav, noun, hé) soit 400+2+6+50+5 = 463. Daat, le savoir, la connaissance (dalet, eïn, tav) soit 4+70+400 = 474. L’ensemble des  3 vertus : 73+463+474 = 1010 soit en réduction 11

[17] – Il dressa ensuite les colonnes ; עמד , pilier, supportant le ciel et/ou la terre selon la vue du monde de l’Ancien Testament.

[18]Adon a, également, comme équivalence sémantique l’expression «passer sous silence !» (עבר ביתשקה) (éver bichtika) :  oyin+beth+resh et beth+shin+tav+iod+quof+hé =70+2+200 = 272 et 2+300+400+10+100+5 = 817. «Passer sous silence» (272+817 = 1089) = 9 ; Adon : Aleph+daleth+vav+noun (final) = 1+4+6+700 = 711 en valeur réduite 9.

[19] «Le lait et le miel»  : (חלב ודבש) (heith, lamed, vav, beth + vav + dalethh, beth, shin) (8+30+6+2+6+4+2+300 = 360) comme  le «nom», shin, mem (300+60 = 360) : valeur en réduction 9. Exode  3,8 . Je suis donc intervenu pour le délivrer de la puissance égyptienne et pour le faire passer de cette contrée-là dans une contrée fertile et spacieuse, dans une terre ruisselante de lait et de miel, où habitent le Cananéen, le Héthéen, l’Amorréen, le Phérézéen, le Hévéen et le Jébuséen.

Pour établir les congruences guématriques, nous avons considéré : 1°) que dans leur essence, les noms des colonnes sont à comptabiliser avec le noun final (ce qui donne pour leur somme la valeur réduite de 9) ; 2°) que  dans leurs interrelations, ou monde manifesté qui établit le seuil d’entrée, il n’est pas tenu compte de la finalité du noun (ce qui dégage la différence de 11 entre elles).

Bible de référence : mechon-mamre.org/f/ft/ft0.htm

L’ancien préfet de police de Paris Lallement initié au GODF ?

De notre confrère libertepolitique.com

Selon notre confrère Liberté Politique qui se situe dans une mouvance de la droite chrétienne – donc par forcément sympathisant des valeurs de la cause maçonnique – et reprenant un article du site Polémia fondé en 2002 par Jean-Yves Le Gallou, essayiste, haut fonctionnaire, homme politique et théoricien politique français d’extrême droite :

l’ancien préfet de police de Paris Didier Lallement aurait été initié au GODF le 8 décembre 1987.

Selon les mêmes sources, cette initiation aurait constitué un accélérateur pour la carrière de l’ancien préfet.

Didier Lallement naît le 27 août 1956 dans le 6e arrondissement de Lyon. Son père est représentant de commerce et sa mère employée à La Samaritaine. Il est diplômé de l’Institut supérieur de gestion et titulaire d’un DESS en administration et gestion des collectivités locales. Il est marié et père de cinq enfants.

Il est ex-animateur des étudiants socialistes du CERES, il participe à la délégation que, par solidarité avec le mouvement sandiniste, la tendance chevènementiste du Parti socialiste envoie au Nicaragua révolutionnaire durant l’été 1984.

Le 22 novembre 2017, il est nommé préfet de la région Nouvelle-Aquitaine, préfet de la Gironde en poste à Bordeaux en remplacement de Pierre Dartout. Il entre en fonction le 11 décembre 2017. Auparavant, Alain Juppé, maire de Bordeaux, avait été rassuré par Dominique Perben, alarmé sur l’image détestable précédant cet homme « à poigne ».

Raillé à nouveau par les révélations de Mediapart et sa répression des militantes féministes lors de la manifestation du 8 mars, le préfet Lallement semble faire l’unanimité contre lui,

jusqu’au réputé placide Alain Juppé, qui le qualifiait de « nazi »…

À notre connaissance, le préfet n’a jamais démenti son appartenance maçonnique !

Un préfet qui n’hésite cependant pas à signer avec 3 points. Info ou Intox ? le débat est ouvert…

« La Fraternité ou la Mort » avec le Frère Glenn Ford

La Fraternité ou la Mort est un téléfilm de 1970 produit par Cinema Center 100 Productions et ayant pour acteur principal Glenn Ford. Le réalisateur Paul Wendkos fut récompensé en 1971 par la Directors Guild of America pour « outstanding directorial achievement in television » (contribution exceptionnelle à la production télévisuelle).

David Karp a écrit le scénario à partir de son propre roman utilisé auparavant pour un épisode de Studio One en 1958.

Le film relate comment un professeur émérite d’économie, le Pr. Andrew Patterson, découvre que la fraternité d’élite qu’il avait rejointe vingt-deux ans auparavant, avant d’entrer à la faculté, est une cabale de banquiers et d’hommes d’affaires qui obtient richesse et pouvoir de par ses méfaits.

Glenn Ford, de son vrai nom Gwyllyn Samuel Newton Ford, était un acteur américain d’origine canadienne, né le 1er mai 1916 à Sainte-Christine-d’Auvergne (Portneuf, Québec, Canada). Il est mort le 30 août 2006 à Beverly Hills (Californie).

Il est apparu dans 106 films et plusieurs séries télévisées. Pour son service militaire, il a reçu la médaille de la Légion d’Honneur française en 1992 pour son service pendant la Seconde Guerre mondiale, la Médaille d’Honneur, remise par les Vétérans des Guerres Etrangères, la Médaille de la France Libre pour la libération de la France, deux médailles d’éloges de la marine américaine et a été intronisé dans la Légion vietnamienne du mérite.

Plus de la moitié de ses apparitions au cinéma étaient dans des westerns, mais Ford a joué aussi bien dans des comédies légères que dans des films noirs, et a été élu numéro un au box-office masculin en 1958. Il a été intronisé au National Cowboy Hall of Fame par le Western Heritage Museum. en 1978.

Il a été reçu shriner en Californie

Initié à la Palisades Lodge No. 637 (maintenant Santa Monica Palisades No. 307)
Membre fondateur : Riviera Lodge No. 780, Pacific Palisades, Californie

L’influence maçonnique sur le Grand Théâtre de Bordeaux

Rubrique présentée par Florence Mothe

Au dessus du péristyle, les Neuf Sœurs, sculptées par Berruer, veillent, en compagnie  de Vénus, Junon et Minerve, symboles de force, sagesse et beauté. Le Grand-Théâtre de Bordeaux – de grâce ne l’appelez pas Opéra –

Est un des rares monuments à se présenter d’emblée comme un chef d’œuvre maçonnique. Tel l’a voulu  son architecte, Victor Louis, qui appartenait à la maison du Duc d’Orléans, le futur Philippe-Egalité, qui eut l’amabilité de venir visiter le chantier de l’édifice en 1776, avant son inauguration en 1780.

Cet extraordinaire bijou avait été voulu par le Maréchal-Duc de Richelieu, illuministe convaincu, qui avait demandé à Victor Louis, initié à la Française Elue à l’O. d’Aquitaine « de lui faire un chef d’œuvre » Il fallut sept longues années et des crédits considérables pour mener à bien  la construction qui révolutionna le visage de Bordeaux, à l’époque totalement tourné vers le fleuve.

A Joseph II, le frère de Marie-Antoinette, venu visiter  la fameuse salle de spectacle, et qui s’étonnait de ce bizarre emplacement à l’envers, l’architecte répondit : « Sire, c’est pour que le soleil de trouve exactement à l’à-plomb de l’oculus du grand escalier à midi pour chaque Saint-Jean d’été. »

Victor Louis allait  mettre dans ce morceau d’architecture son talent et son extrême virtuosité au service de son  idéal maçonnique. Il fit de son Grand-Théâtre un véritable manifeste, ne se contentant pas de construire une salle de spectacle de plus, mais élevant un temple aux arts et à la musique.

C’est cette impression qui frappe le visiteur dés qu’il se trouve dans le grand escalier à double révolution, s’apprêtant à quitter les rudes accents du quotidien pour pénétrer l’univers lyrique qui, de Mozart à Fauré en passant par Beethoven et Satie, est, avant tout, celui de l’initiation.

Une impression  encore plus nette dans la salle, surmontée du magnifique plafond de Roganeau, qui demeure à mesure d’homme et où l’on ne peut que s’émerveiller de l’acoustique parfaite due au fait que loges et balcons sont construits en bois et sonnent comme des violons.

Il en est de même dans les foyers aux murs desquels sont représentés tous les grands compositeurs maçons de l’époque, les Grétry, Gluck et autres Dalayrac.

L’Office de Tourisme de Bordeaux a eu l’excellente idée, en proposant toute l’année, chaque jour à 16 h du mardi au samedi, la visite commentée du Grand-Théâtre (durée une heure, 10 €) de faire taire les pudeurs habituelles et d’insister sur le caractère maçonnique de l’architecture qui est d’ailleurs pieusement souligné par les directeurs successifs qui veillent depuis deux siècles et demi à concevoir une programmation en accord avec les canons de l’édifice.

Si le Grant-Théâtre de Bordeaux demeure de très loin son chef d’œuvre, Victor Louis construisit également entre autres châteaux et palais, la colonnade du Palais-Royal, la salle de la Comédie Française et l’Opéra du square Louvois qui fut bêtement rasé en signe d’expiation après l’assassinat du Duc de Berry par Louvel.

Mais le Grand Théâtre  demeurait  un exemple si parfait de l’architecture néo-classique que Charles Garnier s’en inspira pour l’Opéra de Paris, sans parvenir  à égaler la perfection absolue de ce temple dont l’inspiration, puisée chez Callicratès, ne peut que favoriser l’avènement d’exceptionnels égrégores musicaux.

01/08/1808 : Joachim Murat, maréchal d’Empire et Franc-Maçon devient roi de Naples

Joachim Murat (1767-1815) est un militaire, haut dignitaire du Premier Empire. Fait maréchal d’Empire et prince par Napoléon Ier, il est également grand amiral de l’Empire, grand-duc de Berg, puis roi de Naples à partir de 1808 sous le nom de Joachim Napoléon Ier.

Cordon de Grande Maîtresse de la reine Caroline

Il est le beau-frère de Napoléon Ier par son mariage avec Caroline Bonaparte, née Maria-Annunziata (1782-1839), la plus jeune sœur de Napoléon Ier. La même Caroline qui devint, pour sa part, Grande Maîtresse des Loges d’adoption du royaume des Deux-Siciles.

Joachim Murat est reçu Franc-Maçon le 26 décembre 1801 au sein de la Loge « L’Heureuse Rencontre », à l’Orient de Milan. Il fut aussi membre de la Loge parisienne « Napoléon ». Le 5 avril 1805, il devint Grand Maître Adjoint du Grand Orient de France et, le 30 septembre de la même année, en fut élu Premier Grand Surveillant. En 1808 il fut Vénérable de « La Colombe », une Loge qui changea alors son titre contre celui de « Sainte-Caroline » en l’honneur de son épouse, sœur de Napoléon.

Il fonda, le 27 octobre 1809, le Grand Orient de Naples, et en devint le Grand Maître.

L’ordre de la Couronne de fer

Joachim Murat avait été nommé le 20 février 1806 Grand dignitaire de l’Ordre de la Couronne de fer par Napoléon Ier. C’est un ordre honorifique fondé le 5 juin 1805 à Milan par Napoléon Ier, agissant en tant que roi du Royaume d’Italie (1805-1814).

Signification et symbolique

La Couronne de fer, selon la tradition, contient le long de sa surface intérieure un cercle de fer obtenu à partir l’un des clous utilisés lors de la Crucifixion du Christ, d’où le nom de la Couronne de fer. Le clou, par la suite, avait été introduit en Italie par sainte Hélène, mère de l’empereur Constantin, qui s’était distingué lui-même à plusieurs reprises non seulement comme un fervent chrétien, mais aussi comme un chercheur de grandes reliques. Il avait également trouvé la Sainte-Croix.

La couronne fut donnée par Théodelinde de Bavière (c. 570-627), princesse lombarde, à la cathédrale de Monza, où elle est conservée. Elle fut utilisée pour le couronnement de Charlemagne comme roi du trône de Lombardie en 774, puis par les empereurs du Saint-Empire romain germanique, héritiers de cette tradition.

Après une conquête territoriale de la péninsule italienne comparable à celle de l’Empereur d’Occident et comme un geste symbolique, Napoléon se fit couronner de la relique roi d’Italie le 26 mai 1805. La Révolution française, dans ses idéaux d’égalité et de fraternité, avait aboli tous les ordres de chevalerie typiques de l’Ancien Régime et tous les honneurs attribués pour mérite par les rois de France. Dans l’intention de récompenser les valeureux soldats qui s’étaient battus en Italie et plus précisément dans la République italienne (et avant elle, la Cisalpine), Napoléon institua l’Ordre de la Couronne de Fer, sur le modèle de la Légion d’honneur.

Le lien sacramental de la couronne de fer est un symbole de la consécration royale de droit divin. Elle conférait un pouvoir particulier émanant des sacres séculaires opérés par cette couronne, et avec l’approbation du pape, qui légitimait une prise de possession réelle de la Lombardie à son porteur. Ce sera l’une des raisons de son usage par Napoléon, les empereurs d’Autriche et enfin les derniers rois d’Italie qui en feront une couronne nationale.

Au sein de la GLNF, une Respectable Loge porte son nom et à la matricule le N° 382. Consacrée à l’Orient de Vincennes le 28 mai 1984, elle travaille au REAA-rituel dit 1802. Sur ses convocations, elle met en exergue une phrase emblématique du prince : « Je te pardonne tout si tu aimes toujours ton frère, si tu es toujours digne de lui. »

Sources : Wikipédia ; http://mvmm.org/

Le dessin du jour de François Morel

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François Morel, franc-maçon de La Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française (GL-AMF), est un illustrateur spécialisé dans le dessin d’humour maçonnique. Il a déjà publié chez Dervy Les Secrets de la méthode maçonnique, cosigné avec Jacques Carletto.

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Sacrées abeilles !

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(Les « éditos » de Christian Roblin paraissent le 1er et le 15 de chaque mois)

Juillet, mon doux juillet, apothéose des fleurs et des fruits, voilà que tu t’enfuis. L’abeille [1] a, désormais, moins à butiner, l’abeille attachante et paisible, ô fraternelle et mystique abeille, toi qui comprimes le soleil dans tes alvéoles et fais ruisseler l’or dans nos bouches !

Mieux que jamais, à la saison sèche, les ruches, à l’ordonnancement parfait, renvoient à nos temples, suspendus… La torpeur d’août est propice à la méditation. Ainsi, l’abeille industrieuse construisant son royaume nous invite à l’utopie sociale et spirituelle. On se souvient que son miel, symbole de Lumière et de Verbe sublimes, fut partagé au banquet d’ordre de la Saint-Jean d’été, tandis que les fraternels convives cherchaient à « éclairer l’esprit, régler le cœur et inspirer le goût du vrai, du bon et du beau ».

Habillés comme des majordomes en gilet, ces hyménoptères organisés en de prodigieux ateliers [2] baignent, pour Bernard de Clairvaux, dans l’Esprit saint, comme le rappellent Roger Dachez et Alain Bauer dans leur Lexique des symboles maçonniques [3]. Toutefois, si l’on comprend que le moine bourguignon ait vu en ces magnifiques insectes un don mystérieux de Dieu agissant non seulement dans leur vie mais la régissant tout entière, nous restons, certes, admiratifs de la complexité de leurs instincts, de la richesse de leur langage gestuel et du règne égalitaire qu’ils respectent, mais nous nous distinguons du célèbre cistercien par le culte que nous vouons à la liberté. C’est ainsi qu’un symbole n’est qu’un tremplin pour le franc-maçon, un support de rêverie et de réflexion où il va loger ses propres choix de conscience et d’action.

Pour autant,  sacrées abeilles !


[1] À l’instar de l’abeille, m’ont entraidé à rédiger cet édito les deux ouvrages suivants :

[2] Qu’il sagisse de leur constitution individuelle ou de leur vie collective…

[3] Presses Universitaires de France, 2014, 128 p. (coll. : « Que sais-je ? »), p. 14 et passim.

Pseudoscience, ésotérisme… ou charlatanisme ? L’Express mène l’enquête

De notre confrère de l’Express – Par Stéphanie Benz et Thomas Mahler

Cette semaine l’Express se penche sur les pseudoscience, l’ésotérisme et les étranges références de Natacha Calestrémé, la star du bien-être. Le sous titre : « L’ex-journaliste est la nouvelle vedette du développement personnel. Mais derrière un incontestable charisme, on retrouve des concepts scientifiques détournés ou farfelus. ». Le ton est donné !

Son nom ne vous dit peut-être rien, mais vous avez forcément déjà vu son sourire sur les tables des libraires. A moins que votre belle-mère ou une amie ne vous ait conseillé la lecture de ses livres. Car Natacha Calestrémé est la nouvelle reine des rayons « développement personnel ». Paru en 2020, La Clé de votre énergie (Albin Michel) figure au palmarès des meilleures ventes de L’Express depuis… quatre-vingt-huit semaines, et s’est écoulé à plus de 340 000 exemplaires (selon Editstat). Trouver ma place, sorti à l’automne dernier, cartonne aussi, avec déjà près de 150 000 ventes. Chacune de ses conférences attire les foules. Idem pour ses séances de dédicaces. C’est que la promesse est belle : avec les 22 « protocoles » rassemblés par cette sémillante quinquagénaire, on pourrait « se libérer de ses émotions douloureuses » et « se reconnecter à sa force intérieure ». De quoi surmonter nos petites difficultés et nos grands problèmes et enfin « accéder au bonheur ». 

Belle, blonde, avenante, désormais véritable star, l’ancienne journaliste spécialisée dans le domaine animalier puis dans la santé se méfie de ses ex-confrères. Sollicitée par L’Express, elle nous fait d’abord savoir, par la voix de son attaché de presse, qu’elle préférait se concentrer sur ses projets d’écriture. Nous devrons aller à sa rencontre jusque sur un salon du livre pour décrocher un entretien. Il faut dire que Natacha Calestrémé a suscité la polémique récemment, avec des propos surréalistes, dans l’émission Ça commence aujourd’hui, sur l’endométriose : une maladie chronique due, selon elle, à la « culpabilité », à la « tristesse » causées par des fausses couches de nos aïeules… Des propos qu’elle assure « sortis de leur contexte ». Quoi qu’il en soit, France 2 a dû déprogrammer l’émission face au tollé suscité par ces extraits diffusés sur les réseaux sociaux. Si l’émoi est justifié par l’absence de fondement scientifique de telles déclarations, tout figurait pourtant déjà dans son livre. Elle-même s’en étonne aujourd’hui : « Des médias comme L’Obs, Elle ou Libération l’avaient encensé », nous explique-t-elle derrière sa webcam, installée…

Suite de l’article sur le mag de l’Express

Présentation de Natacha Calestrémé

Natacha Calestrémé en dédicace lors du salon du livre 2012. Crédit photo Thesupermat — Travail personnel

Natacha Calestrémé, née en 1966, à Bordeaux est une journaliste, réalisatrice et écrivaine française. Popularisée par ses ouvrages de développement personnel, elle fait régulièrement la promotion de pseudosciences comme la médiumnité ou la numérologie. Son grand-père est magnétiseur.

Elle est journaliste et réalisatrice de films documentaires pour la télévision, notamment sur France 3, M6 et France5, elle est particulièrement attachée à la protection de l’environnement, à la santé et au bien-être. Elle est membre de la Société des explorateurs français et des Journalistes écrivains pour la nature et écologie (JNE), elle donne régulièrement des conférences sur son expérience d’environnementaliste. Elle propose de nombreux ateliers sur le thème de l’impact des émotions douloureuses sur la vie des personnes, basés sur les vingt-deux protocoles qu’elle a créés en tant que clés de développement personnel, à partir de rituels chamaniques ou d’actes guérisseurs.

Carrière journalistique et littéraire

Après un parcours en publicité, puis dans la presse écrite, elle travaille pour les chaînes de télévisions françaises France 2, France 3 et TF1 en tant que rédactrice puis, dès juin 2000, M6 international, à l’unité documentaire, où elle réalise sa propre collection de documentaires, intitulée Les Héros de la nature, dans laquelle elle présente une série de portraits d’hommes et de femmes qui, à travers le monde, agissent pour la protection de la biodiversité.

En 2010, la société française de production Bonne Pioche et la chaine de télévision M6 lui confient, sur une idée originale de Stéphane Allix, la direction d’une série intitulée Enquêtes extraordinaires, dans laquelle sont abordées les thématiques relatives à la question des guérisseurs, du sixième sens et des frontières de la vie et où elle interviewe différents médiums, guérisseurs et thérapeutes. En mars 2016, elle crée et présente l’émission Sur les chemins de la santé, diffusée sur Inrees.TV. Elle intervient également régulièrement dans l’émission Ça commence aujourd’hui, sur la chaîne de France Télévision.

Elle se fait connaître par le grand public en janvier 2020, à la suite de la publication de son ouvrage de développement personnel intitulé La Clé de l’énergie, 22 protocoles pour vous libérer émotionnellement, tiré à 250 000 exemplaires, qui a réalisé l’une des meilleures ventes de la rentrée 2021. Elle déclare que ces protocoles lui auraient été fournis par des chamans et des guérisseurs. Le Journal du dimanche relève que la pandémie de Covid-19 a dopé les ventes de livres de développement personnel .

Fabrice Midal, philosophe et spécialiste de la méditation, médiatise Natacha Calestrémé durant l’été 2021, lors d’un entretien qu’elle lui accorde sur Internet.

En 2021, aux côtés de Lydie Castelle et Lysiane Levy, elle participe à la création du coffret La Numérologie en action qui parle de numérologie, en reprenant ses principaux préceptes sous forme de cartes.

Par ailleurs, elle est auteure de nombreux ouvrages dont des polars scientifiques comme Le Testament des abeilles et rédige des articles pour le magazine Nouvelles Clés, ainsi que pour Inexploré Magazine.

Controverse

En mai 2022, dans un extrait de l’émission Ça commence aujourd’hui, Natacha Calestrémé s’adresse à une victime de l’endométriose en disant que cette maladie « est un message de notre corps qui nous dit qu’avant, il y a eu une souffrance énorme d’une personne qui a associé le mot enfance et mort ». Ces propos font polémique auprès de plusieurs associations liées à la lutte contre l’endométriose. Pour l’Association adénomyose et endométriose pour la recherche scientifique (AEERS), « Ce type de discours induit en erreur pour une maladie physique qui peut être grave, on vous demande de l’annuler ». Marie-Rose Galès, auteure d’un livre sur l’endométriose, saisit la Miviludes et l’Arcom pour dérive sectaire. France 2 décide de déprogrammer l’émission face à la polémique.

Vie privée

Depuis 2001, Natacha Calestrémé est mariée au journaliste Stéphane Allix.