Accueil Blog Page 684

Le silence constructeur (premier volet 1/3)

« Au commencement était le silence ! » Je pourrais ainsi paraphraser avec une pointe de malice la première phrase de la Bible, puisque le silence, cette absence de bruit pour l’oreille humaine, tel que le définit le dictionnaire, le silence serait un état cosmique né avec l’Univers lui-même !

Mais en voulant dire ici, pour faire un mot, que le silence a précédé le Verbe, suis-je vraiment sûr de moi ? Par définition, il n’y avait évidemment pas de témoins humains lors du big bang. Si l’on fait confiance aux données de la science, il est imaginable que la gigantesque explosion originelle ait été muette. En effet, nous savons qu’un corps ne peut émettre un son que s’il vibre dans un milieu matériel, solide, liquide ou gazeux. Or, dans le vide sidéral, c’est-à-dire, sans air, aucune transmission vibratoire n’est possible. Sauf toutefois, nous dit cette même science, les ondes électromagnétiques, comme le confirme d’ailleurs les astronautes, reliés à la terre par radio. Ce qui voudrait dire que le big bang n’aurait émis avec ces ondes qu’un simple « bruit de fond », celui-là même qui continue d’envelopper l’Univers et de parvenir en écho aux récepteurs radio-télescopiques des astronomes. Ce qui signifie aussi, il faut l’admettre, que le silence complet n’existe donc pas sur notre terre et qu’il est un concept fictif, puisqu’il y a toujours un bruit quelque part ! Un constat qui vient ainsi contredire ma plaisanterie liminaire.

Le silence, c’est quoi ?

Il n’est pas inutile de faire ce détour par le cosmos, pour mieux appréhender, cette fois à notre niveau, ce que nous appelons le silence. Pour que les ondes vibratoires soient reçues et entendues, il faut évidemment que le tympan de l’oreille qui les reçoit vibre à son tour afin de transmettre le son au nerf auditif. Selon ce processus, on sait que l’homme n’a pas la meilleure oreille du système « vivant » et que beaucoup d’animaux, réceptifs aux ultra-sons, sont bien plus performants que lui, en termes de perception des bruits.

Il est permis de penser que si l’homme a été doté de cinq sens par la création, c’est bien pour lui permettre d’être en contact et de communiquer avec elle. Au sens même de « communier ». Ainsi, parallèlement à la vue, l’odorat, le goût et le toucher, l’ouïe, dotée dudit appareil auditif sophistiqué, lui permet d’entendre, si je puis dire, les battements de cœur du monde. Et c’est précisément parce qu’il entend, que l’homo sapiens a pu devenir un « parlêtre » autrement dit cet homme qui émet et articule ces suites sonores faites des mots de sa langue, qu’on nomme la parole. Et c’est l’arrêt de cette parole qu’on appelle le silence, du latin silere, et du verbe siler, se taire. Par extension de langage, le mot « silence » en français, recouvre aujourd’hui toutes les absences et interruptions de sons, au-delà même de la parole. En cela, il a largement supplanté le vocable « insonorité » qui serait, en l’occurrence et hors discours, le mot juste.

Dans notre macrocosme binaire, nous avons tendance à en opposer les éléments constitutifs. Ainsi, soulignons-le c’est important, parce que l’univers est asymétrique et non symétrique, le soleil n’est pas le contraire de la lune, le ciel n’est pas opposé à la terre et le jour n’est pas l’inverse de la nuit. Et pour ce qui concerne la franc-maçonnerie, sur le pavé mosaïque, le noir n’est pas antinomique du blanc. Toutes ces composantes, de nature simplement différente, sont en vérité complémentaires, avec leurs caractéristiques. Il en est de même du bruit et du silence : l’un et l’autre ne s’excluent pas, ils sont surtout dissemblables, avec leurs avantages et inconvénients. Le bruit de la rue est irritant quand celui de la cour d’école nous emplit de joie. Le silence d’une chambre mortuaire est glaçant alors que celui d’une église est bienfaisant. Autre exemple, le silence de la voiture électrique est un grand bénéfice pour ses occupants mais cette absence de bruit représente un vrai danger pour les piétons !

Ces avantages et inconvénients mêlés du bruit et du silence nous suivent toute notre vie, de façon paradoxale, même. Alors qu’après notre conception, nous avons lentement pris forme humaine dans les tiédeurs sourdes utérines, notre naissance, nous a brusquement projetés à la lumière et au bruit, pour commencer notre existence au monde. Avec cette première violence, fini le silence douillet du ventre maternel ! Puis, tandis que nous nous sommes progressivement acclimatés aux bruits ambiants et liés aux autres par l’écoute puis la parole apprise dans la grande chaîne du langage, se sont souvent succédées les interdictions et injonctions de nos éducateurs et chefs, dans la vie profane :

En famille : – On ne parle pas à table !

A l’école : –Silence dans les rangs !

A l’armée : –Vos gueules l’d’dans !

En entreprise : –Mademoiselle, dans le mot « secrétaire », il y a « secret » et « se taire » !

Résultat de cette forme de conditionnement : A l’inverse du modèle éducatif américain qui privilégie l’expression orale dès l’école maternelle, notre vieux système scolaire latin culpabilisant a longtemps fabriqué des enfants, prisonniers de l’écrit. Et n’osant pas, après avoir été enfant au tableau tête baissée, prendre la parole en public, adulte devenu. C’est encore très souvent le cas aujourd’hui, l’obligation de cette circonstance terrorisant bien des gens. Ne voyons-nous pas évoluer en loge des frères qui, après s’être réfugiés dans le silence en soi confortable de l’apprentissage, et devenus compagnons et maîtres, éprouvent encore des difficultés à verbaliser leur point de vue ? ! Combien de frères nous disent ensuite leurs progrès, et donc leur plaisir, progressivement mis en confiance, d’avoir pu libérer leur parole sur les colonnes ou derrière le pupitre, où je me trouve ce soir !

lire la suite cliquez ici

Connaissez-vous la MIVILUDES : Mission Interministérielle de Vigilance et de Lutte contre les Dérives Sectaires ?

Créée en 2002, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (connue par l’acronyme MIVILUDES) est un organisme de l’État français.

Elle a pour mission d’observer et d’analyser le phénomène des dérives sectaires, d’informer le public sur les risques qu’elles représentent et de coordonner l’action préventive et répressive des pouvoirs publics.

SES FONCTIONS

Les fonctions de la mission sont définies par décret qui l’institue :

  • observer et analyser le phénomène des mouvements à caractère sectaire dont les agissements sont attentatoires aux droits de l’homme et aux libertés fondamentales ou constituent une menace à l’ordre public ou sont contraires aux lois et règlements ;
  • favoriser, dans le respect des libertés publiques, la coordination de l’action préventive et répressive des pouvoirs publics à l’encontre de ces agissements ;
  • développer l’échange des informations entre les services publics sur les pratiques administratives dans le domaine de la lutte contre les dérives sectaires ;
  • contribuer à l’information et à la formation des agents publics dans ce domaine ;
  • informer le public sur les risques, et le cas échéant les dangers, auxquels les dérives sectaires l’exposent et de faciliter la mise en œuvre d’actions d’aide aux victimes de ces dérives ;
  • participer aux travaux relatifs aux questions relevant de sa compétence menés par le ministère des affaires étrangères dans le champ international.

Sa mission est définie officiellement comme étant d’analyser « le phénomène des mouvements à caractère sectaire dont les agissements sont attentatoires aux droits de l’homme et aux libertés fondamentales ou constituent une menace à l’ordre public ou sont contraires aux lois et règlements ». Toujours attachée au Premier ministre à l’image de la MILS, elle est présidée par « une personnalité nommée par décret », aidée par un « comité exécutif de pilotage opérationnel » constitué de représentants et délégués des différents ministères, ainsi que par un « conseil d’orientation », constitué de personnalités issues de la société civile.

 « La lutte anti-sectes n'est pas politicienne »

En 2020 la MIVILUDES est rattaché au ministère de l’Intérieur !

En juillet 2020 la Miviludes a été rattachée au ministère de l’Intérieur sous la présidence du secrétaire général du Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (SG-CIPDR).

A présent elle comporte un pôle « lutte contre les dérives sectaires » pour animer les politiques publiques « sur la lutte contre le séparatisme et sur les actions préventive et répressive à l’encontre des dérives sectaires ».

Coronavirus outbreak and coronaviruses influenza background as dangerous flu strain cases as a pandemic medical health risk concept with disease cells as a 3D render

LE COVID DANS TOUT ÇA ?

La pandémie de Covid-19 a causé le développement de formes d’emprises sectaires, liées à la santé ou au bien-être.

Le complotisme et le survivalisme sont aussi des sujets de préoccupation. En effet, en avril 2021, Marlène Schiappa, ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, annonce une multiplication par dix des moyens de la Miviludes, et a annoncé des renforts.

Ainsi a-t-elle nommé la magistrate Hanène Romdhane cheffe de service de la Miviludes, qui reste sous la présidence du secrétaire général du CIPDR, avec

« L'objectif est de rapprocher la Miviludes de la justice et d’améliorer les signalements judiciaires »

¿ MAIS AU FAIT, QU’EST-CE QU’UNE DÉRIVE SECTAIRE ?

« Il s’agit d’un dévoiement de la liberté de pensée, d’opinion ou de religion qui porte atteinte à l’ordre public, aux lois ou aux règlements, aux droits fondamentaux, à la sécurité ou à l’intégrité des personnes.

La dérive sectaire se définit par la mise en œuvre, par un groupe organisé ou par un individu isolé, quelle que soit sa nature ou son activité, de pressions ou de techniques ayant pour but de créer, de maintenir ou d’exploiter chez une personne un état de sujétion psychologique ou physique, la privant d’une partie de son libre arbitre, avec des conséquences dommageables pour cette personne, son entourage ou pour la société»

LES RISQUES LIÉS À LA SUJÉTION :

  • la déstabilisation mentale ;
  • le caractère exorbitant des exigences financières ;
  • la rupture avec l’environnement d’origine ;
  • l’existence d’atteintes à l’intégrité physique ;
  • l’embrigadement des enfants, le discours antisocial, les troubles à l’ordre public ;
  • l’importance des démêlés judiciaires ;
  • l’éventuel détournement des circuits économiques traditionnels ;
  • les tentatives d’infiltration des pouvoirs publics.
  • la menace d’atteinte à l’ordre public ;
  • des conditions de vie déstabilisantes ;
  • les atteintes à des personnes en état de faiblesse et d’ignorance ;
  • la sujétion mentale conduisant à des actes ou à des abstentions préjudiciables ;
  • le refus des autres et l’isolement dans un groupe ;
  • la violation des principes fondateurs de la République ;
  • le non-respect des conventions internationales ratifiées par la France.

LA LUTTE DE LA MIVILUDES CONTRE LES GROUPES RADICAUX ET LE DJIHAD

Indéniablement la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires est un moyen efficace d’éradiquer sur notre territoire national le prosélytisme d’un islamisme radical, porteur de dérives gravement attentatoires à l’ordre public. 

Le président de l’époque, Serge Blisko, confirme l’engagement de la Miviludes dans la lutte contre la radicalisation islamiste en France : « Nous travaillons sur la détection et la prévention des comportements radicaux. » Il explique tout le travail de formation qui a été réalisé par l’institution interministérielle : « Nous avons assuré la formation du personnel du numéro vert, mis en place en novembre par le ministère de l’Intérieur pour assister les familles confrontées au départ de mineurs pour la Syrie. On a également formé plusieurs centaines de fonctionnaires de préfectures sur le djihadisme, les concepts clefs de l’islam contemporain et les mécanismes de l’emprise mentale, notamment par internet. »

L’avocat Alain Garay explique lui aussi dans Les Échos que les manifestations du radicalisme religieux islamiste constituent des dérives sectaires selon la définition donnée par la Miviludes et qu’elles entrent donc dans son champ d’action.

Il s’interroge donc sur l’implication de cet organisme public dans le contrôle du financement de ces formes de radicalisme religieux : « Aujourd’hui, en l’état de la situation, l’action de la Miviludes pourrait être centrale dans le cadre d’un plan spécifique d’actions de prévention et de contrôle notamment du financement des radicalismes religieux. Or, à ce jour, s’agissant des manifestations les plus violentes des radicalismes religieux en France un certain silence règne dans et hors les cabinets ministériels quant à la place et au rôle que la Miviludes devrait remplir pour assurer une action de pilotage stratégique en matière notamment d’enquêtes financières et fiscales. »

STOP

Prise de position : Journal 450.fm

Comme vous avez pu le constater depuis quelques semaines, notre journal publie des articles sur différentes sociétés secrètes, sectes existantes à travers le monde ou encore voies de développement personnel.

Aussi, notre objectif est d’offrir une connaissance éclectique et sans jugement à nos lecteurs, en aucun cas notre journal ne saurait faire l’apologie de ces organisations ou des détournements qui en résultent.

Pour tout renseignement concernant les dérives sectaires vous pouvez utilement vous rendre sur le site du gouvernement :

www.derives-sectes.gouv.fr

Le prêtre lyonnais, persuadé d’être le successeur du prophète

De nos confrères tribunedelyon.fr et journal-d-une-demonologue.fr

En 1876, un prêtre au passé trouble se rend à Lyon, persuadé d’être le successeur du prophète Eugène Vintras. L’abbé Boullan se croyait en effet investi d’une mission divine visant à combattre le mal par des pratiques peu conventionnelles.

L’histoire commence en 1824, lorsque Joseph-Antoine Boullan naît à Saint-Porquier, un petit village du Tarn-et-Garonne. Peu d’éléments de son enfance sont connus hormis celui de son engagement précoce dans la voie religieuse. Après de brillantes études au séminaire de Montauban, le jeune homme est envoyé à Rome pour passer un doctorat en théologie.

Là-bas, il fera partie de la Congrégation du Précieux-Sang, où il s’imposera des flagellations sanglantes afin de « faire pénitence pour le peuple ». De retour en France, Joseph-Antoine Boullan s’installe dans le couvent alsacien des Trois-Épis. Profondément intéressé par les études mystiques et le néo-spiritualisme, le jeune homme se passionne pour les faits surnaturels.

En 1853, il s’attelle à la traduction de La Vie divine de la Sainte-Vierge, un exercice qu’il reproduira à maintes reprises avec la publication d’autres œuvres pieuses une fois installé à Paris. Jusque-là, peu d’éléments vont à l’encontre de ce prêtre semble-t-il dévoué à « souffrir pour les autres ». Mais le caractère pervers de ses pratiques se révélera lorsqu’il fondera la congrégation religieuse de l’Œuvre de la Réparation.

Exorcisme et hosties sanglantes

Joseph-Antoine Boullan

Régulièrement sollicité pour exorciser les bonnes sœurs souffrant de troubles psychiques, l’abbé Boullan entre en lien avec Adèle Chevalier, une religieuse frappée de cécité qui recouvra miraculeusement la vue après s’être rendue au sanctuaire alpin de La Salette. Ensemble, ils fondent l’Œuvre de la Réparation dans la ville de Sèvres en 1859, dans laquelle ils entretiennent une liaison secrète.

Autorisée provisoirement par l’évêque de Versailles, la congrégation se fait toutefois vite remarquer. Afin « d’exorciser le mal », Joseph-Antoine Boullan et Adèle Chevalier s’adonnent à des pratiques infâmes auprès des religieuses. Il fut rapporté que le prêtre crachait dans la bouche de celles-ci, qu’il leur faisait boire son urine et les badigeonnait de cataplasmes à base de matières fécales « afin de les soigner ».

Le prêtre menait des rituels d’amour et de gloire, dans lesquels il fallait se frotter nu en groupe. Il délivrait également des « hosties sanglantes » qui suintaient le sang.

Des accusations d’escroqueries

Par-delà ces pratiques jugées satanistes, Adèle Chevalier et Joseph-Antoine Boullan sont accusés d’escroquerie. Le couple recevait de l’argent de religieux voulant s’attirer les faveurs de la Sainte Vierge. À l’issue de ces révélations, ils furent tous deux condamnés à trois ans de prison.

Plus sordide encore, une rumeur raconte que l’abbé Boullan aurait fait disparaître l’enfant né de son union cachée avec Adèle Chevalier. Les pratiques hérétiques de l’abbé Boullan conduisirent à son éviction de l’Église en 1875 et à l’arrêt des Annales de la Sainteté, une revue pieuse dont il était le rédacteur en chef. 

Usurpation de prophétie

C’est à la suite de ce bannissement que l’abbé Boullan s’intéressa à la doctrine d’Eugène Vintras, le soi-disant prophète Élie et fondateur de l’Œuvre de la Miséricorde. « Mon dessein est d’aller à Lyon, le principal but de ce voyage est d’étudier de plus en plus profondément la mission d’Élie », écrira-t-il dans une lettre adressée à la congrégation lyonnaise. Le prêtre déchu débarque à Lyon le 20 février 1876.

À la mort d’Eugène Vintras, Joseph-Antoine Boullan se déclare comme son successeur, une affirmation vite rejetée par la communauté du prophète. Qu’importe, l’abbé Boullan persiste dans sa foi en créant le Carmel d’Élie. En parallèle, il continue de « guérir les possédés » en compagnie de Madame Thibault, une voyante avec qui il habite dans un immeuble rue de la Martinière.

Une mort sur-médiatisée

Considéré comme « sorcier et fauteur d’une secte immonde » dans le milieu de l’occultisme, l’abbé Boullan se déclara comme martyr, persuadé qu’on lui voulait du mal. Quelques jours avant sa mort le 4 janvier 1893, le vieil homme confia à ses proches qu’il allait mourir, convaincu que le célèbre occultiste Stanislas de Guaita l’avait envoûté.

L’histoire de sa mort à la suite d’un mal mystérieux fit couler beaucoup d’encre. Selon Nicolas Le Breton, spécialiste des « histoires décalées » lyonnaises, ce qui a rendu cette affaire célèbre, c’est le « barouf médiatique  » qui s’en est suivi entre les rares défenseurs de l’abbé et ses détracteurs.

L’histoire obscure de l’abbé inspira l’auteur Joris-Karl Huysmans qui raconte les faits dans son roman de 1891 intitulé Là-bas. Quant aux hosties sanglantes du prêtre, l’écrivain les aurait récupérées et envoyées au Vatican, où elles seraient, encore aujourd’hui, conservées.

Biographie de l’abbé Boullan

Il y aurait beaucoup à dire sur ce personnage singulier. Je vais tenter d’être la plus brève possible.

Joseph-Antoine Boullan, connu sous le nom de l’Abbé Boullan, est un prêtre français du XIXe siècle, né à Saint-Porquier le 18 février 1824 et mort à Lyon le 4 janvier 1893. Pourquoi parler de lui ? Parce qu’il fut condamné pour satanisme, ce qui n’est pas banal pour un prêtre. De plus, son histoire est plutôt bizarre.

Joseph-Antoine Boullan fit de brillantes études au séminaire de Montauban et fut ordonné prêtre le 23 septembre 1848 puis vicaire de la paroisse Saint-Jean toujours à Montauban pendant deux ans.

Puis, il se rendit à Rome où il obtint son doctorat en théologie. En Italie, il fit partie des missionnaires du Précieux Sang et prêcha plusieurs missions avant de revenir dans son pays natal où il est nommé supérieur de la maison que la congrégation possédait aux Trois-Épis, près de Turckheim, en Alsace.

L’Abbé Boullan s’intéressait beaucoup aux choses de l’occulte et publia un premier ouvrage, en 1853, une traduction de la « Vie Divine de la Sainte-Vierge », extrait du livre de la « Cité Mystique » écrit par Marie d’Agreda.

Les sectes sataniques mises au grand jour

Courant XIXe, le satanisme était à la mode, mais très caché. Le grand public n’en savait rien et était loin de se douter de ce qu’il se tramait derrière leur dos.

Pourtant, la presse parlait de cas d’envoûtements, de messes noires célébrées, de maniaques du sacrilège, d’hommes se donnant à Satan par des rites bestiaux… De nombreux documents attestent ces faits et encore de nos jours, il y a des choses comme cela qui se passent dans le monde entier.

Mais, à l’époque de l’abbé Boullan, tout cela fit scandale, notamment avec la sortie du livre de Huysmans « Là-bas » qui raconta les effroyables rites sataniques du passé et du présent.

Ce livre fut publié en 1890 et mit au grand jour l’horreur de la banalité qui se perpétrait partout, les sacrilèges faits en l’honneur de Satan, les obscénités des messes noires.

Huysmans présente de nombreux documents, des grimoires, des pièces authentiques des procès de sorcellerie, des documents précis… Il se documenta sur la magie moderne chez des occultes et des spirites. Au départ sceptique, il assista aux séances de spirites, mais son scepticisme s’évanouit très vite : il ne pouvait continuer à nier à l’existence en des forces obscures devant des faits incontestables de matérialisations, de lévitation d’objets…

Huysmans connaissait un certain M. François, qui travaillait au Ministère de la Guerre et qui était un médium. Les deux hommes ont fait des évocations dans l’appartement de l’auteur de la rue de Sèvres et ont assisté à des faits troublants, comme la matérialisation du Général Boulanger mort en 1891.

De toutes ces expériences, Huysmans fut persuadé que quelque chose, une intelligence étrangère, existait.

Enfin, un astrologue parisien, Eugène Ledos et l’abbé Boullan achevèrent de le documenter sur le Satanisme moderne.

Nous avons retrouvé une correspondance entre Huysmans et Boullan dans laquelle l’auteur lui demandait son concours pour achever son ouvrage. Boullan répondit qu’il l’aiderait. Cette correspondance volumineuse date du 6 février 1890 au 4 janvier 1893, date de la mort de l’abbé Boullan.

Mais revenons à l’ouvrage « Là-bas », qui est en fait une défense en règle du surnaturel basé sur des faits, les uns purement historiques se rapportant à la sorcellerie du moyen âge et les autres des faits se rapportant au satanisme moderne.

Pour Huysmans, les spirites, les occultistes, les rose-croix, à force d’invoquer des larves, car ne peuvent attirer les anges, finissent par amener des esprits maléfiques dans notre monde et donc, sans même sans rendre compte, tombent dans le satanisme.

L’auteur raconte que des messes noires sont célébrées partout en France. Il prend l’exemple de ce chanoine, appelé Docre, officiant dans les environs du Gand, qui s’était fait tatouer, sous la plante des pieds, l’image de la croix, pour toujours marcher sur le Sauveur et qui entretenait des souris blanches nourries avec des hosties consacrées et du poisson. L’incubât et le succubat étaient fréquents dans les cloîtres. D’ailleurs, l’armée de Satan se recrutait surtout dans le sacerdoce.

Alors oui, la vérité fait mal, car Huysmans affirme que de nombreux satanistes appartiennent à l’Église.

Oui, des messes noires se faisaient dans des temples, des locaux hermétiquement fermés, et les fidèles étaient liés au secret absolu de ces pratiques.

Et dans son ouvrage, on trouve l’abbé Boullan, que l’auteur met en opposition au chanoine Docre. L’abbé Boullan y est présenté comme un docteur, un savant, un homme très intelligent, qui a dirigé la seule revue mystique de Paris, un théologien reconnu, un maître de la jurisprudence divine. Mais, ses exorcismes, son combat contre le mal, ses luttes contre les incubes qu’il allait combattre dans les couvents le perdirent.

Fêtes Franco Écossaises d’Aubigny : Les Widows Sons invités !

L’Auld Alliance, terme par lequel on désigne le rapport étroit et singulier qui s’instaura de façon continue entre les royaumes de France et d’Écosse pendant cinq siècles et plus ancien traité au monde, rappelle que la région d’Aubigny-sur-Nére a été écossaise pendant plus de 250 ans. Elle est maintenant fêtée au Tournoi des Six Nations lors du match France-Écosse !

Les WIDOWS SONS du Centre, le Chapitre FREE SALAMANDER a souhaité recevoir ses frères d’Écosse et pourquoi pas, celles et ceux qui désiraient venir festoyer lors des rencontres d’Aubigny, ville dénommée cité des Stuarts. Ils sont venus à bout de la Covid-19 et cette année a été une année de fête pour les WS locaux. Sont venus donc au rendez-vous les Frères et Sœurs d’Écosse, mais aussi d’Autriche, de Belgique, de Suisse et du Québec !  La France avait ses membres du Centre, d’Auvergne, de Bretagne et du Limousin.

Passant par la Normandie, ils ont déposé une gerbe dans le cimetière de RANVILLE, première ville libérée en 44, en attendant de mieux faire en 2023 pour la paix qui les anime…

En passant, ils se sont pris pour PROST… avec arrêt au MANS.

Quelle merveille que ces échanges internationaux où ils apprennent des autres en osant porter haut et fier l’Équerre et le Compas et ce en public.

De cette manière ils répondent à l’interrogation du profane en direct, sans filtre et souvent sans détours afin de rendre l’échange positif et tenter de transmettre un peu de ce feu intérieur qui les anime.

N’oublions pas que de ce week-end, la charité, fondement même de leur existence, a permis de récolter pas moins de 1650 euros allant aux frères dans le besoin et pour un tiers à la veuve d’un frère écossais décédé en avril dernier. 

Les 80 participants sont tous pressés de se retrouver en 2023.

Une Histoire Alchimique du Monde

Arnaud des Brunis – Éditions de l’Art Royal, Coll. Symboles & Tradition, 2022, 272 pages, 25 €

Écrivant sous pseudonyme, Arnaud des Brunis, membre de la Grande Loge Nationale Française, a su mettre à profit, après une longue carrière dans l’Education nationale, son temps libre afin que sa plume nous livre quelques aspects méconnus des sciences parfois pas si naturelles que cela ! Professeur de chaire supérieure en préparation aux grandes écoles agronomiques et désormais à la retraite, il nous invite, en scientifique et passionné d’histoire qu’il est, à lire, dans une démarche très personnelle, une histoire du monde à travers le prisme de l’alchimie. Allant des connaissances élaborées par nos ancêtres aux plus récentes découvertes, Arnaud des Brunis nous fait partager, faisant par-là même œuvre de transmission, une histoire captivante des sciences intimement liée à l’histoire des sociétés et des civilisations.

Candidate Higgs boson events from collisions between protons in the LHC

Partant du comment la vie est apparue sur Terre au boson de Higgs, également surnommé « la particule de Dieu », Arnaud des Brunis, dont la biologie et de la géologie demeurent ses spécialités, nous instruit, en mobilisant les énergies et les intelligences portées au fil des siècles par les progrès de la science… Afin de nous faire avancer en pleine lumière, l’auteur pose les bonnes questions.

De cette discipline trop méconnue encore qu’est l’alchimie, retenons que l’auteur, en fin observateur et scientifique et précisant dans son avant-propos qu’elle est toutefois une science d’un autre temps, bâti son plan autour des trois phases de l’œuvre, « L’œuvre au noir : du chaos à la materia prima » ; « L’œuvre au blanc, les noces chymiques » et « L’œuvre au rouge : la naissance de l’adepte ».

Amphitheatrum sapientiae aeternae – Alchemist’s Laboratory

Arnaud des Brunis nous propose donc une lecture du savoirs des alchimistes, du Moyen Âge à nos jours, qui, pour lui, n’entraient pas dans la catégorie des affabulateurs et mettaient en œuvre l’adage, dont il faudrait sans doute s’imprégner et méditer, « Lege, Lege, Lege, relege, ora, labora et inventies », qui peut se traduire par : « Lis, lis, lis, relis, prie, travaille et tu trouveras ».

Une Histoire Alchimique du Monde, qui n’est pas une histoire du monde alchimique, nous fait côtoyer des auteurs tels que Marcelin Berthelot, Eugène Canseliet, Nicolas Flamel, Fulcanelli, Jean-Rodolphe Glauber, Serge Hutin, Nicolas Lémery, chimiste et apothicaire contemporain du règne du roi Louis XIV, Jules Mérias ou encore George Starkey (1628-1665) médecin et alchimiste anglais, célèbre par ses traités d’alchimie écrits sous le pseudonyme latin de Eirenaeus Philalethes, francisé en Eyrénée Philalèthe. Jusqu’à Louis Pauwells et Jacques Bergier et leur célèbre ouvrage « Le matin des magiciens » publié en 1960, « parfois légende et parfois exact » et consacré à « des domaines de la connaissance à peine explorés ».

En guise de conclusion, l’auteur nous rappelle que le voyage alchimique s’accompagne, dans un oratoire, de la prière et d’une pratique spirituelle. Là-aussi, un Art Royal à mettre entre des mains expertes car il est hermétique et détenteur de grands secrets.

Les 3 étapes de l’Œuvre

Sorcellerie sur le Mont Sainte-Odile

De notre confrère autour-du-mont-sainte-odile.fr

La montagne qui domine Obernai et Rosheim porte le souvenir d’Odile, petite fille, née aveugle, qui recouvre la vue lors de son baptême. Les couvents de Hohenburg et de Niedermunster, les chapelles Saint-Jacques et Saint-Nicolas, le prieuré de Saint-Gorgon sont les lieux emblématiques de la vie légendaire de la sainte alsacienne.

Sorcellerie sur le Mont Sainte-Odile

Pourtant, le Mur Païen nous rappelle que bien avant l’existence des couvents, le Mont était déjà occupé. Que là-haut, tout n’est pas catholique. Nous vous proposons aujourd’hui une courte promenade à l’extrémité nord du plateau, sur la Hexenplatz : haut-lieu de sorcellerie ?

Hexenplatz, le plateau des fées

La dénomination locale de cet endroit insolite est donc ‘Hexenplatz’. Mot à mot, la place des sorcières. On trouve aussi le nom moins inquiétant et plus francophone de ‘plateau des fées’. Des réunions étranges se seraient tenues là-haut, des rites effarants où le diable avait sa place. Bigre !

Que trouvons-nous là-haut ? Nous sommes sur la crête qui domine la plaine à mi-chemin entre des sommets de l’Elsberg et du Mont Hohenbourg. A cet endroit, la forêt est mixte, aux résineux et aux chênes se mêlent aussi les bouleaux. L’endroit n’est guère accessible aux machines et les forestiers ne sont pas montés là-haut depuis des lustres déjà. L’atmosphère est vraiment singulière.

Sorcellerie sur le Mont Sainte-Odile
Sorcellerie sur le Mont Sainte-Odile
Sorcellerie sur le Mont Sainte-Odile

Partout, comme ailleurs sur le Mont, le grès affleure. Mais à cet endroit l’érosion a pris une forme originale ; les blocs sont comme éclatés, ils forment une structure qui me rappelle les lapiaz du sud de la France, ces roches calcaires creusées par les eaux. Mais il s’agit ici de grès rose, et ce n’est pas le ruissellement qui a érodé la roche de cette façon.
Autre particularité, de nombreuses roches portent des cupules, ces bassins situés au dessus du rocher et qui recueillent l’eau de pluie. Voyons un instant la définition du mot cupule : ‘ une cupule est un pétroglyphe constitué d’une dépression circulaire ou ovale effectuée par l’homme à la surface d’un rocher naturel.’. A la Hexenplatz, la densité de cupules est exceptionnelle. Vous en trouverez près d’une centaine, de toutes tailles. Si le cercle est le plus courant, toutes sortes d’ovales et de formes plus variées coexistent.

Roches à cupules de la Hexenplatz
Roches à cupules de la Hexenplatz
Roches à cupules de la Hexenplatz
Roches à cupules de la Hexenplatz
Roches à cupules de la Hexenplatz
Roches à cupules de la Hexenplatz

Roches à cupules de la Hexenplatz

Au centre du plateau des fées, sur le rocher le plus important, un bassin attire bien évidemment l’attention : la vasque de forme allongée est de dimensions conséquentes. Un humain peut aisément s’y allonger et s’y baigner. (Si vous êtes tentés d’essayer, vous devrez attendre l’automne : l’endroit est totalement sec aujourd’hui.)

La grande vasque de la Hexenplatz
La grande vasque de la Hexenplatz

La grande vasque de la Hexenplatz

Depuis bien longtemps, cette vasque a étonné les randonneurs : témoin cette photographie prise en 1902 !

La vasque, carte postale publiée en 1902

La vasque, carte postale publiée en 1902

L’atmosphère et l’isolement du lieu,ces roches étonnantes, cette vasque cernée d’autres rochers à cupules…. Tous les ingrédients sont présents pour titiller les imaginations : c’est ainsi que certains ont parlé de sorcières et de baptêmes sataniques.
Nous préférerons y voir un endroit aimé et respecté de nos anciens, un lieu magique où il fait bon marcher le soir, seul, au fond des bois.

Note : pour les amateurs de cupules, nous conseillons également le Mollberg, au dessus de Mollkirch et le Mont Saint-Michel, au dessus de Saverne.

Le kiosque de l’Elsberg

A proximité de nos roches à cupules, l’Elsberg propose un point de vue exceptionnel sur la plaine d’Alsace. Le promontoire est situé à quelques minutes de marche du plateau des fées. Un kiosque doté d’une large baie offre au randonneur un bel abri pour le pique-nique.

Photographies par drone au niveau du kiosque de l'Elsberg
Photographies par drone au niveau du kiosque de l'Elsberg
Photographies par drone au niveau du kiosque de l'Elsberg

Photographies par drone au niveau du kiosque de l’Elsberg

Le kiosque a été érigé en 1881, au tout début du Club Vosgien. A cette époque, le sommet de l’Elsberg n’était pas cerné par la forêt et le kiosque était dégagé, visible de toutes parts. Ces dernières années, les châtaigniers avaient totalement cerné l’abri et la vue s’était fort restreinte. A la demande des ‘Amis du Mont Sainte-Odile’, les forestiers ont effectué une coupe sous le rocher sommital, et ainsi rouvert le panorama. Merci à eux !

Le kiosque de l'Elsberg, cartes postales anciennes
Le kiosque de l'Elsberg, cartes postales anciennes
Le kiosque de l'Elsberg, cartes postales anciennes

Le kiosque de l’Elsberg, cartes postales anciennes

Sur une de ces photographies du début du XXème siècle, vous pouvez discerner le bel abri sous roche situé sous le sommet. (article dédié à paraître prochainement sur notre site)

Le mont Hohenbourg : Hohenburgerberg

Sur le chemin du retour vers le couvent , n’hésitez pas à gravir quelques mètres pour passer au sommet du Mont Hohenbourg. Là aussi, la vue sur la plaine est magnifique. Du rocher escarpé, le regard porte sur Strasbourg, la plaine, la Forêt Noire. En vous penchant, (pas trop), vous découvrez l’immense site de la carrière de Saint Nabor, d’où on extrayait une roche très dure utilisée pour les routes et le ballast des voies de chemin de fer.

Photographies par drone, au dessus du mont Hohenbourg
Photographies par drone, au dessus du mont Hohenbourg
Photographies par drone, au dessus du mont Hohenbourg

Photographies par drone, au dessus du mont Hohenbourg

Juste au dessus de la carrière, le Couvent du Mont Sainte-Odile ! Bonne balade sur les chemins entretenus et balisés pour vous par les ‘Amis du Mont Sainte-Odile’.

Sorcellerie sur le Mont Sainte-Odile

Sources

La plupart des cartes postales anciennes présentées sont tirées de l’ouvrage ‘Album Mont Sainte-Odile, Gruss aus St. Odilienberg’ d’Alphonse Troetsler et Jean-Marie Le Minor, paru en 2016

Illustrations

  • Photographies aériennes (et autres), Etienne Fritsch, EtF
  • Schémas, PiP
Le couvent du Mont Sainte-Odile, vu du Mont Hohenbourg

Le couvent du Mont Sainte-Odile, vu du Mont Hohenbourg

Société secrète : Vandermonde – La société des élèves du Cnam

Monsieur Alexandre-Théophile VANDERMONDE, est né à Paris le 28 février 1735 et est décédé dans la même ville le 1er janvier 1796, il est un grand mathématicien français. Il fut également économiste, musicien et chimiste, travaillant notamment avec le mathématicien Étienne BÉZOUT (1730-1783) et le chimiste, philosophe et économiste Antoine Laurent Lavoisier, ci-devant de Lavoisier (1743-1794). Son nom est maintenant surtout associé à une matrice et son déterminant.

Il commence les mathématiques en 1770. Son Mémoire sur la résolution des équations (1771), qui préfigure la théorie de Galois, porte sur les fonctions symétriques et la solution des polynôme cyclothymiques.

Dans les Remarques sur des problèmes de situation (1771), il étudie le problème du cavalier. Ses deux mémoires de 1772 portent, pour le premier, sur des irrationnelles de différents ordres avec une application au cercle plus précisément sur la combinatoire, et pour le second sur l’élimination, développe les fondations de la théorie des déterminants. Ces communications, présentées à l’Académie des Sciences, constituent toute son œuvre mathématique.

En 1771, il devient un prestigieux membre de l’Académie des Sciences, nommée l’« Académie royale des sciences » lors de sa création en 1666. En 1792, il devient membre de la Société patriotique du Luxembourg. Ladite société étant créée en janvier 1792 par Jean-Nicolas Pache, ami proche du Franc-Maçon Gaspard Monge. Par ailleurs, ses statuts précisaient qu’elle agissait pour répandre dans le peuple la connaissance des devoirs et du rôle de chaque citoyen dans le fonctionnement de la Constitution.

C’est à partir de 1794, que VANDERMONDE deviendra membre du Conservatoire national des arts et métiers (Cnam), puis examinateur au concours d’entrée de l’École Polytechnique et enfin, professeur à l’École normale supérieure.

Cette société secrète aurait été fondée sur le modèle de Skull and Bones, fraternité étudiante de l’université Yale aux États-Unis. Désormais, personne ne sait réellement si elle perdure toujours.

Rapport Église/Pédophilie : Un ancien dignitaire de la GLNF remet en cause les méthodes d’investigation

Le père Michel Viot, qui fut évêque luthérien de Paris et ancien dignitaire de la Grande Loge Nationale Française, seule obédience maçonnique régulière en France, fonctions abandonnées depuis 2000 et 2001, est membre de la pastorale diocésaine des funérailles du diocèse de Paris et prêtre coopérateur à Notre-Dame de Lourdes.

Ayant déjà il y a quelques semaines remis en cause le rapport CIASE, le Père Michel Viot est interrogé par notre confrère Yohan Picquart, Diplômé en théologie de l’Université catholique de Lille. – Enseignant, journaliste indépendant, pour le compte de Boulevard Voltaire. Il est sans doute bon de rappeler que Le 8 mars 2022, dans une vidéo diffusée sur son blog, il appelle à voter pour Éric Zemmour et prône le rétablissement, en France, de la peine de mort en cas d’état de siège ou de guerre. Il demande également que « la France cesse de s’engager dans l’affaire ukrainienne risquant de plonger sa population dans une profonde misère ». Ces prises de positions déclenchent une polémique qui amène, le 8 avril 2022, à son exclusion de l’émission Un prêtre vous répond sur Radio Notre Dame

Dans un livre d’entretiens récent préfacé par Paul Deheuvels, membre de l’Institut et publié par Via Romana, le père Michel Viot et Yohan Picquart, écrivain et professeur de lettres*, s’interrogent sur la méthodologie et les objectifs du rapport CIASE. Un livre dont « l’esprit critique » a même été « salué » par la revue Golias.

Les premiers versements à destination des victimes de faits pédocriminels effectués début juillet leur donnent l’occasion de revenir sur ce rapport que peu ont osé contester.

Gabrielle Cluzel : Dimanche 10 juillet, le président du Fonds de secours et de lutte contre les abus sur mineurs dans l’Église catholique (SELAM), Gilles Vermot-Desroches, a affirmé avoir procédé au versement de six réparations financières à destination de victimes de faits pédocriminels au sein de l’Église. On apprend que l’Église catholique a déjà réuni 13 millions d’euros pour les victimes d’actes pédophiles. On sait que l’Église a commencé à vendre certains de ses biens pour indemniser les victimes de pédophilie. Quel regard portez-vous sur cette démarche ? 

Michel Viot et Yohan Picquart : Il est tout à fait légitime, et nous l’avons toujours soutenu, que l’Église engage un processus de réparation. Il est aussi logique que des fidèles discutent du bien-fondé ou non des versements directs en argent (et des abus que cela est en mesure d’entraîner) par rapport aux aides indirectes (financement de soins, de psychothérapies). Nous pensons également que l’Église pourrait faire plus que de donner de l’argent : proposer aux victimes qui le souhaitent de les écouter et de les accompagner : il faut être prêt à leur donner aussi du temps.

Cela pose, de plus, des problèmes juridiques. Car pour s’en tenir à la seule loi civile, une association diocésaine qui fonctionne selon les modalités de la loi de 1905 ne peut utiliser ses fonds que pour le fonctionnement du culte au sens large. Aussi faut-il souhaiter qu’il y ait eu accord entre l’Église et l’État pour que tout se passe dans le cadre de la loi.

Il est intéressant, enfin, de souligner un point : à ce jour, la commission d’indemnisations (malgré sa « publicité » constante et son « rayonnement médiatique ») a reçu 736 demandes de personnes supposées victimes, sur les 330.000 victimes estimées par la CIASE ! C’est incohérent.

G. C. : Dans votre livre d’entretiens intitulé sans détour Le rapport Sauvé : une manipulation ?, vous avez fortement critiqué la méthodologie du rapport CIASE, qui conclut au chiffre de 330.000 victimes, dont 216.000 par des religieux. Vous mettez en cause sa technique des panels, les périodes considérées, son biais idéologique… Pourtant, ce rapport est aujourd’hui la pierre angulaire de toute réflexion sur le sujet. Pour ainsi dire un nouveau dogme de foi. Ne vous sentez-vous pas un peu seuls ? 

Père Michel Viot

M. V. et Y. P. : Nous l’avons critiqué en effet. Rappelons les points que vous soulevez.

Les chiffres, tout d’abord, qui ont été la base de la communication du rapport. Nous démontrons que les méthodes ne tiennent pas debout et que les chiffres n’ont aucune consistance. Plus d’un statisticien de premier plan a tiré la sonnette d’alarme sur les défaillances méthodologiques évidentes de l’étude en question. Les mots de Paul Deheuvels (membre de l’Institut et de l’Académie des sciences, personnalité mondialement reconnue), dans la préface du livre, sont en ce sens sans appel : « J’ai été surpris par la multitude d’approximations et d’erreurs méthodologiques présentes dans ce sondage, et en ai tiré la conclusion qu’il manquait de crédibilité. » Quelques membres de l’Académie catholique, et non des moindres, pensent de même, nous ne nous sentons donc pas seuls.

Vous utilisez les expressions « nouveau dogme de la foi » et « pierre angulaire ». En effet, et malheureusement, c’est ainsi que certains l’ont reçu. Si, de fait, on trouve dans ce rapport des éléments utiles, il contient également des considérations d’ordre doctrinal qui dépassent largement le cadre de l’enquête demandée et des biais idéologiques inacceptables.

Sur les périodes considérées, il aurait fallu éviter l’anachronisme fondamental qui irrigue l’ensemble du dossier : si l’on souhaite parler de dimension « systémique », c’est bien à l’ensemble de la société et des institutions d’une époque bien délimitée que cet adjectif est appelé à s’appliquer.

Le pape François lui-même, lorsqu’il a été interrogé sur la CIASE, a d’ailleurs pris le soin de rappeler que :

« Quand on fait ce genre d’étude, nous devons être attentifs à l’interprétation que l’on en fait. Quand on le fait sur un temps si long, il y a le risque de confondre la façon de comprendre les problèmes d’il y a soixante-dix ans avec celle d’aujourd’hui. Je veux dire simplement ceci : par principe, une situation doit toujours être interprétée avec l’herméneutique de l’époque, pas de la nôtre. »

Revenons à votre question, si « nous ne nous sentons pas seuls » : certes, un certain nombre de médias ont commis une faute professionnelle et morale. Autant ils ont encensé sans discernement ce rapport, sans l’avoir lu ni étudié, autant ils ont réagi par un déni presque autistique et par l’omerta médiatique dès lors que ses faiblesses ont été mises en lumière.

Mais vous seriez sidéré de constater le nombre de personnes – et souvent éminentes ! – qui nous soutiennent, en France et ailleurs, qui nous témoignent avoir « dévoré » notre ouvrage et nous envoient des messages très élogieux pour nous féliciter de ce travail.

G. C. : Vous voyez dans ce rapport une attaque globale de l’Église, rendue responsable, aux yeux du monde, de façon systémique. Comment cette question terrible – que l’on ne pouvait pourtant pas laisser plus longtemps sous le boisseau – aurait-elle dû être abordée selon vous ?

M. V. et Y. P. : Nous l’avons souligné à maintes reprises : il était nécessaire que cette question terrible soit traitée. Encore eût-il fallu que celle-ci soit traitée de manière sereine, comme doit l’être tout acte de justice, et sans parti pris.

Saluons en cela la perspicacité des évêques espagnols qui ont souligné que, tout en s’engageant dans une entière coopération avec la justice civile du pays, il était hors de question qu’ils servent de bouc émissaire à l’ensemble de la société espagnole. Ils souhaitent aussi, par souci pour les victimes, une enquête sur l’ensemble de la société.

D’ailleurs, un certain nombre d’évêques français auraient souhaité que l’enquête portât sur vingt à trente ans, ce qui aurait permis, dans l’intérêt des victimes, d’étudier des cas concrets au sein d’une Église qui avait pris des positions claires, et surtout des mesures fortes (à partir des années 1990), afin de pouvoir y apporter des solutions adéquates. Cela aurait permis de se fonder sur des dossiers réels, non sur des sondages très peu fiables, artificiellement gonflés et extrapolés qui ont totalement biaisé notre perception du phénomène.

Démarrer le reportage à 14:40

La Conférence des évêques d’Italie en a aussi retenu les leçons et s’est orientée dans cette direction. Ce qui fait écrire à Madame de Gaulmyn, dans La Croix du 24/5/2022, « que jusqu’ici, sur les abus sexuels, l’Église italienne fait de la résistance […] Pour les prélats italiens, la méthode Sauvé fait donc office de chiffon rouge. Influents encore à la Curie, ils ont tout fait pour que les membres de la commission française ne soient pas reçus par le pape. » Nous nous élevons avec force contre ces deux allégations injurieuses, tant pour les évêques italiens que pour le Saint-Père. Émettre des réserves sur la « méthode Sauvé » ne signifie en aucun cas vouloir passer sous silence les abus sexuels dans l’Église, et c’est donner une fausse image du pape François que de l’imaginer manipulé par qui que ce soit.

Citons ici le cardinal Zuppi, nouveau président de la Conférence épiscopale italienne : « Nous ne voulons pas nous disputer, nous ne voulons pas nous écarter du sujet. […] Il s’agit d’une chose sérieuse, réelle qui ne laisse pas de place à la controverse comme cela s’est produit, par exemple, en France avec les travaux de la commission CIASE qui ont donné lieu à des « discussions approfondies. »

Car après « l’aventure française », le cardinal avait pris connaissance des rapports de spécialistes de statistiques et de l’Académie catholique. Il veut se baser sur des dossiers, non sur des sondages. Le journal Golias a raison d’écrire que ces crimes demandent plus qu’une étude, mais une enquête devant déboucher sur des actions concrètes.

* Le père Michel Viot, qui fut évêque luthérien de Paris et ancien dignitaire de la Grande Loge nationale française, seule obédience maçonnique régulière en France, fonctions abandonnées depuis 2000 et 2001, est membre de la pastorale diocésaine des funérailles du diocèse de Paris et prêtre coopérateur à Notre-Dame de Lourdes.

Yohan Picquart, écrivain et professeur de lettres, a publié de nombreux ouvrages consacrés aux questions spirituelles et religieuses, dont plusieurs livres-entretiens avec d’éminentes personnalités du monde ecclésiastique, tels Henri Madelin ou le cardinal Albert Vanhoye.

Paul Deheuvels, membre de l’Institut (Académie des sciences), a publié plus de 160 articles scientifiques et dirigé plus d’une centaine de thèses. Membre étranger de la Real Academia de Ciencias de Madrid et de plusieurs instituts de renommée internationale, il a enseigné à l’université Columbia de New York et est actuellement professeur émérite à la Sorbonne (Sorbonne Université).

Loge de pierre – Silex and the city saison 3 – ARTE

Quand Spam découvre que son mari veut rentrer chez les Cro-Maçons, c’est l’inquiétude… Blog recevra-t-il l’initiation secrète qui lui permettra d’être admis au « Grand-Orang-outang » ?

Silex and the City

Silex and the City est une série de bande dessinée créée par Jul (scénario et dessins). Il s’agit d’une fiction préhistorique humoristique. Son adaptation en une série de dessins animés courts est diffusée par Arte depuis septembre 2012.

Le titre est un jeu de mot sur le silex, roche emblématique de la Préhistoire, et la série télévisée Sex and the City.

La série suit les aventures d’une famille paléolithique, les Dotcom. Chaque histoire est une transposition d’un phénomène contemporain dans un univers pseudo-préhistorique permettant de l’exagérer de manière absurde et de s’en moquer.

Régulièrement, chacun y va de sa théorie pour expliquer l’extinction des dinosaures : « Si les dinosaures avaient (ou n’avaient pas) fait ci ou ça, ils n’auraient jamais disparu ». Il est à noter que parfois, des dinosaures apparaissent tout de même.

Le texte fait des allusions fréquentes, avec ou sans jeux de mots, à d’autres bandes dessinées (Astérix, Rahan, Agrippine, etc.) ou d’autres œuvres littéraires comme la Bible ou Le Petit Prince. Plusieurs personnages ont des noms de concepts propres à Internet.

Bien que l’écriture n’ait pas encore été inventée, les Dotcom et leurs amis jouent au Scrabble et lisent des périodiques aux noms inspirés de la presse française, comme Le Nouvel Obscurantiste, Le Poing, L’Humain Dimanche et Le Monde Diplodocus.

La famille Dotcom :

Blog : Le père. Professeur de chasse dans un collège de « Zone d’Évolution Prioritaire ». Il se laisse facilement séduire par de nouveaux concepts mais échoue toujours lamentablement à les mettre en pratique et finit par se couvrir de ridicule.
Spam : La mère. Professeur de préhistoire-géo dans le même lycée que son mari. Elle doit gérer une classe difficile.
Web : La fille aînée. Adolescente superficielle, elle se soucie presque exclusivement de la mode. Elle entretient une liaison avec Rahan De La Pétaudière.
Url : Le fils cadet. Il milite pour une association « Alterdarwiniste », au grand désespoir du reste de sa famille, principale victime de ses coups d’éclat rarement réfléchis.
Julius : Le père de Blog. Ancien de la génération « 68000 avant J.-C. » (devinez ce qui s’est passé à cette période).
Olga Finkelstein : L’amie de Julius à la grotte de retraite « Notre-Dame du Bon Fossile » et « yiddish mamma » préhistorique.
Cousine Bactriane : Une jeune fille au look « paléogothique ».

Autres personnages :

Crao De La Pétaudière : PDG du volcan « Énergie Du Feu », fournisseur de feu pour toute la vallée. Il aime faire étalage de sa richesse et se montre peu soucieux de la vie de ses ouvriers.
Rahan De La Pétaudière : fils du précédent et petit ami de Web.
Diane De Brassempouy : cousine de Rahan. (nommée d’après la statuette Dame de Brassempouy)
Werther : Chimpanzé orange. Camarade de classe d’Url et militant comme lui.
Ève : Meilleure amie et confidente de Web.

Adaptations audiovisuelles

2012 : Silex and the City – Saison 1. Série d’animation de 40 épisodes de 3 minutes diffusée sur Arte à compter du 3 septembre 2012.
2013 : Silex and the City – Saison 2. Série d’animation de 40 épisodes de 3 minutes diffusée sur Arte à compter du 2 septembre 2013.
2014 : Silex and the City – Saison 3. Série d’animation de 40 épisodes de 3 minutes diffusée sur Arte à compter du 1er novembre 2014.
2015 : Silex and the City – Saison 4. Série d’animation de 30 épisodes de 3 minutes diffusée sur Arte à compter du 2 novembre 2015.
2017 : Silex and the City – Saison 5. Série d’animation de 30 épisodes de 3 minutes diffusée sur Arte à compter du 2 janvier 2017.

Sésame pour l’avenir – Comprendre ce qui va bouleverser nos vies

Robert Salmon et Dr Rémy Salmon – avec la collaboration de Dorothée Lagard

Diateino, 2022, 184 pages, 18 €

Robert Salmon

Robert Salmon est un homme d’affaires accompli. Ancien vice-président de L’Oréal en charge de la prospective et du strategic planning, il synthétise les transformations du monde dans des essais et dans son autobiographie, De L’Oréal à Lhassa, itinéraire d’un iconoclaste (Le Passeur, 2016), à retrouver ici-même https://bit.ly/3b9neCq. Son best-seller Tous les chemins mènent à l’homme (Interéditions, 1994), a reçu le prix du livre de l’entreprise.

Dr Rémy Salmon

Son frère de sang, le docteur Rémy Salmon, membre de l’Académie nationale de chirurgie, est spécialisé en cancérologie et a dirigé le département de chirurgie de l’Institut Curie – en savoir plus http://docteursalmon.com/ – s’associe au talent et à la vision de Robert, afin de nous livrer, à quatre mains et deux cœurs, cette essai audacieux. Il signe d’ailleurs l’avant-propos qui nous donne tenants et aboutissants de la genèse de cette dernière livraison. Au moment même où, il y a plus de 10 ans, dans l’esprit de son frère, qui a dirigé la cellule de prospective du groupe L’Oréal, une pandémie mettrait le monde sur pause. Prémonition ? Non. Simplement visionnaire !

Avec la collaboration de Dorothée Lagard, journaliste freelance, auteure passionnée notamment de botanique, et ancienne reporter pour la presse magazine (Paris Match, Elle…), et sous la direction de  Jean Staune, fondateur de l’Université interdisciplinaire de Paris,

« Diateino, L’éditeur du monde qui vient », marque du groupe Guy Trédaniel, fort de 178 publications liées aux sciences humaines, au développement professionnel et personnel ainsi qu’au monde de l’entreprise, donne l’occasion aux coauteurs de décrypter les enjeux majeurs de notre siècle.

L’ouvrage débute, dès avant le sommaire, les « Éloges » adressés à un Robert Salmon. De Bruno Pinchard, écrivain et philosophe à Trihn Xuan Thuan, astrophysicien… Éloges figurant sur les deux rabats de la couverture de l’ouvrage.

Depuis, une crise sanitaire est bien passée par là. Un arrêt définitif ? Certes non, l’Homme moderne a toujours des ambitions – sont-elles toujours bonnes ? – des aspirations, des désirs, avoués ou non, et pourquoi pas aussi des rêves de réussite ? Pour le bien de l’humanité ? Et surtout comment y arriver. Cet ouvrage est, en quelque sorte, un message d’espoir que nous adressent les coauteurs.

Il retrace les grands enjeux de l’histoire humaine. Et analyse aussi le basculement de l’Occident vers l’Orient. En détaillant tous les malheurs de l’Europe, ce vieux continent. Leur troisième et dernière partie, intitulée « Ce qui nous attend », prend en compte toutes les différentes et très récentes évolutions et mutations technologiques et le contexte géopolitique : digital revolution, cyber espace et espionnage, post work society, évolution du monde économique – gap riches-pauvres –, société des loisirs mais aussi et surtout, triste constat, celui d’une démocratie en péril, la nôtre… Disruptions et changements de paradigme sont à l’ordre du jour. Et de nous livrer ce que pourrait être notre monde demain et d’après-demain.

La conclusion s’ouvre avec la phrase du philosophe grec Héraclite de la fin du VIe siècle av. J.-C.  « Seul le changement est éternel ». Un véritable sésame pour l’avenir. Et pour s’adapter !