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« Bienveillance » et « Les 3 T », deux ouvrages de la GLTF

BienveillanceAu cœur de l’engagement maçonnique-Sans modération

Collectif – GLTF, Tome 1, 2020, 228 pages

Les 3 TTradition, Travail, Transmission

Collectif – GLTF, Tome 2, 2021, 204 pages

Le 3e salon du livre Maçonnique de Nantes-Carquefou fut pour nous d’aller à la rencontre de la Grande Loge Traditionnelle de France (GLTF), une obédience régulière qui revendique la pratique d’une Franc-Maçonnerie de Tradition ouverte au monde maçonnique.

Consacrée le 19 janvier 2013 selon les Landmarks, us et coutumes de l’Ordre, la GLTF maçonne à six rites, autant de voies de réalisation différentes que peuvent emprunter des hommes différents qui tendent vers le même but.

Le TRF Mario Piromalli

La GLTF fait partie intégrante de cette maçonnerie exemplaire, solidaire, fraternelle, mais aussi spirituelle et humaniste. Depuis sa Tenue de Grande Loge du 11 janvier 2020, en Avignon et en présence de 600 Frères et de 10 Obédiences amies, le TRF Mario Piromalli a été installé Grand Maître. Il est, après les TTRRFF Jean-Luc Venturino et Yvon Couve, le troisième Grand Maître à présider aux destinées de la GLTF depuis 2013, une Grande Loge forte de 80 Respectables Loges et composée de 1800 Frères. Elle travaille à la gloire du Grand Architecte de l’Univers, qui est Dieu, respecte scrupuleusement les Landmarks et les Anciens Devoirs qui éclairent sa route et la Règle en 9 points du Franc-Maçon est inscrite au frontispice de ses Constitutions.

De la volonté du TRF Mario Piromalli est née, au rythme d’un par an, un ouvrage qui rassemble les réflexions des Frères sur un sujet que celui-ci a placé au centre de son programme.

Deux ouvrages correspondant à son discours d’intronisation : « … L’ouverture, telle que nous la concevons, est un bonheur. Pratiquée avec raison et discernement, elle ne peut être que bénéfique. Elle ne peut que nous apporter des bienfaits. Bienfaits de l’échange, bienfaits de la concertation, de la découverte de pratiques et de manières différentes, bienfaits du travail collectif. Cette ouverture constitue un trésor. Nous souhaitons la cultiver, nous souhaitons la conserver… »

En 2020, un travail collectif ou individuel a été rédigé par tous les Frères de tous grades de l’obédience. Ce premier tome intitulé « Bienveillance » est lié aux valeurs fondamentales de la franc-maçonnerie. Ce livre devrait aider les Frères à repenser leur manière de vivre, au sortir des épisodes douloureux du confinement imposé par la pandémie. Divisé en trois parties et composées chacune de cinq, sept et quatre chapitres, cette première livraison a fortement mobiliser les Frères. Le Grand Maître déclare que la bienveillance étant au cœur des pensées du franc-maçon, elle doit s’imposer comme un préalable à tous leurs entreprises. Il souhaite qu’elle soit un pilier de son mandat et l’a donc placé au centre des réflexions mais aussi de leur action : une phrase résumant cela « La bienveillance d’abord, le travail suivra ». Souhaitant ensemble construire la plus belle et la plus bienveillante des obédiences du monde, il invite par ces travaux à intégrer la bienveillance dans ce qu’ils sont. Des hommes de bien pour faire le bien. La première partie reprend les réflexions diverses et variées de différentes Loges à travers l’hexagone. La seconde permet de voir la bienveillance à travers le prisme de la franc-maçonnerie et la dernière en offre une analyse à l’heure du confinement – aspects négatifs à tous niveaux tant individuels que collectifs, conséquences, etc. Bien évidemment, la bienveillance fait l’objet d’une définition. Mais être bienveillant avec les autres ne peut se concevoir que si l’on est bienveillant avec soi. Donnant ainsi un large spectre de ce qu’elle est et surtout de ce qu’elle n’est pas. Quels en sont ces critères et comment les travailler ? Chaque thème abordé fait l’objet de commentaires, fruits de la réflexion du grand Orateur national, allant parfois jusqu’à l’échange épistolaire avec le rédacteur du texte, le rendant, par là-même, encore plus vivant.

Le deuxième tome traite des 3T, titre de l’ouvrage. 3T qui sont en réalité Tradition, Travail, Transmission. La Tradition n’est-elle pas le legs des générations qui ont précédés les Maçons ? Il y a comme un constat : ce concept dynamique, ce premier contributeur se décline de la façon suivante sans travail, pas de tradition ; sans tradition, pas de transmission ; sans transmission, pas de tradition ; sans tradition, pas de travail ; sans transmission, pas de travail ; sans travail, pas de transmission. Nous voyons bien que ces trois thèmes qui s’imposent aux Maçons sont inséparables. Finalement, ce vaste sujet pourrait se résumer en essayant de comprendre comment légitimer la Tradition mais surtout de savoir comment la faire vivre. Au présent, maintenant de ce monde et dans le monde mais aussi au futur, pour ceux qui SUIVRONT nos pas et bâtirons le monde de demain ! Nous attendons le fruit de la réflexion des Frères pour l’année 2022 et l’édition d’un troisième tome, nous laissant découvrir, avec bonheur, quel en sera le sujet.

Plus de renseignements sur l’organisation civile et maçonnique de la GLTF https://gltf.fr/ et contact https://gltf.fr/contact-gltf/

Le Temple maçonnique à Santa Cruz de Ténérife, joyau de l’architecture maçonnique unique en Europe

De notre confrère vivilecanarie.com

Les travaux de restauration complète du Temple maçonnique ont commencé . Le maire de Santa Cruz, José Manuel Bermúdez et le vice-président du gouvernement des îles Canaries, Román Rodríguez, accompagnés du conseiller aux travaux publics, Dámaso Arteaga et du conseiller du district Centro-Ifara, Guillermo Díaz Guerra, ont visité le Temple Maçonnique à l’occasion du début des travaux qui conduiront au rétablissement complet. Bermúdez a souligné que ces débuts de travaux dans le temple maçonnique de Santa Cruz de Tenerife représentent un moment d’une grande importance, qui donne une continuité au programme de récupération.

Il a ensuite confirmé que le conseiller aux travaux publics, Dámaso Arteaga, avait personnellement demandé au vice-président du gouvernement des îles Canaries, Román Rodríguez, d’être présent à la visite, car sa contribution à l’obtention de financements du gouvernement espagnol était fondamentale , et il a rappelé que l’année prochaine cela fera 100 ans depuis la construction de la façade de cette œuvre architecturale , donc cette intervention a lie à un moment significatif, tant pour le bâtiment que pour le patrimoine historique de la ville.

Le conseiller des travaux publics a confirmé que le bâtiment deviendra une référence en termes de tourisme et de culture, sans aucun doute le patrimoine de la ville, et sera l’une des attractions les plus visitées de Santa Cruz de Tenerife, réitérant toutefois que tout cela se produira une fois que le bâtiment aura été restauré, après quelques travaux à faire qui seront assez difficiles.

L’architecte en charge, María Nieves Febles, a souligné qu’il est difficile de résumer en cinq minutes l’intense travail de définition du projet de restauration, en plus de toutes les compétences qui ont dû être acquises pour comprendre d’abord l’essence du bâtiment, sa symbolique avant tout, puis procéder aux interventions. Pour cela il était indispensable de se documenter, de connaître la signification de nombreuses parties et de nombreuses pièces, pour lesquelles il fallait étudier la franc-maçonnerie et les maçons eux-mêmes , afin d’assurer au maximum le respect de l’extraordinaire symbologie de cette construction.

Il convient également de rappeler que lors de son voyage à Madrid en février dernier, le maire a rencontré Jesús Soriano Carrillo, 33e souverain Grand Commandeur du Suprême Conseil et dernier Rite écossais, avec qui il a discuté des différents aspects de la loge dans la capitale de Tenerife et « les conséquences positives que la rénovation de ce joyau du patrimoine de Santa Cruz de Tenerife entraînera, tant pour la franc-maçonnerie de cette ville que pour les membres de toute l’Europe et du monde, en particulier pour la singularité de cet édifice ».

Les travaux conçus par l’architecte María Nieves Febles dans le temple maçonnique de Santa Cruz se concentreront sur la récupération symbolique et matérielle de la loge maçonnique .

Science sans éthique risque fort de se fourvoyer

Les experts scientifiques et les industriels peuvent être tentés de biaiser les dossiers de certification de nouveaux produits issus de la recherche. Il était urgent de mieux définir l’intégrité éthique attendue des personnes concernées. Des actions concrètes sont en cours en ce sens.

Dans un précédent papier nous analysions l’influence de la soumission sur nos comportements. Au travers des expériences de Milgram, réanalysées, il était montré que l’argument scientifique peut servir à endormir notre vigilance. Ici nous revenons au cœur de la science en marche, j’ai nommé la recherche scientifique.

C’est en effet la recherche qui permet aux industriels, parfois la durée d’un brevet, d’engranger de plantureux bénéfices. Mais qui dit appât du gain dit tentation de tricher.

Plusieurs livres ont promu la thèse que l’industrie possède les moyens parfois énormes nécessaires pour financer la recherche scientifique, alors que les organismes publics non. Cela se passe d’ordinaire dans le petit monde des experts dont les avis sont déterminants lorsqu’il s’agit d’autoriser la commercialisation d’un nouveau produit.

La tentation pour l’industriel est de biaiser les résultats du dossier sur lequel repose la demande d’autorisation. Conséquence : tant pis pour quelques bavures dues à des produits pas parfaitement bien conçus, notamment pour la santé des consommateurs ou riverains. Alternativement, ou en complément, les experts des organismes de surveillance nationaux ou non peuvent être incités à fermer les yeux sur certaines irrégularités des dossiers. (On pense ici aux organismes de la Communauté Européenne).

On retrouve là les auteurs Stéphane Foucart, Stéphane Horel, Sylvain Laurens, et d’autres, qui donnent un parfum de « tous pourris » aux scientifiques qu’ils prennent sous la loupe dans leurs ouvrages. Ils accusent aussi les pro-sciences, comme Gérald Bronner, d’au moins minimiser le danger. Souvenons-nous des «  gardiens de la raison ».

La clé de leurs accusations  est toujours le conflit d’intérêt. L’expert a un jour fait une conférence rémunérée pour un des industriels, il est donc à jamais soupçonné de bidouiller ses avis.

Ces journalistes critiques semblent privilégier un tout-Etat, comme s’il n’y avait pas de corruption en URSS ou en Chine maoïste.

Comme lecteurs grand public, nous avons soit un écran journalistique ou idéologique entre nous et la question, ou alors nous devons avoir une culture scientifique dans le domaine concerné. Bref nous avons du mal à nous faire une opinion solide, et ne savons pas qui a raison en final. Probablement, nous en resterons avec nos propres croyances. Ainsi va le monde de la post-vérité.

Nous les maçons savons tout cela. Si le bâtiment n’est pas d’équerre dès les fondations, c’est déjà fichu.  Les égyptiens appelaient «  Ma’at » la vérité, justice, beauté, harmonie et rectitude morale, symbolisés par la pureté des fondations. Dans notre langage moderne nous parlons de pierre angulaire.

La bonne nouvelle, c’est que nos pouvoirs publics se sont saisis de la question.

Au commencement, il y a eu le HCERES . Les missions du Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (Hcéres) sont définies par la loi du 22 juillet 2013. L’indépendance, la transparence et l’équité sont ses valeurs. Sa méthode ? Elle se fonde sur son engagement auprès des entités évaluées. Pour être, à leurs côtés, un partenaire de progrès.

Seconde étape : l’OFIS, qu’il ne faut pas confondre avec l’Ofis-à-papa.  L’Office français de l’intégrité scientifique (Ofis) a pour mission nationale de promouvoir et coordonner les politiques en faveur de l’intégrité scientifique. Il accompagne tous les acteurs qui concourent au respect des règles garantissant une activité de recherche honnête, rigoureuse, fiable et crédible. Pour construire et partager une culture commune de l’intégrité scientifique, l’Ofis déploie ses actions selon trois axes : observatoire, ressources, animation et prospective.

Troisième étape : de l’action concrète. Un « serment doctoral d’intégrité scientifique » est par arrêté du 26 août 2022 introduit dans le processus qui mène au doctorat.

Texte du serment

« En présence de mes pairs. Parvenu(e) à l’issue de mon doctorat en [champ disciplinaire], et ayant ainsi pratiqué, dans ma quête du savoir, l’exercice d’une recherche scientifique exigeante, en cultivant la rigueur intellectuelle, la réflexivité éthique et dans le respect des principes de l’intégrité scientifique, je m’engage, pour ce qui dépendra de moi, dans la suite de ma carrière professionnelle quel qu’en soit le secteur ou le domaine d’activité, à maintenir une conduite intègre dans mon rapport au savoir, mes méthodes et mes résultats. »

Le serment revêt une forte vocation symbolique. Sa pratique est ancrée dans un  cadre légal et engage moralement la docteure ou le docteur, qui peuvent l’invoquer  pour refuser d’effectuer des actions en tension avec les principes de l’intégrité scientifique.

Sa mention dans la charte du doctorat souligne la responsabilité partagée du doctorant ou de la doctorante, des encadrantes et encadrants, et des laboratoires d’accueil. La charte peut également inclure un paragraphe dédié à l’intégrité scientifique qui rappelle notamment l’offre de formation à l’intégrité scientifique de l’établissement.

Oserions -nous dire que nous  voilà enfin devant un exemple de nos valeurs mises en œuvre dans la société profane ? 

Pas certain que ceci soit l’étape finale , bien entendu. Restons vigilants !

Diner de clôture du Convent de la Grande Loge des Cultures et de la Spiritualité (GLCS) dans les salons du restaurant du Sénat samedi 15/10/2022

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La GLCS a selon l’usage en Franc – Maçonnerie pu organiser enfin cette année son Convent et reproduire cet événement tant attendu qu’est son diner de clôture, en présence des dignitaires des obédiences amies, ainsi que de nombreux invités.

Elle a accueilli près de 200 convives dans les prestigieux salons du restaurant du Sénat pour un moment fort, placé sous le signe des retrouvailles et de la fraternité au sein de cette grande famille que représente la Franc-Maçonnerie Universelle.

Le Grand Maître Christine Sauvagnac élue à l’unanimité pour effectuer une dernière année de mandat a mentionné dans son discours la reconduction de son Grand Collège et la présence à ses côtés comme Député Grand Maître de Pierre Lacagne, qui l’accompagne dans le développement de la GLCS. Comme dans toutes les obédiences la COVID, ne nous cachons pas, a laissé comme dans la vie profane, des traces ; mais la fraternité et la solidarité, l’ADN de la Franc-Maçonnerie Universelle a permis de surmonter ces épreuves et la Chaine d’Union s’en est trouvé renforcée.

Cette dernière qui a clôt avec beaucoup d ‘émotion notre soirée a d’ailleurs saluée de manière très appuyée lors du toast du tuileur du Souverain Grand Commandeur Marcel Laurent, les sœurs et les frères absents et passés à l’Orient Éternel.

Vous trouverez ci-dessous de cours extraits du discours du Grand Maître Christine Sauvagnac qui illustrent le propos précédent.

« La voie initiatique de la GLCS est Spirituelle à l’exemple des 4 millions de Francs-Maçons dans le monde, mixte et non mixte. Cette quête de Spiritualité au sein de notre Ordre, à l’inverse des religions ne promet pas le bonheur éternel, mais elle permet, ici et maintenant, de découvrir la véritable signification des relations personnelles, avec l’autre »

« Alors, que nous manque-t-il, pour créer du lien ? Tout simplement : « La Confiance » ; d’abord en nous, ensuite pour et envers autrui. C’est pourquoi, nous avons retenu pour cette année maçonnique le thème de la Confiance.

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Christine Sauvagnac – Grand Maître de la GLCS

Quelle valeur plus importante à développer en conscience que la confiance pour reprendre le cours de notre vie d’avant, qui a été mise entre guillemets ! Nous avons perdu ce qui faisait nos repères et le rythme de la vie que nous avions n’est plus ; nous sommes passés à autre chose à vitesse grand V, dans un monde qui s’ubérise et se blablacardise. Reste à nous ré-inventer, nous transformer pour retrouver l’équilibre en responsabilité entre nous-même et les autres. »

« Alors, maintenant, la Franc-Maçonnerie doit impérativement rester ouverte aux évolutions, promouvoir le changement des Humains et de notre société. Ayons confiance en notre devenir, travaillons en loge pour nous construire, et nous construire ensemble.

Je ne peux pas m’empêcher de penser qu’il faut y aller avec la fraîcheur d’un enfant, faire confiance, se laisser guider. Rentrer nos aspérités, nos appréhensions, faire taire nos craintes, en somme apprendre à faire confiance et aimer. Tel est le chemin emprunté par notre Obédience. »

« Je reviens à notre Obédience ; je devrais dire à cette grande famille qu’est la GLCS, où chacun à un rôle essentiel à jouer.

Que de moments de bonheur ! Que de joies, mais aussi, bien sûr, des hauts et des bas, mais il est clair que ce qui nous a permis de surmonter les bourrasques, ce sont nos valeurs de bienveillance et de travail où chacun se reconnaît dans la fraternité.

Car ce qui nous réunit, c’est un amour fraternel qui n’est pas un vain mot, une confiance entre les frères et les sœurs avec ce que ça comporte de loyauté, d’espérance et de volonté. C’est cette fraternité véritable qui préside depuis 20 ans chacun de nos Convents et dans le prolongement lors de cette soirée.

Remercions le GADLU de nous rencontrer et de travailler ensemble pour le bien de chacun et celui de l’humanité »

« La Franc-Maçonnerie nous libère, elle nous permet un temps de recul », Hervé Garnier, Grand Maître adjoint du Grand Orient de France

De notre confrère de France 3 france3-regions.francetvinfo.fr – Par Dolores Mazzola et Nadjette Maouche.

Les rencontres culturelles maçonniques lyonnaises ont lieu le samedi 22 et dimanche 23 octobre à Villeurbanne. « Ces rencontres sont l’occasion de mieux nous faire connaître du grand public, et de faire la part des choses », explique Hervé Garnier, membre du Grand Orient de France. En préambule, il revient sur les valeurs de la franc-maçonnerie, entre engagement et solidarité.

« Nous sommes certes discrets, mais la franc-maçonnerie n’est pas secrète, au sens propre du terme. Nous choisissons d’ouvrir nos portes une fois par an. Mais d’une manière générale, on ne se cache pas », explique Hervé Garnier, l’un des trois grands maîtres adjoints du Grand Orient de France.

La franc-maçonnerie, trop secrète pour être honnête?

La franc-maçonnerie fait l’objet de fantasmes, d’idées reçues, de soupçons. Pour le grand public, elle apparaît teintée de mystères. Objet de critiques, parfois de rejet et surtout de méconnaissance, autrefois de persécutions, la franc-maçonnerie n’en finit pas de faire couler de l’encre. Un bon vieux marronnier pour la presse. Et pourtant, dans les rangs des différentes obédiences, on se défend de vouloir rester dans l’ombre.

Les obédiences maçonniques ne sont ni des partis politiques, ni des syndicats, ni des groupes de pression ou des groupes d’influence.Hervé Garnier

« Les obédiences maçonniques d’une manière générale organisent régulièrement des conférences, des débats qui sont ouverts au grand public », assure Hervé Garnier. A Paris comme en province. Des conférences et débats accessibles aussi sur la grande toile ! « Chaque obédience a un site internet qui permet de trouver l’information que l’on souhaite et également de nous contacter, » ajoute Hervé Garnier.

Les 22 et 23 octobre prochain à Villeurbanne (CCVAS) ont lieu les rencontres culturelles maçonniques lyonnaises. Cet événement libre et gratuit prend le relais de l’ancien salon du livre maçonnique dont la première édition a vu le jour en 2009. C’est surtout une occasion de se faire une idée par soi-même de la franc-maçonnerie, loin des préjugés, clichés ou « fake news », selon le grand maître adjoint du Grand Orient de France.

Etre franc-maçon au XXIe siècle…

Hervé Garnier a été « initié », il y a plus de 30 ans, en 1989. Il avait une trentaine d’années. Pourquoi s’est-il tourné vers la franc-maçonnerie ? « J’étais élu local et j’avais besoin d’aller vers d’autres rencontres, vers d’autres horizons, avec une réflexion à la fois philosophique et une recherche aussi de travail sur soi-même. J’ai trouvé justement cette possibilité de se dépasser en franc maçonnerie. C’est au Grand Orient de France que j’ai pu dépasser ce cadre et aller beaucoup plus loin dans ma recherche d’une certaine vérité et d’une recherche sur moi-même ». 

L’un des fondements de la franc-maçonnerie, c’est la solidarité, elle s’impose à nous aujourd’hui. (…) Car dans notre démarche, nous ne pouvons pas rester spectateur, mais nous devons aussi être acteur.

L’engagement dans la société est aussi ce qui caractérise la franc-maçonnerie. Pas d’entre soi. Hervé Garnier explique : « un grand nombre de nos membres, de frères et de sœurs sont engagés dans la vie de la société, soit à travers des engagements associatifs, soit des engagements syndicaux, voire des engagements politiques, tant au niveau municipal, départemental, régional ou national ». 

Pour vivre heureux, vivons cachés ? 

La question de la discrétion de la franc-maçonnerie est souvent au cœur du questionnement des non-initiés. Elle intrigue. « Cette discrétion est due en partie à notre histoire, car dès sa création, la franc-maçonnerie s’est heurtée à l’hostilité des pouvoirs. En partie parce que ces pouvoirs ne pouvaient pas contrôler la franc-maçonnerie. Mais aussi parce qu’elle remettait en cause un système, une société qui avait tendance à classer les individus, les personnes en fonction de leur origine ». 

Les persécutions subies lors de la 2e Guerre mondiale ont joué. La discrétion reste la règle aujourd’hui encore.  » Il faut reconnaître que les francs-maçons ont été soient persécutés, torturés, déportés. Si je prends par exemple la région Lyonnaise, dans la loge de Vienne, un nombre important de frères et de frères sont morts en déportation, ont été torturés pour leur appartenance à la franc-maçonnerie, » rappelle Hervé Garnier. « Encore aujourd’hui j’ai souvent des frères et des sœurs qui nous disent « Je ne veux surtout pas que l’appartenance à la franc-maçonnerie soit connue de mon patron ».

Avec l’église catholique, une cohabitation impossible ? « L’Église catholique dès 1738 a émis une bulle papale qui spécifiait que tout catholique franc-maçon pouvait être excommunié. Aujourd’hui, cette règle est toujours de vigueur : on constate encore l’incompatibilité entre être franc-maçon et être catholique. »

Les cathédrales – Le compagnonnage

De notre confrère pressenza.com – Ginette Baudelet

Auguste Rodin :

« O raisonneurs ! Un simple compagnon de jadis trouvait tout de suite, en lui-même et dans la nature, cette vérité que vous cherchez dans les bibliothèques. Et cette vérité, c’était Reims, c’était Soissons, c’était Chartres, c’étaient les rocs sublimes de toutes nos grandes villes… Je rêve souvent que je les vois, que je les suis de ville en ville, ces pèlerins de l’œuvre, en mal ardent de création. Je m’arrête avec eux chez la Mère, qui réunit les Compagnons du Tour de France… J’aimerais m’asseoir à la table de ces tailleurs de pierre. » [1]

Avant d’aller plus loin dans la découverte des cathédrales et de leurs mystères, faisons écho à l’enthousiasme de Rodin pour lier connaissance avec ces bâtisseurs du Moyen Age, et l’esprit dans lequel ils ont œuvré, qui n’est jamais le fait du hasard. Comme déjà dit, nous laisserons de côté le thème de l’art Roman pour aborder celui du Gothique, où la construction s’affine, où les murs épais disparaissent afin de laisser la lumière pénétrer à flot.

Le compagnonnage est fondé au moment des Croisades, pour servir le génie militaire sous le nom de Saint Devoir . Les compagnons ont apporté la main d’œuvre indispensable aux Templiers, les moines-soldats, durant les Croisades. On leur doit entre autres le fameux Krak des Chevaliers en Syrie. Les compagnons les plus instruits rapportent de Terre Sainte une nouvelle géométrie, celle du Trait dont le fondement du tracé s’appuie sur le nombre d’or la divine proportion, une science déjà connue dans l’Égypte antique. C’est le secret central des compagnons. L’application du Trait sera à l’origine d’une véritable révolution technique en architecture.

Tous les chantiers des cathédrales ont commencé presque en même temps… Nous avons vu qu’elles ont été construites sur des lieux où les forces telluriques étaient renforcées par des cavernes ou des sources.

1. Le chantier

Il est le plus souvent commandité par un évêque, ou un abbé, tandis que l’assemblée des chanoines (le chapitre) surveille le suivi des travaux. Les financements curieusement dénommés la fabrique proviennent majoritairement de dons, de quêtes, mais aussi de la vente d’objets de culte, de la saisie des biens des paroissiens décédés sans héritiers, ou encore des amendes infligées aux fidèles sous le fallacieux prétexte de sauver ainsi leur âme. Malgré tout, les difficultés financières venaient cependant paralyser les travaux régulièrement.

Sur le chantier, peu d’ouvriers savent lire et écrire, hormis les maîtres d’ateliers et le Maître d’œuvre, véritable chef d’orchestre de la construction. Contrairement à quelques idées reçues les femmes ont aussi leur place sur le chantier, elles en sont même un rouage essentiel notamment bien sûr pour l’apport de nourriture et l’intendance, mais parfois aussi pour le gros œuvre, « elles portent des pierres, brassent la chaux, travaillent les ardoises, construisent des échafaudages, tressent des cordes et des paniers… » [2]. Elles sont embauchées sous leur nom de jeune fille de façon à percevoir directement leur salaire ; moins fortes physiquement que les hommes, elles sont moins payées.

Le but du compagnonnage est la formation de professionnels de qualité, en leur assurant un savoir-faire technique, accompagné d’une dimension initiatique sans oublier l’importance de la transmission du savoir à ceux qui en sont dignes. Les constructeurs s’instruisaient entre eux, dans les loges, sans notion de secret, de façon essentiellement orale pour se préserver des ignares. La transmission concernait celui qui en était digne.

« Toute parole reçue que tu n’as pas transmise est une parole volée », telle est la devise des Compagnons du devoir,

– La loge : est l’abri dans lequel sont entreposés les outils et les pierres à utiliser. L’entrée n’était permise qu’à ceux qui avaient prêté serment de fidélité au « Devoir ».

– La chambre du trait est le local où sont dispensés les cours.

– Les cayennes sont les lieux de réunions pour les cérémonies initiatiques [3].

Les compagnons travaillent dans différents ateliers en effectuant leur tour de France, allant de maître en maître pour acquérir des techniques diversifiées. Au cours de leurs déplacements ils sont accueillis par la mère des compagnons souvent l’épouse d’un maître, qui tient une auberge dont elle gère l’administration tout en veillant au bon ordre de la cohabitation. Personnage central, elle accueille les itinérants, les nourrit, les soigne et les encourage.

Bien qu’ils soient héritiers d’une tradition remontant à l’Égypte ancienne, la légende fait remonter leur origine à la construction du temple de Salomon qui est souvent associé à Hiram ; cet architecte est le premier personnage d’une légende à caractère initiatique en usage dans le rituel de passage. Le second, Maître Jacques, tailleur de pierre, devient Maître des maçons au sein du chantier du Temple, où il rencontre le Père Soubise, moine et architecte, symbolisant le travail du bois.

Au temps de l’édification des cathédrales les nombreux intervenants sont organisés en loges indépendantes, en communautés de bâtisseurs où se côtoient :

– Le Maître d’œuvre : Homme de grande érudition allant de l’astrologie à la géobiologie en passant par la science des nombres et de leurs pouvoirs, voire de notions d’hermétisme, il est logé, nourri, dispose d’une domesticité et prend parfois ses repas à la table de l’évêque.

– Les compagnons : Ils œuvrent en toute humilité pour la gloire du grand Architecte de l’Univers, ce qui confère à leur art de bâtir le qualificatif d’art royal. Ce « Devoir » est leur lien sacré, le prolongement de l’œuvre divine et leurs marques, leurs signatures sont inscrites dans la pierre. [4]

– L’apprenti : Il lui faudra sept ans d’étude pour produire son « chef-d’œuvre » * et être admis au rang de compagnon fini au cours d’une cérémonie. C’est à cette occasion que lui sont remises la canne et les couleurs : rubans en soie des emblèmes compagnonniques. « Les couleurs sont la cocarde du compagnon. Elles symbolisent à ses yeux l’association à laquelle il est fier d’appartenir. Arracher à un compagnon ses couleurs, c’est le plus grand outrage qu’on puisse lui faire. » [3] Quant à la canne, elle accompagne celui qui effectue son tour de France initiatique, d’atelier en atelier, elle s’orne des couleurs obtenues tout au long de l’apprentissage.

* œuvre imposée à un apprenti-compagnon pour pouvoir passer maître en devenant compagnon-fini.

2. Les instruments de mesure

a. Le Gnomon : ou bâton de Râ. Le terme Gnomon est généralement attribué à un axe dont le temps et l’espace découlent directement. On peut nommer ce gnomon « bâton de Râ » lorsque à son sommet est enchâssé un objet creux laissant passer le soleil, et permettant de noter avec précision la projection de celui-ci sur la terre à un moment donné. On utilise ce gnomon pour chercher l’ombre projetée au sol pour la mesure de départ. La hauteur du gnomon était de 6 pieds, mais pouvait varier d’un édifice à l’autre.

b. La canne des bâtisseurs, ou pige : regroupe l’ensemble des mesures qui sont la coudée, le pied, l’empan, la palme et la paume.

La canne du Maître d’œuvre reste sur le chantier, dans la loge.

La canne du maître d’œuvre (crédits : sitego)

Les cinq mesures :

– La coudée : 52,36 cm

– le pied : 32,36 cm

– l’empan : 20,00 cm

– la palme : 12,36 cm

– la paume : 7,64 cm

Ces nombres sont en « Divine proportion », c’est-à-dire en rapport avec le nombre d’or, cela signifie que chaque mesure est le total des deux qui lui succèdent :

Si nous avons pour mesure :

A= la coudée

B= le pied

C= l’empan

D= la palme

E= la paume

Alors A/B = B/C = C/D = D/E = le nombre d’or [3]

La ville de Tours possède un musée du compagnonnage qui date de 1968. Aménagé dans une ancienne abbaye bénédictine, il expose environ 400 chefs d’œuvre admirables par la perfection de leur réalisation. Une visite incontournable pour qui veut aller plus loin dans la connaissance du compagnonnage.

Crédit Photos : Compagnons du Tour de France

Devise du musée : LA MAIN EST ESPRIT =Victoire de la sensibilité sur l’instinct.

3. Les corporations

– Les carriers : Avaient pour fonction d’extraire les pierres et de les détailler grossièrement. Lorsque la carrière se trouve éloignée du chantier, ce qui est souvent le cas, les tailleurs de pierre s’y rendent directement et travaillent sur place, ce qui a pour avantage de supprimer les transports de lourdes charges.

– Les Tailleurs de pierre : Leur apprentissage durait six ans. L’apprenti apprenait à reconnaître les différents types de pierre. Pour accéder au grade de compagnon il devait avoir la maîtrise parfaite des différentes formes de pierre constituant l’édifice, telles que les clés de voûte, les moulures, les chapiteaux etc. Tailleurs de pierre et maçons constituaient la communauté des pierreux.

Nantes. Clé de voûte cathédrale St Pierre St Paul (Wikimedia commons, auteur Guillaume Piolle)
Moissac chapiteau la Cène (Auteur Gautier Poupeau, Source Chapiteau de Moissac)

– Les maçons : Ils exerçaient souvent leur métier de père en fils, et devenus compagnons, ils se déplaçaient de chantier en chantier. Ils portaient une calotte rembourrée pour faciliter le transport de leur auge sur la tête lorsqu’ils montaient à l’échelle.

– Les charpentiers : Leur domaine d’intervention s’étend de la réalisation des échafaudages, à la roue à écureuil*, et autres moyens de levage ainsi qu’aux portes. Les charpentes étaient en chêne, assemblées et numérotées au sol, puis démontées et hissées jusqu’à leur emplacement définitif pour constituer la forêt. Il ne reste plus rien de celle de Notre Dame de Paris qui a entièrement brûlé au cours de l’incendie du 15 avril 2019.

* La roue à écureuil (Wikimedia Commons. Auteur Stefdn).

– Les couvreurs : Les matériaux de couverture des cathédrales étant soit en ardoises, en tuiles de céramique, ou encore en plomb, cela impliquait pour ces ouvriers à la fois d’être polyvalents ou encore d’avoir recours aux plombiers. La bonne étanchéité de la toiture leur incombait aussi, ainsi que le drainage des eaux de pluie qui devaient s’évacuer par les gargouilles.

–Les sculpteurs : Avec l’architecture gothique, le sculpteur accède à de nouveaux espaces à ciseler tant à l’extérieur qu’à l’intérieur ; ce sont essentiellement des thèmes religieux, des scènes de l’Ancien Testament, mais aussi des flèches, des gargouilles, des chapiteaux, des clés de voûte, des décors végétaux, et bien sur toute la statuaire.

– Les artistes peintres : La grande quantité de surfaces à peindre est cause que la limite entre peintre en bâtiment et artiste peintre n’était pas franchement établie. Les cathédrales étaient décorées en polychromies, ce que les illuminations les soirs d’été mettent encore en relief actuellement, comme nous l’avons déjà mentionné. Les portails extérieurs sont particulièrement décorés. La peinture à l’huile n’apparait qu’au XIVe s., de sorte que les peintres faisaient eux-mêmes leurs mélanges de pigments.

– Les verriers : Le vitrail est une caractéristique du Moyen Age, « il est un produit de l’alchimie » nous dit Louis Charpentier. [4]

« Le verre teinté utilisé pour les vitraux des cathédrales demeure l’un des plus grands mystères de l’architecture gothique. Ce type de verre particulier est apparu au début du XIIe s. mais il disparut aussi soudainement un siècle plus tard. Ce verre ne ressemblait à rien de ce que l’on avait vu auparavant et plus rien ne lui ressemblera ensuite. Non seulement la lumière du verre gothique est supérieure à celle d’autres écoles, mais sa capacité à renforcer la qualité de la luminosité est beaucoup plus efficace. Même au crépuscule, ses vitraux conservent un lustre incomparable. Le véritable verre gothique a aussi le pouvoir unique de transformer des rayons ultraviolets nuisibles en lumière bénéfique. Mais le secret de sa fabrication n’a jamais été révélé, même si l’on sait qu’il est le fruit de l’alchimie hermétique » [5]

Au XIIe s. à la demande de l’abbé Suger, la basilique de St Denis est dotée de vitraux chargés selon lui « de transformer la lumière en Lumière divine ». Ce décor de vitrail sera l’un des premiers et des plus importants du Moyen Age. Pour cet ouvrage, Suger fait intervenir les meilleurs artistes et maîtres verriers de la région, pour un projet grandiose qui a coûté plus cher que la construction. On ne mélangeait pas les couleurs au Moyen Age, chaque morceau de verre avait sa couleur unique :

  • Le verre rouge est obtenu par l’introduction d’oxyde de cuivre calciné.
  • Le verre vert est obtenu avec du fer.
  • Le verre jaune est obtenu avec du manganèse.
  • Le verre bleu est obtenu avec du cobalt et du safre (bleu saphir). [6]

La plupart des vitraux aujourd’hui dans les cathédrales ne sont plus en véritable verre gothique, mais ont été remplacés suite aux dommages causés lors de la seconde guerre mondiale.

Vue de la statuaire de la cathédrale d’Amiens sous les projections lumineuses. Domaine public

4. Les temps de repos

Au Moyen Âge , les ouvriers ne travaillent pas plus de quatre jours par semaine, les fêtes sont nombreuses, cultes liturgiques, fêtes agraires, fêtes patronales : saint Joseph, protecteur des charpentiers, saint Eloi protecteur des métallurgistes, l’Ascension pour les maçons et tailleurs de pierre. A ces occasions des processions, et des défilés sont organisés, les confréries de métiers défilent bannières en tête. Le temps du carnaval est le moment du grand défoulement populaire… Tout y est permis : on ridiculise prêtres, magistrats, grands bourgeois, on nomme des rois éphémères… Le défilé du Mardi gras débute la période d’austérité. Aux Rameaux on envisage les fêtes de la Passion, le jeudi saint, le vendredi de la crucifixion ; puis à Pâques, la Résurrection. Mais la cérémonie du saint sacrement, ou Fête Dieu est la plus somptueuse… Certains historiens ont ainsi dénombré 170 fêtes chômées par an. [7]

Par comparaison, il faudra attendre 1956 pour que, s’ajoutant aux dix jours de fêtes légales, la France accorde trois semaines de congés à ses citoyens, à peu près l’équivalent de ce que l’Eglise accordait au Moyen Age.

Notes

[1] Auguste Rodin : Les cathédrales de France

[2] TV5 Monde : Les femmes à travers l’Histoire : de l’invisibilisation à la lumière

[3] Christian Jacq : Le message initiatique des cathédrales

[4] Louis Charpentier : Le mystère des cathédrales

[5] Laurence Gardner : les secrets perdus de l’Arche d’Alliance

[6] Source Wikipedia

[7] J.P. Bayard : La tradition cachée des cathédrales

Série Les Cathédrales

1. Les secrets des cathédrales

2. Les religions primitives

3. Notions de base

4. Le compagnonnage

GLDF : Conférence de l’Ancien Grand Maître Alain Graesel à Évreux (Eure)

« La Franc-maçonnerie en 2022. Fantasmes et réalités »

Jeudi 27 octobre 2022 – à 19h30 – Au programme ? Découvrez la Franc-maçonnerie en Grande Loge de France, dont le cœur de projet est l’Humain dans le déploiement de toutes ses facultés.

Quand ? Jeudi 27 octobre 2022 – à 19h30

Avec Alain GRAESEL, Grand Maître de la Grande Loge de France de 2006 à 2009

Où ? Château de Trangis – 14, rue du Plus-que-Tout – 27000 Évreux

Inscription obligatoire :

Informations sur nos réseaux sociaux et sur notre site internet : gldf.org

Mixité mixités – le nouveau numéro de PERSPECTIVES – les Cahiers du DROIT HUMAIN

Le dernier numéro de PERSPECTIVES – Cahiers du DROIT HUMAIN – est disponible à la vente. Il traite des mixités au sens le plus large qui soit.

Au sommaire :

LE CHOIX DE MARIANNE

NOTRE DOSSIER
MIXITÉ MIXITÉS

  • MIXITÉ, LA TRIPLE ÉVIDENCE
  • UNE HISTOIRE SANS FIN ?
  • NOUS SOMMES TOUS DES MÉTIS
  • MOTS CLÉS
  • ENTRETIEN AVEC ÉLISABETH ROUDINESCO
  • SALAIRE DES FEMMES… ÉGALITÉ ?
  • LE SIÈCLE DES COUTURIÈRES
  • ENTRETIEN AVEC PHILIPPE SIMAY
  • LA REVENDICATION D’UN DROIT À LA VILLE
  • L’ENGAGEMENT POUR L’ÉGALITÉ DE SIX ARTISTES INSPIRANTES
  • ALICE GUY : MILLE FILMS ET L’OUBLI
  • VIVIANE VILLATTE ET GEORGES VOILEAU : LA MIXITÉ AU DROIT HUMAIN

LIVRES CHOISIS

L’EXPÉRIENCE MAÇONNIQUE EN MIXITÉ

ASPECTS DE LA PENSÉE CONTEMPORAINE

Revue (14€ port inclus) à commander via ce lien (des anciens numéros sont encore disponibles pour compléter votre collection) 

Visitez le Temple Maçonnique de Charleville-Mézières

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Un moment rare, un endroit ouvert au public uniquement lors de ce rendez-vous annuel… visite du Temple Maçonnique de Charleville-Mézières et entretien en compagnie du Vénérable Maître, Michel ANDRE. Réalisation : Olivier FAVER – http://ofconsulting.jimdo.com (à l’occasion des Journées du patrimoine des 20 et 21 septembre 2014.)

Sur les traces des Templiers en Côte-d’Or

De notre confrère bienpublic.com – Par Mathieu BANQ 

Il y a 715 ans, le 13 octobre 1307, le roi de France Philippe le Bel ordonnait l’arrestation des chevaliers templiers dans tout le royaume. Et signait là la fin de l’ordre militaire, solidement implanté en Bourgogne et en Côte-d’Or.

Le 13 octobre 1307, il y a 715 ans, dans un contexte de conflit ouvert avec le Pape, le roi de France Philippe le Bel ordonne l’arrestation de tous les chevaliers templiers du royaume. À l’issue d’une procédure qui durera jusqu’en 1314, ‘’l’ordre des Chevaliers du Temple’’ est dissout, et ses biens reversés aux ordres rivaux (notamment celui des Hospitaliers).

Commanderies, chapelles, prieurés, mais aussi fermes et granges, forêts, champs et rus… Les Templiers, puisque c’est ainsi qu’on les appelle aujourd’hui, possédaient de nombreux établissements, terres et édifices en Bourgogne et en Côte-d’Or. L’ordre militaro-religieux est même associé au nom de deux communes du département : Bure-les-Templiers et Voulaines-les-Templiers.

Beaucoup d’établissements ayant appartenu aux chevaliers templiers ont désormais disparu, mais certains sont encore debout, comme la commanderie de la Romagne ou l’église de Bure-les-Templier. S’il est difficile d’en faire un recensement exhaustif (une commanderie pouvait posséder des champs, une ferme ou un moulin situés à des dizaines de kilomètres), voici une carte présentant les principaux lieux ayant eu un lien avec le Templiers.

Les Templiers et la Côte-d’Or, c’est toute une histoire

Les liens entre l’ordre du Temple et la Côte-d’Or sont forts. En effet, parmi les neuf fondateurs de l’ordre, on trouve un certain André de Montbard. André, né vers 1103, dernier fils du comte de Montbard (et de ce fait faisant face à un avenir un peu bouché chez lui), se rend en Terre Sainte dans la seconde moitié des années 1110, puis crée en 1120, avec huit autres chevaliers, la milice des Pauvres chevaliers du Christ et du Temple de Salomon, destinée à protéger les pèlerins se rendant à Jérusalem.

Quelques années plus tard, alors que ce groupe jusqu’ici informel cherche à acquérir une légitimité auprès des autorités et notamment du Pape, ses membres se tournent vers le neveu d’André de Montbard : un certain Bernard de Fontaine (-lès-Dijon), futur saint Bernard de Clairvaux. Ce dernier, grande figure de la chrétienté, participe à l’élaboration des statuts de cet ordre de moines combattants, qui prend en 1129 le nom d’ordre des chevaliers du Temple, puis encourage le Pape à reconnaître son existence et à le supporter financièrement (ce qui sera chose faite dès 1139).

André de Montbard devient, lui, après plusieurs allers-retours entre la Terre Sainte et la France, le cinquième Grand Maître de l’ordre en 1153 ou 1154, puis démissionne (ou est tué) en 1156.

Cent sept ans plus tard, en 1265, un jeune chevalier franc-comtois, Jacques de Molay*, est intronisé dans l’ordre à Beaune. En 1292, il devient le 23e Grand Maître des Templiers. C’est lui qui doit faire face, à partir de 1307, aux accusations portées contre l’ordre par Philippe le Bel. En 1314, après un procès, il est executé sur un bûcher à Paris. Selon la légende, il aurait, pendant son supplice, maudit le roi et la dynastie des Capétiens. Vingt ans plus tard, le dernier héritier direct de Philippe le Bel meurt, ouvrant la voie à la crise dynastique qui causera la Guerre de Cents ans…

*Cf. notre article du 1er septembre dernier « Savez-vous qui était Jacques de Molay ? » https://bit.ly/3s8YWNN