ven 19 août 2022 - 00:08

01/08/1808 : Joachim Murat, maréchal d’Empire et Franc-Maçon devient roi de Naples

Joachim Murat (1767-1815) est un militaire, haut dignitaire du Premier Empire. Fait maréchal d’Empire et prince par Napoléon Ier, il est également grand amiral de l’Empire, grand-duc de Berg, puis roi de Naples à partir de 1808 sous le nom de Joachim Napoléon Ier.

Cordon de Grande Maîtresse de la reine Caroline

Il est le beau-frère de Napoléon Ier par son mariage avec Caroline Bonaparte, née Maria-Annunziata (1782-1839), la plus jeune sœur de Napoléon Ier. La même Caroline qui devint, pour sa part, Grande Maîtresse des Loges d’adoption du royaume des Deux-Siciles.

Joachim Murat est reçu Franc-Maçon le 26 décembre 1801 au sein de la Loge « L’Heureuse Rencontre », à l’Orient de Milan. Il fut aussi membre de la Loge parisienne « Napoléon ». Le 5 avril 1805, il devint Grand Maître Adjoint du Grand Orient de France et, le 30 septembre de la même année, en fut élu Premier Grand Surveillant. En 1808 il fut Vénérable de « La Colombe », une Loge qui changea alors son titre contre celui de « Sainte-Caroline » en l’honneur de son épouse, sœur de Napoléon.

Il fonda, le 27 octobre 1809, le Grand Orient de Naples, et en devint le Grand Maître.

L’ordre de la Couronne de fer

Joachim Murat avait été nommé le 20 février 1806 Grand dignitaire de l’Ordre de la Couronne de fer par Napoléon Ier. C’est un ordre honorifique fondé le 5 juin 1805 à Milan par Napoléon Ier, agissant en tant que roi du Royaume d’Italie (1805-1814).

Signification et symbolique

La Couronne de fer, selon la tradition, contient le long de sa surface intérieure un cercle de fer obtenu à partir l’un des clous utilisés lors de la Crucifixion du Christ, d’où le nom de la Couronne de fer. Le clou, par la suite, avait été introduit en Italie par sainte Hélène, mère de l’empereur Constantin, qui s’était distingué lui-même à plusieurs reprises non seulement comme un fervent chrétien, mais aussi comme un chercheur de grandes reliques. Il avait également trouvé la Sainte-Croix.

La couronne fut donnée par Théodelinde de Bavière (c. 570-627), princesse lombarde, à la cathédrale de Monza, où elle est conservée. Elle fut utilisée pour le couronnement de Charlemagne comme roi du trône de Lombardie en 774, puis par les empereurs du Saint-Empire romain germanique, héritiers de cette tradition.

Après une conquête territoriale de la péninsule italienne comparable à celle de l’Empereur d’Occident et comme un geste symbolique, Napoléon se fit couronner de la relique roi d’Italie le 26 mai 1805. La Révolution française, dans ses idéaux d’égalité et de fraternité, avait aboli tous les ordres de chevalerie typiques de l’Ancien Régime et tous les honneurs attribués pour mérite par les rois de France. Dans l’intention de récompenser les valeureux soldats qui s’étaient battus en Italie et plus précisément dans la République italienne (et avant elle, la Cisalpine), Napoléon institua l’Ordre de la Couronne de Fer, sur le modèle de la Légion d’honneur.

Le lien sacramental de la couronne de fer est un symbole de la consécration royale de droit divin. Elle conférait un pouvoir particulier émanant des sacres séculaires opérés par cette couronne, et avec l’approbation du pape, qui légitimait une prise de possession réelle de la Lombardie à son porteur. Ce sera l’une des raisons de son usage par Napoléon, les empereurs d’Autriche et enfin les derniers rois d’Italie qui en feront une couronne nationale.

Au sein de la GLNF, une Respectable Loge porte son nom et à la matricule le N° 382. Consacrée à l’Orient de Vincennes le 28 mai 1984, elle travaille au REAA-rituel dit 1802. Sur ses convocations, elle met en exergue une phrase emblématique du prince : « Je te pardonne tout si tu aimes toujours ton frère, si tu es toujours digne de lui. »

Sources : Wikipédia ; http://mvmm.org/

Yonnel Ghernaouti
Membre de la Respectable Loge « Le Centre des Amis » N° 1 et du Collège de la Loge Nationale de Recherche « Villard de Honnecourt » N° 81 de la Grande Loge Nationale Française, Yonnel Ghernaouti est chroniqueur littéraire. Dans le cadre de la culture et de la communication, il met en œuvre et collabore à l'organisation de salons maçonniques – notamment celui des Estivales Maçonniques en Pays de Luchon en qualité de Commissaire général - et à la ligne éditoriale de réseaux sociaux. Membre du bureau de l'Institut Maçonnique de France, il coopère également à de nombreux ouvrages maçonniques.

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2 Commentaires

  1. « l’empereur Constantin, qui s’était distingué lui-même à plusieurs reprises non seulement comme un fervent chrétien, mais aussi comme un chercheur de grandes reliques. Il avait également trouvé la Sainte-Croix. »
    Hummm, paragraphe à revoir… Constantin, un grand politique, a compris qu’il pouvait établir son pouvoir en utilisant le christianisme, qu’il a institué et organisé, jusqu’à convoquer des conciles… « Fervent Chrétien », il se fit baptiser… sur son lit de mort (en somme une assurance-vie éternelle…).
    Sa mère, Hélène, fut elle une fervente chrétienne, un peu allumée… C’est elle qui dans ses voyages en Palestine, « découvrit » la sainte croix -qui n’avait pas eu le temps en 300 ans de se déliter-, la couronne d’épine -idem-, les cloux -un peu rouillés, donc authentiques-, et « désigna » (à la site d’un songe) l’emplacement du tombeau du Christ (situé à 30 m du golgotha, ce qui a facilité la construction d’une église recouvrant les deux… pratique).

  2. Si on pouvait vérifier et authentifier tous les « lieux saints », »reliques » et « écrits de la parole de Dieu »,aucune religion n’y résisterait.

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