LE TAROT À FLORENCE Le tarot à Florence au XVe siècle par Ada Labriola : regard sur les ateliers de peintres et d’enlumineurs par Ada Labriola (Florence) . La production florentine de tarots peints a émergé dans les études dans ces dernières décennies. La primauté traditionnellement donnée à la cour des Este à Ferrare est aujourd’hui remise en question par un document daté de 1440.
Des cartes de tarot luxueuses circulaient probablement à Florence avant cette date. Cette communication considère trois jeux de tarot importants, produits à Florence entre 1435/40 et 1460 environ. Deux sont conservés à Paris : les tarots “Rothschild” (Musée du Louvre) et le “Tarot de Charles VI” (Bibliothèque nationale de France). Le troisième jeu est en Sicile, partagé entre Catane (Museo Civico di Castello Ursino) et Palerme (Galleria Regionale della Sicilia). Nous discuterons de ces trois jeux afin de tenter de reconstituer le contexte artistique dans lequel ils ont été realisés, avec un regard sur l’activité des ateliers florentins de peintres et d’enlumineurs qui étaient responsables de leur exécution.
Le Tarot à Milan par Thierry Depaulis
LE TAROT À MILAN Vrai ou faux ? Copies et imitations des tarots Visconti par Thierry Depaulis (Paris). Écartées de la présente exposition, des « copies » ou plutôt « imitations » des tarots viscontéens existent ici et là. On recense environ 80 cartes, représentant une douzaine de jeux, majoritairement conservés dans des collections privées, pour la plupart peu accessibles voire perdues de vue.
Seules institutions publiques à détenir de telles « copies », le Museo Fournier de Naipes de Álava à Vitoria (6 cartes), le Victoria & Albert Museum de Londres (4 cartes), la Worshipful Company of Makers of Playing Cards (4 cartes, en dépôt aux London Metropolitan Archives) et le Musée des Beaux-Arts de Montréal (2 cartes). La quasi totalité de ces cartes sont des copies du seul tarot Colleoni. On ne connaît en effet aucune réplique faite à partir des tarots Visconti di Modrone ou Brambilla. Tenues depuis 1954 pour des répliques anciennes, jugées par conséquent « authentiques », aussi bien par Klein que par Kaplan et Dummett, ces cartes intriguent car elles sont des copies « fidèles » (Klein) mais de qualité inférieure. Elles présentent aussi des particularités de facture (p. ex. l’association de vélin sur papier) et leur historique est souvent flou. On se propose ici de présenter quelques-unes de ces cartes et de les commenter.
Le directeur adjoint de Naja Tv, revient sur la pratique de sorcellerie au sein des Lions Indomptables du Cameroun.
L’actualité fait grand bruit depuis quelques jours au pays de Paul et Chantal Biya. Radio France Internationale (Rfi), a publié un article sur son site internet sur le mysticisme dans le football camerounais. Réagissant dans ce papier, l’auteur de « Programmés pour échouer », a fait des révélations troublantes.
« Les places vont se vendre très cher pour participer à la Coupe du monde et donc chacun met les chances de son côté. Il y a ce qu’on appelle ici la préparation psychologique. Qui en réalité veut dire le recours aux pratiques mystiques », a soutenu Jean Bruno Tagne.
On égorge des bœufs, on arrose le sang de ces bœufs sur les joueurs
Chemin faisant, il relate sa propre expérience. « J’ai pu discuter avec certains joueurs et même des encadreurs et je sais qu’il y a régulièrement à la nuit tombée, un certain nombre de sacrifices, au stade Ahmadou-Ahidjo. On égorge des bœufs, on arrose le sang de ces bœufs sur les joueurs. Le tout pour contenter les ancêtres afin qu’ils apportent leur soutien », explique-t-il.
Selon Jean Bruno Tagne, le mysticisme ne garantit pas la victoire dans un match de football : « Mais franchement, on ne peut pas simplement à partir d’une incantation penser qu’on va remporter un match de foot, c’est ridicule. Pour moi c’est de la bêtise parce que les prescriptions des marabouts ne sont pas toujours des réussites ».
Un ènième article sur les éléments ! Certes. Rien de très nouveau non plus. Quelques détails pour vous débarrasser de ce qui a déjà été dit et vous permettre de déborder les mots et de créer votre propre récit.
L’initiation du néophyte se fait par les quatre éléments : terre, air,eau, feu.
Parmi les choses, il y en a d’éternelles comme le feu, l’eau, la terre et l’air, et que c’est de ces choses-là que viennent et que sont venues toutes les autres.(Aristote, Doctrine de Mélissus, chap2, §5)
Pour les philosophes grecs présocratiques, les éléments jouent le rôle d’énergie unique de tous les moteurs du monde. Pour Thalès, comme pour Hésiode, toute substance tire de l’eau sa vitalité propre, spirituelle et matérielle ; ils ont regardé l’eau comme la première matière des choses. Pour Anaximène, c’est de l’air ; pour Xénophane de la terre ; pour Héraclite, du feu. Pour les Pythagoriciens, le carré signifiait que Rhéa, la mère des dieux, la source de la durée, se manifestait par la modification des quatre éléments symbolisés par Aphrodite qui était l’eau génératrice, par Hestia qui était le feu, par Déméter qui était la terre et par Héra qui était l’air ; le carré symbolisait la synthèse des éléments.
Anaximandre plaçait l’apeiron, comme substance originelle ou principe, source, réceptacle de tout, éternel et indestructible, la cause complète de la génération et de la destruction de tout. Pour Anaximandre, le principe des choses n’est donc rien de déterminé, il n’est pas un des éléments. Pas plus qu’il ne s’agit de quelque chose d’intermédiaire entre l’air et l’eau, ou l’air et le feu, plus dense que l’air et le feu et plus subtile que l’eau et la terre.Il s’agit d’une «substance première, infinie, immortelle, enveloppant et gouvernant toute chose». Anaximandre fait de l’apeiron la seule cause du développement organisé de notre univers. En tout cas, pour lui, l’apeiron est autre que les 4 éléments car de nature différente, il est leur interaction. Reprendre le texte de Michel Serres Les origines de la géométrie consacré à Anaximandre (à partir de la page 71). Ce qui nous amènera à évoquer la quintessence.
Pour les alchimistes, ces 4 éléments structurent le monde. Ils résident dans l’immatériel, indépendamment de toute nomenclature chimique. Les éléments invisibles charpentent donc toutes matières sans être assujettis au monde moléculaire. «Si des quatre tu en fais périr un, aussitôt tous seront morts» peut-on lire dans l’ouvrage alchimique L’Atalante fugitive. Éléments et qualité dérivent d’une première matière (la materia prima des alchimistes), ou matière primordiale, qui n’est autre que la lumière solaire dispensatrice de vie. Ces quatre éléments constituent les points cardinaux d’un cycle réversible ou cycle de Platon, que les alchimistes symbolisent parfois par l’Ouroboros, le serpent qui se mord la queue. Par le soleil, ces éléments sont fécondés et sont pourvus de vie. Ainsi vitalisés, les quatre éléments se transforment en trois principes : le Sel, le Soufre et le Mercure qui organisent la matière. On pourra s’attarder sur le texte de Patrick Carré : Les quatre Éléments traditionnels : Terre, Eau, Air, Feu, dans l’Initiation maçonnique et l’Alchimie.
L’eau désigne tout qui est liquide indépendamment de la température, ce qui fait entrer, dans l’élément eau, la lave des volcans et les métaux en fusion.
La terre comprend tout ce qui est solide : les minéraux, les métaux, le bois et même la glace.
L’air correspond à tout ce qui est gazeux sans tenir compte de sa compatibilité avec notre respiration.
Les quatre bases de l’ADN (Adénine, Guanine, Timine et Cytosine) pourraient bien être l’écho de l’articulation des quatre éléments entre eux. Ce que l’on trouve déjà dans le Liber de Compositione alchemia, avec le Dialogue entre le roi d’Égypte Calid et le Philosophe Morien (VIIe siècle): «dans le corps de l’Homme sont contenus les quatre Éléments, Dieu les a aussi créés différents et séparés ; et il les a créés, unis et ramassés en un, étant répandus par tout le Corps.» (p.50).
«Les quatre premiers nombres portent les noms des quatre éléments : En allemand, Ein, un, désigne l’air, cet élément qui, toujours en marche, s’insinue dans toutes les parties de la matière et dont le flux et le reflux continuel est le véhicule universel de la vie. Zwey, deux, vient du tudesque zweig et signifie germe, fécondité; il désigne la terre, cette mère féconde de toute production. Drey répond au triénos des Grecs et à notre trois ; il désigne l’eau. C’est pourquoi les divinités de la mer sont nommées Tritons ; que le trident est l’emblème de Neptune, et que la mer ou l’eau, en général, est appelée Amphitrite (eau qui entoure). Vier, en langue belge, signifie feu. D’ailleurs, le feu, selon Plutarque, est le dernier des quatre éléments qui fut découvert (Jean-Marie Ragon, p.13).»
Dans la pensée de Steiner, toute substance vivante est constituée des quatre substances (C,N,O,H) correspondant aux quatre éléments. Les quatre grandes lignées du carbone/silicium ; de l’azote/phosphore ; de l’oxygène/soufre ; et de l’hydrogène/métaux alcalins, – lignées qui constituent la substance du corps du monde,soit minéral, soit organique -, dépendent évidemment dans le zodiaque des quatre signes cardinaux : le carbone du Capricorne, l’azote du Bélier, l’hydrogène du Cancer et l’oxygène de la Balance.
Dans les cosmogonies traditionnelles, l’air et le feu sont des principes mâles et actifs. La terre et l’eau sont des principes passif, féminin et obscur.
De tout temps ces quatre éléments sont conceptualisés pour en donner des représentations. Ainsi, les quatre éléments sont géométrisés dans les triangles de l’étoile à six branches ou sceau de Salomon (voir l’article du 27 septembre 2022 Le sceau dit de Salomon).
Les Chinois, quant à eux, considèrent que trois lois organisent la vie et les échanges de CINQ éléments (théorie du Wuxing). Pour les chinois, le Métal est fondu par le Feu. Le Feu est éteint par l’Eau. L’Eau est absorbée par la terre. La Terre est conquise par le Bois. Et le Bois, c’est le renouveau, la régénération, la ressuscitation. Il représente aussi «la mort du disciple et l’éveil du maître».
Le bois : il représente la colère, la conquête, la guerre. Le bois (ou l’arbre) grandit en permanence, il étend son espace dans une réelle pulsion de conquête. En médecine traditionnelle chinoise, le bois correspond au foie. Dans l’empire, c’est le guerrier. Dans le cycle de la vie, c’est l’enfance : la découverte, le développement, l’avancée vorace.
Le feu représente la réussite, la joie, « être au sommet et briller ». Pour l’illustrer, Olivier utilise cette image assez marrante : « le soleil, il fait 23h58 d’effort pour faire le malin deux minutes quand il est à son zénith ». En médecine traditionnelle chinoise, c’est le cœur, et au sein de l’empire, c’est le dirigeant. Dans le cycle de la vie, c’est le moment des idéaux, le moment où l’on rêve sa vie et où l’on fait des projets.
La terre représente en médecine la digestion. C’est l’incarnation, la mise en œuvre des projets de vie, la descente dans le réel. Dans l’empire, elle est incarnée par les Hommes, les paysans, ceux qui font.
Le métal est l’énergie du juge, car le métal de l’épée coupe. Il enlève, il retire. C’est le moment de la vie où l’on priorise. On a conscience que l’on va mourir un jour, et qu’il est temps d’arbitrer ses choix pour la suite : ce que l’on garde, ce que l’on change, ce que l’on laisse tomber. En médecine traditionnelle chinoise, le métal correspond aux poumons : c’est la respiration, prendre puis rejeter l’inutile. « C’est un peu l’équivalent de la crise de la cinquantaine », selon Olivier Bérut.
L’eau est l’élément qui circule, qui est incolore, inodore, mais vital. Après la crise et les prises de décision de l’ère du métal, c’est le moment de la paix et de la transmission. Il n’y a plus de question de pouvoir ni de possession : l’objectif, c’est de faire croître les autres. Physiologiquement, cela correspond aux reins, à la vessie et au système reproducteur (et l’on voit bien le lien avec la transmission).
Au rite de Memphis Misraïm, les quatre officiers délimitant l’espace sacré dans lequel l’initié évolue, représentent les quatre éléments fondamentaux de la Nature terrestre : La terre, l’eau, l’air et le feu. La loi des correspondances attribue au second surveillant l’élément terre propre au signe zodiacal du Capricorne dominé par la planète Saturne. À ce signe zodiacal qui est l’un des quatre signes cardinaux se rattache l’une des quatre vertus cardinales : la prudence.
Dans son Tarot des Imagiers, Wirth présente les moyens de se rendre maître des éléments symboliques : «pour entrer en possession de ces instruments mystiques, il faut avoir subi l’épreuve des éléments : la victoire sur la Terre confère le denier point d’appui nécessaire à toute action ? En affrontant l’air avec audace, le chevalier du Vrai obtient d’être armé du Glaive, symbole du Verbe, qui met en fuite les fantômes de l’erreur. Triompher de l’eau, c’est conquérir le Saint-Graal, la coupe, où il boit la Sagesse (la Coupe c’est aussi le cœur). Éprouvé par le feu, l’Initié obtient enfin l’insigne suprême, le Bâton, sceptre du Roi qui règne par sa volonté confondue avec le souverain Vouloir.» N’est-ce pas là le but de la cérémonie d’initiation ?
Les quatre éléments vont chacun répondre à deux réalités : l’une concrète, l’autre abstraite et cependant complémentaire.
« La quadruple purification subie par le récipiendaire lors de sa cérémonie d’initiation doit lui enseigner à surmonter les attractions élémentaires. « Les attractions s’exercent en s’opposant deux par deux. On fait correspondre la première à la Terre, qui symbolise la lourdeur, l’opacité, le positivisme matériel, l’inertie, etc. Cette tendance vers le bas est combattue par le dégagement en hauteur, figuré par l’Air, élément léger, subtil, transparent, mais inconsistant et peu saisissable. L’Eau remplit ce qui est creux ; elle a ainsi donné l’idée d’une matière universelle se pliant à toutes les formes. Elle cherche d’ailleurs le repos, l’horizontalité ; elle calme, elle éteint, d’où la propulsion à la langueur et à la paresse qu’on lui attribue.à sa passivité, à son indifférence, à sa froideur s’oppose le Feu, dont l’activité stimule toutes les énergies. Modéré il vivifie, mais trop violent, il dessèche et tue. » (Oswald Wirth, Le livre de l’apprenti, Le quaternaire).
« Quatre frères se tiennent en une longue file : Tout le poids de la terre est aux mains du premier ; Les autres ont pour part l’eau, l’air, le noble feu. Pour les faire périr cause la mort d’un seul. Unis dans un commun trépas ils disparaissent, Car la nature les lia d’étroites chaînes. »
La quintessence
Æther, elementum longe aliud numero Quintum, ordine primum, genere divinum et inviolabile. Propos rapporté à Aristote parlant du ciel (au mot quinta-essentia du Glossarium mediae et infimae latinitatis, T.5, p.564.
Chez certains philosophes, la quintessence est le cinquième élément qui s’ajoute aux quatre premiers (la terre, l’eau, l’air, le feu) sous le terme d’apeiron, et qui en assure la cohésion. Posidonius et Cléanthe la tiennent pour la chaleur, Hippocrate pour un esprit répandu dans tout l’être, Héraclite pour un pont vers la lumière. Platon assigne à la quinte-essence la forme du dodécaèdre dont il disait à propos des corps solides : «Il restait une seule et dernière combinaison, Dieu s’en servit pour tracer le plan de l’Univers» (Timée).
Dans la Bible, la couleur de l’étoffe qui contient les cendres du tabernacle emmenées lors de l’exode (Nombres 4,13), celle du siège du palanquin de Salomon (Le Cantique des cantiques 3,10), mais surtout celle du voile du Saint des saints de la tente d’assignation (Exode, 26,31) et du Temple de Jérusalem (2Chroniques 3,14) est la pourpre, argaman, אַרְגָּמָן (aléf, réich, guimél, mèm, noun) couleur mystique du manteau du prince céleste Métatron. Ce nom est formé par les initiales respectives des archanges Ouriel, אוריאל, préposé à l’air, Raphaël, רפאל, préposé à la force germinatrice du sol, Gabriel, גבריאל, préposé au feu, et Michaël, מיכאל, préposé à l’eau ; de ceux-là suit un cinquième ange, Nouriel, נוריאל, qui est «le halo de lumière qui entoure la Lumière» (selon Éric Daniel Elbaze).
En alchimie, c’est une substance subtile, aboutissement de tout un processus d’opérations, résultat de distillations successives. « La quintessence ou cinquième substance est une extraction de la plus spiritueuse et radicale substance de la matière. Elle s’obtient par la séparation des éléments dont les parties les plus pures s’unissent et forment une céleste et incorruptible essence, dégagée de toutes les hétérogénéités. » La quintessence est la partie secrète des corps, de la matière. De par sa fonction, elle tient du sel. «Ce sont le soleil et la lune de source mercurielle et origine sulfureuse qui, par le feu continuel, s’ornent d’habillements soyeux, pour vaincre étant unis, et puis changés en quintessence, toute chose métallique, solide, dure et forte.» François Rabelais, sous le pseudonyme d’Alcofribas Nasier, anagramme de son nom, se voulait «abstracteur de quintessence» (dans la mesure où il savait l’extraire, et donc l’atteindre), de substantifique moelle de l’écriture, un bouilleur de mots. Par cette désignation qui servait au Moyen Âge à nommer dans le langage populaire les alchimistes du temps, le célèbre médecin et philosophe se déclare ainsi, sans conteste, adepte et Rose-Croix, et place ses écrits sous l’égide de l’Art sacré. D’ailleurs, dans le Prologue de Gargantua, Rabelais montre assez que son œuvre appartient à la catégorie des livres fermés, hermétiques pour la compréhension desquels de fortes connaissances symboliques sont absolument indispensables.
La Quintessence intègre le symbole de l’étoile Flamboyante qui anime le vivant en général et l’Homme en particulier. C’est pourquoi la rose à cinq pétales en est la représentation la plus courante. Le cube développé en Tau, fait jaillir à son sommet la rose et l’étoile Flamboyante, la révélant, ainsi que la Pierre Cubique à Pointe. Le Gamma, au cœur de l’étoile, l’exprime donc lui aussi. De même, le pyramidion est celle de la pyramide.
La quintessence peut se comparer à l’éther des physiciens modernes. En cosmologie, la quintessence est le nom donné à une forme hypothétique d’énergie sombre, proposée comme explication aux observations de l’accélération de l’expansion de l’univers. Albert Einstein et le mathématicien indien Satyendra Nath Bose ont pressenti un cinquième état de la matière, les quatre états habituels étant le solide, le liquide, le gaz et le plasma. Les particules se chevauchent lorsque les atomes sont refroidis à un niveau proche du zéro absolu, elles se condensent, pour finalement ne former plus qu’un seul et même état quantique. Une sorte de «super atome».
Finalement, qu’est-ce que le vide ? Une réponse donnée par Étienne Klein
La quintessence est l’expression de ce qu’il y a de meilleur, de plus précieux dans quelque chose ou chez quelqu’un ; c’est la manifestation de la perfection dans l’ordre de la qualité.
La quintessence est la recherche du compagnon franc-maçon.
On appelle élémentaux les esprits des éléments.
Toutes les cultures ont donné des formes humaines ou animales aux élémentaux à travers les mythologies, les légendes ou les contes de fée : elfe (esprit de l’air), gnome (esprit des minerais), sylphe (esprit de l’air dans les arbres), salamandre (esprit du feu), ondine (esprit de l’eau),…
Les animaux évangéliques pourraient être considérés comme emblèmes imaginés pour exprimer les quatre élémentaux : le Lion le Feu, le Taureau la Terre, l’Aigle l’Air, et l’Homme l’Eau.
De notre confrère brésilien br.noticias.yahoo.com – Edison Veiga – De Milan à BBC News Brésil
Parfois c’est un nouveau livre, à un autre moment c’est une déclaration politique. Les théories et les conspirations impliquant la franc-maçonnerie, cette société qui a toujours eu son aura de mystère, peuplent la fiction à succès, comme The Lost Symbol, de Dan Brown jusqu’à la campagne électorale brésilienne de 2018.
Mais qu’est-ce que la franc-maçonnerie ? Avec environ 170 000 membres au Brésil, c’est une société autrefois secrète, à caractère philosophique et philanthropique. Ses membres défendent les principes de liberté, de démocratie, d’égalité et de fraternité, en plus d’être passionnés par le perfectionnement intellectuel. On estime qu’il y a 3,6 millions de francs-maçons dans le monde.
Maçons
Son origine remonterait au Moyen Âge, lorsque les professions étaient regroupées en corporations artisanales – les soi-disant guildes. Les maçons ou bâtisseurs, dotés des connaissances héritées des techniques romaines et grecques, s’organisèrent en l’un de ces groupes. Et, pour survivre face à une éventuelle concurrence, ils gardent les secrets de la construction civile, craignant que les techniques ne tombent dans le domaine public.
Ainsi, le groupe est né : comme un moyen de garantir l’hégémonie du savoir et, en même temps, de permettre un échange d’informations entre cette confrérie de bâtisseurs. Peu à peu, d’autres sujets ont été introduits dans les conversations. Ce qui n’était que des regroupement d’ouvriers a donc pris de l’importance en termes de débat.
En tant que société philosophique et philanthropique, la franc-maçonnerie a officiellement, selon les textes, été fondée le 24 juin 1717 en Angleterre. C’est l’idée originale de deux pasteurs protestants, James Anderson et JT Desaguliers, conformément aux principes de la libre pensée qui ont guidé le mouvement connu sous le nom des Lumières.
Historiquement, la société n’accepte que les hommes. Selon eux, c’est une question de tradition : la franc-maçonnerie étant issue des corporations artisanales de tailleurs de pierre médiévaux – et elles étaient strictement masculines – la règle a été maintenue.
Au début, la société a été constituée afin de protéger les informations sur la construction civile
Le pouvoir est venu aux États-Unis. Là, les francs-maçons ont joué un rôle important dans l’indépendance américaine et, sans surprise, sur les 55 signataires de la déclaration d’indépendance, neuf venaient de la franc-maçonnerie. Sur les 39 qui ont adopté la Constitution, 13 étaient des francs-maçons. Benjamin Franklin était franc-maçon. George Washington, le premier président américain aussi. Au tournant du 18e au 19e siècle, la franc-maçonnerie était un « club » qui réunissait les esprits les plus influents et les plus à l’écoute de la planète.
Les francs-maçons ont également influencé la Révolution française – on dit que la Marseillaise, hymne de la France, a été composée dans une loge maçonnique.
Influence sur l’indépendance sud-américaine
La société n’autorise que les hommes d’âge légal, avec une adresse fixe et des revenus propres
En Amérique du Sud, ce n’était pas différent. Selon les études du chercheur anglais Andrew Prescott, auteur de L’histoire de la franc-maçonnerie da Marca , la société a participé aux processus d’indépendance de tous les pays d’Amérique du Sud. Sur la liste des illustres francs-maçons figurent le Vénézuélien Simon Bolívar, l’Argentin José de San Martín et le Chilien Bernardo O’Higgins. Outre, bien sûr, D. Pedro 1º.
« La franc-maçonnerie a influencé le processus d’indépendance et, après Sete de Setembro, des réunions dans les loges maçonniques ont demandé l’aide des frères pour que D. Pedro soit reconnu comme empereur constitutionnel du Brésil », explique l’historien Paulo Rezzutti, auteur de la biographie D. Pedro – Le Histoire non racontée .
La franc-maçonnerie brésilienne a nommé Pedro 1er Grand Maître de la société. Et il prit le surnom de Guatimozin – le nom donné par les chroniqueurs espagnols au dernier empereur aztèque.
Ce n’était pas seulement l’Indépendance. La République est également passée par un franc-maçon, le maréchal Deodoro da Fonseca.
Conspirations
Le terreau fertile des conspirations a deux raisons : le fait que la franc-maçonnerie est une société exclusive, c’est-à-dire un club où n’entrent que des invités et dont les réunions se tiennent à huis clos ; et à cause du nombre élevé de célébrités dans l’histoire qui faisaient autrefois partie de la société.
De cette combinaison de facteurs est également née la théorie du complot bien connue sur le supposé « Nouvel Ordre Mondial ». Selon cette légende, ce serait un plan pour que le monde ait un gouvernement unique, planifié et commandé par des francs-maçons. En pratique, cela n’a aucun sens : même les loges maçonniques ne sont pas uniques d’un point de vue organisationnel ; chaque maison est indépendante et abrite des confrères avec des points de vue différents.
Confédération maçonnique brésilienne fait preuve d’efforts pour combattre les mythes sur la société | Reproduction/Comab
La Confédération maçonnique brésilienne (Comab) s’efforce de combattre les mythes sur la société. Selon l’organisation, les francs-maçons ne sont pas anti-catholiques, ni « racistes et élitistes », comme beaucoup le pensent.
« Quant au racisme, la franc-maçonnerie établit explicitement l’égalité entre les hommes sans distinction de race, de croyance ou de couleur. Si l’on considère que seuls les hommes vertueux et les représentants de la société sont invités à participer à la franc-maçonnerie, on peut dire qu’il s’agit d’une élite, bien que correcte c’est-à-dire qu’elle impose des critères stricts pour l’initiation d’un nouveau membre », souligne la Confédération.
Billet
Pour devenir franc-maçon, vous devez recevoir une invitation ou postuler – de nos jours, les associations maçonniques affichent souvent des formulaires d’intérêt sur leurs sites Web. La société n’accepte que les hommes d’âge légal, avec une adresse fixe et des revenus propres. Avoir une religion n’est pas obligatoire, mais il est nécessaire de croire en Dieu. Si le sujet est marié, il doit avoir le consentement de la famille.
Le débutant subit une évaluation qui peut durer jusqu’à un an.
« Ayez de la patience. Ce processus peut prendre un certain temps et nous devons nous assurer que vous serez un élément utile à notre Institution, ainsi que vous devez être sûr que votre décision sera bénéfique pour vous et votre famille« , informe le « Grand Lodge Masonic Church of the State of Rio de Janeiro », dans un message aux personnes intéressées.
Dîner rituel organisé dans une loge maçonnique à Rio de Janeiro ; l’évaluation de l’entrée d’un nouveau membre peut prendre des mois | Photo : Reproduction / GLMERJ
Tout peut être investigué : vie financière, casiers judiciaires, cercle d’amis, relations de travail. Le nom est soumis aux autres membres et le candidat doit être approuvé à l’unanimité.
Une fois à l’intérieur, le novice doit conclure le pacte de silence. En d’autres termes, rien de ce qui y est discuté ne peut être divulgué. Les francs-maçons font souvent du bénévolat dans des institutions philanthropiques et s’entraident également en cas de besoin.
Historienne à l’université de São Paulo, Solange Ferraz de Lima dit avoir été surprise par le réseau franc-maçon lorsqu’elle a étudié la vie et l’œuvre du peintre et décorateur italien Oreste Sercelli. Elle a remarqué qu’il avait rapidement pris de l’importance dans les cercles sociaux brésiliens dès son arrivée dans le pays. Bientôt, il trouva l’explication : il était lié à la franc-maçonnerie – et avait donc le soutien de ses confrères.
« L’histoire de la franc-maçonnerie est très intéressante. C’est impressionnant comme ils sont présents partout », dit l’historien. « Ils ont cette capacité à s’articuler, c’est un réseau très puissant. Mais, fait intéressant, il n’est pas beaucoup étudié, car ils sont très fermés. »
C’est une fraternité. Et exclusivement masculin. Les femmes et les enfants sont les bienvenus lors d’activités sociales et d’événements festifs – jamais lors de rassemblements ordinaires.
Selon les francs-maçons, le veto des femmes est une question de tradition : la franc-maçonnerie étant issue des corporations artisanales de tailleurs de pierre médiévaux – et elles étaient strictement masculines -, la volonté a été maintenue.
Malgré toutes ces règles et cette imagerie, la société est considérée comme beaucoup plus ouverte que par le passé. Critique de l’ordre, l’ancien franc-maçon britannique Martin Short a écrit, dans son livre Inside The Brotherhood , que la franc-maçonnerie subit cette transition.
Selon lui, ce qui était une société secrète, est aujourd’hui une société discrète. Mais bientôt, estime l’auteur, la franc-maçonnerie sera une société civile ouverte.
De notre confrère magcentre.fr – Par Jean-Paul Briand
La Loge maçonnique orléanaise Etienne Dolet organise son 120ème anniversaire* le 22 octobre prochain. Gilles Kounowski, haut responsable au niveau national du Grand Orient de France (GODF), a accepté de répondre aux questions de MagCentre et de faire visiter le temple de la Loge Etienne Dolet dont il fut le Vénérable Maître.
MagCentre : La Franc-maçonnerie (FM) a longtemps revendiqué le secret. Est-ce toujours la règle ?
Gilles Kounowski
Gilles Kounowski : La FM n’a rien de secret. Elle est plutôt discrète. Il suffit d’aller sur Internet pour savoir ce qui se passe dans nos Loges. Ce qu’on appelle le « secret maçonnique » relève de l’intime. Chaque franc-maçon, depuis son initiation, c’est-à-dire depuis son admission au sein d’une Loge, va faire son propre chemin, à son rythme et selon ses aspirations. Certains souhaiteront réfléchir aux questions qui animent la société, d’autres seront attirés par la dimension symbolique de la relation de l’homme à son environnement. Le secret c’est donc le cheminement et le travail personnel de chacun. Ce travail se traduit par des contributions sur des sujets qui se posent à notre société.
Depuis la période de l’occupation et du régime de Vichy, qui a vu la Franc-maçonnerie persécutée, les Loges sont souvent restées discrètes pour ne pas exposer leurs membres. Le GODF considère que cette période est révolue et souhaite communiquer avec le grand public.
MagCentre : Pouvez-vous nous parler du rôle de Vénérable Maître (VM), des loges maçonniques en région Centre-Val-de-Loire et de leurs travaux ?
GK : Le VM, élu chaque année par les membres de la Loge, anime et dirige les travaux de la Loge durant les réunions, qu’on appelle « Tenue ». Il assure la présidence de l’association loi de 1901 qui est la forme juridique de la Loge. En région Centre-Val de Loire, les Loges ont souvent une histoire ancienne depuis le XVIII ou XIXème siècle. Il y a 4 loges du GODF à Orléans, 6 à Tours, 2 à Bourges, 2 à Montargis, 2 à Blois et Vendôme, 1 à Gien. Au total il y a 1400 loges du GODF (15% hors de France) dont 82 dans la grande région Centre (qui comprend aussi l’Auvergne, le Poitou et le Limousin).
Etienne Dolet
En ce qui concerne leurs travaux, sachant que chaque Loge est « souveraine », libre de ses choix, ils seront divers en fonction des préoccupations de chacun. Quelques sujets essentiels sont partagés entre toutes les Loges du GODF : la Laïcité, le développement durable, la relation de l’homme au travail (question du Revenu universel inconditionnel par exemple), la santé publique et la bioéthique. Sur ce dernier sujet, le GODF est extrêmement attentif au projet concernant la fin de vie. De façon générale, toutes les questions qui concernent la République et la démocratie sont majeures pour les Loges qui ouvrent leurs travaux deux fois par mois sous l’égide du triptyque républicain : Liberté, Egalité, Fraternité.
MagCentre : Comment la Franc-maçonnerie s’adapte à la mixité ?
GK : Au sein des Loges, la mixité a longtemps été discutée. C’est parce qu’aucune réponse satisfaisante n’a été donnée à cette revendication, que s’est créée, en 1901, la première obédience maçonnique mixte : la Fédération internationale du Droit Humain. Elle a été fondée par des frères du GODF et des sœurs pour permettre à toutes les parties de l’humanité de se retrouver en maçonnerie. Le débat s’est poursuivi au sein du GODF qui a fini par considérer, en 2010, que les Loges étaient libres d’accueillir des sœurs. Les choses sont ensuite allées très vite. La Loge Etienne Dolet à Orléans, qui compte près de 90 membres, accueille (initie) désormais autant de jeunes maçonnes que de jeunes maçons. Le temps n’est pas très éloigné qui verra une sœur élue au poste de Vénérable Maître de la Loge.
MagCentre : Par le passé, certains membres du GODF ont eu une influence sur la société française et sa vie politique. Qu’en est-il en 2022 ?
GK : C’était particulièrement vrai sous les 2ème et 3ème Républiques. C’est beaucoup moins vrai depuis. Certains francs-maçons ont joué des rôles importants dans la vie politique française contemporaine, mais leur qualité de franc-maçon n’était qu’accessoire. On peut penser au Sénateur Caillavet qui a œuvré pour la contraception, l’IVG aux côtés de Simone Veil, le droit de mourir dignement, bien avant la loi Claeys-Léonetti.
Après la Libération plusieurs élus orléanais ont fréquenté nos Ateliers (autre nom des Loges) comme l’ancien maire d’Orléans, René Thinat. Mais, contrairement à l’influence qu’avaient pu avoir des franc-maçons célèbres du XIXème siècle comme Jules Ferry, Aristide Briand, Jean Jaurès, la présence maçonnique est beaucoup moins marquée aujourd’hui.
Fort de ses 55 000 membres, le GODF constitue un réservoir important de savoirs et de savoir-faire, auquel la République fait régulièrement appel. C’est par exemple le cas lors de débats sur la bioéthique ou le droit de mourir dans la dignité. Nous sommes « auditionnés » par les autorités publiques. La force de notre parole réside dans les travaux menés au sein de nos Loges depuis de nombreuses années sur ce sujet. Comme les franc-maçons sont engagés dans la société, il n’est pas rare qu’ils défendent dans le monde profane, politique, associatif ou syndical les idées développées au sein des Ateliers.
MagCentre : Les membres du GODF sont très attachés à la laïcité. Comment vivez-vous sa remise en cause ?
GK : Sur la Laïcité, nous devons constamment remettre l’ouvrage sur le métier et faire face aux multiples tentatives de remise en cause. Alors qu’elle est la garantie de nos libertés, et en premier lieu de la liberté absolue de conscience, certains de ses ennemis (à l’extrême droite, comme à l’extrême gauche désormais, mais évidemment aussi chez les intégristes religieux de tous poils) voudraient la faire passer pour liberticide. Auprès d’un certain public manipulable, ça marche. Nous en appelons constamment à la raison pour faire la démonstration de la supériorité d’un régime dans lequel les croyances ne peuvent s’imposer sur les savoirs, la règle particulière sur la règle commune. Nous soutenons toutes les organisations qui militent en faveur de la Laïcité. En cela, nous, francs-maçons du XXIème siècle, sommes fiers de poursuivre l’œuvre de nos prédécesseurs qui ont imaginé et facilité la mise en œuvre d’une République, laïque, démocratique et sociale.
* Inscription préalable ICI afin d’assister à la conférence
Revue de la Grande Loge de France – Pour un universalisme du XXIe siècle ? – GLDF, # 205, septembre 2022, 120 pages, 8 €
Avec, en 2e de couverture, un extrait du chapitre 1 de la Constitution de la Grande Loge de France, le lecteur sait, tout de suite, où il est. Au sein d’obédience maçonnique qui pratique une franc-maçonnerie traditionnelle, initiatique et spiritualiste : « La Franc-Maçonnerie est un ordre initiatique traditionnel et universel fondé sur la Fraternité… »
Olivier Balaine
Après l’éditorial du directeur de rédaction Olivier Balaine, précisant que ce numéro complète le précédent sur l’humanisme, le traditionnel mot du Grand Maître, Thierry Zaveroni, nous offre son premier message. Après deux articles ayant trait à l’universalisme avec dont un concernant « Une morale universelle la déclaration universelle des droits de l’humanité » et « L’Antimaçonnisme refus des lumières, refus de l’homme libre ? »,
Francis Wolff
la revue invite en entretien le philosophe Francis Wolff, professeur émérite à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm à Paris, sur son travail philosophique à l’occasion de la récente sortie de son livre Le monde à la première personne- Entretiens avec André Comte-Sponville (Fayard, 2021).
Jean-Pierre Thomas
L’histoire occupe un place particulièrement belle et ravira le lecteur qui manifeste un vif intérêt dans ce domaine spécifique. Avec deux articles de Jean-Pierre Thomas, historien, Grand Officier à a Culture de la GLDF et auteur de très nombreux ouvrages liés à la Franc-Maçonnerie, et notamment du tout récent Les Grands Maîtres de la Grande Loge de France du XVIII° au XXI° siècle (Numérilivre, 2022). Il signe les articles « Les francs-maçons français dans la guerre d’Amérique. Un combat universaliste au siècle des Lumières » et la rubrique « Portrait d’initié » avec Franklin Delano Roosevelt (1882-1945) – initié le 10 octobre 1911 au sein de la Loge « Holland » n° 83, à l’Orient de New York et fut 32e degré du REAA en 1929. Par ailleurs, le nom d’un des deux plus grands Temples de la rue Puteaux porte son nom – inauguré le 9 décembre 1948 ; une cérémonie en présence de Mme Éléonore Roosevelt.
La 4e de couverture
À cela s’ajoute toujours, en histoire, de Jean-François Decraene « Quand l’humanisme maçonnique rayonne depuis le Panthéon ». Une façon d’aller à la découverte de cette nécropole nationale issue des Lumières et de la Révolution qui célèbre les grands défenseurs de l’humanité et de la liberté tel que Voltaire, Condorcet, Victor Schoelcher, Félix Éboué, Gaspard Monge, Pierre Brossolette jusqu’à Joséphine Becker, depuis le 30 novembre 2021.
Le lecteur retrouvera ses rubriques habituelles : D’Orient et d’Occident, Arrêt sur image, le quiz de Patrick, L’air du temps et les recensions.
En dernière page, la revue nous annonce le sommaire du N° 126, en décembre prochain consacré à « Pensée et action ». Elle propose, en 3e de couverture, un poème de Jean-François Pluviaud, membre de la rédaction.
La revue Points de Vue Initiatiques : une présentation de la revue de la franc-maçonnerie par la GLDF
Points de Vue Initiatiques (PVI) est la revue trimestrielle de la Grande Loge de France. Chaque numéro (de 120 pages environ, format 18 x 24 cm) est rédigé par des auteurs francs-maçons, à l’exception de quelques invités. Le magazine a pour but de vous accompagner dans votre démarche d’initiation à la franc-maçonnerie de tradition, vous aider dans votre réflexion et vous éclairer dans vos travaux.
Le premier numéro de la revue Points de Vue Initiatiques a été publié en 1965. C’était alors la première édition par la GLDF qui s’adressait aussi bien aux francs-maçons qu’aux profanes. Mais l’histoire des revues publiées par notre obédience est encore plus ancienne, avec les Cahiers de la Grande Loge de France ou encore les bulletins intérieurs d’avant-guerre. Soit au total plus de 21 000 pages !
Aujourd’hui, la revue trimestrielle de la GLDF rassemble les meilleurs textes contemporains sur l’initiation, le symbolisme, la philosophie et l’histoire de la franc-maçonnerie. Une multitude de sujets d’études et de discussions
Nos auteurs et frères maçons emploient un langage clair et à la portée de tous pour faire de PVI un véritable outil de travail, au centre des débats et des recherches des francs-maçons et des non-initiés souhaitant s’élever spirituellement, moralement et intellectuellement.
Les auteurs n’abordent pas uniquement les enjeux de la pratique maçonnique française et ne se concentrent pas sur l’initiation en Grande Loge de France.
Au contraire, Points de Vue Initiatiques permet de s’intéresser à la spiritualité, au développement et à la philosophie en abordant des sujets variés, comme l’histoire de la franc-maçonnerie à travers le monde, les civilisations anciennes, parfois même les philosophies orientales.
Les réflexions de la franc-maçonnerie en revue
Chaque exemplaire de notre revue s’organise autour d’un grand sujet, cela peut être :
Des thématiques chères à la pratique de la franc-maçonnerie : l’initiation, le perfectionnement, les rapports entre franc-maçonnerie et les religions.
D’importants sujets de sociétés : les nouvelles formes de spiritualités, la transmission aux générations suivantes…
Tous lesnuméros de Points de Vue Initiatiques débutent par un message du Grand Maître de la Grande Loge de France. Vous aurez ensuite l’occasion de découvrir de nombreux articles inédits autour de la thématique principale, abordée chaque trimestre.
La boutique de la Grande Loge de France permet de commander les ouvrages de la GLDF ainsi que les numéros de Points de Vue Initiatiques en version PDF ou papier https://bit.ly/3Csd1dU
Pour toute question, n’hésitez-pas à nous écrire à l’adresse redaction@gldf.org
La Tradition spirituelle et humaniste de la Grande Loge de France. PVI, c’est :
des textes de référence pour tous : Écossisme – Ésotérisme – Symbolisme – Initiation – Histoire – Religions – Philosophie – Culture – Connaissance… ;
des personnalités de renom : Gérard Garouste – Marc-Alain Ouaknin – Georges Chapouthier – Jean Audouze – André Comte-Sponville – Abdennour Bidar – Mario Botta – François Dubet – David Le Breton, etc.
La Maçonnerie est née au siècle des Lumières. La question posée Olivier Balaine est de savoir si les Lumières nous éclairent toujours !
Née en 1717 en Angleterre, la Franc-Maçonnerie moderne ou « philosophique », qui reprend les rites et outils de la maçonnerie médiévale, se répand très rapidement en France et atteint officiellement Carcassonne en 1757. Dans la période qui court jusqu’à la Révolution, on dénombre pour la ville 16 créations de loges totalisant 436 frères. Cependant, les effectifs varient fortement dans le temps, car de nombreux affiliés sont des officiers des régiments de passage dans la ville, si bien que les périodes actives alternent avec des phases atones.
Les activités des loges
Les réunions des frères sont marquées par les cérémonies accompagnant les réceptions des nouveaux adhérents et l’évolution dans la hiérarchie, puisqu’on est successivement apprenti, compagnon et maître, pour atteindre éventuellement le poste suprême de vénérable. Le tout ne se concevait pas sans banquets arrosés de vin et de divers alcools. Entre les différentes loges, les rivalités sont incessantes, elles opposent en particulier la Parfaite Amitié, la Parfaite Vérité et les Commandeurs du Temple. Chacune voulant établir son hégémonie sur l’Orient carcassonnais, les débats sont âpres, les échanges injurieux, assortis de menaces et de pressions sur les autorités toulousaines qui ont en charge la médiation lors des conflits.
Le recrutement des ateliers
L’entrée dans la maçonnerie supposant le versement d’une somme élevée, doublée d’une cotisation annuelle, les loges recrutent dans les milieux aisés. Les nobles, dont les quatre cinquièmes sont officiers, l’emportent avec 38 % du total, suivis par le groupe formé par les marchands-fabricants, les négociants et les financiers (16 %). On trouve ensuite le monde de la justice et les médecins (14 %), enfin les artisans et petits marchands (9 %). Les quelques domestiques adhérents sont les « frères servants » voués au fonctionnement matériel des loges. Fait notable, le clergé tient une place non négligeable avec 10 % de l’ensemble, car il n’y a pas à cette époque d’incompatibilité avec la maçonnerie, qui témoigne d’un grand esprit de tolérance. Dieu est évoqué sous l’appellation du Grand Architecte de l’Univers, le futur apprenti déclare qu’il est « bon catholique » et prête serment sur l’Evangile, tandis qu’un cantique accompagne la fin de chaque réunion.
À l’encontre de certains, pour lesquels les loges ont été à l’origine d’un vaste complot préparant la Révolution, les frères carcassonnais manifestent un loyalisme constant envers le Roi, l’Etat et l’Eglise. Un vocabulaire « éclairé » est bien proclamé (fraternité, égalité, amitié, félicité publique), mais on rejette la proposition d’ouvrir un cercle de discussion en 1783, on refuse de voir adhérer les femmes, comme d’initier un juif. Un désir de cohésion peut expliquer ces attitudes, cohésion renforcée par des différences de recrutement d’une loge à l’autre, dont nous verrons un exemple avec les marchands-fabricants.Marcoul (N.), La Franc-maçonnerie dans l’Aude des origines à 1815, Bull. Sesa, 1993.Tirand (P.), Loges et francs-maçons audois, 1757-1946, C.P.C.C, 2002.
Le « Petit Prince » d’Antoine de Saint-Exupéry est le conte initiatique le plus lu sur la planète. Sous couvert d‘une fiction pour enfants et d’une fraternité inédite entre le Petit Prince et un mouton, cette œuvre poétique et philosophique développe des thématiques chères au francs-maçons, car toutes chargées de nombreux symboles.
Laurence Vanin
À l’initiative de la loge montoise « Amour et Persévérance » de la Fédération française de l’Ordre Maçonnique Mixte International Le DROIT HUMAIN, une conférence de Laurence VANIN sera organisée le vendredi 25 novembre 2022 à 19h30 dans la salle du Petit Bonheur située au 25 rue de la ferme de fatigue à Mont-de-Marsan.
L’entrée est libre et un pot de l’amitié clôturera cet évènement.
Laurence VANIN, philosophe et enseignante, est l’auteure d’un livre consacré aux richesses philosophiques du Petit Prince (voir son profil via ce lien). Son exposé sera précédé d’une présentation de la Fédération française du DROIT HUMAIN.
De notre confrère (hautement culturel et informatif) ke.opera.news
Comme chaque semaine, la rédaction de 450.fm partage avec vous quelques informations loufoques sur la Franc-maçonnerie. L’élu de la semaine nous vient du Kenya. Il dévoile les secrets les plus cachés de l’Art Royal. Chacun l’aura remarqué, nous l’avons classé dans la rubrique humour :
Dimanche soir, les Kenyans ont eu droit à l’un des récits les plus effrayants des mystères entourant les membres des francs-maçons.
Dans une interview franche avec NTV , l’un des membres qui est sorti pour annoncer publiquement son appartenance en tant que franc-maçon Ambrose Rachier a répondu à un certain nombre de questions entourant l’existence de la société la plus secrète.
Sur la façon dont ils s’habillent lorsqu’ils assistent à leurs réunions et services dans leur salle secrète, Ambrose a déclaré qu’ils portaient généralement des costumes avec des tabliers. Il a dit que les raisons pour lesquelles ils portent des tabliers sont parce qu’ils s’associent à des constructeurs qui construisent.
« Notre société est comme un policier qui porte des uniformes lorsqu’il est au travail et qui s’en va quand il est en congé. Nous portons juste des costumes et en dessous nous portons des tabliers. Les tabliers ne sont que des symboles de maçonnerie ou de construction parce que nous sommes des constructeurs dans la nature… même chrétiens ou musulmans ont également leurs propres vêtements design », a-t-il déclaré
Il a dit que bien qu’ils n’invoquent pas ou ne mentionnent pas le nom de Jésus-Christ dans leurs couloirs, ils ont généralement un défilé d’église de temps en temps où ils font une prédication et lisent une Bible.
Il a révélé que leurs versets bibliques préférés dans celui du roi Salomon, qui, selon lui, a construit un temple à Jérusalem pour Dieu. Il a dit qu’ils aiment le roi Salomon parce qu’ils sont aussi des bâtisseurs. Il a ajouté qu’ils lisaient également des livres sur la genèse, le lévitique et l’exode.
« Nous avons des prédicateurs et nous lisons toujours la bible, nous sommes associés aux rois et au roi Salomon qui ont construit le temple de Jérusalem, car les francs-maçons sont des bâtisseurs, la Genèse, le lévitique et l’Exode sont aussi un livre que nous lisons le plus.
Tout en dissipant les craintes et les récits selon lesquels les francs-maçons sont des adorateurs du diable, Ambrose a déclaré qu’ils n’adoraient pas le diable et qu’il y avait de nombreux chrétiens, musulmans, athées et autres membres de différentes sociétés qui étaient en franc-maçonnerie.
Contenu créé et fourni par : NRMedia (via Opera News )
Perry Wiley, président de Dialogue et Démocratie Française (D&DF), vous invite le mardi 25 octobre à un nouveau diner-débat dans les Salons du Sénat.
Après avoir évoqué les risques engendrés par le complotisme, D&DF vous propose d’échanger autour d’un thème d’une actualité brûlante : « Environnement et Démocratie », avec Pascal Durand*, député européen.
Dans un monde en grandes mutations, où les ressources naturelles s’épuisent, on peut se poser la question de savoir si « l’environnement est-il un danger pour la Démocratie ».
L’Homme n’est pas « maître et possesseur de la terre ». Les bouleversements environnementaux, économiques et sociaux engendrent des réponses violentes de celle-ci, et des guerres entre les humains.
Comment bâtir un nouveau monde avec plus d’égalité, d’équité, de justice et de paix sur terre ?
Pascal Durand
Pascal Durand, avec ses compétences, son enthousiasme et sa clairvoyance, pourra dialoguer avec vous sur ces sujets. Et répondra à touts vos questions. Sans tabou !
Dialogue et démocratie française (D&DF)
C’est une association française essentiellement constituée de francs-maçons, frères et sœurs de toutes obédiences et de tous grades (ce qui la différencie des fraternelles). L’association Dialogue et démocratie française, se réunissant dans le monde profane, n’est pas une obédience de plus. Elle est une sorte de carrefour fraternel entre toutes les obédiences françaises, a priori sans exception, et de quelques profanes dont l’engagement humaniste les porte à côtoyer des francs-maçons dans le cadre de leur engagement dans la cité.
D&DF déclare respecter tout au contraire l’indépendance et la diversité des institutions maçonniques dans la tradition éclectique dont elles sont les héritières.
Dans le préambule de sa charte, D&DF précise : « L’esprit d’ouverture et de tolérance réciproque que Dialogue et démocratie française veut contribuer à promouvoir, entre ses membres mais aussi envers tous les hommes, nos Frères et Sœurs en humanité, ignore leurs croyances, leurs philosophies, leurs religions, leurs origines sociales et leurs engagements politiques éventuels. D&DF ne s’engage pas, en tant que telle, dans une « Voie substituée » et souhaite ardemment, pour rassembler ce qui est épars, « que la Lumière qui a éclairé nos Travaux continue de briller en nous pour que nous poursuivions au-dehors l’Œuvre commencé dans le Temple. »
Perry Wiley, Grand Maître Honoris Causa de la GLDF
Le président et fondateur de D&DF est Pierre Chastanier. Lui ont succédé Patrice Hernu, Marc Fraysse et enfin Perry Wiley depuis 2016.
*Pascal Durand, né le 3 octobre 1960 à Montreuil, est un homme politique français. Cofondateur d’Europe Écologie en octobre 2008, élu porte-parole d’Europe Écologie Les Verts au congrès de La Rochelle en 2011, il est secrétaire national d’EÉLV du 23 juin 2012 au 30 novembre 2013. Depuis 2014, il est député européen. Il est réélu en 2019 sur la liste Renaissance de La République en marche.
Infos pratiques : mardi 25 octobre 2022, à 19 h 30 – restaurant du Sénat, 15 ter rue de Vaugirard 75006 PARIS – inscription obligatoire, cf. ci-dessous :
Pour des raisons de sécurité du Sénat, n’oubliez pas de donner les noms et prénoms des personnes qui vous accompagnent.