Jean Solis – Aureus Éditions, 2022, 74 pages, 15 €
La mention « Templum Hierosolymæ » précédant trois tau annonce, d’emblée, le sujet du dernier opus de Jean Solis.
Jean Solis
Devons-nous rappeler aux Compagnons de l’Arche que le tau est la dernière lettre de l’alphabet hébraïque à laquelle est conférée une valeur symbolique depuis l’Ancien Testament (Livre d’Ézéchiel) Placé sur le front des pauvres d’Israël, il les sauve de l’extermination. Il fut par la suite adopté par les tout premiers chrétiens pour un double motif. Il incarnait une prophétie du dernier jour et avait la même fonction que la lettre grecque Omega, qui apparaît dans l’Apocalypse : « Je suis l’Alpha et l’Omega, le principe et la fin… et les chrétiens l’adoptèrent le Tau parce que sa forme leur rappelait la croix sur laquelle le Christ se sacrifia pour le Salut du monde.
Tablier Arche Royale domatique
L’auteur, membre du Suprême Grand Chapitre des Maçons de l’Arche Royale de France, dénommé « Grand Chapitre » gouvernant et administrant tous les Chapitres sous sa juridiction dans le monde au nom de la Grande Loge Nationale Française, pratique aussi le Rite d’Écosse de l’Arche Royale pour la France et l’Arche Royale Américaine pour la France. Il est donc le Compagnon idoine pour nous faire saisir par l’esprit, l’intelligence et/ou l’approche, le raisonnement, le sens des paroles et surtout nous offrir une meilleure compréhension de la gestuelle.
Triple tau
Car l’ouvrage n’est pas un traité savant ou historique sur ces 3 rites, mais un véritable vade-mecum. Il n’est pas voué à remplacer l’excellent Cahiers Villard de Honnecourt L’Arche Royale, l’esprit d’un rite (GLNF, 2021) ni le remarquable The Freemasons’ book of the Royal Arch, cette somme historique et maçonnique considérable de Bernard E. Jones et traduit par Georges Lamoine sous le titre L’Arche Royale des francs-maçons (éd. Aureus, 2018) dont nous recommandons la lecture pour approfondir à l’extrême le sujet. Et pour décrypter utilement toutes les références de l’Ancien Testament, nous pouvons nous appuyer sur cet outil indispensable que sont Les Références bibliques dans la franc-maçonnerie (Aureus, 3e éd., 2019) qui étudie, liste et cite les renvois à la Bible, aux Intertestamentaires et au Talmud pour plus de 100 degrés, grades, cérémonies, chaires ou Ordres actuellement pratiqués en Franc-Maçonnerie.
Tablier Grand Officier Arche Royale américaine
Jean Solis commence par nous designer ce que signifie, ou pas, l’Arche où l’Arc Royal. Pour commencer sur de bonnes bases, définissant le rite maçonnique comme un théâtre historique et une initiation mythologique en prenant soin de placer la Bible au centre de ses écrits. Pourquoi ? Simplement, pour toutes les allusions faites au sein des rituels aux différents Livres : Esdras, Néhémie, Aggée, Zacharie, mais aussi Genèse et Exode, entre autres. Abordant les psaumes 133, ciment fraternel, et 137, désespoir et nostalgie, l’auteur n’hésite pas à raconter cette histoire qui concerne notre vie et notre espérance permettant de comprendre la fragilité du monde terrestre. Tout étant voué à disparaître un jour. Ne nous faut-il pas naître, mourir et renaître un jour ? De l’origine de la chute d’Adam à la Parole perdue, en passant par l’énergie des trois réunis, il fait aussi allusion au degré de Maître installé ainsi qu’à la Loge de Marque et au double passage des voiles. Permettant au candidat, devenu Excellent Maître de participer à une œuvre aussi difficile que cette réédification du Temple de Salomon détruit par Nabuchodonosor…
Tablier Arche Royale écossaise
Dans sa conclusion, soulignée comme provisoire, et souhaitant un bon retour de Babylone, l’auteur n’ouvre-t-il pas une porte vers un avenir meilleur ? Tout en se félicitant de pouvoir pratiquer, en France, les Arches anglaises – dites domatiques du latin domus qui signifie « maison » ou « Maison de Dieu » ou encore « Temple de Dieu » –, écossaise et américaine.
2000 ans d’histoire urbaine se déploient sur le site du musée de Cluny.
Musée de Cluny – logo
C’est cette parcelle, constituée de strates architecturales allant de l’Antiquité gallo-romaine à l’époque contemporaine, qui est l’objet de l’exposition.
L’exposition, présentée du 12 mai au 18 septembre 2022, accompagne la réouverture du musée après 7 ans de travaux de modernisation.
Musée de Cluny
Dès les années 1820, l’idée d’un musée sur le site de l’ancien hôtel des abbés de Cluny apparait. C’est l’histoire urbaine et architecturale singulière de ce musée que l’exposition retrace. La transformation du tissu urbain et les travaux successifs d’agrandissement ont fait naître une entité patrimoniale unique au monde.
Pour évoquer ces évolutions, l’exposition donne à voir des pièces des collections du musée, des reproductions de documents d’archive et une maquette sur laquelle défilent les états successifs d’occupation de la parcelle, encadrée par les boulevards Saint-Michel et Saint-Germain.
Le musée de Cluny, de son nom officiel Musée national du Moyen Âge – thermes et hôtel de Cluny, est situé dans le 5e arrondissement de Paris, au cœur du Quartier latin, dans un hôtel particulier du XVe siècle : l’hôtel de Cluny (dont les origines remontent cependant au XIIIe siècle). Il possède l’une des plus importantes collections mondiales d’objets et d’œuvres d’art de l’époque médiévale et les thermes de Cluny, qui y sont contigus, en font également partie.
Entrée au 28 Rue du Sommerard, anciennement rue des Mathurins Saint Jacques
Hôtel de Cluny
Infos pratiques :
Musée national du Moyen Âge,6 place Paul-Painlevé – 75005 Paris
Entrée au 28 Rue du Sommerard, anciennement rue des Mathurins Saint Jacques
Du 12 mai au 18 septembre 2022
Le musée est ouvert tous les jours sauf le lundi de 9h30 à 18h15. Fermeture de la billetterie à 17h30. Début de l’évacuation des salles à 17h45. Fermeture de la librairie à 18h15. Nocturnes les 1er et 3e jeudis de 18h15 à 21h (fermeture de la caisse à 20h30 et fermeture des salles à 21h).
Prêtre de Sérapis, iie siècle
Fermé les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre. Fermeture exceptionnelle à 16h, les 24 et 31 décembre.
Le musée est accessible aux personnes à mobilité réduite. Un service de prêt de sièges pliables ou de fauteuils roulants, ainsi qu’un dispositif Acceo pour les personnes sourdes et malentendantes sont disponibles à l’accueil du musée.
Mon seul désir (La Dame à la licorne) – Musée de Cluny Paris
Le scoutisme, de l’anglais scout, mot signifiant, à l’origine, éclaireur, lui-même issu de l’ancien français « escoute » signifiant écoute, est un mouvement de jeunesse mondial créé par Lord Robert Baden-Powell (1857-1941), un général britannique à la retraite, en 1907.
5 buts + 5 moyens + 5 dimensions
Aujourd’hui, le scoutisme et le guidisme comptent plus de 40 millions de membres dans plus de 200 pays et territoires, de toutes les religions et de toutes les nationalités, représentés par plusieurs associations scoutes au niveau mondial. À ce jour, quelque 500 millions de personnes ont été scoutes, y compris des gens occupant des positions éminentes dans tous les domaines.
Le scoutisme est un mouvement de jeunesse reposant sur l’apprentissage de valeurs fortes, telles que la solidarité, l’entraide et le respect. Son but est d’aider le jeune individu à former son caractère et à construire sa personnalité tout en contribuant à son développement physique, mental et spirituel afin qu’il puisse être un citoyen actif dans la société. Pour atteindre cet objectif, le scoutisme s’appuie sur des activités pratiques dans la nature, mais aussi des activités en intérieur, destinées plutôt à un apprentissage intellectuel. Le scoutisme s’appuie sur une loi et une promesse et a souvent une dimension religieuse ou spirituelle.
logo de la marque scoute
Au commencement
Le fondateur, Baden-Powell, convaincu que l’on pouvait apporter énormément à des jeunes en leur proposant de devenir « acteurs » de leur propre éducation, a jeté les bases du scoutisme lors d’un premier camp devenu célèbre dans l’île de Brownsea (Brownsea Island est la plus grande des huit îles de Poole Harbour, dans le Dorset en Angleterre). Son objectif : faire vivre des jeunes en autonomie, avec un jeune à leur tête, les amener à se prendre en charge dans le respect d’un code commun, la « loi scoute » …
Qui est Lord Robert Stephenson Smith Baden-Powell of Gilwell, fondateur du mouvement scout
Baden-Powell (BP) naquit le 22 février 1857 au 6 Stanhope Street (actuellement 11, Stanhope Terrace), dans le quartier de Paddington à Londres, au Royaume-Uni. Il est le plus jeune d’une famille de sept enfants (3 frères et 3 sœurs). Robert Stephenson était le nom de son parrain, fils de George Stephenson, pionnier du rail. Son père, le révérend H. G. Baden-Powell, est pasteur protestant et professeur à l’université d’Oxford. Il meurt alors que Robert n’a que trois ans. C’est sa mère, Henrietta Grace Smyth, naturaliste de profession, qui se charge de l’éducation de ses enfants. Elle les encourage à passer beaucoup de temps dehors.
C’est ainsi que B-P s’intéressa, dès son jeune âge, à la nature et à ses secrets. BP est aussi très près de son grand-père maternel, l’amiral Smyth, qui lui raconte des histoires de marins et autres aventures. Comme tous les enfants de son âge, « Stephe » ou « Ste » comme on l’appelle, négocie le moment d’aller se coucher ; et il se cache derrière les portes pour écouter « les grandes personnes ». Il aime se déguiser et inventer des pièces dont il tient le premier rôle. Il dessine et écrit adroitement de ses deux mains, joue du piano et se lance tôt dans l’utilisation de l’aquarelle.
En 1870, il entra comme boursier à l’école de Charterhouse ; ceci se passa deux ans avant que l’école aille s’établir hors de Londres. Ainsi le jeune garçon connut la vie fiévreuse de la Cité, puis ensuite, le calme et les aventures de la campagne, à Goldaming. Il fait partie de la chorale, joue du clairon dans une fanfare et du cor dans des orchestres. Il n’est cependant pas très bon en sport. Par contre il est aimé de ses camarades à cause de sa bonne humeur et de ses dons pour imiter les professeurs.
B-P ne montrait cependant pas autant d’intérêt pour les études. Ses carnets scolaires en témoignent. On note dans l’un d’eux « qu’il a résolument renoncé à comprendre quelque chose en mathématiques » et dans un autre, « qu’en français il pourrait être doué s’il n’était pas si paresseux et ne dormait pas aussi souvent en classe ». Il préfère les fugues dans la campagne où il peut explorer le bois, apprendre à faire des feux sans fumée et ramper sans être vu.
Il passe la plupart de ses vacances en mer avec ses frères aînés, découvrant les côtes de l’Angleterre. Comme il est le plus jeune du quatuor, on lui confie donc des tâches de garçon de cabine, de cuisinier et de laveur de vaisselle. Chaque aventure est l’occasion de se trouver en face du danger et de s’y habituer, car ses frères étaient pour le moins peu attirés par les mers calmes ! À plusieurs reprises, ils frôlèrent la catastrophe, mais ce fut à chaque fois une salutaire leçon :
« Elle (la mer) nous enseigna, en effet, à nous soumettre à une discipline stricte à faire preuve d’adresse, à conserver notre sang-froid au milieu du danger et à acquérir l’esprit d’équipe, chacun faisant de son mieux pour assurer la sécurité des autres ».
Un jour, ils remontèrent la Tamise en canoë jusqu’à sa source.
B-P tente sa chance à l’examen d’entrée à Oxford. Il échoue lamentablement dans une première école, puis dans une seconde où on lui conseilla d’abandonner tout espoir universitaire. Son échec provoque une profonde consternation chez les Baden-Powell où tous les enfants accédaient aux études supérieures et les achevaient.
Baden-Powell en 1896
Au milieu de la défaite et du pessimisme, c’est lui-même qui trouve, par hasard, la solution en découvrant dans un journal une annonce concernant un examen d’entrée dans une école d’officiers. Quatre-vingt-dix places étaient ouvertes dans l’infanterie et trente dans la cavalerie. Il décide de tenter sa chance et il réussit avec succès. Il est brillamment reçu : 50e sur 718 pour l’infanterie et 2e pour la cavalerie. Sa place dans les six premiers le dispense de deux ans d’école préparatoire. Il est promu sous-lieutenant trois mois plus tard et rejoint les rangs du 13e Hussards comme spécialiste dans la reconnaissance, le relevé topographique et le rapport. Son succès fut tel qu’il devint bientôt instructeur.
Après avoir quitté le collège, B-P partit avec son régiment pour les Indes ; c’est là-bas qu’il entama sa carrière d’éclaireur militaire ; il la poursuivit en Afghanistan. Il eut la chance d’avoir pour supérieur le colonel Sir Baker Russel, officier très simple qui attachait plus d’importance à l’initiative chez un soldat qu’à la connaissance du drill.
Quid des relations Franc-Maçonnerie et scoutisme ?
Les deux organisations – Franc-maçonnerie et scoutisme – ne sont pas sans liens, au moins apparents : rôle social, place du symbolisme et des rituels ainsi que des éléments de vocabulaire. La principale différence réside dans les publics concernés : enfants et adolescents dans le scoutisme, adultes dans la maçonnerie.
En Grande Bretagne
Carte postale avec Baden-Powell en 1900
Baden Powell n’est pas franc-maçon, mais il a côtoyé durant sa carrière des loges militaires, associations à but de sociabilité et de bienfaisance (les loges régimentaires étaient courantes dans l’empire britannique). Par ailleurs, quelques principes du scoutisme et de la maçonnerie sont communs ou voisins : service du Roi et du Pays, croyance en Dieu ou un Être Supérieur, bien commun et aide du prochain. Le vocabulaire est parfois étonnamment proche : louveteau par exemple avec les références de Rudyard Kipling. Et l’ésotérisme permet d’afficher des filiations parfois surprenantes ou embrouillées.
Reste que l’un des frères de B-P est franc maçon et qu’il donnera sa Bible personnelle annotée à une loge australienne. Cela montre la compatibilité de la maçonnerie britannique et du scoutisme.
Par ailleurs, Sir Charles Warren (1840-1927) fut un promoteur du scoutisme britannique naissant. Dans sa jeunesse, il fréquente la famille Baden Powell. On écrit sur lui qu’il est un « devout anglican ans enthousistic freemasson », c’est-à-dire un anglican dévot et un franc maçon enthousiaste.
Par ailleurs, des liens quasi institutionnels existent dans les pays anglo-saxons entre la maçonnerie et le scoutisme : il n’est pas rare que des adultes en uniforme scout et porteurs d’insignes maçonniques se rassemblent et il existe des associations internationales de liaison.
En France et en Belgique
Condamné dès l’origine, puis spécialement par une encyclique de Léon XIII (Humanum Genus) ainsi que par droit canon, le relativisme philosophique et moral de la Franc-Maçonnerie du XIXe siècle non régulière ne pouvait que paraître suspect dans son influence sur le scoutisme interconfessionnel.
Au début du XXe siècle et pour des raisons historiques et politiques, la maçonnerie apparait dans bien des pays catholiques comme une organisation secrète anticléricale. D’où des réactions d’hostilité extrêmement vives lorsque le scoutisme passe la Manche. Des militants anti-maçon comme en Belgique Valentin Brifaut s’y opposent vigoureusement. Mais dès 1912, les évêques belges vont favoriser la naissance d’un scoutisme catholique, et Valentin Brifaut deviendra même le premier président de la Fédération des scouts catholiques !
En France où la loi de 1905 a avivé les passions, les boy-scouts (neutres ou protestants) apparaissent comme une nouveauté franc-maçonne dirigée contre les œuvres du patronages et sociétés de gymnastiques catholiques, et elle est donc condamnée avant la première guerre mondiale par la grande majorité des évêques. L’attitude plus mesurée de Rome (bénédiction de St Pie X adressée dès 1913 aux Baden-Powell Belgian Boy-Scouts, création d’un scoutisme catholique en Italie) n’est pas suivie par la majorité des évêques français. Après-guerre, l’action du Père Sevin puis celle du chanoine Cornette permettront la création des Scouts de France.
Au sein des Éclaireurs de France, on retrouve plus tard des francs-maçons, comme Pierre Deschamps qui publia dans La Chaîne d’Union en 1938 (puis en 1950 sous le pseudo Ben Hiram) une étude comparative des rites scouts et francs-maçons.
Sources : un.org ; Journée Mondiale du Scoutisme – journee-mondiale.com ; toujourspret.com ; Organisation mondiale du mouvement scout
L’Office de Tourisme de Bordeaux organise depuis plusieurs années et avec le plus grand succès des visites commentées du Bordeaux maçonnique.
La guide Agathe Carre donne rendez-vous aux initiés et aux curieux à l’Office de Tourisme, cours du XXX juillet et les entraîne, non loin de là, place des Quinconces où le monument des Girondins rappelle l’œuvre de ces députés, presque tous Frères, comme Guadet qui était Vénérable de la Loge de Libourne, pendant la Révolution. Les deux colonnes rostrales qui se situent sur le quai fermant la perspective de la plus grande place d’Europe rappellent aussi que c’est un bordelais, Antoine de Polverel, membre de la Loge de l’Harmonie et auquel on ne rend pas suffisamment hommage, qui donna la liberté aux esclaves de Saint-Domingue de motu proprio en août 1793, ce dont la Convention le remercia en le mettant en prison à son retour en France.
Les différents projets d’architecture d’utopie qui furent envisagés sous la Révolution lors de la destruction de l’ancien Château-Trompette sont également évoqués avec les architectes, tous initiés qui en étaient les auteurs, tel Lhöte et Laclotte, inséparables des peintres qui ont donné toute leur splendeur aux immeubles tel Pierre Lacour, auteur du premier plafond du Grand Théâtre et restaurateur des fresques du Palais Rohan.
Les visiteurs sont ensuite entrainés vers la place des Grands Hommes, ainsi nommée car elle donne naissance aux rues Voltaire, Jean-Jacques Rousseau, Mably, Condillac, Franklin, Montesquieu, tous Frères, naturellement. Le cours Georges Clémenceau abrite encore l’hôtel qui accueillit Cagliostro lorsqu’il s’établit à Bordeaux après son séjour lyonnais pour y créer des Loges de la Sagesse Triomphante destinées à regrouper les Illuministes veufs de Martinès de Pasqually qui venaient de mourir à Saint Domingue. Ce séjour bordelais, par ses dates-mêmes, aurait dû exonérer le Grand Cophte de toutes responsabilité dans l’Affaire du Collier. On sait qu’il n’en fut rien.
Le temps de rendre hommage à tous les Frères guillotinés à Bordeaux, place Dauphine, devenue aujourd’hui place Gambetta, où près de 400 personnes montèrent à l’échafaud, et Agathe Corre fait admirer les décors maçonniques des façades, les fers forgés regorgeant d’équerres et de compas, avant de retrouver dans l’Hôtel de l’actuel Préfet de Région, l’Hôtel de Nesmond, le fantôme du Maréchal-Duc de Richelieu qui en fixa le décor pour l’éternité.
Cette visite qui permet de balayer une grande partie des moments importants de l’histoire de Bordeaux, mais aussi de l’histoire de France, n’oublie pas le quartier des Chartrons, celui des armateurs et des négociants, où fut créée en 1732 la fameuse Anglaise 204 qui, après avoir essaimé dans tous les ports du monde, fonda en 1913 une importante obédience devenue depuis la G.L.N.F.
Et la visite de ce Bordeaux maçonnique s’achève naturellement au Grand Théâtre dont la perfection mathématique et l’inspiration poétique jaillissent de la pierre autant que des spectacles.
Au sujet des ouvrages, nous recommandons :
Les Francs-maçons de Bordeaux au 18è siècle (Éd. du Glorit, 1988) du regretté Johel Coutura ;
« BORDEAUX méconnu et alentours » (Édition Jonglez, 2019) de Jean-Marie Beuzelin. Un véritable guide édité par un spécialiste du voyage, qui laisse une bonne place aux monuments maçonniques de Bordeaux ;
Et bien sûr « Lieux symboliques en Gironde : Trois siècles de franc-maçonnerie à Bordeaux » (Éd. Dervy, 2013) de Florence Mothe qui reçut en 2013 le prix littéraire de l’Institut Maçonnique de France, catégorie Histoire.
Par ailleurs, nous signalons le roman « La Vengeance de Gaïa » aux éditions City, Jean-Luc AUBARBIER qui nous fait découvrir ou redécouvrir la place des Quinconces à Bordeaux – réalisée par l’architecte franc-maçon Victor Louis au XVIIIe siècle, il aura fallu dix ans, de 1818 à 1828, pour finaliser sa construction sur l’aire anciennement occupée par le Château Trompette – qui constituerai le plus grand temple maçonnique au monde…
Bordeaux donna à La Maçonnerie quelques personnages connus, à commencer par :
Montesquieu (1689-1755) initié au sein de la loge Londonienne Horn (le Cor) le 12 mai 1730 ;
Joseph Ignace Guillotin (1738-1814) fils d’un avocat girondin ;
Jean-Baptiste Mareilhac (1745-1831), négociant, armateur, et homme politique dont maire de Bordeaux, membre de la loge « L’Amitié » de Bordeaux. Il profite de la tourmente de la Révolution pour accroître sa fortune et « aurait organisé une expédition négrière en 1792 »
L’abbé Dupont de Jumeaux (1755-1823), prieur d’Eymet, qui crée en 1783 le Musée de Bordeaux qui a pour vocation la diffusion des connaissances
Émile Foucand (1819-1881), maire de Bordeaux et sénateur, a été initié en 1842 dans la loge « Essence de la paix ». En 1851 il devient vénérable des « Amis réunis » au Grand Orient
Étienne Polverel (1740-1795) fut initié en 1771 dans la loge « L’Amitié » de Bordeaux. Commissaire de la République à Saint-Dominique il est à l’origine de l’affranchissement des esclaves en 1793 ;
Étienne Morin (1717-1771), négociant qui joua un rôle central dans la genèse du REAA fut très actif à Bordeaux où il fonda notamment en 1745 la Loge Écossaise dite des « Élus Parfaits ».
Les archives départementales de la Mayenne ont reçu un complément au fonds Auguste François Félix Morillon. Parmi les effets, des documents à la chronologie étrange.
Le service-conseil et collecte des archives départementales de la Mayenne a reçu un complément au Fonds Auguste François Félix Morillon. Un document a retenu l’attention : un registre des actes, constitutions et réceptions de la loge maçonnique de la paix de l’orient de Craon, le 1er janvier 5754.
Une conversion chronologique
Malgré la date, le document ne provient pas du futur ! Simplement d’un calendrier différent. L’an du calendrier maçonnique est l’ « Année de la Vraie Lumière », et marque le début de l’ère du même nom, qui est estimée à -4 000 avant JC. Après avoir rajouté les ans manqués, ce registre daterait du milieu du XVIIIe siècle.
Parlons quelques instants de Robert de Craon qui donna son nom à la ville
Robert IV le Bourguignon dit Robert de Craon, sire de Craon, fils de Renaud le Bourguignon et d’Ennoguen de Vitré est un croisé. Il est le deuxième maître de l’ordre du Temple, de 1136-1137 jusqu’en janvier 1149.
Né sans doute à la fin du xie ou au début du xiie siècle, et d’origine angevine, il est le fils de Renaud de Craon, et le cadet de trois frères. Il s’installe en Aquitaine et est fiancé à la fille d’un seigneur de l’Angoumois. Peut-être à la suite d’une déception amoureuse, il quitte l’Occident en 1125 et part pour la Terre sainte. Il y devient rapidement Templier.
Robert n’est pas présent au concile de Troyes, réuni pour légiférer sur l’ordre du Temple. Toutefois, il est de retour en Occident en 1132. À ce moment, il est sénéchal du Temple, ce qui permet d’attester que, déjà à l’époque, une hiérarchie était en place. On remarque que sénéchal est un titre qui sera ensuite réservé au Temple en Orient : on pourrait en déduire qu’alors l’ordre n’était pas assez implanté en Occident pour distinguer les hiérarchies. Or donc, Robert est en Occident en 1132, probablement pour faire connaître l’ordre. Il y retourne en 1136.
Il s’impose à la fois par sa valeur militaire, mais aussi par sa piété. Aussi est-il désigné maître, sans doute en juin 1136, à la mort du fondateur de l’ordre, Hugues de Payns. Il se révèle un brillant organisateur et fait de l’ordre du Temple un acteur majeur des États latins d’Orient. Son rôle législatif interne est considérable et, le 29 mars 1139, le pape Innocent II, par sa bulle « Omne datum optimum », accorde à l’ordre un certain nombre de privilèges. Ainsi, les Templiers sont exemptés de la dîme, de la juridiction épiscopale (ce qui signifie que l’ordre a ses propres ecclésiastiques, qui ne relèvent pas des évêques), et ils sont habilités (1147) à arborer leur signe exclusif, la fameuse croix de gueules (rouge) pattée sur champ d’argent (blanc).
Robert de Craon est moins heureux sur le plan militaire. À peine élu, il bat l’émir d’Alep, mais laisse ses chevaliers se livrer aux pillages. L’émir se retourne alors contre eux et les taille en pièces. Robert de Craon autorise les Templiers d’Espagne à lancer une expédition importante (près de 70 vaisseaux) contre Lisbonne, mais c’est aussi un échec. En 1140, les Templiers résistent avec héroïsme à une armée de Turcs bien plus nombreuse à la bataille de Teqoa.
Le chroniqueur Guillaume de Tyr le cite comme participant en 1148 à la deuxième croisade, notamment au cours du siège de Damas. Il semble que Robert de Craon soit mort le 13 janvier 1149. L’obituaire de la commanderie de Reims signale en effet sa mort le jour des ides de janvier, soit le 13, et son successeur, Évrard des Barres, est déjà en place en avril 1149.
Marc Halévy – Éditions Dervy, Coll. Les outils maçonniques du XXIe siècle, 2022, 120 pages, 9,90 €
Marc Halévy, membre de la Respectable Loge « La Parfaite Fraternité » n° 20, à l’Orient de Mons (Grande Loge Régulière de Belgique) est un physicien et philosophe français né à Bruxelles. Spécialisé dans les sciences de la complexité, il a coopéré avec le prix Nobel de physique Ilya Prigogine (1917-2003).
Il a publié de nombreux ouvrages sur la Kabbale, la spiritualité, l’alchimie, l’hermétisme, mais aussi sur l’éloge du romantisme et l’éloge des esprits libres – de Lao Tseu à Nietzsche – sur la pensée hébraïque et la gnose. C’est d’ailleurs sur cette thématique – la gnose étant une doctrine philosophico-religieuse selon laquelle le salut de l’âme passe par une connaissance directe de la divinité, et donc par une connaissance de soi – qu’il publie, dans la même collection en 2018, La Franc-Maçonnerie est-elle une Gnose ?
Si vous cherchez le pourquoi du comment de cet ouvrage, sans doute faudrait-il attacher plus d’importance àPour une autre philosophie maçonnique, le sous-titre de son dernier opus, c’est dès le prologue que vous trouverez la réponse. Après sa présentation, tant maçonnique – initié en octobre 1975 – que profane, l’auteur aborde les notions de Modernité, avec un M majuscule, qui selon lui a commencé à la Renaissance. Époque qui a vu, depuis, fleurir une kyrielle de termes en « isme » : idéalisme et utopie, humanisme, égalitarisme, universalisme, pacifisme, laïcisme, et du côté de la philosophie ceux de mécanisme, réductionnisme, déterminisme, analycisme, mathématisme ainsi que du côté de la science : progressisme, républicanisme, révolutionnariste, socialisme, nazisme, communisme, fascisme, bourgeoisisme, populisme, nationalisme, patriotisme, etc. La Modernité fut selon lui une grande usine à idéalisme. C’est pourquoi il s’empresse, dans le deuxième chapitre, de définir ce qu’est l’idéal. L’idéalisme tirant son étymologie du grec et signifiant originellement « forme, image, figure » lié à deux autres mots grecs idéa « apparence, forme, image » et idios « particulier, singulier, propre ». Un notion que l’auteur oppose à celle de réalisme.
Marc Halévy nous conduit ensuite à un définition de la Franc-Maçonnerie qui n’échappe pas au schéma connu des Anciens et articulé autour de quatre modalités, quatre pôles, chacun lié à un élément traditionnel : un corps d’abord lié à la terre ; un cœur ensuite lié au feu ; un intellect lié à l’eau et enfin une âme liée à l’air.
De la Maçonnerie, il dresse un tableau allant des origines à partir du tronc opératif médiéval aux branches et greffons modernes à partir du XVIe siècle, puis un socle spirituel intemporel fondé sur la foi, la notion d’ordre et celle de fraternité définit d’ailleurs. Un « Franc-Maçon médiéval », s’il fallait le définir qui se retrouverait en une Fraternité, partage des Règles et Secrets du Métier, une spiritualité dans la mission d’enseignement de pierre et dans une liberté dans le droit de traverser, voire transgresser, toutes les frontières profanes.
Pour lui, la Franc-Maçonnerie est comme un ordre spirituel traditionnel initiatique et fraternel, réservée aux hommes libres. D’ailleurs, le Franc-Maçon authentique doit se poser six questions sur l’ordre, le spirituel, le traditionnel, l’initiatique, le fraternel et l’homme libre. Il resitue ensuite ce que signifie le mot Dieu – de quoi est-il le nom exactement – des dieux païens au Dieu monothéiste, jusqu’au Grand Architecte de l’Univers. L’ouvrage s’achève sur deux grandes idées. De quelle idée du monde (nature, cosmos, Univers, dieu horloger, dieu hasard) et de quelle Humanité se vit finalement l’Art Royal. Des tentatives de réponses multiples tout en posant le regard d’Hiram, Maître accompli, en y convoquant Kant et son savoir, faire, espérer…
Enfin, dans son épilogue, l’auteur conclut sur la Franc-Maçonnerie mystique de la construction du Temple et reviens sur l’idée de divinité et celles aussi d’intentionnalité et de constructivité ainsi que le principe de cohérence.
Rappelons simplement que cette très utile et fort judicieuse collection « qui pose des questions » est dirigée par Jacques Carletto.
Arbres, tomates, amandes n’échappent pas à l’émondage, quand il s’agit de leur ôter une peau ou les surgeons dans une écorce jugée épaisse, de tailler les branches annexes ou la cime pour favoriser l’inflorescence. L’amande émondée en sort toute blanche et lisse.
L’adjectif latin *mundus désigne ce qui est propre, soigné.
Le mondain tient à passer pour un élégant, soucieux de son apparence, vestimentaire, verbale et gestuelle, sans éviter l’ostentation et l’afféterie d’une excessive mondanité. On témoigne peut-être d’une certaine indulgence amusée envers le masculin, alors que la demi-mondaine ne jouit guère d’une réputation de bon aloi, non parce qu’elle aurait échoué dans sa tentative d’honorabilité, mais parce qu’à en faire trop, faute de maîtriser les codes de décence, l’usurpation ne passe justement pas inaperçue…
Le péjoratif *immonde, en revanche, est stigmatisé sans pitié. Il marque la saleté comme l’immondice dont on se détourne avec dégoût.
Le latin, pour signifier lexicalement émonder, a aussi recours au verbe *tondere, tailler, dépouiller. On coupe ce qui dépasse, on tond un arbre, au moine sa tonsure…
Il s’agit de trancher ce qui dérange, et la racine indo-européenne *kastr- évoque précisément cette idée d’émondage. D’où la castration imposée à celui qui garde la couche royale sans faire concurrence au pouvoir de son détenteur… Ou bien le castrat, qui évitera la présence fort dérangeante de l’élément féminin dans les choeurs de la cour pontificale. Péché, immondice…
La même idée quasi végétale se retrouve dans le verbe *putare, très rural à l’origine, par lequel le latin exprime le processus de tri entre ce qui reste et ce qui tombe, ce qu’on nettoie pour revivifier la croissance. Amputation d’un tronc qu’on « taille autour », dispute et disputation contradictoire au coeur des querelles théologiques.
Pour en revenir au sémantisme qui a amorcé cette réflexion, émonder, on n’y verrait peut-être pas immédiatement le lien, pourtant étymologique, avec le monde ! Et pourtant. Ainsi le latin *mundus, ce qui est taillé, émondé, désignera par extension l’ensemble des corps célestes, l’univers lumineux. On peut voir la même translation dans le grec *kosmos, d’abord la parure, puis l’univers tout entier dans ce qu’il a d’organisé.
De quoi s’interroger sur le spectacle qu’offrent notre monde actuel, l’espace mondial et les effets de la mondialisation. Un monde propre et soigné ? Voire…
Annick DROGOU
Moins pour plus. Les corps sont penchés vers les ceps de vigne. Les mains font pression sur les sécateurs, les gestes sont rapides et précis. Rien de mutilant dans cet émondage, au contraire, dans la confiance du geste expert, il y a l’espérance de la récolte que produira la vigne dans quelques mois. Derrière l’effort, les sourires disent l’amour du métier. On élève la vigne comme on élèvera le vin à venir. Comme un travail d’éducateur, qui patiemment sait tout à la fois contenir et encourager la plante. Prendre soin et révéler.
Tout le paradoxe de l’émondage est là. Dans la main de l’homme qui taille et limite pour mieux développer. Le travail d’émondage exige d’être répété dans le cycle des saisons, compliance de l’homme et de la nature acquise dans la transmission de génération en génération d’hommes et d’arbres. Débarrassé, soulagé de ses sauvageons, cet arbre portera de meilleurs fruits. Il trouvera sa force et sa vigueur en lui-même.
Émonder, comme une philosophie de vie. Vaincre ses passions, disent les uns ; ascèse, répondent les autres. Retour à l’essentiel, simplicité de nos vies à émonder de tous les encombrements de nos environnements quotidiens. Émonder sans mutiler pour mieux grandir. Émonder aussi, comme on débarrasse l’amande de sa gangue pour mieux la révéler.
Mais j’arrête là pour émonder ce texte avant qu’il devienne trop bavard. Émonder aussi nos paroles, dans l’espérance de meilleurs fruits.
Comme chaque année, les Loges parisiennes « Esperanto » N° 454, « Jean Scot Érigène » N° 1000 et « L’Étoile » N° 1001 organisent les Tenues d’été tous les mardis à 20 heures en l’Hôtel de la Grande Loge de France à Paris.
Le thème général de cette édition 2022 sera : « Actualité de la Tradition. »
Mardi 2 août 2022 à 20 heures
Olivier BALAINE, Directeur de la rédaction de Points de Vue Initiatiques (PVI)
« La Tradition : toujours vivante ? »
À cette occasion, le public souvent interrogatif au sujet de la Franc-maçonnerie trouvera une opportunité rare de mieux connaître les actions et les enjeux de cette Obédience dont le cœur de projet est l’Humain dans le déploiement de toutes ses facultés.
Pour assister à cette conférence en présentiel ou en distanciel :
Les Matignonnais(aises), gentilé du village de Matignon, dans les Côtes d’Armor (22) en région Bretagne, furent heureux de compter parmi eux, ne serait-ce que l’espace d’une journée, une Franc-Maçonne !
Tablier 13e degré REAA
Et sur la 13D en plus. Non, il ne s’agit évidemment pas de 13e degré du REAA, celui de Chevalier de Royal Arche, mais bien de la route départementale D13, route qui relie le lieu-dit Saint-Gueltas (sur la commune de Hénansal) à Saint-Cast-le-Guildo.
Heureux hasard, Matignon compte plusieurs lieux-dits et hameaux : Beau Soleil, Belêtre, La Forge, L’Hôpital ou encore La Vigne…
Le plus sérieusement du monde, Matignon a donné son nom à l’hôtel particulier parisien, résidence de la Première ministre de la France. L’hôtel particulier a été bâti sur l’ordre de Christian-Louis de Montmorency-Luxembourg, prince de Tingry, qui en passa commande à l’architecte Jean Courtonne, en 1722 sur un terrain qu’il avait acheté en 1719.
L’hôtel de Matignon – Façade sur cour
Les travaux s’étant révélés plus coûteux que prévu, le prince de Tingry dut vendre l’hôtel en voie d’achèvement à Jacques III de Goüyon, sire de Matignon et de la Roche Goüyon (l’actuel Fort-la-Latte), comte de Torigny, dès le 23 juillet 1723.
Bien évidemment, la Franc-maçonne à Matignon est la Sœur qui a pris la photo !
Matignon – blasonnement : D’or aux deux fasces nouées de gueules, accompagnées de neuf merlettes du même ordonnées 4, 2, 2 et 1.
De notre confrère musique-pour-tous.org – TEDx : La puissance cachée de la musique et ses pouvoirs par Michel Gautier
Si vous pensiez que votre chat Félix n’était qu’un vil disciple de Satan prêt à nuire par plaisir à votre mobilier préféré ou encore que vous n’aviez désespérément pas la « main verte » compte tenu de vos nombreuses tentatives infructueuses d’apprenti herboriste, sachez que la cause de tous vos malheurs ne se trouve peut-être pas plus loin que dans votre playlist !
Michel Gautier a livré pour TEDx Alsace quelques secrets encore méconnus sur le pouvoir et l’influence de la musique que nous tâcherons à notre tour de vous partager aujourd’hui. Alors ? Prêts à devenir les nouveaux détenteurs d’un savoir révolutionnaire au risque de ne plus jamais écouter de JUL ou du Aya Nakamura ?
« Si vous voulez connaître le secret de l’univers pensez en terme de fréquences et de vibrations »
disait le célèbre inventeur Nikola Tesla. Une phrase qui prend tout son sens au cours des recherches de Michel Gautier qui dès l’âge de 16 ans va se passionner pour l’influence de la musique sur les végétaux ainsi que sur les animaux. Il grandit au cœur de l’exploitation agricole de son père lui procurant ainsi le cadre idéal pour mener à bien ses expériences aux résultats très rapidement saisissants.
Très vite, il constate que l’écoute régulière, à raison de deux heures par jour, de morceaux du compositeur Beethoven rend les animaux de l’exploitation plus doux, plus propices au contact humain tout en favorisant la production de lait chez certains. A contrario, d’autres morceaux exacerbent leur agressivité ou leur agitation.
Quelle liaison existe-t-il entre les organismes vivants et la musique ?
C’est un constat d’apparence anodin qui va bouleverser Michel Gautier et donner une toute autre tournure à ses recherches. C’est une chanson de John Lennon qui lui met la puce à l’oreille ou plutôt le « LA » à l’oreille. A sa plus grande surprise, la note « LA » est accordée sur une fréquence de 432, ce qui dénote des pratiques actuelles privilégiant les musiques accordées sur une fréquence de 440 hertz. Après de nombreuses investigations en la matière, peu de résultats lui permettent de mettre en corrélation la fréquence musicale en 440 hertz et son influence sur l’Homme contrairement à celle en 432 ! Voici sans plus attendre quelques exemples pour satisfaire votre curiosité de lecteur attentif :
La note « SOL» possède une fréquence de 384 hertz correspondant ainsi très exactement à celle de l’oxygène. Hasard ? Et pourtant n’est-il pas curieux de constater que la pratique de l’agriculture exige que l’on aère le sol pour lui donner de l’oxygène ? Ce même sol agricole à l’écriture similaire à celle de la note de musique ?
Toujours pas convaincus ? Alors voici un autre exemple : quand on accorde une musique en 432 hertz, le « DO » sonne à 256 hertz ce qui concorde singulièrement avec la fréquence de la résonnance permettant l’activation chlorophyllienne des plantes !
De nombreuses autres correspondances en lien avec la fréquence 432 ont également fait l’objet de démonstrations plus invraisemblables les unes que les autres mais la liste est longue et il nous faut encore vous expliquer comment contrôler votre chat Félix via votre nouvelle playlist !
Notez néanmoins que les célèbres scientifiques Benvéniste et Emoto ont permis d’incroyables travaux sur l’eau prouvant que cette dernière dispose d’un formidable pouvoir de captation et, nous vous le donnons en mille, d’une résonnance de 432 hertz ! Et devinez qui est composé à 70% d’eau ? Ni plus ni moins que nous-mêmes !
Dans quelle mesure la musique peut affecter notre santé/notre quotidien ?
Michel Gautier se veut catégorique : la musique que nous écoutons au quotidien de façon récurrente peut sensiblement impacter notre santé, notre humeur ou encore notre développement personnel !
Suite à ses expériences menées sur ses végétaux et ses quelques sujets humains, le constat tombé se veut sans appel : la musique peut tuer, faire végéter, rendre florissant tout comme influer sur la santé mentale et physique d’un être humain.
L’explication à ses révélations aussi terrifiantes que fascinantes se trouve dans nos 7 centres énergétiques chacun reliés à 7 notes distinctes : DO RÉ MI FA SOL LA SI.
Chaque note correspond ainsi à un organe qui lui-même dispose de sa propre fréquence donnée. Dans la continuité, retenez que chaque acide aminé engendre sa propre fréquence et que 8 seulement sur les à peu près 300 recensés sur notre échelle hydrophobocite, se veulent indispensables à notre survie.
La musique de par la fréquence qu’elle génère est donc en mesure de « nourrir » certains de nos acides aminés ! Le Canon de Pachelbel est d’ailleurs très connu pour sa richesse thérapeutique en activant nos 8 acides aminés primordiaux ! Les 8 tonalités qui le composent sont sensiblement accordées sur nos 8 acides aminés indispensables et permettent entre autres de réguler le métabolisme tout en opérant comme formidable facteur anti-stress. A écouter donc sans modération !
Néanmoins toutes les chansons de notre répertoire ne peuvent prétendre à d’aussi nobles vertus et force est malheureusement de constater que les musiques les plus populaires sont souvent loin de jouer en symbiose avec nos acides aminés préférés ! Certains morceaux dits « néfastes » auraient même le pouvoir d’activer différentes hormones associées à celles de la dépression… !
Platon a dit :
« Pour contrôler le peuple, il faut contrôler sa musique. »
Michel Gautier conclut sur l’hypothèse d’un monde certainement plus heureux si ce dernier reposait uniquement sur une fréquence vibratoire de 432. Mais en attendant ce jour mélodieux, rappelons que notre comportement influe sur notre taux vibratoire. Ainsi, plus notre taux vibratoire est élevé, plus nous émettons d’ondes positives et de cause à effet, dispensons le bien autour de nous.
La musique de manière générale reste donc un outil formidable aux pouvoirs incroyables ! À nous d’en prendre conscience et de mesurer tout l’impact de notre influence dans sa diffusion et création.
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Michel Gautier, fin observateur, analyse l’influence de l’homme sur le monde minéral, végétal et animal. Il interroge également les accords musicaux dans le solfège ancien. Dès 1987, il rassemble ses centres d’intérêt sur le terrain du développement personnel où la connaissance de soi devient pour lui, l’élément central. Indépendance alimentaire, influence de l’homme sur le vivant, mais aussi plénitude constante, font partie de ses préoccupations quotidiennes.
Formé dans le lycée agricole de Saint-Aubin-du-Cormier, commune homologuée « petite cité de caractère », située dans le département d’Ille-et-Vilaine en région Bretagne, Michel Gautier rejoint d’abord l’exploitation viticole de son père avant de diriger sa propre exploitation en 1984.
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